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Full text of "Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française : rédigé dans l'ordre patronymique d'après les archives des anciens parlements, les manuscrits de d'Hozier et les travaux des auteurs ; contenant un vocabulaire du blason, et la notice des familles nobles existant actuellement en France avec la description et le dessin de leurs armes"

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DICTIONNAIRE 

HISTORIQUE  ET  HÉRALDIQUE 


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NOBLESSE 

FRANÇAISE 

RÉDIGÉ    DANS    L'ORDRE    PATRONYMIQUE 

D'après     les    archives    des    anciens     Parlements 

les     manuscrits    de    d'Hozier 

et     les    travaux    des    auteurs 


CONTENANT 


UN    VOCABULAIRE    DU    BLASON 

ET    LA    NOTICE    DES    FAMILLES    NOBLES    EXISTANT    ACTUELLEMENT    EN     FRANCE 
AVEC    LA    DESCRIPTION    ET    EE    DESSIN    |)K    LEURS    ARM 


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Tome 


Second 


PARIS 
DIRECTION     ET     RÉDACTION 

16,  Boulevard  de  Strasbourg,  16 

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DICTIONNAIRE 

HISTORIQUE  ET  HÉRALDIQUE 


DE    LA 


NOBLESSE  FRANÇAISE 


TOME  SECOND 


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HIST0RI01 E  ET  HÉRALDIQUE 


DE   LA 


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NOBLESSE 

FRANÇAISE 

RÉDIGÉ    DANS    L'ORDRE    PATRONYMIQUE 

D'après  les  archives  des  anciens  Parlements 

les  manuscrits  de  d'Hozier 

et    les    travaux    des    auteurs 


CONTENANT 


UN  VOCABULAIRE  DU  BLASON 

LA  NOTICE  DES  FAMILLES  NOBLES  EXISTANT  ACTUELLEMENT  EN  FRANCE 
AVEC  LA  DESCRIPTION  ET  LE  DESSIN  DE  LEURS  ARMES 


PAR 


I).   DE  MAILHOL 


Tome 


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Second 


DIRECTION    ET    RÉDACTION 

16,   BOULEVARD   DE   STRASBOURG,    16 

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ABANCOURT  (<f  ). 

Ancienne  famille  noble 
originaire  d'Amiens,  suivant 
un  arrêt  du  conseil  d'Etat 
du  roi,  rendu  à  Gompiègne, 
le  23  juin  1867,  en  faveur  de 
François  d'Abancourt,  sei- 
gneur de  Courcelles,  et  de 
Claude  et  Louis,  ses  cousins, 
par  lequel  ils  furent  main- 
tenus dans  leur  noblesse;  le 
plus  ancien  du  nom  qui  y 
soit  rappelé  est  Jean  d'A- 
bancourt, écuyer  et  seigneur 
de  Courcelles,  en  1377. 
François  d'Abancourt,  sei- 
gneur de  Courcelles,  troisième  du  nom,  fut  reçu 
chevalier  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jérusalem, 
dit  de  Malte,  où  ses  preuves  furent  admises  le 
14  octobre  1G62,  et  fut  maintenu  dans  la  qualité 
de  noble  et  d'écuyer  avec  Claude  et  Louis  d'Aban- 
court, ses  cousins,  leurs  enfants,  succession  et 
postérité  sur  la  production  de  leurs  titres,  par  ar- 
rêt du  conseil  d'Etat  du  roi,  rendu  à  Compiègne, 
le  23  juin  1(367. 

Une  expédition  en  parchemin  de  cet  arrêt,  col- 
lationnée  à  l'original,  est  déposée  aux  archives  du 
Louvre. 

Armes  :  Picardie  :  D'argent,  à  une  aigle  de 
gueules,  becquée  et  membrée  d'or,  les  ailes 
étendues. 


ABBATUCCI. 

La  famille  Abbatucci,  ori- 
ginaire de  Corse,  a  été  dé- 
clarée noble  en  1772,  lors  de 
la  réunion  de  cette  ile  à  la 
France.  Deux  de  ses  mem- 
bres siégèrent  à  l'Assemblée 
législative.  Jean-Charles  Ab- 
batucci, représentant  du 
Loiret,  né  en  Corse  en  1791, 
était  le  neveu  du  général  de 
l'empire.  Il  était  depuis  1816 
dans  la  magistrature  quand 
Dupont  de  l'Eure  le  nomma, 
en  1830,  président  de  cham- 
bre à  la  cour  royale  d'Orléans.  Il  siégea  à  diverses 
reprises  à  l'Assemblée  élective  comme  député  du 
Loiret.  Après  la  révolution  de  février,  il  fut 
nommé  conseiller  à  la  cour  d'appel,  d'où  il  passa 
à  la  cour  de  cassation. 

Armes  :  Ècartelé  ;  aux  1  et  4,  d'azur,  à  Varbre 
terrassé  de  sinople  -posé  à  dextre,  sénestré  d'un 
lion  d'or  rampant  contre  le  fût  de  l'arbre;  aux 
2  et  3,  d'or,  à  la  tour  ajourée  et  crénelée  de 
sable,  sommée  d'une  aigle  du  même. 

ABBEMA. 

Cette  famille,  originaire  de  la  Frise,  est  citée 
dans  un  ouvrage  du  docteur  Pierium  Winsenium, 
imprimé  à  Francker  en  1622,  parmi  les  familles 
nobles  du  district  de  Colmerland  en  1505. 


11  — 


12  — 


L'histoire  du  compromis 
des  nobles  de  Te  Water  in- 
dique un  des  ancêtres  du 
comte  actuel  comme  signa- 
taire de  ce  compromis. 

Un  Abbeina  fut  ministre 
plénipotentiaire  en  Basse- 
Saxe. 

Armes  :  Parti  :  aul,  d'ar- 
gent, au  cou  de  héron  issant 
de  murais:  au  2,  coupé 
d'azur  à  la  /leur  de  lis  d'or 
et  de  gueules  au  trèfle  de 
sinople. 


ABEILLE  (//). 

Famille  de  Provence  d'où 
sont  sortis  les  seigneurs  de 
Peyrolles  et  de  Rognette. 

La  famille  Abeille  s'éta- 
blit à  Marseille,  où  Pierre 
Abeille  fut  nommé  viguier 
royal  en  1555.  On  trouve 
dans  les  archives  de  Taras- 
con  qu'un  Louis  d'Abeille 
était  compris  parmi  les  no- 
bles de  cette  ville,  dont  il 
était  juge  en  1427.  Le  10  avril 
1669,  la  famille  d'Abeille  fut 
maintenue  dans  sa  noblesse 
par  les  commissaires  du  roi,  députés  pour  la  véri- 
fication des  titres.  Jean  Abeille  fut  pourvu,  le 
25  avril  1684,  de  l'office  de  secrétaire  du  roi  près 
la  cour  des  comptes  de  Provence,  sur  la  résigna- 
tion de  Jean-Baptiste  de  Villeneuve,  qui  obtint 
ses  lettres  d'honneur  le  21  août  suivant.  Jean- 
Louis  d'Abeille,  seigneur  de  Rognette,  épousa  en 
1726  Anne-<  iabrielle-Catherine  d'Albert,  fille  de 
Jean-Baptiste  d'Albert,  chevalier  de  Saint-Louis, 
commandant  l'artillerie  en  Provence.  Il  n'eut  de 
cette  union  qu'un  fils,  Jacques  d'Abeille,  mort  en 
1755  au  service  du  roi,  dans  la  compagnie  des 
gardes  de  la  marine  du  département  de  Toulon. 

Armes  :  D'azur,  à  une  ruchs   d'or  accompa- 
gnée de  trois  abeilles  de  même. 


ABRIAL. 


Famille  de  robe,  anoblie 
sous  le  premier  Empire, 
avec  titre  de  comte,  qui  fut 
octroyé  à  Abrial  (André- 
Joseph).  Xi''  à  Annonav  (Ar- 
dèche).  le  19  mars  1750,  mort 
A  Paiis,  le  14  novembre 
1828.  Il  fut  chargé  (1800) 
d'organiser  la  République 
parthénopéenne,  et  devint 
ensuite  ministre  de  la  jus- 
tice, sénateur  et  pair  de 
France. 


Armes  :  D'argent,  au  chêne  de  sinople,  ter- 
rassé de  même;  au  chef  d'azur  chargé  d'un 
soleil  d'or. 

Ce  nom  est  destiné  à  s'éteindre,  le  dernier  repré- 
sentant, M.  Léon  Abrial,  député,  étant  mort  ne 
laissant  qu'une  fille,  la  vicomtesse  de  Villèle,  de- 
meurant à  Montech  (Tarn-et-Garonne). 

ABRIC  DE  FENOUILLET. 

Cette  famille  est  originaire 
du  Languedoc. 

Maurice  Abric  de  Fenouil- 
let  rendit  hommage  au  roi  le 
23  décembre  1776,  pour  les 
seigneuries  de  Fenouillet  et 
de  L'hom  ;  il  reçut  en  don, 
par  arrêt  du  Conseil  du  roi, 
en  date  du  26  janvier  1770, 
moyennant  une  redevance 
annuelle  d'un  éperon  d'or, 
plusieurs  terres  appartenant 
à  Sa  Majesté  et  situées  dans 
la  baronnie  de  Meyrueis  en  Languedoc. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  cousu  de  gueules, 
accompagné  en  chef  à  dextre  d'un  soleil  d'or,  et, 
en  pointe,  d'une  montagne  à  six  coupeaux 
d'argent  adextrée  d'un  arbre  d'or. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Abric  de  Fenouillet  (  Xavier-Marie- 
Léon ce-Maurice).  —  Résidences:  Cannes 
(Alpes-Maritimes),  et  château  des  Fons.  par 
Pompidou  (Lozère)  ;  marié  en  1861  à  Marie- 
Euffénie-Louise  Testanière  de  Miraval. 

Enfants:  a)  Jeanne-Marie-Marguerite; 
b)  Victor- Adolphe-Maurice,  avocat  à  Mont- 
pellier; c)  Léonce-Marie-Camille. 

ACLOCQUE  DE  SAINT-ANDRÉ. 

Cette  famille  est  originaire 
d'Irlande,  d'où  un  de  ses 
membres  vint  en  France  à 
la  suite  de  Marie  Stuart  et 
forma  la  branche  de.  Picar- 
die. Un  autre  passa  sur  le 
continenl  avec  le  roi  Jacques 
Stuart,  et  fut  l'auteur  du  ra- 
meau établi  à  Taris  :  André 
Arnoult  Aclocque,  qui,  au 
20  juin  1792,  chef  de  batail- 
lon de  la  garde  nationale, 
protégea  les  jours  du  roi 
Louis  XVI,  et  qui  mourut 
en  1810;  sa  veuve  lui  a  survécu  jusqu'en  mars 
1827  (Moniteur  du  2b  mars).  En  récompense  de  sa 
conduite  en  cette  circonstance,  son  dis  André 
Aclocque  fut  anobli  le  11  novembre  1814  et  obtint, 


—  13 


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le  31  janvier  1815,  l'autorisation  d'ajouter  à  son 
nom  celui  de  Saint-André.  M.  Aclocque  aîné,  chef 
de  la  11e  légion  d'Amiens,  père  d'un  capitaine 
d'état-major  de  la  garde  nationale,  fut  anobli  en 
1816  (Moniteur  du  4  avril).  Un  autre  membre  de 
la  famille,  ancien  conseiller  municipal  d'Amiens, 
reçut  aussi  des  lettres  de  noblesse  en  1826. 

Armes  :  Tiercé  en  fasces  :  au  \,de  gueules,  au 
lis  de  jardin,  au  naturel,  adeœtré  d'un  bou- 
clier d'or  ;  au  2,  d'azur,  au  chevron  d'or,  accom- 
pagné de  trois  cloches  dumême;  au  3,  d'argent, 
au  palmier  de  sinople. 

ADORNO   DE    TSCHARNER. 

L'état  historique  de  cette 
famille  nous  est  inconnu. 

Armes:  D'or, à  une  bande 
échiquetée  d'argent  et  de 
sable  à  trois  tires. 

REPRÉSENTANT 

ACTUEL  : 

Adorno  de  Tschar- 
ner     (Antoine-Charles), 
général,  chef  d'état-ma- 
jor  du  10e  corps  d'armée, 
à  Rennes  (Ille-et- Vilaine). 

AGAY  (cT). 

Cette  maison,  qui  appartient  à  la  Franche- 
Comté  et  à  la  Bretagne,  est  connue  depuis  le 
xv  siècle. 

Hugues  d'Agay  vivait  à  Poligny  en  1463.  En 
1766,  François  d'Agay  reçut  des  lettres  patentes 
de  comte. 

Au  siècle  dernier  également,  Marie-François 
Bruno,  comte  d'Agay,  fut  intendant  de  Bretagne 
et  président  au  grand  conseil. 

Cette  maison  a,  en  outre,  fourni  des  magistrats 
à  la  cour  des  comptes  de  la  Franche-Comté,  des 
chevaliers  de  Saint-Louis,  des  chevaliers  de  Malte 
(1773),  des  gouverneurs  de  places  et  des  officiers 
supérieurs  de  toutes  armes. 

Armes:  L'or,  au  lion  de  gueules;  au  chef 
d'azur. 

Couronne  de  marquis. 

I  Jimier  :  Le  lion  issant  de  Vécu. 

AGUADO. 

Le  marquis  de  Las  Marismas  del  Guadalquivir 
(Alexandre-Marie  Aguado),  de  l'ancienne  famille 
des  comtes  de  Montelerios,  et  non  d'origine  juive, 
comme  le  dit  Bouillet  dans  les  anciennes  édi- 
tions de  Séville.  naquit  le  29  juin  1784,  dans  cette 
ville    où  résidait  l'aîné   de   la   famille    Aguado, 


le  comte  Alexandre  de  Mon- 
telirios.  <  ladet  de.  famille  no- 
ble, il  entra  en  cette  qualité 
dans  l'armée  espagnole,  où 
sa  bravoure  et  ses  connais- 
sances de  l'art  militaire  lui 
valurent  promp'tement  le 
brevet  de  colonel  du  1er  lan- 
ciers. 

A  l'époque  de  l'occupation 
de  la  Péninsule  par  l'armée 
française,  le  maréchal  Soult 
rattacha  le  colonel  Aguado  à 
la  cause  française,  et  le  prit 
en  qualité  d'aide  de  camp. 

Lorsqu'en  1828,  la  France  et  l'Angleterre  insis- 
tèrent toutes  deux  pour  obtenir  du  cabinet  de 
Madrid  le  payement  des  sommes  considérables 
qui  leur  étaient  dues  par  la  trésorerie  espagnole, 
la  France  menaça  de  ne  point  évacuer  la  Pénin- 
sule, tant  qu'il  n'aurait  pas  été  fait  complètement 
droit  à  ses  réclamations,  s'élevant  à  92  millions 
de  francs.  Un  échange  de  notes  très  vives  eut  lieu 
entre  les  deux  cabinets.  A  ce  moment  critique, 
M.  Aguado  vint  au  secours  de  l'héritier  de  la  mo- 
narchie de  Philippe  IL  La  révolution  de  juillet 
1830  mit  fin  à  cet  état  de  choses,  et  le  trésor  de 
Madrid  cessa  alors  de  payer  toute  espèce  d'inté- 
rêts. Mais  M.  Aguado  n'en  avait  pas  moins  rendu 
un  immense  service  au  roi  catholique,  qui,  par 
reconnaissance,  non  seulement  le  décora  du  titre 
de  banquier  de  sa  cour  et  de  la  croix  de  ses  diffé- 
rents ordres,  mais  le  créa,  en  outre,  marquis  de 
Las  Marismas  del  Guadalquivir. 

En  1828,  le  roi  lui  conféra  la  croix  de  la  Légion 
d'honneur  en  même  temps  que  la  chancellerie  lui 
expédiait  des  petites  lettres  de  naturalisation. 

Armes  :  Écartelé  :  au  I  parti  :  aul,  de  pour- 
pre, à  la  tour  d'argent,  ouverte  de  sable,  sur- 
montée d'une  //miette  d'or:  au  2,  de  gueules,  à 
qualrebandes  d'or,  à  labordure  d'azur, chargée 
de  quatre  fleurs  de  lis  d'or  ;  au  II  coupe:  au  1, 
d'argent,  à  la  chaudière  de  sable  en  chef  et  à 
l'aigle  noir  de  gueules  en  pointe;  au  2,  d'azur, 
à  deux  renards  d'argent,  l'un  sur  Vautre,  pas- 
sant devant  un  olivier  de  sinople,  à  la  bordure 
de  gueules;  au  LU  coupe  :  au  1,  d'argent,  à 
deux  renards  passant  et  contournés  d'azur, 
l'un  sur  l'autre,  la  bordure  de  gueules,  char- 
gée de  quatre  étoiles  d'or',  au  2,  de  sable,  au 
lion  léopard  é  d'argent:  au  IV,  d'argent,  à  la 
fasce  d'azur,  accompagnée  de  deux  renards 
passant  au  naturel,  l'un  en  chef  et  l'autre  en 
pointe. 

Devise  :  Nigrasum,  sed  forMosa. 

AIGNANuH. 

L'origine  de  cette  famille  est  essentiellement  in- 
certaine; on  la  trouve  mêlée  à  toutes  les  affaires 


—  15  - 


—  16  — 


de  la  ville  de  Toulouse  et 
de  la  province,  jusque  bien 
avant  le  xv  siècle. 

Elle  était  divisée  en  trois 
branches  : 

1°  Branche  ainée  d'Ai- 
gnan, marquis  d'Orbessan, 
possédait  un  superbe  châ- 
teau dans  la  paroisse  de  ce 
nom.  Un  de  ses  membres  a 
laissé  un  nom  dans  la  litté- 
rature ;  le  dernier  de  tous 
était  premier  président  au 
parlement  de  Toulouse  au 
moment  de  la  Révolution; 
2°  D'Aignan  du  Sendat  avait  un  château  de  ce 
nom  dans  la  paroisse  de  Roquetaillade  ;  il  est  en 
ruines.  L'abbé  d'Aignan  du  Sendat,  archidiacre 
de  Sainte-Marie  d'Auch,  mort  en  1730,  a  laissé  de 
nombreux  manuscrits,  très  estimés  au  point  de 
vue  de  l'histoire  locale  et  provinciale.  Depuis  la 
Révolution,  ils  sont  à  la  bibliothèque  de  la  ville. 
3°  D'Aignan  de  Lasseran,  la  seule  qui  existe 
encore,  ne  porte  plus  que  son  nom  patronymique 
depuis  la  disparition  des  deux  autres. 

Paul  d'Aignan,  capitoul  de  la  ville  de  Toulouse 
en  1710  ou  1713,  mort  en  1730,  avait  épousé  sa 
cousine-germaine  Marthe  de  Pardeillan. 

Son  fils,  Jean-Baptiste,  subdélégué  de  l'intendant 
M.  d'Etigny,  fut  chargé,  par  commission  royale 
de  Louis  XV,  de  délimiter  une  partie  de  la  fron- 
tière entre  le  Béarn  et  l'Espagne.  Gomme  témoi- 
gnage de  satisfaction,  le  roi  lui  envoya  son  portrait 
et  celui  de  la  Reine.  Ces  deux  souvenirs  ont  été 
brûlés  à  la  Révolution. 

Il  avait  épousé  en  premières  noces  Madeleine 
de  Miguerie,  en  secondes  noces  Glaire  de  Martres, 
dont  il  eut  quatre  fils  :  l'aîné,  Clément,  était  con- 
seiller au  parlement  de  Toulouse  au  moment  de 
la  Révolution;  —  le  deuxième,  Gabriel,  était  lieu- 
tenant des  maréchaux  de  France  pour  la  Guyenne 
et  la  Gascogne  ;. . —  le  troisième,  Marc,  après  avoir 
été  mousquetaire  et  chevalier  de  Saint-Louis,  en- 
tra dans  les  ordres  après  l'émigration  ;  il  est  mort 
archiprêtre  de  la  cathédrale.  Il  reçut  en  cette  qua- 
lité Napoléon  1er,  et;  comme  l'empereur  remarquait 
sa  croix,  il  lui  répondit:  «  Sire,  j'ai  commencé  par 
servir  mon  roi,  et  maintenant  je  sers  mon  Dieu.  » 
Le  quatrième,  après  avoir  été  capitaine  d'infan- 
terie, épousa  Marguerite  de  Bat/,:  il  en  eut  deux 
fils  :  Henri  et  Alexandre,  tous  deux  gardes  du 
corps  de  Louis  XVIII  et  de  Charles  X.  Le  premier 
épousa  Alix  d'Aignac;  il  en  eut  cinq  filles  et  un 
tils:  il  ne  reste  plus  que  M">es  la  marquise  de 
Gommarque,  Doujat  et  de  Beaupuy  de  Génis  et 
Mme  d'Aignan, née  deGugnac;  le  deuxième  épousa 
Madeleine  Pérez  et  eut  deux  filles  :  la  comtesse  de 
laHelteet  M"*'  Berthe  d'Aignan  quiexistentencore. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  à  Vagneau 
passant  d 'argent;  au  chef  cousu  d'argent  chargé 

de  trois  croix  d'az-ur. 


AIN  VAL  (<f  ). 

Cette  famille,  originaire  du  Ponthieu,  a  formé 
trois  branches  principales  : 

I.  Celle  des  seigneurs  de  Filles-Camps  parait 
s'être  éteinte  avec  les  enfants  de  Louis  d'Ainval, 
page  de  la  petite  écurie  du  roi  en  1730,  frère  de 
Marguerite  d'Ainval,  mariée  à  Antoine  de  Mais- 
nel,  seigneur  de  Beaufort. 

IL  La  branche  dite  des  seigneurs  de  Hen  eut 
pour  dernier  rejeton  mâle  Jean-Frédéric-Armand 
d'Ainval,  qui  avait  épousé,  en  1775,  Anne-Elisa- 
beth de  Rély,  dont  il  eut  Marie-Jeanne-Elisabeth 
d'Ainval,  femme  de  Louis-François,  marquis  de 
Sarcus,  morte  le  30  décembre  1804. 

III.  La  branche  dite  des  seigneurs  du  Frétoy, 
qui  s'est  perpétuée  jusqu'à  nos  jours,  était  repré- 
sentée en  1789  par  Jacques-Antoine  et  par  son 
frère  Charles-Félix  d'Ainval,  colonel  de  cavalerie, 
chevalier  de  Saint-Louis,  qui  épousa  en  secondes 
noces  Marie-Geneviève  de  Louvencourt  et  mourut 
sans  postérité  masculine. 

Jacques-Antoine  d'Ainval  du  Frétois,  gendarme 
du  roi,  chevalier  de  Saint-Louis,  épousa  Marie- 
Joachime  Martel,  dont  il  eut  deux  fils  : 

Antoine-François  d'Ainval,  l'aîné,  garde  du 
corps  du  roi  Louis  XVIII,  a  épousé,  en  1821,  Cla- 
risse-Agathe Dupressoir  de  Nauroy,  dont  il  a  eu  : 
lo  Gabriel-Antoine  d'Ainval,  né  en  1835,  marié  en 
avril  1870  à  Mlle  de  Gerbois;  2°  Louise- Antoinette, 
femme  d'Alphonse  Jousselin,  inspecteur  des 
forêts. 

Antoine  d'Ainval,  le  puîné,  garde  du  corps 
comme  son  frère,  est  mort  en  1855,  laissant  trois 
filles. 

Armes  :  D'argent,  émanché  de  gueules,  à  la 
bande  d'azur  côtoyée  de  deux  cotice s  de  même  et 
brochant  sur  le  tout. 


ALAMARGOT. 

Cette  famille  est  originaire  du  Bourbonnais  et 
descend  des  seigneurs  de  Fontbouillaud,  de  Glu- 
zeau,  de  Villiers,  etc. 

Nous  trouvons  en  l'an  1000  un  Nicolas  Alamar- 
got  secrétaire  du  roi. 

Armes  :  D'argent,  à  une  pie  au  naturel. 

Nous  trouvons  encore  :  D'argent,  à  une  pie  au 
naturel  à  un  chevron  d'argent  accompagné  de 
trois  gibeûsières  de  sable  liées  d'or. 

Une  famille  d'Alamargot  a  porté  :  De  sinople,  à 
une  fasce  d'argent,  chargée  d'une  pie  de  sable. 

ALAYER  DE  COSTEMORE  (>/'). 

Cette  famille,  originaire  de  Digne,  en  Provence, 
a  fourni  de  nombreux  officiers  aux  armées 
royales. 

Elle  s'est  alliée  :  aux  de  Puget,  de  Chesnegros, 
de  Réquistins,  de  Rascas,  de  Pontevès,  de  Martin 


—  17  — 


—  18 


de  Janet,  de  Gravier,  Séjourné,  Plagnéol,  Rivière 
d'Arc. 

Armes  :  D'azur,  à  un  croissant  d'argent  sur- 
monté  <T une  branche  de  laurier  de  sinople;  au 
chef  de  gueules,  chargé  de  trois  étoiles  d'argent. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Alayer  de  Costemore  (Auguste  d'), 
chef  actuel  de  la  famille.  Résidence  : 
Marseille.  Marié  le  17  février  1857  à  Emma 
Plagniol. 

Enfants  :  a  )  Auguste-James  ;  b)  Léonce, 
marié  le  28  janvier  1888  à  Amélie  Rivière 
d'Arc,  dont  deux  fils  :  Jacques  et  Jean. 

ALBENAS  (cf). 

Noblesse  établie  à  Som- 
mières  ,  en  Languedoc , 
1608,  originaire  de  Nîmes, 
seigneurs  de  Gajan  depuis 
1521. 

Raymond  d'Albenas,  pro- 
fesseur es  loi,  servait  le  roi 
en  1359;  dans  la  cavalerie. 
Il  était  au  combat  qui  fut 
donné  en  Gascogne  entre  les 
Anglais  et  les  Français,  en 
l'an  1351. 

On  lit  dans  l'histoire  du 
Languedoc  que  l'archevêque 
d'Auch,  commandant  dans  la  province  du  Lan- 
guedoc, convoqua  la  noblesse  de  la  sénéchaussée, 
avec  ordre  de  se  trouver  à  Toulouse  le  1er  jan- 
vier 1350  ;  il  donna  des  lettres  de  répit,  le  4  dé- 
cembre 1346,  à  noble  Raymond  d'Albenas,  profes- 
seur es  lois,  qui  était  actuellement  en  armes  au 
service  du  roi  dans  la  présente  guerre  de  Gasco- 
gne, à  la  suite  de  Bernard  de  Perme,  seigneur  de 
La  Guépie,  pour  ne  pas  se  trouver  à  cette  assem- 
blée des  nobles  de  la  sénéchaussée. 

Dans  un  livre  manuscrit  de  l'ancienne  biblio- 
thèq'ie  de  Harlay,  intitulé  Registre  du  parlement 
de  Paris,  coté  n°  7,  folio  523,  déposé  à  la  biblio- 
thèque des  bénédictins  de  l'abbaye  royale  de  Saint- 
Germain-des-Prés,  à  Paris,  on  trouvait  non  seu- 
lement la  lettre  de  répit,  mais  encore  le  certificat 
de  ses  services,  donné  par  Bernard  de  Perme,  sous 
fes  ordres  duquel  Raymond  d'Albenas  servait, 
'[adressé  au  parlement,  daté  du  16  décembre  1349; 
et  la  lettre  du  roi  Philippe  de  Valois,  à  sou  parle- 
ment de  Paris,  du  18  janvier  1350,  qui  ordonne 
l'enregistrement  de  cette  lettre  de  répit,  ce  qui  fut 
exécuté  le  8  avril  1350. 

Il  y  est  qualifié  de  noble  et  de  professeur  es 
lois,  qualité   distinguée  que   prenait  la  noblesse 


qui  composait  les  parlements  et  qui  jugeait  les 
peuples. 

On  voit  dans  des  actes  du  procès  de  Philippe 
le  Bel,  en  1303,  contre  le  pape  Boniface  VIII,  que 
les  chevaliers  Pierre  Flotte,  Duplessis,  Guillaume 
de  Nogaret  prennent  cette  qualité  de  professeurs 
es  lois. 

Raymond  d'Albenas  épousa,  en  1360,  Garice 
Azat. 

Emile  d'Albenas  épousa,  en  1387,  Anne  de 
Gondrin. 

Paul  épousa,  en  1430,  Gillette  Ponchut,  fille  de 
Claude  Ponchut  et  de  Julie  d'Arennes,  connu 
dans  l'histoire  de  Nîmes.  Il  fut  élu  premier  consul 
de  cette  ville  en  1454;  il  était  docteur  es  lois, 
lieutenant  du  sénéchal  de  cette  ville  en  1462,  au 
rapport  de  Ménard  (Histoire  de  Nîmes,  t.  IV, 
p.  385,  et  t.  VI,  p.  7  et  24). 

Il  est  compris  dans  le  rôle  de  la  représentation 
des  nobles  de  la  sénéchaussée  de  Beaucaire  et 
de  Nimes,  pour  le  service  du  ban  et  arrière-ban. 
Ces  rûles,  qui  existent  encore  aux  archives  du  do- 
maine de  Montpellier,  sénéchaussée  de  Nimes  en 
général,  première  liasse,  n°  3,  sont  rapportés  par 
Dom  Vaissette  (Histoire  du  Languedoc,  t.  V, 
p.  18,  et  aux  Preuves,  p.  15). 

Par  son  testament  du  16  mars  1464,  reçu  par 
Génian  de  Denidis,  notaire  de  Nimes,  il  fait  héritier 
Louis,  son  fils  aîné,  lègue  à  Claude,  qui  mourut 
sans  postérité. 

Selon  Ménard  (Histoire  de  Nîmes,  t.  III,  p.  53, 
et  aux  Preuves,  p.  327),  le  roi  de  Portugal,  Al- 
phonse V,  logea  chez  lui  le  3  septembre  1475;  la 
preuve  citée  ci-dessus  est  un  compte  rendu  par  les 
consuls  de  leur  administration  et  de  la  dépense 
qu'ils  firent  pour  la  réception  du  roi. 

Armes  :  De  gueules,  à  un  demi-vol  d'argent, 
accompagné  de  trois  étoiles  d'or,  2  en  chef  et  1 
en  pointe. 

ALBIS  (cD. 

Famille  de  robe,  originaire  du  Rouergue,  dont 
la  filiation  remonte,  en  1639,  à  Laurent  d'Albis, 
seigneur  de  Gissac  et  de  Boussac. 

Elle  est  divisée  aujourd'hui  en  trois  branches: 
la  branche  de  Belbèze,  la  branche  de  Gissac  et 
celle  de  Razengues. 

Armes  :  D'azur,  au  cygne  d'argent,  accompa- 
gné en  chef  d'un  croissant  d'or  accosté  de  deux 
étoiles  du  même. 

Devise  :  Albus  in  albis. 

La  branche  de  Razengues  blasonne  :  D'azur,  au 
semé  d'étoiles  d'argent,  treillissé  du  même. 

ALDEBERT  (cV). 

La  famille  d'Aldebert  existait  dans  le  haut  Lan- 
guedoc dès  le  commencement  du  xne  siècle. 
Pierre   d'Aldebert,    chevalier,   consul  de   Nîmes, 


19 


—  20  — 


figure  dans  une  charte  ac- 
cordée, en  1144,  aux  habi- 
tants de  cette  cité,  par  Ber- 
nard-Aton,  vicomte  de  Nî- 
mes. Ce  vicomte,  par  une 
autre  charte  de  l'année  1151, 
promulguée  avec  le  con- 
sentement de  la  vicomtesse 
Guilelme,  sa  femme,  fit  une 
concession  féodale  à  Pierre 
d'Aldehert,  à  Bernard  de 
Portevieille,  et  à  Bertrand 
de  Montmirail,  tous  consuls 
de  la  ville  de  Nimes.  Pierre 
d'Aldebert  était  parvenu  à  la  chevalerie  lorsqu'en 
1163  il  prêta  serment  de  fidélité  à  Raymond  V, 
comte  de  Toulouse.  11  fut  présent,  en  1175,  avec 
Pons  de  Vezenobre,  chevalier,  Guillaume,  évêque 
de  Narbonne,  à  une  donation  faite  à  l'abbaye 
Saint-Sauveur,  par  Bertrand  et  Pierre  Bernard  des 
Arènes,  père  et  fils.  On  juge,  par  le  rapport  des 
temps,  que  Bertrand  et  Guillaume  d'Aldebert 
furent  présents  au  traité  de  paix  conclu  en  1162, 
entre  Guillaume  VII,  seigneur  de  Montpellier,  et 
les  seigneurs  de  Pignan. 

Cette  famille  a  formé  diverses  branches.  L'aînée 
de  ces  branches,  la  seule  existante  de  nos  jours, 
reconnue  l'aînée  suivant  un  acte  du  25  fé- 
vrier 1730,  et  confirmée  dans  sa  noblesse  par 
lettres  de  S.  M.  Louis  XVIII,  du  21  juillet  1818, 
où  se  trouve  rappelé  le  jugement  de  1671,  a  eu 
pour  auteur  : 

Jean-Pierre  Aldebert,  premier  du  nom,  lequel 
quitta  le  diocèse  de  Narbonne,  où  résidait  sa 
famille,  et  fut  s'établir  à  Sauve,  en  bas  Langue- 
doc, dans  les  Cévennes. 

Armes  :  D'azur,  à  l'aigle  d'argent,  accompa- 
gnée en  pointe  d'un  croissant  du  même. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions  affrontés. 

ALÈGRE  {cV). 

Seigneurie  considérable  de  l'Auvergne,  qui  a 
donné  son  nom  à  deux  maisons  différentes,  dont 
la  première,  d'origine  chevaleresque,  llorissait  dès 
le  cummenceinentdu  xme  siècle.  Armandd'Alègre, 
premier  du  nom,  chevalier,  vivait  en  1225.  Eusta- 
che  d'Alègre,  qui  épousa  Sibvlle  de  la  Rom,  fit 
un  échange  de  rentes  avec  Guignes  de  La  Roche- 
Reignier,  en  1300,  et  renouvela  l'hommage  qu'Ar- 
mand d'Alègre,  deuxième  de  ce  nom,  avait  rendu 
à  l'évêque  du  Puy  en  129A.  Cette  première  race 
s'éteignit ,  vers  1361 ,  par  la  mort  d'Armand 
d'Alègre,  troisième  du  nom,  dont  le  neveu,  Ber- 
trand de  Saint-Nectaire,  héritier,  céda  la  baronnie 
d'Alègre  à  Jean  de  France,  duc  de  Berry  et  d'Au- 
vergi.e.  Klle  avait  pour  armes  :  De  gueules,  semé 
de  fleurs  de  lis  d'or. 

Moiïnot,  seigneur  de  Tourzel,  favori  du  duc  de 


Berry,  reçut  en  don  de  ce  prince  la  terre  d'Alègre, 
en  1385,  et  forma  la  seconde  maison  de  ce  nom.  A 
cette  nouvelle  race,  appartenaient  :  Pierre  d'Alègre, 
tué  à  Azincourt  en  1415  ;  Yves  1er,  tué  à  Tartas,  en 
1444;  Yves  II  et  Jacques,  son  fils,  a  Ravenne  en 
151:?.  La  baronnie  d'Alègre  fut  érigée  en  marquisat 
par  lettres  du  mois  de  mars  1576,  en  faveur  d'Yves 
d'Alègre,  échanson  du  roi  Henri  III. 

La  souche  se  divisa  en  deux  branches  :  l'aînée 
s'éteignit  le  9  mars  17-' >3  par  le  décès  d'Yves,  mar- 
quis d'Alègre,  qui  servit  aux  sièges  de  Limbourg, 
Condé  et  Yalenciennes.  fut  blesté  d'un  coup  de 
feu  à  Steinkerque,  assiégea  et  prit  Bouchain  en 
1712  et  fut  créé  maréchal  de  France  en  1724. 

La  branche  cadette,  celle  des  seigneurs  deBeau- 
vais,  se  perpétua  jusqu'à  la  fin  du  siècle  dernier. 
Elle  a  donné  :  Claude  d'Alègre,  sénéchal  d'Au- 
vergne en  1674:  Joseph  d'Alègre,  marquis  de 
Beauvais,  né  en  1702,  exempt  des  gardes  du  corps 
du  roi.  marié,  le  25  février  1737,  à  Madeleine-Gene- 
viève, fille  du  marquis  de  Sainte-Hermine,  dont  il 
eut  Yves-Cliarles-Godefroi  d'Alègre,  né  le  17  no- 
vembre 1747. 

La  maison  d'Alègre  a  contracté  des  alliances 
avec  les  maisons  d'Apchier,  d'Affremont,  de 
Beaupoil-Saint-Aulaire,  de  Chabanes,  de  Colbert, 
d'Estouville,  etc. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  tour  d'argent,  ma- 
çonnée de  sable,  accompagnée  de  six  fleurs  de 
lis  posées  en  pal,  3  à  dextre  et  3  à  sënestre. 

ALEMAN  DE  MONTRIGAUD. 

Cette  maison  a  produit  un  cardinal,  archevêque 
d'Arles,  Louis  Aleman  (1426-1457),  deux  évêques 
de  Cahors,  trois  évêques  de  Grenoble,  un  grand 
prieur  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  des 
chevaliers  de  Malte,  des  chanoines,  trois  lieute- 
nants au  gouvernement  du  Daupbiné,  des  com- 
mandants d'année,  des  conseillers  et  cbambellans 

de  nos  rois.  Soffrey  Aleman. 
dit  le  capitaine  Molard, 
compagnon  d'armes  du  che- 
valier Bayard,  s'illustra  sous 
les  murs  de  Brescia  et  fut 
tué  à  la  journée  de  Ra- 
venne ;  Bararchin  Aleman 
deRochechinard  suivitChar- 
les  VIII  en  Italie  et  périt,  en 
1486,  à  la  défense  deNovare. 
En  1450,  il  y  eut  un  con- 
cordat fait  entre  quinze 
branches  en  présence  de 
Sibon  d'Aleman,  évèque  de  Grenoble,  pour  régler 
leurs  relations  à  venir.  Il  y  fut  convenu  que  tous 
les  rejetons  de  la  maison  prendraient  ou  ajoute- 
raient à  leurs  armes  le  blason  des  seigneur»  de 
Valbonnais,  leurs  aines. 

Six  brandies  existaient  encore  en  1070  ;  elles  se 
sont  toutes  éteintes,  et  la  maison  n'est  plus  repré- 
sentée que  par  un  seul  rejeton,  dont  voici  l'origine. 


—  21  — 


22  — 


Jean  Aleman,  fils  naturel  de  Jean-Claude,  sei- 
gneur d'Uriage  (marié  le  18  octobre  1613  à  Louise 
de  Glermont,  dont  il  n'eut  pas  d'enfants),  fut  légi- 
timé par  lettres  patentes  du  roi  Henri  IV,  en  lé- 
vrier 1609.  Il  lit  son  testament  le 4  septembre  1654 
et  institua  légataires  ses  petits-fils  Mat!  lias  et  Louis. 

Jean-Claude  Aleman,  deuxième  du  nom,  sieur 
de  la  l'ivoire,  reçut  de  Jean,  son  père,  qui  pré- 
cède, la  terre  de  Montrigaud,  par  acte  notarié  de 
1634.  Il  épousa  Anne  de  Bussod,  filin  de  Jean  de 
Bussod,  avocat  consistorial,  et  en  eut  deux  fils  : 
Mathias,  qui  suit,  et  Louis  qui  mourut  sans  posté- 
rité, et  institua  pour  héritier  son  frère  par  testa- 
ment du  10  mars  1007. 

Mathias  Aleman,  sieur  de  Montrigaud,  fit  ses 
preuves  de  noblesse  avec  son  frère,  lors  de  la 
recherche  de  1000..  et  obtint  une  déclaration  por- 
tant que  noble  Mathias  Aleman  d'Uriage,  sieur 
de  Molard,  et  Louis,  sieur  de  Montrigaud,  avaient 
suffisamment  justifié  de  leur  noblesse.  Il  mourut 
le  20  décembre  1721,  laissant  un  fils  de  Jeanne 
Chapuis,  qu'il  avait  épousée  en  1719. 

Joseph  Aleman,  sieur  de  'Montrigaud,  né  le 
25  août  1721,  épousa,  le  28  décembre  1745,  Cons- 
tance Sillaux,  dont  il  eut  : 

1°  Jean-Bapiiste  Aleman,  qui  lit  partie  de  l'expé- 
dition de  La  Pérouse  en  1785;  2°  Joseph-Antoine, 
décédé  en  1810. 

Mathieu-Laurent  Aleman  de  Montrigaud,  offi- 
cier de  marine,  est  mort  en  1851. 

Armes  :  De  gueules,  semé  de  fleurs  de  lis  d'or, 
à  la  bande  d'argent  brochant  sur  le  tout. 

Devise:  Place,  place  à  madame  /Et:  Tôt  in 
corde,  quoi  in  armis. 

ALEXANDRE  (d>). 

L'ancienne  noblesse  de  la  famille  d'Alexandre 
est  originaire  d'Angleterre  et  sort,  par  les  femmes. 
des  maisons  de  Salisbury,  de  Tirconnel  et  de 
Marbury  :  une  branche  aînée  subsistait  en  Angle- 
terre dans  la  personne  de  Milord  Alexandre,  vi- 
vant en  1720.  Deux  frères  cadets,  nommés  Joseph 
et  Alexandre,  passèrent  en  France  en  1218,  et  Jo- 
seph Alexandre  vint  s'établir  en  Basse-Normandie 
en  1224;  et  son  frère  Alexandre  fut  un  des  pre- 
miers docteurs  de  l'Université  de  Paris  et  y  mou- 
rut en  1245. 11  fut  inhumé  dans  l'église  des  Grands 
Gordeliers  à  Paris. 

Cette  famille  est  restée  en  Basse-Normandie  jus- 
qu'en l'an  1317,  où  Antoine  Alexandre  passa  dans 
le  Beauvaisis  et  où  il  s'établit.  11  fut  seigneur  de  La 
Moite-d'Hanache  et  de  Sully  en  1401,  du  Vivier 
en  1431,  du  Mourieux  en  1500,  etc. 

De  Joseph  Alexandre  qui  précède,  descend  mes- 
sire  Adrien  Alexandre,  chevalier,  qui  fut  un  des 
chevaliers  qui  acompagnèrent  le  roi  saint  Louis 
à  son  premier  voyage  en  Terre  Sainte. 

Armes  :  D'argent,   à    une    aigle   à  deux  tètes 
éployée,  becquée  et  onglée  d'or. 
Couronne  de  marquis. 


Supports  :  Deu.r  lions  d'argent,  les  télés  cou- 
ronnées et  terrassées  de  sinople. 

Cimier:  Deux  têtes  naissantes  du  champ  des 

a  ri, tes. 

Nous  trouvons  encore  : 

D'azur,  à  l'aigle  éployée  et  à  deu.r  té  tes  cou- 
ronnées d'or. 

D'or,  au  renard  d'azur,  la  tète  contournée; 
au  chef  de  g  ni' nies,  chargé  de  trois  roses  d'or. 

(Normandie,  généralité  de  Caen,  famille  ano- 
blie en  1570). 

Coupé  d'azur  et  de  gueules,  à  la  fasce  d'ar- 
gent, accompagnée  en  chef  d'un  croissant  d'or, 
et,  en  pointe,  d'au  trèfle  d'argent. 

ALEXANDRY   D'ORENGIANI   (cT). 

La  famille  d'Alexandry  d'Orengiani,  originaire 
du  Piémont,  remonte  à  Humbert  Orengiani,  sei- 
gneur de  Romans,  au  xie  siècle.  Jan-Etienne,  fils 
d'Alexandre  d'Orengiani  et  de  Anne  Alessan- 
dri,  fille  unique  et  héritière  de  cette  famille,  fut  le 
premier  à  ajouter  à  son  nom  celui  de  Alessandri, 
et  à  écarteler  ses  armes  de  celles  de  cette  maison. 
Michel-Antoine  d'Alexandry  d'Orengiani.  tils  de 
Jérôme  et  d'Octavie  de  Saluées,  de  la  maison  sou- 
veraine des  marquis  de  Saluces,  seigneurs  de 
Monterano,  fut  le  premier  de  la  famille  qui  vint 
en  Savoie,  il  était  gouverneur-de  Montmélian  ;  ce 
fut  lui  qui  acheta  la  terre  de  Montchabod,  appar- 
tenant encore  à  la  famille,  et  y  mourut  en  10't7. 
Ses  descendants  ont  toujours  habité  la  Savoie,  où 
ils  sont  alliés  aux  meilleures  familles  du  pays  : 
la  généalogie  complète  de  la  famille,  depuis  1580, 
se  trouve  dans  l'armoriai  nobiliaire  de  la  Savoie, 
du  comte  de  Foras;  avant  cette  date,  on  n'a  pas 
encore  pu,  jusqu'à  ce  jour,  rétablir  la  généalogie 
complète:  on  fait  actuellement  des  recherches  en 
Italie,  où  la  famille  a  possédé  plusieurs  fiefs,  et 
on  espère  arriver  à  pouvoir  compléter  ce  travail. 

La  famille  a  eu  des  membres  illustres  dans 
l'armée  et  dans  la  magistrature  ;  depuis  le  com- 
mencement de  ce  siècle,  elle  a  compté  trois  séna- 
teurs, dont  un  président  du  Sénat  de  Savoie,  Bal- 
thazard  d'Alexandry,  et  un  juge  mage,  Hippolyte 
d'Alexandry. 

Armes  :  Écartele:  aux  1  et  4,  d'azur  à  trois 
soleils  d'or,  2  et  l;  aux  2  et  3,  parti  d'or  et  d'a- 
zur à  l'oranger  de  sinople  fruité  d'or. 

Couronne  de  baron. 

Cimier  :  Une  nymphe  de  carnation,  tenant  de 
sa  main  dexlreune  orange  d'or,etde  la  senestre 
une  banderolle  flottante  sur  laquelle  est  écrit  : 
pulchiori  detur. 

Supports  :  Deux  lions  d'or  lampassés  de 
gueules. 

La    famille  actuelle  est  représentée   par 


23  — 


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trois  fils  et  une  fille  du  baron  d'Alexandrv, 
sénateur,  ancien  maire  de  Chambéry,  offi- 
cier de  la  Légion  d'honneur,  des  Saints-Mau- 
rice et  Lazare  et  autres  ordres,  mort  le 
28  octobre  1894  : 

1°  Alexandry  d'Orengiani  (Bon  Lu- 
cien cT).  —  Résidence  :  château  de  Mont- 
chabod  (Savoie),  veuf  de  Mllc  Brascoren 
de  Savoiroux,  dont  une  fille,  Béatrix  ; 

2°  Humbert,  officier  des  haras.  —  Rési- 
dence :  château  de  Chiron,  par  Chambéry, 
marié  avec  Mlle  de  La  Forcade  de  Tauzia, 
dont  :  a)  Hippolyte,  b)  François-Joseph, 
c)  Osmin,  d)  Camille. 

3°  Michel,  lieutenant  de  cuirassiers.  — 
Résidence  :  château  du  Puy  (Savoie),  marié 
avec  Mlle  de  Nerville,  dont  :  a)  Paul, 
b)  Inès; 

4°  Marguerite,  mariée  avec  le  comte 
Fernex  de  Montgex.  —  Résidence  :  Cham- 
béry. 

ALFONSE  ou  ALPHONSE  (d"). 

La  famille  d'Alfonse,  ou 
d'Alphonse,  est  originaire  de 
l'île  de  Corse. 

Les  d'Alfonse  passèrent 
en  France  avec  le  maréchal 
d'Ornano,  leur  parent,  après 
avoir  vu  leurs  biens  spoliés 
par  les  Génois,  pour  leur 
attachement  à  la  France. 

Une  branche  s'établit  à 
Avignon,  et  une  autre,  celle 
des  d'Alfonse  de  Petraupolo, 
à  Bordeaux.  Cette  dernière 
se  fondit  avec  celle  d'Avi- 
gnon en  1746  par  le  mariage  de  son  unique  descen- 
dante avec  Jean-Baptiste,  marquis  d'Alfonse.  — 
Joseph-Louis  fut  fait  chevalier  après  la  bataillede 
Fornoue  (1493)  et  vint  se  fixer  à  Avignon.  Il  avait 
épousé  Paule  de  Vintimille,  des  comtes  de  Mar- 
seille, ii lie  de  Henry  et  de  Bartholomée  d'Aragon. 
Ils  eurent  trois  fils  dont  : 

Philippe,  reçu  chevalier  de  Malte  en  1499,  qui 
se  trouva  à  la  convocation  faite  en  1522  par  Vil- 
liers  de  l'Isle-Adam,  et  : 

Jean,  qui  reçut  de  François  1er  des  lettres  de  na- 
turalisation et  l'autorisation  d'ajouter  à  ses  armes 
la  fleur  de  lis  d'or  sur  écusson  d'azur  :  «  pour  ses 
recommandables  services  au  fait  de  nos  galères  et 
autres  vaisseaux  de  mer,  et  au  fait  de  nos  guerres 
où  il  n'a  jamais  épargné  sa  personne,  mais  icelle 

plusieurs  fois  exposée  pour  notre  dit  service 

Donné  à  Blois  au  mois  de  mars  1540.  » 
Ces   lettres,    contresignées  «  Bayard  »,   furent 


enregistrées  au  parlement  de  Provence  le  23  mai 
1541.  D'autres  lettres  patentes  de  Henri  II  portent 
confirmation  des  précédentes  et  furent  enregistrées 
en  la  chambre  des  comptes  de  Montpellier,  le 
22  juin  1556. 

Jean  d'Alfonse  fut  premier  consul  d'Avignon  en 
15i6.  Il  épousa  Jeanne  de  Serres  dont  il  eut  plu- 
sieurs enfants,  parmi  lesquels  : 

Pierre,  qui  fonda  à  Rome  un  majorât  resté  dans 
la  famille  jusqu'en  ces  dernières  années.  Son  tom- 
beau avec  son  épitaphe  se  trouvait  à  l'église  des 
Chartreux,  près  les  thermes  de  Dioclétien. 

Louis,  baptisé  le  2  octobre  1533  dans  l'église  de 
Saint-Didier  d'Avignon,  épousa,  le  30  septembre 
1569,  Violande  de  Gardioles.  Ils  eurent  : 

Pierre,  baptisé  le  25  juin  1584.  Capitaine  chas- 
telain  de  Ghâteauneuf-du-Pape,  nommé  deux  fois 
viguier  d'Avignon  (1616  et  1623) ,  succédant  en 
cette  charge  à  un  Crillon  et  à  un  Galéan  de  Ga- 
dagne.  Les  lettres  patentes  qui  le  font  patrice 
romain  sontproduitespour  le  jugement  de  noblesse 
de  1668.  Il  épousa  Gabrielle  de  Plantade  et  ils 
eurent  : 

1°  Raymond,  baron  deClairao,  qui  épousa  Anne 
d'Ogier  de  Cavoye,  par  contrat  du  19  octobre  1662. 

11  fut  longtemps  grand  prévôt  de  Guyenne  ainsi 
que  son  père  le  marquis  d'Ogier  de  Cavoye. 

Raymond  eut  trois  fils,  tous  les  trois  officiers  de 
marine,  qui  moururent  au  combat  de  LaHagueou 
des  suites  de  leurs  blessures. 

2°  Louis  épousa  Jeanne  de  Latières  par  contrat 
du  7  juin  1656.  Sa  noblesse  fut  reconnue  par  ju- 
gement de  Me  de  Bezons,  député  par  le  roi  pour  la 
vérification  des  titres  de  noblesse  le  19  décem- 
bre 1668. 

Jean,    fils    de    Louis,    marié    par    contrat    du 

12  juillet  1707  à  Rose  de  Tuffet  de  Pradines, 
tille  de  Charles,  chevalier  de  Saint-Louis  et  de 
Saint-Lazare  et  d'Elisabeth  de  Polastron.  Ils  eu- 
rent : 

1°  Jean-Baptiste ,  marquis  d'Alfonse,  patrice 
romain,  conseiller  au  parlement  de  Bordeaux, 
marié  le  26  janvier  1746  à  Marguerite  d'Alfonse, 
dernière  descendante  des  d'Alfonse  de  Petraupolo, 
dont  il  n'eut  que  deux  filles.  Il  mourut  le  20  oc- 
tobre 1779. 

2°  Louis,  archidiacre  d'Avignon,  nommé  au 
canonicat  fondé  par  sa  famille  et  dont  l'aîné  des 
d'Alfonse  avait  la  nomination.  Meurt  en  1774. 

3°  Jean,  né  en  1712,  mort  à  l'armée  en  1745. 

4°  Jean-Louis,  né  en  1715,  capitaine  à.  Royal- 
Infanterie,  major  de  Sedan,  puis  de  Cette,  cheva- 
lier de  Saint-Louis,  épousa  Marie-Anne  de  Sarret 
en  1747.  Ils  eurent  pour  fils  : 

Jean-Baptiste-Jostqfii,  marquis  d'Alfonse,  patrice 
romain,  chevalier  de  Saint-Louis,  né  le  1er  jan- 
vier 1749,  qui  épousa  par  contrat  du  8  mai  1775 
Marthe  de  Sarret.  Ils  eurent  : 

1°  Henri-Joseph,  marquis  d'Alfonse,  né  en  1778, 
mort  sans  postérité. 

2°  Louis-Hyacinthe,  marquis  après  la  mort  de 
son  frère,  patrice   romain,   chevalier  de  Malte  et 


26  - 


de  la  Légion  d'honneur,    né  le  19  août   1789.   11 
épousa  Constance  de  Serres  le  19  mars  1817. 

N'ayant  pas  de  postérité,  ils  adoptèrent,  par  acte 
du  12  juin  1865,  Jean-Marie-Alfred  de  Serres,  leur 
neveu,  à  qui  ils  oat  transmis  les  titres  de  marquis 
d'Alfonse  et  de  patrice  romain. 

Armes  :  L'or,  à  deux  ours  de  sable,  posés  sur 
une  montagne  de  six  coupeaux  de  sinople,  por- 
tant un  écusson  d'azur  chargé  d'une  fleur  de 
lis  d'or. 

Devise  :   Ubique  pro  liliis  bellaturi. 

ALLIÉ  (cV  ) 

Nous  trouvons  :  une  première  pièce  originale, 
signée  de  Louis  de  Bourbon  à  la  date  du  4  août 
1581,  à  l'adresse  du  seigneur  d'Allié,  par  laquelle 
il  le  prie  de  protéger  ses  sujets  de  Perreuse  et 
d'empêcher  que  les  gens  de  guerre  n'y  causent  des 
désordres  ;  une  deuxième  pièce  se  rapportant  à 
une  vente  faite  par  un  boucher  de  Montbard  à 
Louis  d'Allié,  écuyer,  seigneur  des  Ouches. 

Armes  :  De  gueules  à  deux  fasces  d'or. 

ALMELDAu/  ) 

Maison  dos  plus  illustres  de  Portugal,  qui  a 
produit  île  grands  hommes.  Frère  Bernard  de 
Brito,  auteur  portugais,  la  fait  remonter  à  Palayo 
d'Almeida,  de  la  maison  de  Goelho,  qui  vivait  du 
temps  de  Henri  de  Bourgogne,  comte  de  Portu- 
gal, mort  l'an  1112.  La  branche  ainée  de  cette 
maison  a  Uni  à  Christophe  d'Almeida,  marié,  âgé 
de  88  ans,  à  Louise  de  ïavora,  qui  avait  déjà  été 
mariée  deux  fois. 

Les  autres  branches  sont  : 

Ie  Celle  d'Almeida  Contador  ou  chef  de  la 
branche  des  comtes. 

2°  Celle  d'Alvintes,  de  laquelle  sont  sortis  un 
amiral  des  Indes-Orientales,  un  commandeur  de 
Saint-Martin  de  Soulheira  et  de  Bemposta,  dans 
l'ordre  du  Christ,  etc. 

3°  Celle  d'Almeida  Lancastre,  qui  a  donné  un 
gouverneur  de  Centra  en  Afrique. 

4°  Et  celle  des  seigneurs  d'Assumar,  parmi 
lesquels  on  trouve  un  chef  du  Sénat,  ou  maison 
de  la  ville  de  Lisbonne  ;  des  premiers  maîtres  d'hô- 
tel du  roi,  etc. 

François  d'Almeida,  le  premier  vice-roi  des 
Indes,  fut  un  des  plus  grands  hommes  que  cette 
maison  ait  fournis  ;  il  fut  tué  le  1"  mars  1509, 
âgé  de  soixante  ans. 

Armes  :  Sicile  :  De  gueules,  à  six  besants  d'or, 
2  2  et  2 

Portugal  :\Ecartelé  :  aux  1  et  4  d'or  à  six 
carreaux  de  gueules,  2,2  et  2,  chargé  chacun 
d'un  besant  d'or  ;  aux  2  et  3  d'argent  ait  sautoir 
de  gueules  chargé  de  cinq  écussons  d'azur,  sur- 
chargés chacun  de  cinq  besants  d'argent,  2.  1 
et  2.  et  entre  /es  écussons,  de  quatre  franchis  d'or. 


ALTON-SHÉE  (<T) 

La  maison  (l'Alton,  dont 
l'origine  se  perd  dans  la 
nuil  des  temps,  vint  s'éta- 
blir  en  Irlande  au  xie  siècle. 
A  cette  époque,  on  trouve  un 
•  l'Alton  qui  suit  la  fortune 
deGuillaume  le<  ionquérant. 
Plus  tard,  douze  de  ses  des- 
cendants portèrent  les  ar- 
mes sous  Jacques  IL 

bue  branche  de  cette  fa- 
mille vint  se  ûxeren  France  : 
elle   était    représentée    par 
Guillaume  d'Alton,  qui  fai- 
sait partie  de  la  brigade  noble  irlandaise. 

A  partir  de  cette  époque,  le  nom  des  d'Alton 
appartient  à  l'histoire  militaire.  Ils  ont  produit, 
dans  ces  derniers  temps,  un  généra]  de  division 
sous  la  Bestauration,  deux  colonels  et  un  feld- 
maréchal  au  service  de  l'Autriche,  un  gouverneur 
des  Pays-Bas,  etc. 

Le  père  du  comte  Charles,  général  à  quarante- 
deux  ans,  a  été  enlevé  en  1866,  par  une  mort  pré- 
maturée à  une  carrière  des  pins  brillantes.  Les 
membres  existants  sont  les  petits  neveux  de 
James  d'Alton  qui,  avant  épousé  la  tille  du  comte 
Shée,  a  été  autorisé  à  ajouter  le  nom  de  Shée  à  ce- 
lui de  d'Alton. 

Armes:  D'azur, a  un  lion  d'argent  accompa- 
gné de  cinq  fleurs  de  lis  d'or.  \!  en  chef  et  3 
en  pointe. 

AMBLY  u/1. 

La  terre  et  seigneurie  d'Ambly,  dans  le  Réthe- 
lais  en  Champagne,  a  été  érigée  en  marquisat,  par 
lettres  patentes  du  mois  de  novembre  "1768;  en 
faveur  de  G'.aude-Jean-Antoine  d'Ambly,  maré- 
chal des  camps  et  armées  du  roi.  Ces  lettrés  d'é- 
rection ont  ('dé  enregistrées  au  Parlement  de  Paris 
le  12  mai  17G9,  et  en  la  chambre  des  comptes  le 
8  janvier  1770. 

Cette  terre  d'Ambly  a  pris  son  nom  d'une  des 
plus  anciennes  maisons  de  la  Champagne,  aussi 
distinguée  par  ses  services  ([n'illustres  par  ses 
alliances,  et  les  dignités  et  emplois  dont  ceux  de 
ce  nom  ont  été  revêtus. 

Pour  prouver  l'antiquité  de  la  maison  d'Ambly, 
il  suftit  de  dire  que  Regnault,  le  premier  seigneur 
d'Ambly,  dont  on  ait  une  particulière  connais- 
sance, vivait  il  va  plus  de  oui  i  ans.  Il  possédait 
cette  terre  de  son  nom,  et  était  un  grand  seigneur 
eu  égard  au  nombre  des  terres  énoncées  dans 
l'acte  de  partage  de  sa  succession.  Il  rendit  son 
nom  illustre  et  glorieux  en  commandant  une 
armée  navale  pour  le  service  de  son  prince  et  de 
la  religion  à  une  des  croisades  de  sainl  Louis.  Des 
mémoires  authentiques  disent  qu'il  fut  connétable 
de  Bourgogne.  Pepuisce  Regnault,  seigneur  d'Am- 
bly, jusqu'à  présent,  on  justifie  une  libation  suivie 


\ 


—  27  — 


—  28  — 


et  exacte  de  ses  successeurs,  qui  possèdent  la 
même  terre  d'Ambly,  le  même  nom  et  les  mêmes 
armes. 

Le  dernier  marquis  d'Ambly  (Jean-François- 
Charles-Louis)  est  mort  il  y  a  25  ans.,  ne  laissant 
après  lui  que  des  filles  :  1"  Béatrix,  mariée  à 
M.  de  Raucourt;  2°  Marie,  mariée  au  vicomte 
Charles-Albéric  de  Rotalier;  3°  Hélène,  mariée  au 
comte  Eb les  d'Argy;  4°  Edwige,  mariée  au  comte 
Arthur  de  Saint-Cricq. 

La  maison  d'Ambly  est  donc  éteinte  dans  toutes 
ses  branches. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  lions  de  sable  lam- 
passés  de  gueules. 

Couronne  de  marquis  :  Casque  taré  de  front 
armé  de  son  bourrelet  et  de  ses  lambrequins  d'ar- 
gent et  de  sable. 

Cimier  :  Un  épervier  au  naturel,  grilletê  et 
longé  d'or. 

Supports  :  Deux  lions  ou  deux  sauvages  de 
carnation,  appuyés  sur  leur  massue  au  naturel. 

AMPHERNET  (>/'  i 

Famille  d'origine  chevaleresque  de  la  province 
de  Normandie.  La  Roque  fait  mention  d'un  Guil- 
laume d'Anfernet,  trésorier  des  guerres,  en  1383. 

Elle  a  fourni  plusieurs  magistrats  et  officiers 
distingués  et  des  chevaliers  de  Saint-Louis.  Elle  a 
obtenu  les  honneurs  de  la  cour  sur  preuves  faites 
au  cabinet  des  ordres  du  roi. 

Cette  famille  a  été  présentée,  en  1784  et  1786, 
sous  les  titres  de  marquis  d'Amphernet  de  Pont- 
Bellanger,  et  de  vicomte  de  Pont-Bellanger.  Elle 
a  été  précédemment  maintenue,  en  1667,  sous  le 
titre  de  baron  de  Mont-Chauvet  et  de  Pont-Bel- 
langer. 

Armes  :  De  sable,  à  l'aigle  éployée  au  vol 
abaissé  d'argent,  becquée  et  membrée  d'or. 

AMPHOUX  (Vf) 

Cette  famille  est  originaire  de  Saint-Auban, 
chef-lieu  de  canton  de  l'arrondissement  de  Grasse 
(Alpes-Maritimes).  Jean  d'Amphoux,  marchand 
drapier  de  Marseille,  et  Balthazar  d'Amphoux, 
bourgeois  de  cette  ville,  avaient  fait  enregistrer 
leur  blason  en  1697  dans  l'armoriai  général. 

Armes  :  De  gueules.,  frelté  d'or,  semé  cVécus- 
sons  d'argent  dans  les  claires-voies. 

ANDELOT  ((/') 

La  maison  d'Andelot,  une  des  plus  anciennes  et 
des  plus  illustres  du  comté  de  Bourgogne,  a  brillé 
d*un  vif  éclat  dès  son  origine,  qu'un  vieux  chro- 
niqueur fait  remonter  au  xfi  siècle.  Des  légendes 
populaires  dans  1rs  montagnes  de  la  Franche- 
Comté  célèbrent  encore  les  exploits  de  ses  cheva- 


liers contre  les  infidèles,  sans  nous  transmettre 
les  noms  de  ceux  qui  ont  versé  leur  sang  clans  la 
Palestine.  Elle  était  alliée  aux  premières  maisons 
de  Bourgogne. 

Elle  a  produit  des  généraux  d'armée,  des  gou- 
verneurs de  villes  et  de  places,  de  grands  digni- 
taires de  l'Etat  et  du  clergé',  qui  se  sont  distingués 
par  leur  courage,  leur  prudence  et  leur  piété.  Elle 
a  donné  18  chevaliers  de  Saint-Georges,  1  com- 
mandeur et  6  chevaliers  de  Malte,  4  grands  prieurs 
et  abbés  des  abbayes  royales  de  Saint-Claude, 
2  abbesses  de  Château-Chàlon  et  de  Baume-les- 
Dames,  et  14  chanoinesses  de  ces  chapitres. 

Jehan  d'Andelot  est  l'un  des  fondateurs  de  la 
célèbre  confrérie  de  Saint-Georges,  en  1390.  Pour 
y  être  admis,  il  fallait  faire  preuve  de  16  quartiers 
de  noblesse,  sans  bâtardise,  ni  roture,  8  paternels 
et  8  maternels,  et  remonter  jusqu'à  son  dixième 
ascendant,  le  présenté  non  compris. 

Jean  d'Andelot,  baron  de  Jonvelle,  seigneur 
d'Andelot,  de  Myon,  de  Fleurey,  deChemilly,  etc., 
chevalier  de  Saint-Georges  en  1546,  commandeur 
de  l'ordre  d'Alcantara,  fut  page  et  ensuite  premier 
écuyer  de  l'empereur  Charles-Quint.  A  la  bataille 
de  Pavie,  il  eut  l'insigne  honneur  de  combattre 
corps  à  corps  avec  le  roi  François  1er,  qUi  ie  blessa 
d'un  coup  d'épée  à  la  joue.  —  En  1554,  on  le  trouve 
à  la  bataille  de  Renty,  où  il  combattit  auprès  de 
Charles-Quint,  qu'il  couvrit  plusieurs  fois  de  son 
corps.  Il  fut  aussi  chargé  par  ce  prince  de  missions 
diplomatiques  en  France  et  ensuite  à  la  cour  de 
Rome,  pour  activer  la  clôture  du  concile  de  Trente. 
Jean  d'Andelot  reçut  de  son  souverain  une  der- 
nière preuve  d'estime  et  de  confiance,  quand  il  fut 
choisi  par  lui  pour  l'accompagner  dans  sa  retraite 
au  monastère  de  Saint-Just,  après  son  abdication. 
Jean  d'Andelot  est  le  premier  de  sa  famille  qui 
vint  se  marier  et  s'établir  aux  Pays-Bas.  Un  de 
ses  fils,  Jean-Baptiste  d'Andelot,  baron  de  Jon- 
velle, seigneur  de  Myon,  d'Olans,  etc.,  maréchal 
de  camp  de  sa  majesté  catholique  aux  Pays-Bas, 
gentilhomme  de  la  bouche  du  roi  Philippe  II,  se 
distingua  par  son  courage  et  son  dévouement 
pendant  les  terribles  luttes  religieuses  des  Pays- 
Bas,  et  fut  blessé  à  la  bataille  de  Gravelines  et  à 
celle  de  Saint-Quentin  ;  c'était,  dit  un  historien  du 
temps,  l'un  des  meilleurs  guerriers  de  la  Bour- 


gogne. 


Marie-Louise-Désirée-Félix-Joséphine  d'Andelot 
fut  reçue  chanoinesse  de  Maubeuge  sur  preuves 
de  trente-deux  quartiers  de  noblesse  en  1763. 

Léon-Louis-Maximilien  d'Andelot,  né  en  1813, 
était  l'unique  représentant  mâle  de  la  maison 
d'Andelot.  Nous  le  croyons  décédé  sans  postérité. 
La  famille  serait  donc  éteinte. 

Armes:  Echiqueté d'argent  cl  d'azur,  un  lion 
de  gueules,  arme,  lampassê  et  couronné  d'or, 
brochant  sur  le  loui , 

Supports:  Deux  sauvages  armés  de  massues. 

Couronne  de  marquis,  à  huit  tleurons  comme 
celle  des  ducs  en  France. 


29  — 


30  — 


Cimier  :    Un  léopard  lionne,  timbré   et  cou- 
ronné d'or. 

Devise  :  Les  combats  sont  mes  ébats. 


ANDLAU  (cT). 

Cette  ancienne  famille  est  originaire  d'Alsace, 
où  est  située  la  petite  ville  qui  lui  a  donné  son 
nom,  et  qui  est  voisine  de  la  ville  de  Barr,  au 
bailliage  de  Schlestadt.  Sur  le  haut  de  la  colline 
qui  domine  Andlau,  s'élève  un  château  en  ruines, 
ilanqué  de  deux  tours  rondes,  qui  avait,  dès  le 
xni«  siècle,  ses  comtes  particuliers  et  qui  fut  pris 
et  dévasté  par  les  Suédois  en  1G33.  A  peu  de  dis- 
tance se  dresse  une  autre  antique  forteresse,  celle 
de  Spesbourg,  dans  un  lieu  sauvage  et  désolé,  qui 
rappelle  les  horreurs  des  temps  barbares.  Elle  ap- 
partenait aussi  à  la  famille  d'Andlau,  lorsqu'elle 
fut  emportée  d'assaut,  en  1431,  par  le  duc  de  Ba- 
vière. François-Jacques  d'Andlau,  conseiller  au 
présidial  de  la  noblesse  de  la  Basse-Alsace  ;  Jean- 
Conrad  d'Andlau,  gentilhomme  du  même  pays; 
Marie-Hélène  d'Andlau,  femme  de  Sircis  (Stueitt?) 
d'Immendinger;  Marie-Françoise  d'Andlau,  femme 
de  Kaguenest,  prêteur  royal  ;  Wolf-Louis  d'An- 
dlau, écuyer,  coseigneur  de  Wittenhem,  marié  à 
Marie-Hélène  de  Schonen  ;  Colombau  d'Andlau, 
écuyer  et  usufruitier  du  village  d'Hadingen,  An- 
toine-Frédéric d'Andlau,  écuyer,  seigneur  de  Lan- 
dau; Antoine  d'Andlau,  capitaine  d'une  com- 
pagnie franche  de  fusiliers  pour  la  garde  du  Rhin, 
et  plusieurs  autres  membres  de  cette  famille 
tirent  enregistrer  leurs  blasons  dans  l'armoriai  de 
1696. 

Armes  :  D'or,  à  la  croix  de  gueules. 

Couronne  de  marquis  ;  roi  d'armes  pour  cimier. 

Devise  :  Simplicitas,  fidelilas. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Branche  aînée 

Andlau  (Gtesse  Gaston  d'),  née  Berthe  Le 
Pelletier  de  Saint-Rémy,  dont  deux  filles  : 
Matbilde  et  Laurence. 

Branche   cadette 

1°  Andlau  (0  Arnold  eT),  marié  à  de- 
moiselle de  Chabrol.  —  Résidence  :  18, 
rue  Bavard,  à  Paris  et  château  du  Vernay, 
par  Nevers  (Nièvre). 

2°  A.  (Glesse  Geneviève  â?).—  Résidences  : 
26,  avenue  Montaigne,  à  Paris,  et  château 
de  Voré,  par  Rémalard  (Orne). 

Il  existe,  dans  le  grand-duché  de  Bade,  deux 
autres  branches  collatérales  qui  ont  pour  chefs  : 
lo  le  baron  d'Andlau-Birseck;  2°  le  comte  d'An- 
dlau-Hambourg. 


ANDRAS  DE  BÉOST. 

Famille  originaire  du  Forest  où  elle  est  posses- 
sionnée  dès  lu  xive  siècle.  Etablie  plus  tard  dans 
la  principauté  des  Dombes,  elle  donne  plusieurs 
conseillers  au  parlement  des  Doinbcs. 

Armes  :  D'azur,  à  la  croix  ancrée  d'or,  can- 
tonnée de  quatre  grenades  du  même. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Andras.  baronne  de  Béost.  née  de  La 

Teyssonnière,  château  de  Béost,  par  Von- 
nas  (Ain). 

Enfants  :  a)  Paule,    mariée   au  marquis 
de   Regnauld   de   Bellescize;  b)  Jeanne, 
mariée  au  baron  Fréteau  de  Peny;  c)  Ma 
rie. 

ANDRAUD  DE  PARPALEIX. 

La  famille  Andraud,  seigneurs  de  Parpalaleix, 
de  la  Bournage,  de  Chanterelle,  de  la  Vergne,  la 
Broha,  Cistraire-le-Bas,  Mercoirie,  etc.,  est  établie 
depuis  plus  de  deux  siècles  aux  environs  de  Mont- 
greleix  et  de  Conclat-en-Feniers,  dans  cette  partie 
de  l'Auvergne  qui  forme  aujourd'hui  les  confins 
du  Cantal  et  du  Puy-de-Dôme.  Quelques-uns  pen- 
sent qu'elle  est  une  branche  cadette  de  la  famille 
Andrault  de  Langeron,  dont  elle  porte  en  chef 
les  trois  étoiles  de  son  écu  héraldique. 

Son  premier  rejeton  connu  est  Pierre  Andraud 
élu  roi  au  diocèse  de  Saint-Flour,  qui  donna, 
le  10  novembre  1436,  quittance  de  trente-trois  li- 
vres six  deniers  pour  quatre  mois   de  ses  gages. 

La  filiation  authentique,  établie  sur  pièces  et 
actes  originaux  existant  aux  archives  de  la  biblio- 
thèque, dans  le  char  trier  de  la  famille  et  dans  les 
registres  de  l'état  civil,  remonte  à  Antoine  An- 
draud, habitant  à  Montgreleix,  né  en  1599. 

Jean  Andraud,  habitant  à  Montgreleix,  acheta, 
par  acte  reçu  de  Thomas,  notaire,le  12  octobre  1700, 
les  maisons  et  fiefs  nobles  de  Parpaleix  et  la  Bour- 
nage appartenant  à  Jean  Dauphin,  chevalier,  sei- 
gneur de  Montrodez. 

Armes  :  D'azur,  au  mont  d'argent,  surmonté 
d'un  oiseau  du  meute;  au  chef  d'argent,  chargé 
de  trois  étoiles  de  gueules. 

ANDRÉ  (ef). 

La  famille  d'André,  originaire  de  Provence, 
compte  au  nombre  de  ses  illustrations  Anselme 
d'André  et  Gérard,  son  frère,  qui  accompagnèrent 
Charles  d'Anjou,  comte  de  Provence,  à  la  conquête 
de  Naples  ;  le  comte  Perreto  d'Andréa,  qui  fut, 
sous  le  règne  de  Charles  VIII,  grand  sénéchal  et 
maréchal  du  royaume  de  Naples  ;  Balthazar  An- 
dré, conseiller  au  parlement  de  Provence,  député 


—  31  — 


32 


de  la  noblesse  aux  États  généraux  de  1789,  émi- 
gré en  1793  dans  les  États  autrichiens.  L'empe- 
reur d'Autriche  le  reconnut  dans  sa  noblesse  et 
lui  conféra  tous  les  privilèges  attachés  à  la  no- 
blesse autrichienne. 

Armes  :  D'or,  au  sautoir  de  gueules. 

Supports  :  Deux  lions. 

Nous  trouvons  encore  : 

D'argent,  au  chevron  de  sable  acccompagné  de 
trois  trèfles  du  même. 

De  gueules,  au  lévrier  passant  d'argent,  colleté 
et  bouclé  d'or;  au  chef  cousu  d'azur  chargé 
d'un  soleil  d'or. 

ANDRÉA  DE  NERCIAT. 

La  famille  Andréa  de  Nerciat  a  possédé  sous 
l'ancien  régime,  une  charge  héréditaire  au  parle- 
ment de  Bourgogne.  Elle  tire  son  nom  d'un  do- 
maine situé  dans  le  Bugey  (arrondissement  de 
Gex).  La  charge  occupée  par  la  famille  conférait 
la  noblesse  et  le  domaine  était  inaliénable.  En 
1.767,  Robert  Andréa,  baron  de  Nerciat,  mourut 
laissant  un  fils  mineur;  et  sa  fortune  ayant  été 
fortement  compromise  par  la  perte  de  divers  pro- 
cès, ce  dernier  Robert  Andréa,  baron  de  Nerciat, 
renonça  à  occuper  la  charge  paternelle  et  alla 
prendre  du  service  parmi  les  gentilshommes  fran- 
çais envoyés  pour  combattre  le  stathouder  de 
Hollande.  A  son  retour  de  cette  expédition,  il  fut 
nommé  avec  le  grade  de  lieutenant-colonel  dans 
les  gens  d'armes  d'élite  de  la  maison  du  roi.  Lors- 
que ce  corps  fut  licencié  par  le  ministre,  comte 
de  Saint-Germain,  il  conserva  ce  grade  en  dispo- 
nibilité. 

A  la  Révolution,  il  fut  des  premiers  à  émigrer 
avec  son  fils  aine,  laissant  à  Paris  sa  femme,  née 
(  iondamin  de  Ghassan,  avec  sa  tille  et  son  second 
lils  André-Louis-Philippe,  né  à  Paris,  le  28  octo- 
bre 1783. 

Après  avoir  quitté  la  France,  il  se  rendit  à  la 
cour  de  l'Electeur  de  Hesse-Cassel,  par  lequel  il 
fut  nommé  directeur  des  bâtiments  civils  de  la 
principauté.  Il  acquit  à  cette  cour  une  réelle  in- 
fluence et  Alfred  Rambaud  le  cite  dans  son  ouvrage 
sur  l'Allemagne  sous  Napoléon  1er  ,  comme 
ayant  été  expulsé  de  cette  principauté  dés  qu'elle 
lui  occupée  par  les  troupes  françaises. Il  se  rendit 
alors  à  Naples  où  il  ne  tarda  pas  à  acquérir  la 
confiance  de  la  reine  Caroline.  Il  fut  en  1799 
chargé  d'une  mission  auprès  du  pape  Pie  VI. 
Lorsque  les  troupes  françaises  entrèrent  à  Home, 
le  baron  de  Nerciat  l'ut  emprisonné  au  château 
Saint-Ange.  Il  en  sortit  en  février  1800  et  mourut 
à  Naples  au  mois  de  juin  de  la  même  année.  Il 
avait  été  fait  chevalier  de  Saint-Louis  le  14  août 
1788. 

Il  est  surtout  connu  comme  écrivain.  Ses  ou- 
vrages ont  eu  une  très  grande  vogue  dans  les  der- 
nières années  du  rè£ne    de  Louis   XV.  Ils  sont 


écrits  dans  le  goût  de  l'époque  et  appartiennent  à 
la  littérature  licencieuse. 

Les  plus  connus  sont  :  «  Félica  ou  mes  Fre- 
daines (Paris  1778),  les  Aventures  du  nouveau  che- 
valier de  Faublas  (signées  d'un  pseudonyme)  et  un 
sonnet  sur  les  Invalides  de  l'Amour  »>. 

Il  est  question  de  lui  dans  les  diverses  histoires 
du  xvme  siècle  (ouvrages  des  Goncourt,  Alexandre 
Dumas,  etc.). 

Il  eut  de  son  mariage  avec  Marie- Anne- Angéli- 
que Condamin  de  Chassan ,  trois  enfants  : 
1°  Georges-Philippe-Auguste,  né  à  Paris  le  4  oc- 
tobre 1782,  décédé  sans  postérité  à  Smyrne,  où  il 
remplissait  les  fonctions  de  chancelier  du  consu- 
lat général  de  France,  le  22  novembre  1847; 

2o  André-Louis,  né  à  Paris,  le  28  octobre  1783, 
entré  dans  la  marine  comme  simple  pilotin  en 
1795,  décédé  à  Brest  en  1855.  Il  prit  part,  avec  les 
marins  de  la  garde,  à  la  guerre  de  Russie  en  1812, 
puis  fut  fait  prisonnier  par  une  croisière  anglaise 
en  1814  et  libéré  en  1815,  après  avoir  été  interné 
dans  l'Ile  de  Saint-Hélène  jusqu'à  la  veille  de  l'ar- 
rivée du  grand  empereur. 

En  1829  et  1830,  il  commandait  le  brick  Y  Alerte 
dans  la  division  navale  chargée  du  blocus  d'Alger. 
Il  fut  plusieurs  fois  cité  à  l'ordre  du  jour  et  fit 
partie  de  l'ambassade  de  l'amiral  de  La  Breton- 
nière,  qui  porta  au  dey  d'Alger  l'ultimatum  du 
roi  de  France.  Une  des  prétentions  de  ce  souve- 
rain barbaresque  qui  fut  jugée  inacceptable,  fut 
précisément  la  cession  par  la  France  de  ce  brick 
l'Alerte,  qui  était  la  terreur  des  côtes  de  la  Ré- 
gence {Histoire  de  la  conquête  d'Alger,  par  Ca- 
mille Rousset). 

Lorsqu'arriva  devant  Alger  la  nouvelle  de  la 
Révolution  de  juillet,  le  baron  de  Nerciat  de- 
manda à  quitter  son  commandement  et  ne  reprit 
le  service  actif  qu'en  1834.  11  lit  plusieurs  cam- 
pagnes comme  chef  d'état-major  de  l'amiral  de  La 
Bretonnière  et  termina  sa  carrière  comme  com- 
mandant de  l'école  navale,  commandeur  de  la 
Légion  d'honneur  et  chevalier  de  Saint-Louis. 

3o  Une  fille  Anne-Marie,  marié  en  1832  au  comte 
de  Pelleport-Burette,  capitaine  de  vaisseau.  De 
son  mariage  avec  Louise  Grapart  de  La  Noue 
André-Philippe,  eut  plusieurs  lils.  L'un  d'eux, 
Auguste  Andréa  de  Nerciat,  né  le  6  avril  1833, 
mort  le  25  mars  1871,  capitaine  de  frégate,  officier 
de  la  Légion  d'honneur,  a  eu  de  son  mariage  avec 
Léonie  Miquel  de  Biu,  un  fils,  Robert,  né  le  9  sep- 
tembre 1862,  sorti  de  Saint-Cyr  en  1884,  actuelle- 
ment capitaine  au  145e  d'infanterie.  Il  est  le  seul 
héritier  du  nom  et  du  titre.  Marié  le  4  septembre 
1890  à  Jane  de  Molette  de  Morangiès,  dont  une 
fille  Simone,  né  le  20  octobre  1892. 

La  fa  nulle  de  Nerciat  est  alliée  aux  familles 
Miquel  de  I!iu,  de  Tqurnadre,  de  Gantes,- de  Gha- 
baud  ha  Tour,  de  Pelleport-Burette,  de  Molette  de 
Morangiès. 

Armes  :  D'azur,  au  sautoir  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  croissants  d'argent  à  dextre  et 


-  33  — 


34  - 


à  senestre  d'une  tour  crénelée  de  cinq  pièces  du 
même,  maçonnée,  ajourée  et  couverte  de  sable, 
et,  en  pointe,  d'un  croissant  d'argent. 

Couronne  de  baron. 

Supports  :  Deux  levrettes. 

ANDRÉ  DE  LA  FRE3NAYE. 

Cette  famille,  originaire  de  Normandie,  a  été 
anoblie  en  1725  pour  de  nombreux  services  rendus 
dans  le  service  du  roi. 

Les  lettres  de  noblesse  nomment  André  de  la 
Fresnaye,  seigneur  d'Ereines,  d'Escures,  de  Viette, 
d'Escajeul  et  autres  lieux. 

Cette  famille  a  vu  se  fondre  en  elle  celle  des 
Vauquelin,  d'origine  cbevaleresque. 

Elle  s'est  en  outre  alliée  aux  Brosses  de  Goulet, 
Blocqueville,  la  Fallu,  Grente  de  Grécourt,  Gué- 
neau  de  Montbeillard,  Chappedelaine,  Glanville, 
Neuville,  de  Galard-Terraube,  de  Montesson,  de 
P>onchamps,  Hélie  de  Treprel,  etc. 

Armes  :  D'azur,  au  cygne  d'argent,  nageant 
sur  une  mer  de  sinople  ;  au  chef  d'or  chargé 
d'une  rose  de  gueules  accostée  de  deux  étoiles 
d'azur. 

ANDRÉ  DU  VIGE AN  DE  LA  ROUS- 
SERIE. 

Vers  l'an  1600,  André,  marquis  de  Jasse,  de  la 
maison  d'Auvergne,  vint  se  fixer  au  château  de 
Marèjes,  commune  de  Liginiac,  canton  de  Neuvic 
d'Ussel  (Corrèze)  et  fonda  la  maison  de  Marèje, 
représentée  aujourd'hui  parle  baron  Bonafus  de 
Bélinay. 

D'un  mariage  avec  une  bourgeoise  de  Neuvic 
d'Ussel,  André  de  Jasse  eut  un  fils  qui,  après  avoir 
guerroyé  à  la  tète  d'une  compagnie  à  l'armée  de 
Turenne,  rentra  à  Neuvic  où  il  épousa  Mlle  de 
Boyer.  Dans  son  contrat  de  mariage  il  prend  qua- 
lité d'André,  seigneur  du  Vigent,  de  la  Rousserie 
et  des  Chagres  (Dellestable.  notaire,  4  mai  164G). 

Son  fils  Hélie-André  du  Vigent  épousa,  en  1669, 
M"'  Choumerliac. 

Le  18  janvier  1700  (contrat  de  mariage,  Delles- 
table, notaire),  Antoine  André  du  Vigent,  fils 
d'Elie,  épouse  MUe  de  Boyer,  sa  cousine,  au  qua- 
trième degré  de  consanguinité,  après  l'enregis- 
trement sur  les  registres  de  l'église  paroissiale  de 
la  fiilmination  d'un  bref  du  pape  accordé  pour 
dispense  entre  parents. 

Le  0  mai  1736  (contrat  de  mariage  Dellestable, 
notaire),  Gaspard-Germain  André,  seigneur  du 
Vigent,  s'allie  à  la  maison  de  Marèje  en  épousant 
Antoinette  de  Chastaigner  de  Mialaret,  arrière- 
petite-lille  de  André  de  Marèje,  petite-fille  de  Com- 
barel,  comte  de  Bellegarde  du  Gibanel,  etc. 

Gaspard-Germain  André  eut  plusieurs  enfants  ; 
l'un,  François,  prit  en  son  contrat  de  mariage, 
(Laporte,  notaire  à  La  Mazière),  les  noms  de  Fran- 

Tome  II. 


çois-André,  seigneur  du  Vigent  de  La  Cheyràs  et 
de  lia  Rousserie.  François  André  n'a  pas  de  des- 
cendants. 

Le  second  fils,  Germain-Gaspard  André  de  Lou- 
vert,  fut  principal  du  collège  d'Ussel  et  prieur  de 
Chirac. 

Le  troisième,  Louis  André,  apprit  l'art  de  la  mé- 
decine à  Montpellier.  Tous  ses  diplômes  sont  dé- 
livrés au  nom  de  Louis  André  de  La  Rousserie. 
Devenu  chef  delà  famille, le  11  février  1782,  Louis 
André  de  La  Rousserie,  docteur  en  médecine,  en 
présence  et  du  consentement  de  son  père  Germain- 
Gaspard  André,  seigneur  du  Vigean,  a  épousé 
Marguerite  de  Murât  de  Fontenilles,  fille  d'unavo- 
cat  au  parlement. 

En  1793,  Louis  André  de  la  Rousserie  fut  dé- 
claré suspect,  mais  prévenu  par  son  ami  le  géné- 
ral Delmas,  il  put  gagner  Paris. 

Nommé  chirurgien  en  chef  de  l'armée  d'Italie, 
il  fut  frappé  d'un  coup  de  sabre  et  mourut  à  Nice 
le  premier  nivôse,  an  second  de  la  République. 

Son  fils  unique,  Germain-Gaspard  André  de  La 
Rousserie,  après  avoir  fait  les  campagnes  d'Espa- 
gne et  de  Russie  en  qualité  de  chirurgien-major, 
épousa,  le  26  août  1818,  Jeanne-Henriette  Delalo, 
fille  de  Henry  Delalo,  sous-préfet  de  Murât,  puis 
de  Mauriac. 

Armes  :  De  gueules,  ù  trois  franchis,  2  et  A; 
au  chef  cousu  d'azur  à  trois  étoiles  1  et  2. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

André  de  la  Rousserie  (Adrien-Michel), 
receveur  dos  domaines  à  Neuvic-d'Ussel, 
fils  de  Germain-Gaspard,  marié  à  Augustine 
Palis,  de  Senergues,  près  Maur's  (Cantal), 
dont  il  eut  :  a)  Louis,  conservateur  des  hypo- 
thèques, à  Nogent-sur-Seine,marié,  le  16  sep- 
tembre 1888,  à  Marie  Lise  Pasteau,  dont  : 
deux  filles  et  un  fils;  b)  Gaston,  receveur 
des  domaines,  à  Lignières  (Cher);  c)  et  une 
fille,  mariée  au  docteur  Galary. 

ANDRIEU  (cl"). 

Seigneur  de  la  Houssaie  et  de  la  Poterie,  demeu- 
rant dans  la  paroisse  de  Saint-Pierre  d'Habon- 
dant,  bailliage  de  Dreux,  épousa,  le  l'i  octobre 
1708,  Marie-Anne  de  Trousseauville  :  de  ce  ma- 
riage naquit,  entre  autres  enfants,  Marguerite 
.l'A  milieu  de  la  Houssaie,  reçue  à  Saint-Cyr,  le 
22  juillet  1722.  Sa  noblesse  a  été  justifiée  par 
titres,  depuis  Guillaume  Andrieu,  écuyer,  sei- 
gneur  de  Guitraucour,  son  septième  aïeul,  vivant 
l'an  1529. 

Armes  :  D'argent,  a  unefasce  d-'  sable,  char- 
gée de  trois  molettes  d'éperon  d'or,  el  accompa- 
gnée en  pointe  de  /ras  foudres  de  suide,  d  huit 
pointes  de  flèches  chacun,  et  un  chef  de  gueules. 


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36  — 


ANDUZE  (cQ. 

La  seigneurie  d'Anduze  est  une  des  plus  an- 
ciennes de  la  province  de  Languedoc.  Elle -appar- 
tenait par  moitié  à  l'évêque  du  Puy-en-Velay  et  à 
Jacques  de  Montboissier,  marquis  de  Canillac, 
lorsqu'ils  vendirent  chacun  leur  part,  le  premier 
en  1539,  le  second  en  15i7,  à  Jean  el  Nicolas 
d'Airebaudouze. 

C'est  de  Jean  que  descendaient  les  barons  d"An- 
duze.  François  d'Airebaudouze,  son  fils,  baron 
d'Anduze,  était  président  de  la  cour  des  aides  de 
Montpellier  en  1555,  charge  qui  fut  ensuite  pos- 
sédée en  1607,  par  Raulin  d'Airebaudouze,  baron 
d'Anduze. 

François  d'Airebaudouze,  baron  d'Anduze,  com- 
mandant un  régiment  d'infanterie  en  1632,  obtint 
l'érection  de  sa  terre  en  marquisat,  par  lettres 
patentes  du  mois  de  novembre  1645. 

Armes  :  De  gueules,  au  château  sommé  de 
trois  tours  d'or. 

ANGOSSE  ((F). 

Famille  originaire  de  Bigorre,  d'où  elle  s'était 
transportée  dans  le  Béarn  par  suite  de  diverses 
substitutions  féodales  et  d'alliances  contractées 
avec  les  familles  les  plus  distinguées  de  ce  pays. 

Jean  d'Angosse  servit  sous  les  ordres  du  conné- 
table Bertrand  du  Guesclin,  lors  de  l'expédition 
de  ce  grand  capitaine  au  delà  des  Pyrénées.  Jean 
d'Angosse  fut  fait  prisonnier  avec  le  connétable  à 
la  bataille  de  Navarette. 

Paul,  marquis  d'Angosse,  maréchal  des  camps 
et  armées  du  roi,  grand  sénéchal  et  gouverneur 
d'Armagnac,  député  de  la  noblesse  du  Béarn  aux 
États  généraux  en  1789,  avait  fait  toutes  les  cam- 
pagnes de  la  guerre  de  Sept  Ans  et  s'était  dis- 
tingué aux  batailles  d'Hastenbeck,  de  Muiden  et 
de  Grevelt.  Il  mourut  en  1798,  laissant  trois  fils 
qui  furent  successivement  appelés  à  la  pairie. 

L'ainé,  Pierre,  fut  chambellan  de  Napoléon  1er. 

Armes:  D'azur,  à  trois  épées  d'argent  en  pal, 
au  chef  d'or,  chargé  d'un  cœur  de  sinople  cou- 
ronné de  même  et  accosté  de  deux  merleltes 
affrontées  de  sable,  couronnées  d'argent. 

Devise  :  Deo  duce,  comité  gladio. 

ANJOU  (<f). 

Famille  noble  et  ancienne  de  Pertuis  en  Pro- 
vence, dont  la  filiation  remonte  à  René  d'Anjou, 
qui,  suivant  la  tradition,  fut  filleul  du  roi  René, 
comte  de  Provence,  et  établi  par  ce  prince  son 
bailli  en  la  ville  de  Pertuis.  Il  épousa,  par  contrat 
du  28  décembre  1475, passé  devant  Mougis.  notaire 
de  ladite  ville,  Anne  Barbany. 

Cette  famille  a  formé  trois  branches:  la  première 
s'est  éteinte  dans  la  personne  de  Marguerite- 
Françoise-Paul  ette  d'Anjou,  née  le  29  juin  1769; 
les  deux  autres  branches  subsistent  encore. 


Dominique  d'Anjou,  de  la  deuxième  brandie, 
fut  appelé  pour  servir  dans  le  régiment  que  devait 
lever  la  noblesse  de  Provence,  en  1746,  ce  qui  est 
constaté  par  la  lettre  des  syndics  de  ce  corps,  du 
J!>  décembre. 

Armes:  D'azur,  à  une  colombe  d'argent  pre- 
nant son  essor  et  tenant  dans  son  bec  une 
brandie  d'olivier  de  sinople,  el  accompagnée  de 
trois  étoiles  d'argent^  2  en  chef  et  1  en  pointe. 

ANSART  DU  FIESNET. 

On  trouve  des  traces  du 
nom  d'Ansart,  à  Neufchâtel 
(Normandie),  dès  1060.  Un 
personnage  de  ce  nom  est 
cité  par  l'historien  de  la  con- 
quête des  Normands  (5e  édi- 
tion, t.  II,  p.  386,  d'après 
Scriplores  rerum  norman- 
norum,  page  1023),  comme 
compagnon  d'armes  de  Guil- 
laume le  Conquérant;  et  il 
existe  encore  aujourd'hui 
des  Ansart  en  Angleterre. 
Dans  un  manuscrit  (biblio- 
thèque de  l'Arsenal,  Paris)  intitulé  Recueil  d'ano- 
blissement de  Normandie  dont  le  double  se 
trouve  à  la  bibliothèque  de  Rouen,  on  lit  :  «  Noble 
homme  Robert  Ansart,  escuyer  du  pays  d'Arqués 
en  Talois  (bailliage  de  Caux)  est  au  nombre  des 
propriétaires  de  francs  fiefs  anoblis  par  Louis  XI 
en  1740.  »  On  pense  qu'il  était  propriétaire  de  la 
Mothe-Ansart,  mouvant  de  la  baronnie  d'Auffray. 
La  branche  normande  vint  plus  tard  s'établir  en 
Artois  et  se  subdivisa  en  plusieurs  rameaux  qui 
sont  :  1°  Ansart  de  Mouy,  éteinte  en  1771  par  le 
décès  de  Pierre-François  Ansart  de  Mouy,  lieute- 
nant général  des  armées  du  roi  ;  2°  Ansart  du 
Fiesnet,  branche  devenue  poitevine  :  3°  Ansart  de 
Loremy,  qui  compte  parmi  ses  membres  plusieurs 
officiers  au  régiment  d'Artois  ;  l'un  d'eux  publia, 
en  1770,  un  ouvrage  sous  le  titre  d'Aventures  du 
chevalier  de  Loremy,  et  fut  l'objet  d'un  compte 
rendu  élogieux  de  Fréron  (Année  littéraire  1770, 
t.  IV,  p.  66,  etc.)  ;  dans  cet  ouvrage  l'auteur  fait 
remonter  l'origine  de  sa  famille  à  l'invasion  sarra- 
sine  ;  4»  Ansart  du  Petit-Vendin  ;  5°  et  un  dernier 
dont  plusieurs  membres  furent  bénédictins  de  la 
congrégation  de  Saint-Maur;  l'un  d'eux,  décédé  en 
1790,  avait  été  chapelain  de  l'ordre  de  Malte  et 
procureur  de  l'abbaye  de  Saint-Denis. 

Armes  '.D'azur,  à  deux  épées  au  naturel  posées 
en  sa  h  loir,  chargées  d'un  cœur  d'or  posé  en 
abîme,  enflammé  de  même . 

Devise  :  Ense  ardet. 

Supports:  Deux  licornes. 

Ces  armoiries  se  trouvent  encore  gravées  sur  la 
tombe  de  Philippe-Alexandre  Ansart,  seigneur  des 


37' 


seigneuries  foncières  et  vicomtières  du  Fiesnet, 
décédé  le  11  juin  1775,  inhumé  en  l'église  da  bourg 
d'Aubigny  en  Artois. 

ANSELME  (W  i 

La  maison  d'Anselme,  anciennement  Anselmi, 
est  originaire  de  Florence  où  la  souche  et  la 
branche  aînée,  éteinte  en  1732,  ont  occupé  une 
situation  élevée,  et  donné  des  ministres  aux  ducs 
de  Toscane,  des  prélats,  des  commandeurs  de 
Malte,  etc.  Jean  d'Anselme,  qui  vint  s'établir  dans 
le  Comtat-Venaissin,  est  qualifié,  dans  son  testa- 
ment de  l'an  1504,  nobilis  Joannes  Anselmi,  de 
civitate  Florenli  oriundus...  filius  Bernadi . 
■  On  compte  parmi  ses  rejetons  un  premier  consul 
d'Avignon,  un  bailli  d'épée  de  la  ville  d'Apt  en 
1533,  un  commandant  d'infanterie  sous  le  maré- 
chal de  Bellegarde,  un  capitaine  d'une  compagnie 
d'hommes  d'armes,  plusieurs  officiers  des  armées, 
un  chevalier  de  Malte,  etc. 

Armes:  D'azur,  fretté  d'argent  de  huit  pièces. 

Devise  :  Pro  defensione . 

ANTHOUARD  (ef) 

La  famille  d'Anthouard,  originaire  de  Bourgo- 
gne, s'est  distinguée  depuis  deux  siècles  par  ses 
services  militaires  et  par  les  hauts  emplois  dont 
elle  a  été  revêtue. 

Elle  a  donné  un  maître  de  camp  de  cavalerie  au 
service  de  France  et  aide  de  camp  général  du  roi 
de  Suède,  un  général  de  division,  comte  de  l'Em- 
pire, pair  de  France  et  grand -croix  de  la  Légion 
d'honneur,  un  général  de  brigade,  et  un  colonel 
d'artillerie,  et  plusieurs  officiers,  chevaliers  de 
Saint-Louis,  de  la  Légion  d'honneur,  etc. 

Son  nom  se  trouve  dès  le  xv  siècle  mêlé  nux 
annales  de  l'Autunois.  Mathieu  Anthouard,  était 
merg  ou  maire  d'Autun  de  1471  à  1479. 

Jacob  Anthouard,  licencié  en  décret  et  grand 
prieur  de  l'abbaye  de  Saint-Martin-lès-Autun, 
signa  le  25  août  1632  le  procès-verbal  de  l'ouver- 
ture du  tombeau  de  la  reine  Brunehaut)  Archives 
municipales  d'Autun  et  histoire  d'Autan,  par 
Edme  Thomas). 

La  famille  d'Anthouard  ayant  perdu  tous  ses 
papiers  domestiques  pendant  la  Révolution,  les 
ressources  pour  dresser  la  généalogie  de  cette 
-famille  se  sont  réduites  aux  preuves  de  noblesse 
faites  avant  1789  et  aux  pièces  manuscrites  con- 
servées à  la  Bibliothèque  nationale  de  Paris,  dans 
le  cabinet  des  titres. 

Le  jugement  de  maintenue  de  noblesse,  rendu 
à  Dijon  le  21  janvier  1669;  par  M.  Boucher,  in- 
tendant de  la  province  de  Bourgogne,  ne  commence 
la  liliation  qu'à  Pierre  Anthouard,  écuyeret  secré- 
taire du  roi  en  1627. 

•    Pierre  d'Anthouard,  écuyer,  seigneur  d'Archam- 
baut,  né  à  Noyers  le  9  novembre    1683,  suivit   la 
carrière  des  armes. 


Il  céda  aux  sollicitations  de  ses  parents,  qui 
tenaient  un  rang  distingué  à  la  cour  de  Charles  XII 
et  passa  au  service  de  la  Suède.  Il  y  fut  élevé 
au  grade  de  colonel  et  le  héros  du  Nord  l'attacha 
à  sa  personne  en  qualité  d'aide  de  camp  général. 
A  la  mort  de  Charles  XII,  en  1718,  le  colonel 
d'Anthouard  s'attacha  plus  étroitement  au  service 
de  l'ex-roi  de  Pologne  et  fut  chargé  de  plusieurs 
négociations  importantes  auprès  des  cours  de 
Stockholm  et  de  Versailles,  et  reçut  la  mission 
délicate  de  conduire  en  lieu  de  sûreté  les  filles  de 
Stanislas,  dont  l'une- était  Marie  Leczinska,  plus 
tard  reine  de  France.  Les  nombreuses  lettres  que 
lui  adressait  le  monarque  détrôné  contiennent  les 
témoignages  les  plus  flatteurs  de  la  confiance  et 
de  l'estime  que  ce  prince  lui  accordait. 

En  1725,  Pierre  dAnthouard,  qui  avait  conservé 
son  titre  et  ses  fonctions  d'aide  de  camp  gé- 
néral du  nouveau  roi  de  Suède,  Frédéric  1er, 
obtint  de  ce  prince  l'autorisation  de  revenir  en 
France. 

Pierre  d'Anthouard,  rentré  au  service  de  la 
France  avec  le  grade  de  colonel,  fut  promu  à 
celui  de  maître  de  camp  de  cavalerie.  Il  fut  en- 
voyé quelque  temps  après  comme  chargé  d'af- 
faires de  France  en  Suède,  et  mourut  au  retour 
de  cette  mission. 

Charles-Ferdinand  d'Anthouard, né  le  6  août  1815. 
ancien  élève  de  l'école  de  cavalerie,  commandant 
au  8e  hussards,  chevalier  de  la  Légion  d'honneur, 
marié  le  10  mars  1851  à  Marie-Henriette-Pauline 
Verdier,  fille  d'un  conseiller  à  la  cour  impériale 
de  Metz,  fut  créé  comte  par  l'Empire. 

Armes  :  Coupé  :  au  1,  d'azur,  à  une  fasce  d'ar- 
gent, chargée  de  trois  roses  de  gueules  ;  au  2, 
d'o)\  à  trois  ècrevisses  de  gueules,  rangées  en 
fasce. 

Les  armes  du  deuxième  rameau  des  comtes 
d'Anthouard  sont  : 

E  car  télé  \  aul,  d'azur,  à  l'épée  haute  en  pal 
d'argent  ;  au  2,  de  gueules,  coupe'  d'azur,  à  trois 
roses  d'or:  au  3,  d'or  à  la  pyramide  de  sable, 
accompagnée  en  chef  d'une  étoile  d'azur  :  au  'i. 
d'or,  à  trois  ècrevisses  de  gueules,  rangées  en 
fasce. 

ANTINu/') 

Le  titre  de  duc  et  pair  d'Antin  avait  été  créé  au 
mois  de  mai  1711,  en  faveur  de  Louis-Antoine, 
comte  de  Pardaillan-Gondrin,  gouverneur  de  l'Or- 
léanais. Les  lettres  patentes  portaient  cette  clause, 
qu'à  l'extinction  de  sa  descendance  mâle,  les  terres 
formant  son  duché  pairie  retourneraient  au  même 
état  qu'avant  ladite  érection.  Le  dernier  duc  d'An- 
tin, Louis  de  Pardaillan,  mourut  à  Brème  en  1757, 
et  son  titre  s'éteignit  avec  lui. 

Il  y  a  quelques  années,  M.  d'Arblade  de  Séailles, 
d'une  famille  alliée  à  celle  de  Fumel,  et  issue  par 
1  is  femmes  d'une  branche  cadette  de  la  maison  de 


—  39  - 


—  40  — 


Pardaillan  Gondrin.se  crut  en  devoir  de  relever 
ce  dernier  nom.  Il  fit  graver  sur  la  tombe  de  sa 
femme  une  inscription  qui  qualifiait  la  défunte  de 
comtesse  de  Pardaillan-Gondrin.  Il  ne  se  contenta 
même  plus  du  même  titre  et  prit  celui  de  duc 
d'Antin,  dont  il  adopta  aussi  les  armes  qu'il  joi- 
gnit aux  siennes. 

Un  procès  fut  intenté  par  M.  de  Pardaillan- 
Gondrin,  qui  ne  descend  pas  des  ducs  d'Antin, 
dont  il  n'est  qu'un  parent  collatéral,  et  le  tribunal 
condamna  M.  d'Arblade  à  faire  disparaître  toute 
trace  des  noms,  titres  et  armes  qu'il  avait  pris,  et 
les  fit  effacer  du  tombeau  où  ils  avaient  été  gravés. 
L'insertion  du  jugement  fut  faite  dans  deux  jour- 
naux du  département  du  Gers  (où  sont  situées 
les  terres  de  Pardaillan  et  de  Gondrin). 

Une  autre  famille,  qui  n'a  rien  de  commun  avec 
la  précédente,  descend  d'un  d'Antin,  seigneur  de 
Saint-Pé  et  de  Hou  en  Bigorre,  garde  du  corps  du 
roi,  puis  lieutenant  pour  sa  majesté  au  gouverne- 
ment des  villes  et  châteaux  de  Dax  et  de  Saint- 
Sever,  qui  vivait  en  l'an  1680.  La  noblesse  delà 
famille  a  été  justifiée,  par  titre,  depuis  Dominique 
d'Antin,  qui  vivait  vers  1582. 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  lions  d'argent  à 
demi-corps,  posés  2  et  1  ;  écartelé  d'argent  à 
trois  tourteaux  de  gueules,  posés  2  et  1,  et  sur  le 
tout  d'or,  à  une  clef  de  sable,  couronnée  du 
même,  et  posée  en  pal. 

ANTIOCHE  {d"). 

La  maison  d'Antioche  a 
pour  auteur  Bohémond  I, 
prince  de  Tarente,  fils  de 
îiobertGuiscard, le  conqué- 
rant Normand,  et  petit-fils 
de  Tancrède  deHauteville. 
A  la  première  croisade; 
Bohémond  ayant  pris  la 
ville  d'Antioche,  1091,  elle 
lui  fut  reconnue  en  sou- 
veraineté avec  les  terri- 
toires importants  qui  en 
dépendaient.  Il  régna  sous 
le  nom  de  Bohémond  I, 
]  tri  née  d'Antioche,  et  sa 
descendance  directe  de- 
meura en  possession  de  cette  principauté  jusqu'en 
1288,  époque  à  laquelle  elle  fut  dépossédée  par 
l'invasion  victorieuse  des  Sarrasins.  (Archives  de 
l'ordre  de  Malte.   Codice  diplomatico) . 

A  cette  date,  1288,  les  fils  de  Philippe  et  d'Henri 
d'Antioche,  ceux-ci  frères  de  Bohémond  V,  se  ré- 
fugièrent à  Chypre,  où  régnait  une  branche  de 
leur  maison,  qui  avait  relevé  celle  de  Lusignan. 

Henri  d'Antioche,  fils  de  Bohémond  IV,  ayant 
épousé  en  1240  Isabelle  de  Chypre,  dernière  héri- 
tière de  la  maison  de  Lusignan,  eut  de  cette 
alliance  un  fils,  qui  monta  sur  le  trône  de  Chypre 
sous  le  nom  de  Hugues  III,  et  prit  le  nom  et  les 
armes  de  Lusignan. 


Sa  postérité  régna  à  Chypre  jusqu'à  Anne  de 
Lusignan,  qui  épousa  en  1433  le  prince  de  Pié- 
mont, plus  tard  Louis  I,  duc  de  Savoie.  (Archives 
de  l'Ordre  de  Malte.  Familles  d'outre-mer  et  du 
Gange.  Histoire  de  Vile  de  Chypre,  par  le  comte 
de  Mas  Latrie). 

Anne  de  Lusignan  fut  suivie  en  Savoie  par  ses 
deux  cousins,  Pierre  et  Hector  d'Antioche.  Ceux- 
ci,  pourvus  des  plus  hautes  charges  et  de  biens 
considérables,  jouirent  sous  le  règne  de  leur  pa- 
rente d'une  puissance  presque  sans  limites  (Arch. 
de  Turin,  de  Genève.  Guichenon,  Pourprict  his- 
torique de  la  maison  de  Sales). 

Pierre  et  Hector  portaient  pour  armes  :  De 
gueules,  d  la  fasce  d'or  accompagnée  en  chef  de 
trois  fleurs  de  lis  d'or,  rangées  de  fasce.  (Arch. 
de  Genève,  arch.  de  Turin). 

C'étaient  les  armes  mêmes  de  Bohémond  I, 
qu'Albert  d'Aix décrit  :  Sig?ium  nempe  Boamundi 
quod  sanguinis  erat  coloris  (Albert  d'Aix  liv.  IV, 
ch.  xxiii,  pag.  246),  armes  augmentées  des  fleurs 
de  lis  de  France  données  en  1252  à  Bohémond  VI 
par  Saint-Louis.  (Joinville,  mémoires  :  Ft  fist 
chevalier  le  Boi  le  Prince  d'Antioche....  et  de  lors 
pour  l'honneur  du  Boi  il  écartela  ses  armes  qui 
sont  vermeilles  avec  les  armes  de  France). 

C'est  à  leur  maison  qu'appartenait  le  bienheu- 
reux André  d'Antioche,  Clavacre,  grand  visiteur 
de  l'ordre  du  Saint-Sépulcre  et  général  de  l'ordre, 
qui  mourut  en  1360  à  Annecy  où  il  était  venu  vi- 
siter la  maison  de  son  ordre.  Dans  l'inscription 
placée  sur  son  tombeau  à  Annecy,  il  est  dit  fils  du 
prince  d'Antioche,  et  la  même  origine  est  constatée 
dans  les  procès-verbaux  des  visites  pastorales  des 
archevêques  de  Tarentaise.  (Arch.  de  Tarentaise. 
Hélyot,  Histoire  du  Saint-Sépulcre.  Besson, 
Mémoires  ecclésiastiques) . 

Pierre  et  Hector  d'Antioche  partagèrent  le  tom- 
beau du  duc  Louis  de  Savoie  et  de  la  duchesse 
Anne,  son  épouse,  au  couvent  des  Cordeliers  de 
Bives,  à  Genève,  et  leur  descendance  conserva 
ce  privilège  jusqu'à  la  Béforme.  (Obituaire  des 
Cordeliers  de  Rive  à  Genève,  qui  se  trouve  aux 
archives  de  Lyon). 

Pierre  d'Antioche,  petit-fils  de  Pierre,  y  fut 
inhumé  lui-même  le  16  février  1522  (Obituaire,  id.). 

François  d'Antioche,  arrière-petit-fils  d'Hector, 
laissa  deux  filles  et  un  fils  posthume  de  sa  femme, 
Marguerite  de  Watteville.  Par  son  testament,  en 
date  du  16  juillet  1552,  il  substitua  ses  filles  aux 
nom  et  armes  de  sa  maison.  Jean-Jacques  d'An- 
tioche, son  fils  posthume,  mort  sans  alliance, 
réitéra  la  substitution,  ordonnée  par  son  père, 
aux  mêmes  conditions,  5  octobre  1571.  (Arch.  de 
Turin). 

La  substitution  ainsi  établie  fut  solennellement 
reconnue  par  lettres  patentes  de  Charles-Emma- 
nuel, duc  de  Savoie,  le  26  avril  1588,  entérimées 
au  souverain  Sénat  de  Savoie  le  26  juin  1608. 

Percevaude  d'Antioche,  fille  de  François  et  hé- 
ritière de  la  substitution  établie  par  son  père  et 
par  son  frère,  épousa  en  1569   Charles  de  Brotty, 


—  41 


à->. 


fils  de  Louis  de  Brotty,  gouverneur  de  Ripaille, 
chevalier  de  l'ordre,  dont  elle  eut  plusieurs  en- 
fants. C'est  dans  la  ligne  de  Maurice,  son  fils  aîné, 
que  se  continua  la  maison  d'Antioche  et  le  nom, 
suivant  le  sang,  se  transmit  sans  interruption. 

Charles  de  Brotty  appartenait  à  une  illustre 
maison  qui  marquait  à  la  cour  de  Savoie  et  dans 
l'armée  au  premier  rang  par  l'ancienneté  de  son 
extraction,  l'éclat  de  ses  services  et  ses  alliances 
depuis  le  xm1  siècle.  (Arch.  de  Turin). 

Armes  des  Brotty  :  D'azur,  à  trois  sautoirs 
d'or,  2etl. 

Maurice  d'Antioche,  fils  de  Charles,  fut  colonel 
général  de  l'armée  des  carabiniers,  capitaine  des 
gardes  du  duc  de  Savoie,  chevalier  de  l'ordre,  gou- 
verneur du  fort  Sainte-Catherine  et  de  plusieurs 
places- fortes,  etc. 

Sa  descendance,  continuée  jusqu'à  nos  jours  par 
une  succession  assez  rare  de  sept  fils,  unique 
dans  chaque  génération,  ne  cessa  pas  d'occuper 
un  rang  élevé,  de  s'allier  aux  principales  maisons 
et  de  se  signaler  dans  les  hautes  charges  de  l'ar- 
mée, de  la  cour  et  de  la  diplomatie  :  généraux, 
chevaliers  de  l'ordre,  capitaines  de  gardes,  pre- 
miers gentilshommes  de  la  Chambre,  ambassa- 
deurs. 

Par  une  destinée  singulière,  la  maison  d'An- 
tioche, partie  de  France  avec  Robert  Guiscard, 
fondée  avec  les  succès  des  armes  françaises  en 
Palestine  par  Bohémond  1,  après  avoir  trouvé  asile 
en  Savoie  pendant  plus  de  quatre  siècles  par  le 
mariage  d'Anne  de  Lusignan,  est  redevenue  fran- 
çaise par  l'annexion  delà  Savoie  à  la  France. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  fasce  d'or,  accompa- 
gnée en  chef  de  trois  fleurs  de  lis  d'or,  rangées 
de  fasce. 

Cri  :  Vaillance. 


REPRESENTANT  ACTUEL  : 

Antioche  (Mario  -  François  -  Ferdinand  - 
G18  cT).  Résidences  :  Paris,  110,  rue  de 
l'Université;  château  de  Nernier  (Haute- 
Savoie)  ;  château  de  Selorre  (Saône- et - 
Loire).  Fils  de  François-Chaiies-Alphonso, 
comte  d'Antioche,  envoyé  extraordinaire 
et  ministre  plénipotentiaire  de  Sa  Majesté 
le  roi  de  Sardaigne,  et  de  Thérèse-Ferdi- 
nande-Adélie,  comtesse  de  Hamal  et  du 
Saint-Empire  romain  germanique,  marié  à 
Marie -Marguerite  de  Talleyrand  -Pkri- 
gord,  dont  :  Simone,  née  à  Paris  le  '2~  mars 
1890. 

Sœurs  :  1°  Yolande,  mariée  au  comte 
de  Bellissen-Dcrran  ; 

2°  Marguerite. 


ANTOINE  ((V 


Cette  famille,  qui  forma 
trois  branches  à  Aix.où  elle 
étaitconnuedepuis  près  d'un 
siècle  et  demi,  tire  son  ori- 
gine de  la  ville  de  Florence, 
d'où  elle  passa  à  Marseille 
vers  l'an  1530.  Antonio 
d'Antoine  fut  le  premier  qui 
s'établit  dans  cette  ville. 

Armes  :  D'azur,  à  un  che- 
vron accompagné  de  trois 
flammes,  posées  2  et  1,  le 
(ont  d'or. 


Une  autre  famille  a  pour 
auteur  Jean  Antoine,  huissier  de  la  chambre  du 
roi,  qui  fut  anobli  avec  sa  postérité,  mâle  et  fe- 
melle, née  et  à  naître  en  légitime  mariage,  en 
considération  des  services  qu'il  rendait  depuis 
vingt-huit  ans  dans  ladite  charge,  et  de  ceux  que 
ses  pères  et  aïeul  avaient  rendus  aussi  pendant 
soixante-dix  ans  dans  la  même  charge.  Les  lettres 
de  cet  anoblissement  sont  datées  de  Versailles  du 
mois  d'avril  1728  et  adressées  au  parlement,  à  la 
chambre  des  comptes  et  à  la  cour  des  aides  de 
Paris  pour  y  être  enregistrées. 
Ses  armoiries  réglées  parle  juge  d'armes  sont  : 

Armes  :  Un  écu  d'or,  à  un  chevron  d'azur, 
accompagné  en  chef  de  deux  étoiles  du  même, 
et  en  pointe  d'une  tige  de  trois  roses  de  gueules, 
montantes  d'un  croissant  d'azur. 

Enfin,  suivant  l'Histoire  héroïque  et  univer- 
selle de  la  noblesse  de  Provence,  par  Artefeuil 
(p.  42),  un  François  Alexis  d'Antoine,  seigneur  de 
Pierrousse,  du  lieu  de  Gardes,  fut  reçu  secrétaire 
en  chancellerie  près  la  cour  du  parlement,  le  25 
mai  1731.  Il  laissa  deux  fils,  dont  le  cadet  fut 
ecclésiastique  ;  l'aîné  seigneur  de  Brions  et  de 
Taillas,  eut  des  enfants  de  la  fille  de  François  de 
Nantes,  seigneur  de  Pierredon,  président,  tréso- 
rier général  de  France  en  la  généralité  de  Pro- 
vence. 

Armes  :  D'argent,  à  une  bande  de  gueules, 
chargée  de  trois  étoiles  d'or. 


APCHON  on. 

Fa  maison  d'Apehon,  l'une  des  plus  anciennes 
et  des  plus  illustres  de  la  province  d'Auvergne, 
eut  pour  berceau  l'antique  fief  de  ce  nom,  situé  à 
quelques  lieues  à  l'est  de  Mauriac,  au  centre  des 
montagnes,  et  défendu  au  moyen  âge  par  un  châ- 
teau fort  dont  on  aperçoit  encore  les  ruines  sur  un 
pic  escarpé.  Ses  seigneurs  avaient  le  rang  de  pre- 
miers barons  aux  états  de  la  haute  Auvergne;  ils 
commandaient  les  troupes  et  ils  percevaient  les 
subsides  que  la  noblesse  accordait  au  roi  en  temps 


-   13  - 


de  guerre.  Ces  dernières  fonctions  leur  valurent  le 
titre  de  comptour. 

Le  premier  personnage  connu  de  cette  vieille 
souche  est  Amblard,  seigneur  d'Apchon,  de  Murol, 
etc.,  vivant  en  l'an  1000.  La  violence  de  son  carac- 
tère lui  lit  donner  le  sobriquet  de  Mal-Hivernat. 
Les  chroniqueurs  racontent  qu'ayant  enlevé  un 
homme,  il  l'enferma  dans  son  château  de  Haute- 
Clair,  surnommé  depuis  Nonelte,  et  l'y  lit  périr. 
On  l'accusa  aussi  du  meurtre  de  Guillaume  Bru- 
net,  son  parent,  au  profit  duquel  le  château  avait 
été  confisqué.  Quelques  années  après,  dit-on, 
Amblard,  touché  de  repentir,  alla  â  Rome  se  jeter 
aux  pieds  du  souverain  pontife,  et  obtint  son  par- 
don à  la  condition  de  léguer  sa  terre  d'indiciat  à 
saint  Odilon,  abbé  de  Cluny.  A  l'appui  de  cetle 
tradition  l'on  rappelle  que  la  maison  d'Apchon 
avait  pour  cri  de  guerre  :  Hauteclair!  et  que  ses 
armes  primitives  furent:  Une  croix  u u  pied  patte 
cantonnée  de  deux  Lésants  en  chef,  d'une  hache 
d'armes  au  canton  dextre  de  la  pointe  et  d'une 
nonne  en  habit  de  chœur  au  canton  sénestre', 
elles  rappelaient  sans  doute  le  crime  d'Amblard, 
son  repentir  et  le  prix  de  son  pardon. 

Les  successeurs  d'Amblard,  pour  effacer  le  sou- 
venir de  ce  passé  odieux,  adoptèrent  plus  lard 
pour  armoiries  :  D'azur  à  six  fleurs  de  lis  d'or. 
C'est  le  blason  qui  a  été  attribué,  dans  la  galerie 
des  Croisades  du  inusée  de  Versailles,  au  comptour 
d'Apchon,  qui  accompagna  le  comte  d'Auvergne 
en  Palestine  en  1103;  mais  par  erreur,  on  l'a  nom- 
mé Arnaud  au  lieu  d'Armand,  et  on  lui  a  donné 
pour  écu  un  semé  de  fleurs  de  lis  sans  nombre. 

En  1334,  Guy,  comptour  d'Apchon,  se  distingua 
dans  les  guerres  que  Philippe  de  Valois  eut  à 
soutenir  en  Flandre  contre  Jacques  d'Arteveld 
et  contre  le  prince  de  Galles,  venu  au  secours 
des  Gantois  révoltés.  Ce  fut  dans  cette  cir- 
constance, dit-on,  que  le  monarque  français, 
pour  récompenser  leur  bravoure,  et  leurs  loyaux 
services,  accorda  à  plusieurs  seigneurs  d'Auvergne 
et  notamment  au  comptour  d'Apchon.  le  droit  de 
porter  des  fleurs  de  lis  dans  leurs  armes. 

Guillaume,  fils  du  précédent,  fut,  après  la  funeste 
bataille  de  Poitiers,  placé  par  le  dauphin  régent  à 
la  tète  de  la  noblesse  de  sa  province,  qui  le 
réclamait  pour  chef  comme  le  plus  digne  de 
commander.  Les  pouvoirs  les  plus  étendus  lui 
furent  conférés  par  lettres  patentes  de  1357,  et 
aussitôt  il  prit  toutes  les  plus  sa^es  mesures  pour 
s'opposera  l'invasion  des  Anglais. 

L'ancienne  et  illustre  race  des  comptours  d'Ap- 
chon s'éteignit  glorieusement  par  la  mort  de 
Guillaume  VI  sur  le  champ  de  bataille  d'Azin- 
court.  On  nous  dit  qu'une  famille  a  relevé  le  nom 
et  se  fait  appeler  d'Apchon  deSaint-<  lermain. 

Nous  ignorons  l'adresse  des  membres  de  cette 
dernière  famille,  s'il  en  existe  encore. 

Armes  :  D'or,  à  .si.,-  fleurs  de  lis  d'azur.  — 
Alias  :  D'or,  sente  de  /leurs  de  lis  d'azur. 

Cri  m;  guerre  :  Hauteclair. 


ARBAUD  \d '). 

Cette  famille  a  pour  auteur  Barthélémy  d'Ar- 
baud,  chancelier  du  roi  Robert; on  le  trouve  qua- 
lifié miles,  chevalier,  dans  plusieurs  actes  passés 
aux  années  1324  et  1326.  Nostradamus  le  nomme 
parmi  les  hommes  illustres  de  ce  temps-là  dans 
son  Histoire  de  Provence. 

Jean  d'Arbaud,  fils  du  précédent,  s'établit  à 
Arles,  où  il  passa  plusieurs  actes  dans  lesquels 
il  est  qualifié  damoiseau. 

Ses  descendants  ont  toujours  soutenu  de  la  ma- 
nière la  plus  honorable  leur  noblesse., Ils  l'avaient 
illustrée  par  leurs  services  dans  les  armées  de 
nos  rois  et  par  leurs  bonnes  alliances. 

Un  Arbaud  d'Arbaud,  descendant  des  précé- 
dents, fut  premier  consul  de  la  ville  d'Aix  en 
L428.  Cette  famille  a  en  outre  fourni  des  cheva- 
liers de  Malte  et  de  Saint-Louis  et  des  officiers  de 
toutes  armes.  Nostradamus,  parlant  des  gentils- 
hommes célèbres  en  l'an  1419,  fait  mention  d'Ar- 
baud Arbaud,  seigneur  d'Aups. 

Cette  famille  a  formé  deux  branches  : 

1°  Celle  des  seigneurs  de  Gardane  et  de  Jonques 
dont  les  armes  sont  : 

D'azur,  au  chevron  d'argent  et  au  chef  cV or, 

chargé  d'une  étoile  de  gueules. 

2°  Celle  des  seigneurs  de  Brest  et  de  Château- 
vieux,  dont  les  armes  sont  : 

D'argent,  au  griffon  de  sable,  la  patte  dextre 
d'aigle,  et  la  jambe  sénestre  de  lion,  velues  ou 
écorchées  de  gueules. 


D  E  vis 


Nascitur  et  péril  ira. 


ARBLADE  (d'). 

L'état  de  cette  famille  nous  est  inconnu.  Les 
d'Arblade  sont  issus  des  comtes  de  Pardail- 
lan-Gondrin,  et  ont  été  répandus  en  Roussillon, 
Guyenne  et  Gascogne. 

Armes  :  Parti  :  aui  (d'Arblade),- qiii  est  d'or 
au  lion  de  gueules,  couronné  du  même,  lennnl 
de  sa  patte  sénestre  une  épée  d'azur  eh  pal,  la 
pointe  en  bas;  au  chef  d'azur,  chargé  d'une 
croizette  d'or  entre  deux  croissants  d'argent  ; 
an  >  (de  Paillardan-Gondrin)  qui  est  coupé  :  à) 
d'urgent  à  trois  fasces  ondées  d'azur  (Pardail- 
lan);  li)  d'or  au  château  de  gueules,  maçonné 
de  snlile.  sommé  de  trois  tourelles  de  gueules 
et  accompagné  de  trois  lé/es  de  Maures,  tortille 
d'argent,  rangées  en  chef  (Castillon). 

Supports  :  Deux  lions  au  naturel. 

Devise  :  Crescil  eundo. 

ARCESur). 

Le  nom  d'Arces  futd'abord  celui  d'une  ancienne 
famille  du  Dauphiné  dont  le  dernier  rejeton  mâle, 
Louis  d'Arces,   maria,  en  1210,  sa  fille  Guiffrède  à 


—  45 


—  46  — 


Hugues  Morard,  qui  fut  substitué  aux  noms  et 
armes  de  son  beau-père.  De  cette  union  étaient 
issus  trois  fils  qui  firent  souche  ;  l'un  conserva  le 
nom  de  Morard;  les  deux  autres  prirent  celui 
d'Arces. 

Joffrey  d'Arces,  bailli  du  Briançonnais,  était  ma- 
réchal de  l'armée  du  dauphin  Humbert  en  1339. 

François  d'Arces,  qui  combattit  à  la  funeste 
journée  d'Azincourt,  1415,  mourut    sans  alliance. 

Antoine  d'Arces,  seigneur  de  la  Bâtie  et  de  Lis- 
sieu,  dit  le  chevalier  Blanc,  capitaine  de  50  hom- 
mes de  pied,  s'illustra  comme  un  véritable  coureur 
d'aventures.  Il  parcourut  l'Espagne  et  le  Portugal, 
prenant  part  aux  tournois  et  aux  emprinses,  où 
il  triomphait  des  plus  braves  combattants.  Il  passa 
ensuite  en  Ecosse,  où  il  conquit  l'amitié  du  roi 
Jacques  IV.  Il  revint  en  France  servit  sous 
Louis  XII,  et  fut  fait  prisonnier  avec  Imbaut  de 
Rivoire  par  les  Vénitiens.  Jacques  IV  le  rappela 
en  Ecosse,  et  les  historiens  dauphinois  disent 
môme  qu'il  fut  nommé  régent  pendant  la  mino- 
rité de  Jacques  V.  Ce  fait  est  démenti  par  les  au- 
teurs anglais.  Il  périt  assassiné  par  David  Hume, 
gentilhomme  écossais,  le  21  octobre  1517. 

Jean  d'Arces,  seigneur  de  la  Bâtie  et  de  Mont- 
biros  en  Dauphiné,  baron  de  Livarot  (Normandie), 
célèbre  sous  ce  dernier  nom,  fut  un  des  favoris 
de  Henri  III.  Il  fut,  avec  Maugiron,  témoin  et  se- 
cond de  Gaylus  dans  le  fameux  combat  de  trois 
contre  trois  (le  27  avril  1578).  Il  tua  Schomberg 
son  adversaire;  mais  il  fut  lui-même  blessé  griè- 
vement à  la  tête  d'un  coup  d'épée.  —  Il  périt  dans 
un  autre  combat  livré  près  de  Blois,  où  il  avait 
le  marquis  de  Piennes  pour  adversaire  (1580).  La 
baronnie  de  Livarot  et  les  autres  biens  de  sa 
brandie,  éteinte  avec  lui,  passèrent  dans  la  fa- 
mille d'Oraison. 

Un  Louis  d'Arces,  écuyer,  seigneur  du  Domaine 
et  de  la  Bayette,  fut  capitaine  dans  le  régiment 
de  Champagne,  l'an  1683,  et  commandant  au  fort 
Saint-André  d'Avignon  l'an  1684,  puis  lieutenant- 
colonel  des  milices  de  la  vallée  du  Grésivaudan. 
La  preuve  de  la  noblesse  de  cette  famille  fut  justi- 
fiée par  titres  depuis  Louis  d'Arces,  son  septième 
aïeul,  marié  le  24  juillet  1506  avec  noble  dame 
Guigone  de  Fay. 

Au  siècle  dernier,  Louis-Antoine  d'Arces,  che- 
valier de  Saint-Louis,  était  capitaine  des  dragons 
au  régiment  des  volontaires  du   Dauphiné  (1758). 

Nous  n'avons  pu  établir  d'où  provient  le  titre 
de  marquis  porté  par  le  représentant  actuel. 

Armes  :  D'azur,  au  franc  quartier  d'or  ;  à  la 
cotlce  componnée  d'argent  et  degueules,  brochant 
sur  le  tout . 

Devise  :  Le  tronc  est  vert,  les  feuilles  sont 
arées,   ou    Virtus,  labo)',  honos. 


ARCHAMBAULT  (d"). 

Cette   famille,  originaire  du    Languedoc,    s'est 
toujours  distinguée    dans  les   armées,  et  a  donné 


cinq  grands  baillis  d'épée  de  Chàtillon-sur-Indre, 
suivant  certificat  de  M.  d'Hozier,  délivré  le  2  oc- 
tobre 1765. 

Le  premier  connu  de  ce  nom  est  Jean  d'Archam- 
bault,  chevalier,  capitaine  d'infanterie  au  régi- 
ment de  Vaubecourt  en  1620,  qui  se  distingua 
contre  les  troupes  du  prince  de  Condé.  11  fut  créé 
premier  grand  bailli  d'épée  de  Chàtillon-sur-Indre, 
aux  gages  de  600  livres  pour  récompense  de  plus 
de  iO  années  de  service,  et  mourut  en  1646,  lais- 
sant plusieurs  enfants. 

Son  fils  aîné,  Jean-François  d'Archambault, 
grand  bailli  d'épée,  capitaine  d'une  compagnie  de 
gens  de  pied  dans  le  régiment  de  Vaudrecourt, 
présida  à  l'assemblée  de  la  noblesse,  convoquée 
par  ordre  du  roi,  en  1649.  Il  se  distingua  au  siège 
de  Roses  ;  fut  envoyé  par  le  roi  en  diverses  cours 
de  l'Europe, etmourut  avec  postérité  le7juillet  1652. 

Son  fils  aîné,  René-François  d'Archambault. 
chevalier,  fut  nommé  par  Louis  XIV  grand  bailli 
d'épée,  quoiqu'il  n'eût  qu'un  an,  et  il  lui  fut  fait 
don  de  la  charge  de  gentilhomme  ordinaire,  vou- 
lant, dit  Sa  Majesté  dans  ses  brevets,  récompen- 
ser dans  ce  lils  les  services  des  pères.  Il  fut  élevé 
page  du  roi,  en  sa  grande  écurie,  entra  ensuite 
dans  la  seconde  compagnie  des  mousquetaires  de 
la  garde  du  roi  ;  se  distingua  dans  plusieurs  ac- 
tions, fut  blessé  de  trois  balles  au  siège  de  Maës- 
tricht.  En  récompense,  Sa  Majesté  lui  fit  présent 
d'une  compagnie  de  cavalerie  dans  son  régiment; 
peu  après,  il  fut  blessé  à  la  cuisse,  et  ne  cessa  de 
servir  que  lorsque  ses  blessures  multipliées  l'obli- 
gèrent de  demander  sa  retraite. 

Ses  descendants  comptent  des  officiers  supé- 
rieurs dans  l'infanterie  et  la  cavalerie,  des  cheva- 
liers de  Saint-Lazare  et  du  Mont-Carmel,  et  des 
mestres  de  camp  de  cavalerie. 

Armes  :  D'azur, à  trois  lions  grimpants,armés 

et  lampasses  de  gueules,  à  Vécu  d'argent  eu 
abîme  ;  au  pal  de  gueules,  chargé  de  trois 
sautoirs  alésés  d'or. 

Supports:  Deux  griffons  armés. 

Devise:  In  armis  leones. 

11  a  existé  d'autres  familles  du  même  nom  dans 
le  Bourbonnais,  l'Orléanais  et  la  Touraine  qui 
portaient  les  armes  ci-après  : 

Bourbonnais  :  D'or,  au  lion  de  gueules,  à 
huit  coquilles  d'azur,  mises  en  orle. 

Orléanais  et  Touraine:  D'azur,  à  trois  lions 
d'or,  2  et  1,  en  cœur  un  écusson  d'argent,  au 
pal  de  gueules,  chargé  de  trois  sautoirs  ou  fran- 
chis d'or. 

Nous  trouvons  encore  :  D'argent,  au  sautoir 
d'azur,  chargé  de  cinq  étoiles  d'or,  à  la  bordure 
denchée  de  gueules. 

ARCIZAS  {oV). 
Cette  famille  est  une  des  plus  anciennes  et  des 


ïl 


48  — 


plus  distinguées  parmi  la  noblesse  du  comté  de 
Bigorre.  On  trouve  dans  un  manuscrit  de  l'histoire 
des  vallées  d'Auge,  qu'un  seigneur  d'Arcizas, 
étant  au  service  du  roi  d'Aragon,  contre  les 
Maures,  avait  proposé  une  entreprise  extrême- 
ment difficile  et  si  périlleuse,  que  le  roi,  la  regar- 
dant impossible,  lui  promit  un  merle  blanc  s'il 
parvenait  à  l'exécuter  ;  et  qu'ayant  effectivement 
réussi,  il  prit  pour  armes  un  merle  blanc  sur  un 
fond  d'azur. 

Les  seigneurs  d'Arcizas  ont  tenu,  depuis  le 
XIe  siècle,  un  rang  distingué  dans  les  comtés  de 
Bigorre  et  de  Cominge  ;  ils  y  ont  possédé  plusieurs 
terres,  et  y  ont  fait  la  guerre  et  des  traités  de  paix 
en  leur  nom,  et  s'y  sont  toujours  alliés  avec  les 
familles  les  plus  distinguées.  Ils  sont  qualifiés 
dans  tous  les  actes  des  titres  de  noble,  de  damoi- 
seau, d'écuyer,  de  chevalier,  de  messire,  de  mon- 
seigneur et  de  puissant  seigneur  ;  titres  qui  n'ap- 
partenaient anciennement  qu'aux  souverains  et  à 
la  haute  noblesse. 

Cette  ancienne  maison,  qui  a  produit  plusieurs 
branches,  ne  subsiste  plus  aujourd'hui  que  dans 
celle  des  seigneurs  deLaBroquerreet  d'Estansan, 
dans  le  comté  de  Cominge. 

Les  armes  sont  : 

1"  Pour  la  branche  de  La  Broquerre  : 

D'azur,  au  merle  d'argent  passant,  qui  fut 
donné  à  cette  famille  pour  une  belle  action  de 
guerre,  ainsi  qu'il  est  dit  plus  haut; 

2°  Pour  la  branche  d'Estansan  : 

D'argent,  à  un  cœur  de  gueules,  traversé 
d'une  clef  de  sable;  parti  de  gueules,  au  lion 
d'or,  au  chef  d'azur  chargé  de  trois  étoiles  d'or. 

ARCONATI-VISCONTI. 

Famille  originaire  du  Brabant,  dont  l'état  nous 
est  inconnu.  Le  titre  de  marquis  est  de  Busto. 

Armes:  Ecart  été:  aux  1  et  4  à  cinq  points 
d'or  équipollés  à  \  d'azur  (Arconati)  :  aux  2  et  3 
d'argent,  à  la  couleuvre  ondoyante  en  pal  d'a- 
zur, engloutissant  un  enfant  de  gueules  (Vis- 
conti). 

Cimier:  La  couleuvre,  issant  entre  un  vol 
d'argent. 

Supports:  A  de. être  un  griffon  d'or;  à  sé- 
nestre,  un  léopard  lionne  d'or. 

Manteau:  D'argent,  doublé  d'azur. 

ARÈNE  (cT) 

La  maison  d'Arène  Conhublet  tient  un  rang 
honorable  parmi  les  plus  illustres  et  les  plus  an- 
ciennes de  la  Provence.  Evandol,  comte  de  Con- 
kublet,  est  le  premier  dont  nous  ayons  connais- 
sance. Il ,  était  grand  homme  de  mer,  et.  après 
avoir  servi  pendant  quelque  temps  le  roid'Angle- 


terre  et  fait  plusieurs  actions  de  valeur  avec  ses 
six  galères,  qui  lui  appartenaient,  il  se  retira  à 
Naples  où  il  s'établit. 

Ses  enfants  firent  différentes  branches  dans  le 
royaume  de  Naples  ;  un  de  ses  petits-fils  épousa 
lie'' ritière  de  la  maison  d'Arène,  et  acquit  par  ce 
mariage  la  baronnie  de  ce  nom,  située  dans  la 
Calabre,  diocèse  Bari.  Depuis  cette  alliance,  les 
Conkublet  prirent  le  nom  d'Arène  et  c'est  sous  ce 
dernier  nom  qu'on  les  connaît  depuis  plus  de 
500  ans.  Charles-Quint  accorda  à  Jean-François 
d'Arène  le  titre  de  marquis  ;  et  le  pape  Eugène 
donna  en  1440  le  commandement  de  ses  troupes  à 
Louis  d'Arène,  archevêque  de  Florence,  lequel  fut 
ensuite  cardinal  et  patriarche  d'Aquilée.  L'abbé 
Fleury  en  parle  comme  d'un  grand  homme,  dans 
son  Histoire  ecclésiastique.  11  mourut  à  Borne 
l'an  1465. 

Nicolas  d'Arène  fut  le  premier  de  cette  maison 
qui  passa  en  Provence.  Il  y  accompagna  Louis  III, 
roi  de  Naples  et  des  Deux-Siciles,  duc  d'Anjou  et 
comte  de  Provence,  son  bienfaiteur. 

Après  le  traité  de  Madrid,  Nicolas  d'Arène  fut 
un  des  trois  gentilshommes  que  la  ville  de  Mar- 
seille envoya  au  roi  en  1424,  pour  complimenter 
Sa  Majesté  sur  son  heureux  retour  en  Fiance. 
Nicolas  obtint  à  cette  occasion  la  permission  de 
faire  battre  monnaie  à  Marseille.  Le  roi  Bené  le 
fit  son  conseiller  d'Etat  en  1447  et  lui  accorda  plu- 
sieurs privilèges  tant  pour  lui  que  pour  la  ville  de 
Marseille  qui  l'avait  député  auprès  de  ce  prince. 

Jean  d'Arène  fut  deux  fois  premier  consul  de 
Marseille. 

La  famille  compte  un  conseiller  avocat  du  roi 
à  Marseille,  un  capitaine  dans  le  régiment  du  roi 
infanterie,  des  chevaliers  de  l'ordre  militaire  de 
Saint-Louis,  un  lieutenant  général  des  armées  du 
roi.  En  1702  le  roi  donna  à  un  Arène  une  compa- 
gnie de  cavalerie. 

Armes:  Ecartelé:  aux!  et  4 d'argent,  à  quatre 
burettes  (ou  jumelles)  de  gueules;  aux  2  et  3 
d'azur,  à  une  foi  d'argent,  varée  de  pourpre, 
posée  en  bonde. 

ARGENCE  (cV). 

Cette  famille,  originaire  de  la  Guyenne,  du  Poi- 
tou et  de  l'Angoumois,  dont  les  biens  ont  passé 
dans  celle  de  Joumarl  d'Achard  en  1008,  parle  ma- 
riage de  Gaspard  Joumart  avec  Gabrielle  Tison 
d' Xrgence,  réunit  en  elle  les  trois  noms  patrony- 
miques qui  forment  la  souche  commune. 

C'est  à  elle  qu'est  attribué  uniquement  le  dis- 
tique suivant  : 

Les  Achaid,  les  Tison  elles  voisins 
Pu  pays  ont  chassé  les  Sarrasins. 

Le  premier  auteur  connu  est  Achard,  seigneur 
de  Pommier,  évêque  de  Xoyon  sous  Clotair  II, 
qui  vivait  vers  l'an  O'iO. 

Joumart,  seigneur   de  Sufferte,  remonte  à  Au- 


10  — 


-  50  - 


doin  Joumart,  Miles,  seigneur  de  Vouzais,  qui 
vivait  en  1260. 

Tison  vivait  en  l'an  565  du  règne  de. Justinien  Ier, 
empereur  d'Orient.  (Extrait  du  corpus  juris 
civilis). 

Gabrielle  Tison  d'Argence,  qui  épousa  Gaspard 
Joumart  et  lui  apporta  en  dot  la  seigneurie  d'Ar- 
gence, était  tille  de  François  Tison,  gentilhomme 
de  la  chambre  du  roi,  chevalier  de  l'ordre  et  pre- 
mier baron  d'Angoumois  et  de  Françoise  de  La  Bo- 
chebeaucour,  issue  de  la  maison  d'Alhret. 

C'est  par  acte  du  20  décembre  1111  que  les  Jou- 
mart et  les  Achard  joignirent  leurs  noms  et  leurs 
armes. 

La  maison  Achard-Joumart-Tison-d'Argence  a 
fourni  des  évèques,  des  chevaliers  de  Malte,  des 
chevaliers  de  Snint-Louis,  des  maréchaux  de 
camp,  etc. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  A,  d'azur  à  trois 
besants  d'or,  posés  2  et  1,  qui  est  de  Joumart;  aux 
2  et  3,  d'or,  à  deux;  lions  couronnés  passant  de 
gueules,  qui  est  de  Tison;  sur  le  tout  :  d'argent, 
à  trois  doubles  triangles  de  sable  en  chef  posés 
2  en  pointe  et  1  en  chef:  et  à  trois  fasces  de 
gueules,  qui  est  d'Achard. 

Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deux  lions. 
Devise  :  Achard,  Hache. 

REPRÉSENTA NTS  ACT UELS  : 

1°  Argence  (Mise  douairière  d'j,  née 
Marie-Aline-Amélie  Quimper  de  Lanascol, 
demeurant  château  du  Grand- Lucé  (Sarthe). 

Enfants:  a)  Alfred-Marie-René-François- 
Hippolyte  (Mls  d'A),  même  adresse;  b)  Ma- 
rie-Frédéric (Cte  cl' A),  marié  à  MUe  Barrot, 
même  adresse;  c)  N...,  mariée  au  baron 
Léonce  Le  Vavasseur,  50,  avenue  Marceau, 
à  Paris. 


ARLEMPDES  UV). 


ARMAGNAC  (tf). 


Voy.  Laval. 


Le  dernier  des  anciens  comtes  d'Armagnac 
mourut  archevêque  d'Avignon  en  1585,  âgé  de  80 
ans.  Il  était  fils  d'un  bâtard,  et  la  branche  des 
enfants  légitimés  était  éteinte  auparavant. 

De  ces  anciens  comtes  d'Armagnac  sont  sortis 
les  ducs  de  Nemours,  par  Bernard  d'Armagnac, 
mort  en  1462;  le  dernier  de  ces  ducs  fut  Jean  d'Ar- 
magnac, duc  de  Nemours,  mort  à  la  bataille  de 
Cérignole,  le  28  avril  1503. 

Les  vicomtes  de  Fezensaguet  sont  aussi  sortis 
des  anciens  vicomtes  d'Armagnac;  leur  postérité  a 


fini  à  Jean  d'Armagnac,  deuxième  du  nom,  vi- 
comte de  Fezensaguet,  mort  en  1403. 

Le  comté  d'Armagnac  échut  à  la  couronne,  et 
Louis  XIV  en  fit  don,  le  20  novembre  1645,  à 
Henri  de  Lorraine,  comte  d'Harcourt  et  d'Arma- 
gnac. 

Armes  :  D'argent,  au  lion  de  gueules. 

Il  est  fait  mention  d'un  autre  Armagnac,  en 
Guyenne,  dont  les  armes  sont  : 

Ecartelé:  aux  1  et  4  d'or,  au  lion  de  gueules  ; 
aux  2  et  3  de  gueules,  au  léopard  lionne  dor. 

ARNAUD. 

Famille  noble  de  Provence,  qui  remonte  à  Jo- 
seph Arnaud  de  la  ville  de  Sisteron,  qui  s'établit 
à  Aix,  où  il  exerça  un  ofQce  de  conseiller,  secré- 
taire, contrôleur  à  la  chancellerie  du  parlement, 
le  18  janvier  1685. 

Armes  :  L'azur,  au  lion  d'or  lampassé et  armé 
de  gueules. 

Il  existe  plusieurs  autres  familles  Arnaud, 
parmi  lesquelles  nous  trouvons  un  Arnaud, 
écuyer,  seigneur  de  Sarazignac,  dont  la  noblesse 
fut  justifiée  par  titre  depuis  Louis  Arnaud,  qui 
vivait  avant  1561. 

Armes  :  L'azur,  à  une  bande  dor,  chargée  de 
trois  losanges  de  gueules,  accompagnée  en  chef 
de  trois  étoiles  cï argent  posées  en  bande. 

Nous  trouvons  aussi  des  Arnaud  dans  le  Berry 
qui  portaient  : 

D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné  en  chef 
de  deux  étoiles  dargeyit,  et  en  pointe  d'un  crois- 
sant du  même. 

Dans  le  Languedoc  : 

D'azur,  à  trois  trèfles  d'argent. 

ARODES  (oV) 

Famille  originaire  de  Mézin  en  Condomois  (au- 
jourd'hui chef-lieu  de  canton)  (Lot-et-Garonne). 
Elle  a  produit  les  branches  suivantes: 

1°  d'Arodes  de  Choisy  éteinte  en  1846,  où  figu- 
rent :  un  juge  royal  de  Mézin,  un  colonel  d'artille- 
rie, chevalier  de  Saint-Louis. 

2°  d'Arodes  de  Touronna  qui  a  donné  :  un  juge 
royal  à  Mézin,  un  capitaine  de  carabiniers  royaux, 
chevalier  de  Saint-Louis,  un  enseigne  de  vaisseau 
mort  prématurément. 

Elle  s'est  éteinte  à  Mézin  en  1851,  mais  elle  s'est 
continuée  dans  les  Ardennes  par  l'un  des  siens 
marié  en  1711  à  Anna-Françoise  de  Mouy  de  Sou, 
héritière  de  la  terre  seigneuriale  de  Tailly  (canton 
de  Buzancy)  (Ardennes). 

3°  d'Arodes  de  Tailly,  actuellement  divisée  en 
deux  branches. 

4°  d'Arodes  de  Peyriague  qui  compte  :  un  major 


—  51 


—  ■)'. 


au  régiment  de  Brie,  chevalier  de  Saint-Louis,  un 
chasseur  noble  à  l'armée  de  Gondé,  chevalier  de 
Saint-Louis,  et  présentement  partagée  en  deux 
branches. 

Armes:  D'argent,  à  un  chevron  d'azur,  ac- 
compagné en  pointe  d'un  croissant  du  même  : 
au  chef  de  gueules  chargé  de  trois  étoiles  d'or. 

REPRÉSENTANTS  CONNUS  : 
Branche  de  Pjeyriague 
Aînée:  l'Arodes  de  Peyriague  'Raoul 
oV).  —  Résidence:  Chau  de  Peyriague,  par 
MéziD  (Lot-et-Garonne). 

2"  A.  de  P.  (Marie-Louise-Raymond  cV), 
càpitai ne-adjudant-major  au  123e  de  ligne 
à  la  Rochelle  (Charente-Inférieure). 

Cadette:  3°  A.  de  P.  (Marie-Georges- 
Jean  d"),  lieutenant  de  vaisseau,  à  Brest. 
Branche  de  Tailly 
l'Arodes  de  Tailly  (Edmond  cT),  chef 
actuel  de  nom  et  d'armes.  —  Résidence: 
château  de  Villeray,  par  Saint-Laurent-de- 
Çondel  (Calvados)  ;  marié  à  Mario  de  La 
Choltière,  dont:  l11  Louis;  2°  Jeanne;  3° 
Lucie. 

Frère  cadet  : 

2°  A.  de  T.  (Eugène  cV).  —  Résidence: 
château  des  Forgettes,  par  Buzancy  (Arden- 
îics);  marié  à  Marie,  née  baronne  d'Anethan 
dont:  1°  Blanche,  mariée  au  baron  Alfred 
de  Cartier  d'Yves,  demeurant  au  château 
de  Laplante,  prés  Namur  (Belgique)  :  2°  I  ras- 
ton,  marié  à  X..  demeurant  au  château  des 
Forgettes. 

ARTOIS  {cV). 

Ancienne  famille  originaire  du  Noyonnais  qui, 
avant  la  Révolution  et  sous  la  Restauration,  a 
donné  de  nombreux  officiers,  gardes  du  corps, 
chevaliers  de  Saint-Louis,  etc. 

11  y  a  une  Branche  d'A.  de  Bournonville  que 
nous  croyons  éteinte  depuis  longtemps  dans  les 
mâles. 

Armes  :  D'azur,  au  sautoir  engrèlè  d'argent, 
accompagne  de  deux  croissants  du  même,  l'un 
en  chef,  l'autre  en  pointe,  et,  aux  flancs,  de 
deux  coquilles  d'or. 

ARTUR  DE  LA  VILLARMOIS. 

La  famille  Arturesl  originaire  de  Saint-Laurent 
de  Terregâte,  dans  l'Avranchin. 

Sa  généalogie  remonté  sans  interruption  à 
Estienne  Artur,  eacuyer,  sieur  de  Larturage  en 


Saint-Laurent.  Il  laissa  de  son  mariage  avec  Hu- 
guette  d'Ardaine,  Guillaume  et  Jacqueline,  ma- 
riée à  Jean  de  Romilly,  escuyer,  seigneur  du 
Plessys.  Ces  deux  enfants  firent  le  partage  de  sa 
fortune  en  L396. 

Guillaume  Artur.  écuyer,  fils  du  précédent,  dé- 
tendit le  Mont-Saint-Michel  contre  les  Anglais. 
Pour  plus  de  détails  sur  Guillaume,  on  peut  con- 
sulter le  récent  ouvrage  de  M.  de  Poli  :  les  Dé- 
fenseurs du  Mont-Saint-Michel. 

Laurent  Artur,  mort  en  1601,  combattit  contre 
la  ligue  sous  les  ordres  du  duc  de  Montpensiçr, 
principalement  au  siège  d'Avranches  et  à  celui  du 
château  de  La  Chaise. 

Charles  et  Philippe  Artur  du  Plessis  reçurent 
en  1647  des  lettres  d'anoblissement.  Les  vieux 
titres  de  la  famille  disent  que  celle-ci  avait  dérogé 
•par  suite  de  pertes  de  biens  (sic). 

Quand  Charles  et  Philippe  reçurent  leurs  lettres 
de  noblesse,  il  y  avait  trois  générations  que  leurs 
parents  ne  portaient  plus  le  titre  d'écuyer. 

Les  Artur  possédaient  la  terre  du  Plessys  ou 
Plessis,  en  Saint-Laurent  de  Terregâte,  depuis  au 
moins  1474.  Charles  Artur,  dont  il  est  parlé  plus 
haut,  laissa  cette  terre  à  Philippe,  son  cadet,  et 
son  fils  fit  l'acquisition  de  la  seigneurie  de  la  Vil- 
larmois,  auprès  de  Dol  en  Bretagne.  De  sorte  que 
depuis  ce  moment  la  branche  ainée  prit  le  nom  de 
La  Yillarmois,  et  la  branche  cadette  continua  à 
porter  celui  du  Plessis.  Les  descendants  de  Phi- 
lippe vendirent  le  Plessis  au  commencement  du 
siècle  et  furent  s'établir  à  la  .Martinique,  où  leurs 
enfants  sont  encore  actuellement.  Jacques-René- 
Jean-Bapliste  Artur,  comte  de  La  Yillarmois,  se 
fit  naturaliser  Breton,  le  5  mai  1774,  pour  pouvoir 
assister  aux  réunions  des  états  de  cette  province. 
Il  fut  cependant  nommé  député  aux  états  géné- 
raux de  178!)  par  la  noblesse  du  Cotenlin. 

La  famille  Artur  de  La  Yillarmois  est  aujour- 
d'hui représentée  par  deux  branches  :  l'aînée,  qui 
a  toujours  conservé  la  terre  de  La  Yillarmois,  en 
Bretagne,  et  la  cadette,  qui  demeure  au  château 
de  Montgoger,  en  Touraine. 

(Les  renseignements  ci-dessus  sont  tirés  de 
pièces  qui  se  trouvent  à  Saint-Lô,  aux  archives 
du  département  de  la  Manche). 

Armes  :  De  g  ne  nies,  à  la  coquille  d'or,  au  chef 
d'argent. 

Couronne  de  comte. 

ARVISENET. 

Un  Arvisenet,  seigneur  d'Auranges,  conseiller 
au  parlement  de  Besançon,  obtint  par  lettrés  du 
roi,  du  mois  de  mars  [~r2i'>.  la  continuation  du 
titre  de  marquis  qui  lui  avait  été  conféré  par  le 
roi  de  Sardaignè. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  cherrons  d'or. 

Nous  trouvons  encore  dans  la   même   province 


—  53  — 


54 


un  Arvisenet  anobli  en  1531,  qui  portait  les  mêmes 
armes. 

ASSCHE  (cT). 

Famille  originaire  du  Brabant. 

Armes  :  De  salle,  au  lion  d'argent:  ou  :  échi- 
queté  d'argent  et  de  sable,  de  cinq  tires,  chacun 
de  cinq  joints;  ou  encore  :  d'or,  à  la  fasce  d'a- 
zur, au  sautoir  de  gueules,  brochant  sur  le 
tout. 

ASSELIN  DE  WILLENCOURT. 

Noblesse  de  l'Empire.  Baron  militaire  du  5  août 
1812;  titre  éteint  faute  de  majorât,  quoiqu'il  ait 
été  confirmé  en  1714.  Le  nom  de  Willencourt  est 
une  addition  de  nom. 

Armes  :  D'or,  à  Véousspn  d'azut\  chargé  de 
trois  molettes  d'argent,  ci  la  bordure  de  gueules 
du  tiers  de  Vécu. 

ASSEZAT  DE  BOUTEYRE. 

Le  nom  de  terre  de  Bauteyre  a  été  ajouté  au 
nom  patronymique  en  vertu  d'un  décret  de  1860. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  croissants  d'argent,  et,  en 
pointe,  de  deux  épées  croisées  du  même.,  la 
pointe  en  haul. 

Devise:  Cui  amo  adhœres. 
Couronne  de  comte. 

ASTIER. 

Famille  de  Provence,  anoblie  par  une  charge  de 
trésorier  de  France  à  la  généralité  de  Provence 
dont  fut  pourvu,  le  15  mars  1741,  Jean  Astier. 

Armes  :  D'argent,  à  l'arbre  de  sinople,  issant 
d'une  terrasse  de  même  ;  au  chef  d'azur,  chargé 
d'un  soleil  accosté  de  deux  étoiles,  le  tout  d'or. 

AUBERT  DE  VINCELLES. 

Famille  originaire  île  Bre- 
tagne, ayant  possédé  le 
comlé  de  La  Ferrière,  les 
seigneuries  de  Vincellcs,  de 
Saint  (iilles  et  de  Clozy. 

Sa  filiation  est  nettement 
suivie  à  partir  de  Thomas 
Âubert  (de  Dieppe)  ,  capi- 
taine des  vaisseaux,  du  roi, 
qui  découvrit  (d'après  de 
vieux  papiers  de  famille), 
l'Amérique  septentrionale  , 
en  1504. 

Son  fils  Charles  ,  égale- 
ment capitaine  de  vaisseau,  mourut  en  15i0,  en 


cherchant  un  chemin  pour  aller  à  la  Chine  par  le 
Nord. 

Hector  Aubert,  seigneur  de  Clozy,  fut  conseiller 
du  roi,  à  Loches  (1669). 

Pierre  Aubert,  seigneur  de  La  Perrière  etdeVin- 
celles,  fut  maître  d'hôtel  ordinaire  du  roi 
Louis  XIV. Il  eut  deux  fils  :  l'un,  Charles-Maurice 
Aubert,  seigneur  de  La  Ferrière  et  de  Yincelles, 
fut  brigadier  des  armées  du  roi  (1719),  et  envoyé 
extraordinaire  du  roi  à  Venise  et  en  Sicile  ;  il 
mourut  sans  enfant. 

L'autre  Claude-Pierre  Aubert,  seigneur  de  La 
Ferrière  et  de  Vincelles,  capitaine  de  vaisseau, 
chevalier  de  Saint-Michel,  épousa  M1'8  de  La  Bo- 
cherousse,  en  Bretagne,  où  il  se  fixa. 

Son  fils  Jacques,  fut  également  dans  la  marine. 

Les  lettres  et  papiers  venant  de  lui  sont  adres- 
sées au  comte  de  La  Ferrière  de  Vincelles,  cheva- 
lier de  l'ordre  royal  de  Saint-Louis. 

Son  fils  Joseph-Armand  eut  plusieurs  garçons, 
dont  l'un  Jean-Marie  Aubert- Vincelles,  devint 
colonel  d'artillerie  et  ne  reprit  que  plus  tard  la 
particule,  sans  reprendre  ni  le  nom,  ni  le  titre  des 
comtes  de  La  Ferrière.  Il  mourut  en  1854. 

Son  fils  Amédée  Aubert  de  Vincelles,  officier 
d'infanterie  démissionnaire,  conseiller  général  du 
Finistère,  épousa  Mathilde  de  Kermenguy,  dont  il 
eut  trois  fils  : 

lo  Amédée,  lieutenant  de  dragons,  qui  épousa 
en  1892,  Marie  Delarue  Caron  de  Beaumarchais, 

dont  une  fille  ; 

2J  Henry,  marié  en  1893,  à  Marguerite  Bosgals 
de  Béals,  dont  un  fils  Jean. 

3°  Fernand. 

Armes  :  D'or,  à  trois  têtes  de  limier  de  sable. 

Certains  armoriaux  attribuent  ces  armes  au  nom 
de  La  Ferrière  et  donnent  aux  Vincelles  : 

Pallé  d'argent  et  de  gueules,  à  la  fasce  d'azur 
brochant. 

AUBRY. 

Nous  trouvons  un  grand  nombre  de  familles 
portant  ce  nom. 

Un  Jean-Martin  Aubry  fournit  au  conseil  supé- 
rieur ses  provisions  de  secrétaire  du  roi. 

Un  Léonor  Aubry  obtint  des  lettres  d'honneur 
pour  pareil  office,  le  12  octobre  1697. 

Deux  Aubry  furent  reçus  conseillers  au  parle- 
ment de  Paris  en  1720  et  1731. 

V\\  Aubry  prit  le  titre  de  marquis  de  Castelnau, 
d'une  terre  située  à  Lazenais  en  Berry. 

Armes  :  D'argent,  à  une  hure  de  sanglier  de 
sable,  les  yeux  et  les  défenses  d'argent:  au  chef 
d'azur,  dentelé  et  chargé  de  trois  roses  d'or. 

AUCAIGNE  DE  SAINTE-CROIX. 

Cette  famille,  originaire  du  Bourbonnais,  s'est 
établie  en  Bour™£'i^  à  la  lin  du  xvr  siècle. 


—   00   — 


—  56 


Le  nom  de  Sainte-Croix  a  été  ajouté  au  nom 
d'Aucaigne  en  vertu  d'un  décret  du  5  janvier  1878. 

Armes  :  D'azur,  à  un  chevron  d'or  surmonté 
d'un  quarreau  du  même;  accompagné  en  chef 
de  deux  canes  d'argent,  et  en  pointe  d'une  mon- 
tagne à  six  coupeaux  enflammés  de  trois  flam- 
mes, le  tout  aussi  d'argent. 

AUMALE  d'). 

La  petite  ville  d'Aumale,  appelée  autrefois 
Alhemarle,  est  située  à  vingt  kilomètres  de  Neuf- 
châtel,  dans  la  Seine-Inférieure.  Elle  fut  donnée 
par  Guillaume  le  Conquérant,  sous  le  titre  de 
comté,  à  Eudes  de  Champagne.  Le  roi  Philippe- 
Auguste  s'empara  de  ce  fief  sur  les  Anglais  et  le 
concéda  à  Simon  de  Dammartin.  Le  titre  de  comté 
d'Albemarle  ne  fut  plus  dès  lors  que  nominal  en 
Angleterre.  En  France,  le  comté  continua  de  sub- 
sister, et  son  nom  d'Albemarle  se  changea  par 
corruption  en  celui  d'Aumale.  11  appartint  suc- 
cessivement par  mariage  aux.  maisons  de  Castille 
d'Harcourt,  de  Lorraine  et  de  Savoie.  Louis  XIV 
l'acheta  en  1675  et  le  donna  au  duc  du  Maine, 
prince  légitimé  de  France,  dont  la  petite-fille  le 
porta  à  la  maison  d'Orléans. 

Plusieurs  généalogistes  pensent  que  c'est  des 
premiers  comtes  d'Aumale  que  descend  la  famille 
de  ce  nom,  qui  appartient  à  la  province  de  Picar- 
die. Deux  de  ses  branches  ont  été  maintenues  le 
30  janvier  1699,  sur  preuves  authentiques  remon- 
tant à  1546.  La  filiation  commence  à  Emery 
d'Aumale,  qui  épousa  Jeanne  d'Epagny,  fille  et 
héritière  de  Baudoin  d'Epagny. 

Un  Philippe  d'Aumale  fut  tué  à  la  bataillé  de 
Pavie.  Il  avait  épousé  une  nièce  de  Philippe  de 
Villiers-1'Isle-Adam,  grand  maître  de  Rhodes. Son 
fils  fut  panetier  et  ensuite  conseiller  et  chambellan 
de  Henri  IL  11  commandait  une  compagnie  de 
cent  hommes  d'armes. 

Le  rameau  des  seigneurs  de  Buny  et  d'Ivren- 
cheuse,  le  seul  qui  se  soit  continué  jusqu'à  nos 
jours,  fut  formé  par  Antoine  d'Aumale,  lieutenant 
du  roi  et  de  la  ville  de  Ham,  capitaine  de  cent 
hommes  de  pied. 

Un  Charles  d'Aumale,  seigneur  de  Moreuil  et  de 
Liévin,  devint  lieutenant  général  des  armées  du 
roi  et  commandeur  de  Saint-Louis.  Il  vivait  en 
1714,  et  son  lils  Charles-François  fut  colonel  d'ar- 
tillerie en  175G. 

Armes  :  D'argent,  à  la  bandi  de  gueules, 
chargée  de  trois desants  d'or. 

AUTRY  (cP). 

Terre  et  baronnie  en  Champagne,  diocèse  de 
Reims,  érigée  en  comté  en  1695,  en  faveur  de  la 
maison  de  Thuizy,  dans  la  branche  des  marquis 
de  Thuizy,  seigneurs  de  Vraux,  dont  l'auteur  est 
Jérôme  de  Goujon-de-Thuizy,  premier  du  nom.  qui 


vivait  vers  1560.  Il  est  parlé  de  Jérôme-Ignace  de 
Goujon  deThuizy,  chevalier,  marquis  de  Thuizy 
et  comte  d'Autry,  petit-fils  de  Jérôme,  auteur  de 
la  branche,  né  en  1063,  reçu  conseiller  au  grand 
conseil  le  24  août  1658. 

Armes  :  Ecartelé:  aux  1  et  4  d'azur,  au  che- 
rra// d'or,  accompagné  de  trois  losanges  du 
même,  qui  est  de  Goujon  ;  aux  2  et  3  de  gueules, 
au  sautoir  engrélé  d'or,  cantonné  de  quatre 
fleurs  de  lis  d'argent,  qui  est  de  Thuizy. 

AUVRAY. 

Il  y  avait  cinq  familles  de  ce  nom  en  Norman- 
die, trois  dans  la  généralité  d'Alençon,  et  deux 
dans  celle  de  Caen. 

La  première  est  Auvray,  sieur  de  la  Goudon- 
nière,  maintenu  dans  sa  noblesse  le  20  mai  1666. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  fasce  d'or,  accompa- 
gnée en  chef  de  deux  roses  d'or,  et  en  pointe  de 
deux  lions  passants  et  affrontés  d'or. 

La  seconde  est  Auvray,  sieur  des  Monts,  main- 
tenu dans  sa  noblesse  le  31  décembre  1666. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  d'azur,  chargé 
de  trois  fleurs  de  lis  d'or,  et  accompagné  de  trois 
feuilles  de  sinople,  2  en  chef  et  1  en  pointe. 

La  troisième,  de  la  généralité  d'Alençon,  est 
Auvray,  écuyer,  sieur  d'Im  au  ville,  maintenu  dans 
sa  noblesse  le  6  décembre  1666. 

Armes  :  De  gueules,  au  chevron  d'or,  ac- 
compagné de  trois  croix  du  même,  2  en  chef  et  1 
en  pointe. 

De  la  première  famille  d'Auvray,  de  la  généra- 
lité le  Caen,  était  Cyprien  Auvray,  sieur  de 
L">  -arde,  échevin  à  Caen,  qui  fut  anobli  par  let- 
tres du  mois  d'octobre  1599,  vérifiées  en  la  cham- 
bre des  comptes  en  1599  et  en  la  cour  des  aides, 
le  13  décembre  1010. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  coquilles  d'argent, 
2  et  1 . 

La  dernière  famille  du  nom,  est  Auvray,  sieur 
de  la  Rocque. 

Armes  :  Paie  d'azur  et  d'or,  de  six  pièces;  au 
chef  de  gueules,  chargé  d'un  léopard  d'or. 

Il  y  a  eu  encore  une  famille  Auvray  dont  un 
membre  fut  créé  baron  sous  l'empire  et  dont  le 
titre  serait,  paraît-il,  éteint. 

Armes  :  Ecartelé  :  au  1,  d'azur,  au  bouclier 
d'or,  chargé  d'un  écusson  du  champ  sur  lequel 
est  inscrit  le  chiffre  40,  d'argent  :  au  2,  de  baron 
préfet,  qui  est  d'azur,  à  la  muraille  'crénelée 
d'or,  surmontée  d'une  branche  de  chêne  du 
me  me;  au  3,  de  gueules,  à  la  clef  en  pal  d'ar- 
gent ;  au  4,  d'azur,  à  l'olivier  d'or,  fruité  d'ar- 
gent. 


—  a/  — 


58 


AUX  Y  (<F). 

Cette  famille,  une  des  plus  anciennes  et  des  plus 
illustres  de  l'Artois,  remonte  à  Adascar,  sire  et 
baron  d'Auxy  qui,  en  673,  fonda  l'abbaye  d'Auxy- 
aux-Moines ,  située  à  deux  heures  de  la  ville 
d'Auxy-le-Chàteau. 

Illustrations  :  3  chevaliers  croisés,  1  chevalier 
de  la  Toison  d'or,  1  grand  maître  des  Arbaletiers 
et  enfin  4  frères  chevaliers  barnouts,  tués  à  la 
bataille  d'Argincourt. 

Alliances  :  Rubempre,  Aubigny,  Vermandies, 
Riencourt,  Nedonchel,  Baillescourt,  Picquigny. 
Craon,  Encre,  Cany,  Créquy,  Melun,  Enghien, 
Hardenthun,  Mailly,  Laïrémouille,  Flavy,  Dreux, 
Egmont,  Bruyes  la  Gruthuse,  Tragignus,  Yves, 
BailIeul,Brimen,Villiers  del'lsle-Adam, La  Châtre, 
Potier  de  Gesvres,  Soyecourt,  Boufflers,  Rosset  de 
Eleury,  Saint-Bliniont,  du  Fay,  de  Mauluron. 

Armes  :  Echiqueté  d'or  et  de  gueules  de 
cinq  tires. 

Cimier  :  Un  buste  de  More. 

Couronne  de  duc. 


Supports  :  Deux  léopards  lionnes   d'or  lani- 
passés  de  gueules. 

Cri:  Et  toi  Auxy . 

Devise:  On  s'enlace.  (Versailles,  sal'e  des  Croi- 
sades). 


REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1"  Auxy  de  Launois  (Emile,  comte  cl), 
marié  à  Victorine  de  Séjournet  de  Rami- 
gnies,  dont  :  1  fils  et  3  filles. 

2"  A.  de  L.  (Albéric,  comte  cl  ,  marié  à 
X...,  dont  1  fils  et  3  lilles. 

Branche  cadette 

1"  Auxy  (Arthur,  duc  et  marquis  ef),  ha- 
bitant New-York. 
2°  A.  (Harold,  comte  cV). 
3°  A.  (Alain,  comte  cl). 
4°  A.  (Belynde,  comte  cl'). 


BABAUD. 

Très  ancienne  famille  du  Poitou,  établie  près  de 
Confolens  (Charente)  au  xve  siècle  et  ayant  pos- 
sédé  les  seigneuries  et  fiefs  de  Praisnaud,  de  La 
Croze,  de  La  Vergne,  du  Vignaud,  des  Bouteries, 
de  Iirisset,  de  Veine,  de  La  Grange,  de  LaChaus- 
sade,  de  La  Groze-Laribière,  de  Fontbelle,  de 
l'Herbaudie,  de  Frégeville,  de  La  Grosse,  de  La 
Franchaudie,  de  La  Fordie,  de  Bellivier,  deBara- 
cou,  de  Laugerie,  de  Marcillac,  du  Mas  de  La 
Roche,  de  Monvallier. 

En  1240,  Guillaume  Babaud  et  Jean  de  Mont- 
faucon  ont  leurs  biens  saisis,  sous  prétexte  qu'ils 
sont  hommes  du  sire  d'Allemagne,  pour  lors,  enne- 
mis du  roi.  (Arch.  nat.  .j.  97.  1.  117). 

Avant  1789,  cette  famille  possédait  dansleGon- 
folennais,  en  outre  des  très  nombreuses  el  non 
moins  importantes  seigneuries  ou  fiefs  cités  ci- 
dessus,  les  principales  charges  de  la  ville  de  Con- 
folens, telles  que  consuls,  maires  perpétuels,  pro- 
cureur du  roi  au  siège  de  l'élection,  subdélégués 
de  l'intendant,  etc. 

Partisans  ardents  de  la  réforme  religieuse,  plu- 
sieurs de  ses  membres,  lors  de  la  révocation  de 
l'édit  de  Nantes,  préférèrent  l'exil  à  l'abjuration 
de  leurs  croyances,  et  laissèrent  au  plus  jeune  des 
leurs  le  soin  de  ramener  sa  descendance  dans  le 
giron  de  l'église  catholique,  apostolique  et  romaine. 

On  lit,  en  effet,  dans  la  Chronique  protestante 
de  VAngoumois.  par  Bujeaud,  page  250  :  <<  Parmi 
les  abjurations  reçues  de  1670  à  1684  par  Cochois, 
curé  (le  Monlboyer,  on  cite  celle  du  sieur  Babaud 


de  Praisnaud-Isaac,  de  la  paroisse  de  Confolens, 
avocat  au  parlement  de  Paris.  »  Cette  abjuration 
eut  lieu  le  31  janvier  1660,  au  lieu  dit  d'Epenède, 
entre  les  mains  de  Bezeaud,  prêtre,  délégué  et 
muni  d'une  permission  expresse  à  cet  effet.  (Dos- 
sier manuscrit,  étude  de  Mc  Girard,  notaire  à 
Benest). 

Cristophe  Babaud  de  Praisnaud,  né  en  1551,  est 
le  chef  de  la  descendance  encore  existante  de  cette 
famille  à  Confolens. 

11  eut  do  son  mariage  en  1571,  avec  damoiselle 
Louise  Vergnaud,  deux  enfants,  Pol  et  Pierre,  qui 
sont  les  souches  des  deux  branches  principales 
encore  resserrées  par  des  alliances  successives. 

Armes  :  D'or,  à  un  sautoir  de  gueules,  engrëlé 
de  subie. 

.Même  e  i régis trement  d'armoiries  par  d'Hozier 
pour  Joachim  Babaud  du  Mas  de  La  Roche;  pour 
Jacob  Babaud,  lieutenant,  d'Hozier  donne  :  De 
gueules,  à  un  sautoir  d'argent  (d'office,  sans 
doute). 

RE  l  '  li  ES  EN  TA  N  TS  A  <  '  T  UELS  : 

Première  branche  de  Praisnaud 
et  de  La  Croze 

Babaud  de  La  Croze  (Pierre-Camille), 

né  *'ii  1815,  marié  en  1837  à  Eulalie  Fre- 

geon  de  La  Salles,  eut  :  1"  Camille,  né  en 

1838,  décédé  sans  postérité,  et  2°  Frank,  né 

en  1840. 


GL  — 


—  6:2  — 


Blî.VNCHE     DE    LaRIBIÈRE 

Babaud-Laribière  (Charles),  né  en  1824, 
maire  de  Confolens,  marié  en  1854  à  Léon- 
tine  de  Lagrange-Labeaudie,  eut  :  1°  Anne; 
2°  Lucile. 

Deuzième  Branche  de  La  Groze 

Eteinte  dans  les  mâles. 

Troisième  branche  de  La  Groze 

Babaud  de  La  Croze  (François-Ca- 
mille), né  en  1844.  maire  d'Ansac,  marié 
en  1890  à  Marie-Blanche-Cécile  Vienot  de 
Vaublanc,  dont  :  a)  Marie-Simone,  née  en 
£891  ;  ô)  Pierre,  ne  en  1893,  décédé  en 
1894;  c)  Marie-Louise-Janine,  née  en  1895. 

B.  de  La  C.  (Edmond-Auguste),  maire 
d'Ambernàc  en  1851 ,  marié  en  1882  à  Amélie 

GUILLAUD  DE  CHEMERAULT. 

Branche  du  Mas  de  La  Boche 
et  de  Monvallier 

Babaud  de  Monvallier  (Philippe- Jean), 

né  en  1810.  mort  en  1848,  avait  épousé  en 
1839  Laure  Despouses  de  Lage,  dont  : 
a)  Antoinette-Marie-Thérèse,  née  en  1843, 
mariée  en  1809  a  Marie-Louis- Arthur  Au- 
oier  de  La  Gallet,  chef  de  bataillon,  offi- 
cier de  la  Légion  d'honneur;  b)  François- 
Joseph-Paul.  né  en  1847,  marié  le  12  juin 
1882  à  Marie-Alice  Dufresne  de  Chassai- 
one,  dont  :  1°  Suzanne,  née  en  1883, 
2°  Bernard,  né  en  1888  ;  c)  Philippe-Jean- 
Baptiste,  marié  en  1878  à  Marthe  Grassin- 
Delyle,  dont  1"  Jeanne,  née  en  187'.). 
2°  Henri,  né  en  1882;  3°  Robert,  né  en 
1885. 

BACHOD  DE  LESBAT. 

La  famille  de  Bachod,  originaire  du  Bugey,  s'est 
distinguée  par  ses  services  et  ses  nobles  alliances. 
Elle  a  fait  souche  en  Savoie,  en  Franche-Comté 
et  dans  le  Blaisois. 

Elle  doit  sa  noblesse  aux  éminentes  qualités  de 
François  Bachod,  docteur  en  droit,  qui  fut  créé 
chevalier,  le  16  avril  1536  et  comte  palatin,  le 
8  août  1542,  par  lettres  de  l'empereur  Charles- 
Quint. 

François  de  Bachod  fut  ensuite  grand  dataire 
de  sa  sainteté,  évèque  et  prince  de  Genève,  en 
1556,  et  nonce  du  pape  en  Savoie. 

Par  les  lettres  précitées  de  1542,  Charles-Quint 
anoblit  en  même  temps,  Claude  Bachod  le  Vieux, 
Claude  Bachod  le  Jeune,  Jean  et  Benoit  Bachod, 
frères  du  futur  évèque  de  Genève,  et  encore  Jean, 
Jacques  et  Baptiste  Bachod,  ses  cousins. 


Le  24  septembre  1566,  Emmanuel-Philibert,  duc 
de  Savoie,  confirma,  sur  requête,  les  lettres  de 
noblesse  de  1542  et  anoblit,  en  tant  que  de  besoin, 
François  Bachod,  évèque  de  Genève,  Benoit 
Bachod,  son  frère,  seigneur  de  Saint-Denis-le- 
Chosson  et  de  La  Verdatière,  genti  homme  ser- 
vant de  la  bouche  du  duc,  Louis  Bachod,  son 
neveu,  né  à  Rome,  fils  de  feu  Claude  le  Vieux, 
Jean  et  Jacques  Bachod,  son  proche  parent. 

La  famille  de  Bachod  a  formé  diverses  bran- 
ches. Nous  les  croyons  éteintes,  à  l'exception 
de  celle  de  Lesbat ,  encore  représentée  par  les 
femmes. 

Rappelons  : 

1°  La  branche  des  seigneurs  de  La  Verdatière  et 
de  Saint-Denis-le-Chosson  ,  issue  de  Claude 
Bachod  le  Vieux,  frère  de  l'évêque  de  Genève. 
Elle  a  contracté  des  alliances  avec  les  maisons 
Capponi  (de  Florence),  Ruffin  de  La  Biguerne,  de 
Veyllet,  de  Clermont-Mont-Saint-Jean,  de  Chas- 
sincourt,  de  Furstemberg. 

2°  La  branche  des  .Bachod  de  Lesbat,  dans  le 
Blaisois,  également  issue  de  Claude  Bachod  le 
Vieux,  frère  de  l'évêque  de  Genève.  Elle  a  produit 
un  secrétaire  du  roi,  des  conseillers  au  bailliage 
et  siège  présidial  de  Blois,  un  maire  de  ladite 
ville,  etc. 

3°  La  branche  des  Bachod  de  l'Abergement-de- 
Varey,  en  Bugey,  issue  de  Jean  Bachod,  cousin  de 
l'évêque  de  Genève.  Elle  a  été  maintenue  dans  les 
privilèges  de  la  noblesse  par  arrêt  du  parlement 
de  Dijon,  en  date  du  24  mars  1643. 

4°  La  branche  des' seigneurs  de  Nercia,  de  Ver- 
fey  et  de  Saint  Nizier-le-Désert ,  issue  d'Aimé 
Bachod.  Elle  s'est  alliée  aux  familles  de  Ronche- 
vol,  de  Migieu,  de  Fetans,  de  Guitfrey. 

Armes  :  D'azur,  à  un  rocher  de  trois  pointes 
d'or,  surmonté  d'une  étoile  de  six  rayons  de 
même,  en  chef,  accostée  de  deux  croisetles  d'ar- 
gent. 

L'éeu  timbré  d'un  casque  avec  ses  lambre- 
quins. 

Cimier  :  Un  monticule  cVor  à  trois  pointes, 
surmonté  d'une  étoile  du  même. 

Autre  cimier  :  Une  aigle  d'or. 

Consulter  :  Histoire  de  Bresse  et  de  Bugey,  par 
Guichenon;  —  Dictionnaire  de  la  noblesse  de 
Lachenaye  des  Bois  ;  —  Bibliothèque  nationale, 
carrés  de  d'Hozier,  etc. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Bachod  de  Lesbat  (Berthe-Louise),  fille 

deAltel-Benjamin  Bachod  de  Lesbat.  Mariée 
à  Henry  Soulette.  Résidences  :  rue  Fré- 
déric-Bastiat,  4,  à  Paris,  et  le  Vésinet  (Seine- 

et-Oise). 


03  — 


-  64 


BACON  DE  SAINS. 

Cette  famille  a  obtenu,  en  1864,  l'autorisation 
d'ajouter  à  son  nom  celui  de  sa  terre  de  Sains  et 
à  s'appeler  Bacon  de  Sains. 

Armes  :  De  gueules,  à  cinq  fleurs  d'aubépine 
d'argent  percées  du  champ. 

BACOT  DE  ROMAND. 

Cette  famille  a  obtenu,  en  1821,  l'autorisation 
d'ajouter  à  son  nom  de  Bacol  celui  de  sa  terre  de 
Romand  et  à  s'appeler  Bacot  de  Romand.  Nous 
ignorons  d'où  provient  le  titre  de  baron  put;  pat- 
un  de  ses  membres. 

Armes  :  Touraine  :  D'azur,  à  une  tour  d'or, 
accostée  à  dextre  d'unebranche  de  lis  de  jardin 
d'argent,  et  à  sèneslre  d'une  levrette  rampante 
du  même,  au  chef  d'hermine. 

BAILLOT  D'ESTIVAUX. 

La  famille  Baillot  d'Estivaux  ou  d'Etivaux  est 
originaire  du  Limousin. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'argent,  chargée  en 
chef  de  trois  étoiles  d'or,  et,  en  pointe,  de  trois 
escots  du  même. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Baillot  d'Etivaux  (Pierre),  rédac- 
teur à  \d  direction  des  Domaines,  à  Châ- 
teauroux  (Indre). 

2°  B.  d'E.  (Henri  dy),  à  Puyvigeraud, 
commune  de  Salon-la-Tour  (Corrèze). 

3°  B.  d*E.  (Gabriel  d'),  au  château  de 
Brutine,  commune  du  Ghàtenet.  près  Saint- 
Léonard  (Haute-Vienne). 

BARBET  DE  JOUY. 

Joseph-Henri  Barbet,  littérateur  et  archéologue 
français,  membre  de  l'Institut,  né  à  Canteleu,  prés 
de  Rouen,  le  10  juillet  1812,  iils  d'un  ancien  con- 
sul de  France  à  File  Maurice  et  à  Brème,  a  été 
autorisé,  en  même  temps  que  son  père,  par  décret 
de  juillet  18ô9,  à  joindre  à  son  nom  celui  de  de  Jouy. 

BARBIER  (Bnn). 

L'état  de  noblesse  de  cette  famille  nous  est  in- 
connu. 

Armes  :  Parti:  Au  1, d'argent,  au  coq  de  sable, 
la  tête  contournée,  crêtée  et  barbée  de  gueules; 
au  chef  d'azur  chargé  d'une  étoile  d'argent;  au 
2, d'or,  à  l'épée  d'azur  et  à  la  pensée  au  naturel 
passées  en  sautoir,  à  la  Champagne  de  sable, 
chargée  d'une  gerbe  d'or. 


REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Barbier  (Georges-Paul,  Bon  ),  69,  rue  de 
Rome,  à  Paris.  Marié  à  X.  d'IvERNOis. 

BARBOU. 

Les  Barbou  sont  originaires  de  Limoges. 

Un  Regnauld  Barbou  fut  prévôt  de  Paris  en 
1270.  Il  y  a  une  branche  des  Barbou  établie  dans 
les  Pays-Bas.  Hugues  Barbou,  souche  de  ceux  de 
Limoges,  y  vint  de  Lyon,  au  xvie  siècle. 

Un  Barbou,  d'abord  trésorier  de  France,  fut 
anobli  par  une  charge  de  secrétaire  du  roi. 

Jean  Barbou,  libraire  de  Paris,  acheta  la  terre 
de  Monismes  de  la  marquise  de  Béthune,  et  h:, 
transmis  ou  céda  à  son  frère,  autre  Jean  Barbou 
des  Courrières,  mort  en  1727,  le  premier  de  la 
famille  qui  ait  ajouté  à  son  nom  celui  de  des  Cour- 
rières. 

La  branche  des  Barbou  des  Courrières  com- 
mence à  Martial  Barbou,  fils  de  Jean,  et,  comme 
lui,  imprimeur-libraire  à  Limoges,  seigneur  de  La 
Vallette,  des  Courrières,  de  Thias  et  des  Places, etc. 
Consul  de  l'élection  de  Limoges,  mort  en  1787, 
laissant  postérité,  il  a  fondé  par  testament  une 
place  gratuite  à  l'hôpital  de  Limoges  pour  un  ou- 
vrier imprimeur. 

L'établissement  d'imprimerie  des  Barbou  de 
Paris,  célèbre  par  ses  éditions  classiques  de  1704  à 
1808,  était  administré  par  les  cadets  de  famille. 
L'aîné  résidait  à  Limoges. 

Armes  :  D'azur,  à  un  dexlrochère  d'argent 
tenant  une  plume  et  un  épi  d'or  surmontés  d'un 
croissant  de  même. 

Devise  :  Meta  laboris  homos. 

BARGETON  DE  CABRIÈRES. 

La  maison  de  Bargeton,  originaire  du  diocèse 
d'Uzès,  fut  anoblie  par  lettres  patentes  de  Fran- 
çois 1er  du  mois  de  novembre  153-3,  en  la  personne 
de  Mathieu  de  Bargeton,  seigneur  de  Lédenon, 
demeurant  à  Uzès.  Pierre,  son  arriére-petit-fils, 
fut  condamné  comme  usurpateur  de  noblesse, 
faute  d'avoir  produit,  devant  M.  de  Bezons,  l'ori- 
ginal desdites  lettres  d'anoblissement.  Use  pour- 
vut en  conseil  du  roi,  et  obtint  un  arrêt  le  81  mars 
L672  qui.  en  le  maintenant  dans  sa  noblesse, 
nonobstant  qu'il  ne  rapportât  pas  l'original  des 
lettres  d'anoblissement,  dont  Sa  Majesté  le  dis- 
pensait, en  considération  de  ses  services  et  de 
ceux  de  ses  prédécesseurs,  ordonna  qu'il  jouirait 
des  privilèges  attribués  aux  autres  gentilshom- 
mes du  royaume.  Cet  arrêt  fut  confirmé  par  lettres 
patentes  du  roi  données  à  Saint-Germain-en-Lave, 
le  18  avril  1672. 

La  libation  suivie  de  cette  famille  commence  à 
Mathieu  de  Bargeton,  père  de  Nicolas  de  Barge- 
lor\,  seigneur  de  Gabrières,  gentilhomme  ordinaire 


—  6.")  — 


—  60  — 


de  la  chambre  du  duc  d'Anjou  en  1580,  viguier 
royal  de  la  ville  d'I  rzés  en  1581,  marié  à  Jeanne  de 
Joannis  de  [.a  Roche  Saint-Angel,  en  1550,  dont 
il  eut  postérité. 

Armes  :  D'azur,  à  un  chevron  d'or,  accom- 
pagné d'une  rose  d'argent  posée  à  la  pointe  de 
Vécu;  au  chef  d'argent,  chargé  de  trois  croi- 
seltes  de  gueules. 

BARRÉ  DE  SAINT-VENANT. 

Famille  originaire  du  Poitou  où  elle  a  fourni  des 
écnevins  et  maires  des  villes  de  Poitiers  et  Niort, 
établie  à  Saint  Domingue  au  xvme  siècle,  dans  la 
Brie,  en  Vendomois  et  Berry  au  xixe  siècle. 

Divisée  en  plusieurs  branches  :  de  La  Thibau- 
dière,  La  Ricottière,  Chabans  et  Saint-Venant, 
toutes  éteintes  aujourd'hui,  sauf  la  dernière,  titrée 
par  Pie  IX  en  1809. 

Armes  :  Parti  :  au  1,  d'argent,  au  sautoir  de 
siuople,  accompagné  en  chef  d'un  lambel  de 
gueules  ;  au  2,  d'azur,  au  chevron  d'argent,  ac- 
compagné en  chef  de  deux  mouchetures  d'her- 
mine de  même,  et,  en  pointe,  d'un  soleil  d'or. 

REPR  ES  EN  TANTS   ACT  UELS  : 

1°  Barré  da  Saint- Venant  (Gte Raoul),  né 
le  4  mai  1845.  ancien  zouave  pontifical, 
marié  le  18  décembre  1871  à  Marie-Eustelle 
de  Saint-Légier-d'Orignac.  —  Résidence  : 
yiUeporcher- Saint -Ouen,  près  Vendôme 
(Loir-et-Cher). 

Enfants  :  a)  Adhémar.  élève  à  l'Ecole 
militaire  de  Saint-Cyr;  b)  Henri;  c)  Pierre 
et  cinq  filles. 

2°  B.  de  S.-V.  (Julien),  inspecteur  des 
forêts  à  Nevers,  chevalier  delà  Légion  d'hon- 
neur, né  le  4  septembre  1847,  marié  le 
11  septembre  1873  à  Marie-Thérèse  de 
Bengy  de  Puyv allée,  dont  deux  filles. 

Tous  deux  lits  de  Adhémar  J.-C,  coin  le 
B.  de  S.-V.,  ingénieur  en  chef  des  ponts 
et  chaussées,  membre  de  l'Académie  des 
sciences,  et  de  Julie  Rohault  de  Fleury, 
décédé  en  1886. 

Neveux  de  Adolphe  G.-L.  IL  de  S. -A".,  ca- 
pitaine aux  hussards  de  la  (larde  royale, 
époux  de  Félicie  de  Larminat,  décédé  en 
en  1857. 

Petit-fils  de  Jean  B.  de  S.-V.,  colon  do 
Saint-Domingue,  lieutenant-colonel  de  ca- 
valerie, chevalier  de  Saint-Louis,  etc. 

Tome  II. 


BARTOUILH  DE  TAiLLAC. 

Famille  originaire  de  Misson,  près  Dax  (Landes). 

Jehannot  de  Bartouilh,  écuyer,  se  dit  fils  de 
noble  Jean  Bartouilh  dans  son  contrat  de  ma- 
riage avec  Clémentine  de  Laseigne,  le  17  sep- 
tembre 1537. 

La  famille  Bartouilh  vint  se  fixer  dans  la  suite 
à  Nérac  (Lot-et-(iaronne).  Louis-Bertrand  de 
Bartouilh,  écuyer,  quitta  la  profession  des  armes 
suivie  par  ses  ancêtres  pour  embrasser  la  carrière 
de  la  robe.  11  épousa  à  Nérac  Marthe  Descazels, 
le  31  mars  1712.  Juge  civil  et  criminel  d'Espieux 
et  de  Colignac,  il  obtint  le  8  juin  1739,  du  prévôt 
et  du  procureur  du  roy  de  la  prévôté  royale  de 
Dax,  une  attestation  de  sa  noblesse  et  de  celle  de 
ses  ancêtres. 

11  eut  de  nombreux  enfants:  l'aîné  Daniel-Ber- 
trand de  Bartouilh,  seigneur  de  Bue,  était  écuyer, 
conseiller  du  roy,  lieutenant  particulier  au  prési- 
dial  et  sénéchaussée  de  Nérac. 

Un  autre  fils  Jean  Bartouilh,  fut  commandant 
du  Louvre. 

Un  autre  lils  Pierre  Bartoiulh  de  Taillac,  lieu- 
tenant général  criminel  au  présidial  de  Nérac.  fut 
envoyé  à  l'échafaud  en  1793,  à  Bordeaux,  comme 
noble  et  ayant  un  fils  émigré  à  l'armée  des  princes  : 
tous  ses  biens  furent  saisis. 

C'est  ce  Pierre  Bartouilh  de  Taillac  qui  fut  le 
chef  de  la  famille  actuelle.  Son  fils,  à  la  rentrée 
des  émigrés,  fut  nommé  àla  cour  des  comptes.  Son 
petit-fils  fut  également  conseiller  référendaire  à  la 
cour  des  comptes. 

La  famille  Bartouilh  compte  parmi  les  membres 
de  sa  famille,  le  comte  Jaubert,  pair  de  France, 
ministre,  qui  était  petit-fils  d'une  demoiselle  Bar- 
touilh, mariée  à  M.  Capot  de  Feuillide. 

Armes  :  L'or,  ù  lu  barre  de  gueules,  charg 
d'un  poisson  (thouil)  d'urgent. 

Supports  :  Deux  lions. 

Devise  :   Vis  unita  for lion. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Bartouilh  de  Taillac  (Raymond), 
avocat.  Résidence  :  Auch  (Gers). 

2°  B.  de  T.  (Albert),  marié  à  Mlle  de  No- 
livos.  Résidence  :  Esvivès,  par  Auch  (Gers). 

3°  Marguerite,  mariée  à  d'Arodesde  Pey- 
riague,  capitaine  au  123e  d'infanterie,  ;i  La 

Rochelle. 

4"  B.  de  T.  (Léonce),  administrateur  eu 
(  îoehinchine. 

5°  B.  de  T.  (Paul).  Résidence  :  Blaye 
((  rironde). 


67  - 


GS  — 


BASTARD  (de). 

La  maison  de  Bastard,  d'ancienne  et  noble  ex- 
traction, est  originaire,  au  xie  siècle,  du  comté 
Nantais.  Elle  a  répandu  ses  branches  en  Angle- 
terre, où  Robert  Bastard  suivit,  en  1000,  Guil- 
laume le  Conquérant,  et  où  subsistent  encore  ses 
descendants  du  nom,  en  Bretagne,  en  Berry,  en 
Poitou,  au  Maine,  en  Gascogne,  Guyenne  et  Lan- 
guedoc. 

De  tous  temps,  les  sujets  de  cette  maison  onl 
figuré  avec  honneur  et  occupé  des  situations  éle- 
vées. Eon  Bastard  combattait  à  la  bataille  de  Dol 
en  1173  ;  Pierre  Bastard  du  Pèlerin  prenait  part  à 
la  sixième  croisade;  Guillaume  de  Bastard,  vi- 
comte de  Fussy,  était  lieutenant  général  pour  le  roi 
Charles  VII,  en  Berry;  Henri  de  Bastard,  mar- 
quis de  la  Cressonnière,  en  Poitou,  chevalier  de 
l'ordre  du  roi,  était  gouverneur  des  ville  et  châ- 
teau de  Maillezais;  Macé  de  Bastard,  seigneur  de 
Dobert,  au  Maine,  était  secrétaire  de  Louis  XI  ; 
Denis  de  Bastard,  marquis  de  Fontenay,  mourut 
chef  d'escadre  des  armées  navales  à  la  Guadeloupe 
en  1723;  Pierre  de  Bastard,  seigneur  du  Bosq,  en 
Gascogne,  commis  à  la  garde  de  la  cornette 
blanche,  était  tué  à  la  journée  d'ivry,  en  1590; 
Jean,  comte  de  Bastard  d'Estang,  en  Armagnac, 
était  chevalier  d'honneur  de  la  cour  souveraine 
de  Montauban,  au  moment  de  la  Révolution  ; 
François-Dominique  de  Bastard,  baron  de  Saint- 
Denis,  était  grand-maître  des  eaux  et  forêts  de 
Guienne,  Gascogne,  Béarn  et  Navarre  au  xvme  siè- 
cle; François  de  Bastard,  seigneur  de  La  Fitte, 
en  Languedoc,  était  premier  président  du  Parle- 
ment de  Toulouse  en  1762. 

La  maison  de  Bastard  compte  vingt-huit  cheva- 
liers dans  l'ordre  militaire  de  Saint-Louis  ainsi 
que  dos  chevaliers  dans  les  ordres  de  Blindes, 
Malte,  Saint-Lazare.  Dans  ce  siècle-ci,  elle  compte 
vingt-cinq  nominations  dans  l'ordre  de  la  Légion 
d'honneur  parmi  ses  membres,  dont  on  peut  citer 
François,  comte  de  Bastard  d'Estang,  grand  offi- 
cier de  la  Légion  d'honneur,  vice-président  de  la 
Chambre  des  pairs,  président  à  la  Cour  de  cassa- 
tion, et  ses  quatre  frères:  Victor,  officier  supé- 
rieur dans  la  garde  royale,  député  du  Lot-et-Ga- 
ronne ;  Armand,  préfet  du  Cher  sous  la  restaura- 
tion; Auguste,  brigadier  des  mousquetaires  gris 
de  la  garde  du  roi,  chef  d'escadron  au  corps  royal 
d'état-major;  Henri,  procureur  général  du  roi 
Charles  X,  à  Riom,  président  honoraire  à  la  Cour 
d'appel  de  Paris,  marié  à  sa  cousine,  héritière  de 
la  branche  des  marquis  de  Bastard  de  Fontenay, 
seigneurs  de  Dobert,  au  Maine. 

A.rmes  :  D'or,  à  l'aigle  d'empire;  mi-parti  :  d'a- 
;  ur,  à  la  fleur  de  lis  d'or. 

L'écu  entouré  d'une  chaîne  donner,  en  1540. 
par  le  roi  François  I11  A  Claude  de  Bastard  pour 
ses  bons  services  ;mx  guerres  du  Piémont. 

Cimier:   Un  ange  issant  de  la  grosse  tour  de 


Bourges,  tenant  de  la    dextre   une  épée  jlam- 
boyante,  et  de  la  senestre  une  croix  fleurdelisée. 

Supports  :  A  dextre,  un  ange  de  carnation 
tenant  une  bannière  armoriée  d'une  fleur  de  lis 
de  France',  à  senestre,  un  griffon  soutenant  une 
bannière  à  l'aigle  d'empire. 

Devise:  Cunctis  notafides,  concédée,  en  1427, 
par  Charles  Vil  à  Guillaume  de  Bastard,  vicomte 
de  Fussy  et  à  ses  descendants.  La  branche  des 
marquis  de  Bastard  de  Fontenay,  seigneurs  de 
Dobert,  au  Maine,  a  toujours  continué  à  porter, 
pour  demeurer  fidèles  à  la  tradition,  l'antique  de- 
vise :  Regum  sangnis  et  Cœsaris. 

Cri  :  Biex  aye. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Branche  aînée 

Bastard  d'Estang  (François.  Gte  de); 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur,  ancien 
officier  aux  mobiles  de  la  Sarthe,  ancien 
secrétaire  général  de  la  préfecture  de 
Seine-ët-Oise  (1875),  ancien  sous-préfet 
de  Dieppe  (1877)  sous  le  gouvernement  du 
maréchal  de  Mac-Manon,  président  de  la 
Société  historique  et  archéologique  du 
Maine,  maire,  depuis  seize  ans.  de  là  com- 
mune d'Avoise  (Sarthe),  où  il  demeure  au 
château  de  Dobert. 

Sœurs  :  a)  Denise,  veuve  du  comte  de 
Gàstellane;  6)  Jeanne,  mariée  au  vicomte 
de  Roquefeuil,  colonel  du  3e  chasseurs; 
c)  Marie,  mariée  au  vicomte  du  Peyroux, 
ancien  officier  de  zouaves. 

Branche  cadette 

Bastard  de  Saint-Denis  i  René,  Bon  de), 
demeurant  au  château  de  Saint-Denis-sur- 
Garonne,  près  Agen. 

Frères  :  a)  Pierre,  officier  de  cavalerie; 
b)  Henri,  aspirant  de  marine;  c)  Raymond. 

Cousins-germains:  1"  Edouard,  marié  à 
.M11"  de  Rohan-Chabot  ;  2°  Raoul,  marié  à 
Marguerite  de  Lary  de  La  Tour.  Rési- 
dence :  château  du  Mirail,  près  Lectoure 
(Gers)  :  3°  Albert,  marié  à  MlleN...  de  Rar- 
botan.  Résidence  :  château  de  Peyraube 
(Hautes-Pyrénées). 

BASTON  DE  LARIBOISIÈRE. 

Maison  originaire  du  Poitou  et  de  la  Bretagne, 
fort  ancienne,  dont  le  nom  patronymique  est  Bas- 
ton.  Le  général  comte    de    Lariboisière,  un  des 


69  — 


-  70  — 


lieutenants  les  plus  distingués  île  l'empereur  Na- 
poléon 1er,  a  jeté  sur  elle  un  grand  éclat. 

En  1307  et  en  1372,  Jean  Baston  tenait  le  seel 
pour  le  prince  d'Aquitaine,  établi  en  la  ville  de 
La  Rochelle,  pour  le  roi  d'Angleterre. 

En  1508.  messire  Guillaume  Baston  était  commis- 
saire-contrôleur de  l'artillerie  de  France.  En  1581, 
Jean  Baston,  écuyer,  seigneur  de  la  Gemerais,  fut 
député  de  Fougères  aux  Etats  généraux.  En  L73S, 
un  Baston  de  la  Vellerbue était  connétablede  Fou- 


gères. 


En  1780,  un  membre  de  cette  noble  famille,  sim- 
ple lieutenant  d'artillerie  au  régiment  de  La  Fère, 
était  appelé  à  faire  glorieusement  les  campagnes 
de  la  Révolution  et  de  l'Empire;  il  figurait  dans 
nos  fastes  militaires  comme  général  de  division, 
comme  premier  inspecteur  d'artillerie,  sous  le 
nom  si  noblement  conquis  de  comte  de  l'Empire. 
Les  restes  mortels  du  général  de  Lariboisière  re- 
posent dans  les  cavaux  des  Invalides,  et  son  nom 
est  écrit  sur  une  table  de  marbre,  vis-à-vis  de  la 
chaire,  dans  l'église  de  l'hôtel  impérial.  1-1  est 
également  inscrit  sur  l'un  des  huit  tableaux  qui. 
seuls,  devaient,  dans  le  principe,  décorer  l'arc  de 
triomphe  de  l'Etoile. 

Son  fils  aine,  le  comte  Honoré-Charles  de  Lari- 
boisière, sénateur,  s'est  montré  digne  de  sa  famille 
et  de  son  illustre  père.  Sorti  en  1809  de  l'Ecole 
polytechnique  avec  le  grade  de  lieutenant  d'artil- 
lerie, il  fit  d'abord  la  campagne  de  Wagram. 
Après  la  paix  il  remplit  plusieurs  missions  en 
Westphalie  et  en  Pologne.  Nommé  capitaine  quel- 
que temps  après,  il  se  distingua  à  Malojaros- 
lawetz  et  à  Krasnoé.  Blessé  et  tombé  sous  son  che- 
val tué  par  la  mitraille  ennemie,  il  eût  péri  au 
passage  de  la  Bérézina,  sans  le  dévouement  d'un 
de  ses  soldais.  A  sa  rentrée  en  France,  le  capitaine 
de  Lariboisière  fut  nommé  chevalier  de  la  Légion 
d'honneur  et  chambellan  de  l'empereur.  Au  re- 
tour des  Bourbons,  il  rentra  dans  la  vie  privée  et 
se  livra  à  la  culture  des  arts. 

En  1851,  le  comte  de  Lariboisière  eut  le  mal- 
heur de  perdre  sa  première  femme,  à  la  munifi- 
cence de  laquelle  on  doit  le  magnique  hôpital  de 
Lariboisière,  le  plus  beau  monument  assurément 
de  tous  ceux  élevés  par  la  charité. 

Armes  :  Coupe  :  au  1  d'azur,  à  l'épée  d'argent 
en  pal,  la  garde  et  la  poignée  d'or  :  parti  de 
gueules  à  trois  tubes  de  canons  d'or,  posés  en 
fasce  Vun  au-dessus  'Je  Vautre:  le  2  d'or,  au 
chevron  de  gueules ,  accompagné  en  chef  de 
deux  l rèjles  de  sinople,  et,  en  pointe,  d'une  quin- 
tefeuille  de  même. 

Couronne  de  comte. 

L'écu  posé  sur  un  manteau  de  sénateur* 


BAUFFREMONT  (de). 

Voy.  pour  l'histoire  de  cette  maison,  le  tome  Ier, 
col.  37  4. 


REPRESENTANTS  ACTUELS  : 

I.  —  Branche  cadette 

Bauffremont  (Anne  -  Antoine-  Gontran 
Pce-duc  de),  né  à  Paris  1''  K',  juillel  L822, 
fils  du  prince  Théodore  et  de  Laurence  de 
Montmorency,  décédés  ;  marié  ;i  Paris,  le 
1  juillet  L842,  à  Henriette-Pauline-Hilaire- 
Noémie,  comtesse  d'AuBussoN  de  La  Feuil- 
lade.  Résidence:  87,  rue  do  Grenelle,  ;i 
Paris. 

Enfants  :  I"  Prince  Pierre-Laurent-Léo- 
^old-Eugène,  né  à  Paris,  le  6  septembre 
1843;  marié  à  .Madrid,  le  11  mars  L865,  à 
Marie-Christine-Isabeile-Ferdinande  Osorio 
de  Moscoso-y-Bourbon,  grande-duchesse  de 
Astrico,  dixième  marquise  de  Léganès  et  de 
Morata  de  la  Vega,  doux  lois  grande  d'Es- 
pagne de  l1"  classe,  née  à  Genève,  le  26  mai 
1850,  dont:  a)  Princesse  Marie-Louise-lsa.- 
belle- Caroline- Françoise -Paule- Laurence, 
née  à  Paris,  le  1er  mars  1871:  in  Princesse 
Marie:  Hélène-  Adélaïde-Eugénle-Januaria- 
Noémie-Laurence,  née  à  Paris,  le  5  janvier 
1878  ;  c)  Prince  Pierre-d'Alcantara-Laurent- 
Joseph-Marie-Alexandre-77a;o7/o/v'.  né  a  Pa- 
ris, le  28  octobre  1879; 

2° Princesse  Marguerite-Lau-Yence-Aime- 
Blanche-Marie,  née  à  Paris,  le::  avril  1850; 
mariée,  à  Brienne,  le  18  mai  1868,  à  René, 
comte  de  Nettancoûrt-VaubecôurtI  l'évi- 
dence :  17,  rue  Vaneau,  à  Paris. 

Sœur  :  Princesse  Elisabeth- Antoinette- 
Lauroiiee-Aloxandnno-/ô;//e/V.  née  à  Paris, 
le  13  juillet  1820;  mariée  à  Paris  le  11  no- 
vembre 1837,  à  Louis  de  Gontaut-Biron, 
marquis  de  Gontaut-Saint-Blancard.  Ré- 
sidences^, rue  Saint-Thomas-d'Aquin,  à 
Paris,  et  château  de  Saint-Blancard  (Gers). 

IL  —  Branche  aînée 
(Eteinte  dans  les  mâles) 

Bauffremont  i Paul.  P  -due  de),  dé  cédé 
le  3  novembre  1893;  marié  à  Ghimay,  le 
18  avril  1861,  à  Valentine  de  Riquet,  com- 
tesse de  Garaman,  séparée  le  I"1'  aoûl  1874, 
et  remariée  à  Berlin,  le  21  octobre  1875,  à 
Georges,  prince  Bibesco. 

Filles  :  a)  Princesse  Catherine-Ma.rie-Jo- 
séphine,  née  à  Moulins  (Allier),  le  8  juin 
1862;  mariée  à  Bucarest,  le  17  uni  1888,  à 
Nicolas'Nicolaïévitch   Vlassow,    secrétaire 


-  71 


—  72  — 


d'ambassade ,  attaché  au  ministère  des 
Affaires  étrangères  à  Saint-Pétersbourg  ;  b) 
Princesse  ,/ea?m£-Marie-Émilie.,  née  au  châ- 
teau de  Ménars  (Loir-et-Cher),  le  3  septem- 
bre 1864;  mariée  à  Naples,  le  8  juin  1891, 
à  Lodovico-Sanfelice,  prince  de  Viggiano. 
Résidence  :  Naples. 

BEAUSOBRE  {de). 

Ancienne  famille  qui  subsiste  en  plusieurs 
branches  établies,  l'une  en  France,  l'autre  en 
Prusse,  la  troisième  en  Suisse  et  la  quatrième  en 
Russie.  Plusieurs  mémoires  de  1617,  1703  et  1771 
nous  apprennent  que  cette  maison  originaire  de 
Provence,  dont  le  nom  primitif  est  de  Beaux,  re- 
monte à  Jonas-Baltha,  qui  portait  pour  armes  ou 
plutôt  pour  devise  (car  les  armes  n'étaient  pas 
encore  en  usage)  unegrande  étoileàseize  rayons, 
au  bas  de  laquelle  était  écrit  en  lettres  gothiques 
Daltlia.  11  se  maria,  en  890,  avec  Sibylle  de 
Lavemberg,  dont  il  eut  plusieurs  enfants. 

Arnault  de  Beaux,  né  à  Soubrebost,  en  Limou- 
sin, le  30  avril  1541,  servait  en  1556  dans  la  pre- 
mière compagnie  des  cent  gentilshommes  de  la 
garde  du  roi  sous  M.  de  Boissy,  qui  l'appelle  dans 
un  mandement  Mons  de  Beaux-de-Soubrebost.  11 
se  trouva  en  1562  au  siège  de  Rouen,  fut  nommé 
en  1568  major  du  régiment  des  gardes,  passa  la 
môme  année  au  service  des  princes  de  Gondé  et, 
en  1572,  pour  se  sauver  du  massacre  de  la  Saint- 
Barthélémy,  se  retira  près  de  Saulieu,  à  Thoeii- 
Sipierre,  chez  M.  de  Sipierre,  son  beau-frère,  puis 
de  là  il  passa  à  Genève. 

Cet  Arnaud  ne  signait  point   dans  ce  pays  de 
Beaux-de-Saubre,  ni  de  Soubre,  mais  toujours  de 
Beaussobre,et  on  l'appelait  le  sire,  ou  le  seigneur 
de  Beaussobre,   ou  seulement   noble  Arnault    de 
Beaussobre.  Dans   son  contrat  de  mariage,  fait  à 
son  arrivée  de  France  à  Genève,  scellé  du  scel  de 
la  République,  il  est  dit  seulement  noble  Arnault 
de  Beau-Soubre,  fils  de  noble  Léonard  de  Beau- 
Soubre  et,  de  ces  deux  mots,  s'est  formé  par  abré- 
viation le   nom  de  Beausobre   que  sa   postérité  a 
conservé.  Il  portait  pour  armes  :  Coupé  île  gueules 
et  d'azur,  le  gueules  chargé  d'une  étoile  à  seize 
rayons  d'argent;   et    l'azur   de   deux  chevrons 
d'or  croisés  à  contresens,  la  pointe  de  Vun  en 
]i  tint  et  lu  pointe  dé  l'autre  en  bas,  appuyée  sur 
le    bord    de    Vécu.   Arnault   de    Beausobre  avait 
épousé  :  1°  Clémence,  fille  du  feu  sire  Abraham  de 
Dijon,  et  dame  de  Saumaise, etc.;2°  le27  juin  1663, 
Marthe  du  Feu.  Il  eut  du  premier  lit  :  Adolf,  dit  de 
Beausobre,   qui,   se  voyant  tant  de  frères   et  de 
sœurs,  et  peu  de  biens,  passa  en  France.  Il  eut  en 
1599   une   lieutenance    au   régiment  des   gardes; 
depuis  100<>,  il  n'est  plus  fait  mention  de  lui. 

L'aîné  du  secund  lit  fut  Jean,  qui  eut  postérité 
et  commença  la  première  branche. 
Jean-Jacques,  comte  de  Beausobre,  née  le  15  mars 


1704,  fut  enseigne  en  1716,  aide-major  en  1728,  et 
colonel  dans  le  régiment  d'Appelgrin.  Il  fut  en- 
voyé par  le  roi  faire  la  guerre  de  Hongrie  et 
assista  à  la  paix  conclue  le  17  septembre  1739. 
En  1740,  Sa  Majesté  lui  donna  par  brevet  la  per- 
mission de  porter  le  titre  de  comte  et  de  marquis, 
ainsi  qu'aux  parents  de  son  nom.  En  1742,  la  cour 
le  força  de  prendre  un  régiment  de  hussards.  Il 
fut  fait  brigadier  en  1744,  maréchal  de  camp 
en  1748,  lieutenant  général  en  1759  et  servit  avec 
distinction  dans  toutes  les  guerres  depuis  1716.  Il 
fut  fait  chevalier  de  l'ordre  de  l'Aigle  rouge  de 
Brandebourg  en  1738,  avec  la  permission  du  roi, 
et  nommé  grand-croix  de  cet  ordre  en  1765. 

La  seconde  branche  commence  à  Jacques  de 
Beausobre,  troisième  fils  de  Jean,  premier  du 
nom. 

Elle  a  fourni  plusieurs  officiers  de  l'armée  .du 
roi. 

La  troisième  branche  est  formée  par  Isaac  de 
Beausobre,  dernier  fils  d'Arnault.  Il  se  maria  le 
21  décembre  1632  à  M"c  Lescalle  dont  il  eut  pos- 
térité. 

Cette  branche  compte  également  plusieurs  offi- 
ciers de  l'armée  du  roi,  Léopold  de  Beausobre, 
mort  en  Russie  en  1754,  où  il  était  l'un  des  plus 
anciens  généraux,  et  colonel  d'un  régiment  de 
dragons. 

Les  armes  de  ces  différentes  branches  sont  les 
mêmes  que  portait  Arnault  de  Beausobre  cité  plus 
haut. 

BECKER  DE  SÉHOLZ. 


La  famille  de  Séholz  est 
originaire  de  Suéde.  Elle 
s'est  établie  après  la  guerre 
de  Trente  Ans,  à  Sarrâlbe, 
dans  la  partie  de  la  Lor- 
raine appelée  autrement 
bailliage  d'Allemagne  ou 
Lorraine  allemande,  avec 
Nicolas  de  Séholz,  colonel  de 
cavalerie  dans  l'armée  du  duc 
Bernard  de  Sàxe-Wéimar. 

En  1719,  le  duc  Léopold 
de  Lorraine,  par  égard  et  en 
considération  de  la  personne  et  des  services  ren- 
dus par  messire  Georges  de  Séholz,  capitaine- 
prévôt,  juge  civil  et  criminel,  gruyer  et  chef  de 
police  de  la  ville  et  prévôté  de  Sarrâlbe,  lui  con- 
cédait, avec  droits  de  haute  et  moyenne  justice, 
les  terres  et  seigneuries  deWolmunster  et  Ormes- 
viller  situées  au  comté  de  Bitche  et  dépendant  du 
domaine  ducal.  Par  lettres  patentes  du  3  juillet 
1756,  François  de  Lorraine,  empereur  d'Allema- 
gne, accordait  à  Wolf-Françoisde  Séholz,  seigneur 
de  Wolmunster  et  Ormesviller,  commissaire  pro- 
vincial de  l'artillerie  avec  rang  de  lieutenant-colo- 
nel d'infanterie,  le  titre  de  baron.  Cette  famille 
s'est  éteinte,  dans  la  branche  masculine,  dans  la 
personne  de  Stanislas  de  Séholz,  capitaine  d'artil- 


-    73  — 


—     l'L     — 


lerie,tuédèsles  débuts  de  la  conquête  de  l'Algérie, 
et  d'Ernest,  baron  de  Séholz,  décédé  à  Sarralbe 
en  1867.  Elle  survit  dans  la  personne  de  Frédéric 
Becker,  avocat  à  Lunéville,  petit-fils  et  seul  des- 
cendant mâle  de  Julie  de  Séholz,  sœur  des  précé- 
dents, mariée  à  Sarralbe,  en  1815,  à  Georges 
Becker,  ancien  officier  de  cavalerie,  fils  de  Joseph 
Becker,  député  de  la  Moselle  à  la  Convention  et 
aux  Cinq-Cents,  et  qui  refusa  de  voter  la  mort  de 
Louis  XVI  en  prononçant  ces  paroles  :  «  Ce  ne 
sont  ni  les  menaces  qui  sont  suspendues  sur 
moi,  ni  les  vociférations  qui  tombent  de  ces  tri- 
bunes qui  me  feront  voter  contre  ma  conscience.  » 
Un  autre  de  ses  fils  était  général  d'artillerie,  et  sa 
fille  avait  épousé  le  maréchal  comte  Molitor.  Par 
décret  du  président  de  la  République,  en  date  du 
3  mai  1879,  Frédéric  Becker  a  été  autorisé  à  rele- 
ver le  nom  et  les  armes  des  de  Séholz. 

Armes:  D'argent,  au  sautoir  onde  d'azur,  can- 
tonné de  quatre  croix  de  Lorraine  de  gueules. 

Couronne  des  barons  du  Saint-Empire. 

BÉCHILLON  (de). 

Cette  famille  est  originaire 
du  Poitou. 

D'après  une  légende  men- 
tionnée dans  les  Annales  de 
Bouchet,  un  chef  Troyen  et 
sa  famille,  obligés  de  quitter 
leur  pays  après  la  prise  de 
Troie,  auraient  été  poussés 
par  la  tempête  sur  les  côtes 
de  la  Vendée  actuelle  où  ils 
auraient  abordé  et  se  seraient 
installés  définitivement. 

D'après  une  autre  légende 
qui  est  citée  par  M.  Bouillet 
(Revue  Poitevine  et  Saintongeaise.  Juin  1880)  et  que 
le  savant  Cardin  se  plaisait  à  conter,  l'installation 
de  ces  Troyens  aurait  eu  lieu  sur  les  bords  d'un 
ruisseau  (en  celtique  Sec),  auquel,  en  souvenir 
de  leur  patrie,  ils  auraient  donné  le  nom  d'Ihon, 
la  citadelle  de  Troie.  Ils  auraient  ainsi  formé  sur 
ce  point  une  petite  agglomération  d'individus  qui 
auraient  été  immédiatement  appelés  les  Bec-Ilion 
(d'où  Bech-Ilion,  Béchillon). 

Peu  à  peu  ils  seraient  devenus  les  maîtres  de  la 
région  et  auraient,  pour  la  défendre,  établi  non 
loin  du  Bec-Ilion  un  «  castrum  »  que  nous  voyons 
mentionné,  bien  des  siècles  plus  tard,  dans  le 
Trésor  des  Layettes  des  Chartes  (tome  III,  page 
385  b),  sous  le  nom  de  «  castrum  de  Mareuil  et  de 
Béchillon  »  et  sur  le  territoire  duquel  on  a  récem- 
ment fait  des  découvertes  intéressantes.  (Voir  An- 
nuaire de  la  Société  d'Emulation  de  la  Yendée, 
années  1881-1882  et  1883.)  Il  existe  d'ailleurs 
encore,  dans  la  région  précitée,  un  village  et  un 
château,  ainsi  qu'une  forêt  de  400  hectares  renfer- 
mant du  kaolin,  qui  portent  tous  les  trois  le  nom 
de  Béchillon,  mais  avec  cette  particularité  que  ce 


nom  s'y  est  modifié  et  y  est  devenu  successive- 
ment Buchillon,  puis  Buchignon.  (Géographie  de 
la  Vendée,  par  Joanne,  pages  43  et  44.  Armoriai 
du  Poitou,  par  Gouget,  page  169.  Etat  du  Poi- 
tou  sous  Louis  XIV,  par  Dugast-Matifeux,  page 
303.) 

Si  ces  légendes  sont  vraies,  les  de  Bécliillon  au- 
raient, à  une  certaine  époque,  sans  doute  à  celle 
des  premières  guerres  entre  les  Français  et  les 
Anglais,  quitté  le  Bec-Iiion  et  le  castrum  pour 
aller  s'installer  à  Epanes  (Deux-Sèvres)  où  nous 
pouvons  les  suivre,  sur  documents  authentiques 
et  sans  interruption.  (Voir  le  Nouveau  Dictionnaire 
des  familles  de  l'ancien  Poitou,  par  les  RR.  PP. 
Beauchet-Filleau,  de  l'ordre  de  Saint-Benoist), 
depuis  le  roi  saint  Louis,  c'est-à-dire  depuis  une 
époque  de  beaucoup  antérieure  à  celle  de  l'an- 
nexion de  cette  contrée  à  la  France. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  fusées  de  sable 
mises  en  fasce. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Béchillon  (Frédéric,  Mis  de),  chef  du  nom 
et  des  armes,  domicilié  à  Pau  (Basses-Pyré- 
nées), dont  6  fil  s  :  le  comte  Robert,  demeurant 
à  Libourne  (Gironde),  les  comtes  Alfred, 
Joseph,  Jacques,  René  et  Pierre,  demeurant 
à  Pau,  et  2  filles  :  Charlotte  et  Marie,  domi- 
ciliées à  Pau. 

Frères  et  sœurs  :  1°  le  comte  Eugène, 
demeurant  au  Mans  (Sarthe),  dont  1  fils,  le 
vicomte  Jean,  domicilié  à  Granville  (Man- 
che) et  1  fille,  Yvonne,  demeurant  au  Mans  : 
2°  Marie,  domiciliée  à  Nogent-sur-Marne 
(Seine);  3°  Gabrielle,  demeurant  à  Ver- 
sailles. 

Cousins  germains  :  lre  branche.  1"  l'abbé 
Emile,  domicilié  à  Gizay  (Vienne);  2°  Ca- 
roline et  3°  Angèle,  domiciliées  à  Ceaux 
(Vienne).  —  2e  branche.  1°  le  comte  Ga- 
briel, demeurant  à  Chasseneuil  (Vienne), 
dont  2  fils,  les  vicomtes  Gabriel  et  Orner, 
domiciliés  à  Chasseneuil;  2°  le  comte  Raoul, 
demeurant  à  Paris;  3°,  4°  et  5°,  Caroline, 
Pouline  et  Berthe,  domiciliées  à  Poitiers 
(Vienne). 

Cousins  issus  de  germains  :  Branche  uni- 
que. 

1er  rameau  :  le  comte  Gaspard,  demeu- 
rant à  Jaulnay  (Vienne),  dont  un  fils,  le 
vicomte  Bernard,  domicilié  à  Jaulnay. 

2e  rameau  :  le  vicomte  Jean,  demeurant 
à  Poitiers,  dont  1  fils,  le  baron  Alphonse 


—    IO 


70 


et  2  filles,  Anne  et  Hélène,  domiciliés  tons 
les  trois  à  Poitiers. 

BEFFROY  DE  LA  GRÈVE  (de). 

Cette  famille,  d'origine  chevaleresque,  parait  être 
d'extraction  Danoise-Normande,  comme  l'indique 
le  plus  ancien  document  connu,  où  paraisse  le 
nom  de  Beffroy,  qui  figure  dans  une  charte  du 
monastère  de  Saint- Vigor,  au  diocèse  de  Baguin 
delà  fin  du  xr  siècle.  (Test  une  donation  faite  en 
1093,  par  Arnoul  Beffroy,  aux  religieux  de  Saint- 
Vigor-en-Périers.  (Carlulaire  de  Mai~moutiers, 
tome  II,  folio  88.) 

W.  de  Beffroy,  gentilhomme  Champenois,  prit 
part  à  la  cinquième  croisade,  où  son  nom  est  men- 
tionné dans  la  charte  de  Damiette  en  121!'.  (La 
noblesse  de  France  aux  croisades,  par  Itoyer, 
page  227.) 

La  famille  de  Beffroy  a  ajouté  à  son  nom  celui 
de  La  Grève,  par  suite  de  l'alliance  de  Gtobert  de 
Beffroy  avec  Hélène  de  La  (trêve,  dernière  du 
nom  en  1410. 

Parmi  leurs  descendants,  Salomon  de  Beffroy 
fut,  en  1712.  bailli  provincial  d'Epée  de  Soissons, 
et,  en  1769,  Jean-Baptiste  de  Beffroy, son  petit-fils, 
fut  également  nommé  grand  bailli  d'Epée  duSois- 
sonnais,  et  c'est  en  cette  qualité  qu'il  convoqua  et 
présida,  le  27  avril  1789,  l'Assemblée  des  Trois 
ordres  réunis  pour  l'élection  des  députés  àenyoyer 
aux  Etats  généraux,  à  Versailles. 

Alliances  :  D'Aguin,  d'Argy,  d'Apremont,  des 
Agvilles,  deBohan,  du  Bois  d'Escordal,  de  Boistel, 
de  Boutteville,  de  Brodart,  de  Carameau,  de 
Charpentier  d'Audron,  de  La  Chevardière,  de 
Dalles,  d'Escarmeville,  de  Fontaine,  de  Fresneau, 
de  La  Grève,  d'Harzillemont,  des  Laires,  de  Pa- 
vant, de  Roucy,  de  Saudras,  de  Wignacourt,  de 
Villers,  de  Vissée  de  La  Tude,  etc. 

Armes  :  De  sable,  au  lion  d'argent .  armé  et 
lampassé  '/c  gueules,  lu  queue  contournée  et 
pass<:>>  entre  les  jambes. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS: 

Branche  aînée 

Beffroy  de  la  Grève  (Charles-Louis, 
M"  de),  né  le  27  mars  1816,  veuf  de  Ml,e  de 
Maillard  de  Landres,  dont  :  Ferdinand, 
né  en  1843,  marié  à  Blanche  de  Coi.net, 
dont  2  filles. 

Branche  cadette 

I"  Beffroy  de  la  Grève  (Louise-Marie- 
<  Ihàrlotte  de),  mariée  ;i  J.-P.-(  m.-L.,  comte 
de  Joybert,  le  17  juin  1874;  2°  Louise- 
Adélaïde-Sidonië,  née  l<>  21  avril  1824  : 
^Pierre;  !"  Marie;  5°  Blanche,  non  mariés. 


BEGOUEN. 

La  famille  Bégouën  est 
originaire  du  Poitou  où  on 
trouve  ses  traces  dès  le 
xne  siècle. 

Au  xvi"  siècle,  Gabriel 
Bégouën,  sieur  de  Loumo, 
émigra  deTusson  en  Poitou, 
pour  l'île  de  Saint-Domin- 
gue. 

Jacques-François  Bégouën, 
chevalier  de  l'Empire,  par 
lettres  patentes  du  2G  avril 
1808;  comte  de  l'empire  par 
lettres  du  21  décembre  1808, 
avec  institution  du  majorât  sur  la  terre  du  Wal- 
lace,  par  lettres  du  16  décembre  1810;  député  du 
bailliage  de  Gaux  aux  Etats  généraux  de  1789; 
conseiller  d'Etat,  un  des  principaux  rédacteurs  du 
Gode  de  commerce;  armateur  au  Havre;  com- 
mandant de  la  Légion  d'honneur;  né  à  Saint- 
Domingue  le  20  décembre  1743,  mort  en  1831,  fils 
de  Claude-Guillaume- Vincent  Bégouën,  marié  en 
1776,  à  Jeanne  Mahieu,  dont  il  eut  dix  enfants. 

A  sa  mort  des  raisons  de  famille  firent  partager 
le  majorât  et  le  titre  fut  abandonné.  Quelques 
années  plus  tard,  son  second  iils  Paul,  après 
entente  avec  ses  frères,  obtint  de  Napoléon  III  le 
droit  de  faire  revivre  héréditairement  dans  sa 
branche  le  titre  de  comte  (octobre  1861). 

Armes  :  Coupé  :  au  1,  d'argent,  à  un  palmier 
d'or:  nu.  2.  d'azur,  à  un  vaisseau  de  même. 

RE  PRÉS  EN  TANTS  ACT  UELS  : 

André,  baron  Bégonën-Demeaux,  maire 
du  Havre,  chevalier  de  la  Légion  d'honneur, 
né  en  1798,  mort  en  1866,  marié  à  Flora 
Foache,  eut  pour  lils  Gustave  et  Edmond. 

1°  Gustave,  né  en  1800.  mort  en  1887). 
marié  à  Mélanie  de  Picard,  dont  : 

a)  André,  né  en  1854,  marié  à  Adrienne 
de  Gentil;  b)  Max,  né  en  1857,  marié  à 
Marie  Edoux;  g)  Robert,  né  en  1862,  mari*'1; 
tous  trois  en  résidence  au  Havre. 

2°  Edmond,  né  en  1821,  mort  en  1885, 
marié  à  Marie  de  Ciiazocrne,  dont  : 

Baron  Jules  I  !  gouèn-Demeaux .  né  en 
1856,  marié  :  ln  à  Suzanne  Dumas-Descom- 
bes;  2°  à  Laurence  Franchet  d'Espërey, 
el  3°  ù  Marie  de  Ciiassy.  dont  baron  Albert 
Bégouën-Demeaux ,  né  on  1872  (élève  à 
Saint-Cyr).  Résidence:  Paris.  35,  rue  de 
Berry. 

Paul,  comte  Bégouën,  né  en  1791.  mort 
•  ■M  1869,  marié  à  Napoléone-Joséphine-Ju- 


/  / 


78  — 


lienne  Caffarelli,  eut  pour  fils  Maximilien 
et  Louis. 

1°  Maximilien,  comte  Bégouën,  né  en 
1827,,  mort  en  1885,  marié  à  Léonie  Che- 
vreau, dont  : 

a)  Marcel-Paul-Henri,  comte  Bégouën, 
né  en  1862,  marié  en  1890,  à  Claire  de 
Chollet,  capitaine  au  7e  chasseurs,  à  Técole 
supérieure  de  guerre.  Résidence  :  Paris, 
10,  place  Saint-François-Xavier,  dont  : 
Marie,  née  en  1891;  b)  Napoléon-Henri,  vi- 
comte Bégouën,  né  en  1863.  Résidence  : 
Paris,  10,  boulevard  Saint-Germain,  marié 
en  1892  à  Marie-Thérèse  Mignondin,  dont  : 
a)  Max,  né  en  1893;  b)  Jacques,  né  en  1894  ; 

2°  B.  (Louis,  Ve),  officier  de  cavalerie, 
né  en  1836. 

Charles,  né  en  1799,  mort  en  1884  ;  marié 
en  1839.  à  Caroline  de  Simard  de  Pitray. 
dont  : 

Jacques,  né  en  1851,  marié  en  1880  à 
Paula  Devès.  Résidence  :  Château  de  Bel- 
legarde  (Dordogne). 

BÉJARRY  (de). 

Famille  noble,  connue  en  bas  Poitou,  dès  12Ô0, 
aux  environs  de  Saint-Hermine  (Vendée),  dont 
Maurice  qui  servit  en  outre  au  ban  des  nobles  du 
Poitou  de  1491.  (Voir  Pierre  de  Sauçai/). 

Jehan  et  Jacques  (LaGuesménièreetLaLouhène) 
capitaines  huguenots  au  xvie  siècle.  (Voir  d'Au- 
bigné,  La  Copelinière,  etc.) 

Alexandre  et  son  fils  Charles-Etienne,  marquis 
de  La  Roche  Grigonnière  (1703  à  1734). 

Gaspard,  Balda,   Armand,  chevaliers  de  Malte. 

Maintenue  de  noblesse  de  Barentinen  1667,  etc. 

Seigneuries  :  La  Louhène,  La  Guesménière,  La 
Roche  Gueffir,  La  Grignonnièfe,  Le  Poiron,  Le 
Colombier,  La  Corbinière  Saint-Vincent ,  Che- 
nillac,  etc. 

Armes  :  De  sable,  aux  trois  fasces  d'argent. 

Supports  :  Deux  lions. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Béjarry  (Théobald,  Mis  de),  marié  à 
Berthe  de  Tenouy,  dont  :  huit  enfants,  non 
mariés,  à  ce  jour  ; 

2°  B.  (Amédée.  Cte  de),  sénateur,  marié 
à  Elisabeth  de  Sibeur  de  Saint-Ferriol. 
dont  :  huit  enfants,  non  mariés  ; 

3°  Enfants  d'Edmond  de  B.  et  d'Hélène 
Caillaud,  décédés  ;  a)  Armand,  marié  en 


1895  à  Henriette  Hellmann;  b)  Louis,  ma- 
rié  en  1893  à  X.  Coinqi  et;  c)  Xavier,  non 
marié:  d)  Victoire,  mariée  ;i  Henri  de 
Si  yrol; 

4°  Armand,  marié  à  Honorine  Rampillon 
de  la  Sargëre,  dont  :  a)  Marie,  mariée  à 
Joseph  de  Bernon;  b)  Henri,  marié  à  Emi- 
lienne  Guerotii  de  La  Payain. 


BELENET  (de). 

Cette  famille,  dont  le  nom  s'est  successivement 
écrit  Belnet,  Bellenet,  Belenay  et  Belenet,  est  ori- 
ginaire du  comté  de  Montbéliard  ;  elle  s'est  divisée 

en  plusieurs  branches  :  ceiles 
de  Chariez,  deVesoul,  de  Be- 
sançon, sont  éteintes  aujour- 
d'hui.  La  branche  actuelle- 
ment existante  semble  de- 
voir être  celle  de  Vellers  ou 
Villersexel,  bien  qu'elle  ne 
puisse  établir  sa  filiation  que 
depuis  Christophe  de  Belle- 
ney  de  Porrentruy,  qui,  étant 
venu  habiter  Vesoul,  reçut 
en  1047  des  lettres  de  natu- 
ralité. 
Le  titre  d'écuyer,  que  por- 
taient les  Belenet  de  Veller,  semble  indiquer,  sui- 
vant l'assertion  de  Dom  Pelletier,  qu'ils  étaient 
nobles  de  race.  Du  reste,  dans  le  texte  allemand 
de  la  baronnie  de  <  iranges  (une  des  quatre  terres), 
ils  viennent  immédiatement  après  les  Gramont, 
Vézet,  Brévans,  et  avant  les  Verne,  Navarret... 
Si  plus  tard,  comme  le  dit  B.  de  Lurion  dans  son 
nobiliaire  de  la  Franche-Comté,  Jean-Claude-Jo- 
seph  Bellenet  fut  anobli  en  1740  par  un  office  de 
secrétaire  du  roi  au  parlement  de  Besançon,  c'est 
qu'en  émigrant  en  Franche-Comté,  cette  famille, 
malgré  sa  noblesse  incontestée,  ne  pouvait  jouir, 
sans  des  titres  français,  des  privilèges  et  excep- 
tions accordés  à  la  noblesse  de  France. 

L'alliance  en  1453  de  Jehan  Belenet  de  Veller, 
avec  Marie  de  Quingey,  confirme  l'assertion  de 
Dom  Pelletier,  car  la  famille  de  Quingey,  qui  prou- 
vait sa  filiation  dès  1054  de  Simonin,  grand  bou- 
teiller  du  comte  de  Bourgogne,  et  occupait  les  pre- 
mières dignités  à  la  cour  des  ducs  de  Bourgogne 
(un  échanson  et  un  page  de  Charles  le  Téméraire) 
n'eût  pas  toléré  une  mésalliance. 

L'époque  la  plus  reculée  où  il  soit  fait  mention 
de  cette  famille  est  1393,  où  noble  Jehan  Belenet  de 
Veller  assiste  comme  témoin  à  l'acte  d'hommage 
prêté  par  Jacquot  de  Grachaut,  écuyer,  'lu  comte 
de  La  Roche,  seigneur  de  Villersexel  (17  janvier 
1393)  (Archives  , lu  Doubs,  E.  1441),  puis  en  L436 
Jehan  Belenet,  curé  de  Ray,  assiste  comme  témoin 
du  seigneur  de  Ray  dans  L'affranchissement  des 
habitants  de  Ray, 


—  79 


80  - 


En  1453,  noble  Jehan  III  Belenet  épousa  Marie 
de  Quingey. 

En  1616,  un  Belleney  est  membre  du  conseil  de 
Régence  de  Montbéliard  au  nom  du  comte  Jean- 
Frédéric,  duc  de  Wurtemberg. 

Cette  famille  s'est  alliée  aux  familles  de  Quin- 
gey,  de  Yillechevreux,  de  Gharmoille,  Bublet  de 
Bougnon,  de  Lasnons,  Daniel  de  Chevannay, 
Gravelle,  Simonney,  de  Vongécourt,  Foureault  de 
Pesme,  de  Mousin  de  Villers,  Ansoim  le  Vert,  de 
Mézières,  de  Bonveyron,  Berthier  de  Grandry,  de 
Saint-PerndeLaTour  Barençon,  de  BelotdeLeleu. 

Armes  :  D'azur,  au  chevrond'or  accompagné 
de  trois  roses  du  même,  2  et  1. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 

BELLIER  DE  VILLENTROY. 

Cette  famille  est  originaire 
de  Paris  ;  sa  généalogie  est 
bien  établie  depuis  1523  (Ar- 
moriai de  France,  édit  de 
Louis  XIV.  1696,  à  la  grande 
bibliothèque,  salle  des  Mo- 
numents, Paris  II,  page  1248; 
bureau  de  la  rue  de  Tour- 
non  ,  n°  969  de  l'enregis- 
trement. Vérifié  en  1867). 

Martin-Joseph  Bellier  est 
le  premier  membre  mar- 
quant de  la  famille  ;  il  fut 
prévôt  des  marchands,  éche- 
vin  de  Paris,  quintinier,  conseiller  du  roi  sous 
Louis  XIV. 
Le  nom  de  Bellier  vient  de  Bellum  belli. 
Le  nom  de  Villentroy,  ou  Villantrois  ou  Villen- 
trast,  provient  d'une  seigneurie  de  Touraine, 
alliance  très  ancienne  de  famille  (Voir  le  cata- 
logue de  Tours  des  Villantroys,  charte  de  1780). 

Il  serait  superflu  de  donner  toute  la  généalogie 
de  la  famille,  qui  est  très  longue  et  nombreuse. 

En  résumé,  les  derniers  descendants  de  cette 
ancienne  famille  de  Villentroy  sont  : 

Bellier  de  Villentroy,  Pierre-Antoine,  né  en  1800 
mort  en  18X2,  ayant  été  pendant  cinquante-quatre 
ans  magistrat,  président  de  la  Cour  d'appel  de 
l'île  de  la  Réunion,  officier  de  la  Légion  d'hon- 
neur, officier  de  l'Instruction  publique,  comman- 
deur de  Grégoire  XVI.  De  son  mariage  avec  Mé- 
lanie  de  Villéle,  nièce  de  M.  de  Villèle,  ancien 
ministre  des  finances  sous  la  Restauration,  il  a 
laissé  neuf  enfants. 

Les  Bellier  de  Villentroy  sont  alliés  aux  fa- 
milles de  Maupassant,  de  Montmort,  de  Monette, 
de  Jussieu,  Geoffroy  de  Villemain,  Bouret  de  Val- 
leroche,  Caubet  d'IIauteville,  Villiers  de  l'Isle- 
Adam,  Le  Normand  d'Etiolé,  Ligier  We  La  Prade, 
.Michel  de  Pignon,  Martin  de  Martinfort,  de  Iii- 
beri,  Paris  de  Treffond,  de  Forceville,  Claude  de 


Gin,  de  Merey,  de  Laleu,  Bellier  de  Montrose, 
Bellier  de  Beaumont.  Bellier  de  La  Charignerie, 
de  Raucourl,  de  Lalenf,  de  Tourris,  Lory  des 
Landes,  de  Heaulme,  Sicre  de  Fontbrune,  d'En- 
causse  de  La  Battu,  de  Villèle,  de  Galard,  de 
Beauregard,  deMauléon,  de  Lafage,  de  Puyvers, 
de  Neuville,  de  Pons,  de  Ségalas,  de  Montbrun, 
d'Armand  de  Chateaurieux,  Desbassyns  de  Riche- 
mont,  Brossin  de  Saint-Didier, Dodun  de  Keroman, 
de  Bontillier-Chavigny,  deMoussac,  de  Bertin  d'A- 
vesnes,  de  Chancel,  Roux  de  Chàteaurocher,  etc. 

Armes  :  D'azur,  à  une  tour  d'argent  sur  une 
terrasse  de  meute  accompagnée  à  l'angle  dextre 

du  chef  d'un  soleil  naissant  et  rayonnant  d'or. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Bellier  de  Villentroy  (Pierre),  marié 
à  Adrienne  de  Bp]rtin-d'Avesnes,  dont  : 
deux  fils  :  à)  Pierre,  b)  Paul. 

B.  de  V.  (Alfred),  marié  à  Marie  de 
Villèle,  dont  quatre  fils  :  a)  Camille, 
b)  Pierre,  c)  Joseph,  cl)  Albert. 

B.  de  V.  (Ferdinand-Joseph),  marié  à 
Marie  de  Chancel,  trésorier-payeur  géné- 
ral du  département  de  la  Manche,  officier 
d'Académie. 


BENOIST 
TENDE. 


ou  BENOIT  DE  LOS- 


Famille  originaire  de  l'Angoumois. 

Le  premier  connu  de  cette  famille  est  Jacques 
Benoit  de  Lage-Barton,  premier  président  au  par- 
lement de  Bordeaux  en  mars  1561. 

La  filiation  suivie  remonte  à  Pierre  Benoit,  élu 
à  l'élection  du  Haut-Limousin  en  1556.  Son  fils, 
Martial,  qui  continua  la  descendance,  fut  prési- 
dent, trésorier  général  de  France  en  la  généralité 
de  Limoges,  seigneur  de  Compreignac  et  du  Mas- 
de-Lage,  paroisse  de  Couzeix,  fut  aussi  comman- 
dant de  Limoges,  et  se  distingua  dans  les  affaires 
de  la  Ligue.  Il  avait  épousé  Jeanne  Douhet,  refuge 
des  pauvres  et  des  religieux  et  consolation  des 
affligés,  qui  mourut  en  grande  odeur  de  vertu,  et 
fut  inhumée  dans  le  cloître  des  Carmélites  de 
Limoges,  avec  leur  habit,  en  reconnaissance  de 
ses  bienfaits  envers  ce  monastère.  Pendant  la 
peste,  elle  les  avait  amenées  au  Mas-de-Lage,  où 
elles  demeurèrent  longtemps.  Cette  dame  reçut 
encore  les  filles  de  Notre-Dame  lorsqu'elles  vin- 
rent s'établir  à  Limoges,  et  les  garda  six  mois  à 
ses  dépens. 

Jean-Baptiste  Benoît,  chevalier,  seigneur  de 
Lostende,  inspecteur  général  des  haras  du  Limou- 
sin, épousa  Marie-Anne  Martin,  dont  François- 
Joseph.,  baptisé  à  Saint-Jean  de  Limoges  en  1752. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 


—  81  — 


82 


de  trois  mains  bénissantes  d'argent,  2  en  chef  et 

1  en  pointe. 

Voy.  Mercier  de  Lostende. 

BERCEGOL  (de). 

Originaire  de  Villeneuve  d'Agenais.  où  on  re- 
trouve sa  trace  depuis  1560  ;  elle  compte,  parmi  ses 
membres,  des  consuls  de  cette  ville,  un  capitaine 
aux  armées  d'Henri  IV,  un  prieur  crosse  de  La 
Roque-Timbau,  des  avocats  en  parlement,  etc. 

En  1720,  à  la  suite  d'une  alliance,  elle  ajouta  à 
son  nom  patronymique  celui  de  :  du  Moulin  et  se 
fixa  dans  le  Qué'rcy  où  elle  acquit,  en  1726,  la  sei- 
gneurie et  le  château  de  Floyras,  qu'elle  possède 
encore. 

Une  branche  cadette  porte  le  nom  de  :  de  Ber- 
cogol  de  Lile. 

Armes  :  E car télé  ;  au  1,  d'azur,  au  lion  ram- 
pant d'argent,  armé  et  lampassé  de  même  ;  aux 

2  et  3,  d'argent,  à  la  tour  maçonnée  et  crénelée 
de  sable;  au  4,  d'azur  à  trois  roses  d'argent, 
2  et  1. 

Supports  :  Deux  lions  affrontés,  langues, 
armés  et  lampassés  de  gueules. 

Timbre  :  Couronne  comtale  d'or. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Branche  du  Moulin. 

1°  Bercegol  du  Moulin  (Charles  de), 
avocat.  Résidence  :  Château  de  Floyras,  par 
Castel franc  (Lot). 

2°  B.  du  M.  (Henri  de).  Résidence  : 
Cahors  (Lot). 

3°  B.  du  M.  (Oscar  de),  percepteur.  Ré- 
sidence :  Cluis  (Indre). 

4°  B.  du  M.  (Gérard  de),  capitaine  au 
L55e  régiment  d'infanterie.  Résidence  : 
Saint-Mihiel  (Meuse). 

5°  B.  du  M.  (Raymond  de).  Résidence  : 
Cahors  (Lot). 

Branche  de  Lile. 

1°  Bercegol  de  Lile  (Ernest  de).  Rési- 
dence :  Cahors  (Lot). 

2°  B.  de  L.  (Edouard  de).  Résidence  : 
Cuzorn  (Lot-et-Garonne). 

3°  B.  de  L.  (Gaston  de).  Résidence  : 
Cuzorn  (Lot-et-Garonne). 

1"  B.  de  L.  (Raoul  de),  banquier.  Rési- 
dence :  Angoulème. 

BERNARD  DE  CALONNE  (  de). 
La  maison  de   Bernard  est   d'origine   chevale- 


resque. Sans  remonter  au  delà  du  xii"  siècle,  on  la 
voit  figurer  en  deux  de  ses  membres  au  tournoi 
d'Anchin,  en  1096.  Les  noms  de  famille  à  cette 
époque  n'étaient  pas  encore  fixés.  Au  nom  de 
baptême,  on  ajoutait  un  surnom,  provenant  soit 
d'une  qualité  ou  d'un  défaut,  soit  d'une  terre, 
soit  d'une  charge  ou  même  d'un  lieu  de  naissance. 
La  chronique  du  tournoi  d'Anchin,  en  citant  les 
chevaliers  entrés  en  lice,  dit  :  Joannes  a  Baralla 
Michael  dictas  Bemardus  filius  ejus,  Jean  de 
Baralle  et  Michel  dit  Bernard,  son  fils.  Baralle 
était  probablement  le  nom  d'un  domaine.  Ouoi 
qu'il  en  soit,  Jean  de  Baralle  et  Michel  Bernard, 
son  fils,  appartenaient  à  la  chevalerie  delà  Flan- 
dre Wallonne  ou  du  Hainaut.  La  filiation  s'établit 
dès  lors  sans  interruption,  depuis  Michel,  dit  Ber- 
nard, fils  de  Jean  de  Baralle,  premier  du  nom, 
seigneur  de  Bahaucourt,  qui  eut  pour  fils  :  Michel 
Bernard,  deuxième  du  nom,  seigneur  de  Rahau- 
court,  lequel  fit  donation  à  l'Abbaye  du  Mont- 
Saint-Eloy,  près  d'Arras,  du  consentement  de 
Mahaut,  sa  femme,  et  de  ses  enfants  :  Anselme, 
Alexandre,  Michel,  Jean  et  Simon. 

Cette  maison  a  donné  :  un  grand  prévôt  de  la 
ville  de  Cambrai  ;  des  chanoines  de  la  cathédrale 
de  Tournai;  des  grands  prévôts  de  Tournai  ;  un 
chevalier  du  Saint-Sépulcre  ;  un  lieutenant  général 
du  bailliage  de  Tournai. 

La  noblesse  de  race  de  la  famille  était  notoire- 
ment reconnue  et  authentiquement  prouvée  de- 
puis plus  de  trois  siècles  avant  les  lettres  récogni- 
tives de  noblesse  que  l'un  des  membres  de  cette 
famille  reçut  en  1499.  L'abbé  Butkens  et  Théodore- 
Augustin  Casetta  fournissent  des  dates  de  beau- 
coup antérieures  à  ces  lettres  d'anoblissement.  Il 
convient  d'ajouter  que  les  membres  de  cette 
famille  n'auraient  pu  remplir  les  emplois  qui  leur 
furent  dévolus  s'ils  n'avaient  été  nobles  de  race. 
Nous  trouvons  encore  :  Maximilien  Bernard, 
qui  fut  tué  à  la  tête  de  son  escadron,  dans  la 
guerre  entre  l'Espagne  et  la  France. 

Florent  Bernard,  chevalier,  seigneur  d'Esquel- 
mes,  Florent  et  du  Mont,  qui  servit  en  Hongrie 
aux  guerres  de  France  en  qualité  d'enseigne. 

Louis-François  Bernard,  titré  comte  de  Bailleul, 
seigneur  d'Esquelmes,  Florent,  Bétignies,  de  Ca- 
lonne  et  autres  lieux,  qui  fut  capitaine  d'infante- 
rie au  régiment  de  Zétrus. 

Le  titre  de  comte  fut  conféré  à  Louis-François 
Bernard,  seigneurde  Bailleul,  par  lettres  daté,  >s  de 
Compiégne,  19  juillet  1695. 

François-Eugène  de  Bernard,  comte  de  <  lalonne, 
par  lettres  patentes  de  Louis  XIV,  de  1670,  cheva- 
lier, seigneur  de  Souverain-Moulin,  Auberlieu, 
Binethum,  Wimille,  Wallers,  Calonne-Ricouart, 
et  autres  lieux,  frère  puîné  de  Charles-Alexandre 
de  Bernard,  comte  de  Bailleul,  qui  fut  capitaine 
d'infanterie  au  régiment  de  Bouftlers  en  1706. 

Ma  rie- Louis-Joseph  de  Bernard,  comte  de  Ca- 
lonne,  seigneur  de  Calonne-Ricouart,  Auberlieu, 
Attin,  Beutin,  Rougefay,  Vàllers  et  Divion  par 
achat,  né  le  18  août  1749,  qui  fut  reçu  page  de  la 


Si  — 


reine  rie  France,  sur  ses  preuves  de  noblesse,  le 
25  août  1764,  premier  page  en  1767.  officier  dans 
le  corps  des  carabiniers  en  1771  ;  il  fut  dépouillé 
de  tous  ses  biens  par  la  Révolution  et  mourut  à 
Londres  en  1801. 

Cinq  branches  se  sont,  au  xvfi  siècle,  détachées 
du  tronc  par  la  postérité  de  Simon  Bernard,  troi- 
sième fils  d'Arnould  Bernard.  Ces  cinq  lu-anches 
sont  aujourd'hui  éteintes;  celle  des  comtes  de 
Calonne  subsiste  seule. 

Les  six  branches  ont  eu  des  alliances  avec  les 
maisons  de  Landas,  Maldère,  Bacheler,  de  Cordes, 
Villain  XIV,  Savary,  de  Preys,  Hornu,  Louchier, 
Hangouart,  de  Maulde,  d'Arre,  du  Mortier,  du 
Bois,  Damman,  Clément  du  Wault,  van  der 
Gracht,  Wyts,  La  Fosse,  Valencia,  Wouters,  van 
Heecke,  de  Lannoy,  de  Rocq,  Ghistelles,  Dimence, 
Saveuse,  de  Hallewin,  de  Ligne,  de  Montmorency- 
Nivelle,  de  Berghes,  Lidekerke,  Beaufort,  de 
Haines,  de  Crèvecœur,  toutes  familles  nobles  et  la 
plupart  illustres  de  la  Flandre,  du  Hainaut,  du 
pays  Wallon,  du  duché  de  Bourgogne;  et  avec  les 
maisons  françaises  de  Bonnivet,  de  Gouffier,  de 
Béthune-Sully,  etc. 

Armes  :  De  gueules,  à  l'épée  d'argent  garnie 
d'or,  en  pal,  la  pointe  en  bas,  accostée  de  deu.r 
violettes  d'éperon  aussi  d'or,  à  six  pointes. 

Supports  :  Deux  griffons. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Bernard.  Gte  de  Calonne  (Alphonse- 
Adolphe  do.  veuf  en  premières  noces  de 
Marie-Julie  Hogé,  décédée  le  21  juin  1880; 
marié  en  secondes  noces  à  Aglaé-Marie 
Louchet  de  la  Poultière  ,  le  13  décembre 
1887,  dont  : 

a)  Jules-Michel- Arnould  ;  b)  Jeanne-Ma- 
rie-Louise Athéné;  e)  Robert-Arnoult  Mi- 
chel; d)  Thérèse-Marie-Claire- Adrienne. 

BERNARD  DE  LA  VERNETTE. 

Cette  famille,  connue  en  Maçonnais  depuis 
l'année  1430,  a  prouvé  sa  filiation  noble  depuis 
Nicolas  Bernard,  qui  vivait  en  1523  et  qui  est 
nommé  avec  sa  femme  dans  l'acte  de  partage  de 
leurs  biens  entre  leurs  enfants,  passé  à  Mâcon  le 
29  octobre  1566.  Tous  les  titres  produits  à  l'appui 
de  cette  filiation  sont  relatés  au  procès-verbal 
d'admission  en  vertu  duquel  Claude -Philibert 
Bernard  de  La  Vernette  a  été  reçu  à  la  Chambre 
de  la  noblesse  des  Etats  de  Bourgogne,  à  Autun, 
le  23  novembre  1763,  et  sa  généalogie  a  été  dressée 
d'après  ce  document}  dont  l'original  existe  à 
Dijon,  aux  archives  départementales  de  la  Côte- 
d'Or. 

Xoble  Nicolas  Bernard,  qui  commence  la  filia- 


tion, épousa  Philiberte  Verjus,  dont  il  eut  cinq 
enfants. 

Nous  remarquons  au  septième  degré  Claude- 
Philibert  Bernard  de  La  Vernette,  chevalier,  sei- 
gneur de  La  Vernette,  Villard,  Cloudeau,  La 
Bochette,  Saint-Maurice,  Saint-Martin,  etc.,  qui 
fut  capitaine  au  régiment  de  cavalerie  d'Orléans, 
chevalier  de  Saint-Louis,  chevalier  d'honneur  au 
bailliage  et  siège  présidial  de  Mâcon,  lieutenant 
du  roi  de  la  province  de  Bourgogne  au  départe- 
ment du  Maçonnais  et  de  la  ville  de  Mâcon,  élu  de 
la  noblesse  aux  Etats  du  Maçonnais  en  1766,  etc. 
De  son  mariage  avec  Marie-Charlotte  de  La  Blé- 
tonnière,  le  29  novembre  1745,  il  a  eu  quatorze 
enfants,  dont  six  fils  qui  furent  officiers  dans  les 
armées  du  roi  et  dont  deux  seulement  ont  laissé 
postérité.  Abel-Michel,  dit  Monsieur  de  Saint- 
Maurice,  l'aîné  de  tous,  qui  a  continué  la  filiation 
jusqu'à  nos  jours,  et  Jean -Maurice. 

Abel-Michel  Bernard  de  la  Vernette-Saint-Mau- 
rice,  chevalier,  seigneur  de  La  Bochelle,  de  Saint- 
Maurice,  Saint-Martin,  etc.,  fut  capitaine  au  régi- 
ment de  cavalerie  d'Orléans,  lieutenant  du  roi  de 
la  province  de  Bourgogne  en  survivance  de  son 
père,  lieutenant  des  maréchaux  de  France  au  dé- 
partement de  la  ville  de  Châtillon-sur-Seine.  Il 
épousa,  le  6  février  1782,  demoiselle  Marie-Au- 
gustine  de  Chapuis  de  Bozières,  dont  il  eut  plu- 
sieurs enfants. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  bande  d'or,  chargée 
de  trois  étoiles  d'azur,  accompagnée  à  senestre 
d'un  cor  de  chasse  d'or,  enguiché  et  virole 
d'azur. 

Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  griffons. 
Cimier  :  Un  griffon  issant. 
Devise  :  Sonat  ad  aslra. 


BERTHELOT  DE  LA  BUNELAYE. 

Cette  famille  fait  partie  de 
la  noblesse  de  Bretagne  où 
le  nom  patronymique  Ber- 
thelot  ou  Berthellot  était  très 
répandu,  surtout  dans  le  dé- 
partement des  Côtes-du- 
Nord. Toutefois,  la  propriété 
de  la  Bunelaye  se  trouve 
près  de  Rennes. 

La  famille  de  la  Bunelaye 
doit  se  rattacher  à  la  bran- 
che du  Vivier,  probablement 
éteinte  maintenant,  et  dont 
deux  filles  s'allièrent  aux 
Abeille  et  aux  Lonrmel  et  par  là  aux  de  Livois, 
aux  de  La  Gandinais  et  aux  Le  Clerc  de  La 
Herverie. 

Plusieurs  membres  de  la  famille  de  La   Bune- 
laye furent  à  l'armée  et  au  barreau  vers  la  fin  du 


85 


-  80 


xvi"  et  le  commencement  du  xvir  siècle.  Entre 
autres,  Jean  Berthelot,  qui  fut  juge-prévôt  à  Ren- 
nes et  mourut  vers  1740.  Il  eut  trois  enfants  : 
Philippe-Jacques,  juge,  sans  postérité  ;  Zuy-Pierre, 
Bénit,  prêtre,  docteur  en  Sorbonne  ;  Anne-Marie, 
épouse  de  Toussaint  Rallier,  sieur  du  Batry,  ca- 
pitaine d'infanterie,  fils  du  inaire  de  Rennes;  enfin, 
Jacques  Bénit,  major  d'infanterie  au  régiment  de 
Nice,  chevalier  de  Saint-Louis,  qui  épousa  Jeanne- 
Thérèse  le  Vicomte.  Il  mourut  en  1783. 

De  ses  deux  enfants,  l'un  mourut  officier  au 
régiment  Royal-la-Marine ;  l'autre,  René-Joseph, 
épousa  en  premières  noces  Anne-Marie  des  Rieux 
dont  Yves-René;  en  secondes  noces,  Marie-Eléo- 
nore  Billeheust  de  Saint-Geroyes,  dont  :  Henry, 
René,  Bénit. 

Yves-René  épousa  sa  cousine  Elisabeth  Sainte 
des  Rieux  (1).  Il  fut  mousquetaire  de  la  garde  du 
roi. 

La  protestation  de  l'ordre  de  la  noblesse  de 
Rretagne  1789  contient  la  signature  de  Jean-Bap- 
tiste  Berthelot. 

Plusieurs  renseignements  importants  concer- 
nant la  famille  de  La  Brunelaye  sont  contenus 
dans  la  demande  qu'il  fit  en  1814.  La  fille  épousa 
le  baron  de  Bégnier. 

Henry-Bené-Bénit  eut  plusieurs  enfants,  dont 
Henry-B*mé-Michel,  qui  épousa  Marguerite- Thaïs 
Huchet  de  Cintré.  Le  dernier  représentant  mâle 
de  la  famille  de  La  Bunelaye, Henry-Albert-Marie, 
est  issu  de  leur  mariage.  Bésidences:  Paris,  rue 
Notre-Dame-des-Champs ,  et  château  de  Lanne- 
bert,  par  Plouguenas  (Côtes-du-Nord). 

Armes  :  D'azur,  à  la  bande  d'argent  chargée  de 
trois  grenades  de  gueules  ouvertes,  cueillies  et 
feuillées  au  naturel,  le  tout  accompagné  de  deux 
croissants  d'argent. 

Couronne  de  comte. 

BERTHUS  DE  L'ANGLADE. 

Vieille  famille  de  Saintonge. 

Jean  Berthus,  seigneur  de  l'Anglade  (1679-1717), 
conseiller,  vice-sénéchal  de  Saintonge,  époux  de 
Marguerite  de  Latache,  descendait  de  Gilbert  Ber- 
thus, seigneur  du  Poussaud,  en  la  paroisse  de 
Médis,  conseiller  du  roi,  etc.,  1580-1631.  (Bulletin 
des  Archives  de  Saintonge  et  d'Aunis,  1586, 
p.  16-17). 

Alliances  :  du  Bourg,  Farnoux  de  La  Clo- 
chetterie,  Dangibeaud  du  Maine,  etc.,  Mallet  du 
Pontet  1718,  de  Fenis  1837. 

Armes  :  De  sable,  à  la  couleuvre  d'or  (Armo- 
riai de  la  généralité  de  la  Bochelle,  1696). 

Altas  :  D'argent,  à  l'arbre  de  sinople,  somm<; 
d'un  pigeon  d'azur  et  accompagné  en  pointe 
d'un  lévrier  passant  devant  le  pied  de    ï arbre. 

(1)  Elisabeth  des  Rieux,  veuve  de  Yves-René  de  la  Bune- 
laye, épousa  en  secondes  noces  \i.  de  Chàteaubourg  ;  leur  fille 
épousa  M,  de  Pontbriand, 


BESSET  (du). 

fààlÙ!Q>$ÇÈàl  Ancienne  famille  tirant 
son  nom  de  la  seigneurie  du 
Besset  en  Haut-Vivarais, 
qu'elle  possède  depuis  la  fin 
du  xive  siècle.  Sa  filiation 
s'établit  dès  la  même  épo- 
que. Ses  membres  qualifiés 
de  nobles  ou  d'écuyers,  :tinsi 
que  le  justifient  nomhre 
d'actes  authentiques,  furent 
longtemps  seigneurs  du  Bey, 
de  Deaux,  Saint-Prix-  en- 
(  '.halancon  et  des  Nonnières 
en  partie.  On  en  compte 
plusieurs  qui  se  distinguèrent  dans  le  clergé,  l'ar- 
mée et  la  magistrature. 

Kntre  autres,  Vital  du  Besset  (1526-1598)  et  son 
neveu  Claude  (1550-1612),  chanoines  de  Saint-Just 
de  Lyon,  dont  le  chapitre  exigeait  alors  la  noblesse. 
François  (1560-1644),  frère  du  précédent,  succes- 
sivement prieur  des  chartreuses  de  Sylve,  Mou- 
trieux,  Valbonne,  provincial  de  Bourgogne,  scribe 
du  général  de  l'ordre. 

Claude  (1657-1713),  d'abord  cadet  (gentilhomme 
simple  soldat)  dans  la  compagnie  du  May,  au  ré- 
giment lyonnais  de  Dôle,  ainsi  que  le  rapporte  un 
brevet  signé  de  Louis  XIV  en  sa  faveur,  mort 
officier  à  la  guerre  de  succession  d'Espagne. 

Joseph  (1700-1766),  lieutenant  des  dragons  de  la 
reine,  chevalier  de  Saint-Louis,  mort  aux  Invali- 
des des  suites  de  ses  nombreuses  blessures. 

Antoine  (1690-1747),  brillant  avocat  au  parle- 
ment de  Toulouse,  capitaine-châtelain  de  Lamas- 
tre,  Désaignes,  Maisonseule,  Cluac,  Monens. 
Freyssinet,  auteur  de  plusieurs  traités  de  droit 
seigneurial,  etc.,  etc. 

Joseph  du  Besset,  appartenant  à  la  branche 
établie  dans  le  Bas-Vivarais,  siégea  comme  député 
à  l'assemblée  de  la  noblesse  de  Villeneuve-de- 
Berg,  en  1789. 

La  famille  du  Besset  s'est  alliée  (branche  aînée) 
aux  de  Verseil,  de  Pibères  (xvie  siècle)  ;  Boulon 
de  Montpeyroux,  de  Montreynaud  (xvne  siècle)  ; 
d'Audigiei%  de  Girons  (xviir  siècle)  ;  de  lia  Bla- 
che,  de  Goys,  de  Beboul  (xixe  siècle) . 

Les  branches  cadettes  de  la  famille  ont  eu  des 
alliances  avec  les  d'Arbalestier  de  Beaufort.  de 
Soubeyran,  du  Bouchet,  du  Claux,  de  Sautel  de 
Monteiller,  de  Marcha,  de  Barjac,  de  Garnier  de 
Miraval,  etc. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'argent,  accom- 
pagnée en  chef  de  trois  molettes  d'éperon  d'or; 
en  pointe,  d'un  lion  d'or  lampassé  de  gueules, 
campé  sur  une  terre  d'or,  tendant  sa  patte 
senestre  à  une  main  d'argent  sortant  d'un  nuage 
de  même,  mouvant  de  senestre. 

La  maison  blasonnait  autrefois  :  D'argent,  aux 
trois  rocs  d'échiquier  de  sable. 

Couronne  de  comte, 


—  87  — 


—  88 


REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Du  mariage  contracté  par  Xavier  du 
Besset  avec  Marie-Claire  de  Reboul,  du 
Bourg-Saint-Andéol,  le  4  mai  1863,  sont 
issus  : 

1°  Besset  (Joseph^),  né  le  9  septembre 
1865,  domicilié  au  Besset,  par  Lamastre 
(  Ardèche  i  : 

2°  Besset  (Charles  du),  né  le  27  janvier 
1872,  licencié  en  droit,  résidant  à  Valence 
(l)rôme). 

BIENCOURT  (de). 

Maison  ancienne  qui  tire  son  nom  de  la  terre  et 
seigneurie  de  Biencourt,  située  au  pays  de  Vimeu, 
en  Picardie,  qu'elle  possédait  encore  dans  le  xvie 
siècle. 

André  de  Biencourt  était  prieur  de  Biencourt 
dès  1184.  Le  Dictionnaire  universel  de  la  France 
dit  même  que  ce  prieuré,  quoique  assez  éloigné  de 
Biencourt  en  Vimeu,  est  une  fondation  de  la  mai- 
son de  Biencourt,  et  que  les  titres  portent  que 
Anscher,  chevalier,  et  Liédine,  sa  femme,  en  fu- 
rent les  fondateurs.  Cependant,  ces  fonds  ne  peu- 
vent suffisamment  éclairer  l'origine  de  la  maison 
de  Biencourt,  soit  comme  sortie  de  celle  de  Bam- 
bures,  soit  comme  perpétuée  par  les  anciens  sei- 
gneurs de  Biencourt  en  Vimeu  ;  ce  qui  parait  plus 
assuré.  Au  reste,  l'incertitude  même  de  cette  ori- 
gine place  la  maison  de  Biencourt  dans  la  classe 
de  celles  dont  la  noblesse  d'ancienne  race  est  hors 
de  doute. 

La  terre  et  seigneurie  de  Biencourt  est  sortie  de 
cette  maison  avec  d'autres  biens  de  son  ancien 
patrimoine,  sur  la  fin  du  xve  siècle,  par  le  mariage 
d'Antoinette  de  Biencourt,  héritière  de  la  branche 
ainée,  avec  Louis  d'Abbeville,  dit  d'Ivrigny.  sei- 
gneur de  Moimont  et  de  Hercourt  ;  et  Marguerite 
d'Abbeville,  leur  fille,  les  lit  passer  dans  la  mai- 
son dé  Monchy,  par  son  mariage,  vers  1500,  avec 
Jean  de  Monchy,  seigneur  de  Sénarpont. 

Quant  au  fief  seigneurial  de  Pontrincourt,  pos- 
sédé par  la  maison  de  Biencourt,  qui  y  était  connu 
depuis  près  de  quatre  siècles,  la  perte  des  anciens 
titres,  même  de  ceux  de  la  seigneurie  de  Gayeu, 
dont  Pontrincourt  relève,  empêche  d'en  fixer  une 
époque  plus  éloignée.  Test  aussi  faute  de  docu- 
ments anciens  plus  positifs,  que  nous  allons  rap- 
porter chronologiquement  ceux  du  nom  de  Bien- 
c  mil.  dont  on  n'a  pu  trouver  la  jonction  avec 
A  ii sel  de  Biencourt,  qui  commence  la  filiation 
suivie  de  cette  famille  vers  1145. 

Dreux  de  Biencourt  est  qualifié  de  messire  dans 
un  compte  de  bailliage  de  1366. 

Gilles  de  Biencourt  était  l'un  des  écuyers  de  Jean 
de  Fosseux,  chevalier,  qui  lit  montre  à  Hesdin  le 
19  juillet  1380. 


Philippe  de  Biencourt  fut  capitaine  d'une  des 
compagnies  qui  escortèrent  en  1389  l'argent  porté 
par  Colart  le  Caron,  receveur  des  aides  de  Pon- 
thieu,  suivant  lettres  du  22  décembre  1389,  dépo- 
sées à  la  bibliothèque  du  roi. 

La  généalogie  de  cette  famille,  dressée  en  1778 
sur  titres  originaux  par  M.  Glabault,  commence 
à  Ansel  de  Biencourt.  Il  est  fait  mention  de  lui 
dans  plusieurs  pièces  de  1145,  114  •,  1190,  1200  et 
1203.  Ansel  de  Biencourt  laissa  de  sa  femme,  dont 
le  nom  est  ignoré,  plusieurs  enfants. 

Au  septième  degré,  nous  remarquons  Colart  de 
Biencourt,  seigneur  de  Martaineville,  Manche- 
court-lès-Abbeville,  de  Neslette,  avec  toute  sei- 
gneurie vicomtière  et  arrières-fiefs  nobles,  etc. 

Bailli  d'Abbeville  est  nommé,  avec  Henri  de 
Biencourt,  au  rôle  des  nobles  de  Vimeu,  assemblés 
en  armes  à  Oisemont,  le  9  décembre  1397,  pour  la 
défense  du  royaume,  en  vertu  des  ordres  du  roi 
Philippe  le  Long,  du  24  août  1397. 

Cette  famille  a  formé  plusieurs  branches  : 

1°  Celle  des  seigneurs  de  Pontrincourt,  Saint- 
Mauvis,  etc. 

2°  Celle  des  seigneurs  de  Pontrincourt,  Feuche- 
rollès,  etc.,  barons  de  Cresecques,  grands-baillis 
d'Ardres,  etc. 

3°  Des  seigneurs  de  Marsilly,  Guibermesnil, 
d'Ainbleville,  barons  de  Saint-Just  et  du  Guerard, 
en  Champagne. 

4«  Des  seigneurs  de  l'Escluse,  Bédejun  et  de  La 
Fortilesse,  en  la  Marche. 

5°  Des  seigneurs  du  Noyer  et  de  Boisgenets. 

Elle  a  fourni  des  magistrats  et  des  officiers  de 
toutes  armes  dans  les  armées  du  roi  et  des  mem- 
bres de  ses  ordres. 

Armes  :  De  sable,  au  lion  d'argent,  couronne, 
armé  et  lampassé  d'or. 

Les  seigneurs  de  Bédejun  et  de  Peisat  por- 
taient :  L'argent,  au  lion  de  sable,  couronné, 
lampassé  et  armé  (te  gueules. 

BIGOT  DE  LA  TOUANNE. 

En  Berry,  Bretagne,  à  Paris,  en  Hollande,  en 
Orléanais,  en  Vendômois  et  Touraine  ;  famille 
dont  parlent  la  Thaumassière,  dans  son  Histoire 
de  la  noblesse  du  Berry,  et  Nicolas  Catherinot, 
en  son  Nobiliaire  du  Berry,  comme  une  des  plus 
anciennes  et  des  plus  considérables  de  la  ville  de 
Bourges.  Ils  en  remontent  la  libation  suivie  à  Mi- 
chel Bigot,  que  le  roi  Charles  V  annoblit,  en  con- 
sidération de  ses  grands  mérites,  par  lettres  don- 
nées à  Paris  le  22  juin  1369,  registrées  en  la 
(  ihambre  des  comptes,  le  28  juillet  1369.  L'original 
de  ces  lettres  est  entre  les  mains  de  M.  Bigot  de 
La  Touanne,  dont  copies  ont  été  délivrées  à  Mes- 
sieurs Bigot  «le  MorogueSj  Bigol  de  Chérelles  et 
Bigot  de  Villandry,  représentant  les  aînés  de 
cette  famille. 

Cette  famille  a  formé  plusieurs  branches  : 

1"  Des  seigneurs  de  La  Hou  ville  ; 


89 


90 


2°  Des  seigneurs  de  La  Rainville,  etc.,  de  Vil- 
landry,  établie  en  Hollande,  maintenue  dans  les 
qualités  de  noble  et  d'écuyer,  par  jugement  des 
commissaires  généraux  du  Conseil,  rendu  le 
10  janvier  1699  en  la  personne  de  Pierre  Bigot, 
écuyer,  seigneur  de  Villandry  et  de  Morogues  ; 

3°  Des  seigneurs  de  La  Touanne,  en  Orléanais, 
qui  a  pour  auteur  Pierre  Bigot,  premier  du  nom, 
écuyer,  seigneur  de  Saint-Pierre,  quatrième  tils 
de  Jacques,  premier  du  nom  (auteur  de  la  neu- 
vième branche),  des  seigneurs  de  Rainville,  et  de 
Madeleine  du  Cantal.  Il  fut  conseiller  du  roi  et 
contrôleur  ancien  du  régiment  des  gardes-suisses 
de  Sa  Majesté.  De  son  mariage,  contracté  le  23  dé- 
cembre 1644,  avec  Anne  Bidé,  il  eut  entre  autres 
enfants,  Pierre  Bigot,  l'aîné,  qui  fut  maintenu 
dans  les  qualités  de  noble  et  d'écuyer,  le  10  jan- 
vier 1699. 

Son  fils,  Isaac-Pierre  Bigot,  écuyer,  seigneur  de 
Touanne,  nommé  lieutenant  en  la  compagnie-co- 
lonelle du  régiment  royal  d'infanterie  de  Rous- 
sillon,  le  7  juin  1723,  et  pourvu,  au  mois  d'août 
1731,  de  l'office  de  chevalier  d'honneur  aux  bail- 
liage et  siège  présidial  d'Orléans,  sur  les  preuves 
de  sa  noblesse,  alors  certifiées  au  roi  par  le  juge 
d'armes  de  France,  et  admises  par  Sa  Majesté.  Il 
épousa,  par  contrat  du  14  août  1726,  Thérèse  Sin- 
son,  dont  il  eut  Claude-Pierre  Bigot,  chevalier, 
seigneur  de  Touanne,  reçu  écuyer  de  main  du 
roi,  sur  les  preuves  de  sa  noblesse,  admises  par 
Sa  Majesté  au  mois  d'avril  1753. 

Il  se  maria  deux  fois.  Du  premier  lit,  il  n'eut 
qu'une  fille,  et  du  second,  avec  Anne-Marie-Louise- 
Thérèse  Bigot  de  Morogues,  sa  cousine,  il  eut 
Pierre-Sébastien-Irénée  Bigot,  chevalier,  seigneur 
de  La  Touanne,  né  en  1768,  qui  a  continué  la 
branche,  Marie-Thérèse-Henriette  Bigot,  et  deux 
enfants  morts  en  bas  âge  ; 

4"  Branche  des  seigneurs  de  Morogues,  issue  de 
la  précédente,  ayant  pour  auteur  le  second  fils  de 
Pierre  Bigot,  premier  du  nom  ; 

5°  Des  seigneurs  de  Mosnay,  de  Pontbodin,  du 
Puy-de-Seymes,  de  La  Séguinière  et  La  Vollière, 
en  Vendômois  et  Touraine. 

Ces  différentes  branches  ont  donné,  depuis  l'ori- 
gine du  parlement  de  Rouen,  quatre  présidents  à 
mortier,  dont  un  a  exercé  la  charge  de  premier  pré- 
sident, deux  avocats  généraux,  un  grand  nombre 
de  conseillers  ;  et  à  la  république  des  lettres, 
plusieurs  savants,  entre  autres  Emeri  Bigot,  un 
des  plus  savants  hommes  du  xvne  siècle,  dont  les 
curieux  manuscrits  sont  conservés  à  la  bibliothè- 
que nationale. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  de  sable,  accom- 
pagné de  trois  roses  doubles  de  gueules,  2  en 
chef  et  1  en  pointe. 

BILLEHEUST    D'ARGENTON    (de). 

Ancienne  noblesse  originaire  d'Irlande,  où  trois 
branches  de  ce  nom  subsistent.  Mlle  est  regardée 


de  tous  les  temps  comme  une  des  premières  mai- 
sons de  ce  pays-là,   car  plusieurs  de  cette  famille 
ont  été  décorés  de  l'ordre  de  la  Jarretière,  du  titre 
de  milord,  et  de  membre  du  parlement  d'Irlande. 
La  famille  de  Billeheust,  établie  en  France  dans 
les  élections  d'Avranches,  de  Vire  et  de  Mortain, 
n'a  pas  joui  du  même  éclat;  mais  elle  est  du  nom- 
bre des  meilleures  delà  province  de  Normandie, 
tant  par  ses  services  continuels  que  par  les  bonnes 
alliances   qu'elle   a   toujours  contractées.   Par  un 
arrêt  de  la  cour  des  aides  de   Normandie,  rendu  le 
24  novembre  1486,  en  faveur  de  Jean  de  Billeheust 
de  la  paroisse  de  Saint-Sénier,  élection  d'Avran- 
ches, qui    avait  été  inquiétée  sur  sa  noblesse,  elle 
fut  reconnue  noble  d'ancienne  extraction. 

Depuis,  cette  famille  est  divisée  principalement 
en  deux  branches  :  l'une,  outre  les  terres  d'Argen- 
ton  et  de  Saint-Vigor,  dans  l'élection  de  Vire, 
titrées  de  baronnie  et  haute-justice,  possédait  les 
seigneuries  de  Sainte-Marie-des-Monts,  Saint- 
Aubin-dis-Bois,d'Annebec,  avec  de  grandes  exten- 
sions de  fief  dans  Beslon,  la  Chapelle-Cesselin,  les 
seigneuries  de  la  Barberie,de  Marguerai.le  Calipel 
et  Boissey.  L'autre  branche  possédait  les  seigneu- 
ries des  Loges-sous-Brecey,  et  de  Saint-Georges  de 
Boismenastre,  dans  l'élection  de  Mortain. Ces  deux 
branches  ont  possédé  de  tout  temps  des  terres 
nobles  dans  la  province,  et  même  Henri  IV  avait 
donné  à  Nicolas  de  Billeheust  le  fief  de  Saint- 
Martin,  dans  la  paroisse  de  Mombray,  pour  ser- 
vices par  lui  rendus  lorsqu'il  commandait  Farrière- 
ban  de  Vire. 

Depuis  Jean  de  Billeheust,  qui  avait  servi  sous 

François  I01',  tant  au  duché  de  Luxembourg  qu'en 

Hainaut,  lorsque  l'arrière-ban  y  fut    commandé, 

tous  ses   descendants    ont  suivi  ses   traces   sans 

aucune  interruption.   Plusieurs  ont  été  capitaines 

de   dragons  ;   un,  lieutenant-colonel    des    mêmes 

troupes;  nombre  d'autres,  capitaines  d'infanterie  : 

un,  colonel  dans  la  personne  de  Charles-Alexandre 

de  Billeheust,  tué    au   siège  de   Madras,  dans  les 

Indes  ;    il   s'était  tellement  distingué,  qu'un  fort 

qu'il  avait  emporté,  a  conservé  le  nom  de  >Sui/i/- 

Georges  qu'il  portait  alors.  Enfin,  il  y  en  a  eu  une 

si  grande  quantité  de  tués  au    service    qu'on  en 

comptait  huit  dans  le  siècle  précédent. 

De  la  branche  d'Argenton  et  de  Saint-Vigor,  il 
ne  restait  plus  que  Thomas  de  Billeheust,  seigneur 
d'Argenton,  appelé  le  chevalier  de  SaintrVigor, 
capitaine  commandant  au  régiment  du  Maine. 
qui  avait  une  sœur,  N...  de  Billeheust,  mariée  à 
M.  de  Percy,  demeurant  à  Vire. 

La  branche  des  Loges  subsistait  dans  trois  ra- 
meaux parmi  les  entants  de  Jean-Baptisle-Léonor 
de  Billeheust,  écuyer,  seigneur  de  Saint-Georges. 
mort  en  1757. 

En  considération  des  services  distingués  que 
ceux  de  cette  famille  avaient  rendus,  le  roi  accorda 
la  noblesse  d'épée,  au  premier  degré,  à  M.  de  la 
Marche,  bourgeois  de  Mortain,  maître  des  comp- 
tes à  Rouen,  parce  que  sa  mère  était  une 
Billeheust. 


—  '.Il  — 


—  92 


Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'argent,  accom- 
pagné de  trois  roses  de  même,  2  en  chef  et  1  en 
pointe. 

BISSY  (de). 

Cette  très  ancienne  et  noble  famille,  venue  de 
la  Lombardie  en  France,  se  distingua  dans  la 
carrière  des  armes. 

Un  rameau,  fixé  en  Bourgogne,  se  rendit  célèbre 
sous  le  nom  de  Bissy-Thyard.  Les  comtes  et  mar- 
quis de  Thyard  de  Bissy  ont  rempli  les  plus  hautes 
charges  dans  l'armée  et  dans  l'église  ;  ils  recon- 
nurent la  branche  de  Bissy  venue  en  France 
après  eux  comme  appartenant  à  leur  famille.  Le 
comte  Frédéric  de  Bissy,  alors  capitaine  au  régi- 
ment de  Luxembourg,  fut  présenté,  en  1778,  à 
Leurs  Altesses  sérénissimes  Monseigneur  le  duc 
de  Chartres  et  Madame  la  duchesse  de  Chartres 
comme  étant  du  même  nom. 

Il  serait  trop  long  de  redire  ici  toute  l'histoire 
de  la  famille  de  Bissy,  qui  a  eu  une  grande  situa- 
tion dans  les  temps  anciens. 

Au  xviii''  siècle,  un  comte  de  Bissy,  âgé  de 
vingt  ans.  à  la  tête  d'une  armée  de  70.000  hom- 
mes, préserva  peut-être  la  France  d'une  invasion 
de  la  Provence  par  les  Impériaux  en  chassant  les 
soldats  autrichiens  de  Gènes,  en  1747  ;  le  duc  de 
Boufflers  et  le  duc  de  Bichelieu,  successivement 
commandants  en  chef  de  l'expédition,  reconnurent 
les  services  rendus  par  le  comte  de  Bissy.  Le 
même  comte  de  Bissy,  prit  également  part,  comme 
commandant  général  de  la  marine,  à  l'expédition 
de  S.  A.  R.  le  prince  de  Nassau. 

Marié  d'abord  selon  le  rite  protestant  à  la  fille 
d'un  Anglais,  sir  Joseph  Thornhill  de  Thornhill- 
Hall,  d'une  famille  de  bonne  noblesse  et  possé- 
dant de  grands  biens,  il  fut  marié  selon  la  religion 
catholique  le  19  décembre  1778.  Quatre  enfants 
étaien  t  nés  depuis  son  mariage  protestant,  ils  furent 
baptisés  le  jour  du  mariage  catholique  de  leur  père. 

Les  témoins  de  l'acte  de  mariage  furent  du  côté 
de  l'époux  :  Sérénissime  prince  messire  Frédéric- 
(Hton-Philippe-Christian-François-Henry,  prince 
héréditaire  de  Salm-Kirbourg,  grand  d'Espagne 
de  lre  classe,  colonel  au  service  de  France,  et  mes- 
sire Louis  d'Astorg,  comte  de  Barbazan,  vicomte 
de  Nébouzan,  baron  de  Lez  et  autres  lieux,  comte 
d'Aubarde  et  baron  de  Peyrusse,  baron  de  Sama- 
det,  marquis  de  Roquépine,  lieutenant  général 
des  armées  du  roi  et  chevalier  de  l'ordre  de  Saint- 
Louis  ;  du  côté  de  l'épouse  :  Messire  Joseph-Fran- 
çois-Dumas  marquis  de  Payssac,  vidame  de  Li- 
moges et  messire  Auguste  de  Mauperché,  con- 
seiller du  roi  au  parlement. 

(Les  lignes  précédentes  ont  été  relevées  sur  les 
registres  delà  paroisse  Saint-Sulpice). 

Six  enfants  sont  issus  de  ce  mariage  : 

1°  Frédéric,  baron,  puis  comte  de  Bissy,  né  à 
Londres  le  10  mai  1768,  décédé  le  3  février  1834, 
sans  postérité,  avec  le  grade  de  colonel  d'état-ma- 
jor  et  de  maréchal  de  camp  honoraire  ; 


2°  Auguste,  comte  de  Bissy  à  la  mort  de  son 
frère,  né  en  1769,  marié  à  l'île  de  France  (île  Mau- 
rice) à  une  fille  du  comte  de  Vis-de-Loup  de  Bona- 
mour.  (Deux  fils  et  deux  filles  sont  nés  de  ce  ma- 
riage :  Auguste,  Gaston,  Eudoxie  et  Stéphanie; 

3°  Geneviève  de  Bissy,  mariée  à  M.  Nette- 
ment ; 

4o  Marie-Louise  de  Bissy,  née  à  Paris,  en  avril 
1775,  morte  à  l'âge  de  vingt  ans  ; 

5°  Louise-Marie-Jeanne-Jacqueline-Caroline  de 
Bissy,  qui  acquit  une  certaine  réputation  dans  le 
monde  des  lettres,  naquit  le  21  janvier  1779  et 
mourut  sans  alliance  le  7  juin  1842  ; 

6°  Stephano  de  Bissy  qui  continua  la  descen- 
dance en  France. 

Né  le  26  décembre  1781,  baptisé  le  8  janvier 
1782,  le  baron  de  Bissy,  devenu  vicomte  à  la  mort 
de  son  frère  aine,  fut  officier  aux  gardes  d'hon- 
neur, chevalier  de  la  Légion  d'honneur  :  ayant 
été  chargé  avec  le  comte  d'Andlau  de  former  le 
régiment  des  cuirassiers  d'Angoulème  sous  la 
Restauration,  il  fut  nommé  chevalier  de  Saint- 
Louis.  En  premières  noces,  le  baron  de  Bissy 
épousa,  le  30  mai  1818,  demoiselle  Marc-Rémond 
de  Montmort  du  Dognon,  dont  le  père  Armand- 
Bémond,  comte  de  Montmort  du  Dognon,  avait 
été  officier  des  gardes  du  corps,  puis  colonel  de 
cavalerie,  chevalier  de  Saint-Louis  et  premier 
aide  de  camp  du  maréchal  de  Broglie  à  l'armée 
des  Princes. 

En  secondes  noces,  le  baron  de  Bissy  épousa,  le 
13  octobre  1821,  Irmine-Xavière-Josèphe  Moreau 
de  Bellaing. 

Le  vicomte  de  Bissy  mourut  le  28  janvier  1839, 
laissant  six  enfants  de  son  second  mariage. 

Parmi  les  principales  alliances  de  la  famille  de 
Bissy,  on  peut  citer  les  princes  Doria,  les  marquis 
de  Botta-Adorno,  les  comtes  Costa  de  Lauza- 
Vecchia,  les  marquis  Burri,  les  Ghilini,  les  Castel- 
novo,  les  Nizza,  les  comtes  et  marquis  de  Thiard 
de  Bissy,  les  comtes  de  Vis-de-Loup,  les  comtes 
de  Montmort,  les  de  Guitaut,  les  Thornhill,  les  de 
La  Taille,  les  barons  d'Oberlin,  les  marquis  du 
Roure,  etc. 

Armes  :  D'azur,  an  chevron  d'or,  accompagne 
en  chef,  à  dextre  d'un  soleil  d'or,  à  sénestre 
d'une  étoile  à  six  raies  du  même,  et,  en  pointe, 
d'une  montagne  de  trois  coupeaux  d'argent,  le 
coupeau  dextre  surmonte  d'un  pélican,  le  cou- 
peau  du  milieu  surmonte  de  lances  entières  et 
brisées,  le  coupeau  s<:neslre  charge  d'une  tour 
crénelée  de  gueules:  au-dessus  de  la  montagne 
se  trouve  un  croissant  contourné  d'or. 

L'écu  posé  sur  l'aigle  noire  d'Autriche  éployée 
donnée  par  un  empereur  de  ce  pays  comme  sup- 
ports à  un  ancêtre,  l'aigle  accolée  d'une  cou- 
ronne de  marquis. 

(Archives  de  Lombardie,  siècle  de  Louis  XV,  de 
Voltaire,  Art  de  vérifier  les  dates,  registre  de  Saint- 
Sulpice.  1"  volume  du  Nobiliaire  de  France, 
Laine,  Milleville,  etc.,  etc.) 


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REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Bissy  (Marie  -  Antoinette  -  Joséphine- 
Frédérique  de),  mariée  en  1853  à  Théophile 
de  La  Taille,  ancien  conseiller  à  la  cour 
d'appel  d'appel  d'Orléans,  chevalier  de  la 
Légion  d'honneur. 

Filles:  a)  Gabrielle;  b)  Thérèse;  c)  Cé- 
cile, religieuses  au  couvent  de  la  Retraite. 

2°  B.  (Adolphe-  Louis  -Stéphane-  Joseph, 
Vle  de),  né  à  Bellaing  le  13  mai  1830,  marié 
en  1859  à  Mélite  de  Cambry  de  Baudimont. 

Enfants  :  a)  Stéphano,  marié  à  d'OBERLix 
de  Miïtersbacii,  dont  un  flls  et  deux  filles  ; 
b)  Maria,  mariée  à  de  Frohard  de  La- 
mette,  inspecteur  des  forêts;  c) Marguerite, 
religieuse  au  couvent  de  Bon-Secours  ;  cl) 
Jeanne,  mariée  au  capitaine  de  Villeneuve. 

3°  B.  (Louise- Constance -Emmanuelle- 
Jeannie  de),  mariée  le  10  septembre  1803  au 
baron  Georges  t'Kint  de  Roodexbeke,  dé- 
cédée en  octobre  1887. 

Enfants  ;  a)  Henry;  b)  Guy.  marié  à 
Marthe  Jonglez  de  Ligne;  g)  Madeleine; 
d)  Jeanne;  e)  Jean. 

BOISSERIE    DE    CHANTELOUBE, 

de  Beaumond,  de  La  Croix,  de  La  Védie, 
du  Braxda,  de  Camarsac,  etc.,  etc. 

La  famille  de  Ghanteloube  (aujourd'hui  Boisse- 
rie),  d'origine  chevaleresque,  et  que  l'on  pourrait 
sans  doute  rattacher  aux  Chanteloup  de  Norman- 
die, dont  un  des  membres  ligure  parmi  les  com- 
pagnons de  Guillaume  le  Conquérant,  est  an- 
cienne et  illustre  en  Guienne.  Son  nom,  qui  s'est 
diversement  orthographié  (Ghanteloube,  Chante- 
louve,  Ganteloup,  Cantalauva,  Gantalupo,  Can- 
teleu,  Cantaloup,  etc.)  se  retrouve  à  chaque  ins- 
tant dans  les  chartes  du  moyen  âge  avec  les  qua- 
lifications de  miles  (chevalier).  Alliée  au  puis- 
santes maisons  de  Pellegrue,  Angevin,  de  Parem- 
puyra,  de  Montferrand  d'Escodéca,de  la  Mothe,de 
Grésignac,  de  Ternies,  etc.,  elle  a  tenu  pendant 
tout  le  moyen  âge  un  rang  des  plus  distingués 
parmi  les  familles  chevaleresques  du  Bordelais  et 
du  Périgord. 

Les  archevêques  de  Bordeaux,  Arnaud  III  et 
Arnaud  IV  de  Pellegrue,  dits  de  Ganteloup,  appar- 
tenaient, du  côté  maternel,  à  cette  maison. 

En  1302,  un  Ghanteloube  obtient  l'autorisation 
de  construire  une  forteresse.  (Arcli.  du  château  de 
Fayolles.)En  1315,  Guillaume  de  Ganteloup  fonde 
une  chapelle  à  Bordeaux.  (Arch.  de  la  Gironde, 
G.  834.)  En  1346,  Amanieu  de  Chanteloup  et 
Arnaud  de  Grésignac,  chevaliers,  rendent  hom- 


mage au  chapitre  Saint-André  de  Bordeaux.  (Arch. 
de  la  Gironde,  G.  834.)  En  1321,  Hélie  de  Ghante- 
loube, reçu  bourgeois  de  Libourne,  est  délégué  par 
les  jurats  de  cette  ville  auprès  du  sénéchal  de 
Gascogne,  ses  deux  fils,  Jauffre  et  Giraud,  ce  der- 
nier chanoine  de  Saint-André  de  Bordeaux,  recon- 
naissent, en  1331,  devant  Bobert  de  Luna,  rece- 
veur des  domaines,  posséder  30  fiefs  dans  la  ban- 
lieue de  Libourne.  (Histoire  de  Libourne,  par 
Guinodie.)  En  1410,  Monot  de  Ganteloup  et  ses 
frères  font  reconstruire  une  forteresse  à  Camar- 
sac (entre  deux  mers)  ;  le  sénéchal,  à  l'instigation 
des  maires  et  jurats  de  Bordeaux,  leur  défend  de 
continuer  les  travaux  sous  peine  de  500  marcs 
d'argent. 

Assinatde  Ghanteloube,  gentilhomme  de  l'Hôtel 
du  roi  Henri  II,  est  établi  par  ce  prince  capitaine 
de  Libourne  en  1548  ;  et  par  lettres  patentes  du 
12  décembre  1554,  il  obtint  pour  son  fils  la  survi- 
vance de  cette  charge,  qu'il  revendit  peu  après  à 
François  de  Pons,  seigneur  de  Mirambeau.  (His- 
toire de  Libourne,  tome  II,  page  107). 

Enfin,  le  12  mars  1599,  Antoine  de  Ghanteloube 
et  Catherine  de  Montferrand,  sa  femme,  vendirent 
le  château  du  Branda,  situé  paroisse  de  Cadillac. 
De  ce  dernier  descendant  au  cinquième  degré.  Jean 
de  Chanteloube,  écuyer,  sieur  de  Beaumont,  qui 
épousa,  dans  la  maison  noble  de  Lavedie  (paroisse 
de  Saint-Avid  Senieur,  Dordogne),  demoiselle 
Anne  Boisserie,  issue  d'une  très  ancienne  famille 
bourgeoise  du  Périgord. 

De  ce  mariage  provinrent  : 

I.  Jean  de  Ghanteloube,  seigneur  de  Beaumont 
et  de  Lavedie,  né  ,vers  1709,  marié,  en  1730,  à 
Anne  Delpit,  dont  A.N....  auteur  de  la  branche  de 
Saint-Sernin,  éteinte  au  commencement  du  siècle 
dans  les  Labrousse  de  Laumède. 

B.  Jean,  née  vers  1735,  marié  le  10  février  1760 
à  Antoinette  de  La  Croix,  fille  de  Pierre  Petit  de 
La  Croix,  dont  trois  filles  :  1°  Toinette,  non  ma- 
riée, qui  testa  le  2  octobre  1809;  2°  Baymonde, 
épouse  en  premières  noces  à  Pierre  Audibert,  et  en 
secondes  noces  à  Francis  Lachaud;  £°  Marianne 
(fille  ainée),  dernière  descendante  de  la  branche 
ainée  des  Chanteloube,  qui  épousa,  vers  1780, 
■Pierre-François  Boisserie  Chanteloube,  officier 
d'infanterie,  son  cousin,  comme  il  va  être  dit. 

IL  Pierre-François  Boisserie  de  Chanteloube, 
fils  puîné  de  Jean ,  sieur  de  Beaumont  et  de 
Anne  Boisserie,  prit  le  nom  de  sa  mère  que  ses 
descendants  ont  continué  de  porter.  Né  vers  1710, 
il  épousa,  en  1745,  demoiselle  X.  de  Thermes- 
Varicourt  dont  il  eut,  Pierre-François  Boisserie 
officier  d'infanterie,  marié  en  1780,  comme  il  a  été 
dit  ci-dessus  à  sa  cousine,  Marianne  de  Chante- 
loube, fille  et  dernière  héritière  de  Jean,  sieur  de 
Beaumont  et  de  Lavedie  et  de  Antoinette  de  La 
Croix.  Par  ce  mariage,  le  domaine  de  Lavedie.  an- 
cien fief  de  Boisserie,  revint  à  ces  derniers  qui  le 
possèdent  actuellement. 

Le  chef  actuel  de  la  famille  est  M.  Jehan-Marie- 
Edmond  Boisserie  de  Masmontet,  arrière  petit-lils 


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de  ce  dernier  et  fils  unique  de  François  Boisserie, 
notaire  à  Bergerac,  décédé  en  1881,  et  de  Char- 
lotte-Fernande-Marie de  Masmontet  de  Fonpeyrine 
il  est  domicilié  au  château  de  Fayolles-Saussignac 
(Dordogne),  et  porte,  joint  à  son  nom,  celui  de 
Masmontet,  dont  sa  mère,  fille  d'Alexandre  de 
Masmontet  et  de  Aline  d'Ascols,  était  la  dernière 
descendante  de  la  branche  aînée. 

Ses  armoiries  sont  :  D'azur,  à  trois  croissants 
d'argent  (qui  est  Masmontet)  au  franc  canton 
d'argent  au  loup  passant  desable,  qui  estChante- 
loube,  couronne  comtale.  Cimier  :  les  armes  de 
Jeanne  d'Arc  (pour  montrer  la  descendance  en 
ligne  féminine  de  du  Lys). 

La  famille  de  Chanteloube  Boisserie  est  en 
outre  représentée  actuellement  par  deux  filles, 
Louisa  et  Victorine,  non  mariées,  domiciliées  à 
Lavédie,  près  Saint-Avit  Senieur  (Dordogne); 
Victor  Boisserie  Chanteloube,  à  Coux  (Dordogne); 
Henri,  ancien  curé  de  Liorac,  actuellement  frère 
mariste  ;  et  Ghéri-Boisserie,  notaire  à  Lalinde 
(Dordogne),  marié  à  Mlle  Grenier,  dont  une  fille 
unique,  Emma,  née  en  1873,  mariée  en  1890  à  Em- 
manuel de  Montard,  fils  d'Edouard  de  Montard  et 
de  Louise  Boissière. 

BOISSY  {de). 

Château  et  marquisat  dépendant  de  la  paroisse 
de  Saint-Martin-de-Boissy-en-Forêt,  diocèse  de 
Lyon. 

Jean  et  Imbert  de  Boissy,  neveu  du  cardinal  de 
La  Grange,  qui  avait  beaucoup  de  crédit  auprès 
de  Charles  V,  devinrent,  l'un  évèque  de  Mâcon  et 
ensuite  d'Amiens,  et  l'autre  président  au  parlement 
de  Paris.  En  1398,  ces  deux  frères  firent  bâtir  le 
château  de  Boissy. 

Vers  1430,  Eustache  de  Lévis  devint  seigneur 
de  Roanne  par  son  mariage  avec  Alice  de  Couzan, 
et  acheta  la  seigneurie  de  Boissy,  qui,  depuis  cette 
époque,  n'a  jamais  été  séparée  de  celle  de  Roanne. 

Par  lettres,  du  mois  de  mai  1501,  les  terres  et 
seigneuries  de  La  Mothe-Saint-Romain  et  de 
Roanne,  furent  unies  â  celle  de  Boissy  et  érigées 
en  marquisat,  sous  le  nom  de  Boissy,  en  faveur 
de  Claude  Gauflier,  grand  écuyer  cle  France,  pre- 
mier gentilhomme  de  la  chambre  du  roi. 

Le  marquis  de  Boissy  obtint  de  nouvelles  lettres 
au  mois  de  novembre  1000,  par  lesquelles  Boissy 
et  Roanne  furent  érigées  en  duché  sous  le  nom  de 
Roannais,  pour  lui  et  ses  descendants  mâles.  Ce 
duché  fut  érigé  en  pairie  par  lettres  de  septembre 
16i2,  en  faveur  de  Louis  Gfauffier,  aïeul  d'Artus, 
qui  embrassa  l'état  ecclésiastique  et  vendit  les 
marquisats  de  Boissy  et  duché  de  Roannais  â  son 
frère  François  d'Aubusson,  depuis  duc  de  La 
Feuillade. 

Cette  maison,  illustrée  par  les  dignités  de  grand 
maître,  d'amiral,  de  grand  aumônier,  de  grand 
écuyer  de  France,  subsiste  encore  en  quelques 
branches. 

Armes  :  D'azur,  à  sir  fleurs  de  lis  d'or, 3  et  3. 


BONNAVENT  DE  BEAUMEVIELLE. 

A  ntoine-Marie  d'Hozier  de 

Serigny,  chevalier,  juge  d'ar- 
mes de  la  noblesse  de  France, 
chevalier-grand-croix  hono- 
raire de  l'ordre  royal  de  St- 
Maurice  et  Saint-Lazare  de 
Sardaigne,  certifions  que  : 

Trisayeul.  —  Pierre  de 
Bon navène,  écuyer,  seigneur 
de  Beaumevielle.  gouverneur 
du  château  de  Billy,  par  let- 
tres du  roy  du  28  août  1597, 
épousa  demoiselle  Claude  de 
Chavarlanges.  Il  est  dit  dans 
l'arrêt  du  conseil  que  «  Pierre 
«  deBonaveine.pèredeJean  et  Pierre  deBonavène, 
«  était  originaire  du  Languedoc  et  qu'il  avait  été 
«  obligé  d'abandonner  ladite  province  pour  s'aller 
«  habiter  en  celle  d'Auvergne,  que  ses  papiers  et 
«  biens  avaient  été  détruits  par  la  puissance  de 
«  ses  ennemis;  qu'il  s'était  donné  tout  entier  pen- 
«  dant  cinquante  ans  au  service  de  la  couronne, 
«  pour  laquelle  il  avait  souvent  exposé  sa  vie, 
«  soit  dans  les  commandements  que  le  roy  Henry 
«  quatrième  lui  avait  donné  sur  des  compagnies 
«  d'infanterie  et  de  cavalerie,  soit  dans  la  charge 
«  de  prévost  d'Auvergne  et  d'une  autre  charge  de 
«  prévost  par  tout  le  royaume,  créées  par  ce 
«  même  roy  tant  pour  les  lui  donner  par  récon> 
«  pense  de  service  et  le  mettre  â  couvert  des  en- 
«  treprises  de  ses  ennemis,  que  pour  continuer  â 
«  se  servir  de  lui  dans  toutes  les  occasions  les 
«  plus  importantes  pour  le  bien  de  son  service  : 
«  en  toutes  lesquelles  choses  il  avait  fait  de  si 
«  grands  exploits  que  le  roy  Henry  le  quatrième 
«  par  quantité  de  lettres  de  la  main  propre  de  Sa 
«  Majesté,  avait  eu  la  bonté  de  lui  donner  des 
«  marques  de  la  dernière  confiance  qu'un  bon  roy 
«  peut  prendre  dans  un  sujet  fidèle  et  affectionné, 
«  de  lui  écrire  dans  les  termes  ordinaires  dont 
«  Elle  se  servait  pour  les  gentilshommes  les  plus 
«  qualifiés  et  de  l'appeler  Monsieur  par  ses  lettres.  » 
Bisayeul.  —  Pierre  de  Bonnavène  (alias  de 
Bonnavent)  de  Beaumevielle  d'Ambur,  écuyer, 
seigneur  de  Barutet,  épousa  demoiselle  Jeanne  de 
Monicat.  Jean  de  Bonnavène.  écuyer,  seigneur  de 
Beaumevielle,  d'Ambur  et  de  Chapdes,  maître 
d'hôtel  du  roy,  en  1051  et  ledit  Pierre  cle  Bonna- 
vène, son  frère  puîné,  furent  maintenus  en  la  qua- 
lité d'écuyer  par  arrêt  du  conseil  d'Etat  du  roy  du 
10  de  mai  1007,  où  il  est  dit  que  Sa  Majesté  or- 
donna qu'ils  seraient  inscrits  dans  l'état  des  gen- 
tilshommes qui  serait  arrêté  au  conseil  et  envoyé 
dans  la  sénéchaussée  et  Election  de  Riom. 

Ayeul.  —  Noble  Gaspard  de  Bonnavent  de 
Beaumeville  d'Ambur,  premier  avocat  général  au 
bureau  des  finances  de  Montpellier,  épousa,  le 
17  août  1080,  en  la  paroisse  de  Saint-Nazaire-La- 
darès.  diocèse  de  Béziers,  dame  Marguerite  de  So- 
lignac,  veuve. 


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Père.  —  Noble  Alexandre  de  Bonnavent  de 
Beaumeville  d'Amour,  seigneur  de  Gourgas,  de 
la  Bellarie,  etc.,  lieutenant  de  cavalerie  au  régi- 
ment de  la  reine,  épousa  demoiselle  Catherine 
Dassié  de  Gourgas,  fille  de  noble  Jean  Dassié  et 
de  dame  Marguerite  de  La  Salle.  11  mourut  le 
7  décembre  1759  et  fut  enterré  dans  l'église  pa- 
îoissiale  de  Saint-Nicolas  de  Toulouse.  Il  était 
frère  puîné  de  feu  noble  Christophe  de  Bi  mua  vent  de 
Beaumevielle  d'Ambur,  connu  en  Espagne  sous  le 
nom  de  comte  de  Bonnavent,  colonel  de  dragons 
et  brigadier  des  armées  de  Sa  Majesté  catho- 
lique. 

Produisant.  —  Pierre-François  de  Bonnavent 
de  Beaumevielle  d'Ambur,  écuyer,  officier  au  régi- 
ment Royal-Roussillon-Infanterie,  né  en  légitime 
mariage  le  6  janvier  1751,  baptisé  le  10  du  mois 
en  la  paroisse  de  Saint-Nazaire  de  Béziers,  a 
prouvé  devant  Nous  sa  noblesse  par  titres  authen- 
tiques qui  justifient  les  filiations  précédentes. 

Armes  :  Ecartelë  :  aux  Y  et  '\,  de  sable  à  un 
lion  d'argent;  aux  2  et  3,  de  sinople  à  un  trèfle 
d'or. 

En  foi  de  quoi  nous  avons  signé  le  présent  cer- 
tificat et  l'avons  fait  contresigner  par  notre  secré- 
taire qui  y  a  appi  se  le  sceau  de  nos  armes.  A  Paris, 
le  treizième  jour  du  mois  de  mai  de  l'an  mil  sept 
cent  quatre-vingt-quatre. 

13  mai  1784. 

Signé  :  d'Hozier  de  Serigny 

Par  M.  le  juge  d'armes  de  la  noblesse 
de  France  : 
Signé  :  Duplessis. 

Viennent  ensuite  : 

1°  Alexandre  de  Bonnavent  de  Beaumevielle. 
officier  aux  grenadiers  de  la  garde  royale,  cheva- 
lier de  Saint-Louis,  marié  le  27  mai  1766  à  de- 
moiselle Marguerite  de  Feneyronx; 

2°  Alexandre  de  Bonnavent,  capitaine  de  la 
compagnie  Saint-André-de-Lang,  a  épousé  demoi- 
selle de  Tauriac  le  2  pluviôse  1796; 

3°  Ferdinand  de  Bonnavent,  etc.,  garde  du 
corps  de  Sa  Majesté,  compagnie  Luxembourg, 
marié  à  demoiselle  Lemoine  de  Margon  le  13  fé- 
vrier 1828; 

4°  Gaston  de  Bonnavent,  etc.,  fils  du  précédent, 
a  épousé  demoiselle  Groult  de  La  Planche  le 
23  septembre  1857  ; 

5°  François  de  Bonnavent,  etc.,  né  en  1862,  of- 
ficier de  cavalerie  démissionnaire,  a  épousé  de- 
moiselle de  Gauvignon  de  Basonnière  le  29  juin 
1891,  décédée  le  11  septembre  1894,  laissant  une 
fille,  Sabine,  née  le  14  juin  1892. 

BONNAY  (de). 

Famille  originaire  du  comté  de  Bourgogne,  près 
de  Besançon. 

On  trouve  dans  les  Archives  de.  celte  ville, 
qu'en  1148,  Brutinde  Bonnay,  chevalier,  seigneur 

Tome  II. 


d'Authuison  et  de  Thuiré,  donna  un  homme  de 
main-morte  à  l'abbaye  de  Bellevaux,  du  consen- 
tement de  Ponce,  sa  femme.  Il  lit  plusieurs  fonda- 
tions considérables  à  cette  abbaye. 

Il  mourut  en  laissant  deux  fils.  L'ainé  qui  con- 
tinua sa  descendance,  Pierre  de  Bonnay,  et  le 
second,  Girard,  chevalier,  qui  mourut  sans  posté- 
rité dans  la  guerre  de  la  Terre  Sainte,  contre  les 
infidèles. 

La  seconde  branche  de  cette  famille,  qui  a  pour 
auteur  Henri  de  Bonnay,  écuyer,  qui  s'établit 
dans  le  Clermontois-en-Argone,  où  sa  postérité 
subsistait  divisée  en  quatre  branches  ou  rameaux. 

Elle  a  fourni  un  homme  d'armes  sous  Charles  VI, 
des  lieutenants  et  des  capitaines  de  cavalerie  et 
des  chevaliers  de  l'Ordre  royal  et  militaire  de 
Saint-Louis. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  hures  de  sanglier 
de  sable,  défendues  du  champ. 

Cimier  :  Un  bourrelet  d'argent  et  de  sable,  sur- 
monté d'une  hure  de  sanglier  de  même. 

BONNEAU  DU  CHESNE  DE  BEAU- 
REGARD. 

Cette  famille,  originaire  du  Poitou,  et  dont  la 
filiation  suivie  remonte  à  1490,  figure  sur  la  liste 
des  nobles  de  la  généralité  de  Poitiers  dressée  en 
1667  et  conservée  à  la  bibliothèque  de  la  ville. 

Elle  a  eu  :  deux  gendarmes  de  la  garde  du  roi, 
un  gouverneur  du  château  et  de  la  ville  de  Lusi- 
gnan,  deux  lieutenants  généraux  civils  et  crimi- 
nels au  siège  royal  de  Lusignan,  etc. 

Alliances  :  Esperon  de  la  Chevallerie  et  de 
Beauregard,  Bellin  de  la  Boutardière,  Ghalmot  du 
Breuil,  Frété  de  Nerbonneau,  Guillemeteau  des 
Esses,  Despetit  de  la  Salle,  Guillon  de  la  Pali- 
nière,  de  Chièvres,  de  Fouchier,  Mallet  de  Fois, 
Babinet,  Guenyveau  de  la  Baye,  Duran  de  Lau- 
vergnatj  du  Hamel,  etc. 

Armes  :  D'azur,  au  chef  de  gueules  chargé  de 
deux  étoiles  d'argent,  cantonné  :  à  dextre  d'un 
rocher  d'où  jaillit  une  source  d'argent  :  à  se- 
mestre d'un  chêne  terrassé  d'or. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lévriers. 

Devise  :  Bon  au  bon. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1"  Bonneau  du  Chesne  de  Beaure- 
gard (Jules),  né  le  6  février  1831,  habitanl 
à  Poitiers  el  au  château  de  Gabarret  i  Haute- 
Garonne),  marié  en  novembre  1886  à  Sophie 
Duran  de  Lauvergnat,  dont  :  a)  Henry. 
fié  à  Poitiers  le  5  octobre  1867;  b)  Marie, 

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née  à  Poitiers  le  20  janvier  1871,  mariée  à 
Poitiers  le  29  décembre  1891  à  Pierre,  baron 
de  Gougny-Prépeln,  capitaine  breveté. 

2°B.  du  C.  de  B.  (Léonce),  né  le  6  mars 
1833,  fils  de  Jules  ci-dessus  nommé,  habi- 
tant Poitiers  et  le  château  de  Mauguéi  Vien- 
ne), marié  le  10  janvier  1866  au  château  de 
Castets  (Gironde)  à  Suzanne  du  Hamel,  fille 
d'Octave,  comte  du  Hamel  et  de  Lydie  de 
Magne,  dont  :  a)  Marguerite,  née  à  Castets 
le  2  avril  1867,mariéeà  Poitiers,  le  1er  juil- 
let 1886.  à  Henri  Gaborit  de  Montjou;  b) 
Roger,  né  à  Poitiers  le  28  août  1869;  c) 
Jeanne,  née  à  Poitiers  le  11  mai  1876. 

BONNEAU  DU  MARTRAY. 

Cette  fnmille,  originaire  d'Italie,  passe  ensuite 
en  Bourgogne,  où  plusieurs  de  ses  membres  sonl 
maîtres  à  la  Chambre  des  comptes,  tandis  que 
d'autres  se  distinguent  à  l'armée.  Au  xve  siècle, 
noble  Jean  Bonneau,  ambassadeur  du  duc  de 
Bourgogne  en  Espagne,  eut  deux  fils  dont  l'un 
fonda  la  branche  des  Bonneau  de  Touraine,  et  le 
second  les  Bonneau  du  Nivernais,  qualifiés  Bon- 
neau du  Martray. 

Alliances  :  du  Crest,  de  Chargères,  de  Bour- 
going,  de  Lavenne  de  Sichamps,  de  Montuel,  du 
Lac,  de  L'Hermite,  de  la  Planche,  de  la  Blanche, 
de  Jouvencel,  etc. 

Preuves  :  Armoriai  du  Nivernais  (Soultrait). 
Armoriai  spécial  de  France  (d'Aghières).  Armo- 
riai de  la  Chambre  des  comptes  de  Dijon  (Ar- 
chives de  famille).  Etat  de  la  noblesse,  pur  Ba- 
chelin-Deflorenne,  de  l'année  1883-84. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  grenades  d'or. 

Avant  le  xvft  siècle  :  D'azur,  à  trois  criquets 
d'or;  Jean  Bonneau  obtint  ce  changement  en  gre- 
nades pour  perpétuer  le  souvenir  de  sa  mission. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

I.  Bonneau  du  Martray  (Louis- Alexis), 
ancien  conseiller  général  de  la  Nièvre,  che- 
valier de  la  Légion  d'honneur,  chef  de  nom 
et  armes. 

Père  de  :  1°  Eugène  B.  du  M.,  ingénieur 
des  ponts  et  chaussées  à  Dijon;  2°  Paul 
B.  du  M.,  marié  à  demoiselle  de  La  Plan- 
che, dont  Raymond.,  sous-lieutenant  à  Issou- 
diiii  ;  3°  Marguerite,  religieuse  du  Sacré- 
i  !œur. 

II.  M"!"  veuve  Adrien  B.  du  M.,  née 
Marthe  de  Chanteloup,  mère  d'Isabelle, 
comtesse  de  Jouvencel. 


III.  Enfants  de  feu  Edmond  B.  du  M., 
général  de  brigade:  1°  Glaire,  mariée  au 
comte  de  L'Hermite;  2°  Gaston,  lieutenant- 
colonel  d'état-major  ;  3° Maurice;  4°  Hélène, 
mariée  à  René,  comte  du  Lac. 

BOSC    DE  TARET  (du). 

Noble  et  ancienne  famille,  de  Gascogne,  illustrée 
par  les  hautes  alliances  qu'elle  a  eues  avec  les  fa- 
milles les  plus  distinguées  de  Gascogne,  entre 
autres  avec  la  maison  de Foix-Candalle,  et  autres. 

Noble  Jacques  de  Taret  de  Loubens,  seigneur 
de  Loubens  en  1617,  épouse  Marie  de  Foix-Can- 
dalle. Dénombrement  fourni  par  devant  Mc  Jean 
de  Laborde,  conseiller  du  roi,  parmessire  Jacques 
de  Taret  de  Loubens,  en  1618. 

Noble  Samuel  de  Taret,  écuyer,  seigneur  du  lieu 
de  Loubens,  dénombre  également  la  terre  et  sei- 
gneurie de  Loubens,  le  12  août  1681. 

Au  commencement  du  xviiir  siècle,  messire 
Dubosc  (alias  :  du  Bocs  ou  de  Dubocs),  ayant 
épousé  la  dernière  héritière  ou  représentante  delà 
maison  de  Taret  de  Loubens,  prit  les  armes,  nom 
et  titres  de  cette  famille.  (Voir  p.  168,  tome  II,  de 
l'Armoriai  des  Landes). 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,  d'azur  au  le- 
vrier courant  de  sable;  aux  2  et  '■'>.  de  sable  au 
lion  d'or  morné. 

Couronne  de  marquis. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  l 

Bosc  de  Taret  (Prosper  du),  proprié- 
taire, marié  à  Louise  Abadie,  en  1856.  Rési- 
dence :  Le  Houga  (Gers). 

B.  de  T.  (Austinde  du),  juge  de  paix  à 
Garlin,  marié  à  Nathalie  de  Lalanne  de 
Souye.  Résidence  :  château  de  Pargade,  à 
Garlin  (Basses-Pyrénées). 

B.  de  T.  (Eugènedtoô,  fils  du  précédent, 
propriétaire,  maire  et  conseiller  d'arron- 
dissement à  Garlin,  marié  à  Layrisse  de 
Lalanne  de  Souye,  sa  cousine-germaine, 
dont  :  Roger.  Résidence  :  château  de  Mi- 
rassou.  près  Garlin  i  Basses-Pyrénées). 

B.  de  T.  Georges  du\  frère  du  précé- 
dent, propriétaire.  Résidences  :  Hôtel  de 
Pargade,  rue  Tram  à  Pau,  et  château  de 
Pargade,  à  Garlin  (Basses-Pyrénées). 

BOUAN  DU  CHEF  DU  BOS   {de). 

La  famille  de   Boûan  est    une  ancienne  famille 
de  Bretagne  qui  était  déjà  représentée  en  ioëO. 
Un  Bôûan,  accompagné  de  sa  femme  Tiphaine, 


—  101  — 


—  102 


de  Hardigrao,  son  chien,  faisait  partie  de  l'expé- 
dition de  Guillaume  le  Conquérant. 

L'armoriai  du  R.  Toussaint  de  Saint-Luc  la 
porte  d'ancienne  extraction  chevalière. 

En  1669,  elle  comptait  dix  générations.  Elle 
avait  figuré  aux  réformes  et  montres  de  1423 
à  1535. 

Mathurin,  chevalier  de  l'ordre  du  roi,  fit  toutes 
les  campagnes  d'Italie  et  de  Piémont,  sous  les  rois 
François  Ier  et  Henri  II,  servit  sous  François  II 
et  Charles  IX  et  fut  père  de  René,  tué  à  la  bataille 
de  Craon  en  1502. 

La  maison  de  Boùan  s'est  toujours  alliée  aux 
principales  familles  de  Bretagne,  dont  Gouyou  en 
1417,  de  La  Lande  de  Calan  en  1460,  de  Mouesson 
en  1635,  de  Lesquen  en  1660,  Thomas  de  LaVille- 
Gi-atien  en  1702,  de  Fantaux  de  Saint-Pierre  en 
1752,  de  Grignart  de  Champsavoy  en  1789,  de  La 
Roue  en  1823,  de  Cargouët  en  1869. 

Dès  1604,  ainsi  que  le  mentionne  la  tutelle  de 
Mathurine  Boùan,  fille  de  Briand  et  de  Renée  de 
Moteclère,  les  principaux  parents  étaient  les  Cossé- 
Brissac,  Montboucher,  Rosmadec,  Laval,  Fonte- 
nailles,  Laubespin,  du  Parc,  de  Rieux,  de  Rohan. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  de  sable,  accom- 
pagné de  trois  têtes  de  loup  de  même,  armées 
et  lantpassées  de  gueules. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Boiian  du  Chef  du  Bos  du  Val  Boiïan 

(Henri  -  François-  Joseph 
de).  Résidence  :  château 
du  Val  Boûan,  par  P lé- 
neuf  (  Côtes-  du-  Nord  I . 
marié  à  Anna  de  Car- 
gouët, dont  :  a)  Henri- 
Charles-Marie- Anne, ma- 
riée le  20  novembre  1896 
à  Louis,  vicomte  d'Au- 
bert.  Résidence  :  châ- 
teau de  Guémadeuc,  par 
Pléneuf  (Côtes -du -Nord);  b)  Marguerite- 
Marie;  c)  Georges. 

BOUCHAUD  DU  MAZAUBRUN. 

Les  Rouchaud  qui  ont  porté  les  noms  des  divers 
lieux  nohles  qu'ils  possédaient  sont  connus  dès  le 
xiue  siècle  en  Limousin. 

Guillaume  de  Boschau  de  Brie-le-Vieux,  damoi- 
seau vers  1308,  épousa  dont  il  eut  Almodie, 

mariée  à  Gérald  Pigmant,  écuyer. 

C'est  le  premier  Bouchaud  dont  on  Retrouve  la 
trace. 

Jean  Bouchaud,  seigneur  de  Ballenay,  gen- 
tilhomme du  Haut-Limousin,  figure  à  la  montre 


de  1470,  faite  à  Limoges  par 
Mathieu  Brachet,  vicomte  de 
Chalussy. 

Le  1er  novembre  1568,  no- 
ble Martial  Bouchaud,  sei- 
gneur  du  Moulin-Bastie,«est 
exempté.,  pour  plusieurs 
bonnes  et  raisonnables  con- 
sidérations, des  charges  et 
contributions  de  guerre  et 
permission  lui  est  accordée, 
afin  que  nul  n'en  ignore, 
d'apposer  ses  armoiries  aux 
différentes  demeures  qui  lui 
appartiennent  ». 

Pierre  Bouchaud,  seigneur  du  Mazaubrun,  le 
2o  août  1759,  produit  ses  titres  à  la  Cour  des 
aydes'de  Clermont  au  cours  d'un  procès  contre  le 
syndic  de  la  paroisse  de  Pageas.  La  Cour  le  con- 
firme dans  sa  noblesse  de  même  que  ses  petits- 
fils  Jean-Baptiste  et  Antoine  du  Bouchaud  du 
Mazaubrun,  ce  dernier  chevalier  de  Saint-Louis, 
qui  sont  reconnus  d'ancienne  noblesse,  en  1780. 
par  nombre  de  gentilshommes  limousins. 

La  généalogie  de  la  famille  Bouchaud  est  établie 
sans  interruption  depuis  1576  en  faisant  mention 
de  toutes  les  alliances  delà  famille:  de  la  Bastide, 
du  Hauthier,  de  la  Pisse,  de  Rousseaud,  de  Rofi- 
gnac,  delà  Romagère,  de  Larivière,de  Lapisse  de 
Puyrament,  etc. ,  et  elle  remonterait  de  même  bien 
plus  haut  si  la  maison  des  Etangs,  demeure  de  la 
famille  au  xv«  siècle,  n'eut  été  pillée  et  brûlée  par 
1rs  rebelles  en  1652  et  les  titres  qui  s'y  trouvaient 
emportés  ainsi  que  cela  se  trouve  certifié  par  plu- 
sieurs certificats. 

Aumes  :  D'or,  au  lion  d'azur,  lampassé  et 
couronné  de  gueules  sur  une  terrasse  de  sinople 
mourant  de  la  pointe. 

Couronne  de  comte. 

Devise  :  Validas  homo  pauperibus  ad  est.  Le 
fort  doit  son  secours  aux  faibles. 


REPRÉSENTANTS   ACTUELS  : 

Bouchaud  du  Mazaubrun  (Léon  du), 
marié  en  1852  avec  Amélie  de  Lapisse  de 
Puyrament,  dont  :  a)  Antoine  du  Bouchaud 
du  Mazaubrun,  avoué  à  Limoges;  b)  Henri 
du  Bouchaud  du  Mazaubrun,  au  Mazau- 
brun, près  Châlus,  avec  son  père  Joseph  du 
Bouchaud  du  Mazaubrun  à  Angoulême. 

B.  du  M.  (Abbé  Léosthène  du),  cure  de 
Champagnac  (HauteVienne). 

B.  du  M.  (Aubin  du),  directeur  du  Cour- 
rier du  Centre,  à  Limoges. 


—  103 


104 


BOUCHET  (du). 

Voy.  tome  Ie'',  col.  518,  la  description  des  armes 
qu'il  y  a  lieu  de  modifier  comme  suit  :  au  lieu  du 
croissant  d'or,  lire  croissant  d'argent. 


BOURBLANC  {du). 

Terre  et  seigneurie  située  au  diocèse  de  Saint- 
Brieuc  en  Bretagne,  avec  haute,  moyenne  et  basse 
justice,  droit  de  patronage  et  de  prééminence  clans 
l'église  paroissiale  de  Flourivoux.  Elle  relevait  du 
roi  et  recevait  l'hommage  de  plusieurs  fiefs  nobles 
qui  en  dépendaient. 

Elle  fut  décrétée,  il  y  a  cent  vingt-cinq  à  cent 
trente  ans,  sur  les  descendants  du  président  Roc- 
quel,  et  adjugée  au  sieur  Armez-du-Poulfry,  riche 
armateur. 

Cette  terre  a  donné  ou  tient  son  nom  d'une 
maison  de  Bretagne,  reconnue  noble  d'ancienne 
extraction,  par  un  arrêt  de  la  Chambre  de  la  Ré- 
formation de  1666  ;  et  par  un  autre  arrêt  du  19  dé- 
cembre 16C8,  dans  lequel  Pierre-Robert  et  autre 
Pierre  du  Bourblanc,  sont  déclarés  issus  d'an- 
cienne extraction  noble.  Ces  recherches  de  1666 
ont  été  précédées  de  celles  de  1414  et  1444,  où 
messire  Philippe  du  Bourblanc,  de  la  paroisse  de 
Plouènez  et  Louise  du  Bourblanc,  veuve  de  Claude 
de  Tavignon,  sont  mentionnés  avec  les  mêmes 
qualifications. 

Un  extrait  de  la  Chambre  des  comptes  de  Bre- 
tagne, du  14  novembre  1634,  justifie  aussi  que  les 
du  Bourblanc  sont  nobles  de  toute  antiquité,  et 
qu'ils  ont  comparu  comme  tels  dans  différentes 
montres  de  la  province.  Cet  extrait  est  consigné 
dans  l'arrêt  de  la  Réformation,  rendu  parles  com- 
missaires en  iGGQ ,  où  sont  énoncés  plusieurs 
ordres  donnés  en  1460,  par  François,  duc  de  Bre- 
tagne, à  un  Guillaume  du  Bourblanc,  de  se  rendre 
au  château  de  Brehat,  pour  défendre  ledit  Châtel, 
contre  ses  ennemis. 

La  maison  du  Bourblanc,  distinguée  par  son 
ancienneté  et  ses  belles  alliances  avec  plusieurs 
des  meilleures  maisons  de  la  Provence,  comme 
Avaugour,  Chateaubriand,  Quélen,  etc.,  remonte 
sa  filiation  à  Philippe,  seigneur  du  Bourblanc, 
noble  homme,  marié  à  Oderne  Le  Vicomte  de  la 
Villevolatte,  dont  postérité. 

Elle  a  formé  la  brandie  des  seigneurs  d'Appre- 
ville. 

Armes  :  De  gueules,  à  la   lotir  d'or  crénelée. 

BOURCIER  DE  MONTUREUX  (de). 

Ancienne  maison  originaire  du  Béarn,  depuis 
longtemps  établie  au  comté  de  Bourgogne,  dans 
la  Guyenne,  le  Languedoc,  les  Pays-Bas,  et  de- 
puis plus  de  deux  cents  ans  en  Lorraine. 

Mathieu  de  Bourcier  commence  la  filiation 
suivie  de  cette  famille.  11  vivait  avant  1285,  est 
qualifié  valeureux  chevalier  dans  un  brevet  de 


pension  accordé  à  Sibylle  d'Uxelles,  sa  veuve,  et 
au  jeune  Jean  de  Bourcier,  son  fils,  par  Phi- 
lippe III,  dit  le  Hardi,  roi  de  France,  le  12  août 
1285,  en  considération  des  services  rendus  par  le 
dit  .Mathieu  de  Bourcier,  tué  au  siège  de  Girone. 

Au  dixième  degré,  nous  remarquons  Jean  de 
Bourcier,  troisième  du  nom,  à  qui  le  roi  Henri  III 
donna,  au  mois  d'avril  1585,  le  gouvernement  de 
Leucate  en  Languedoc,  et  la  survivance  à  Hercule 
Bourcier,  son  fils.  Le  duc  de  Joyeuse  lui  envoya  le 
19  septembre  1585  une  commission  qui  lui  donna 
le  commandement  du  pays  deNarbonne;  le  même 
lui  envoya,  en  1594,  le  brevet  de  maréchal  des 
camps  et  armées  du  roi;  dans  tous  ces  actes  il  est 
nommé  sieur  de  Barre,  gouverneur  de  Leucate, 
guidon  de  notre  compagnie  d'ordonnance,  ou  ma- 
réchal des  logis  de  notre  compagnie.  Dans  les 
troubles  de  la  Ligue,  il  fut  trouvé  hors  de  sa  place 
par  les  ennemis,  qui,  n'ayant  pu  le  forcera  livrer 
Leucate,  que  sa  femme  défendit  avec  un  courage 
au-dessus  de  son  sexe,  le  massacrèrent  dans  les 
prisons  de  Narbonne,  où  il  fut  conduit. 

Il  avait  fait  son  testament  en  1583,  il  s'y  nomme 
Jean  de  Bourcier,  dit  de  Barre,  commandant  poul- 
ie roi  à  Leucate.  Il  avait  épousé,  par  acte  du 
4  avril  1577,  Françoise  de  Cezelly,  dont  il  eut  plu- 
sieurs enfants. 

Hercule,  l'aîné,  qui  continua  la  descendance, 
obtint  en  1585  la  survivance  du  gouvernement  de 
Leucate  ;  le  roi  Henri  IV  lui  fit  expédier,  le  20  no- 
vembre 1589,  un  brevet  pour  ce  gouvernement,  qui 
passa  à  sa  mort  à  son  second  fils,  Henri  de  Bour- 
cier de  Cezelly,  sieur  de  Saint-Aunez,  et  pour 
lequel  il  reçut  en  1606  ses  lettres  patentes.  En  fé- 
vrier 1616,  il  obtint  une  commission  de  mestre  de 
camp  d'un  régiment  d'infanterie  française,  à  son 
retour  d'Espagne,  où  il  s'était  retiré.  Le  19  novem- 
bre 1638,  il  eut  une  pension  de  trois  mille  livres.  Il 
fut  nommé  lieutenant  général,  représentant  la 
personne  du  roi,  en  son  armée  d'Italie,  en  l'ab- 
sence du  prince  Thomas  de  Savoie  ;  la  commission 
le  nomme  le  sieur  de  Saint-Aunez,  maréchal  de 
nos  camps  et  armées,  mestre  de  camp  d'un  régi- 
ment de  cavalerie  pour  notre  service,  gouverneur 
de  Leucate,  etc. 

Le  18  février  Izôô,  le  duc  d'Uzès  fut  établi  com- 
missaire pour  examiner  les  preuves  de  noblesse 
dudit  sieur  de  Saint-Aunez,  pour  entrer  et  être 
associé  à  l'ordre  du  Saint-Esprit;  les  preuves  com- 
plètes de  sa  noblesse  furent  fournies  à  cette  com- 
mission, comme  il  conste  par  le  certificat  du  même 
commissaire,  ayant  l'option  du  cordon  bleu,  ou 
d'une  somme  de  cent  mille  livres,  content  d'avoir 
satisfait  à  la  preuve,  il  accepta  les  cent  mille 
livres.  Le  roi  ayant  résolu  de  faire  démolir  les  for- 
teresses et  chAteau  de  Leucate.  lui  fit  expédier,  au 
mois  de  juillet  1665,  un  arrêt  qui  lui  accorde  pour 
dédommagement  de  son  gouvernement,  cent  mille 
livres,  lesquelles  devaient  être  mises  en  rente  au 
profit  dudit  Henri  de  Bourcier,  et  le  fond  appar- 
tenir à  Charles,  son  fils  aîné,  aussi  pourvu  audit 
gouvernement  en  survivance. 


-  105  — 


106  — 


Cette  maison  a  fourni  la  branche  de  Lorraine 
qui  a  pour  auteur  Raymond  de  Bourcier,  qui  a 
donné  des  officiers  distingués. 

Au  quatorzième  degré,  Jean  Louis  de  Bourcier, 
né  à  Luxembourg  le  11  mai  1687,  fit  ses  reprises 
pour  la  baronnie  de  Montureux  le  3  septembre 
1721,  obtient  des  lettres  de  la  survivance  de 
l'office  de  premier  président  ou  de  procureur  géné- 
ral de  la  cour  souveraine  de  Lorraine  et  Barrois. 

Son  fils  aîné,  Alexis-Augustin,  comte  de  Bour- 
cier, chevalier,  baron  de  Montureux,  fut  brigadier 
des  armées  du  roi,  colonel  d'un  régiment  d'infan- 
terie, chevalier  de  Saint-Louis,  et  décéda  le  7  jan- 
vier 1769,  laissant  postérité. 

Une  autre  branche,  celle  des  Bourcier  de  Villers, 
eut  pour  auteur  Joseph  Humbert  de  Bourcier. 

Armes  :  D'or,  au  lion  de  sable,  tenant  entre 
ses  pattes  une  épée  haute,  la  croisie  trèflée  de 
même. 


BOURG  (du) 

Ancienne  maison,  qui  compose  deux  branches 
sorties  d'une  même  souche  et  subdivisées  en  diffé- 
rentes autres  branches.  Celle  qu'on  regarde  comme 
l'aînée  est  établie  dans  le  Rouannais  et  le  Viva- 
rais.  La  seconde,  qui  comprend  les  branches  de 
Saillans,  de  Seillouse  et  de  la  Perrouze,  est  répan- 
due en  Bourgogne,  en  Champagne  et  en  Langue- 
doc. Toutes  paraissent  avoir  pour  auteur  Bau- 
douin du  Bourg,  chevalier,  seigneur  du  Bourg  en 
Vivarais,qui  vivait  en  1276.  Cette  ancienne  maison 
a  donné  un  chancelier  de  France  et  un  évèque  de 
Rieux.  Sa  filiation  commence  à  Jean  du  Bourg  en 
142"),  qui  eut  postérité  de  Guygonne  de  Lombarde. 
Elle  a  formé  la  branche  des  marquis  de  Bozas  qui 
eut  pour  auteur  Emmanuel  du  Bourg. 

La  branche  de  Saillans  éteinte  à  Louis  du 
Bourg. 

La  branche  des  seigneurs  de  Seillouse  et  de 
Malauzat  qui  subsistait  dans  les  enfants  d'Edme- 
Charles  du  Bourg,  seigneur  de  Blives,  etc. 

La  branche  des  seigneurs  de  la  Perrouze  qui 
subsistait  dans  les  enfants  de  Gabriel-Amable  du 
Bourg,  seigneur  de  la  Perrouze. 

11  y  a  une  famille,  originaire  d'Auvergne,  où  elle 
jouissait  des  privilèges  accordés  aux  nobles  dans 
le  xme  siècle,  établie  en  Provence,  qui  porte  les 
mêmes  nom  et  armes;  apparemment  que  c'est  une 
branche  de  celle  dont  on  vient  de  parler.  Elle  a 
pour  auteur  Jean  du  Bourg,  qui  reçut  en  inféoda- 
tion  des  barons  de  Séverat,  la  terre  du  Bac,  en 
1305.  Il  est  qualifié  {miles),  chevalier.  Elle  fut 
confirmée  dans  sa  noblesse,  enregistrée,  le  22  dé- 
cembre 1667. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  bâtons  ou  écots  d'épine 
d'argent,  poses  en  pal,  2  et  1. 

Une  autre  famille  du  même  nom,  originaire  de 
la  généralité  d'Alençon,  élection  de  Mortagne  au 


Perche,    a   été   maintenue   dans    sa    noblesse   le 
1er  avril  1666. 

Ses  armes  sont  :  l>'<t;ur,  au  chevron  d'argent, 
accompagné  de  trois  sautoirs  d'or,  2  en  chef  et 
1  en  pointe. 


BOUSQUET  (dr). 

En  Languedoc,  famille  maintenue  dans  sa  no- 
blesse par  jugements  rendus  par  M.  du  Gué,  in- 
tendant en  Dauphiné,  le  23  juin  1667,  et  M.  de 
Bezons,  intendant  en  Languedoc,  le  24  décembre 
1668. 

Le  premier  connu  de  ce  nom.  qui  commence 
la  filiation  suivie,  est  noble  homme  Pierre  de 
Bousquet,  écuyer,  seigneur  et  baron  de  Yerlhac, 
qui  rendit  hommage  de  sa  terre  au  roi,  duquel 
elle  relevait  en  sa  qualité  de  comte  de  Toulouse, 
le  9  avril  1459.  Il  mourut  en  laissant  postérité. 

Au  quatrième  degré,  nous  remarquons  François 
de  Bousquet,  deuxième  du  nom,  chevalier,  baron 
de  Montlaur,  seigneur  de  Saint-Aunes,  du  château 
de  Pin,  etc.,  qui  embrassa  le  parti  des  armes  et 
eut  ordre  du  duc  de  Montmorency,  gouverneur  du 
Languedoc,  le  8  avril  1621,  de  veiller  soigneuse- 
ment â  la  conservation  de  son  château,  et  d'y 
mettre  une  garnison;  il  fut  capitaine  au  régiment 
de  Perrault,  infanterie,  par  commission  du  roi  du 
19  juillet  1622,  et  obtint  de  ce  prince  des  lettres 
patentes  datées  de  Paris,  le  16  août  1624,  par  les- 
quelles «  Sa  Majesté,  considérant  les  fidèles  ser- 
«  vices  que  lui  avaient  rendus  pendant  les  mouve- 
«  ments  des  dernières  guerres  civiles,  François 
«  de  Bousquet,  château  de  Montlaur,  et  que  son 
«  château,  dont  il  avait  généreusement  soutenu  le 
«  siège,  avait  été  rasé,  lui  confirme  de  nouveau  la 
«  permission  d'ajouter  à  ses  armes  un  chef  d'azur, 
«  chargé  de  sept  fleurs  de  lis  d'argent.  » 

11  fut  ensuite  capitaine  de  cavalerie  et  sergent 
de  bataille,  puis  conseiller  du  roi,  président  en  sa 
cour  des  comptes,  aides  et  finances  de  Montpel- 
lier, par  lettres  de  provisions  du  1er  août  1649,  et 
acte  de  réceptions  du  7  octobre  suivant;  et  con- 
seiller d'Etat.  Il  fut  marié  :  1°  par  contrat  du 
13  octobre  1619  à  Grasinde  de  Rignac  et  2°  avec 
Louise  de  La  Fare.  Il  laissa  postérité  du  premier 
iit. 

Son  fils  aine,  Etienne  de  Bousquet,  deuxième 
du  nom,  obtint  des  lettres  patentes  en  forme  de 
Chartres,  datées  de  Saint-Germain-en-Laye,  en 
décembre  1679,  par  lesquelles  «  S.  M.  érige  la 
«  terre  et  baronnie  de  Montlaur,  en  Languedoc, 
«  en  marquisat,  en  sa  faveur,  tant  en  considéra- 
«  tion  des  services  qu'il  lui  avait  rendus  en  Italie, 
«  en  Flandre  et  en  Catalogne,  pendant  plus  de 
«  vingt  années,  que  pour  reconnaître  encore  ceux 
«  de  son  père    » 

Il  épousa,  par  contrat  du  13  février  1662,  Marie 
du  Faur,  dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  D'or,  à  la  croix  vidée  de  gueules;  an 


—  107  — 


—  108 


chef  d'azur,  chargé  de  sept.  /leurs  de  lis  d'ar- 
gent, 4  et  3. 

Couronne  de  marquis. 

BOUVET  (de). 

Voy.  tome  Ier,  col.  556,  le  cimier  doit  être  ainsi 
décrit:  Un  cerf  issant  au  naturel,  au  lieu  de  : 
Un  cerf  au  naturel. 

BRAGELONGNE  (de). 

Famille  considérable  dans  l'épée  et  dans  la 
robe,  qui  tire  son  origine,  de  delongne,  seigneur 
de  Bray,  dont  apparemment  s'est  formé  le  nom  de 
Bragelongne;  on  le  croit  fils  puîné  de  Landry, 
comte  de  Nevers  et  d'Auxerre,  et  de  Malthidede 
Bourgogne-Comté.  Le  premier  du  nom  qui  s'é- 
tablit à  Paris  fut  Adam  de  Bragelongne,  deuxième 
du  nom,  écuyer,  seigneur  dudit  bien  et  de  Jouy, 
qui  gouverna  les  finances  d'Isabeàu  de  Bavière, 
femme  de  Charles  VI,  roi  de  France,  et  celles  du 
duc  de  Guyenne,  dauphin  cle  France,  dès  1405.  Il 
fut  mih  à  mort  pour  la  cause  du  Boi  et  de  l'Etat, 
comme  il  parait  par  les  lettres  patentes  du  roi 
Charles  VII  ;  il  eut  postérité  d'Agnès  de  Chassa- 
voine. 

Cette  famille  a  formé  six  branches  ,  qui  ont 
fourni  un  président  au  parlement,  des  officiers 
distingués  de  tous  grades,  des  chevaliers  cle  Saint- 
Louis  et  de  Malte. 

Armes  :  De  gueules,  a  la  fasce  d'argent,  char- 
gée d'une  coquille  de  sable,  et  accompagnée  de 
trois  molettes  d'éperon  d'or,  2  en  chef,  et  1  en 
pointe. 

BRANCOVAN  (de). 

Maison  valaque,  connue  depuis  Georges  Denie- 
ter  Bibesco,  décédé  le  1er  juin  1873,  hospodar  élu 
de  Valaohie  de  décembre  1842  (confirmé  par  la 
Porte  le  2  juin  1843)  au  23  juin  1848. 

Ce  dernier  prit  le  nom  princier  de  Brancovan  à 
la  suite  de  son  mariage  avec  Zoé  Maurocordato, 
fille  adoptive  du  dernier  prince  de  Brancovan  et 
du  Saint-Empire,  des  Bassaraba  par  un  fils  issu 
de  ce  mariage  en  1828. 

Par  acte,  daté  de  Vienne  du  25  février  1800, 
l'Autriche  autorisa  le  chef  de  cette  famille  à  porter 
ce  titre  de  prince  valaque. 

La  maison  Bassaraba,  connue  dès  1300  en  la 
personne  de  Jugomir  Bassaraba,  prince  de  Vala- 
chie,  avait  acquis  la  propriété  de  Brancoveni,  en 
Boumanie,  vers  l'an  1600. 

Elle  a  reçu  les  dignités  de  comte  de  Brancovan 
(titre  hongrois),  Luxenbourg,  19  mai  1688,  et  de 
prince  de  Brancovan  et  du  Saint-Empire  le. 
30  janvier  1695,  confirmé  le  8  juin  1807. 

Armes  :  D'azur,  â  la  terrasse  de  sinople  sur 

laquelle  est   un    chevalier  entièrement  velu  et 


armé  à  l'antique,  monté  sur  uyi  solipède  galo- 
pant d'argent,  brandissant  de  la  dextre  une  ëpée 
nue,  au  sommet  de  laquelle  est  piquée  une  tête 
de  turc. 
Heaume  surmonté  d'une  couronne  royale. 

Lambrequins  d'or  et  d'azur  à  dextre,  d'argent 
et  de  gueules  à  sénestre. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Brancovan  (Michel- Constantin  Fitrst, 
Pce  Bassaraba  de),  décédé  le  15  octobre  188G. 

Sœurs  :  1°  Peesse  Anne- Elisabeth),  née  à 
Paris  le  15  novembre  1876; 

2°  Pcesse  Catherine-Hélène,  née  à  Paris  le 
30  juin  1878; 

Mère  :  Pcesse  Rachel,  fille  de  Musurus- 
Pacha,  ancien  ambassadeur  de  Turquie,  à 
Londres,  le  28  mai  1874  mariée  à  Grégoire, 
prince  Bassaraba  de  Brancovan.  Résidence: 
84,  avenue  Hoche,  à  Paris. 

BRANDE  (van  den). 

Famille  noble  d'origine  belge,  résidant  en 
France. 

Armes  :  Ecartelé;  aux  I  et  4,  d'argent  frelté 
de  sable;  aux  2  et  3,  d'hermine  à  deux  fasces 
d'azur. 

Devise  :  Spes  in  Deo. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Brande  (Hector-Marie-Louis  van  den), 
reconnu  comme  noble  en  France  avec  les 
titres  de  messire  et  d' écuyer,  par  jugement 
du  tribunal  de  lre  instance  de  Boulogne-sur- 
Mer  du  24  avril  1891  ;  marié  à  Marguerite-' 
Armande-Hervine-Marie  de  Meautis,  dont 
une  fille  unique:  Mercedes- Yvonne-Margue- 
rite, née  à  Boulogne-sur-Mer  le  22  juillet 
1884.  Résidence:  Paris,  14,  ruedeThann; 
A7ersailles  (en  été),  4,  rue  de  Solférino. 

BRANDT  (de). 

Originaire  des  Pays-Bas. 

La  filiation  de  cette  famille  remonte  à  Gérard 
de  Brandt,  seigneur  de  la  Campe,  qui  épousa  Anne 
de  Vargelot,  dont  il  eut  postérité;  il  existait  vers 
1500. 

Au  septième  degré,  nous  trouvons  Alexandre- 
François-Ignace  de  Brandt,  chevalier,  seigneur  de 
Marconne,  Picquenhem,  etc.  Cornette  réformé  du 
régiment  Boyal-Cravate,  il  fut  créé  par  le  pape, 


—  109 


110  — 


comte  palatin,  patrice  romain,  et  chevalier  de 
l'Eperon  d'or,  à  cause  de  l'alliance  de  son  père 
avec  l'illustre  maison  de  Tolomey,  originaire  d'Ita- 
lie; et  créé  par  lettres  patentes  du  roi  du  mois  de 
mars  1758.  comte  de  Brandt  ;  il  épousa,  par  coi  - 
trat  passé  à  Arras  le  2  septembre  1752,  Jeanne- 
Catherine  Mathon,  dont  il  eut  plusieurs  enfants. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  flammes  d'argent, 
passées  2  et  1. 

BEAU  DE  SAINT-POL  LIAS. 

Les  Saint-Pol,  ancienne  famille  du  pays  albi- 
geois, dont  une  branche  était  établie  dans  le  comté 
de  Foix,  ayant  produit  leurs  preuves  depuis  1340, 
furent  maintenus,  en  1668,  dans  leurs  dignités  no- 
biliaires. En  1780,  le  baron  de  Saint-Pol,  l'arrière- 
grand'père  de  M.  de  Saint-Pol  Lias,  assista  à  l'as- 
semblée de  la  noblesse  tenue  à  Pamiers.  » 

Armes  :  D'azur,  à  une  épée  d'argent,  la  pointe 
en  hus,  la  garde  d'or  sur  laquelle  est  appuyé  un 
lion  du  même,  armé  et  lampassé  d'or  {Histoire 
des  Ariégeois,  par  H.  Duclos;  ouvrage  très  docu- 
menté en  7  vol.  illustré,  in-8°.) 

C'est  au  xine  siècle,  en  effet,  qu'un  Saint-Pol, 
dont  on  retrouve  plusieurs  fois  le  nom  dans  les 
vieilles  chroniques  de  la  croisade  contre  les  Albi- 
geois, vint  guerroyer,  avec  Simon  de  Montfort, 
dans  le  Midi  de  la  France  et  s'y  établit.  Sa  des- 
cendance y  posséda  plusieurs  baronies. 

Le  père  du  bisaïeul  de  M.  de  Saint-Pol  Lias, 
«  Jacques  de  Sainl-Pol,  baron  de  Lias,  seigneur 
de  Goudourvielle  et  autres  lieux  »,  était,  en  1766, 
garde  du  corps  du  roi.  Son  grand'père  (petit-fils  de 
ce  dernier),  possédait  encore,  en  1841,  le  château 
et  domaine  de  Lias,  dont  il  vendit  la  terre,  à  cette 
époque,  au  baron  de  Saillas,  par  acte  passé  en 
l'étude  de  Me  Gapelle,  notaire  royal  à  Toulouse. 

Armes  :  D'argent,  à  l'arbre  de  sinople,  accosté 
de  deux  lions  de  gueules,  lampassés,  armés  :  au 
chef  d'azur,  ait  croissant  d'argent  accosté  de 
deux  étoiles  d'or. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Brau  de  Saint-Pol  Lias  (Marie-Fran- 
çois-Xavier- Joseph- Jean-Honoré),  explora- 
teur, chef  de  missions  du  gouvernement, 
en  Extrème-Asie  et  en  Océanie,  et  écrivain, 
membre  de  la  Société  des  gens  de  lettres, 
né  à  Seix  (Ariège),  le  4  juillet  1840.  Rési- 
dence :  47.  rue  de  Passy.  à  Paris. 

Fils  :  B.  de  S. -P.  L.  (Robert- Jean- Victor). 

BRÉVEDENT  D'ABLON. 

En  Normandie.  Cette  famille  est  divisée  en  deux 


branches  principales,  qui  ont  la  même  origine. 
avec  «les  différences  dans  les  armes,  dont  on  trou- 
vera l'explication   dans  le  cours  de  cette  notice. 

On  lit  dans  l'Histoire  de  la  maison  d'Har court, 
par  La  Roque,  t.  IV.  p.  1645,  que  Richard  de  Bré- 
vedent  était  au  nombre  des  écuyers  employés  à 
la  guerre  en  L285.  On  cite  plusieurs  personna 
de  ce  nom  qui  existaient  en  1289,  L395  et  14Ô4, 
mais  la  filiation  peu  suivie  jusqu'à  ce  moment  par 
le  malheur  des  guerres,  la  perte  des  papiers  et 
des  titres,  n'est  bien  prouvée  que  depuis  Cardin 
de  Rrévedent,  qui  vivait  le  2  juillet  1450  et  qui 
rendit  cette  année  la  foi  et  hommage  au  roi,  pour 
un  tiers  de  fiefs  de  Haubert,  fils  de  la  vicomte 
d'Auge. 

A  la  suite  des  preuves  qui  furent  faites  en  1595 
devant  Henri  IV,  d'après  les  enquêtes  et  le  témoi- 
gnage des  anciens  du  lieu  du  Pin,  joignant  la  pa- 
roisse de  Rrévedent,  en  foi  de  quoi  le  roi  Henri  IV 
lit  délivrer  les  lettres  de  «  confirmation  de  noblesse 
très  honorables  pour  la  famille,  puisqu'il  est  dit 
qu'elle  descend  de  la  maison  de  Rrévedent,  longue 
ancienneté,  noble,  domiciliée  en  la  seigneurie  de 
Rrévedent,  joignant  ledit  lieu  du  Pin  jusqu'à  en- 
viron cinquante- ans,  que  ladite  seigneurie  serait 
sortie  par  échange  des  maisons  de  Jacques  de 
Rrévedent...  que  la  famille  dudit  de  Rrévedent, 
des  longtemps  reconnue  pour  ses  services,  par  les 
feux  rois  nos  prédécesseurs,  et  dès  le  règne  du 
feu  roi,  d'heureuse  mémoire,  Philippe-Auguste, 
dit  le  Conquérant,  mais  par  l'injure  des  temps, 
guerres  anglaises,  et  minorité  de  ses  prédécesseurs, 
partie  de  chartre,  titres,  et  renseignements  de  sa 
généalogie  et  extraction,  serait  perdue,  et  partie 
tirée  des  mains  de  son  dit  père  par  les  seigneurs 
du  Pin  ». 

Lettres  patentes  de  confirmation  de  noblesse, 
délivrées  à  Jean  de  Rrévedent  du  Roccage.  Le  roi 
fit  don  à  ce  même  Jean  de  Rrévedent,  de  104  livres 
de  rente,  pour  le  dédommager  des  pertes  faites 
par  le  pillage  de  sa  maison. 

La  branche  cadette  de  cette  maison  a  fourni  les 
rameaux  de  :  1°  Saint-Martin  ;  2°  de  Sahurs  et  de 
(  ri  verni. 

Elle  compte  un  lieutenant  général  du  bailli  de 
Rouen  en  1650,  plusieurs  conseillers  audit  parle- 
ment; des  officiers  des  armées  du  roi  et  chevalier 
de  Malte  (1695),  en  la  personne  de  Pierre-Louis  de 
Rrévedent.  page  du  roi  à  la  Petite-Ecurie  en  1702 
et  mort  cornette  de  cavalerie. 

Son  frère  François  fut  également  reçu  chevalier 
de  Malte  en  1699." 

Cette  branche  a  été  confirmée  dans  son  ancienne 
noblesse  en  1596  en  la  personne  de  René,  sieur 
de  Vanicroq,  l'un  des  douze  capitaines  de  la  ville 
de  Rouen. 

Armes  :  Rrévedent  du  Roccage,  seigneur  d'A- 
blon.  près  Pont-Audemer  :  D'azur,  à  la  croix 
ancrée  d'or;  au  chef  d'argent ,  chargé  de  trois 

a  ailles  de  sable. 

Rrévedent  de  Saint-Martin  et  de  Sahurs  :  D'ar- 


111 


L12 


gent,  à  trois   anilles  de  sable,  au  chef  d'azur, 
chargé  de  cinq  besants  d'or. 

BROCH  D'HOTELANS. 

Originaire  des  Pays-Bas,  alors  province  es- 
pagnole, cette  famille  vint  se  fixer  au  commence- 
ment du  xvie  siècle,  à  Vesoul,  où  Claude  Broch 
était  échevin  en  1536.  Ses  descendants  se  divi- 
sèrent en  trois  branches,  dont  deux  se  sont 
éteintes,  l'une  à  Vesoul,  l'autre  à  Dôle,  vers  la  fin 
du  xvme  siècle  et  au  commencement  du  xix1'  siècle 
Elles  fournirent  des  ecclésiastiques,  des  religieux, 
des  jurisconsultes,  des  officiers  à  l'armée,  un 
garde-du-corps  du  roi  Louis  XV  et  trois  vicomtes- 
mayeurs  de  la  ville  de  Dôle. 

Parmi  les  membres  de  la  branche  encore  sub- 
sistante, Philippe  Broch,  fixé  à  Anthume,  près  de 
Dôle,  en  1573,  fut  recteur  de  l'Université  de  cette 
ville;  en  1592,  il  obtint  de  Philippe  11,  roi  d'Es- 
pagne, l'autorisation  de  tenir  en  fief,  le  27  février 
1597,  et  fit  l'acquisition  de  la  seigneurie  d'Hote- 
lans  et  son  fief  de  Montrichard,  an  bailliage  de 
Dôle,  les  29  mai  1600  et  17  juin  1602.  Son  fils  Phi- 
lippe Broch,  seigneur  d'Hotelans,  docteur  es  droits, 
avocat  au  parlement,  se  distingua  au  siège  de 
Dôle,  en  1636,  fut  vicomte-mayeur  de  la  ville,  en 
1646,  et  entra  au  souverain  parlement  comme 
conseiller,  en  suite  de  lettres  patentes  données  à 
Bruxelles,  le  10  janvier  1652.  Etienne-Philippe 
Broch,  écuyer,  seigneur  d'Hotelans,  docteur  ès- 
droits,  avocat  au  parlement,  fut  vicomte-mayeur 
de  Dôle  en  1680.  Claude-Charles  Broch  d'Hotelans, 
écuyer,  seigneur  dndit  Hotelans,  d'ivry  et  de 
Combelle,  docteur  ès-droits,  avocat  au  parlement, 
fut  vicomte-mayeur  de  Dôle  en  1711. 

Des  membres  de  cette  branche  ont  pris  part  aux 
assemblées  des  Etats  de  la  province,  dans  la 
chambre  de  la  noblesse,  en  1654,  1657,  1658,  1662, 
1666  ;  en  dernier-lieu,  Philippe-Désire  Broch  d'Ho- 
telans, fut  nommé  commissaire  de  la  noblesse, 
pour  le  bailliage  de  Dôle  en  1788,  et  prit  part  à 
l'assemblée  de  1789. 

Après  la  réunion  de  la  Franche-Comte  à  la 
France,  un  membre  de  la  famille  Broch  d'Hote- 
lans quitta  sa  patrie,  entraîné  sans  doutée  par 
l'exemple  de  François-Paul  de  Lisola,  son  compa- 
triote et  l'ami  de  sa  famille;  il  prit  du  service 
dans  les  armées  impériales.  Cette  expatriation 
donna  lieu  à  un  procès  et  à  des  poursuites,  dont 
on  trouve  des  traces  dans  les  archives  du  minis- 
tère de  la  Guerre  à  Paris,  vol.  1850,  octobre  1705; 
volume  22'H  no  55,  28  mai  1710.  Les  descendants 
de  cet  émigré  habitaient  l'Autriche,  à  Brûnn,  en 
Moravie,  et  l'un  d'eux  exerçait  récemment  à 
Vienne,  un  emploi  avec  le  titre  de  hofrath  (conseil- 
ler de  la  cour).  11  y  a  également  des  familles  du 
nom  de  Broch,  en  Danemark,  dans  le  Jutland,  en 
Norvège  à  Drontheim,  et  en  Russie;  mais  elles 
sont  sans  liens  et  sans  relations  avec  la  famille 
Broch  d'Hotelans. 


Les  alliances  directes  de  la  branche  subsistante 
sont  : 

Damedor,  Descotes,  Gérard  de  Vuillafans,  Re- 
cepveur,  Hugon  de  Mercey,  Jacquinot  de  Goux, 
Yuillemeaux  de  Bougelier,  de  Froissard  de  Brois- 
sia,  Daval,  de  Diesbach  de  Torny,  Delahante, 
Borthou. 

Armes  anciennes  :  De  gueules,  à  un  croissant 
d'argent  en  pointe,  soutenant  un  brou  de  chêne, 
arraché  d'or  (armoriai  de,  Dunod). 

De  gueules,  à  un  chesne  d'or,  mouvant  d'un 
croissant  d'argent.  (Certificat  du  juge  d'armes 
d'Hozier,  et  enregistrement  en  date  du  2i  janvier 
1998.  Armoriai  général,  Gte  I,  n°  49.  Comté  de 
Bourgogne.) 

Armes  actuelles  :  De  gueules,  au  broc  d'ar- 
gent, attaché  d'or,  mouvant  d'un  croissant  d'ar- 
gent (Armoriai  de  Jules  Gauthier,  archiviste  du 
département  du  Doubs). 

Devise  :  Fac  et  spera. 

Les  dernières  armes,  armoiries  parlantes,  sont 
celles  qui  furent  portées  par  Philippe  Broch,  con- 
seiller au  parlement,  et  présentées  par  lui  lors  de 
son  installation. 

La  branche  de  Dôle,  éteinte,  portait  :  De  gueules 
à  l'arbre  d'or,  mouvant  d'un,  croissant  d'argent, 
accompagné,  en  chef,  de  deux  étoiles  d'or. 

La  brandie  de  Vesoul,  également  éteinte,  por- 
tait :  De  gueules,  à  trots  gerbes  d'or,  posées  2  et 
1.  (Voir  armoriai  général,  Franche-Comté,  publié 
par  Henri  Bouchot). 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

lû  Broch  d'Hotelans  (Octave).  Rési- 
dence :  château  de  ïhoraise  (Doubs),  marié 
à  Mlle  Delahaute.  dont  postérité. 

2°  B.  d'H.  (Raoul).  Résidence  :  château 
de  Novillars  (Doubs),  marié  à  Mlle  Borthou, 
dont  postérité. 

BROGLIE  (de). 

Voy.,  pour  l'historique  de  cette  famille,  le 
tome  1,  col.  600  et  601. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Branche  ducale 
Broglie  (Jacques- Victor- Albert  de  Bro- 
glie, duc  de),  né  à  Paris  le  13  juin  1821, 
de  l'Académie  française,  ancien  ministre, 
ancien  sénateur.  Résidences  :  10,  rue  de  Sol- 
férino,  à  Paris,  et  chau  de  Broglie  (Eure), 
marié  à  Paris  le  19  juin  1845,  à  Pauline- 


—  113  — 


Mi  — 


Eléonore  de  Galard  de  Brassac  de  Béarn, 
décodée  le  26  novembre  1860. 

Fils  :  B.  (Louis-Alphonse-  Victor,  Pce  de), 
né  à  Rome  le  30  octobre  1846.  Résidence  : 
48,  rue  de  la  Boëtie,  à  Paris  ;  marié  à  Paris 
le  26  septembre  1871  à  Pauline  de  la  Fo- 
rest  d'Armaillé,  dont  :  a)  Albertine,  née 
à  Paris  le  4  décembre  1872.  Résidence  :  29, 
rue  Barbet-de-Jouy, à  Paris;  mariée  à  Paris 
le  26  mai  1891,  à  Pierre.  Mis  de  Luppé;  b) 
Maurice,  né  à  Paris  le  27  avril  1875,  aspi- 
rant de  marine;  c)  Pauline,  née  à  Paris  le 
5  février  1888;  d)  Louis,  né  à  Dieppe  le 
15  août  1892. 

2°  B.  (Eenri-A  médée,  Pce  de),  né  à  Paris  le 
8  février  1849,  chef  d'escadron  au  30°  régi- 
ment d'artillerie.  Résidence  :  10.  rue  de 
Solférino,  à  Paris  ;  marié,  à  Paris  le  8  juin 
1875,  à  Jl«r/e-Charlotte-Constance  Say, 
dont  :  a)  Jacques,  né  à  Paris  le  20  décembre 
1878  ;  b)  Robert,  né  à  Paris  le  23  novem- 
bre 1881  ;  c)  Marguerite,  née  à  Paris  le 
20  avril  1883. 

3°  B.  (François-Marie-Albert,  Pcede),në 
à  Paris  le  16  décembre  1851,  chef  de  batail- 
lon au66erégiment  d'infanterie. Résidences: 
Tours,  et  41,  rue  de  la  Bienfaisance,  à  Pa- 
ris ;  marié,  à  Paris  le  12  juillet  1884,  à 
Jedime-Emmeline  de  Dampmartin,  dont  : 
a)  Jean,  né  à  Paris  le  27  janvier  1886;  b) 
Guillaume,  né  à  Paris  le  21  mars  1888;  c) 
Amédée,  né  à  Paris  le  6  mars  1891. 

4°  B.  (Cês&r-PdLiû-Emmanuel,  Pce  de),  né 
à  Paris  le  22  avril  1854.  Résidence  :  16,  rue 
de  Solférino,  à  Paris. 

Branche  pringière  Broglie-Revel 

Broglie-ReveUifewW-Louis-César-Paul, 
Pco  de),  né  à  Paris  le  20  avril  1852.  Rési- 
dence: 4.  avenue  Montaigne,  à  Paris;  marié 
à  Paris  le  20  juin  1877,  à  Geneviève  de  Gler- 
mont-Tonnerre  ,  décédée  le  12  juin  1880, 
dont  :  Auguste,  né  à  Saint-Georges-d'Aunay, 
le  22  août  1878. 

Frères  et  sœur:  1°  B.  (Charles-Loms- 
Antoine,  Pce  de),  né  à  Paris  le  18  mars 
1854,  ancien  officier  de  cavalerie,  religi  sux 
de  la  Grande-Chartreuse  (Isère). 

2°B.  (Georges- Armand-Edouard,  Pcede), 
né  à  Pont-Sainte-Maxence  le  13  mai  1856, 
capitaine   au    6e   régiment   de   dragons,  à 


Evreux  (Eure);  marié  à  Paris  le  24  août 
1886,  à  Léohtine  Costa  de  Beauregard, 
dont  :  a)  Char les- Albert,  né  à  Evreux  Le 
23  juin  1887  ;  b)  Guy,  né  à  Provins  le  3  fé- 
vrier 1889  ; 

3°  Louise,  née  à  Paris  le  3  décembre 
1864,  mariée  à  Paris  le  7  juin  1886.  à  Re- 
naud, marquis  de  Tramecourt,  décédé,  et, 
en  seconde  noces,  le  17  août  1895,  au 
marquis  d'Oilliamson. 

Frère  du  père  :  B.  (Raymond-Ch&rles- 
Amédée,  Pce  de),  né  à  Saint-Georges-d'Au- 
nay le  15  mai  1826.  Résidence  :  Vaubadon, 
par  Balleroy  (Calvados),  marié  à  Saint- 
Georges-d'Aunay  le  22  janvier  1855.  à 
Marie-Louise  de  Yidard,  dont  :  a)  Joseph- 
Paul-Octave-Marie,  né  à  Paris  le  11  avril 
1861,  père  jésuite;  b)  Louis- Antoine-Marie, 
né  à  Pont-Sainte-Maxence  le  27  mai  1862. 
Résidence  :  72.  rue  de  Varenne,  à  Paris; 
marié  à  Paris  le  19  août  1890.  à  Louise  de 
Montgermont,  dont  :  1°  Madeleine,  née  à 
Evreux  le  14  juin  1891;  2°  Joseph,  né  à 
Paris  le  20  mai  1892;  c)  Octave-Edouard- 
Armand- Joseph,  né  à  Saint-Georges-d'Au- 
-nay  le  13  août  1863.  Résidence  :  Angers  ; 
marié  à  Rozières  le  2  août  1893,  à  Jeanne 
de  Y  ion  de  Gaillon;  d)  Augustin-p2x\- 
Marie-Joseph,  né  à  Saint-Georges-d'Aunay 
le  22  novembre  1864,  lieutenant  au  8e  régi- 
ment de  chasseurs  à  cheval,  à  Epinal;  e) 
P^mZ-Marie-Joseph,  né  à  Saint-Georges- 
d'Aunay  le  12  avril  1868,  jésuite,  à  Poi- 
tiers; f)  A mélie  Marie- Joséphine ,  née  à 
Saint-Georges-d'Aunay  le  4  janvier  1871, 
religieuse  de  la  congrégation  de  la  Sainte- 
Famille,  à  la  Délivrande  (Calvados);  g) 
CTmWes-Marie-Joseph,  né  à  Saint-Georges- 
d'Aunay  le  25  mai  1874. 

BROSSARD  (de). 

En  Touraine.  Suivant  un  tableau  généalogique 
et  historique  imprimé  à  Tours  en  176(5,  cette 
famille  est  établie  en  France  depuis  1289.  Elle  est 
divisée  en  douze  branches,  qui  toutes  ont  pour 
auteur  Antoine  de  Brossard,  premier  du  nom,  né 
en  1289,  fils  naturel  de  Charles  de  France,  comte 
de  Valois,  fils  puîné  de  Philippe  le  Hardi  et 
d'Hélène  de  Brossard. 

Il  y  a  tant  de  confusion  dans  la  généalogie  de 
cette  famille,  qu'il  n'est  pas  possible  d>n  donner 
une  filiation  suivie  et  exacte.  Nous  nous  conten- 


L15  — 


—  116  — 


terons  de  dire  qu'il  y  a  une  branche  établie  en 
Normandie,  dont  les  armes  sont  : 

D'azur,  à  /rois  fleurs  de  lis  d'or,  au  bâton 
d'argent  en  bande,  brochant  sur  le  tout. 

Une  autre  en  Anjou,  qui  porte  pour  armes  : 

De  sable,  à  trois  fleurs  de  lis  d'or,  à  un  bâton 
de  gueules  en  barre,  brochant  sur  le  /ouf. 

Une  autre  en  Champagne,  aux  environs  de  < Hui- 
lons, qui  porte  : 

D'azur,  à  une  main  ganlelée  d'or  en  fasce, 
qui  lient  sur  son  poing  un  oiseau  de  proie  d'ar- 
gent,accompagnée  de  trois  fleurs  de  lis,chacune 
soutenu  d'uni'  moucheture  d'hermine  d'ar- 
gent. 

Une  autre  qui  réside  en  Bretagne  et  a  pour 
armes  : 

TSazur,  au  chevron  d'argent,  accompagne  de 
trois  I leurs  i/e  lis  d'or. 

Il  y  a  la  branche  des  seigneurs  de  Brossard, 
écuyers,  sieurs  de  La  Gautraye.  qui  porte  : 

D'argent,  à  trois  fleurs  de  lis  mi-parti  d'azur 
et  de  gueules,  à/a  colice  degueules,  brochantesur 
le  tout. 

Les  branches  dispersées  en  Anjou  et  en  Tou- 
raine  avaient  pour  chef  N.  Brossard  de  La 
Brohanière,  résidant  à  Parce  en  Anjou,  et  N...  de 
Brossard  de  Saint-René,  qui.  originaire  de  Filmil 
au  Maine,  résidait  à  Tours.  Tous  les  deux  avaient 
pour  armes  : 

Trois  fleurs  de  lis  d'or,  en  champ  d'azur,  à 
la  bande  d'argent,  brochante  sur  /e  /ou/. 

Ces  diverses  armes  ont  été  vérifiées  en  différents 
temps  par  M.  de  Machaut,  intendant  d'Orléans 
en  lb'07. 

BROSSES  (de. s)  ou  DESBROSSES. 

En  Normandie,  cette  famille  est  connue  dés  le 
commencement  du  xme  siècle,  mais  sa  libation 
prouvée  par  titres  ne  remonte  qu'à  Robert  des 
Brosses,  écuyer,  seigneur  dudit  lieu,  du  Boyhyon, 
et  de  Bastigny,  qui  vivait  en  1374  avec  Jeanne  de 
la  Place,  son  épouse.  Il  prit  à  rente  pour  0  livres 
tournois  de  rente  annuelle  de  Jean  Fromont, 
écuyer.le  fief  du  Boyhyon, avec  toutes  ses  dignités, 
détaillées  audit  contrat;  ceci  est  conforme  à  une 
preuve  de  noblesse  faite  devant  les  commissaires 
du  roi,  en  157(5,  par  Hector  des  Brosses,  seigneur 
dudit  lieu  et  de  Bastigny.  Robert  mourut  en  lais- 
sant postérité. 

Hector  des  Brosses,  comme  il  est  dit  plus  haut, 
prouva  sa  noblesse  devant  les  commissaires  du 
roi  par  titres,  en  remontant  à  Robert  des  Bro  ises, 
écuyer,  et  Jeanne  de  la  Place,  son  épouse,  les- 
quels, en  1374,  échangèrent  Leur  terre  contre  celle 
de  Bastigny.  (le  Robert  des  Brosses,  comme  on  l'a 
dit,  était  seigneur  des  Brosses  et  du  Bayhyon,  et 
Hector  des  Brosses,  descendu  de  lui  au  huitième 
degré,  lit  déposer  au  greffe  d'Évreux,  le  8  novem- 


bre 1576,   sa  généalogie.  Il  épousa,  le  £5  novem- 
bre 1569,  Isabeaudes  Landes,  dont  il  eut  postérité. 
Au   treizième    degré,    nous    marquons   Joseph- 
Nicolas  des    Brosses,  chevalier,  baron  de  Goulet. 
Cuigny,  Plainville,La  Couture.  Fontaine  etautres 
lieux,  né  le  30  mai  1718;  il  commença  à  servir  en 
qualité  de  cornette  dans   le  régiment   du  duc    de 
Saint-Simon,  en  1733,  et  fut  réformé  à  la  paix  de 
1737,  rejoignit,  au   commencement  de   la  guerre 
de  1741,  son  régiment  en  la  même  qualité  de  cor- 
nette;   fut  employé,  avec  des  cavaliers  de  bonne 
volonLé,  dans  toutes  les  occasions  qui  se  présen- 
tèrent, et  où  il  donne  de  si  belles  preuves  de  son 
courage  et  de  son  zèle,  que  le  duc  de  Brissac,  maré- 
chal de  France,  le  choisit  pour  faire  son  avant  et 
arrière-garde,  avec  des  carabiniers  de  bonne  vo- 
lonté, destinés  à  faire  passer  300  sacs  de  farine 
dans  le  château  de  Fronembert;  ce  qui  fut  exécuté 
heureusement,  en  traversant  ce  lieu  des  quartiers 
ennemis  et  en  les  trouvant  partout.  Le  baron  de 
Goulet  y  reçut    une  contusion,  et  son   cheval  fut 
blessé.    Cependant,    il    fit  des   prisonniers,    qu'il 
amena,  et  le  duc  de  Brissac  en  rendit  compte  sur 
le  champ  au  cardinal  de  Fleury,  qui  lui  fit  donner 
une  compagnie  de  cavalerie  dans  le  régiment  de 
Chepy    en   1742.   Il    passa   avec  ce    régiment    en 
Bavière,  et  servit  sous  les  ordres  du  maréchal  de 
Maillebois.    Pendant  la  campagne  de  1743.    il  lit 
plusieurs  actions  éclatantes,  comme  d'avoir  arrêté  , 
les  ennemis  avec  50  maîtres  qui  avaient  culbuté  la 
compagnie  franche  de.Rombert,  dans  une  recon- 
naissance que  le  maréchal, comte  de  Saxe,  fit  faire 
à   Plane.    Quelques  jours  après,   le    maréchal  de 
Maillebois  ayant  commandé  tours  les  piquets  de 
l'armée,  pour  aller  reconnaître  l'ennemi,  la  troupe 
du  baron  de  Goulet  se  trouva  environnée  par  les 
ennemis,  au   point  que  ce   général  fut  obligé  de 
faire  pointer  les  canons  pour  dissiper  les  ennemis  : 
ce  qui  réussit,  et  le  baron  de  Goulet  les  battit,  y 
reçut   plusieurs    blessures,    et   ramena   toute   sa 
troupe,    excepté    ceux    qui   restèrent    morts    sur 
place.  Le  maréchal  de  Maillebois  en  rendit  compte 
sur-le-champ   au  roi,   et  lui  fit  avoir   la  croix  de 
Saint-Louis  en  1741,  quoique  n'étant  pas  le  dernier 
capitaine  de  son  régiment.  A  l'affaire  de  Saverne, 
il    demanda     au    maréchal    duc    d'Harcourt    des 
hommes  de  bonne  volonté  pour  aller  en  avant  et 
reconnaître  l'ennemi  qu'il  vit  de  près  débouchant 
sur  deux   colonnes,  pour  aller   s'emparer  de  Sa- 
verne; et,  aussitôt,  il   alla  à  toute  bride  à  Phals- 
bourg  en  rendre    compte  à  ce   maréchal,  qui   lit 
rétrograder  les  troupes  envoyées  pour  la  défense 
de  cette  place.  Les  ennemis,  ayant  déjà  outrepassé' 
la  hauteur,  et  le  long  de  la  chaussée,  le  baron  de 
Goulet  fut  de  bonne  volonté,  par  ordre  du  géné- 
ral, avertir  le  marquis  du  Chàlelet  de  se  retirer  sur 
Plialsbourg.    Dans   cette    occasion,  le    baron    de 
Goulet  fut  blessé  et  son  cheval  reçut  deux  coups 
de  feu.  11  ne  se  signala  pas  moins  à  la  bataille  de 
Rocoux,  sous    les  ordres    du  maréchal  comte  de 
Saxe  :  la  cavalerie  étant  dans  l'inaction,  et  ayant 
aperçu  plusieurs  fuyards  de  quelques  bataillons, 


—  117  — 


118  — 


il  les  ranima  et  les  ramena  à  la  charge  aux  bayes 
de  Rocouse,  où  il  fut  blessé  d'un  coup  de  biscayen 
au  ventre.  Cette  action  lui  attira  beaucoup  de 
louanges  de  la  part  du  maréchal,  comte  de  Saxe. 
A  la  bataille  de  Lawfeld,  sous  les  yeux  du  roi,  où 
il  commandait  le  second  escadron  de  son  régi- 
ment, nommé  alors  Belfond,  il  y  reçut  d'abord  un 
coup  de  canon,  qui  coupa  son  cheval  en  deux,  et 
lui  blessa  les  deux  jambes,  de  façon  qu'on  fut 
obligé  sur-le-champ  de  couper  ses  bottes  avec  un 
rasoir;  et,  se  sentant  encore  assez  de  force  pour 
faire  son  devoir,  il  se  lit  mettre  par  quatre  cava- 
liers sur  un  autre  cheval,  mena  son  escadron  à  la 
charge,  battit  l'ennemi,  et  resta  chargé  du  comman- 
dement du  régiment,  les  autres  officiers  ayant 
■été  tués  ou  mis  hors  de  combat.  Il  y  reçut  encore 
un  coup  de  sabre,  qui  lui  partagea  presque  la 
figure  en  deux  jusqu'au  gosier,  dont  il  portait 
la  cicatrice,  un  sur  la  tête  et  un  coup  de  pistolet. 
Dans  cet  état,il  eut  l'honneur  d'aller  présenter  au  roi 
un  étendard  des  ennemis,  qu'il  avait  pris  ;  mais 
les  forces  lui  manquant  aux  pieds  de  Sa  Majesté, 
on  fut  obligé  de  l'enlever.  Sa  Majesté,  en  recon- 
naissance de  tant  de  bravoure,  le  fit  lieutenant- 
colonel  avec  une  pension.  Heureusement  guéri  de 
toutes  ses  blessures,  dont  il  portaitles  marques,  il 
n'a  pas  moins  fait  paraître  de  courage  et  de  zèle 
dans  la  dernière  guerre,  à  toutes  les  affaires  où  i! 
s'est  trouvé  ;  comme  à  la  bataille  de  Grevelt  et  à 
celle  de  Lutzelberg,  sous  les  ordres  de  M.  de  Ghe- 
vert,  où  il  a  combattu  avec  le  même  succès.  A 
cette  dernière  affaire,  il  fut  démonté  deux  fois  et 
ses  chevaux  blessés  sous  lui,  et  reçut  un  coup  de 
biscayen  à  l'épaule  :  l'escadron  qu'il  commandait 
prit  deux  pièces  de  canons.  Il  s'est  trouvé  à  plu- 
sieurs autres  petites  actions,  dans  le  détail  des- 
quelles nous  n'entrerons  pas,  a  senti  les  effets  de 
toutes  les  armes  dont  on  se  sert  à  la  guerre  et  avait 
sur  son  corps  les  marques  de  quinze  différentes 
blessures.  Le  baron  de  Goulet  eut  l'agrément  du 
régiment  île  Fleury,  cavalerie;  mais  il  aima  mieux 
rester  lieutenant-colonel  du  régiment  de  Char- 
tres, cavalerie,  ci-devant  Belfond,  à  la  tète  duquel 
il  avait  donné  tant  de  marques  de  son  courage  et 
de  sa  valeur,  ayant  été  fait  brigadier  le  20  février 
1761.  11  était  maréchal  de  camp  depuis  la  promo- 
tion du  20  avril  1768,  et  il  épousa,  par  contrat  du 
10  octobre  1740,  Marie-Catherine- Jeanne  Cureau, 
veuve  de  Jacques-Bernard  de  Coëtferel,  dont  il 
eut  postérité. 

Les  titres  de  cette  ancienne  noblesse  ont  été  pré- 
sentés à  M.  de  Baujon,  généalogistes  des  ordres 
du  roi, et  étaient,  en  1772,  entre  les  mains  de  M.  Che- 
rin,  successeur  de  M.  de  Baujon  en  cet  office. 

Armes:  D'argent,  au  lion  de  sable,  armé  et 
lampassé  de  gueules. 

BRUN  (de). 

Provence.  Famille  originaire  de  Castellane,  où 
elle  était  comptée  parmi  les  maisous  nobles  dans 
le  xive  siècle. 


Fou  cou  de  Brun  est  celui  par  lequel  on  com- 
mence à  avoir  les  papiers  en  règle.  Il  était  capi- 
taine de  cuirassiers  sous  le  roi  Henri  II  et  fut  tué 
au  premier  siège  de  la  ville  d'Amiens  en  combat- 
tant à  la  tête  de  son  régiment.  Il  laissa  deux  fils  : 
Jean,  qui  continua  la  descendance  de  la  branche 
aînée,  et  Sébastien,  qui  fut  la  tige  des  seigneurs  de 
Boades.  De  cette  seconde  branche  en  est  issue  une 
troisième  qui  a  pour  auteur  Jacques  de  Brun, 
chevaiier,  seigneur  de  Favas,  à  qui  son  père  légua 
une  somme  de  31,000  livres,  épousa,  par  contrat  du 
5  février  1603,  Marguerite  de  Rafaëlis-Broves-de- 
Tourtour,  dont  il  eut  plusieurs  enfants. 

Cette  famille  a  fourni  plusieurs  officiers  distin- 
gués et  des  chevaliers  de  Saint-Louis.  Elle  a  été 
plusieurs  fois  maintenue  dans  sa  noblesse  :  la 
première,  en  1608,  par  les  commissaires  députés 
du  roi,  et,  en  1609  et  170-3,  par  arrêt  de  l'intendant 
de  la  province;  l'aïeul  du  conseiller  de  Boades  et 
son  frère  Jacques  de  Brun  de  Favas  furent  déchar- 
gés de  la  taxe  prononcée  contre  les  usurpateurs  du 
titre  de  noblesse,  et  de  celle  de  francs-fiefs. 

Armes  :  D'azur,  à  la  hache  d'armes  d'argent, 
emmanchée  d'or. 

La  branche  de  Castellane  portait  : 

Parti  :  au  1,  de  Brun;  au  2  de  gueules,  à  un 
château  ouvert,  crénelé  et  sommé  de  trois  tours 
d'or,  maçonnées  de  sable,  qui  est  de   Castellane. 

BRUNEEL. 

La  famille  Bruneel,  qui  est  fixée  en  France,  est 
originaire  des  Flandres.  Elle  a  conservé  sa  natio- 
nalité belge  malgré  sa  résidence  à  Paris. 

En  1507,  Pierre  Bruneel  contracta  mariage  avec 
très  noble  dame  Jacqueline,  baronne  van  Calden, 
à  Ardoye  en  Flandres. 

Jean  Bruneel,  arrière-grand-père  du  comte 
Bruneel  actuel,  quitta  le  premier  cette  ville. 

Une  branche  d'ailleurs  habite  encore  la  Bel- 
gique, où  le  père  du  comte  Bruneel  actuel  était 
lui-même  chevalier  de  l'Ordre  du  roi  Léopold  et 
porté  sur  la  liste  des  éligibles,  comme  sénateur  du 
royaume. 

Les  Bruneel  contractèrent  des  alliances  directes 
avec  les  La  Perre  de  Roo,  les  de  Gheus  d'Elzen- 
valle ,  de  Caigny ,  de  Meulenaer,  van  den 
Bergh,  etc.;  ils  sont  encore  apparentés  aux  nobles 
familles  de  Grainger,  van  den  Brande,  de  Roo,  de 
Zuylen,  de  Négri,  de  Bocoinghe,  de  Pralormo, 
délia  Torre,  d'Ogimont,  de  la  Serna,  de  Terline, 
de  Vilmarest,  de  Croix,  etc.,  etc. 

Le  très  réverendissime  Bonaventure  Bruneel, 
fondateur  de  l'Ordre  des  Franciscains  en  Belgique 
après  la  révolution,  appartient  à  cette  famille  et 
c'est  pour  illustrer  sa  sainte  mémoire  que  le 
Saint-Siège  conféra  le  titre  de  comte. 

Alliances  :  La  Perre  de  Roo,  de  Gheus  d'Elzen- 
valle,  de  Caigny,  van  den  Bergh ,  de  Meule- 
naer, etc.,  etc.  Parentés   maternelles  avec  les  de 


—  119   - 


—  120 


Roo,  de  Grainger,  van  <len  Brande,  van  Zuvlen, 
de  Négri,  Coppieters,  de  La  Croix  d'Ogimont,  Le 
Fevère  de  'l'en  Hove,  van  Goethem,  de  Vilmarest, 
Maquart  de  Terline,  de  La  Serna,  de  Vadicourt, 
de  Bœsinghe,  délia  Torre,  de  Pralormo,  etc. 

Armes  :  U argent,  au  lion  de  gueules. 

Consulter  :  le  Nobiliaire  des  Pays- lias,  l'Armo- 
rialgénéral  de  Riesstap, les  Archives  d'Ardoye  et 
la  Chancellerie  romaine. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Bruneel   (  Alltert-Victor-Constant-Marie, 


Gtej.  Résidence 
Paris. 


11,  avenue  de    Ségur,  a 


BUISSON  DE  COURSON  DE  CRIS- 
TOL  (du). 

Voij.  le  tome  I  et  rectifiez  comme  suit  : 

lo  Colonne  625,  ligne  9  :  Gravas,  lire  :  Gavrus. 

2"  Colonne  625.  ligne  23  :  Le  Maistre  d'Echauf- 
îon,  lire  Le  Maistre  d'Echauffow. 

3°  Colonne  625,  ligne  26  :  de  Salles  de  Préval- 
lon, lire  :  de  Scelles  de  Prévallon. 

'i"  Colonne  625,  ligne  28  :  de  Billeheust  cVArgen- 
son,  lire  :  de  Billeheust  d'Argenton. 

Omission  d'une  ligne  entière  à  la  ligne  50  de  la 
même  page  625,  omission  qui  rend  la  phrase  inin- 
telligible. On  lit  en  effet  que  Tanneguy  du  Buis- 
son «  fut  conseiller  à  la  table  X.  de  Courson,  etc.  », 
ce  qui  n'a  aucun  sens  ;  qu'il  faut  rétablir  comme 
suit  :  «  que  Tanneguy  du  Buisson  fut  conseiller  à 
«la  Table  x  de  marbre  (amirauté  et  Eaux  et 
«  Forêts)  de  Rouen  :  que  Pierre  du  Buisson,  sieur 
«  rfeX.  Courson  fut  intendant,  etc.  » 

BUSSEUL  {de). 

Maison  illustre  dès  le  règne  de  l'empereur  Othon 
et  de  Hugues  Capet,  ainsi  qu'il  ressort  des  cartu- 
laires  des  prieurés  de  Paray  et  de  Marcigny  et 
qu'il  est  rappelé  dans  les  lettres  patentes  d'érec- 
tion de  St-Sernin  en  Maçonnais  en  comté  de 
Vauban  (avril  1725)  en  faveur  d'Antoine  Le  Prêtre 
de  Vauban,  mari  d'Anne-Henriette  de  Busseul, 
héritière  du  comté  de  St-Sernin. 

Au  \''  siècle,  les  Busseul  étaient  établis  en  Cha- 
rolais  où  César  de  Busseul,  ambassadeur  de  l'em- 
pereur Othon  auprès  du  duc  de  Bourgogne,  possé- 
dait les  terres  de  Vervicon  et  de  Moulins  sur 
l'Arconce.  Le  dossier  Chérin  concernant  la  mai- 
son de  Busseul  et  déposé  ù  la  bibliothèque  natio- 
nale de  Paris,  département  des  manuscrits,  re- 
monte à  Geoffroy  de  Busseul,  chevalier,  vivant 
en  1281,  mais  une  note  du  même  Chérin,  insérée 
en  tète  de  la  généalogie  de  Busseul.  possédée  par 
la  famille,  témoigne  que  des  titres  tirés  du  l'abbaye 
de  Cluny  établissent  l'existence  et  l'illustration  du 
nom  il  i  Busseul  depuis  1039  et  la  qualité  de  che- 


valier attribué  dès  lors  aux  membres  de  cette 
maison.  Les  titres  des  cartulaires  de  Marcigny 
remontent  encore  plus  haut. 

Les  Busseul  ont  joui  d'une  grande  faveur  à  la 
cour  des  ducs  de  Bourgogne.  Guy  de  Busseul  por- 
tait la  bannière  du  comte  de  Nevers  à  la  bataille 
de  Nicopolis  en  1396,  deux  autres  Busseul  périrent 
à  Nancy  en  1477  aux  côtés  de  Charles  le  Témé- 
raire. 

Pendant  tout  le  xivc  et  le  xve  siècle,  on  les  voit 
nombreux  occuper  les  premières  charges  auprès  de 
ces  princes,  entre  autres  celles  d'écuyer,  de  cham- 
bellan, de  premier  écuyer  tranchant,  d'échanson, 
de  premier  maître  d'hôtel,  de  capitaine  châtelain, 
de  bailli  du  Maçonnais,  d'Autun  et  de  Montcenis, 
de  membre  du  conseil  permanent  de  Bourgogne  et 
de  gouverneur  du  Charollais.  Le  portrait  de  Mar- 
guerite de  Busseul,  dame  de  Thyard  et  de  Bissy. 
qui  périt  pendant  les  guerres  de  religion  en  défen- 
dant la  place  de  Verdun-sur-Saône,  est  au  musée 
de  Versailles  parmi  ceux  des  héroïnes.  Les  Busseul 
ont  fourni  des  chevaliers  de  Saint-Jean  de  Jérusa- 
lem, de  Malte,  de  l'ordre  du  roi,  des  chanoines 
comtes  de  Lyon  et  de  Saint-Pierre  de  Mâcon,  un 
page  de  la  reine  Anne  d'Autriche,  une  demoiselle 
d'honneur  de  la  princesse  de  Conti,  des  officiers 
généraux  chevaliers  de  Saint-Louis  et  comman- 
deur de  l'ordre  de  Saint-Louis,  etc.  Ils  ont  eu  les 
titres  de  baron  et  de  comte,  possédé  des  fiefs  nom- 
breux et  considérables  et  contracté  des  alliances 
avec  les  premières  maisons  de  Bourgogne  et  de 
France,  entre  autres  avec  celles  de  Clugny, 
d'Amanzé,  de  Gorrevod,  ducs  de  Pont-d'Ain, 
princes  du  Saint-Empire,  de  Thyard,  de  Babutin, 
Palatin  de  Dyo,  de  Digoine,  de  Choiseul  de  Traves, 
de  Véré,  princes  du  Saint-Empire,  etc. 

Antonin-Louis,  vicomte  de  Busseul,  lieutenant 
général  des  armées  du  roi  en  1814,  commandeur 
de  l'ordre  de  Saint- Louis,  officier  de  la  Légion 
d'honneur,  décédé  à  Paray-le-Monial  en  1851,  eut 
pour  fils  Antoine-Henri,  comte  de  Busseul,  colonel 
de  cavalerie  qui  donna  sa  démission  en  1830,  âgé 
seulement  de  quarante-deux  ans,  il  mourut  en  1842 
au  château  de  Saint-Christophe  enBrionnais,  lais- 
sant six  filles  :  les  comtesses  Onfroy  de  Verez,  de 
Monspey, Alfred  et  Sylvain  de  Laforest-Divonne 
et  les  baronnes  Amédée  et  Albert  de  Fournas  et  un 
fils  Antoine-Olivier,  comte  de  Busseul,  chevalier 
de  Malte,  lieutenant,  de  1842  à  1844,  au  4e  régiment 
de  chevau-légers,  dit  de  Windischgraetz  en  Au- 
triche; il  mourut  au  château  de  Pouzzols  (Aude) 
en  1877  De  son  second  mariage  avec  Thérèse  de 
Kellersperg, sœur  du  baron  Ernest  de  Kellersperg, 
gouverneur  civil  de  Milan,  puis  de  la  Bohème,  il 
eut  trois  filles  dont  une  seule  subsiste,  Marguerite 
de  Busseul  ,  chanoinesse  du  chapitre  noble  de 
Brunn  en  Moravie  et  qui  réside  à  Gratz  (Styrie). 
Antoine-Henri,  comte  de  Busseul,  né  en  Au- 
trichë  en  L847,  du  premier  mariage  d'Antoine- 
Olivier,  comte  de  Busseul,  avec  Marie  de  Buchs- 
mann,  lieutenant  de  hussards  hongrois,  officier  de 
honwed,  a  donné  sa  démission  et  a  épousé  Bertha 


—  121  — 


122 


de  Baïir.  Us  habitent  en  Transylvanie  près  d'Her- 
manstadt,  et  ont  deux  enfants  :  un  fils  Raoul  de 
Busseul  né  en  1876  et  une  fille  Céline  de  Busseul. 
Les  archives,  très  anciennes  et  très  complètes  de 
la  maison  de  Busseul,  sont  entre  les  mains  du 
comte  Henri  de  Busseul. 'On  peut  consulter  :  Saint- 
Julien  de  Baleurre  (Lyon  1558),  les  archives  de 
Marcigny,  Paray-le-Monial  et  Gluny,  le  journal 
de  Philippe-le-Bon,  le  Laboureur,  Courte-Lpée,  le 
Cartulaire  du  chapitre  de  Saint-Pierre  de  Mâcon, 
les  Tablettes  historiques  de  Bourgogne  pour  l'an- 
née 1750,  page  52,  etc.,  et  pour  l'année  1756,  p.  21. 

Armes  :  Fascè  d'or  et  de  sable  de  six  pièces  qui 
sont  les  armes  de  Saxe  ancien  ;  au  canton  dexlre 
à  V aigle  éployée  de  sable  qui  est  de  l'empire. 

Devise  :  Dieu  et  mon  Busseul. 

Supports  :  Deux  dragons  d'or  armés  et  lam- 
passés  de  gueules. 

Cimier:  Un  casque  d'argent  à  onze  grilles 
d'or  posé  de  front  et  surmonté  d'une  couronne 
de  comte;  au-dessus  de  la  couronne,  une  co- 
lombe éployée  d'argent. 


BUYSSON  {du). 

Voy.  le  tome  I,  col.  037  et  suivantes. 
Grand'Mères  maternelles  des  représentants 

ACTUELS  : 

De  BonnevaL  1824;  de  Laferté-Meung,  1780;  de 
Monestay-(  lhazeron,  1740  ;  Lebergue-d'Ambly, 
L694;  de  Burgues  de  Missiessy,  1661;  Millet  de 
Boisgarnier,  1615;  de  Lingendes,  1577  ;  Le  Fran- 
çois de  Fognat,1534;  Moriat  de  la  Balancière, 
1496;  de  Vertolaye,  1445;  Atlion  de  St-Floret, 
14°0  ;  Aubert  du  Cros,  L396  ;  de  la  Faye,  1367  ;  de 
Chazeron,  1328;  de  Carbonnières,  1302;  de  May- 
mont-d'Oliergues,  1277;  de  Saillans,  1236;  de 
Brossadol,  1211;  de  Cassanhes  (Cassagne-Beau- 
fort-Miramont),  1180;  de  Solages,  1152  ;  et  de  Sévé- 
rac,  1120,  dont  on  a  les  contrats. 

Titres  et  ouvrages  à  consulter:  Preuves  des 
francs  fiefs  de  1444,  aux  archives  du  Capitule  de 
Toulouse  où  la  filiation  remonte  à  1120;  Preuves 
de  maintenues  de  1635  à  1708,  aux  archives  de 
Moulins,  remontant  à  1319;  d'Hozier,  Armoriai 
général  et  carrés,  n°  141,  de  la  Bibliothèque  na- 
tionale; St-Allais,  II,  190;Lachénaye,  IV,  i83  :  de 
Barrau,  II,  209:  Bouillet,  1,357;  de  Magny,  I, 
129. 


CANTILLONDE  BALLYHIGUE.DE 
LACOUTURE  ET  DE  TRAMONT  (de). 

Cette  maison,  très  ancienne,  est  originaire  de 
Normandie.  Le  premier  gentilhomme  de  cette 
famille,  dont  il  soit  fait  mention  dans  les  chro- 
niques du  xie  siècle  et  notamment  dans  celle 
de  Branton,  est  Henry  de  Gantillon,  seigneur  de 
Canteleu.  Il  suivit  son  souverain,  Guillaume,  duc 
de  Normandie,  à  la  conquête  de  l'Angleterre  et 
commandait  l'un  des  vaisseaux  qui  transportèrent 
l'armée  de  Guillaume.  Blessé  près  du  duc  à  la 
bataille  d'Hastings  (1066).  il  reçut  une  terre  dans 
le  comté  de  Devon,  à  laquelle  il  donna  le  nom 
de  Gantelon,  d'où  est  venu  plus  tard  par  corrup- 
tion celui  de  Gantelupe. 

On  trouve  dans  l'histoire  de  Normandie  qu'au 
nombre  des  gentilshommes  qui  accompagnèrent 
Robert  II,  duc  de  Normandie,  en  Palestine,  étaient 
les  nobles  seigneurs  Guillaume,  Robert  et  Fouc- 
ques  de  Cantelon. 

Guillaume  de  Gantillon,  chevalier  et  arrière-pe- 
tit-fils de  Henry,  fut  du  nombre  des  guerriers  qui 
passèrent  en  Irlande  en  1169,  sous  la  conduite  du 
fameux  comte  de  Pembrocke.  Ses  enfants  s'éta- 
blirent dans  la  province  de  Munster  où  l'un  d'eux 
fit  construire  le  château  de  Ballyhigue.  près  de 
la  baie  de  ce  nom.  (Hist.  du  comte  de  Kerry,  par 
Smith,  imprimée  en  175U,  p.  210).  Cette  vaste  pro- 
priété seigneuriale  appartient  aujourd'hui  à  la  fa- 
mille Creshé. 

La  famille  de  Gantillon  fut  une  de  celles  qui  don- 
nèrent les  plus  grandes  marques  de  dévouement 


aux  Stuart  et  à  la  religion  catholique.  Cette  fidélité 
fut  la  cause  de  sa  ruine  et  de  sa  dispersion.  Plu- 
sieurs de  ses  membres  furent  réduits  sur  la  terre 
étrangère  à  un  état  voisin  de  la  pauvreté.  Mais 
ils  n'oublièrent  jamais,  sur  les  champs  de  bataille, 
cette  noble  et  glorieuse  devise  de  leurs  armes  : 
Fortis  in  bello. 

Des  Cantillon  s'allièrent  aux  plus  illustres  mai- 
sons, telles  que  celles  des  Siuart,  des  Fitz-Gérald, 
des  O'Brien,  derniers  rois  d'Irlande,  des  Pégett, 
des  Mac-Mahon,  des  O'Sullivan,  des  Seymour,  des 
Perceval,  des  comtes  de  Beilheley,  des  comtes  de 
Stalford-Howard,  des  comtes  Maxwell-Farnham, 
des  vicomtes  Southwell,  des  O'Gonnell,  des  comtes 
de  Bray  (Picardie),  des  marquis  de  Foucault,  Ver- 
dillac,  des  marquis  de  Grave,  des  comtes  Du 
Plessis  de  Grenedan,  des  marquis  de  Glervaux, 
des  marquis  de  Ruffo-Bonneval,  etc. 

La  généalogie  de  la  maison  de  Gantillon,  fixée 
en  Irlande  dans  le  courant  du  xii«  siècle,  est  au- 
thentiquement  établie  depuis  Roger  de  Gantillon, 
chevalier,  sixième  baron  de  Ballyhigue,  seigneur 
de  Castle-Bronn,  de  Balmoral  de  Gandaylin,  etc., 
qui  épousa,  en  1556,  Elisabeth  Stuart,  de  la  mai- 
son royale  d'Ecosse. 

Vers  le  milieu  du  xvii0  siècle,  Charles  de  Can- 
tillon  passe  en  France  à  la  suite  des  Stuart.  Il 
achète  dans  la  Marche  limousine  une  propriété, 
Las  Couturas;  c'est  de  là  que  la  branche  cadette 
a  pris  le  nom  de  Cantillon  de  Lacouture.  En 
173N,  cette  branche  cadette  s'est  encore  subdi- 
visée et  a  formé  la  branche  de  Cantillon  de  Tra- 
mont. 


125 


—  126  - 


Armes  :  D'azur, au  lion  rampant  d'or,  accosté 
de  deux  flèches  tombantes  de  même,  empennées 
d'argent. 

L'écu  timbré  d'un  casque  de  chevalier,  surmonté 
d'une  couronne  de  baron  anglais. 

Cimier  :  Un  dextrochère,  armé  d'une  flèche 
d'or  empennée  d'argent. 

Devise  (donnée  par  Guillaume  le  Conquérant  à 
Henry  de  Cantillon,  après  la  bataille  de  Hastings 
(Hj)  :  Fortis  in  bello. 


(les  armes  se  trouvent  dans  une  des  salles  du 
château  de  Dublin. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Cantillon  de  Ballyhigue  (Bon  de). 

2°  Cantillon  de  Lacouture  (Georges 
de),  lieutenant  au  15e  dragons,  à  Libourne. 

3°  C.  de  L.  (Henry  de).  Résidence: 
château  de  la  Roquette,  par  Le  Muy  i  Var). 

4°  Cantillon  de  Tramont  (Charles  de). 
Résidence:  Gieux  (Haute-Vienne). 

CHABANNE3  DE  LA  PALICE  (de). 

Quatre  mémoires,  imprimés  en  1759  sur  cette 
maison,  disent  que  Chabannes,  Chabannois  et 
Chabanées  sont  le  même  nom,  qu'il  n'y  a  de 
différence  qu'une  simple  inflexion  de  voix  de  plus 
ou  de  moins,  parce  que  la  prononciation  du  mot 
a  changé. 

Cette  maison  ne  remonte,  dans  le  P.  Anselme, 
qu'à  Robert  de  Chabannes;  mais, d'anciens  titres, 
vérifiés  par  le  généalogiste  des  ordres  du  roi, 
en  17bl,  font  connaître  : 

Eschivat  de  Chabannes ,  ou  Chabanées ,  qui 
épousa,  vers  1170,  Matebrune  de  Ventadour.  De- 
puis- ce  mariage,  cette  branche  de  la  maison  de 
Chabajines  demeura  fixée  aux  environs  de  Venta- 
dour et  de  Charlus-le-Pailloux,  qui  en  dépendait, 
dans  le  Bas-Limousin. 

Un  de  ses  descendants  au  onzième  degré,  Jac- 
ques de  Chabannes,  deuxième  du  nom,  chevalier 
de  l'ordre  du  roi,  si  connu  dans  l'histoire  sous  le 
nom  de  maréchal  de  la  Palisse,  fut  gouverneur  et 
lieutenant  général  pour  le  roi  en  Bourbonnais, 
Auvergne,  Forez,  Beaujolais,  Dombes  et  Lyon- 
nais. 11  se  rendit  recommandable  dans  toutes  les 
guerres  d'Italie  de  son  temps,  suivit  le  roi' 
Charles  VIII  à  la  conquête  du  royaume  de  Naples, 
en  1495  ;  servit  aussi  le  roi  Louis  XII.  en  1500.  au 
recouvrement  du  duché  de  .Milan,  et  à  la  pr  se 
de  plusieurs  places  dans  l'Abruzze  et  la  Pouille; 
demeura  prisonnier  du  duc  de  Terranova  à  la 
défense  de  la  ville  de  Rouvre,  en  1502;  combattit, 
en  1503,  à  la  bataille  de  Cerignoles  se  trouva,  en 
1506,  à  la  prise  de  Bologne,  et,  en  1507.  à  celle  de 
Gênes,  où  il  fut  blessé;  et  se  comporta  généreuse- 


ment à  la  bataille  d'Agnadel  donnée  en  1509,  et  à 
la  prise  de  Padoue  faite  par  l'empereur  sur  les 
Vénitiens.  Le  roi  le  fit  capitaine  de  500  hommes 
d'armes  et  le  pourvut  de  la  charge  de  grand- 
maitre  à  la  place  de  feu  seigneur  de  Chauniont  ;  il 
lui  donna  encore  le  gouvernement  du  duché  de 
Milan,  après  la  célèbre  journée  de  Ravennes,  au 
gain  de  la  bataille  de  laquelle  il  contribua  beau- 
coup et  demeura  prisonnier  à  celle  des  Eperons 
en  1513,  après  s'être  comporté  en  grand  capitaine. 
Il  se  démit,  en  1515,  de  la  charge  de  grand-maître. 
au  lieu  de  laquelle  il  fut  créé  maréchal  de  France: 
continua  ses  services  en  Italie,  et  se  trouva  à  la 
prise  de  Villefrancheet  à  la  bataille  de  Marignan 
la  même  année;  se  rendit  à  Calais,  en  1521,  pour 
traiter  de  la  paix  avec  les  députés  de  l'empereur, 
et,  n'ayant  rien  conclu,  il  retourna  en  Italie  ;  com- 
manda le  corps  d'armée  au  combat  de  la  Bicoque, 
en  1522;  passa  sur  les  frontières  d'Espagne  où  il 
secourut  Fontarabie  ;  obligea  le  connétable  de 
Bourbon  à  lever  le  siège  qu'il  avait  mis  devant 
Marseille,  en  1523,  et  finit  glorieusement  ses  jours 
à  la  bataille  de  Pavie,  le  24  février  1525.  C'est 
ainsi,  dit  Brantôme,  que  mourut  cet  honorable 
seigneur.  Il  épousa  :  1°  en  1493,  Jeanne  de  Mont- 
berois;  et  2°  par  contrat  du  20  février  1513,  Marie 
de  Melun-Epinoy.  Il  n'eut  qu'un  111s  du  second  lit, 
Charles  de  Chabannes,  tué  en  1552,  au  siège  de 
Metz,  sous  Henri  II,  ne  laissant  qu'un  fils,  An- 
toine, mort  le  dernier  de  sa  branche. 

Gilbert  de  Chabannes,  seigneur  de  Curton, 
second  fils  de  Jacques,  premier  du  nom  (grand- 
père  du  maréchal),  forma  la  branche  des  seigneurs 
de  Curton.  Son  petit-fils,  Joachin  de  Chabannes, 
fut  chevalier  d'honneur  de  la  reine  Catherine  de 
Médicis,  de  laquelle  il  était  parent  par  Françoise 
delà  Tour-d' Auvergne,  son  aïeule.  Il  fut  capitaine 
d'une  compagnie  de50  hommes  d'armes  des  ordon- 
nances et  obtint,  du  roi  Henri  II,  l'érection  de  la 
terre  de  Roche-fort,  située  en  Auvergne,  en  comté, 
par  lettres  données  à  Paris  au  mois  d'octobre  1556, 
enregistrées  au  parlement  le  20  mai  1557.  Voici  la 
teneur  de  ces  lettres  :  «  Ayant  vu  à  l'oeil  et  reconnu 
par  effet  les  grands,  vertueux  et  recommandables 
services  que  notre  très  aimé  et  féal  cousin  Joachiin 
de  Chabannes,  chevalier  de  notre  ordre  et  d'hon- 
neur de  notre  très  dure  et  aimée  compagne  la 
reine,  baron  de  Curton  <j.t  R ochefort,  en  Auvergne, 
créons  et  érigeons,  et  élevons  par  les  présentes,  en 
dignités,  titres,  noms  et  prééminences  de  comté, 
pour  dorénavant  audit  titre  et  nom  de  comte  de 
Rochefort,  en  jouir  et  user  pleinement,  paisible- 
ment et  perpétuellement  par  ledil  Chabannes,  ses 
hoirs,  successeurs,  et  ayants  cause,  tant  mâles 
que  femelles;  voul  »ns  et  nous  plait,  que  lui  et  ses 
successeurs  soient  tenus,  censés,  réputés  et  appe- 
lés comtes  du  lit  comté  de  Rochefort,  etc.  » 

De  cette  maison  sont  sorties  Les  branches  : 

1°  Des  seigneurs  de  Saignes  : 

2°  Des  seigneurs  de  Nozerolles; 

3°  Des  seigneurs  de  Mariol: 

4"  Des  seigneurs  de  Verger  ; 


—  127  — 


—  128 


5°  Des  seigneurs  de  Trucy  ; 

6°  Des  comtes  de  Pionsat. 

Cette  branche  a  pour  auteur  Gabriel  de  Cha- 
bannes,  dernier  lils  de  Joachim,  seigneur  de 
Curton.  Il  est  qualifié  gentilhomme  ordinaire  de 
la  chambre  du  roi.  et  premier  échanson  de  la 
reine,  dans  le  partage  qu'il  lit,  le  11  octobre  1581, 
de  la  succession  de  ses  père  et  mère.  Il  prenait 
aussi  la  qualité  de  chevalier  de  l'ordre  du  roi. 

Son  arrière-petit-fils,  Gilbert,  deuxième  du  nom, 
dit  le  marquis  de  Chabannes,  etc.,  né  le  16  juillet 
1646,  fut  d'abord  capitaine  dans  le  régiment  de 
Navarre  en  1669,  lieutenant-colonel  du  même 
régiment  à  la  bataille  d'Hochstedt  en  1704,  colonel 
au  mois  d'avril  1706,  puis  brigadier  des  armées 
du  roi,  gouverneur  de  l'île  et  citadelle  d'Oléron  en 
janvier  1709.  Il  fut  un  des  grands  capitaines  de 
son  temps.  M.  le  duc  de  Bourgogne  l'honora  de 
ses  bontés.  Il  servit  plus  de  cinquante  ans  et  con- 
tribua au  gain  de  la  bataille  de  Spierbach,  en 
octobre  1703,  par  un  mouvement  qu'il  lit  faire  à 
la  brigade  de  Navarre,  qu'il  commandait,  d'où  est 
venu  :  A  moi  Navarre;  ce  fut  son  expression.  Il 
ne  se  distingua  pas  moins  à  la  bataille  d'Hochs- 
tedt en  1704,  car,  ne  voulant  jamais  consentir  à  la 
capitulation  de  Belheim,  où  26  bataillons  et  4  ré- 
giments de  dragons,  qu'on  avait  laissés  dans  le 
village,  furent  pris  et  enveloppés,  il  tit  brûler  les 
drapeaux  du  régiment  de  Navarre,  et  obtint  qu'il 
sortirait  avec  une  certaine  quantité  d'armes  et  de 
fusils.  Il  mourut  le  20  avril  1720. 

Son  petit-fils,  Jean-Baptiste  de  Chabannes,  né 
le  3  octobre  1714,  comte  de  Pionsat  et  de  Belabre, 
comte  d'Apchon,  premier  baron  d'Auvergne,  fut 
marquis  de  la  Palisse  (par  substitution  et  dona- 
tion du  feu  comte  de  Chabannes,  son  oncle),  cor- 
nette des  mousquetaires  noirs  en  mars  1740,  bri- 
gadier des  armées  le  20  mars  1747.  Enseigne  en 
1752,  sous-lieutenant  en  1754.  et  ensuite  maréchal 
de  camp  le  Ie1'  mars  1758;  s'est  trouvé  en  Italie 
aux  batailles  de  Panne  et  de  Guastalla  ;  en  Alle- 
magne, à  celle  de  Dettingen,  en  1743,  où  il  fut 
blessé  d'un  coup  de  fusil  à  la  jambe;  et  en  Flan- 
dre, à  celle  de  Bocoux,  en  1746.  Il  servit  encore 
trente  ans  et  épousa,  le  8  mars  1743,  Marie-Olive 
Bernard  de  Coubert. 

On  compte  encore  une  septième  branche,  celle 
des  seigneurs  de  Chamiane,  issue  de  la  précédente 
et  ayant  pour  auteur  Thomas,  frère  de  Gilbert, 
deuxième  du  nom  ;  et  une  huitième,  celle  des 
comtes  de  Dammartin,  issue  de  la  première  bran- 
che ayant  pour  auteur  Antoine  de  Chabannes, 
comte  de  Dammartin,  grand-maître  de  France, 
troisième  fils  de  Bobert,  seigneur  de  Charlus, 
branche  éteinte  à  la  mort  de  Jean  de  Chabannes, 
son  fils,  qui  ne  laissa  que  trois  tilles  qui  ont 
porté  dans  les  maisons  où  elles  sont  entrées  les 
grands  fiefs  de  cette  branche,  comme  le  comté 
de  Dammartin,  et  nommément  la  terre  de  Saint- 
Fargeau  dans  la  branche  de  Bourbon  Montpen- 
sier. 

La  branche   ainée  des   seigneurs  de  Curton  a 


toujours  conservé  jusqu'à  présent  les  anciennes 
terres  patrimoniales, commeCurton,  Saint-Angeau, 
Bochefort  et  Madic,  en  Auvergne. 

Les  rois  Louis  XI,  Charles  VIII,  Louis  XII, 
François  Ie1',  Henri  II,  Charles  IX,  François  II  et 
Henri  III,  ont  honoré  du  titre  de  cousin  les  sei- 
gneurs de  Chabannes.  Us  comptent  des  chevaliers 
de  tous  ordres  :  Saint-Louis,  Saint-Lazare  et  de 
Malte. 

Il  y  a  de  la  maison  de  Chabannes  des  bâtards 
légitimés,  dans  le  Quercy  et  l'Auvergne,  qui  ont 
fait  de  fort  bonnes  alliances  et  avec  des  maisons 
distinguées,  mais  qui  ne  sont  que  des  bâtards  re- 
connus. 

Armes  :  De  gueules,  à  un  lion  d'hermines,  ar- 
mé, lampassé  et  couronné  d'or. 

CHALÉON  (de). 

Just]  de  Chaléon  ,  origi- 
naire du  Boyannais,  célèbre 
avocat  au  parlement  de  Gre- 
noble, fut  anobli  en  1665. 

Laurent  de  Chaléon,  sei- 
gneurde  Saint-Bomand,  con- 
seiller au  parlement  de  Gre- 
noble en  1680,  qui  épousa 
Marguerite  de  Chambrier 
de  l'Isle  et  fut  père  de  : 

Jean-Baptiste,  de  Chaléon 
de  Chambrier, baron  de  Châ- 
teauneuf  de  l'Albenc;  con- 
seiller au  parlement  de  Gre- 
noble en  1740,  marié  à  Marguerite  de  Bardon- 
neuche  ; 

Ennemond-Jean-Baptiste  de  Chaléon  de  l'Al- 
benc était  également  conseiller  à  la  même  cour 
en  1783  ; 

César-Bacon  de  Chaléon  de  Chambrier,  con- 
seiller au  parlement,  fut  nommé  député  de  la 
noblesse  aux  Etats  généraux  en  1788. 

Ce  dernier  eut  deux  fils  qui  ont  laissé  de  nom- 
breux représentants  : 

1°  Laurent-Bacon  de  Chaléon,  qui  a  une  fille 
mariée  au  baron  de  Montravel  et  un  fils  César- 
Bacon  de  Chaléon,  qui,  élève  de  l'école  des  Cadets 
de  Turin,  devient  chef  d'escadron  aux  chevau- 
légers  de  Savoie,  est  fait  comte  romain  et  démis- 
sionne à  la  mort  de  son  père.  Meurt  lui-même  en 
1870  sans  enfant. 

2"  Félix-Marc  de  Chaléon,  grand  propriétaire  du 
château  et  des  terres  de  Prébois,  laisse  de  nom- 
breux représentants  mort  sans  enfant,  sauf  Louis- 
Ennemond  de  Chaléon  .  qui  épousa  Céline  de 
Lachaud.  Meurt  en  1859,  en  laissant  plusieurs  re- 
présentants dont  deux  seulement  encore  vivants  : 
1°  Félix-Louis-Bacon  de  Chaléon,  chef  d'esca- 
dron de  cavalerie,  officier  de  la  Légion  d'honneur 
et  du  Nicham  Iftikar,  marié  à  Marie  de  Belcastel; 
2°  Albert-Bal thazar  de  Chaléon,  ancien  magis- 
trat démissionnaire. 


—  129  — 


130 


Armes  :  D'azur,  à  la  bande  d'argent,  chargée 
d'un  lionceau  de  gueules. 

CHAMBON  (de). 

Cette  famille  a  été  maintenue  dans  sa  noblesse 
par  jugement  de  M.  de  Lamoignon,  intendant  du 
Languedoc,  rendu  à  Montpellier  le  6  juillet  1700, 
sur  des  titres  qui  justifient  que  : 

Jacques  de  Ghambon,  issu  d'un  puîné  en  Auver- 
gne, juge  au  tribunal  de  Viviers,  fut  pourvu  de 
l'office  de  général  des  monnoies  en  la  province  de 
Languedoc  et  de  Guyenne,  de  résidence  à  Tou- 
louse, le  21  juillet  1546.  Il  a  épousé  en  premières 
noces  noble  demoiselle  Marguerite  Dumène  du 
Perrier,  et,  en  secondes  noces,  demoiselle  Anna 
de  Gassaing,  laquelle  lui  apporta  en  dot  le  do- 
maine du  Bourg-Saint-Bernard.  Du  premier  ma- 
riage avec  Marguerite  du  Perrier,  veuve  de  noble 
Vibret,  est  issu  noble  Simon  de  Ghambon,  aussi 
général  des  monnoies,  marié  à  noble  dame  Marie 
de  Ferrier,  fille  d'Antoine  de  Ferrier,  conseiller  à 
la  cour  du  parlement  de  Toulouse.  Les  biens  de 
M.  Simon  de  Ghambon  étaient  situés  au  lieu  de 
Layrac,  Môntrouget,  Mirepoix  et  dans  le  vicomte 
de  Villemur  :  il  désire  être  enterré  à  Toulouse  au 
couvent  des  Augustins,  où  sont  les  tombeaux  de 
ses  père  et  mère. 

Simon  de  Ghambon  a  laissé  quatre  enfants  de 
son  mariage  avec  demoiselle  de  Ferrier,  sa  femme, 
savoir  : 

i°  Pierre  de  Ghambon,  aussi  général  des  mon- 
noies, a  épousé  Marguerite  de  Chante,  de  laquelle 
il  a  eu  François  de  Ghambon,  né  le  3  août  1632, 
coseigneur  de  Lauzerville,  marié  le  31  mars  1668 
avec  demoiselle  Antoinette  de  Barthe,  mort  sans 
postérité;  il  a  substitué  son  hérédité  à  noble  Jean 
de  Laforcade,  son  neveu,  fils  de  noble  Abraham 
de  Laforcade  et  de  dame  Marie  de  Ghambon  ; 

2°  Autre  Pierre  de  Ghambon,  mort  sans  pos- 
térité : 

3°  Marie  de  Ghambon,  fille  de  Simon,  mariée  à 
noble  Bernard  de  Laùtrec,  sieur  de  Labatut,  et 
en  secondes  noces  à  noble  Durand,  sieur  de  la  No- 
garède-;  elle  possédait  un  domaine  à  Glaverie, 
près  Mirepoix,  qu'elle  a  donné  au  couvent  des  jé- 
suites de  Pamiers  ; 

4°  Jean  de  Ghambon,  quatrième  enfant  de  Simon 
et  de  dame  Marie  de  Ferrier,  s'est  marié  le  14  juin 
1610  avec  Marguerite  de  Gauléjac,  et,  le  9  décem- 
bre 1625  avec  Marguerite  d'Adhémar  de  Cransac, 
du  lieu  de  Fronton  ;  de  cette  dernière,  il  a  eu 
Pierre  de  Ghambon,  né  à  Layrac  le  22  août  1629, 
sieur  de  la  Générale,  lequel  a  épousé,  le  17  août 
1660,  Marie  de  Bamondy,  fille  de  noble  Ber- 
nard de  Ramondy  Gayrou  et  de  clame  Anne  de 
Puylaurent. 

De  ce  mariage  est  issu  Jean-Bernard  de  Gham- 
bon, né  à  Layrac  le  8  septembre  1661,  a  servi 
vingt  ans  comme  officier  dans  le  régiment  royal 
d'artillerie  ;  il  s'est  établi  au  Bourg-Saint-Bernard 
et  a  épousé    Marguerite  de  Pydemarc,    du    lieu 

Tome  II. 


de  Cuq-Toulza,  de  laquelle  il  a  eu  des  enfants. 

Gabrielle  de  Ghambon,  fille  de  Pierre  de  Gham- 
bon et  de  Marie  de  Ramondy-Gayrou,  a  épousé 
Jean  deBouscatel,  écuyer,  lieutenant  au  régiment 
de  Mirabeau. 

Nicolas  de  Ghambon,  autre  fils  de  Pierre  de 
Chambon  et  de  dame  Marie  de  Ramondy,  marié  à 
noble  Catherine  d'Aldeguier,  du  lieu  de  Saussens. 

"Jeanne  de  Ghambon,  aussi  fille  de  Pierre  de 
Chambon  et  de  dame  Ramondy-Gayrou,  mariée 
le  28  octobre  1663,  à  noble  Jacques  de  Faiguière. 

Jean-Jacques  de  Ghambon,  fils  de  noble  Jean- 
Bernard  de  Ghambon  et  de  dame  Marie  de  Pyde- 
marc, né  à  Boudigoux  le  11  février  1715,  a  été 
maintenu  noble  par  arrêt  du  parlement  de  Tou- 
louse du  21  mars  1745,  et  d'habitant  du  Bourg- 
Saint  Bernard,  avec  le  droit  de  chasser  seul  ou  en 
compagnie.  Marié  en  premières  noces  avec  demoi- 
selle Suzanne  de  Pydemarc,  sa  cousine,  et  en  se- 
condes noces  à  demoiselle  Jeanne  de  Cousin,  fille 
de  noble  de  Cousin  et  de  dame  Marie  d'Escorne- 
bœuf  de  Saint-Sulpice  de  Lapointe.  De  son  pre- 
mier mariage  avec  demoiselle  Suzanne  de  Pyde- 
marc est  né,  en  février  1747,  au  Bourg-Saint- 
Bernard  : 

1°  Noble  Jean-Pierre  de  Chambon,  ancien  offi- 
cier au  régiment  d'Eu,  infanterie;  il  s'est  marié  le 
1er  septembre  1778  à  dame  Marguerite  Serin  de 
Puylaurens,  fille  de  Jean-Pierre  Serin,  avocat  au 
Parlement,  et  de  dame  Raymonde  Lacroix; 

2°  Louise  de  Ghambon,  née  le  21  juin  1750, 
mariée  à  noble  Belot  de  Terrable,  dont  il  est  parlé 
plus  loin. 

Nicolas  de  Ghambon,  fils  second  de  Jean-Ber- 
nard de  Chambon  et  de  Marie  de  Pydemarc,  né  le 
3  novembre  1717  à  Boudigoux,  a  hérité  du  bien 
du  Bourg-Saint-Bernard,  a  servi  cinquante  ans, 
en  qualité  d'officier  d'artillerie,  y  est  devenu  ca- 
pitaine, commandant  et  chevalier  de  Saint-Louis. 
Mort  au  Bourg-Saint-Bernard,  le 30  décembre  1806, 
sans  être  marié. 

Joseph  de  Chambon,  fils  de  Pierre  de  Chambon, 
sieur  de  la  Générale  et  de  dame  Marguerite-Ba- 
mondy-Cayrou,  né  le  7  juillet  1670,  à  Layrac, 
diocèse  de  Montauban,  a  servi  pendant  trente-qua- 
tre ans  comme  officier  d'artillerie.  Mort  major 
commandant  de  la  ville  de  la  Fère,  en  Picardie, 
le  8  octobre  1744;  marié  à  Jeanne  de  Gavage  en 
premières  noces  et  en  second  mariage  à  demoi- 
selle Catherine  de  Madière,  de  cette  dernière  il  a 
eu  plusieurs  enfants  : 

1«  Noble  Marie-Françoise  de  Chambon,  née  le 
14  février  1713  à  Saint-Thibéry,  diocèse  d'Agde. 
Religieuse  cordelière  de  Saint-Quentin  ; 

2»  Charles-Louis  de  Chambon,  né  le  15  janvier 
1715  à  Douay  en  Flandre  ;  mort  sans  postérité; 

3°  Charles-François  de  Chambon,  né  le  16  octo- 
bre 1718  à  la  Fère  en  Picardie,  officier  d'artillerie, 
mort  en  1775  sans  postérité  à  l'Isle  de  Rioberbice, 
appartenant  aux  Hollandais; 

4°  Noble  Julien  de  Chambon  de  La  Barthe,  né 
le  8  juillet  1721  à  la  Fère  en  Picardie,  diocèse  de 

5 


—  131  - 


—  132  — 


Laon,  après  avoir  servi  en  qualité  de  volontaire 
dans  le  régiment  d'artillerie,  est  parvenu  de  grade 
en  grade  au  rang  de  colonel  le  2'i  mars  1709,  che- 
valier de  Saint-Louis,  commandant  d'école  du 
corps  royal  d'artillerie  le  3  juin  1779,  et  brigadier 
d'infanterie  le  1er  mars  1780,  a  été  chargé  par  la 
cour  du  commandement  général  de  l'artillerie  dans 
les  Isles  du  Vent  d'Amérique.  Est  mort  à  Paris  le 
25  mars  1789,  maréchal  de  camp  des  armées  du 
roi.  11  avait  épousé  en  premières  noces,  en  1758, 
demoiselle  Marie- Jean  ne -Françoise  d'Achery. 
morte  en  1770  à  Saint-Pierre,  Isle  de  la  Marti  li- 
que,  fille  de  M.  Claude  d'Achery,  ancien  mayeur 
et  juge  consul  de  la  ville  de  Saint-Quintin,  et  de 
demoiselle  Jeanne  d'Harcourt  de  Beauvais.  En  se- 
condes noces,  il  a  épousé,  avec  la  permission  du 
roi  du  5  septembre  1778,  demoiselle  Geneviève- 
Rosalie  Le  Marchant  de  La  Viéville,  fille  de  feu 
Louis-François  Le  Marchant  de  La  Viéville, 
écuyer,  sieur  de  Puto,  conseiller  du  roi.  contrôleur 
général  des  ponts  et  chaussées  de  France,  et  de 
demoiselle  Marie-Charlotte  de  Klingstel,  d'une 
famille  noble  de  Suède. 

Il  a  eu  de  dame  Jeanne-Françoise-Joséphine 
d'Achery,  sa  première  femme,  noble  Justin  de 
Chambon,  né  à  Vermand  le  10  avril  1765,  d'abord 
cadet  gentilhomme  à  l'hôtel  royal  militaire  à 
Paris,  puis  capitaine  commandant  le  5e  régiment 
d'artillerie  à  pied,  a  été  assassiné  par  les  paysans 
révoltés  de  la  Toscane,  près  la  ville  de  Naples,  le 

9  nivôse  an  VIII  (30  octobre  1804),  sans  postérité. 
Du  mariage  de  M.  Jean  de  Chambon  et  de  dame 

Marguerite  Serin,  est  issu  dix  enfants,  dont  six 
morts  en  bas  âge  au  Bourg-Saint-Bernard,  savoir  : 
1"  Chevalier  ;  2°  François-Fortuné-Félix  ;  3°  Adé- 
laïde-Clotilde  ;  4°  Fronton-Amable  ;  5°  Joseph  : 
6o  Joséphine. 

Les  quatre  survivants  sont  : 

1«  Jean-Jacques-Raymond  de  Chambon,  mort 
le  5  mars  1804,  à  Saint-Dominique,  de  la  fièvre 
jaune,  secrétaire  d'état-major.  Il  était  né  au  Bourg- 
Saint-Bernard  le  24  avril  1780; 

2°  Charles-Auguste  de  Chambon,  né  le  10  mars 
1783  au  Bourg-Saint-Bernard.  A  servi  en  1813, 
1814  et  1815  dans  la  jeune  garde  impériale.  Mort 
à  Puylaurens  en  1829,  laissant  deux  filles  de  son 
mariage  avec  Adine  Sainte-Marie  ; 

3°  Louis-Julien  de  Chambon,  né  au  Bourg- 
Saint-Bernard  le  7  septembre  1786.  a  servi  plu- 
sieurs années  comme  sergent  au  5e  régiment  d'in- 
fanterie, et,  en  1810,  il  fut  choisi  pour  entrer  dans 
la  vieille  garde  impériale.  Depuis  le  passage  du 
pont  de  Leipsick,  l'on  n'a  [dus  eu  de  ses  nou- 
velles. Il  avait  épousé  en  1805,  au  Bourg-Saint- 
Bernard,  demoiselle  Louise  Lourou,  de  laquelle  il 
eut  deux  enfants; 

Enfin  le.  quatrième,  Mathieu-Joseph-Fronton- 
Marie-Amable  de  Chambon,  né  aussi  au  Bourg- 
Saint-Bernard  le  2o  mai  1791,  décédé  à  Grenade  le 

10  juillet  1867.  A  servi  en  qualité  d'officier  en  L813 
et  1814  dans  la  première  légion  des  gardes  natio- 
nales du  département  de  la  Haute-Garonne,  a  fait 


les  campagnes  des  Pyrénées  et  d'Espagne,  et  a  été 
prisonnier  de  guerre  en  Espagne  le  21  avril 
1814;   rentré  dans  sa  patrie,  il  y  a  contracté  ma- 


riage : 


1°  Le  8  octobre  1819,  au  Bourg-Saint-Bernard, 
avec  dame  Clotilde  Surville,  fille  de  M.  Xiste  Sur- 
ville du  lieu  de  Gargas  et  de  dame  Claire  de  Ba- 
bonneau  mariés,  et  en  secondes  noces  le  8  janvier 
1828  avec  demoiselle  Caroline  Du rau-Rey nier, fille 
de  M.  Durau-Beyuier,  avocat  et  propriétaire  à 
Fourquevaux  et  de  dame  Pétronille  Gineste, 
mariés. 

Du  premier  mariage  avec  dame  Clotilde  Sur- 
ville, est  issu  noble  Jean  Pierre-Léopold  de  Cham- 
bon, le  4  septembre  1820,  marié  à  Rabastens  le  23 
décembre  1857  à  demoiselle  Marie  Prouho,  de 
laquelle  il  a  eu  une  fille  le  8  octobre,  du  nom  de 
Berthe  de  Chambon. 

De  son  second  mariage  avec  demoiselle  Durau- 
Reynier,  M.  Amable  de  Chambon  a  eu  trois  en- 
fants, deux  filles  et  un  fils  ;  les  demoiselles  sont 
établies  aux  environs  de  Toulouse  avec  des  méde- 
cins du  pays.  Le  jeune  homme,  noble  Adrien  de 
Chambon,  né  à  Colomiers  le  3  septembre  1837, 
s'est  marié  le  7  avril  1803  à  demoiselle  Lucie  Gra- 
tian,  fille  de  M.  Adolphe  Gratian,  avocat,  ancien 
avoué,  et  propriétaire  foncier  du  lieu  de  Montai- 
gut,  près  Toulouse.  M.  Adrien  de  Chambon  est 
percepteur  des  contributions  directes  depuis  1863, 
fonctions  que  son  père  et  son  grand-père  maternel 
ont  exercé  pendant  plus  de  trente  ans. 

Du  mariage  de  M.  Adrien  de  Chambon  à  de- 
moiselle Lucie  Gratian,  est  issu  trois  enfants, 
savoir  : 

1°  Louis  de  Chambon,  né  à  Flourens  (Haute- 
Garonne),  le  25  août  1866  ; 

2»  Léopold  de  Chambon,  né  à  Cadours  (Haute- 
Garonne),  le  4  septembre  1868,  décédé  le  20 
mai  1869; 

3°  Henri  de  Chambon,  né  à  Cadours  le  21  jan- 
vier 1871 . 

Cette  famille  de  Chambon  est  alliée  à  celles  de 
Catellan,  de  Caumont,  de  Pouymirol,  de  Toulou- 
jac,  de  Ginestel,  de  Selve,  de  Turbilly,  de  Tous- 
tain,  etc.,  etc.,  insérée  dans  Y  Armoriai  général 
de  France,  tome  II,  livre  VIL 

Demoiselle  Louise  de.  Chambon,  fille  de  noble 
Jean-Jacques  de  Chambon  et  de  dame  Suzanne 
Pydemarc,  née  au  Bourg-Saint-Bernard  le  21  juin 
1750,  a  été  mariée  le  30  avril  1772  à  noble  Jacques 
Belot  de  Terrable,  fils  de  noble  Annibal  de  Belot 
de  Terrable  et  de  dame  Marie  de  Villeneuve,  habi- 
tants de  Cuq-Toulza.  De  ce  mariage  est  issu  noble 
Nicolas  de  Belot  de  Terrable,  ancien  lieutenant 
d'infanterie  pensionné  à  suite  de  plusieurs  bles- 
sures reçues  au  service,  et  il  s'est  établi  à  Cuq- 
Toulza,  où  il  s'est  marié  avec  demoiselle  Julie  de 
Pydemarc,  sa  cousine,  de  laquelle  il  a  eu  deux 
entants.  L'aîné  est  mort  à  Toulouse,  étudiant  en 
droit,  et  le  second,  Prosper,  après  avoir  exercé 
l'état  de  notaire  à  Lauzerte,  près  Moissac,  s'y  est 
marié. 


—  133 


—  134  — 


Demoiselle  Louise  de  Belot  de  Terrable,  fille  de 
noble  Jacques  de  Belot  de  Terrable  et  de  dame 
Louise  de  Chambon,  née  à  Cuq-Toulza  le  11  avril 
1779,  s'est  mariée  à  Puylaurens  avec  noble  Ber- 
nard d'Astruc,  vivant  de  ses  revenus  et  morts  tous 
deux  sans  postérité. 

Les  alliances  de  la  famille  de  Pydemarc  sont 
aux  de  Lamy,  de  Manier,  de  Gineste,  de  Cousin, 
d'Escornebœuf,  de  Daurier. 

Celles  de  Belot  de  Terrable  sont  aux  Villeneuve, 
d'Anticamarretta  et  autres. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  tètes  de  Mores  de 
sable  ayant  leur  bandeau  aussi  d'argent  et 
poses  2  et  1. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Chambon  (Adrien  de),  fils  d'Amable, 
actuellement  percepteur  de  la  ville  de  Nar- 
bonne  (Aude),  né  à  Golomiers  (Haute-Ga- 
ronne), le  3  septembre  1837,  marié  à  Lucie 
Gratian.  dont  :  a)  Louis,  né  à  Flourens 
(Haute-Garonne),  le  25  août  1866,  marié  et 
percepteur  des  contributions  directes  à 
Meilhan  (Lot-et-Garonne)  ;  b)  Henri,  né  à 
Gadours (Haute-Garonne),  le22janvier  1871, 
non  marié. 

CHARRIN  (de). 

Il  y  a  lieu  de  rectifier  comme  suit  l'état  des  re- 
présentants actuels  de  cette  famille  mentionnée 
dans  le  tome  1er,  col.  813  et  814. 

Charrin  (Mathieu- Jean-Marie,  Cte  de), 
chef  de  nom  et  d'armes.  Résidence  :  château 
de  Bruel,  par  Montcenis  (Saône-et-Loire), 
marié  à  Anne-Charlotte-Hélène  d'ANDLAr. 

Enfants  :  1°  Comte  Léon,  marié  à  Marthe 
du  Pontavice,  dont:  a)  Jean;  b)  Richard: 
2°  Vicomte  Fernand,  marié  à  Jeanne  de 
Saizieu,  dont  :  a)  Henriette  ;  b)  Jacques  ; 
g)  Robert. 

CHASTEIGNER  (de). 

Maison  l'une  des  plus  illustres  du  Poitou,  qui 
possédait,  dès  le  xie  siècle,  la  terre  de  Chasteigne- 
raye  (Vendée).  Elle  est  également  recommandable 
par  son  antiquité  et  par  les  hommes  remarqua- 
bles qu'elle  a  produits  dans  les  armes,  les  let- 
tres, etc. 

Le  premier  auteur  connu  parait  être  Thibault, 
seigneur  de  La  Chasteigneraye,  qui  vivait  en 
1140. 

Le  célèbre  André  Duchesne  a  donné  en  1634 


une  histoire  de  cette  maison,  et  Clabault  publia 
plus  tard  la  continuation  de  cette  généalogie.  On 
voit  par  les  tableaux  d'alliances  donnés  par  ces 
auteurs  que  la  famille  de  Chasteigner  est  appa- 
rentée à  toutes  les  familles  royales  de  l'Europe. 

Cette  famille  a  formé  trente  branches  dont 
deux  seulement  sont  actuellement  existantes  :  la 
branche  de  La  Rochepozay  et  celle  de  Durac. 

Dans  ces  derniers  temps,  on  a  retrouvé,  dans 
les  registres  de  la  Rochepozay,  de  la  commune  du 
Lindois  et  les  archives  de  la  Charente.,  un  certain 
nombre  d'actes  qui  sont  venus  compléter  le  tra- 
vail de  Clabault;  nous  ferons  remarquer  que, 
dans  ces  derniers  documents,  le  nom  de  Chastei- 
gner est  presque  toujours  suivi  de  ces  mots  :  de 
La  Rochepozay. 

Armes  :  D'or,  à  un  lion  passant  (ou  pose)  de 
sinople,  armé  et  lampassé  de  gueules. 

Les  branches  du  Quercy  écartèlent  ces  armes  de 
celles  de  Loubejac  qui  sont  :  d'argent,  à  trois 
fasces  de  gueules. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Branche  de  La  Rochepozay 
Première  branche 

Chasteigner  de  La  Rochepozay  fEu- 
trope-Alexis.  Bon  de),  né  le  16  décembre 
1786,  fut  d'abord  officier  de  cavalerie  légère, 
et  servit  en  cette  qualité  dans  les  campagnes 
de  1806,  1807,  1808  et  1809,  assista  aux 
batailles  d'Eylau,  de  Heidelberg,  de  Fried- 
land  et  de  Rio-Secco,  à  la  prise  d'Oporto,  etc.  ; 
fut  nommé  chef  d'escadron  d'état-major,  et 
se  retira  du  service  pour  épouser  Marie- 
Anne  du  Cheyrox,  fille  de  Pierre,  maréchal 
de  camp  et  de  Jeanne  de  May.  Il  fut,  en 
1825,  maire  d'Angoulème,  décoré  de  la  Lé- 
gion d'honneur,  et,  par  le  roi  Charles  V 
d'Espagne,  de  la  croix  de  grand-officier 
d'Isabelle  la  Catholique  ;  il  est  décédé  le 
6  mars  1867.  Il  a  eu  de  son  mariage  :  1°  Xa- 
vier, décédé  à  Poitiers  le  13  avril  1835  ; 
2°  Alphonse-Etienne,  qui  suit;  3°  Pierre- 
Xavier-Charles,  baron  de  Chasteigner,  né 
en  1819,  a  épousé,  le  27  avril  1818,  Marie- 
Pauline  de  Galard  de  Béarn,  fille  de 
Alexandre-Laurent,  comte  de  Galard  de 
Béarn  et  de  Catherine-Virginie  de  Malet  de 
Sorges  ;  il  est  décédé  le  20  août  1875,  lais- 
sant Eutrope-Xavier- André,  baron  de  Chas- 
teigner, né  le  13  novembre  1819,  marié,  le 
30  avril  1872.  à  Jeanne-Marie- Augustine 
d\\p»ZAC  de  La  Douze,  fille  de  Jean-Joseph- 
Ulrich,  marquis  de  La  Douze,  et  de  Marie- 


—  135  — 


—  130  - 


Marguerite  de  Gremoux,  dont  il  a  :  a)  Mar- 
gaierite-Louise-Gharlotte-Philomène,  née  le 
15  août  1874;  b)  Jean-Marie- Victor-René, 
né  le  1er  octobre  1875;  c)  Charles-Hector- 
Marie-Thibault,  né  le  8  janvier  1878. 

Ch.  de  La  R.  (Alphonse-Etienne,  G,e  de), 
né  en  1815,  ancien  officier  de  marine,  a  été 
décoré  par  les  rois  d'Espagne  Charles  V  et 
Charles  VI  de  la  croix  d'Isabelle  la  Catho- 
lique et  nommé  commandeur  de  l'ordre  de 
Charles  III.  Marié,  le  19  février  1855,  à 
Victoire  de  Roquefeuil,  fille  de  Adolphe- 
Aymar,  comte  de  Roquefeuil,  et  de  Julie 
de  Lambilly.  De  ce  mariage  :  1°  Marie,  née 
le  1er  juillet  1858,  décédée  le  7  juin  1868; 
2°  Xavier,  qui  suit;  3°  et  4°  Louis  et  Henri, 
nés,  jumeaux,  le  30  novembre  1861  :  le  pre- 
mier est  officier  de  cavalerie. 

Ch.  de  La  R.  (Xavier,  Mis  de),  lieute- 
nant au  3e  cuirassiers,  né  le  5  août  1860,  a 
épousé,  le  7  janvier  1890,  Madeleine  d'E's- 
pinay-Saint-Luc,  fille  du  comte  Ernest,  et 
de  Louise  d'Espaigne,  dont  il  a  :  Marie,  née 
à  Versailles,  le  30  novembre  1890,  et  Gene- 
viève, née  à  Versailles,  le  8  septembre 
1890. 

Deuxième  branche 

Chasteigner  de  La  Rochepozay  (Fran- 
çois-Casimir, Ve  de),  deuxième  frère  d'Eu- 
trope-Alexis,  né  le  17  avril  1788,  chevalier 
de  Saint-Louis  et  de  la  Légion  d'honneur, 
chef  d'escadron  en  retraite,  suivit  la  car- 
rière militaire,  assista  aux  mêmes  affaires 
que  son  frère,  continua  le  service  après  lui, 
entra  en  1814  aux  chevau-légers  de  la 
maison  du  roi,  passa  en  1815  au  2e  régi- 
ment des  grenadiers  à  cheval  de  la  garde, 
où  il  commanda  le  premier  escadron;  dé- 
cédé à  Bordeaux,  le  23  mars  1873.  11  avait 
épousé,  le  27  février  1821,  suivant  contrat 
signé  du  roi  et  de  toute  la  famille  royale, 
Françoise-Eléonore  de  Béchade,  fille  de 
Vital,  baron  de  Béchade,  conseiller  à  la 
cour  des  aides,  et  de  Catherine  Pélissier. 
De  leur  mariage  sont  issus:  lo  Jean-Fran- 
çois-Eutrope- Alexis,  qui  suit;  2°  Marie- 
Mu  rthe-Thérèse-Octa  vie,  née  le  2  septembre 
1821,  mariéo,  le  9  février  1846,  à  Louis  do 
Bécilvde,  décédée  le  5  juin  1865;  3<>  Jean- 
Jacques-Louis-Paul,  vicomte  de  Chasteigner, 
né  le  6  mai  1827,  marié,  le  5  mai  1878,  à 


Hélène-Maria  Roche  des  Roches  de  Fermoy 
(des  comtés  de  Cork  et  Limerick,  Irlande), 
fille  de  Charles  et  de  Laetitia  Whyte  :  4°  et 
5°  Anne-Marie  et  Marie-Antoinette- Adélaïde, 
nées  le  12  mai  1829,  la  dernière  décédée  le 
10  mai  1885;  6°  Joséphine,  née  le  11  jan- 
vier 1831,  décédée  le  même  jour;  7°  Marie- 
Marthe-Thérèse-Caroline,  née  le  14  novem- 
bre 1832,  décédée  le  19  décembre  1884; 
8°  Marie -Anne-Rita-Gabrielle,  née  le  15  juil- 
let 1835,  religieuse  aux  Dames  de  Marie-Ré- 
paratrice décédée  à  Nantes  le  17 juillet  1887. 

9°  Henri,  baron  de  Chasteigner,  né  le 
30  avril  1838,  marié,  le  29  septembre  1873, 
à  Marie-Marguerite-Jeanne-Zélie-Elisabeth 
Abriat  de  Laforest,  fille  de  Alphonse- 
Etienne,  et  de  Marie-Eolide  Duclion.  décé-' 
dée  le  18  octobre  1884.  De  ce  mariage: 
a)  Marie-François,  né  le  6  septembre  1874. 
décédé  le  12  septembre  1875;  b)  Marie- 
Jeanne,  née  le  25  novembre  1875;  e)  Marie- 
Jean,  né  le  18  juillet  1877;  d)  Marie-Joseph- 
Louis-François-Guy,  né  le  4  décembre  1879. 

Ch.  de  La  R.  (Jean-François- Alexis,  Cle 
de),  né  le  28  décembre  1821,  inscrit  le 
22  mai  1823  aux  pages  du  roi  Louis  XVIII, 
licencié  en  droit,  ancien  officier  des  haras, 
membre  de  l'Académie  nationale  des  Scien- 
ces, Belles-Lettres  et  Arts  de  Bordeaux,  a 
publié  dans  les  Mémoires  ou  Bulletins  de 
diverses  sociétés  dont  il  est  membre,  un  cer- 
tain nombre  de  travaux  sur  différents  su- 
jets ;  marié,  le  3  novembre  1852,  à  Clémen- 
tine-Louise d'ESPINAY-SAINT-LuC,  fille  du 
vicomte  Antoine-Jules,  ancien  chef  d'esca- 
drons, capitaine  commandant  au  2e  régi- 
ment des  grenadiers  à  cheval  de  la  garde 
royale,  chevalier  de  Saint-Louis  et  de  la 
Légion  d'honneur,  et  de  Louise  de  Leyritz, 
dont  il  a  :  1°  Françoise-Jeanne-Louise-Ma- 
rie,  née  le  28  décembre  1854,  mariée,  lo 
17  juin  1879,  à  Roger  Marraud  des 
Grotttes;  2°  Antoinette-Marie-Marthe,  née 
le  29  mars  1856. 

Braxchk  de  Burac 
Chasteigner  de  Burac  (Charles- Alexan- 
dre-Jules-Wilfrid  de),  né  le  28  février  1828,, 
magistrat,  épousa,   le  1er  février   1853,  Ba- 
thilde- Adélaïde  de  Saampigny  de  Bussikre, 
fille  de  Michel-Henri,  comte  de  Sampigny 


10/ 


138 


de  Bussière,  et  de  Marie  Meilheurat  des 
Prureaux.  Il  est  décédé  le  4  juillet  1873, 
laissant  :  1°  Marie-Marguerite,  née  le  30  dé- 
cembre 1856,  mariée  le  22  mai  1876,  à  René 
Dupuy  de  La  Grand'Rive;  2°  Jeanne-Emi- 
lie, née  le  10  avril  1860,  mariée  le  21  no- 
vembre 1882,  à  Marie-Joseph- Léonce  Ro- 
chette  de  Lempdes  ;  3°  Marie-Thérèse- 
Anne,  née  le  10  janvier  1860,  mariée,  le 
3  décembre  1890,  à  Eugène  Devaulx  de 
Chambord. 

CHEVALIER  DE  LA  TEILLAIS  ou 
TEILLAYE. 

(Alias,  Chevalerie). 

Comte  de  La  Teilliais,  seigneur  de  Bois-Augé, 
de  Lépine,  du  Plessix  et  autres  lieux. 

Famille  originaire  de  Bretagne. 

En  1521,  René  Chevalier  de  La  Teillais,  se  qua- 
lifiait déjà  écuyer,  et  cette  qualification  devint 
celle  de  tous  les  membres  de  cette  famille  qui, 
aux  xvie  et  xvne  siècles,  occupaient  dans  la  province 
de  Bretagne  des  emplois  dans  la  magistrature. 

On  voit  dans  d  Hozier  (premier  registre),  que 
Jeanne  de  La  Teillaye,  femme  de  Jean  d'Escarbot, 
seigneur  de  Cernasses,  était  morte  avant  le  28  mars 
1527. 

Cette  famille  a  eu  une  maintenue  en  1CG9. 

Armes  :  De  gueules,  au  cheval  passant  d'ar- 
gent, sellé  et  bridé  d'azur;  ait  chef  échiqueté 
d'or  et  d'azur. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Chevalier  de  La  Teillais  (Ctesso),  née 
de  Poléon.  Résidence  :  13,  avenue  de  Ségur, 
à  Paris. 

2°  C.  de  La  T.  (Ferdinand-Charles- 
Edouard,  Gte),  officier  de  cavalerie  au  6e  dra- 
gons. 

3°  C.  de  La  T.  (Christian-Pierre-Henri t 
Cte).  officier  de  cavalerie  au  27e  dragons. 

4"  Marie- Antoinette- Yvonne,  mariée  à 
Jean-Jules  Duchesne,  comte  de  Lamotte. 

CLERC  Y  (de). 

La  famille  de  Clercy  est  une  des  plus  anciennes 
de  la  Normandie.  Ce  nom  rappelle  la  bravoure  et 
la  fidélité.  Clercy  (on  lit  quelquefois  Glarcy,  Cléry, 
Cléricy),  estime  terre  située  àBornambusc,  canton 
de  Goderville,  entre  Bornambusc  et  le  Herteley. 
C'est  là  l'originede  cette  famille  qui  fut  unie  dans 
la  suite  des  temps  aux  principales  familles  du 
pays.  Elle  s'est  toujours  distinguée  par  les  services 


qu'elle  a  rendus  à  nos  rois  pendant  les  guerres 
qu'ils  ont  eu  à  soutenir  contre  leurs  ennemis,  et 
particulièrement  contre  les  Anglais.  Elle  a  donné 
des  commandeurs  de  la  noblesse  et  des  gouver- 
neurs de  châteaux  et  de  villes  considérables.  De- 
puis plus  de  cinq  siècles,  elle  a  toujours  joui  des 
honneurs  et  des  prérogatives  attachés  à  la  no- 
blesse. Lorsque  les  Anglais,  au  xive  siècle,  eurent 
usurpé  la  Normandie  sur  la  couronne  de  France, 
ceuxquine  voulurent  pas  abandonner  les  intérêts 
de  leur  souverain  légitime  se  virent  contraints  de 
quitter  leurs  terres.  Toutes  leurs  possessions  fu- 
rent pillées  ou  brûlées.  Les  de  Clercy  ne  purent 
éviter  ce  malheur. 

Fortement  attachés  au.  roi,  ils  sacrifièrent  tout 
plutôt  que  de  manquer  de  fidélité.  Guillaume  de 
Clercy,  capitaine  de  Beauvais,  et  Charles,  son 
fils,  levèrent,  à  leurs  dépens,  une  compagnie  de 
tous  leurs  vassaux  pour  s'opposer  aux  Anglais. 
Avec  ce  secours,  ils  défendirent  Beauvais  si 
vigoureusement  que  les  ennemis  n'osèrent  en  en- 
treprendre le  siège  ;  mais  ils  pillèrent  la  Norman- 
die, et  particulièrement  le  pays  de  Caux.  On  rap- 
porte généralement  à  cette  époque  la  ruine  de  nos 
anciens  châteaux,  comme,  par  exemple,  celui  du 
Fresnay.  Les  terres  des  sieurs  de  Clercy  furent 
désolées,  leurs  biens  pillés  ou  brûlés. 

Armes  :  Désinopleà  la  fleur  dé  lis  d'argent. 

Devise  :  A  moi,  Mortemer. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lions  armés  et  lampassés. 

C'est  à  cet  écu  que  font  allusion  certaines 
expressions  des  inscriptions  qui  concernent  cette 
famille. 

Il  faut  le  savoir  aussi  pour  expliquer  les  disti- 
ques suivants  qu'on  trouve  dans  les  archives  de 
cette  maison  : 

«  Roma  dédit  civis  servati  prœmia  quercum,  » 
«  Servati  régis  Francia  lilia  dat.  » 
Claricii  quoties  régalent  in  stemmate  fiorem 
Regia  majorum  dictoque  et  acta  irdent. 
Regales  animos  regalia  stemmata  signant  ; 
Clarieio  nullum  est  stemmate  nobilius. 
Regia  Clariciœ  merito  sunt  lilia  genti*  ; 
Regia  regali  in  stemmate  facto  vides. 

N'est-ce  pas  parce  que  les  de  Clercy  ont  toujours 
été  de  fidèles  défenseurs  de  leur  roi  qu'ils  ont 
reçu  pour  armes  un  tleuron  des  armes  royales  ? 

A  la  bataille  de  Bouvines,  le  roi  Philippe-Au- 
guste fut  sauvé  par  trois  chevaliers  qui  se  dévouè- 
rent pour  lui  ;  en  récompense,  il  leur  donna  à 
chacun  une  des  fleurs  de  lis  de  son  écusson.  On  a 
conservé  le  nom  des  trois  chevaliers,  et  parmi  eux 
un  Clercy. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Clercy  (Henri,  Cle  dé),  château  de  Der- 
chigny,  près  Dieppe  (S.-Inf.),marié  à  Marie 
Lemoyne  d'Aubermesnil. 


139  — 


HO  — 


Enfants  :  1°  Vivien,  marié  à  M1Ie  Estan- 
CELin,  dont  un  fils. 
2°  Jules,  ingénieur. 

3°  Marguerite,  mariée  à  M.  de  Beaunay. 
4°  Alix, religieuse  duSacré-(  !œur,à  Paris. 

CLERMONT-GALLERANDE  {de). 

En  Anjou,  maison  divisée  en  diverses  branches, 
et  qui  tire  son  nom  d'un  bourg  situé  dans  cette 
province,  près  de  la  Flèche. 

La  filiation  de  cette  maison  remonte  à  Louis  de 
Clermont,  fait  chevalier  de  Tordre  du  Croissant 
l'an  14i8,  au  temps  de  son  institution,  par  le  roi 
René  de  Sicile,  duc  d'Anjou,  dont  il  était  cham- 
bellan, et  mourut  avant  1477  en  laissant  postérité 
de  Marie  Malet. 

C'est  en  faveur  de  Georges,  premier  du  nom, 
quatrième  degré,  seigneur  de  Clermont,  marquis 
de  Gallerande,  que  les  seigneuries  de  Clermont, 
Marnis,  Prince,  Luché,  Moreil,  le  Plessis-Alloin, 
le  Plessis-Marchais,  furent  unies  et  érigées  en 
marquisat,  par  lettres  d'août  1576  et  registrees  au 
parlement. 

La  seconde  branche  de  Loudon  et  de  Gallerande 
a  pour  auteur  Louis  de  Clermont,  baron  de  Méru, 
troisième  fils  de  Henri,  premier  du  sixième  degré 
de  la  première  branche,  né  en  1622,  qui  épousa  l'hé- 
ritière de  la  maison  de  Loudon  dont  il  eut  deux 
enfants.  L'ainé,  Charles-Léonor  de  Clermont, 
marquis  de  Clermont  et  de  Gallerande,  baron  de 
Méru,  de  Loudon,  etc.,  qui  continua  la  descen- 
dance et  N...,  dit  le  chevalier  de  Clermont,  tué  à 
la  bataille  de  Nerwinde  le  29  juillet  1693. 

Le  fils  aîné  de  Charles,  Pierre-Gaspard,  marquis 
de  Clermont-Gallerande,  seigneur  de  Loudon,  de 
Méru,  etc.,  né  en  1682,  fut  successivement  mestre 
de  camp  d'un  régiment  de  dragons  de  son  nom, 
puis  mestre  de  camp  réformé  dans  le  régiment 
royal,  capitaine  des  gardes  de  feu  Charles  de 
France,  duc  de  Berry,  par  lettres  du  27  janvier 
1711,  chevalier  de  Saint-Louis,  brigadier  des  ar- 
mées du  roi  à  la  promotion  du  l''1'  février  1719, 
capitaine  des  gardes  de  Louis  d'Orléans,  duc  de 
Chartres,  gouverneur  de  Dauphiné  en  1719,  reçu 
chevalier  des  ordres  de  Notre-Dame  du  Mont- 
Carmeletde  Saint-Lazare  de  Jérusalem  le  22  mars 
1722,  institué  bailli  de  Dôle  au  mois  de  mai  sui- 
vant ;  premier  écuyer  du  duc  de  Chartres,  devenu 
duc  d'Orléans,  reçu  chevalier  des  ordres  du  roi  le 
3  juin  1724,  nommé  mestre  de  camp,  lieutenant  du 
régiment  de  dragons  d'Orléans,  au  mois  de  juillet 
1726,  maréchal  de  camp  le  20  février  1734,  lieute- 
nant-général des  armées  du  roi,  le  1er  mars  1738, 
gouverneur  du  Neuf-Brisack  en  mars  1743,  et 
commandant  pour  le  roi  dans  le  pays  d'Aunis, 
en  1748.  Mort  le  27  octobre  17ôi;.  il  avait  épousé, 
le  7  avril  1706,  Gabrielle-Françoise  d'O,  qui  l'ut 
nommée,  le  17  août  1711».  dame  de  compagnie  de 
Françoise-Marie  de  Bourbon,  légitimée  de  France, 


duchesse  d'Orléans,  dont  elle  fut  faite  dame  d'a- 
tours. 

Elle  ne  laissa  qu'un  enfant  mort  en  bas  âge, 
Louis-Georges-Hippolyle,  et  une  fille.  Cette  bran- 
che se  continua  par  Armand-Henri  de  Clermont, 
troisième  petit-fils  de  Louis  de  Clermont,  auteur 
de  ladite  branche.  Elle  s'est  continuée  jusqu'à  nos 
jours. 

Les  autres  branches  de  cette  famille  sont  : 

1°  Celle  des  seigneurs  de  Clermont-d'Amboise, 
barons  de  Bussi,  éteinte  en  1727  ; 

2°  Celle  de  Clermont ,  seigneurs  de  Saint- 
Georges,  etc.  : 

3°  De  Clermont,  marquis  de  Benel,  sortie  de 
celle  des  seigneurs  de  Saint-Georges. 

Armes  :  De  Clermont-Gallerande  :  D'azur,  à 
trois  chevrons  d'or,  celui  du  chef  brisé. 

De  Clermont-d'Amboise  (la  dernière)  :  Ecartelé  : 
aux  1  et  4,  d'azur,  à  trois  chevrons  d'or,  le  pre- 
mier brisé:  aux  2  et  Sépale  d'or  et  de  gueules  de 
six  pièces. 


CLERMONT-TONNERRE  (de). 

Voy.  pour  l'historique  de  cette  maison  le  tome  1er, 
col.  887  et  888. 


REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Gaspard-Aimé-Gharles-i?o^/e>',  duc  de 
Clermont-Tonnerre,  né  à  Paris  le  17  dé- 
cembre 1842,  fils  du  duc  Gaspard-Louis- 
Airaé  (né  le  15  mars  1812,  décédé  le  19 
juillet  1889)  et  de  sa  première  femme  Cécile,, 
née  de  Clermont-Montoison  (née  en  1814, 
mariée  le  14  octobre  1834,  décédée  le  5  dé- 
cembre 1847),  succéda  à  son  père;  ancien 
secrétaire  d'ambassade,  marié  à  Paris  le 
5  août  1868,  à  Françoise-Béatrix  de  Mous- 
tier,  née  le  5  décembre  1847,  fille  de  Lionel, 
marquis  de  Moustier  et  deFanny,  née  com- 
tesse de  Mérode. 

Enfants  :  1)  Aimé-François-P hilibert 
de  Clermont-Tonnerre,  né  à  Glisolles  le 
29  janvier  1871  ;  2)  Mixrie-Renée- Françoise 
de  CLermont-Tonnerre,  née  à  Paris  le  5 
mai  1885. 

Sœur 

Anne-Marie- Mêlante,  née  à  Paris  le  13 
janvier  1817;  mariée  à  Paris  le  28  avril 
1870,  à  Amédée,  marquis  de  Lur-Saluces 
(décédé  le  2  octobre  1849).  Paris,  rue  de 
riJniversité,  28,  et  Filhot,  pat-  Sauterne  (Gi- 
ronde). 


—  lii  - 


—  142   - 


Belle-mère 

Duchesse  douairière,  Marie  Jeanne-Léon- 
tine,  née  de  Nettancourt-Vaubecourt,  née  à 
Nancy  le  2  décembre  1834;  mariée  à  Paris 
le  31  janvier  1857.  Paris,  rue  de  l'Univer- 
sité, 11. 

Frères  du  père 

1°  Gaspard,  vicomte  de  Clermont-Ton- 

nerre  (né  le  27  octobre  1816,  décédé  le  24 
juin  1819);  marié  le  28  juin  1815,  à  Sophie 
de  Guignard  de  Saint-Priest  (née  en  1821. 
décédée  le  27  juin  1883). 

Enfants  :  a)  A  une  -  Georges  -Henri  , 
prince  romain  de  Clermont-Tonnerre 
ititre  conféré  par  bulle  papale  de  1823,  à 
son  oncle  Jules  de  Glermont-Tonnerre  (né 
en  1813,  décédé  le  8  décembre  1819),  né  à 
Paris  le 9 août  1816.  Pau  (Basses-Pyrénées): 
b)  Isabelle-Chàrlotte-Sophie,  née  à  Glissoles 
le  6  mars  1819;  mariée  à  Paris  le  6  juin 
1873,  cà  Henri,  comte  d'Ursel  (décédé  le  9 
septembre  1875.  Bruxelles. 

2"  Aynard  ,  comte  de  Clermont-Ton- 
nerre (né  le  2  septembre  1827.  décédé  le 

11  janvier  1884);  marié  à  Ancy-le-Franc  le 

12  août  1856,  à  Victoire-Marie-Louise-Ga- 
brielle  de  La  Tour  du  Pin-Ghambly  de  la 
Charce,  née  à  Radepont  le  27  juin  1836. 
Paris,  avenue  de  Villars,  7. 

Enfants  :  a)  Aimé-C harles-Eenvi  de  Cler- 
mont-Tonnerre, né  à  Paris  le  6  juin  1857, 
capitaine  au  10e  régiment  de  cuirassiers. 
Lyon  et  Paris,  rue  de  Yarennes,  45;  marié 
à  Paris  le  4  avril  1883  à  Gabrielle  de  Cossé- 
Brissac,  née  le  12  avril  1857,  dont  :  1)  Ma- 
rie-Joseph -  Victor-Ferdinand-.4  >/?mr<i  de 
Clermont-Tonnerre,  né  a  Mourmelon  le 
22  mars  1884;  2)  Marie-Joseph-Gharles- 
Aimé-Jean  de  Clermont-Tonnerre.  né  à 
Mourmelon  le  16  juin  1885;  3)  Marie  Gé- 
cile-Ghristiane-Josette-C«M"W>i<?  de  Cler- 
mont-Tonnerre. née  à  Saumur  (S.-et-L.) 
le  21  novembre  1886. 

b)  Louise-Eugénie-Marie-6ra&WeZfe  de 
Clermont-Tonnerre.  née  à  Fontainebleau 
le  13  juillet  1860,  mariée,  à  Achy  (Oise),  le 
10  octobre  1883,  à  Humbert,  marquis  de 
La  Tour  du  Pin-Gouvernet.  Paris,  avenue 
Duquesne,  32. 

c)  2Ze»neÉte-Marie-Joséphine-Jeanne   de 


Clermont-Tonnerre,  née  à  Paris  le  9  juin 
1866. 

d)  Pierre-Louis-Msœie  de  Clermont- 
Tonnerre,  né  à  Paris  le  17  août  1870. 

Frère   du  bisaïeul 

François-Joseph,  marquis  de  Clermont- 
Tonnerre.  né  le  11  janvier  1726,  décédé 
le  1er  mai  1809  ;  marié  en  deuxièmes  noces 
à  Marie-Louise  de  Guilloteau  de  Montus- 
son,  née  en  1758,  décédée  le  20  novembre 
1845. 

Fils  :  Aurore- André,  comte,  depuis  mar- 
quis de  Clermont-Tonnerre,  né  le  14  jan- 
vier 1799,  décédé  le  21  janvier  1878  ;  marié 
à  Victoire  Guyot  (née  le  20  janvier  1827, 
décédée  le  3  septembre  1859). 

Enfants  :  a)  Marie- Louise-Blanche  de 
Clermont-Tonnerre,  née  à  Yerneuil  le 
31  octobre  1856;  mariée,  à  St-Mihiel,  le 
27  novembre  1878,  à  Raoul,  Yte  Ciiandon  de 
Briailles.  Epernay  (Marne)  ;  b)  Marie- 
André- 6r#spard-Elie,  marquis  de  Cler- 
mont-Tonnerre, né  au  château  de  Verneuil 
le  2  décembre  1857,  capitaine  au  159e  régi- 
ment d'infanterie  à  Briancon  ;  marié,  àBoucq 
le  1er  mars  1889.  à  Henriette  Piat  de  Bratx. 
née  à  Metz  le  12  août  1862,  fille  de  Charles- 
Gabriel,  Bon  Piat  de  Braux  et  de  Thérèse- 
Louise  des  Robert,  dont  :  Marie-Louise  de 
Clermont-Tonnerre,  née  à  Boucq  le  30 
mars  1891. 

COGNETS  (des). 

D'après  une  tradition  de  famille,  le  fondateur 
de  la  maison  des  Cognets,  des  Gougnets  et  quelque- 
fois des  Coignets,  serait  venu,  au  retour  de  la  pre- 
mière croisade,  s'établir  en  la  paroisse  du  Plurien, 
dans  un  lieu  auquel  il  donna  le  nom  des  Cognets 
ou  Gonher,  mot  qui  en  langage  celtique  veut 
dire  prince  hardi  (Gon,  prince;  her,  hardi).  «Jue 
cette  prétention  soit  fondée  ou  non,  il  n'en  est 
pas  moins  vrai  qu'un  Guillaume  des  Cognets 
ligure  comme  témoin,  en  1158.  (Dom  LobineaU, 
Hist.  de  Bretagne,  t.  II,  p.  300,  année  1158.) 

Un  arrêt  de  la  Chambre  des  reformations,  du 
11  décembre  1008,  reconnut  aux  membres  de  la 
famille  des  Cognets  la  qualité  de  nobles  d'an- 
cienne extraction. 

François-Jean  des  Cognets  fut  abbé  de  Saint- 
Jacut  de  1510  à  1520,  date  de  sa  mort.  (Dom  Tail- 
landier, Hist.  ecctés.  et  civile  de  la  Bretagne, 
faite  en  M.DCC.LVI). 

René-Sébastien  des  Cognets  de  Correc,  dernier 


—  143  — 


144  — 


abbé  de  Saint-Méen,  chanoine  de  Quimper,  grand 
archidiacre  de  Gornouailles,  vicaire  général  du  dio- 
cèse, mort  à  Quimper  le  1er  avril  1791,  Agé  de  G8  ans. 
Il  devint  conseiller  au  parlement  de  Paris  en  1784. 
(Voir  Hist.  de  la  Persécution  religieuse  dans  les 
diurèses  de  Quimper  et  de  Léon,  par  l'abbé  Thé- 
phany.) 

Parmi  les  membres  qui  ont  siégé  aux  états  de 
Bretagne  dans  Tordre  de  la  noblesse  depuis  1736, 
nous  trouvons  :  1736,  des  Gognets  de  l'Hôpital 
de  La  Villeroger  ;  174-2,  des  Gognets  des  Hayes  ; 
1746,  des  Gognets  de  La  Villerault  ;  1752,  des 
Cognets  de  Correc;  1756,  des  Gognets  de  La  Ville- 
tréhen. 

Toussaint  des  Gognets  de  Correc,  lieutenant  des 
maréchaux  de  France  au  département  de  Carhaix, 
de  1693  à  1710. 

Toussaint-Michel  des  Gognets  de  Correc,  lieute- 
nant des  maréchaux  de  France  en  1720. 

Pierre-Toussaint-Jean-Marie  des  Gognets  de 
Correc,  chevalier  de  Saint-Louis  en  1815. 

Louis-Michel-Marcellin  des  Cognets  de  Correc, 
chevalier  du  Lys,  le  11  octobre  1814. 

Il  n'existe  plus  que  deux  branches  portant  le 
nom  des  Cognets  :  la  branche  de  Gorrec-Kerdréo- 
ret  et  la  branche  dite  de  Pordic.  Ces  deux  bran- 
ches ont  pour  auteur  Jean  des  Cognets,  chevalier, 
seigneur  de  La  Roncière  qui,  le  29  juin  1G5'i, 
épousa  Renée-Marie  de  Suasse.  Ce  mariage  fit  en- 
trer dans  la  famille  des  Cognets  la  terre  de  Cor- 
rec, cours  de  haute  justice,  en  Laniscat. 

Armes  :  De  sable  à  la  croix  cV argent  récroiset- 
tée,  potencée,  contrepotencée,  cantonnée  de  qua- 
tre molettes  d'argent. 

Couronne  de  marquis  (sceau  de  Toussaint  clés 
Cognets  de  Correc  1710. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Branche  aînée 

Cognets  de  Correc  (Casimir-Guy-Jo- 
seph-Germaindes),  chef  de  la  branche  aînée, 
né  à  Kerdréoret,  en  Plougouven,  le  4  jan- 
vier 1851,  receveur  de  l'enregistrement  à 
Bannalec  (Finistère),  marié,  le  9  février 
1874,  à  Emilie-Henriette-Eléonore  Le  Fo- 
restier de  Quillien;  dont  :  a)  Joseph-Emile- 
Casimir-Marie,  né  le  18  novembre  1871  à 
Irvillac;  b)  Casimir-Emile-Marie-Joseph,  né 
le  30  janvier  1876;  c)  Casimir-Théodore- 
Marie,  né  le  2  janvier  1878;  d)  Charles- 
Louis-Marie,  né  le  26  septembre  1879; 
é)  Marie- Antoinette-Esther-Emilienne,  née  le 
22  décembre  1885. 

Rranghe  cadette,  dite  de  Pordic 
Cognets  de  Correc    (Mme    Vve   Léonce 


des),  née  Le  Fer  de  Chantelou,  aux  Ro- 
zais,  en  Saint-Servan. 

C.  de  C.  (Mme  Vve  Jean-Louis  des),  à 
Tréguier. 

C.  de  C.  (M,ne  Vve  Pierre  des). 

C.  de  C.  (Mlle  Hyancinthe  des). 

C.  de  C.  (Jean  des). 

C.  de  C.  (Louis  des),  époux  de  M11"  O'Roch, 
Paul  et  Henri.  .Marie  et  Adèle,  Pierre, 
Louis,  Marie,  Eugénie  et  Madeleine  des 
Cognets. 

Cette  branche  a  pour  auteur  un  fils  cadet 
de  Jean  des  Cognets  et  de  Renée-Marie  de 
Suasse,  dame  de  Correc,  dont  le  flls  aîné  fut 
Toussaint  des  Cognets  de  Correc,  continua- 
teur de  la  branche  aînée  des  Correc. 

COLIGNY  (dé). 

Voy.  pour  l'historique  de  cette  maison,  le  tome  1er, 
col.  900  et  1909. 

Un  Pilléot  de  Coligny,  se  disant  comte  de 
l'Empire  romain,  émigra  au  commencement  de  la 
Révolution,  rentra  en  France  après  le  9  thermidor 
an  II,  et  s'établit  à  Romainville,  près  de  Paris,  où 
il  se  mit  à  fabriquer  de  la  fausse  monnaie  d'or  et 
des  assignats.  Poursuivi  pour  ce  crime,  il  quitta 
de  nouveau  la  France  et  passa  successivement  en 
Allemagne,  en  Italie  et  en  Suisse;  puis  voulut  re- 
venir à  Paris  où  il  fut  saisi  par  la  police,  et 
condamné  à  mort  le  1(3  janvier  1799,  comme 
émigré. 

COLLIN  DE  L'HORTET. 

L'un  des  chefs  de  la  famille  figure  dans  une 
charte  de  Nymocium  en  1249,  parmi  les  gentils- 
hommes qui  accompagnèrent  saint  Louis  à  la 
septième  croisade,  ainsi  désigné  :  Simon  Collin 
(Bretagne). 

Au  xvie  siècle,  une  branche  passa  en  Anjou  : 
Jean  Collin  était,  en  1540,  bailli  du  comté  de 
Beaufort;  son  petit-fils,  François  Collin,  fut,  en 
1589,  pourvu  d'une  charge  de  conseiller  au  parle- 
ment de  Bretagne;  il  était  (dit  Moréri)  d'une  fa- 
mille qui  eut  plusieurs  membres  illustres  dans  la 
robe. 

Un  de  ses  parents,  Jacques  Collin,  aumônier, 
secrétaire  des  commandements  du  roi  Fran- 
çois le,  abbé  de  Saint-Ambroise  de  Bourges, 
d'Olivet  et  d'Issoudun,  établit  sa  nièce  en  Berry 
où  son  patronnage  était  tout  puissant. 

Elle  était  veuve  et  avait  deux  enfants.  C'est 
alors  que  son  fils  Pierre  Collin,  seigneur  de  l'Hor- 
tet,  de  Chambort,  de  Laminière,  de  la  Nograis,  de 
Vernais,  etc.,  né  en  1520,  rendit  hommage  au  duc 
de  Montpensier  le  14  mars  1576 pour  la  seigneurie 
de  Chambort,  etc. 


145  — 


—  146 


Son  fils  Claude  fut  conseiller  du  roi  en  l'élection 
du  Blanc. 

Le  second  fils  de  Claude  Collin  de  l'Hortet,  de 
Laminiére,  etc.,  était  capitaine  sous  les  ordres  du 
duc  d'Épernon,  et  rendit,  en  cette  qualité,  des  ser- 
vices à  la  cause  royale,  et  reçut  à  ce  sujet  une 
lettre  de  félicitations  de  la  reine  régente  Anne 
d'Autriche. 

La  généalogie  se  poursuit  ensuite,  sans  inter- 
ruption, en  deux  branches  :  celle  des  de  l'Hortet, 
et  celle  des  de  Laminiére  ;  les  membres  furent 
tous,  jusqu'à  la  Révolution,  conseillers  ou  prési- 
dents de  l'élection  du  Blanc,  en  Berry,  ou  bien 
officiers  dans  l'armée. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  bande  d'argent, 
chargée  de  trois  étoiles  de  sable. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS: 

Collin  de  L'Hortet  (Olivier),  veuf  de 
Clémence  de  la  Salle.  Résidence  :  château 
du  Thoureau,  près  Montmorillon  (Vienne). 

Enfants  :  a)  Maurice,  marié  le  4  décem- 
bre 1895  à  Thaïs  de  L'Espinay;  b)  Antoi- 
nette. 

Voy.  Collin  de  Laminiére,  t.  I,  col.  904. 

COMBES  (de). 

(Languedocet  Comminges). 
Cette  maison  a  été  anoblie, 
à  la  fin  du  xive  siècle,  en  la 
personne  de  Jean  de  C...  La 
perte  partielle  des  archives 
de  la  famille  n'a  permis  de 
dresser  une  généalogie  sui- 
vie qu'à  partir  du  xvie  siècle. 
On  sait  seulement  qu'au  xve 
siècle  ses  auteurs  vivaient  à 
Montpellier,  dans  le  Lan- 
guedoc, et  qu'ils  ont  fourni 
à  cette  cité,  avant  1558,  des 
premiers  consuls  qu'il  est 
parfois  difficile  de  distinguer  des  consuls  apparte- 
nant à  la  famille  de  Combes  de  Montagut  —  au- 
jourd'hui éteinte. 

Pendant  les  guerres  de  religion,  au  moment  de 
la  Michelade,  massacre  des  catholiques  nîmoispar 
les  protestants,  Bertrand  de  Combes  quitta  Mont- 
pellier et  alla  s'établir  à  Mauléon  de  Barousse 
(Comminges)  où  il  fit  souche.  Ses  descendants 
s'établirent  en  dernier  lieu  à  Loures,  auprès  de 
saintBertranddeComminges,  et  furent,  de  père  en 
fils,  magistrats  royaux,  soit  à  la  sénéchaussée  des 
Quatre-Vallées  (siège  de  Barousse),  soit  exception- 
nellement à  la  vicomte  de  Nébouzan  (siège  de 
Saint-Gaudens).  Deux  servirent  dans  les  gardes 
du   corps  de   Louis   XVI  :    1°  Jean-François   de 


Combes,  chevalier  de  Saint-Louis,  seigneur  de 
Saint-Thomas,  en  dernier  lieu  capitaine  de  cava- 
lerie, qui  a  fait  souche  ;  2°  Etienne,  mort  sans 
postérité,  pendant  la  Révolution,  les  armes  à  la 
main.  Gabriel  de  Combes,  chevalier  de  la  Légion 
d'honneur,  chef  de  division  au  ministère  de  la 
maison  du  roi  Louis  XVIII  en  1821,  1822,  1823, 
avait  dans  son  service  la  maison  civile  et  le  garde- 
meuble  de  la  couronne.  Enfin,  Armand  de  Combes, 
directeur  des  contributions  directes  du  Rhône, 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur,  est  mort  à  Lyon 
le  5  mai  1869. 

Armes  :  De  gueules,  à  une  tulipe  d'argent, 
accompagnée  en  chef  d'une  croisette  patlée  de 
même;  au  soleil  d'or,  mouvant  de  l'angle  dexlre 
du  chef. 

Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deux  lions. 

REPRÉSENTANTS    ACTUELS  : 

Branche  aînée 

Combes  (Marie-Léon-Louis  de),  avocat  à 
la  Cour  d'appel  de  Lyon,  docteur  en  droit, 
magistrat  démissionnaire  en  1880,  auteur 
d'ouvrages  de  recherches  historiques  sur 
la  Bresse,  16,  rue  Victor-Hugo,  à  Lyon  ; 
marié,  le  23  octobre  1882,  à  Hélène  Marrast. 

Enfants  :  a)  Marie-Armand-Joseph,    né 
le  6  février  1884;  ô)Marie-Gabrielle-Louise, 
née  le  16    février  1885;   c)  Marie-Gabriel- 
Henri,  né  le  13  février  1887. 
Branche  cadette 

1°  Combes  (Aymard-François-Armand- 
Nicolas-Gabriel  de),  rédacteur  au  Petit 
Journal,  rue  de  Douai,  22,  Paris. 

2°  C.  (Louise-Eulalie-Marie  de),  demeu- 
rant à  Tarîtes; 

3°  C.  (Louise-Henriette- Jeanne  de),  de- 
meurant à  ïarbes. 

Autre  branche 
La  descendance  de  Jean-François  de  Combes, 
seigneur  de  Saint-Thomas,  après  avoir  vécu  long- 
temps àGabarret  (Landes),  a  acheté  dans  le  Gers 
le  château  de  Labatut,  près  Sainte-Christie,  qu'elle 
possède  encore. 

COQUET  (de). 

En  Guyenne,  famille  noble  qui  subsiste  dans 
trois  branches. 

La  première  a  pour  auteur  Charles-François  de 
Coquet  de  la  Boche,  seigneur  de  Moutbrun,  etc., 
né  le  7  mars  1713,  fit  hommage  le  11  janvier  1754 . 
au  bureau  du  domaine  du  roi  en  Guyenne,  des 
biens  nobles  situés  dans  les  paroisses  de  Montbrun 


—  14/ 


—  148  — 


et  de  Saint-Gyr.  Il  épousa,  le  7  juin  1741,  Fran- 
çoise de  Gasguet  de  Clermont  dont  il  eut  deux  en- 
fants; l'aîné  fut  reçu  page  de  la  grande  écurie  du 
roi  le  16  mars  1757. 

La  seconde  branche  commence  à  Alexandre  de 
Coquet,  écuyer,  seigneur  de  Sain t-Lary,  qui  obtint 
le  8  avril  1721  un  arrêt  du  Conseil  d'État  du  roi, 
par  lequel  il  fut  déchargé  du  payement  du  droit 
de  franc-fief,  sur  la  représentation  qu'il  avait  faite 
des  titres  justificatifs  de  sa  noblesse  depuis  1558. 
11  a  épousé  Jeanne  d'Augis,  dont  postérité. 

Enfin,  la  troisième  branche,  qui  a  pour  auteur 
Jean-Vincent  de  Coquet,  fut  maintenue  dans  sa 
noblesse  par  ordonnance  de  l'intendant  de  Bor- 
deaux et  laissa  de  Jeanne  de  la  Ville,  deux  enfants. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  pomie  d'un  coq  de  même,  crête  fit  barbé  de 
gueules;  et  un  chef  cousit  de  gueules,  chargé  de 
trois  étoiles  d'argent. 

CORBIER   (de). 

La  famille  de  Corbier  est  orig'naire  du  Limou- 
sin et  s'est  répandue  dans  la  Marche. 

Le  berceau  de  la  famille  est  le  bourg  de  Cor- 
bier, canton  de  Lubersac  (Gorrèze).  Ce  bourg  for- 
mait avant  la  révolution  le  chef-lieu  d'une  pa- 
roisse, réunie  à  celle  de  Saint-Pardoux,  qui  porte 
actuellement  le  nom  de  Saint-Pardoux-Gorbier. 
Corbier  avait  un  prieuré  et  était  le  chef-lieu  d'une 
seigneuiie  importante.  Le  château  était  bâti  sur 
les  bords  du  Haut-Vézer.  La  famille  est  connue 
depuis  1073.  Le  cartulaire  de  l'abbaye  de  Vigeois 
fait  connaître  que  le  terrain  sur  lequel  furent 
bâtis  l'église  et  le  bourg  de  Corbier  fut  donné  par 
Guy  de  Corbier  à  cette  époque...  «  Wido  de  Gor- 
beiïo  dédit  et  concessit  Deo  et  sancto  Petro  Vo- 
gissi,  pro  salute  anime  sue,  terrain  ubi  ecclesia 
et  burgus  de  Corberio  edificatus  est...  »  (Cartu- 
laire de  Vigeois,  manuscrit  latin  à  la  Bibliothèque 
nationale,  page  36;  a  été  publié). 

Les  cartulaires  des  abbayes  des  environs  :  Vi- 
geois, Uzerche,  Le  Glaudier,  constatent  par  cle 
nombreuses  chartes  l'existence  de  cette  famille  à 
partir  de  l'origine  de  la  féodalité.  Chartes  de  1140, 
1158..  1261,  1278,  1299,  1381,  1390,  etc.  La  terre  de 
Corbier  a  été  possédée  par  la  famille  jusqu'à  la 
Révolution. 

La  branche  aine  de  la  famille  se  fixa,  au  siècle 
dernier,  dans  la  Marche  et  a  possédé  la  baronnie 
de  Pontarion,  chef-lieu  de  canton  de  la  Creuse, 
(lette  branche  s'est  éteinte  à  Toul  en  Lorraine  au 
cninmencement  de  ce  siècle.  La  filiation  suivie  de 
la  famille  est  établie  depuis  1810  environ. 

11  existe  d'autres  familles  de  ce  nom  en  Poitou 
et  en  Périgord,  mais  il  ne  semble  pas  que  l'origine 
soit  ia  même. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  \,  d'azur,  au  be- 
saul  d'or;  aux  2  et  3,  coupé  d'or  et  de  gueules. 

Couronne  de  comte. 


Devise  (d'après  le  légendaire  de  la  noblesse 
de  France,  par  le  comte  de  Bessas  de  La  Mégie)  : 
Miserere  met  Deus. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 
Première   branche 
1°  Corbier  (Joseph  de)  ; 
2°  C.   (François  de),    tous   deux  lits  de 
Charles,   décédé   en  1877. 

Deuxième    branche 

Corbier  (Luc  de),  fils  de  Jean-Baptiste- 
Prosper,  propriétaire  du  château  de  Roffi- 
gnac,  commune  de  Lubersac (Corrèzej.  Con- 
servateur des  hypothèques,  à  Vitry  (Marne). 

Preuves  :  Notice  généalogique  sur  la  famille  de 
Corbier,  par  Théodore  Courtaux,  1888  (Bibliothè- 
que nationale.)  Nobiliairedu  diocèse  de  Limoges, 
par  l'abbé  Nadaud.  ^oir  Corbier.  Histoire  de  la 
Chartreuse  du  Glaudier,  par  un  religieux  de  la 
maison,  1886,  pages  42  et  48.  Annales  manuscri- 
tes cle  Limoges,  dites  manuscrit  de  1638,  page  357, 
note  4.  Histoire  de  la  vicomte  cle  Limoges,  par 
Marvaud,  vol.  II,  page  267.  La  vicomte  de  Limo- 
ges, par  Clément-Simon,  page  41,  note  1.  Saint. 
Allais,  vol.  VII, page  386,  vol.  XIV,  page 359.  Laine. 
A  rrhive  de  la  noblesse.  Article  de  Corbier.  Ar- 
ticle Grainde  Saint-Marsault,  page  33.  De  Cour- 
celles.  Histoire  des  pairs  de  France,  tome  V, 
Article  Lur-Saluces,  page  12. 

Des  dossiers  importants  se  trouvent  à  la  Biblio- 
thèque nationale,  cabinet  des  titres,  vol,  282  et 
carrés  de  d'Hozier,  vol.  201.  Nouveau  d'Hozier  au 
mot  Corbier,  dossier  n°  2,081.  Archives  natio- 
nales. Becueil  du  certificat  concernant  la  page  de 
la  grande  écurie,  registre  0957  f.  117  —  0954. 
B  111,  68,  73. 

Le  Bulletin  héraldique  de  France  a  publié 
un  abrégé  de  la  notice  de  M.  Courtaux.  Voir  Dic- 
tionnaire de  la  Haute-Marche,  par  A.  Tardieu. 

CORDAY. 

Nous  avms  été  induit  en  erreur  en  indiquant 
au  tome  1er,  col.  924,  le  nom  de  Charlotte  Corday 
avec  la  particule. 

Cette  courageuse  femme  s'appelait  Marie-Anne- 
Charlolte  Corday  et  était  fille  de  Jean -François 
Corday  et  de  Charlotte  Godier.  Elle  était  née  à 
Saint-Saturnin,  près  de  Séez  (Orne).  Elle  descen- 
dait, par  les  femmes,  de  Pierre  Corneille,  ce  qui 
constituait  une  bien  autre  noblesse  que  celle  que 
les  intéressés  ont  cherché  à  lui  attribuer. 

CORDES  (de). 

l'a  mille  originaire  du  Limousin  qui  a  produit 
des  hommes  remarquables  dans  les  lettres  et  la 
magistrature. 

Jean  de  Cordes,  chanoine  de  Limoge»,  en  1570, 


—  149  — 


—  150 


forma  une  collection  choisie  de  bons  livres  qui  fut 
vendue,  après  sa  mort,  au  cardinal  Mazaiïn.  11 
a  publié  divers  ouvrages  d'histoire  de  grande  va- 
leur. 

Denis  de  Cordes  fut  conseiller  au  Châtelet. 
C'était  le  modèle  du  parfait  magistrat.  Il  mourut 
à  Paris  en  1643  ;  la  maison  de  Saint-Lazare  est  en 
partie  l'ouvrage  de  sa  charité. 

Armes  :  D'or,  à  cinqfasces  ondées  d'azur. 

COSSÉ-BRISSAC  (de). 

Voy.  pour  l'historique  de  cette  maison  letome  Ier, 
col.  939  et  suiv. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Anne-Marie-Timoléon-Frfmçoi^de  Cossé. 
duc  de  Brissac.  né  à  Paris  le  12  février 
1868.  fils  de  Roland,  marquis  de  Brissac 
(né  le  23  octobre  1843,  décédé  le  6  avril 
1871),  succéda  à  son  grand-père,  le  dixième 
duc  Timoléon  (né  le  13  mai  1813,  décédé 
le  11  septembre  1888);  lieutenant  au  5e  ré- 
giment de  chasseurs  à  Rambouillet,  marié 
à  Bruxelles,  le  7  novembre  1894,  à  Mathilde 
de  Grussold'Uzès,  née  le  4  mars  1875. 

Sœur. 

Marguerite-Constance-Marie-D/rme,  née 
à  Paris,  le  19  décembre  1869;  mariée  à 
Paris,  le  4  janvier  1887,  à  Ernest,  prince 
de  Ligne. 

Mère. 

Marquise  Jeanne  -  Marie  -  Eugénie .  née 
Say,  mariée  le  25  avril  1866;  remariée  le 
10  juin  1872  à  Chrétien-René-Marie,  vi- 
comte de  Trédern.  —  Résidence  :  14,  place 
Vendôme,  à  Paris. 

Frères  du  père. 

1.  Augustin-Marie- J/a^Wce ,  comte  de 
Cossé-Brissac,  né  à  Brissac,  le  7  novembre 
1846,  chef  d'escadron.  —  Résidence  :  Paris, 
rue  Mesnii,  3;  marié  à  Paris,  le  5  janvier 
1874,  à  Jeanne  Marrierde  Boisdhyver. 

Fils  :  a)  ifene-Marie-Timoléon,  né  à 
Fontainebleau  le  12  octobre  1874;  b)  Jean- 
Marie-Henri,  né  à  Bordeaux  le  6  novembre 
1879. 

2.  Joseph  -Gustave  -Pierre,  comte  de 
Cossé-Brissac,  né  à  Paris  le  28  décembre 
1852,  secrétaire  d'ambassade  en  disponibi- 
lité. —  Résidence  :  Paris,  rue  Dumont- 
d'Urville,  39;  marié  à  Paris,  le  19  juillet 


1886,  à   Antoinette -Félicie- Marie-Thérèse 
Seillière,  née  à  Paris  le  15  avril  1867. 

Frère  consanguin  du  grand-père. 

Artus.  comte  de  Cossé-Brissac  (né  le 
1er  novembre  1829,  décédé  le  22avril  1890); 
mari*'1,  le  18  mai  1859,  à  Alix-Mario  de 
Walsh-Serrant  (née  en  1830,  décédée  le 
22  janvier  1895). 

Filles  :  a)  Marie-Àugustine-Elisabeth, 
née  le  21  février  1860;  mariée  à  Bruslé, 
baron  de  Valsuzenay  ;  b)  Lomse-Elisabeth- 
Jeanne-ïhérèse,  née  le  21  juillet  1861  ;  ma 
riée  à  Paris,  le  27  juin  1883.  à  Renaud, 
comte  de  Moustier.  Paris,  rue  de  Gre- 
nelle, 85. 

Frères  du  bisaïeul 

1.  Charles,  comte  de  Cossé-Brissac  (né 
le  29  mars  1776.  décédé  le  30  avril  1820); 
marié  en  1797  à  Anne  du  Cluzel  (décédée 
le  30  janvier  1850). 

Fils  :  Charles  de  Cossé-Brissac.  marquis 
de  Cossé  (né  le  11  avril  1800,  décédé  le 
25  avril  1881  ^  ;  marié,  le  17  janvier  1833, 
à  Marie-Antoinette,  comtesse  douairière  (Fré- 
déric, décédé  le  4  novembre  1830)  de  MÉ- 
rode,  née  du  Cluzel  (décédée  le  28  octobre 
1869)  dont  :  ^^orne-François  de  Cossé- 
Brissac,  marquis  de  Cossé.  né  le  1er  jan- 
vier 1834  (Paris);  marié:  1°  le  24  octobre 
1857,  à  Charlotte  de  Gontaut-Biron  (décédée 
le  12  octobre  1873);  2°  en  juillet  1883,  à 
Emily  Spensley,  —  Enfants  :  a)  du  pre- 
mier lit  (1  Charles  de  Cossé-Brissac  (né 
le  10  septembre  1859,  décédé  le 8  juin  1892 1; 
marié  à  Paris,  le  4  juillet  1891,  à  Charlotte 
de  Biencourt,  Paris,  rue  de  Chaillot,  81  ; 
b)  du  second  lit  (2  Anne-Marie-Antoinette 
de  Cossé-Brissac,  née  à  Paris  le  1er  juillet 
1884;  (3  Eugène-Marcel  de  Cossé-Bris- 
sac. né  le  14  septembre  1886. 

2.  Désiré-Emmanuel-Delia-Michel-Timo- 
léon  de  Cossé,  comte  de  Brissac  (né  le 
3  juillet  1793,  décédé  le  22  avril  1870);  ma- 
rié, le  27  octobre  1817.  à  Henriette  de 
Montmorency-Tancaryille  (née  le  28  août 
L798,  décédée  le  22  septembre  1860). 

Enfants  :  1.  Henri  de  Cossé,  comte  de 
Cossé-Brissac,  prince  de  Robecb  (né  le 
i:',  août  1822.  décédé  le 6  août  1887);  marié 
le  26  avril  1851  à  Loxxise-MSLriQ-Malhéa  de 


—  151  — 


—  152  — 


Jean  de  Robiag,  née  en  1830.  Paris,  rue 
Saint-Dominique,  119,  dont  :  (1  Louis 
Henri-Marie-Timoléon  de  Cossé,  comte  de 
Cossé-Brissac,  prince  de  Robech,  grand 
d'Espagne  de  première  classe,  né  à  Paris  le 
21  août  1852,  lieutenant  d'infanterie  de 
marine.  Paris,  rue  Saint-Dominique,  119; 
(2  CVmrZes-Anne-Marie-Timoléon-Illide  de 
Cossé,  comte  de  Cossé-Brissac,  né  à  Pa- 
ris, le  18  janvier  1856.  Paris,  rue  Saint-Do- 
minique, 119;  marié  à  Paris,  le  6  juillet 
1881  à  Jeanne  de  Pértjsse  des  Gars,  née  le 
14  novembre  1868,  dont:  à)  Marte-Jeanne- 
Henriette-Elisabeth  de  Cossé-Brissac,  née 
à  Brumare(Eure),  le  8  juillet  1884;  (fi  Em- 
manuel -  Henri  -  Jean  -  Marie  -  François  de 
Cossé-Brisssc.  né  à  Paris,  le  6  mai  1888; 
(c  Jean  -  Paul  -  Timoléon  -  Marie-  Joseph  de 
Cossé-Brissac,  ne  à  Paris,  le  7  août  1892. 
(3  Aime-M&ne-IIenriette  de  Cossé-Bris- 
sac. née  à  Paris,  le  8  juin  1865;  mariée  à 
Paris,  le  30  avril  1888,  à  Guy  de  Durfort- 
Givrac,  duc  de  Loroe. 

2.  Mâvie-Berthe  de  Cossé-Brissac.  née 
à  Paris,  le  17  septembre  1825;  mariée  à 
Paris,  le  29  mai  1849,  à  Emile,  comte  de 
Robien  (décédé  le  19  juin  1861.) 

3.  Marie-Ghristian-Timoléon-i^rc//^Y^?(r/ 
de  Cossé.  comte  de  Brissac,  né  à  Paris,  le 
17  décembre  1826.  Paris,  rue  de  Varenne, 
45  ;  marié  à  Paris,  le  15  juillet  1852,  à  Ca- 
roline du  Boutet,  née  à  Maranville  le  15 
avril  1833, dont:  1)  Marie-Emmanuel-Ghris- 
tian-Charles,  comte  de  Cossé-Brissac,  né  ;i 
Paris  le  14  mai  1863.  Paris,  rue  de  Varonne, 
45;  marié  à  Paris,  le  9  juillet  1884,  à  Lau- 
rence de  Mandat-Grancey,  née  à  Dole  le 
21  lévrier  1867,  dont:  a)  Marie-Timoléon- 
Eugène  -  Fernand  -  Emmanuel  -Henri  do 
Cossé-Brissac,  né  à  Grépan  le  15  décembre 
1885;  b)  Marie  Anne-Louise-Laurence-Ma- 
deleine- Rhingarde  -  Alphonsine-  Françoise 
de  Cossé-Brissac,  né  à  Grépan  le  26  mai 
1887  ;  c)  Marie-  Artus-  Aimable  -  Charles - 
YY&xiço'\s-Georges  de  Cossé-Brissac,  no  le 
29  janvier  1889. 

(2  Mario-6V;/cr/y"tf£-Gabrielle  de  Cossé- 
Brissac,  née  le  7  juillet  1854;  mariée  à 
Paris  le  3  juin  1871,  ;i  Théodore,  comte  de 
Gontaud-Biron,  capitaine  de  cavalerie  de 
l'armée  territoriale. 


(3  Marie-Louise-Henriette-C7rtftr/e/^  de 
Cossé-Brissac,  née  h  Paris  le  11  avril  1S57; 
mariée  à  Paris  le  14  avril  1883,  à  Charles- 
Henri  ,  comte  de  Clermont-Tonnerre. 
Montpellier. 

Frère  du  trisaïeul 

François-Arthus-Hyacinthe-Timoléon  (né 
le  1er  septembre  1749,  décédé  le  27  mai 
1S03);  marie  à  Marie- Adélaïde-Camille  de 
La  Forest  d'Armaillé. 

Fils  :  Artus  de  Cossé-Brissac.  comte  de 
Cossé  (né  le  3  janvier  1790,  décédé  le  6 
mars  1857);  marié  à  Antoinette  de  Sainte 
Aldégonde  (décédée  le  7  juin  1874),  dont  : 
Jf^/^'/f/e-Louise-Camille  de  Cossé-Bris- 
sac. mariée  à  Paris  le  9  mai  1843,  à  Amé- 
dée  de  Pérusse,  comte  des  Cars. 

COSSERON  DE  VILLENOISY. 

François  Gosseron,  d'une  ancienne  famille  ori- 
ginaire de  Normandie,  fut  nommé  comme  no- 
table, échevin  delà  ville  de  Paris,  le  16  août  1789; 
il  prêta  serment,  en  cette  qualité,  entre  les  mains 
de  S.  M.  Louis  XVI.  Le  7  septembre  suivant,  par 
l'exercice  de  cette  charge,  il  acquit  la  noblesse 
pour  lui  et  ses  descendants;  il  s'occupa  avec  fruit 
de  l'administration,  et  a  rédigé  un  grand  nombre 
de  mémoires  sur  des  objets  d'utilité  publique  ;  plu- 
sieurs ont  été  suivis  :  ses  vues  sur  les  subsistances 
et  les  approvisionnements  ont  été  adoptées;  en  1788, 
il  eut  l'honneur  d'être  nommé  par  le  roi,  son 
commissaire  près  l'assemblée  du  Tiers-État,  tenue 
aux  Enfants-Rouges;  il  justifia  ce  témoignage  de 
confiance  en  refusant  la  présidence  qui  lui  fut 
offerte  de  cette  assemblée,  s'il  renonçait  à  son 
titre  de  commissaire;  il  ferma  son  procès-verbal 
au  milieu  des  clameurs  et  des  dangers. 

Il  mourut  en  laissant  deux  fils. 

Armes  :  D'azur,  au  vaisseau  équipé  cV or  ;  au 
chef  cousu  de  gueules^  chargé  d'un  lésant  d'or, 
accosté  de  deux  cosses  de  même. 

L'écu  timbré  d'un  casque  doré  de  profil  orné  de 
ses  lambrequins. 

COSTA  DE  BEAUREGARD. 

La  notice  insérée  au  tome  1er,  col.  D'il  et  942, 
doit  être  rectifiée  et  complétée  comme  suit  : 

1°  Jean-BaptistelV,  né  le  lp'' novembre  1056,  etc., 
puis  marquis  de  Saint-Genix,  incorporé  à  Beaure- 
gard  en  titre  de  marquisat,  par  lettres  patentes 
du  20  janvier  1700.  passe  par  ces  mêmes  lettres 
patentes  la  concession  du  litre  de  marquis  Costa 
de  Saint-Genix  de  Beauregard  à  ses  descendants 
mâles  et  femelles. 

Il  est  donc  à  remarquer  dans  ces  lettres  patente 


—  153 


—  154  — 


que  la  concession  du  titre  de  marquis  Costa  de 
Saint-Genix  de  Beauregard  est  concédée  au  prési- 
dent Jean-Baptiste  pour  lui  «  et  ses  descendants 
mâles  et  femelles,  droits  et  cause  ayants  qui  pour-  . 
ront,  dès  à  présent,  prendre  le  nom  et  titre  de  mar- 
quis Costa  de  Saint-Genix  de  Beauregard  ».  (Cette 
concession  est  de  Victor-Amédée  et  déposée  aux 
archives  piémontaises  de  Turin,  section  III). 

On  voit  donc  que  par  cette  concession  tous  les 
membres  de  la  famille  ont  le  droit  (hommes  et 
femmes),  de  porter  le  titre  de  marquis  ; 

2°  Jean-Baptiste  IV,  de  qui  vient  le  titre  de 
marquis,  doit  être  placé  avant  Joseph-Alexis- 
Barthéleniy,  car  il  est  une  des  illustrations  de  la 
famille. 

Jean-Baptiste  IV.  né  le  1er  novembre  1656',  comte 
et  seigneur  du  Villard  de  Cernex,  de  La  Motte, 
Beauregard,  etc.,  puis  marquis  de  Saint-Genix, 
incorporé  à  Beauregard  en  titre  de  marquisat,  par 
patentes  du  20  janvier  1700,  etc.,  etc.,  fut  con- 
seiller d'Etat  de  Son  Altesse  Royale  et  président  a 
la  chambre  des  comptes  en  Savoie  en  1685,  etc  ; 

3°  Le  marquis  Léon,  indiqué  comme  chef  de  la 
famille  est  mort  le  19  septembre  1864.  Il  était  : 
premier  écuyer  de  Sa  Majesté  le  roi  Charles-Al- 
bert, ancien  député  au  parlement  Sarde,  président 
du  Conseil  général  de  la  Savoie,  de  l'Académie  de 
Savoie,  etc.,  commandeur  de  Tordre  B.  et  M.  des 
Saints-Maurice  et  Lazare,  de  la  Légion  d'honneur, 
grand-croix  de  l'ordre  de  Saint-Grégoire-le-Grand  : 

4°  Le  chef  actuel  de  la  famille  est  le  marquis 
Albert  Costa  de  Beauregard,  membre  de  l'Acadé- 
mie française,  qui  a  épousé,  le  17  avril  1860, 
Emilie  Pourroy  de  Quinsonas  de  Lauberivière. 

Armes  .*  D'azur,  à  trois  ban/les  d'or:  au  chef 
de  France  : 

L'écu  posé  sur  une  aigle  de  l'empire  d'Autriche. 

Supports  :  Deu.c  anges. 

Cimier  :  Un  soleil  d'or. 

Devise  :  Soli  Fidelis. 

Couronne  de  marquis. 

COUSIN  DE  MAUVAISIN  (de). 

François  Cousin,  officier  du  comte  de  La  Marche 
et  de  Castres,  habitant  de  Mailloux  (Haute-Ga- 
ronne), fut  anobli  avec  sa  femme  et  toute  sa  pos- 
térité le  14  juin  1443  pour  être  monté  le  premier 
sur  les  murailles  de  Pontoise  lors  du  siège  de  cette 
place. 

Deux  membres  de  cette  famille  furent  admis 
aux  honneurs  de  la  cour  avec  le  titre  de  comte 
l'an  1782  et  l'an  1786  et  à  l'assemblée  de  la  no- 
blesse en  1689. 

Cette  maison  a  donné  des  hommes  distingués  à 
la  magistrature,  à  l'armée,  à  l'ordre  de  Malte 
deux  chevaliers,  l'an  1775  et  l'an  1789,  et  à  la  cité 
de  Tolose  3  capitouls. 

Elle  a  été  maintenue  dans  sa  noblesse  par  juge 


ment  souverain  rendu  par  le  sieur  Basin  de  Be- 
sons,  intendant  du  Languedoc  le  8  juillet  1669  et 
convoquée  à  toutes  les  assemblée  de  la  noblesse. 

Le  chevalier  de  Cousin  signa  le  mémoire  sur  le 
droit  qu'avait  la  noblesse  de  Languedoc  de  nom- 
mer ses  députés  aux  états  généraux  du  royaume 
l'an  1788  et  représenta  la  famille  à  l'assemblée  de 
la  noblesse  tenue  l'an  1789. 

Jane-Marie  de  Cousin,  n'ayant  pas  d'enfants 
mâles,  institue  pour  héritier  général  et  universel 
son  neveu  Géraud  de  Cousin,  secrétaire  du  roy  en 
la  chancellerie  de  Languedoc  près  le  parlement  de 
Tolose.  Ce  dernier  devint  alors  seigneur  de  Mau- 
vaisin,  Dangeas,  Mailloux,  co-seigneur  de  Sainte- 
Gabelle,  Auterive  et  Montgaillard. 

Pour  lors  cette  famille  a  été  autorisée  après  la 
décision  de  la  commission  du  sceau  de  France 
par  décret  royal  du  18  du  mois  de  mai  1735,  de 
faire  à  leur  nom  patronymique  l'addition  de  celui 
de  Mauvaisin  que  portaient  leur  mère  et  aïeule, 
bisaïeule  et  de  se  nommer  désormais  de  Cousin  de 
Mauvaisin. 

Armes  :  D'or,  au  chevron  de  gueules  accompa- 
gne de  trois  cousins  au  naturel,  posés  2  en  chef, 
1  en  pointe. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions  d'or  lampassés  de  gueu- 
les la  tête  contournée. 

Devise  :  Semper  Acutus  ! 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Cousin  de  Mauvaisin  (Albert  de), 
marié  en  premières  noces  à  Thérèse  de  Gui- 
rand,  dont  un  lils  Roger  ;  en  secondes 
noces,  à  Amélie  d'ADHÉMAR  de  Cransac. 
Résidences  :  Château  de  Mauvaisin.  par 
Nailloux  (Haute-Garonne)  et  rue  Ninau. 
s,  à  Toulouse; 

2°  C.  de  M.  (Henri  de).  Résidences  : 
11,  place  Sainte-Scarbes,  à  Toulouse  et  châ- 
teau de  Canté,  par  Saverdun  (Ariège),  ma- 
rié avec  Félicie  Subra  du  Quier.  dont  un 
fils; 

3o  C.  de  M.  (Vve  Edouard  de),  née  de 
Montbel.  Résidence  :  Château  de  La  Tour, 
par  Saverdun  (Ariège). 

4°  C.  de  M.  (Roger  de),  marié  à  Ga- 
brielle  de  LESTAris.  Résidences  :  S.  Jardin 
Royal  â  Toulouse  et  château  de  Clairfont, 
par  Lanta  (Haute-Garonne). 

CRÉQUY  (de). 

Maison  l'une  des  plus  anciennes  et  des  plus 
illustres  du  pays  d'Artois,  d'où  elle   a  passé  en 


—  155 


156  — 


Picardie  et  dans  plusieurs  autres  provinces  du 
royaume.  Elle  tire  son  nom  de  la  seigneurie  de 
(  Iréquyen  Artois.  D'anciennes  généalogies  lui  don- 
nait pour  première  tige  Arnoul,  sire  de  Créquy, 
dit  le  Vieil  ou  le  Barbu.  La  Marlière  dit  qu'il  vi- 
vait en  857,  et  l'on  prétend  qu'il  mourut  en  89?, 
dans  un  combat  qu'il  soutint  pour  les  intérêts  du 
roi  Charles  le  Simple.  Le  même  auteur  lui  donne 
pour  femme  Ignodede  Flandre. 

Baudoin,  sire  de  Gréquyet  de  Freflin,  se  trouva 
en  1007  avec  l'armée  française,  commandée  par 
Baudouin  IV,  comte  de  Flandre,  dit  à  la  Belle 
Barbe,  au  siège  de  Valenciennes  contre  l'empereur 
Henri  111,  dit  le  Boiteux.  On  lui  attribue  pour  de- 
vise :  Nul  ne  s'y  frotte  ;  et  son  cri  de  guerre 
était  :  A  Créquy  le  grand  Baron,  parce  qu'après 
cette  expédition,  il  avait  été  fait  baron  en  Artois; 
il  épousa  Marguerite  de  Louvain,  dont  il  eut  pos- 
térité. La  filiation  suivie  de  cette  famille  com- 
mence à  ce  moment. 

Cette  famille  a  fourni  un  grand  nombre  d'ofli- 
ciers  distingués,  des  chevaliers  de  Saint-Louis,  de 
l'ordre  de  Malte  et  de  divers  autres  ordres. 

Elle  a  formé  les  familles  : 

1°  Des  seigneurs  de  Bernieules  ; 

2°  Des  seigneurs  de  Hemont  et  d'Auifen  ; 

3e  Des  seigneurs  de  Ricey  ; 

4°  Des  seigneurs  de  Heilly  ; 

5"  Des  seigneurs  de  Raimboval; 

0"  Des  seigneurs  de  Langles  ; 

7°  Des  seigneurs  de  Saucourt  ; 

8°  Des  seigneurs  de  Tillencourt  ; 

9°  Des  seigneurs  de  Torchy  et  de  Royon  ; 
10°  Desseigueurs  de  Bierba  k. 

Armes  :  L'or,  à  un  créquier  de  gueules. 

Devise  :  Nul  m-  s' y  frotte. 

CREUZÉ 

Dans  l'article  que  nous  avons  consacré  à  cette 
famille  au  tome  1er,  col.  979  et' 980,  nous  avons  été 
induits  en  erreur  sur  certains  points  que  nous 
nous  empressons  de  rectifier. 

Et  d'abord,  disons  que  les  Creuzé  de  Latouchë 
et  les  Creuzé  de  Lesser  ont  le  même  auteur  com- 
mun. 

Rien  n'indique  que  cette  famille  soit  en  posses- 
sion d'un  titre  quelconque  de  noblesse  avant  1789. 
Il  est,  en  tout  cas,  notoire  et  authentique  qu'elle 
ne  portait  pas  la  particule  avant  cette  époque. 

Si  elle  a  occupé  dans  la  magistrature  et  dans  la 
finance  des  charges  importantes,  on  ne  saurait 
dire  qu'elles  lui  aient  conféré  la  noblesse. 

Les  surnoms  de  LATOUQHEet  de  Lesser  sont  des 
noms  il-'  terre  ajoutés  aux  noms  patronymiques 
quelque  temps  avant  la  Révolution. 

Jacques-Antoine  Creuzé-La- Touche,  né  à  Châ- 
tellerault  en  1749,  et  que  dans  le  tome  1er  nous 
appelons,  parerreur.de  La  /■'miche,  n'avait  pas  la 
particule.  11  a  toujours  signé  Creuzé'- Là- Touche. 

C'était  un  homme  de  grand  mérite,  aux  opinions 


modérées  bien  que,  en  qualité  de  député  à  la  Con- 
vention nationale,  il  ait  voté  la  détention  de 
Louis  XVI  et  son  bannissement  à  la  paix. 

Agriculteur  distingué,  il  a  publié  divers  opus- 
cules qui  dénotent  un  esprit  judicieux. 

CURIÈRES  DE  CASTELNAU. 

Ancienne  noblesse  du  Rouergue,  qui  remonte  à 
Bernard  de  Curières,  qui  eut,  de  Françoise  Alle- 
mau,  François  de  Curières,  marié  en  1560,  qui 
laissa  postérité  de  Helips  de  Maliant. 

C'est  en  faveur  d'un  de  ses  descendants,  Giréon- 
Sylvestre  de  Curières,  baron  de  Saint-Côme,  que 
la  seigneurie  de  Saint-Côme  du  Rouergue  fut  éri- 
gée en  marquisat  par  lettres  du  mois  de  septembre 
1747.11  laissa  de  Elisabeth  Jonquet  de  Montjus- 
sieu,  qu'il  avait  épousée  le  2  août  1723,  Jean-Bap- 
tiste Giréon  de  Curières  et  de  Castelnau. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  d'argent  colleté  d'or. 

CZARTORYSKI. 

Voy.  pour  l'historique  de  cette  famille,  le  tome  1er, 
col.  1000  et  rectifiez  comme  suit  la  liste  des 
réprésentants  actuels. 

REPRÉSENTANTS   ACTUELS  : 

Adam-Louis  prince  Czartoryski,  duc 
de  Klewan  et  de  Zukow;  né  à  Paris  le 
5  novembre  1872,  fils  du  prince  Ladislas, 
(né  le  3  juillet  1828,  décédé  le  23  juin 
1894)  et  de  sa  seconde  femme  Marguerite, 
princesse  de  Bourbon-Orléans  (née  le  16  fé- 
vrier 1846,  décédée  le  24  octobre  1893), 
succéda  à  son  père.  Résidence  :  Paris.     , 

Frère  :  Prince  Tv^ïoW-Casimïr-Philippe- 
Jean,  né  à  Paris  le  10  mars  1876. 

FuÈRE  ET  SŒUR  DU  PÈRE. 

!»  Prince  Witold  (né  le  6  juin  1824,  dé- 
cédé le  14  novembre  1865);  marié  à  Paris 
le  30  octobre  1851  à  Marie,  fille  de  Henri, 
comte  Grocholski,  religieuse  au  couvent 
des  Carmélites-Déchaussées  à  Cracovie. 

2°  Princesse  Isabelle,  née  à  Varsovie,  le 
19  décembre  1830;  mariée  à  Paris  le  21  fé- 
vrier 1857,  à  Jean,  comte  de  Koscielec- 
Dzialynski  (décédé  le  30  mars  1880).  Rési- 
dence :  château  de  Goluchowo,  près  Bo- 
guslaw  (Posnanie). 

Frère  du  grand-père. 

Prince  Constantin  (né  le  28  octobre  1773, 
décédé  le  23  avril  1860);  marié  :  1°  en 
1804  à  Angélique,  princesse  Radziwill  (née 


157  — 


-  158  - 


en  1781,  décédée  le  16  septembre  1808); 
2°  le  20  mars  1810,  à  Marie  Dzierzanowska 
(née  en  1790,  décédée  le  28  novembre  1842), 

Fils  :  a)  du  premier  lit  :  1)  Prince 
Adam  (né  le  24  juin  1804.  décédé  le  19  dé- 
cembre 1880),  marié  :  1°  le  12  décembre 
1832  à  Wanda,  princesse  Radziwill  (née  le 
29  janvier  1813,  décédée  le  16  septembre 
1815)  ;  2°  à  Kornik,  le  16  février  1848,  à 
Elisabeth,  comtesse  deKosciclec-Dzialynska, 
née  à  Posen  le  16  août  1826.  Résidence  : 
château  de  Rokosow,  près  Punitz  (Pos- 
nanie). 

Enfants  :  1°  Du  premier  lit  :  a)  prince 
Roman  (né  le  23  novembre  1831),  décédé  le 
18  février  1887);  marié  àLemberg  le  6  dé- 
cembre 1873,  à  Florentine,  née  le  28  mai 
1844,  fille  de  feu  Titus,  comte  Dzieduszycki  ; 
remariée  à  Kopeczynce  le  29  mai  1892.  à 
Anton  Wolniewicz.  Résidence  :  Sablonow, 
près  Kofreczynce  (Galicie)  ; 

b)  Prince  Antoine-Boguslave-y4<irt;»,  né 
à  Berlin  le  2  janvier  1845.  Résidence  : 
Rokosour.  près  Punitz  (Posnanie). 

2°  Du  second  lit  :  c)  Prince  Constantin- 
Xavier-Sig ismond ',  né  à  Posen  le  29  sep- 
tembre 1853.  Résidence  :  Rokosow  ; 

cl)  Princesse  Marie-Hélène,  née  à  Posen 
le  29  septembre  1855;  mariée  à  Rokosow 
le  12  mai  1878,  à  Stanislas,  comte  de 
Brocle-Plater  dit  de  Syberg.  Résidence  : 
Moszkow  (Galicie)  ; 

e)  Prince  Alexandre-Zdzislaw,  né  à  Posen 
le  4  janvier  1859.  Résidence:  Sielec,  près 
Sntroschin  (Posnanie)  ;  marié  à  Vienne  le 
17  février  1884,  à  J/c/We-Hélène-Madeleine- 
Jeanne-Glaire-Léopoldine,  née  le  15  novem- 
bre 1863,  fille  d'Alexandre  de  Zaleski  et  de 
Martina,  née  Grabianka.  dont  :  1°  Prin- 
cesse    isV/^&e^-Marie-Hélène-Martine-So- 


phie-Clémentino.  née  à  Sieloc  le  16  décem- 
bre 1885;  2°  Prince  Alexandre- Olgerd- 
Jean-Paul-Antoine,  né  à  Sielec  le  25  octo- 
bre 1888  ; 

b)  Du  second  lit  :  2),  Prince  Alexandre 
(né  le  7  février  1811,  décédé  le  <)  .juillet 
1880);  marié  à  Vienne  le  20  août  L840  à 
Marceline,  princesse  Radziwill  (née  le  ix 
mai  1817,  décédé  en  juin  1891). 

Fils  :  Prince  Marc^-Adam-Constantin- 
Michel-Félix,  né  à  Weinhans,  près  Menue 
le  30  mai  1811.  Résidence  :  Cracovie;  ma- 
rié à  Paris  le  31  juillet  1866,  à  Suzanne  de 
Riifuet,  comtesse  de  Garaman,  née  le  20  fé- 
vrier 1814,  fille  de  feu  Alphonse,  prince  de 
Chiniay. 

3o  Prince  67eo;'^es-Gonstantin,néàI)resde 
le  24  avril  1828,  propriétaire  de  la  seigneu- 
rie de  Wiazownica,  près  Jaroslaw  (Galicie), 
conseiller  privé  autrichien,  membre  hér.  de 
la  chambre  des  seigneurs  d'Autriche.  Ré- 
sidence :  Wiazownica;  marié  à  Vienne  le 
2  mai  1861  à  Marie-Jeanne,  née  à  Prague 
le  4  mai  1835,  fille  de  feu  le  docteur  Jean 
Czermak,  de  Prague. 

Enfants  :  a)  Princesse  Wanda .  née  à 
Vienne  le  20  août  1802: 

b)  Prince  Witold,  né  à  Vienne  le  10  fé 
vrier  1861.  Résidence  :  Pelkinie,  près  Sa- 
roslaw;  marié  à  Lemberg  le  21  février  1889 
à  Jadwiga,  née  à  Léopol  le  2  mars  1867, 
fille  de  Wladimir,  comte  Dzieduszycki  et 
d'Alphonsine,  née  comtesse  do  Miaczyn- 
Miaczynska. 

Enfants  :  1°  Princesse  Marie,  née  à 
Vienne  le  24  avril  1890;  2°  Princesse 
Anne,  née  à  Vienne  le  18  avril  1891  ; 
3°  Prince  Casimir-Georges,  né  à  Pelkinie 
le  7  août  1893;  4>  Prince  Georges-Pierre, 
né  à  Pelkinie  le  23  février  1894. 


DAVOUT  D'AUERSTjEDT. 

Voy.  pour  l'historique  de  cette  maison  le  tome  1er, 
col.  1015  et  1016. 

REPRÉSENTANTS   ACTUELS: 

Léopold  -  Claude  -  Etienne  -  Jules  -  Charles 
Davout.  duc  d'Auerstaedt,  né  à  Escolives 
(Yonne)  le  9  août  1829,  fils  de  Isidore- 
Louis-Charles  Davout  (né  le  12  septembre 
1774,  décédé  en  août  1854)  et  de  Clara,  née 
de  Cheverry  ;  succéda  à  son  oncle  ;  général 
de  division  en  retraite  et  ancien  membre  du 
Conseil  supérieur  de  la  guerre.  Résidence  : 
Paris,  rue  Magellan,  8.  Marié  à  Paris  le 
16  juin  1868  à  Jeanne-Alice  de  Yoize,  née 
à  Paris  le  19  mars  1845. 

Enfants  :  l)Léonie-CMre- Aimée-Margue- 
rite, née  à  Lyon  le  14  décembre  1869,  mariée 
à  Paris  le  26  juin  1890  à  François,  comte 
Daru,  capitaine  au  25e  régiment  d'artillerie, 
à  Châlons-sur-Marne. 

2)  M&ne-Mathilde,  née  au  château  de 
Motelle  le  10  septembre  1871  ;  mariée  à 
Paris  le  27  juin  1895  à  Marie-Joseph-Gas- 
pard, comte  de  Berthier-Bizy. 

3)  ClaLire-Mvine- Marguerite,  née  à  Ver- 
sailles le  28  août  1873. 


4)  Louis-  Nicolas  -Marie-  Bernard,  né  à 
Clermont-Ferraud  le  23  mars  1877. 

DESCHAMPS  DE  MOREL. 

Seigneurie  de  Crécy,  enBeauvoisis,  famille  dont 
était  Jean-Baptiste  Deschamps  de  Morel,  marquis 
de  Crécy,  brigadier  des  armées  du  roi,  premier 
écuyer  et  majordome  de  feu  la  reine  douairière 
d'Espagne,  qui  mourut  le  20  mai  1741. 

Armes:  Ecartelé:  aux  1  et  4  d'or,  à  trois  mail- 
lets de  sinople;  aux  2  et  3  d'azur,  à  trois  ju- 
mettes  en  fasces  d'or;  sur  le  tout  :  d'azur,  à  la 
fasce  d'argent,  chargée  de  trois  roses  de  gueu- 
les, la  fasce  accompagnée  de  trois  mollettes 
d'éperons  d'or,  posées  2  et  1. 

DESJARDINS  DE  GÉRAUVILLIER. 

Famille  lorraine  fixée  à  Ma  ntoche  (Haute-Saône). 
D'après  l'armoriai  général  de  Lorraine  de  Dom 
Pelletier,  Jean  des  Jardins,  capitaine  de  cavalerie 
au  service  de  France,  propriétaire  du  fief  de  Gé- 
rauvillier  (près  Gondrecourt),  marié  à  Anne  de 
Gircourt,  fut  anobli  le  27  septembre  1664,  par 
lettres  patentes  du  duc  Charles  IV  de  Lorraine. 

Ses   descendants   furent  : 

Jean,  deuxième  du  nom,  lieutenant-comman- 
dant de  la  garde  de  S.  A.  R.  le  duc  Léopold,  ma- 
rié en  1686  à  Françoise  Thiballier  de  la  Mothe, 
dont  le  père  était  maréchal  des  logis  de  la  mais- m 
du  roi  ;  fut  tué  à  la  bataille  de  Hoohsteedt  en  1703. 


161 


—  162 


Claude,  capi.taine  de  cavalerie  et  gentilhomme 
de  la  cour  du  roi  Stanislas,  épousa,  en  1710,  Thé- 
rèse du  Parpe. 

Claude,  deuxième  du  nom,  mousquetaire  du 
roi,  épousa  Anne  Le  Comte  ; 

Joseph,  né  en  1751,  marié  en  1784  à  Mlla  Joly  de 
Mantoche,  mort  à  Abainville  en  1821  ; 

Paul,  né  en  1787  à  Mantoche,  capitaine  du  génie, 
chevalier  de  Saint-Louis,  marié  à  Louise  de 
Canon  de  Ville,  fille  d'un  maréchal  de  camp,  mort 
en  1845; 

Louis,  né  en  1823,  à  Commercy,  marié  en  1847 
à  Gabrielle  de  Toytot,  mort  en  1872. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'argent,  accom- 
pagnée de  trois  tètes  de  cerf  d'or,  2  en  chef  et 

1  en  pointe. 

Cimier  :  Une  tète  de  cerf  d'or  et  deux  cornes 
d'abondance,  componnées  d'or  et  d'azur,  is- 
santes  d'un  tortil  des  couleurs  et  métaux  de 
Vécu. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Desjardins  de  Gérauvillier  (Paul),  né 
en  1848,  lieutenant-colonel  d'artillerie  bre- 
veté, directeur  d'artillerie,  à  Langres,  che- 
valier de  la  Légion  d'honneur,  marié  en 
1874  à  Jeanne  Dromard.    dont  :    3  fils   et 

2  tilles. 

DEVEZEAUX  DE   RANCOUGNE. 

Les  Devezeaux  de  Rancougne  tirent  leur  origine 
de  l'Angoumois  où  il  est  fait  mention  d'eux  dès 
l'an  1200.  Leur  filiation  authentique  s'établit  à 
partir  de  1339,  eu  la  personne  de  Pericaldus  de 
Devezello,  noble  homme,  gendre  de  Gérauld 
d'Ornhac.  Ils  sont  qualifiés  écuyers,  seigneurs  de 
Treuil,  et  sont,  à  ce  titre,  feudataires  des  La  Roche- 
foucauld. Au  commencement  du  xvie  siècle,  Jean 
de  Devezeau,  seigneur  de  Chillac,  frère  puiné  de 
Claude  de  Devezeau,  seigneur  du  Treuil,  épouse 
Jehanne  Maindron,  demoiselle  de  Rancougne,  et 
par  ce  mariage  lait  entrer  dans  sa  famille  la  sei- 
gneurie de  Rancougne  dont  le  nom  sera  désormais 
porté  par  cette  branche  des  Devezeau.  En  1743, 
Charles  Devezeau,  chevalier,  seigneur  de  Rancou- 
gne, colonel  du  régiment  de  son  nom,  acquiert  le 
marquisat-pairie  d'Herbault,  en  Beauce,  des  héri- 
tiers de  feu  sieur  Dodun,  contrôleur  général  des 
finances.  En  1744,  le  roi  revêt  par  lettres  patentes, 
registrées  à  la  chambre  des  comptes,  Charles- 
François-Louis,  fila  du  précédent,  capitaine  de 
cavalerie  au  régiment  Dauphin  étranger,  du  titre 
et  dignité  de  marquis,  pour  son  marquisat-pairie 
d'Herbault,  en  Beauce,  dont  il  lui  rend  foy  et 
homage.  La  branche  ainée  des  Devezeau,  sei- 
gneur du  Treuil,  s'est  éteinte  au  xvir  siècle  ;  — 
elle  a  jeté  deux  rameaux  —  l'un,  les  Devezeau  de 

TuME  II. 


Chasseneuil  fondus  au  xviif  siècle  dans  la  famille 
des  LaRomagère,  marquis  de  Bouscecy  ;  l'autre, 
les  Devezeau  de  Lavergne. 

Armes  :  D'azur,  au  chef  denché  d'or  à  '■;,,,/ 
pointes,  à  la  fasce  d'argent  accompagnée  d'une 

étoile  du  même  en  pointe. 

RE  PRES  EN  TA  N  TS  A  C  T  UELS  : 

Branche  de  Rancougne. 
Devezeaux.    marquis    de    Rancougne 
(Charles),  chef  de  nom  et  d'armes,  à  Paris. 
Fils  :  D.,  Ve  de  R.    (Jean-Charles),   en 
Guyenne,  dont  :  Marie-François. 
Branche   de   Lavergne. 
Devezeau  de  Lavergne  (Charles-Emile- 
Auguste),  en  Angoumois. 
D.  de  L.  (Eugène- Léo),  en  Poitou. 

DUBRETON. 

Jean-Louis,  baron  Dubreton,  né  en  1773,  mort 
en  1855,  lieutenant  général  des  armées  du  roi,  fut 
élevé  à  la  dignité  de  pair  de  France  et  créé  baron 
héréditaire  par  S.  Al.  le  roi  Louis  XVIII  en  1819. 
Il  appartenait  à  une  ancienne  famille  de  Bretagne, 
alliée  aux  familles  de  Pesloùan,  de  la  Quéran- 
tonnais,  d'Aramon,  delaPanouse,  etc. 

Armes  :  D'azur,  à  la  tour  percée  d'or,  maçon- 
née et  ajourée  de  sable;  au  chef  d'or,  chargé 
de  trois  étoiles  de  gueules. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Dubreton  (Amédée-Charles-Ernest,  Bou>. 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur,  de  Saint- 
Maurice  et  Lazare,  etc.  Ancien  officier  de 
cavalerie.  Résidence  :  Paris,  dont  :  deux 
hls  :  a)  Henry,  lieutenant  au  1er  cuiras- 
siers ;  b)  Louis. 

Le  baron  Dubreton  reçut  hinvestiture  du  garde 
des  Sceaux  en  1893  à  la  mort  de  son  frère  aine  le 
commandant,  baron  Dubreton. 

DUCHESNE  DE  GILLEVOISIN  DE 
CONEGLIANO. 

Voy.  pour  l'historique  de  cette  maison  le 
tome  1er,  col.  1076. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  .' 

Chaiies-AdWém-Gustave  Duchesne,  ba- 
ron de  Gillevoisin.  duc  de  Conegliano. 

né  à  Paris  le  12  novembre  L825,  fils  du 
deuxième  duc  Alphonse- Auguste  (né  le  30 


—  163  — 


—  164  — 


décembre  1791.  décédé  le  19  février  1878) 
et  de  Jeanne-Françoise-Hélène,  née  Jean- 
not  de  Moncey  (née  le  12  août  1807.  mariée 
le  8  novembre  1824,  décédée  le  7  octobre 
1858),  fille  du  premier  duc  de  Conegliano; 
marié  à  Paris  le  9  mai  1857  à  Aimée-Féli- 
cité-Jenny  Le  Yavasseur.  née  à  Rouen,  fille 
du  baron  Le  Yavasseur. 

Fille  :  Hélène-  Louise  -Eugénie  Du- 
chesne  de  Gillevoisin  de  Conegliano, 
née  à  Paris  le  11  juin  1858  ;  mariée  à  Paris 
le  18  décembre  1879  à  Armand,  comte  de 
Gramont,  duc  de  Lesparre. 


DUCHESNE 
LAMOTTE. 


ou 


DU    CHESNE   DE 


Seigneurs  de  Feuquières,  de  Lamothe,  etc. 

Cette  ancienne  famille,  originaire  de  Picardie, 
fut  maintenue  dans  sa  noblesse  en  1669. 

On  voit  dans  d'Hozier  :  Adrien  Duchesne,  comte 
de  Lamotte,  conseiller  au  présidial,  maïeur  d'Ab- 
beville  en  1671;  un  Duchesne  de  Lamotte  fut 
conseiller-secrétaire  du  roi  en  1696  ;  François 
Duchesne  de  Lamotte,  conseiller  du  roi  aux  trnites 
d'Abhe ville,  fut  maïeur  de  cette  ville  en  1751  ; 
Jean-Abraham  Duchesne,  comte  de  Lamotte,  était 
chevau-léger  de  la  garde  du  roi  en  1765. 

Jean-Jules  Du  Chesne,  comte  de  Lamotte, 
épousa  en  1822,  Louise-Pauline  de  Buissy  d'Yvren- 
cheux,  tille  du  comte  de  Buissy  d'Yvrencheux, 
d'une  des  plus  nobles  familles  de  Picardie. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  cl 'or  accompagne 
de  trois  glands  de  même. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS   ACTUELS  : 

1°  Duchesne,  Gte  de  Lamotte  (Jean- 
Jules),  marié  à  Marie-Yvonne  de  La  Teil- 

LAJS. 

2°  D.  de  L.  (Paul-Étienne),  officier  de 
cavalerie  au  9e  cuirassiers. 

Cette  famille,  quoique  possédant  les  deux  sei- 
gneuries de  Feuquières  et  de  Lamotte,  habit»: 
depuis  déjà  longtemps  au  château  de  Rouvres,  par 
Auberive  (Haute-Marne). 

DUCOS  (Cl "'). 

Les  Ducos  sont  originaires  du  Béarn  où  on  les 
voit  figurer  parmi  la  noblesse  au  xvi°  siècle.  Les 
archives  du  département  des  Basses-Pyrénées 
attestent,  en  effet,  qu'ils  rendirent  hommage  de 
vassalité  à  Henri  IV,  roi  de  Navarre,  dans  l'année 
qui  précéda  l'avènement  de  ce  prince  au  trône  de 


France.  Ils  formèrent  plusieurs  branches  et  leur 
maison  se  rattache  peut-être  à  celle  des  Ducos, 
comtes  de  La  Hitte,  en  Armagnac,  mais  la  com- 
munauté d'origine  de  ces  deux  familles  n'a  pu  être 
aulhentiquement  établie. 

Sous  Louis  XIV,  les  Ducos,  possesseurs  de  la 
seigneurie  béarnaise  de  Florence,  furent  de  ce  chef 
admis  aux  États  de  Béarn  et  investis  des  offices 
héréditaires  de  conseiller  du  roi  et  de  maire  de  la 
ville  de  Monein.  Il  y  avait  à  la  même  époque  les 
Ducos,  seigneurs  d'Artix  et  les  Ducos,  seigneurs 
du  Bourdin  d'Orin. 

Dans  un  acte  du  20  septembre  1702,  Jean  Ducos 
est  qualifié  d'abbé  laïc  de  Saint-Michel  d'Aydie. 
Son  fils  aîné,  qui  portait  aussi  le  prénom  de  Jean 
et  qui  était  lieutenant  au  régiment  de  Boufflers, 
fut  reçu  aux  Etats  de  Béarn,  le  13  juillet  1701, 
comme  titulaire  de  l'abbaye  laïque  de  Gerderest, 
qu'il  tenait  de  Marie  de  Labaig-Viella,  son  épouse. 

Sur  ces  entrefaites,  Pierre  Ducos  prit  alliance 
avec  Anne  de  Moncla,  fille  de  noble  Pierre  de 
Moncla,  seigneur  de  Moncla,  commandant  du 
bataillon  d'Oléron,  et  de  Cécile  de  Saint-Aubin. 
Les  registres  de  l'état  civil  de  Garlin  relatent  que 
Jean  Ducos,  issu  de  cette  union,  contracta  ma- 
riage, le  28  septembre  1728,  avec  Marie-Anne  de 
Lubet  de  Lasclaveries,  fille  de  Pierre  de  Lubet  de 
Lasclaveries  et  de  feu  Marie  de  Prégande.  Il  était 
officier  dans  les  bandes  béarnaises. 

Jean-Etienne,  son  fils  aîné,  qui  naquit  le  3  juil- 
let 1730,  épousa  Marie  Lavaud,  d'une  famille  dis- 
tinguée que  l'amiral  Lavaud  a  représentée  de  nos 
jours.  Il  s'établit  à  Bordeaux  et  devint  un  des 
principaux  armateurs  de  cette  ville  qui  a  toujours 
tenu  à  honneur  de  pousser  vers  le  négoce  ses 
citoyens  les  plus  en  vue.  Il  adopta  avec  enthou- 
siasme les  idées  de  la  Révolution  et  contribua 
puissamment,  par  sa  considération  et  par  sa 
fortune,  à  lui  susciter  des  partisans  dans  l'an- 
cienne capitale  de  la  Guyenne.  11  eut  pour  fils  et 
pour  gendre  deux  des  plus  illustres  du  parti  des 
Girondins  :  fean-François  Ducos  et  Jean-Baptiste 
Boyer-Fonfrède  qui,  sur  l'échafaud,  où  ils  mon- 
tèrent ensemble,  ayant  à  peine  dépassé  l'un  et 
l'autre  la  vingt-cinquième  année,  payèrent  de  leur 
sang  le  dévouement  qu'ils  avaient  juré  à  la  cause 
de  la  liberté. 

Le  plus  jeune  des  ûls  de  Jean-Etienne,  Armand, 
destiné  à  continuer  seul  sa  descendance  mâle,  ser- 
vit en  qualité  de  volontaire  clans  les  armées  de  la 
République  et  de  l'Empire.  Il  entra  plus  tard  dans 
l'administration,  fut  sous-préfet  de  La  Réole  et 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur.  Il  s'unit  à  Fanny 
Lercaro,  issue  des  Lercaro,  anciens  doges  de  Gênes, 
dont  l'un  contraint,  après  le  bombardement  de 
cette  ville  en  1684,  de  venir  faire  sa  soumission  à 
Louis  XIV  et,  interrogé  sur  ce  qu'il  trouvait  de  plus 
curieux  â  Versailles,  répondit  :  «  C'est  de  m'y 
voir.  » 

Armand  eut  quatre  fils  qui  ont  chacun  fait 
souche.  L'aîné,  Théodore,  né  le  22  août  1801,  fut 
député  de  Bordeaux   de  1831  à  18i8,  puis  député 


105  — 


—  160  — 


de  Paris  jusqu'en  1851,  époque  où  il  fut  nommé 
ministre  de  la  marine  et  des  colonies.  Ce  porte- 
feuille, auquel  il  avait  cru  devoir  renoncer,  lui  fut 
bientôt  rendu  par  le  prince-président  qui,  à  la  veille 
de  restaurer  l'empire,  lui  écrivit  :  «  Le  pays  a 
besoin  de  vos  services  et  moi  de  vos  lumières... 
Maintenant  m'abandonnerez-vous  ?  »  Il  conserva 
ses  fonctions  jusqu'à  sa  mort,  survenue  le  17  avril 
1855.  Son  administration  fut  marquée  au  sceau 
d'une  prodigieuse  activité.  Le  Parlement  et  la 
Presse  se  sont  plu  à  rappeler  maintes  fois  les  heu- 
reux effets  qu'elle  eut  pour  la  réorganisation  de  la 
marine  française.  Elle  ne  fut  pas  moins  utile  à  la 
prospérité  de  nos  colonies.  C'est  grâce  à  elle  que, 
le  24  septembre  1853,  la  France  a  pris  possession 
de  la  Nouvelle-Calédonie,  dont  une  presqu'île  a 
reçu,  par  les  soins  du  gouvernement  impérial,  le 
nom  de  Ducos.  Une  ville  importante  de  la  Marti- 
nique a  réclamé  dans  le  même  temps  l'honneur  de 
porter  ce  nom  qui  est  demeuré  le  sien. 

La  guerre  d'Orient  fournit  à  Théodore  Ducos 
une  occasion  toute  spéciale  de  montrer  son  mérite. 
Avec  un  budget  des  plus  restreints,  il  réussit  à 
préparer  les  formidables  armements  qu'elle  récla- 
mait. Le  maréchal  de  Saint-Arnaud  lui  en  expri- 
mait son  admiration  dans  son  éloquence  imagée 
en  lui  écrivant  de  son  quartier  général,  le 
10  juin  1854  :  «  Vous  créez  des  escadres  d'un  coup 
de  baguette.  Elles  ne  sortent  pas  des  chantiers; 
elles  naissent  de  l'écume  des  mers.  » 

Quelques  mois  auparavant,  le  9  janvier,  l'empe- 
reur lui-même  avait  adressé  à  celui  qu'il  appelait 
son  «  Colbert  »  une  lettre  autographe  dans  laquelle, 
pour  lui  donner  «  une  preuve  non  équivoque  de 
sa  satisfaction,  »  il  le  nommait  grand-officier  de 
la  Légion  d'honneur.  Déjà  il  l'avait  fait  sénateur, 
le  4  mars  1853. 

Mais  Théodore  Ducos  devait  succomber  à  la 
peine.  L'excès  du  travail  l'a  tué,  dirent  ses  col- 
lègues. Sa  mort  fut  considérée  coin  me  un  deuil 
public  et  ses  funérailles  furent  célébrées  aux  frais 
de  l'Etat. 

Parmi  les  nombreuses  distinctions  honorifiques 
dont  les  souverains  étrangers  avaient  tenu  à  lui 
marquer  leur  estime,  il  avait  reçu  la  grand-croix 
de  Pie  IX  et  le  collier  de  Saint-Georges,  qui  lui 
donnaient  la  noblesse  héréditaire  à  Rome  et  à 
Nàples. 

De  son  mariage  avec  \nne  Joly,  il  a  laissé  un 
fils,  Paul-Emile- Théodore,  né  le  18  juin  1819  et 
une  fille,  Jeanne-Fanny-Louise-i?«7/iiMÉ'.  née  le 
29  mars  1851. 

Paul-Emile- Théodore,  actuellement  chef  du 
nom,  sans  alliance.  Résidence  :  Abbaye  de  Sept- 
fontaines,  par  Andelot  (Haute-Marne),  secrétaire 
d'ambassade,  chevalier  de  la  Légion  d'honneur, 
camérier  du  Souverain  Pontife,  etc.,  etc.,  a  été 
créé  comte  palatin  héréditaire  par  S.  S.  Pie  IX  en 
reconnaissance  des  services  rendus  par  son  père  à 
l'Eglise  dans  nos  colonies.  Pour  les  mêmes  raisons, 
S.  S.  Léon  XIII  a  conféré  le  titre  de  comtesse  à  sa 
mère  et  à  sa  sœur  darne  du  Saint-Sépulcre. 


Armes  :  Êcartelé  :  aux  1  et  4,  de  sable  à  un 
duc  d'or  tenant  de  lapatte  dextre  un  os  d'argent, 
au  chef  cousu  d'azur  charge  de  trois  ancres 
d'or;  aux  2  et  3,  de  gueules  à  trois  fasces  d'or. 

Supports  :  Deux  triions. 

Couronne  de  comte 

Devise:///  morte  cita. 

DUPLAIS  DES  TOUCHES. 

Voy.  tome  1er,  col.  1080  et  suivantes,  et  rectifiez 
comme  suit  : 

Col.  108'«,  17e  ligne,  avant  les  dates  1628-1630, 
ajoutez  :  Maire  de  Saintes. 

Col.  1086,  3e  paragraphe,  3"  ligne,  au  lieu  de 
14  mai  1829,  lire  :  14  mai  1820. 


DUFAU  (de). 

Famille  originaire  de  la 
vallée  deLarbaig,en  Béarn, 
fixée  à  Pau,  vers  1640. 

Jean  du  Fau,  alias  Dufau 
et  de  Dufau,  baptisé  dans  le 
temple  protestant  de  Pau,  le 
20  février  1059,  se  convertit 
au  catholicisme,  en  1085 
Procureur  au  parlement  de 
Navarre  (1092),  conseiller  du 
roi ,  receveur  des  épices  . 
amendes  et  vacations  de  la 
sénéchaussée  de  Pau  (1095), 
jurât  de  cette  ville  (1721),  député  aux  états  géné- 
raux de  Béarn  (1724),  il  fut  inscrit  dans  V Armoriai 
général  de  1090-1701  (Béarn,  n°  008),  et  mourut 
doyen  des  procureurs  du  parlement  de  Navarre, 
le  1er  août  1728,  laissant  de  damoiselle  Marie  de 
Lacrouts,  entre  autres   enfants  : 

lo  Théophile  de  Dufau,  aîné  (1684-1763),  procu- 
reur au  parlement  de  Navarre,  jurât  de  la  ville  de 
Pau  vt  sous-secrétaire  des  états  généraux  de  la 
province  de  Béarn,  dont  le  fils  est  mentionné  plus 
bas  ; 

2°  Henry-Théophile  de  Dufau,  cadet  (1698-1773), 
conseiller  du  roi,  échevin  de  Barèges  (1724),  puis, 
procureur  au  parlement  de  Navarre,  jurât  de  la 
ville  de  Pau,  administrateur  de  l'hôpital  de  cette 
ville  et  seigneur  de  Nai'gassie  de  Meillon.  Son  fils 
aîné,  messire  Jean-Baptiste  de  Dufau,  avocat  au 
parlement  de  Navarre,  greffier  en  chef  de  l'ami- 
rauté et  du  Conseil  supérieur  de  Port-au-Prince 
(Amérique),  fut  créé  conseiller  du  roi  au  Conseil 
supérieur  de  cette  ville  en  1760.  Il  mourut  à  Paris, 
le  9  mars  1782,  sans  avoir  été  marié,  et  fut  en- 
terré, le  il  mars,  dans  l'église  Saint-Eustache. 

Cette  branche  s'éteignit  dans  les  mâles,  le  2  jan- 
vier 1834,  avec  Henry-Théophile-Laurent  de  Du- 
fau, seigneur  de  Nargassie,  d'abord  avocat  au 
parlement  de  Navarre  et  membre  de  la   noblesse 


—  167  — 


—  168  — 


aux  états  de  Béarn,  puis,  sous  la  Restauration, 
juge  de  paix  du  canton  de  Pau  (est). 

Noble  Pierre  de  Dufau,  né  à  Pau,  le  10  octobre 
1715,  fils  de  Théophile  de  Dufau  aîné,  et  de  da- 
moiselle  Marie  de  Boyou,  sa  première  femme, 
fut  avocat  au  parlement  de  Navarre  et,  comme 
son  père,  sous-secrétaire  des  états  généraux  de  la 
province  de  Béarn  et  jurât  de  Pau.  Il  mourut  dans 
cette  ville  le  9  août  1786,  laissant  de  dame  Marie- 
Anne  de  Duboscq  : 

lo  Théophile-Joseph  de  Dufau  (1754-1829),  avo- 
cat au  parlement  de  Navarre,  sous-secrétaire  des 
états  généraux  de  Béarn,  président  de  l'adminis- 
tration municipale  de  Pau,  le  19  nivôse  an  VIII 
(9  janvier  1800),  enfin  président  du  tribunal  civil 
de  Pau,  de  1812  à  1816.  Ses  descendants  habitent 
actuellement  Paris,  Bordeaux  et  Pau  ; 

2°  Pierre  de  Dufau  (1755-1846),  avocat  au  parle- 
ment de  Navarre,  jurât  de  la  ville  de  Pau  en  1789, 
plus  tard  président  de  Chambre  à  la  Cour  d'appel 
de  Pau,  chevalier  de  la  Légion  d'honneur.  Auteur 
d'une  branche  cadette  encore  représentée  ; 

3°  Jean-François  de  Dufau,  garde  du  corps  du 
roi    d'Espagne   en    1783,  décédé    sans    avoir  été 

marié. 

Deux  jugements  du  tribunal  civil  de  Pau,  des 
2  avril  et  4  novembre  1886,  ont  rectifié  les  actes 
d'état  civil  de  cette  famille  dans  lesquels  la  parti- 
cule de  avait  été  omise. 

Armes  :  Losange  d'argent  et  d'azur,  flanque 
de  gueules  (enregistrées,  le  2  décembre  1701). 

Théophile  de  Dufau,  aîné,  portait  les  armes  sui- 
vantes, en  1730  :  Écartelé  :  au  1,  d'azur  à  trois 
larmes  d'argent,  rangées  en  pointe  et  an  soleil 
d'or,  mouvant  du  chef;  au  2,  d'azur,  à  la  tour 
d'argent  maçonnée  de  sable,  ouverte  et  ajourée 
du  champ;  au3,  d'argent,  au  lévrier  de  gueules 
passant  contre  un  arbre  de  sinople,  et  au  4,  d'or, 
au  léopard  d'azur,  armé  et  lampassé  de  gueules; 
l'écu  entouré  de  palmes  et  timbré  d'une  couronne 
de  comte. 

La  branche  des  seigneurs  de  Nargassie  avait 
adopté  les  armes  de  ce  fief  :  D'azur  au  dragon 
d'or,  surmonté  d'un  coq  perdié,  aussi  d'or. 


REPRÉSEXTAXTS  ACTUELS  : 
Branche  aînée. 

1°  Dufau  (Charles- Joseph-Marie  de).  Ré- 
sidence :  Paris,  rue  des  Dames,  52; 

2°  D.  (Jîdie-Lomse-GSibvielle  de),  sœur 
du  précédent,  femme  de  Jacques-Etienne 
Gabe.  Résidence  :  Oloron  -  Sainte  -  Marie 
(Basses-Pyrénées)  ; 

3°  D.  («/wZtfs-Bernard- Marie  de),  oncle  des 
précédents.  Résidence  :  Bordeaux,  rue  des 
Sablières.  93  ; 

4°  D.  (Jean-Marie-Raymond  de),  frère  du 
précédent.  Résidence  :  Pau,  rue  du  Ly- 
cée, 25  ; 

5°  D.  (P«M/-Théophile-Mariede), frère  des 
précédents.  Résidence  :  Pau,  rue  Gaston  ; 

6°D.  (A  dèle-  Marie-  Joséphine  de),  sœur  des 
précédents,  veuve  de  M.  Théophile- Joseph- 
Eugène  Cailloux,  ancien  percepteur. 
Branche  cadette. 

1°  Dufau  (Joseph-Pierre-Lowis  de),  avo- 
cat, marié  à  Claire-Marie-  Thérèse  d' André, 
dont  a)  Henri',  b)  Marguerite;  c)  Marie. 
Résidences  :  Toulouse,  rue  Ninau,  20,  et  châ- 
teau de  Coarraze  (Basses-Pyrénées)  ; 

2°  D.  (Marie-Augustine-Je<z?m£  de),  sœur 
du  précédent,  mariée  à  Charles-Marie^ Gas- 
ton du  Broc  de  Segange. 

3o  D.  (G&brielle-Louise-Germaine  de), 
sœur  des  précédents,  mariée  à  Philippe- 
Joseiph-Ilippolyte,  baron  de  Montbel.  Ré- 
sidence :  Evreux. 

4°  Dufau  de  Maluquer  (Melchior-^LZ- 
phonse  de),  oncle  des  précédents.  Rési- 
dence :  château  de  Bernet,  par  Chélan 
(Gers). 

Voy.  Maluquer  (de). 


-■iàAtl-- 


ELIE  DE  BEAUMONT. 

Famille  originaire  de  Ca- 
rantan,  en  Normandie,  des- 
cendant de  Pierre  Hélyes, 
écuyer  anobli  par  lettres  du 
roi  Charles  VII,  en  1461, 
pour  services  militaires  lors 
de  la  réunion  de  la  province 
de  Normandie  à  la  couronne 
après  la  bataille  de  For- 
migny. 

Représentée  au  xvute  siè- 
cle par  Jean-Baptiste-Jac- 
ques Flie  de  Beaumont,  né  à 
Carentan  en  1732,  mort  à 
Paris  le  10  janvier  1786,  fut  reçu  avocat  en  1752. 
Il  plaida  d'abord  quelques  causes  avec  peu  de 
succès  ;  ce  qu'on  attribue  à  la  faiblesse  de  sa 
voix.  Son  Mémoire  pour  les  Calas,  publié  en  1762, 
in-4°,  fit  du  bruit  et  fut  suivi  de  plusieurs  autres 
où  l'on  trouve  de  l'élégance,  de  la  facilité,  mais 
quelquefois  un  peu  d'emphase. 

Il  était  propriétaire  de  Canon, en  Normandie,  où 
il  établit  une  fête,  connue  sous  le  nom  de  Fête  des 
bonnes  gens.  Il  avait  épousé  Mlle  Dumesnil-Molin, 
née  à  Caen,  en  juillet  1730,  et  morte  à  Paris  le  12 
janvier  1785.  Cette  dernière  est  connue  comme  au- 
teur d'un  roman  estimable  :  Les  Lettres  du  mar- 
quis de  Rosette,  2  vol.  in-12,  qu'elle  publia  en 
1764. 

Le  frère  de  Jean-Baptiste-Jacques,  Jean-Antoine- 
Elie  de   la  Poterie    était  premier  médecin  de   la 


marine  à  Brest.  Il  était  né  en  1732  et  mourut  dans 
cette  dernière  ville  le  23  mai  1794. 

Il  a  publié  de  savants  ouvrages  sur  la  médecine 
et  un  grand  nombre  de  mémoires,  de  disserta- 
tions et  de  rapports. 

Il  était  docteur-régent  de  la  faculté  de  médecine 
de  Paris. 

Et  au  xixe  siècle,  par  : 

1°  Élie  de  Beaumont  (Léonce),  sénateur,  secré- 
taire perpétuel  de  l'Académie  des  sciences,  grand 
officier  de  la  Légion  d'honneur,  marié  à  Mlle  de 
Quélen  ; 

2°  Élie  de  Beaumont  (Eugène),  juge  au  tribunal 
de  la  Seine,  marié  à  M^e  Le  Peletier  d'Aunay. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'argent  accom- 
pagne de  trois  glands  d'or  2  et  1,  enregistrées  en 
1697. 

Couronne  de  marquis. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Élie  de  Beaumont  (Félix),  ancien  ma- 
gistrat, marié  à  Mlle  Holker,  décédée.  — 
Résidence:  li  bis,  rue  Jean-Miquel,  à  Niort 
(Deux-Sèvres). 

2°  É.  de  B.  (Félicie),  mariée  à  M.  de 
Bonnières  de  Wierre,  chef  d'escadron  au 
7e  hussards. 

3°  E.  de  B.  (Gaston),  lieutenanl  au  8e  cui- 
rassiers, marié  à  Mlle  Fournier-Sarlovkzk. 


171  — 


—  172  - 


EYSSAUTIER  (#)  ou  EISSAUTIER. 

Famille  qui  était  comprise  parmi  les  maisons 
nobles  de  Barcelonette,  dans  le  xv"  siècle.  Elle 
passa  à  Golmars,  en  Provence,  vers  l'an  1470. 

Le  premier  qui  s'établit  dans  cette  province  et 
qui  commença  la  filiation  de  cette  famille,  est 
Paul  d'Eyssautier,  un  de  ses  descendants,  au  qua- 
trième degré,  Pierre  d'Eyssautier,  seignenr  de 
Cartier,  servit  glorieusement  le  roi  pendant  les 
guerres  civiles  du  xvie  siècle.  Il  eut  ordre,  en  1691, 
d'aller  à  la  tête  de  200  hommes  au  secours  de  la 
ville  de  Digne.  Il  fut  fait  gouverneur  du  château 
de  Sauze  en  1593,  et  le  duc  d'Epernon  lui  donna 
commission  de  renforcer  de  300  hommes  la  garni- 
son de  cette  place.  L'an  1597,  la  ville  de  Colmars 
se  trouvait  en  danger,  et  le  duc  de  Guise,  craignant 
pour  la  grande  quantité  d'artillerie  qu'on  y  avait 
fait  conduire,  envoya  commission  audit  seigneur 
de  Cartier  d'en  aller  prendre  le  commandement; 
il  réussit  dans  sa  mission,  et  mit  cette  ville  à  cou- 
vert de  l'ennemi.  Il  garda  le  commandement  de 
Colmars,  et  épousa  :  lo  le  18  septembre  1589, 
Diane  de  Puget,  et  2°  le  17  août  1603,  Lucrèce  de 
Demandols.  Il  eut  du  premier  lit  François  d'Eys- 
sautier qui  continua  la  descendance  jusqu'à  nos 
jours. 

Armes:  D'azur,  à  trois  fasces  ondées  d'argent; 
au  chef  d'or,  chargé  de  trois  roses  de  gueules. 

ESTOURMEL  [oV). 

Dans  la  notice  que  nous  avons  consacrée  à 
cette  famille  dans  le  tome  1er,  col.  1138,  nous 
avons  omis  de  faire  connaître  d'où  venait  le  nom 
de  Creton  porté  primitivement  par  cette  famille. 

Elle  le  dût  à  Rimbold  d'Estourmel  qui,  le  pre- 
mier, en  1098,  monta  sur  la  crête  du  mur  de  Jéru- 
salem d'où  lui  vint  l'honorable  surnom  de  Creton 
qu'il  transmit  à  ses  descendants. 


L'historien  Lamorlière  dit  à  ce  sujet  :  «  Ce  n'est 
point  un  petit  lustre  de  la  maison  que  l'on  recon- 
naît en  l'origine  de  ses  armes  qu'elle  tient  dès  le 
premier  voyage  que  firent  les  chrétiens  pour  le 
recouvrement  de  la  Terre  Sainte,  de  la  main 
propre  de  Godefroy  de  Bouillon,  roi  de  Jérusalem 
qui,  pour  honorer  la  valeur  du  sire  d'Estourmel, 
lequel  il  avait  vu  s'être  porté  tant  vaillamment  à 
la  prise  d'assaut  de  cette  ville,  lui  fit  présent  d'une 
croix  d'argent  crètelée  dans  laquelle  est  enchâssé 
un  morceau  de  la  sainte  et  vraie  croix.  Ce  précieux 
reliquaire  fut  plus  tard  dans  la  famille  en  la  pos- 
session du  baron  de  Surville  dont  les  ancêtres, 
avec  juste  raison,  estimèrent  ne  pouvoir  blasonner 
de  plus  dignes  armes  que  de  la  figure  de  cette 
croix,  tant  pour  le  mérite  du  don  que  du  roi  qui 
la  donnait  et  de  la  cause  pourquoi  elle  fut  don- 
née. » 

Cette  relique  pensa,  sous  le  règne  de  Louis  XIII, 
être  l'occasion  d'un  procès  entre  le  sieur  d'Haute- 
fort  qui  avait  épousé  la  fille  unique  d'Antoine 
d'Estourmel  de  la  branche  cadette  de  cette  mai- 
son. 

L'affaire  fut  soumise  à  l'arbitrage  du  président 
de  Mesme ,  qui  décida  qu'étant  substituée  de 
mâle  en  mâle,  elle  appartenait  à  cette  dernière 
branche. 

On  cite  un  sieur  d'Estourmel  dans  le  xive  siècle 
qui  ordonna  par  testament  qu'il  serait  distribué  à 
mille  pauvres  de  ses  sujets,  mille  livres,  mille 
pains,  mille  lots  de  vin,  et  mille  habits  de  drap 
blanc. 

Enfin  le  commandant  d'Estourmel,  chargé  d'af- 
faires de  l'ordre  de  Malte,  dans  les  premières  an- 
nées de  la  Révolution,  signala  son  dévouement 
pour  l'infortuné  Louis  XVI. 

En  compagnie  du  duc  du  Châtelet  et  de  Ma- 
dame de  Molleville,  il  fit  distribuer  de  fortes 
sommes  d'argent  à  Pétion,  à  Lacroix  et  à  d'autres 
conjurés. 


FABRE  DE  CŒURET. 

La  famille  Fabre  de  Gœu- 
ret  compte  parmi  les  plus 
anciennes  du  Bas-Langue- 
doc. 

Originaire  de  Pézenas,  où 
elle  a  tenu  pendant  plusieurs 
siècles  un  rang  des  plus  dis- 
tingués, elle  justifie  de  sa 
noblesse  par  les  archives  et 
les  manuscrits  du  temps  ; 
aussi  bien  que  par  les  regis- 
tres des  paroisses  de  Péze- 
nas, où  sa  filiation  est  tracée, 
sans  interruption, dès  le  plus 
ancien  de  ceux  qui  ont  été  conservés  et  qui  date 
de  l'an  1600,  jusqu'à  nos  jours. 

Henry  Fabre,  capitaine  commandant  du  châ- 
teau de  Pézenas,  fils  cadet  de  Louis  Fabre,  seigneur 
de  Pégairolles,  comte  de  Lodève,  épousa  en  1594 
Gabrielle  de  Gorbières. 

Sous  les  ordres  du  duc  de  Montmorency-Dam- 
ville,  plus  tard  connétable,  qui  l'honorait  d'une 
amitié  particulière,  il  se  distingua  clans  la  défense 
des  diverses  places  fortes  dont  le  commandement 
lui  fut  confié.  Après  avoir  héroïquement  soutenu 
le  siège  de  Leucate  (1er  août  1500),  il  fut  chargé  de 
protéger  Maillac,  place  forte  située  entre  Perpi- 
gnan et  Narbonne,  contre  les  troupes  du  duc  de 
Joyeuse.  Ses  exploits,  son  intrépidité,  son  courage, 
sont  restés  légendaires. 

Un  manuscrit  du  capitaine  Poncet,  officier  d'in- 
fanterie, aujourd'hui  en  possession  de  la  famille 


Mazel,  de  Pézenas,  et  qui  remonte  aux  trente-cinq 
dernières   années  du  xvie  siècle,  dit,  au  sujet  du 
capitaine  Fabre  (article  Fabre  de  Coeuret)  : 
«  Monsieur  le  connétable  en  fesaitbien  du  cas; 
ce  qui  se  justifie  par  plusieurs  lettres  que  le  duc 
lui  fit  l'honneur  de  lui  écrire,  desquelles  j'en 
vais   rapporter  une  dans    les    termes  que    j'ai 
extraits  de  l'original  :  «  Capitaine  Fabre,  ainsi 
que  j'estime  que  vous  ne  manquez  pas  de  de- 
voir  en  ce  qui   concerne  la  garde  du  lieu  de 
«  Maillac,    néanmoins  je  vous  fais   la   présente 
«  pour  vous  prier  de  vous  y  affectionner  de  plus 
«  en  plus,  afin  de  couper  le  chemin  à  toutes  les 
«  menées  pratiques  que  l'on  y  pourrait  faire  par 
a  l'artifice   des   ennemis.    Quant  à  Monsieur   de 
«  Joyeuse,  il  est  encore  à  Gastelnaudari,  et  lors- 
«  qu'il  sera  vers  Narbonne  et  qu'il  voudra  entre- 
«  prendre  sur  les   lieux  de  l'obéissance  du  Roy, 
«  j'espère   que  vous  empêcherez  ses  desseins;  si 
«  bien  que  ce  que  nous  tenons  nous  demeurera  ; 
«  priant   sur  cela   le   sauveur  vous   avoir  en  sa 
«  sainte  et  digne  garde  ;  bien  assuré  et  meilleur 
«  ami. 
«  A  Béziers,  le  8  septembre  1590. 

«    MONTMORENCI,    Signé:    » 

Le  capitaine  Henry  Fabre  fut  enseveli  dans 
l'église  Saint-Jean-de-Jérusalem,  à  Pézenas,  dans 
le  chœur,  à  côté  de  l'autel  de  Notre-Dame  de  Bet- 
lhéem.  En  mémoire  de  sa  bravoure  et  de  ses 
services,  il  fut  mis  à  côté  de  son  tombeau  un  dra- 
peau en  taffetas  blanc. 

Henry  Fabre,  écuyer,  fils  du  précédent,  lieute- 
nant dans  la  compagnie  franche  de  Monsieur  son 


—  175 


—  176 


père,  s'attacha  plus  tard  à  la  fortune  d'Henri  II, 
duc  de  Montmorency.  Il  combattit  vaillamment 
sous  ses  ordres,  et  lui  resta  fidèle  jusque  dans  sa 
rébellion. 

Condamné  à  mort  avec  lui,  il  fut  compris  dans 
la  capitulation  et  amnistie,  que  Sa  Majesté 
Louis  XIII  accorda  à  quelques  officiers  et  gentils- 
hommes de  Pézenas,  le  13  octobre  1(332,  par  l'en- 
tremise du  sieur  de  Saint-Jean.  Celui-ci  ajoute  à 
la  copie  de  la  lettre  de  grâce  qu'il  envoie  à  Henry 
Fabre,  le  certificat  suivant  :  «  Assurance  de  vie  et 
«  biens.  J'ai  retiré  de  l'original  et  certifie  comme 
«  le  sieur  Henry  Fabre  est  compris  dans  la  sus- 
«  dite  capitulation  comme  officier,  pour  avoir  été 
«  lieutenant  dans  la  compagnie  du  sieur  de  Sa- 
«  bazan. 

«  Fait  à  Pézenas,  le  13  octobre  1632. 

«  Saint-Jean,  signé.  » 

Henry  Fabre  épousa  le  29  mai  1637  Françoise 
de  Cœuret.  Il  mourut  le  16  novembre  1653  et  fut 
enseveli,  avec  ses  ancêtres,  dans  l'église  Saint- 
Jean-de-Jérusalem,  à  Pézenas.  Ses  descendants 
furent  autorisés,  par  un  arrêt  du  parlement  de 
Toulouse  en  date  du  21  avril  1680,  à  ajouter  le 
nom  de  leur  mère  à  leur  non  patronymique. 

Pierre  Fabre  de  Cœuret,  avocat,  docteur  en 
droit,  fils  du  précédent,  épousa  en  1669  Claire  de 
Montbrun,  fille  de  noble  Pierre  de  Montbrun  (des 
seigneurs  de  Lodève)  et  d'Esclarmonde  de  Car- 
rion.  Nommé  trois  fois  premier  consul  de  Pézenas 
par  élection,  et  commissaire  du  roi  en  l'assemblée 
de  l'Assiette  du  diocèse  de  Béziers,  il  exerça  en 
outre  pendant  douze  ans  la  charge  d'orateur  de  la 
ville  avec  la  plus  grande  distinction.  Il  prit  le  21 
avril  1680  le  nom  de  Fabre  de  Cœuret,  et  fit  usage, 
le  6  juin  1686,  des  armoiries  qui  lui  avaient  été 
accordées'  par  l'arrêt  du  parlement  de  Toulouse 
cité  plus  haut.  Son  petit-fils  siégea  aux  états  gé- 
néraux dans  les  rangs  de  la  noblesse,  en  1789. 

La  famille  Fabre  de  Cœuret  a  cela  de  particu- 
lier qu'elle  a  été  perpétuée  directement  de  géné- 
ration en  génération  par  un  seul  de  ses  descen- 
dants mâles. 

Principales  alliances  :  de  Corbières,  de  Méssès. 
d'Hérail  de  Saint-Apolis,  de  Grave,  de  Loubatières, 
de  Montbrun,  de  Lasserre,  de  Maury,  de  Ribe,  de 
Lésignan,  etc.,  etc. 

Armes  :  D'or,  à  trois  tètes  de  More  de  sable 
2  et  1. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Fabre  de  Cœuret  (Pierre-Charles-Ma- 
rie-Victor-Henri), avocat  à  Montpellier  (Hé- 
rault), fils  de  Edouard,  ancien  conseiller 
à  la  Cour  de  Montpellier,  décédé  en  1885, 
et  de  Elise  Anduze. 


FAUCIGNY-LUCINGE-COLIGNY 

(de). 

La  notice  de  cette  maison 
dont  nous  nous  sommes  déjà 
occupé  au  mot  Faucigny, 
tome  P'',  col.  1159  et  1160, 
doit  être  complétée  comme 
suit  : 

La  maison  de  Faucigny  a 
pour  premier  auteur  connu 
Aimerard,  prince  souverain 
de  Faucigny,  marquis  des 
Alpes;  il  est  nommé  dans 
une  bulle  du  pape  Léon  IX, 
donnée  la  2e  férié  de  la  l'e 
lune  de  l'année  de  l'Incar- 
nation 1049.  Il  vivait  en  998. 
La  généalogie  de  la  mai- 
son de  Faucigny  serait  trop  longue  pour  trouver 
sa  place  ici,  nous  renvoyons  nos  lecteurs  au  nobi- 
liaire de  Savoie  du  comte  A.  de  Foras  où  elle  est 
tracée  tout  au  long,  et  aussi  à  Borel  d'Hauterive, 
à  Samuel  Guichenon,  aux  cahiers  bleus  de  la  Bi- 
bliothèque nationale,  à  l'alrnanach  de  Gotha,  etc. 
La  maison  de  Faucigny  forma  trois  branches  : 
l'une  s'éteignit  en  1253  en  la  personne  d'Agnès  de 
Faucigny,  comtesse  de  Savoie.  La  seconde,  qui 
devint  l'aînée,  est  la  seule  subsistante  de  nos  jours. 
Elle  ajouta,  par  suite  du  mariage  de  Rodolphe  III 
de  Fau  igny  en  1180  avec  la  fille  unique  de  Turum- 
bert  de  Lucinge,  dernier  descendant  de  cette  illus- 
tre maison,  les  noms  d'armes  de  Lucinge  aux 
siens  propres.  Enfin,  la  troisième  branche,  celle 
des  Faucigny-Thoire-Villars,  vint  se  refondre  dans 
lesFauciyny-Lucinge. 

Jean  XV  de  Faucigny-Lucinge.  grand  sénéchal 
de  Savoie,  épousa  par  contrat  dotal  du  6  avril  1(306 
Charlotte,  fille  unique  et  héritière  universelle 
d'Annibal  d'Ornano,  prince  de  Cystria,  de  Corcas, 
des  Quatre-Iles,  duc  de  Mittiliano,  d'Agrigente 
et  de  Cornola,  comte  de  Roncigliona  et  de  Vidal- 
lia.  Charlotte  d'Ornano  apporta  à  son  époux 
et  à  ses  descendants  la  riche  titulature  de  sa 
maison  (titres  enregistrés  pour  les  Faucigny- 
Lucinge.  Collation  Sarde.  Lire  Borel  d'Hauterive, 
article  Ornano). 

Joseph-Louis  de  Faucigny-Lucinge,  prince  du 
Saint-Empire,  de  Cystria,  etc.,  épousa  par  con- 
trat passé  au  château  de  Coligny  le  4  août  1752, 
Eléonore-Charlotte,  fille  aînée  du  comte  de  Sanders- 
leben-Coligny-Châtillon  et  de  Léopoldine  de  Wûr- 
temberg-Montbéliard,  qui  était  héritière  delà  mai- 
son de  Coligny,  par  Anne  de  Coligny,  sa  bisaïeule. 
En  etîet,  Gaspard  III,  dernier  duc  de  Coligny  et 
Châtillon  n'avait  qu'une  sœur,  à  qui  son  père 
Gaspard  II,  grand  maréchal  de  Coligny,  légua  ses 
noms,  titres  et  armes  ;  elle  devint  la  duchesse  de 
Wiii'temberg-Montbéliard  et  eut  une  fille  unique 
qui  épousa  le  comte  de  Sandersleben  et  lui  apporta 
tous  les  titres  et  biens  allodiaux  de  la  maison  de 
Colignv.     Le    comte   de    Sandersleben  lui-même 


—  1 


/  /  — 


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n'eut  que  deux  filles,  l'aînée  épousa  Joseph-Louis 
de  Faucigny-Lucinge  à  qui  elle  apporta  tous  les 
titres,  noms,  armes  de  la  maison  de  Goligny, 
avec  obligation  pour  son  mari  et  sa  descendance 
de  porter  en  plus  des  leurs  ces  noms,  titres  et 
armes  des  Goligny.  Cette  obligation  à  Joseph-Louis 
de  Faucigny-Lucinge  et  à  ses  descendants  de  por- 
ter les  noms,  titres  et  armes  de  la  maison  de 
Coligny,  fut  ratifiée  par  un  décret  du  Roi  en  faveur 
de  «  son  cousin  de  Faucigny-Lucinge  »  par 
pièces  du  18  juillet  1783.  Des  pièces  du  même 
moment  ordonnèrent  de  servir  à  Joseph-Louis  les 
pensions  dues  à  l'hoirie  Goligny  et  Châtillon.  La 
seconde  fille  du  comte  de  Sandersleben  épousa 
M.  de  Pillot,  qui,  avec  l'autorisation  de  son  beau- 
frère,  obtint  du  roi  «  déporter  le  nom  de  Goligny, 
avec  titre  de  comte.  » 

Ferdinand-Victoire-Amédée,  prince  de  Faucigny- 
Lucinge  et  Coligny,  etc.,  aide  de  camp  de  Mgr  le 
duc  de  Bordeaux,  épousa  par  contrat  dotal  des  27 
et  28  septembre  1823  Marie-Augustine,  fille  du  pre- 
mier mariage  de  S.  A.  R.  Mgr  le  duc  de  Berre  qui, 
la  reconnaissant  à  son  lit  de  mort,  obtint  pour 
elle  la  faveur  du  roi  de  France  Charles  X,  qui 
par  pièces  du  9  juillet  1820  lui  donna  le  titre  de 
comtesse  d'Jssoudun. 

Par  pièces  du  27  janvier  1828,  Charles  X  «  vou- 
lant donner  à  Ferdinand  de  Faucigny-Lucinge  et 
«  Goligny,  une  preuve  de  sa  bienveillance  spéciale, 
«  vu  le  rapport  de  la  commission  chargée  d'exa- 
«  miner  les  titres  de  la  généalogie  de  la  famille  de 
«  Faucigny,  présentés  par  le  ministre  des  Affaires 
«  étrangères  ;  vu  le  rapport  du  garde  des  Sceaux, 
«  autorise  Ferdinand  et  tous  ses  descendants  à 
«  porter  en  France  le  titre  étranger  de  prince 
«  porté  par  ses  ancêtres  et  à  lui  héréditairement 
«  échu.  »  Par  brevet  du  13  mars  1829  :  «  Le  roy 
«  de  France  accorde  à  son  cousin  le  prince  de 
«  Faucigny-Lucinge  et  Coligny,  prince  du  Saint- 
«  Empire,  de  Cystria,  etc., les  honneurs  et  entrées 
«  du  Louvre.  La  princesse  devant  jouir  du  tabou- 
ce  ret  en  la  présence  Royale.  » 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,  bandé  d'argent 
et  de  gueules  de  six  pièces,  qui  est  de  Lucinge  ; 
aux  2  et  3,  de  gueules  à  l'aigle  éployée  d'argent. 
membrée,  becquée  et  couronnée  d'azur,  année 
et  la  n  g  uée  d'or,  qui  est  de  Goligny;  sur  le  font  : 
Paie  de  gueules  et  d'or  de  six  pièces,  qui  est  de 
Faucigny. 

FAYOLLE  DE  MANS. 

La  famille  Fayolle  de  Mans  est  originaire  du 
Velay  où  est  située  la  terre  de  son  nom  (Mans, 
près  Monistrol-l'Evêque  (Haute-Loire),  qu'elle  pos- 
séda jusqu'en  1760. 

Son  premier  auteur  connu  Charles  de  Mans, 
vivait  en  1550,  était  lieutenant,  notaire  royal 
en  la  ville  du  Puy.  Sa  sœur  Catherine  avait 
épousé  messire  de  Volny. 

Son  frère,  noble  Claude  de  Mans,  écuyer,  eut 
une  fille,  Anne  de  Mans,  que  le  28  septembre  1628, 


épousa  Laurent  Fayolle,  avocat  au  présidial  «lu 
Puy,  secrétaire  de  M.  de-Gonthier,  conseiller  du 
roi  au  parlement  de  Paris,  d'un  un  iils  Charles 
Fayolle  de  Mans,  né  le  12  mai  1632,  avocal  à  la 
sénéchaussée  du  Puy,  marié  le  10  avril  1535  à 
Lucie  de  La  Combe,  d'où  Charles  Fayolle  de 
Mans,  né  le  1er  juillet  1557,  marié  le  16  février 
1690  à  demoiselle  Jeanne  Le  More,  d'où  André 
Fayolle  de  Mans,  marié  le  5  juillet  1717  avec 
Marie  de  Chaves,  d'où  Georges  Fayolle  de  Mans, 
marié  le  7  janvier  1761  avec  demoiselle  Moret  de 
La  Chapelle,  d'où  descendance,  etc. 

Alliances  :  de  Volny,  de  La  Combe,  Le  More, 
de  Chaves,  Moret  de  La  Chapelle,  Ghoucal,  (Juive, 
d'Escrivieux,  Roidot,  de  Cozon. 

Armes  :  De  gueules,  à  une  fleur  de  lys  d'ar- 
gent; au  chef  d'or  chargé  de  trois  croiseUes  de 
sable,  2  et  1. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Fayolle  de  Mans  (Mme  douairière), 
née  de  Cozon.  Résidence  :  château  de 
Monistrol-sur-Loire  (Haute -Loire);  dont  : 
à)  Adolphe;  b)  Alphonse. 

2°  F.  de  M.  (Noël),  marié  à  M"0  Dauchez 
de  l/Hervillier.  Résidences  :  boulevard 
Raspail,  L38,  à  Pariset  le  Chambon-Feu^v- 
rolles  (Loire). 

3°  F.  de  M.  (M""'  Blanc,  née).  Rési- 
dence :  Sidi-Bel-Abbès  (Algérie)'. 

LA  FERRONNAYS  (dé). 

La  maison  Ferron,  d'ancienne  chevalerie  de 
Bretagne,  est  connue  dans  cette  province  depuis 
1118,  et  elle  a  donné  son  nom  à  la  terre  de  la  Fer- 
ronnays. située  près  de  Dinan,  évèché  de  Saint- 
Malo,  terre  dont  elle  prouve  la  possession  non 
interrompue  depuis  Jacques  Ferron,  seigneur  de 
La  Ferronnays,  qui  vivait  le  17  janvier  1356. 

Cette  maison,  dont  il  est  souvent  parlé  dans  les 
rôles  militaires  de  la  Bretagne,  a  formé,  vers  la 
lin  du  xive  siècle,  deux  branches  principales  :  la 
première  comprend  les  branches  de  La  Ferronnays 
et  du  Quengo,  la  seconde,  les  branches  du  Ghesne 
et  de  Beauchesne. 

Un  comte  de  La  Ferronnays  ht  les  campagnes 
dans  l'armée  des  princes  et  fut  fait  gentilhomme 
de  S.  AR.  le  duc  de  Berry.  Louis  XVIII,  le  nomma 
chevalier  de  l'ordre  de  Saint-Louis  et  maréchal  de 
camp  le  4  juin  de  la  môme  année,  puis  pair  de 
France,  après  les  Cent-Jours,\e  17  août  1815.  I." 
roi  lui  avait  conféré  le  titre  d'officier  de  la  Légion 
d'honneur  dès  le  9  mai  précédent. 

Armes  :  Branches  de  La  Ferronnays  et  du 
Quengo  :  D'azur,  à  six  hillettes  d'argent;  au. 
chef  cousu  de  gueules,  chargé  de  (rois  unnelets 
d'or. 


—  179  — 


180 


Supports  :  Deux  léopards.. 

Cimier  :  Un  dextrochère  tenant  une  épêe  an- 
tique. 

Devise  :  In  hoc  Ferro  vinc.es. 

Branches  du  Ghesne  et  de  Beauchesne  :  D'azur, 
semé  de  billettes  d'argent,  à  la  bande  d'hermine, 
brochant  sur  le  tout. 

Supports  :  Deux  léopards . 
Cimier  :  Une  rose. 

FONTAINE  (de). 

Dans  le  Poitou  :  famille  noble,  originaire  de 
Bourgogne,  où  elle  était  connue  dès  l'an  1091, 
temps  où  les  noms  commencèrent  à  être  perma- 
nents dans  les  familles.  D'après  un  mémoire 
dressé  par  un  chevalier  de  Malte  de  ce  nom,  le 
premier  connu  est  Jean  de  Fontaine,  chevalier 
banneret,  qui  se  croisa  et  se  trouva  à  la  prise  de 
Jérusalem,  le  5  juillet  1099,  sous  Godefroy  de 
Bouillon.  Il  avait  sous  sa  bannière  350  hommes. 
De  retour  de  la  Terre  Sainte,  vers  l'an  1109,  il 
épousa  une  demoiselle  du  nom  de  Beaumont,  dont 
il  eut  postérité. 

X...  de  Fontaine,  officier  de  cavalerie,  seigneur 
de  Vieuville,  fut  s'établir  en  Touraine,  où  il  se 
maria  vers  1525  à  demoiselle  de  Verveille,  héri- 
tière de  cette  seigneurie. 

Parmi  les  descendants  de  cette  maison,  nous 
citerons  Guy  de  Fontaine,  seigneur  de  Fanche- 
tières,  qui  entra  dans  la  compagnie  des  chevau- 
légers  de  la  garde  du  roi  en  1669,  dont  le  duc  de 
Chevreuse  était  capitaine-lieutenant.  Il  se  trouva 
à  la  bataille  de  Senef  en  1674,  où  le  prince  de 
Condé,  qui  y  commandait,  eut  trois  chevaux  tués 
sous  lui  ;  sortit  de  la  compagnie  des  chevau-légers 
en  1689,  et  fut  reçu,  le  26  avril  de  la  même  année, 
un  des  ècûyers  ordinaires  du  prince  de  Gondé.  Il 
mourut  en  laissant  un  fils  de  Marguerite  de 
Hillerin  qu'il  avait  épousée  par  contrat  passé  le 
5  mars  1685,  Pierre  de  Fontaine,  qui  acquit  une 
charge  de  secrétaire  des  finances  de  Madame,  fille 
de  France,  duchesse  de  Berry,  parce  qu'on  l'as- 
sura qu'une  telle  charge  ne  pouvait  nuire  à  sa 
noblesse.  Les  provisions  sont  du  17  août  1714, 
signé  Louis,  et  plus  bas  Phélypeaux.  Il  eut  beau- 
coup d'enfants  de  son  mariage. 

Armes  :  lf or,  à  trois  écussons  de  vair,  bordés 
de  gueules. 

Nous  trouvons  une  autre  famille  du  même  nom 
originaire  de  Normandie,  établie  dans  l'élection 
de  Valognes. 

Julien  de  Fontaine  obtint,  en  1627,  un  arrêt  de 
la  Gour  des  Aides  de  Rouen  contre  les  habitants 
de  la  paroisse  de  Sotteville,  ayant  justifié  qu'il 
descendait  de  Bertrand  de  Fontaine,  vivant  en 
1480,  seigneur  de  la  Fage  et  plusieurs  autres  ter- 
res de  la  province  du  Languedoc,  diocèse  de  Mi- 
repoix.  La  généalogie  de  ces  Fontaine,  rapportée 


dans  l'histoire  des  Albigeois,  remonte  à  Philippe 
de  Fontaine,  gentilhomme  de  la  chambre  du  roi 
Philippe-Auguste,  et  apprend  que  ceux  de  ce  nom 
ont  fait  des  alliances  avec  les  plus  grandes  mai- 
sons, comme  celles  de  Durfort,  de  Foix  et  de 
Barassin. 

Jean  de  Fontaine,  l'un  des  fils  dudit  Bertrand, 
ayant  été  envoyé  à  Cherbourg,  en  qualité  de  lieu- 
tenant de  la  garnison  des  hommes  d'armes  d'or- 
donnance, y  épousa  Jeanne  de  Révie,  et  s'établit 
dans  ce  pays  où  cette  branche  subsistait,  et  était 
représentée  par  Jacques  et  Julien  de  Fontaine. 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  bandes  d'or,  bou- 
tées d'azur,  et  surmontées  de  trois  boucles  ;  au 
chef  d'argent,  chargé  de  trois  hermines  de  sable. 

Les  armes  de  la  branche  ainée,  décrites  dans 
l'histoire  des  Albigeois,  sont  :  De  gueules,  à  trois 
bandes  d'or,  au  chef  d'argent,  chargé  de  trois 
mouchetures  d'hermine,  de  sable. 

FOUCHÉ  D'OTRANTE. 

Famille  originaire  de  Bretagne  passée  en  Suède. 

Joseph  Fouché,  né  à  la  Martinière,  près  Nantes, 
le  19  septembre  1754,  fut  créé  comte  en  1808  et  duc 
d'Otrante  le  15  août  1809. 

Joseph  Fouché  était  un  des  membres  les  plus 
distingués  de  la  congrégation  de  l'Oratoire,  au 
commencement  de  la  Révolution,  dont  il  embrassa 
les  principes  avec  chaleur.  Il  quitta  l'habit  reli- 
gieux, se  maria  et  exerça  la  profession  d'avocat.  Il 
fut  l'un  des  fondateurs  de  la  société  populaire  de 
Nantes  et  en  devint  un  des  membres  les  plus  in- 
fluents, non  qu'il  eût,  à  un  degré  supérieur,  le  ta- 
lent de  la  parole,  mais  parce  qu'il  y  acquit  une 
grande  popularité  par  l'exagération  de  ses  dis- 
cours et  de  ses  opinions  qui  masquaient  déjà  des 
vues  ambitieuses. 

Il  fut  élu  député  de  la  Convention  nationale  en 
septembre  189^.  Il  reprit  ses  anciennes  liaisons 
avec  Robespierre  qu'il  avait  connu  étant  profes- 
seur de  philosophie  à  Arras  ;  mais  bientôt  ils  se 
séparèrent  à  cause  de  la  divergence  de  leurs  carac- 
tères et  de  leurs  opinions  politiques. 

Dans  le  procès  de  Louis  XVI,  Fouché  vota  la 
peine  de  mort  sans  appel  et  sans  sursis.  Il  était 
alors  attaché  à  la  faction  de  Danton. 

Le  14  février  et  le  8  mars  1793,  Fouché  fit  rendre 
un  décret  pour  la  vente,  comme  nationaux,  des 
biens  dépendant  des  bourses  des  établissements 
d'instruction  publique,  autres  que  des  collèges; 
peu  après,  il  provoqua  un  autre  décret  tendant  à 
reconnaître  et  découvrir  les  biens  des  émigrés.  On 
le  chargea  ensuite  de  diverses  missions;  il  fut  en- 
voyé d'abord  dans  la  Loire-Inférieure  et  dans 
l'Aube,  puis  dans  la  Nièvre.  S'il  fallait  juger  sa 
conduite  dans  cette  dernière  mission,  d'après  les 
pièces  imprimées,  elle  porterait  tous  les  caractères 
de  la  démagogie  la  plus  délirante  ;  il  y  mérita  les 
éloges  de  Chaumette,  il  y  fit  la  guerre  au  culte 
religieux,  il  y  proclama  l'athéisme  et  la  désorga- 


—  181  — 


—  182 


nisation  sociale.  Avilissons  l'or  et  V argent,  écri- 
vait-il à  ses  collègues,  traînons  dans  la  hotte  ces 
dieux  de  la  monarchie. 

En  novembre  1793,  Fouché  fut  envoyé  à  Lyon 
avec  Collot-d'Herbois  pour  faire  exécuter  contre 
cette  ville  les  affreux  décrets  de  la  Convention.  On 
peut  consulter,  sur  les  actes  sanguinaires  auxquels 
il  présida,  le  Moniteur  de  1793  et  1794. 

Aucunes  considérations  ne  peuvent  affranchir 
Fouché  de  sa  part  de  la  terrible  responsabilité  qui 
pèse  sur  les  destructeurs  de  Lyon. 

Après  la  mort  de  Robespierre,  Fouché  intrigua 
auprès  des  Thermidoriens  et  des  Montagnards. 
s'attacha  successivement  à  l'un  et  à  l'autre  parti, 
ou  plutôt  les  fit  servir  tous  deux  à  garantir  sa  per- 
sonne de  la  juste  vengeance  des  Lyonnais.  Il  eut 
des  relations  avec  Babeuf,  et,  Tallien.  en  dénon- 
çant ce  dernier,  dit  qu'il  n'était  qu'un  jouet  entre 
les  mains  de  Fouché  occupé  à  corrige)'  ses  écrits 
incendiaires.  Bientôt  les  accusations  affluèrent  de 
toutes  parts  contre  Fouché.  Pendant  quelque  temps 
il  tint  bon  contre  l'orage  ;  mais  enfin  son  arresta- 
tion fut  décrétée  à  une  grande  majorité,  et  au 
milieu  des  discours  les  plus  ignominieux  pour  lui. 

L'amnistie  politique  du  4  brumaire  an  IV  lui 
ayant  rendu  la  liberté,  le  Directoire  lui  confia  une 
mission  particulière  sur  les  frontières  d'Espagne 
après  laquelle  il  se  retira,  comme  en  disgrâce, 
dans  la  vallée  de  Montmorency,  où  il  vécut  dans 
la  retraite,  paraissant  ne  se  mêler  aucunement  des 
affaires,  mais  ne  cessant  cependant  d'entretenir 
des  relations  secrètes  avec  les  divers  partis  qui 
luttaient  dans  l'arène  politique. 

Rappelé  de  nouveau  par  le  gouvernement  en 
septembre  1798,  il  fut  nommé  ambassadeur  de  la 
République  française  près  la  République  cisal- 
pine. 

Protégé  par  Barras  et  par  le  général  Joubert  qui 
commandait  alors  l'armée  d'Italie,  il  favorisa  ou- 
vertement l'indépendance  cisalpine  et  s'attira  l'ini- 
probation  du  Directoire  qui  le  rappela;  mais 
Fouché,  fort  du  crédit  de  ses  amis,  refusa  d'obéir. 
Alors  un  décret  du  gouvernement  cisalpin  lui  or- 
donna de  quitter  le  territoire  de  la  République  : 
Fouché  revint  en  France  et,  fortement  appuyé 
par  Joubert,  se  tira  de  ce  mauvais  pas.  Ce  der- 
nier ayant  été  nommé  peu  après  commandant 
de  Paris,  Fouché  fut  envoyé  en  qualité  d'ambassa- 
deur en  Hollande;  et,  le  31  juillet  1799,  il  fut 
nommé  ministre  de  la  police  générale. 

A  peine  élevé  au  ministère,  il  change  de  doc- 
trine, de  langage;  il  se  montre  l'ennemi  de  ces 
mêmes  jacobins  qu'il  avait  si  longtemps  aimés  et 
défendus.  Puis  il  cherche  à  se  servir  de  l'autorité 
qui  lui  avait  été  confiée  pour  hâter  la  chute  du 
Directoire  de  qui  il  la  tenait  et  contribua  puissam- 
ment à  la  révolution  du  18  brumaire  an  VIII. 

Ministre  de  la  police  sous  Bonaparte,  il  sut  se 
créer  un  pouvoir  ténébreux  qui,  plus  d'une  fois, 
fit  trembler  son  maître  lui-même. 

Si,  d'un  côté,  il  parvint  à  comprimer  les  partis 
à  l'aide  d'une  bascule  d'actes  arbitraires  et  tyran- 


niques,  de  l'autre,  il  étouffa  sous  leurs  débris,  la 
liberté  publique. 

Après  la  paix  d'Amiens,  le  ministère  de  la  police 
ayant  été  supprimé,  Fouché  fut  nommé  sénateur 
et  titulaire  de  la  sénatorerie  d'Aix  en  Provence. 
Mais,  en  1804,  lorsque  Bonaparte  voulut  monter 
sur  le  trône  impérial,  il  rappela  Fouché  comme 
étant  le  plus  propre  à  influencer  1rs  hommes  de  la 
Révolution  et  rétablit  pour  lui  le  ministère  de  la 
police  qu'il  garda  jusqu'en  1810.  A  cette  époque,  il 
tomba  en  disgrâce  et  ne  fut  rappelé  par  Napoléon 
qu'à  l'époque  des  désastres  de  la  campagne  de 
Russie.  Il  se  prononça  contre  la  continuation  de 
la  guerre . 

Fouché  se  trouvait  à  Lyon  lorsqu'il  apprit  les 
événements  du  31  mars  1814.  Il  essaya  de  dissuader 
Napoléon  de  se  axer  à  l'Ile  d'Elbe  et  le  conseilla 
de  passer  en  Amérique. 

Demeuré  sans  emploi  pendant  la  Restauration, 
il  redevient  ministre  de  Napoléon  le  20  mars  1815 
et  fut  élu  député  par  plusieurs  départements. 

Après  la  défaite  de  Waterloo,  il  présida  le  gou- 
vernement provisoire.  Le  roi  Louis  XVIII,  à  son 
retour,  le  maintint  au  ministère  de  la  police  qu'il 
n'occupa  que  jusqu'en  septembre  1815.  Il  fut 
nommé  ministre  plénipotentiaire  à  Dresde.  Trois 
mois  après,  il  fut  dépouillé  de  son  caractère  diplo- 
matique et  se  retira  à  Prague,  en  Bohème. 

Vers  le  milieu  de  1818,  il  obtint  du  gouverne- 
ment autrichien  la  permission  de  se  retirer  à 
Lintz,  puis  à  Trieste,  où  il  mourut  le  25  décem- 
bre 1821  à  l'âge  de  66  ans  laissant  postérité. 

Tout  a  été  dit  sur  le  fondateur  de  cette  famille 
qui  a  donné  l'exemple  de  tous  les  vices  et  de 
toutes  les  palinodies. 

Les  titres  qui  lui  ont  été  conférés  sont  le  résul- 
tat de  la  terreur  qu'il  inspirait  autour  de  lui  et  de 
la  nécessité  dans  laquelle  les  souverains  se  trou- 
vaient d'acheter,  soit  son  concours,  soit  son  silence. 

Ces  écrits  sont  autant  d'actes  publics  et  de  docu- 
ments historiques  dont  la  lecture  est  nécessaire  à 
ceux  qui  veulent  connaître  cet  homme  d'Etat.  Le 
Moniteur  en  offre  jusqu'ici  le  répertoire  le  plus 
complet. 

On   consultera  surtout  les  ouvrages  suivants  : 

Fouché  de  Nantes,  sa  vie  privée,  politique  et 
morale  depuis  son  entrée  à  la  Convention  jus- 
qu'âce  jour,  in-12,1816;  Mémoire  historique  sur 
Fouché  de  Nantes,  maintenant  duc  d'Oirante, 
par  un  Anglais,  in-8,  Paris,  Egron,  1815;  Sept 
mois  de  la  vie  de  Fouché,  1793-94,  Paris,  1816; 
Précis  de  lavie  publique  du  duc  d'Otrante,  Lon- 
dres et  Leipsick,  1816. 

Armes  :  D'azur,  à  une  colonne  d'or,  accolée 
d'un  serpent  du  même,  chargé  de  cinq  mouche- 
tures d'hermine  d'argent,  2,  2  et  1;    au  chef  de 

gueules,  semé  d'étoiles  d'urgent . 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS: 
Fouché,    duc  d'Otrante  (Gustave-Ar- 
mand Fouché,  Gte),   né  à  Paris  le  18  juin 


—  183  — 


—  184  — 


1840,  fils  du  troisième  duc,  Athanase  (né  le 
25  juin  1801,  décédé  le  10  février  1866)  et 
de  sa  seconde  femme  Wilhelmine- Adélaïde, 
née  de  Stedinok,  décédée  le  25  février  1863. 
Résidence  :  Stockholm  et  château  d'Elgham- 
mar,  près  Bjornlunda  en  Suède.  Ancien 
capitaine  de  cavalerie  suédoise,  aide  de 
camp  et  écuyer  de  feu  le  roi  Charles  XV  de 
Suède;  marié  :  1°  à  Stockolmle  2  mai  1865 
à  Augusta.  Bonne  Bonde,  décédée  le  4  mars 
1872;  2°  à  Londres,  le  5  juillet  1873,  à  Thé- 
rèse, Bonne  de  Stedinok,  dame  du  palais  de 
la  princesse  de  Galles. 

Enfants  :  a)  Du  premier  lit  :  Adélaïde- Au- 
gustine,  née  à  Paris  le  2  mai  1866;  mariée 
à  Stockholm,  le  14  octobre  1893,  à  Frédéric 
Peyron,  lieutenant  de  frégate  dans  la  ma- 
rine suédoise.  Résidence  :  Stockholm,  b)  Du 
second  lit  :  Charles-Louis  Fouché,  Cte  d'O- 
trante,  né  à  Elghammar  le  21  juin   1877. 

Frère  et  Sœur 

1°  F.  d'O.  (Pauline-Ernestine),  née  au 
château  de  Nygard,  en  Suède,  le  25  juin 
1839  ;  mariée  à  Stockholm  le  7  novembre 
1861  à  Thure,  Cte  Bielke,  ancien  capitaine 
de  cavalerie  suédoise.  Résidence  :  Sturefors 
(Suède). 

2°  F.  d'O.  (Paul),  né  en  juillet  1871. 

FOUCHER  DE   BRANDOIS. 

La  notice  insérée  au  tome  1er,  col.  1218,  doit  être 
complétée  comme  suit  : 

Devise  :  Ex  sanguine  virtus. 
Couronne  de  marquis. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Foucher,  Bon  de  Brandois.  Résidences  : 
73,  rue  de  Grenelle,  à  Paris  et  château  de 
la  Mothe-Achard  (Vendée),  marié  à  Margue- 
rite de  Gourgue. 

Enfants  :  a)  Henri,  né  le  14  mars  L894  ; 
b)  Victorine,  née  le  6  mars  1895. 

FRAIN  DE  LA  VILLEGONTIER. 

Sébastien  Frain,  sieur  de  la  Villegontier,  séné- 
chal de  Fougères,  et  autre  Sébastien  Frain,  sieur 
Differt,  tous  deux  issus  de  Sébastien  Frain,  qui 
avait  reçu  des  lettres  de  noblesse  en  1624,  furent 
confirmés  et  maintenus  dans  la  qualité  de  nobles 
en  payant  chacun   1,000  livres   par  arrêt  de  la 


chambre  établie  pour  la  réformation  de  la  noblesse 
de  Bretagne  des  16  janvier  et  8  avril  1669. 

Au  reste,  cette  famille  est  ancienne  ;  et,  anté- 
rieurement à  l'année  1624,  elle  avait  contracté  des 
alliances  nobles;  en  1530,  Louise  Frain  épouse 
Luison  de  la  Rebuttière;  et,  en  1569,  Michelle 
Frain,  avec  Robert  Bernard,  écuyer,  sieur  des 
Brosses. 

Un  membre  de  cette  famille,  M.  de  la  Villegon- 
tier, était  lieutenant  au  régiment  des  gardes  fran- 
çaises en  1736. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'argent,  accom- 
pagné en  chef  de  deux  rencontres  de  bœuf,  et, 
en  pointe,  d'un  croissant,  le  tout  du  même. 

Couronne  de  comte  sur  l'écu  et  couronne  de 
baron  sur  le  manteau. 

FRANCHEVILLE  DU  PELINEC  (de). 

Famille  d'ancienne  extraction  noble,  originaire 
d'Ecosse,  et  fixée  en  Bretagne  depuis  l'an  1442. 

Pierre  de  Francheville,  chevalier,  seigneur  de 
Trémelgon,  vint  en  Bretagne  en  qualité  d'officier 
de  la  cour  d'Isabeau,  fille  de  Hamon,  roi  d'Ecosse, 
et  femme  du  duc  de  Bretagne  François  Ier.  Il 
était  son  échanson,  charge  considérable  dans  ce 
temps-là,  et  qui  a  été  occupée  par  les  plus  grandes 
familles.  Voulant  s'habituer  audit  duché  et  acqué- 
rir terres  et  fiefs  nobles,  comme  les  autres  gen- 
tilshommes à  qui  ce  droit  était  privatif,  il  fut 
obligé  de  prendre  des  lettres  de  naturalité  et  de 
confirmation  de  noblesse,  qui  lui  furent  accordées 
par  lettres-patentes  du  duc  François  II,  données  à 
Nantes  le  19  janvier  1447.  Il  servit  également  le 
duc  dans  ses  armées,  et  se  distingua  à  la  bataille 
de  Saint-Aubin  du  Cormier,  livrée  contre  les  Fran- 
çais, le  28  juillet  1488,  où  il  fut  fait  prisonnier.  Il 
mourut,  en  1505,  en  laissant  plusieurs  enfants. 

Au  sixième  degré,  Claude  de  Francheville,  che- 
valier, seigneur  de  Truscat  le  Pelinec,  etc.,  fut 
conseiller  du  roi  en  ses  conseils  et  maître  des  re- 
quêtes ordinaires  de  la  reine-mère  Anne  d'Au- 
triche, sénéchal  et  lieutenant-général  au  présidial 
de  Vannes. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  d'azur,  charge 
de  si.r  billettes  d'or. 

FRÉJACQUES  DE  BAR. 

Cette  famille  prouve  sa  filiation  non  interrom- 
pue depuis  Hugues  Fréjacques,  seigneur  d'Orman- 
cey,  dont  les  armes  furent  enregistrées  à  l'armo- 
riai général  de  France  en  1698. 

Hugues  de  Fréjacques,  seigneur  d'Ormancey 
vivait  à  Paris  en  1697,  circonscription  des  deux 
écus. 

De  son  mariage  contracté  en  1660  avec  Dieu- 
donnée  de  Dieuvilie  il  eût  de  nombreux  enfants 
dont  un  seul,  Nicolas,  lui  survécut. 

A  la  chute  du  système  de  Law  où  il  avait  im- 


—  185  — 


—  186  — 


prudemment  engagé  sa  fortune,  il  en  recueillit  les 
débris  qui,  joints  au  fief  d'Ormancey,lui  permirent 
de  se  lancer  dans  l'industrie  et  de  fonder  à  Langres 
une  coutellerie,  à  Bar-sur-Aube  une  chamoiserie 
dont  les  revenus  assurèrent  l'avenir  de  son  fils;  de 
là  l'habitude  pour  les  descendants  d'ajouter  au  nom 
de  Fréjacques  celui  de  Bar  et  de  négliger  celui 
d'Ormancey,  habitude  consacrée,  du  reste,  par  dé- 
cision du  32  août  18<i0. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
de  trois  étoiles  de  mente,  2  en  chef,  1  en  pointe. 

Couronne  de  comte. 

Tenants  :  Deux  moines,  V un  portant  le  capu- 
chon coiffé  et  l'autre  rabattu. 

Devise  :  Il  adviendra. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Fréjacques  de  Bar  (Charles),  né  à  Gi- 
nestas  le  4  novembre  1867,  marié,  le  28  no- 
vembre 1889.  à  Marthe  Paul-Sirven.  — 
Résidence  :  château  de  Massignan  par 
Saint-Marcel  (Aude). 

Enfants  :  a)  Madeleine;  b)  Gabrielle. 

Sœur  :  Marie- Antoinette,  épouse  du  mar- 
quis Ernest  de  Dax  d'Axat,  dont  postérité. 
—  Résidence  :  Ille  (Pyrénées-Orientales). 

FREMYN  DE  SAPICOURT. 

Cette  famille  est  originaire  de  Champagne. 

Elle  a  été  honorée  de  plusieurs  grandes  charges 
dans  la  magistrature  au  bailliage  de  Vermandois, 
siège  royal  et  présidial  de  Beims. 

Elle  a  donné  un  président  à  mortier,  deux  lieu- 
tenants des  habitants  de  Beims,  un  mestre  de 
camp,  un  lieutenant-colonel,  quatre  mousquetaires 
noirs,  deux  gouverneurs  de  Bethel-Mazarin  et 
quatre  croix  de  Saint-Louis. 

Elle  s'est  alliée  :  aux  Gauchon,  Coquebert, 
Mongeot,  Villars-Brancas,  de  Colnet.  de  Récourt, 
de  Thermes,  de  l'Escamoussier,  de  Bongard  d'A- 
premonl,  de  Broca. 

Armes  :  D'argent,  à    la  fasce  d'azur  bordée 


d'or,  de  laquelle  sortent  des  flammes  de  gueules, 
dessus  et  dessous  opposées  à  d'autres  flammes 
mouvantes  du  chef  et  de  la  pointe  de  Vécu. 

FRINGS  {de). 

La  famille  de  Frings,  très  ancienne,  est  origi- 
naire de  la  Lorraine.  La  Révolution  a  dispersé 
les  membres  de  cette  famille  qui  érnigra  en  Alle- 
magne. Elle  fut  à  jamais  ruinée.  Les  descendants 
de  ce  nom  ne  purent  plus  occuper  que  de  modestes 
emplois  dans  les  administrations  françaises. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  glands  d'argent. 

Couronne  de  vicomte. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Frings  (E.  de).  —  Résidence  :  Ceyzérieu 
(Ain). 

FROMENT  (de). 

Compléter  comme  suit  la  notice  insérée  au 
tome  Rr,  col.  1244  et  1245. 

Branche  des  seigneurs  de  Champdumoxt. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'argent,  accom- 
pagné de  trois  épis  de  froment  d'or  liés  en- 
semble, et  de  trois  merlettes  d'or  en  pointe  posées 
2  et  1;  au  chef  de  gueules  chargé  de  trois  étoiles 
d'or. 

Couronne  de  marquis. 

Devise  :  Fais  ce  que  dois,  advienne  que 
pourra . 

FRY  (de). 

En  Normandie.  Famille  maintenue  dans  sa  no- 
blesse le  3  février  1668.  Il  est  parlé,  dans  l'histoire 
de  la  ville  de  Rouen,  de  Pierre  de  Fry,  conseiller 
général  en  la  cour  des  aides  de  cette  ville, 
vivant  ès-années  1595  et  1597. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  étoiles  et  d'une  hure  de  sang! ici- 
en  pointe,  le  tout  d'or. 


GARAT  DE  NEDDE. 

Garât  (allas  de  Garât), 
marquis  de  Nedde  et  La  Vil- 
leneuve. 

Ancienne  famille  origi- 
naire des  environs  de 
Bayonne,  établie  au  xvie 
siècle  en  Limousin,  où  ils 
ont  possédé,  entre  autres, 
les  seigneuries  de  Saint- 
Priest,  Beaumont,  Saint- 
Arnaud,  Béarnais,  Amba- 
zac.  La  Villeneuve  et  Nedde 
était  enclave  du  Poitou. 
Branche  en  Angoumois, 
où  Charles  de  Garât  Ligure  à  l'assemblée  'I'1  la 
noblesse  en  1789. 

Filiation  suivie  depuis  l'arrivée  en  Limousin 
vers  1500,  de  N...  dont  un  lils  épouse  fsabeau  de 
Juye  de  Sainl  Martin.  La  plupartdes  descendants 
sont  officiers  ou  dans  les  ordres.  Parmi  ces  der- 
niers, un  prélat  abbé  général  de  l'ordre  de 
Grandmont. 

En  1701,  Raymond,  marquis  de  La  Villeneuve 
et  Nedde,  capitaine,  chevalier  de  Saint-Louis, 
épouse  Jeanne-Martiale,  fille  unique  de  Jean- 
Àntoine.  marquis  «le  Turenne  d'Aynac  d'Aube- 
peyre.  Ils  ont  plusieurs  entants,  dont  trois  émi- 
grés, morts  officiers  à  l'armée  des  princes. 

Un  frère  de  Raymond,  Jean-Baptiste,  chevalier 
de  Garât,  enseigne  à  quatorze  ans  au  régiment  de 
Saintonge,  blessé  sur  le  champ  de  bataille,  capi- 


taine en  1763,  accompagne  ses  neveux  en  émigra- 
tion. Chevalier  de  Saint-Louis. 

Un  autre  frère,  aussi  chevalier  de  Saint-Louis, 
fait  les  guerres  de  l'Inde. 

Raymond  Ggure  aux  assemblées  de  la  noblesse 
du  Poitou,  La  Marche  et  du  Limousin;  son  fils 
Bernardin-Cyrille,  épouse  Sophie  du  Authier.  A 
partir  de  cetie  époque,  au  sortir  de  la  révolution, 
on  ne  trouve  plus  guère  dans  les  actes  que  le  nom 
de  de  Nedde. 

Le  (ils  de  ce  dernier,  Raymond-Victor  institue 
pour  héritier  Raymond,  iils  de  son  frère  Henri  et 
de  Françoise  de  La  Porte. 

<  le  dernier  a  épousé  en  1876  M1'0  de  Veillechèze. 

Alliances  :  Tourdounet,  Brachet,  Vanteaux, 
Douhet,  Fromental,  Ligondès,  Saint-Marsault, 
Lagrange,  Turenne,  du  Authier. 

Armes  :  D'azur,  au  lac  d'amour,  accompa- 
gné de  i mis  étoiles  d'or;  au  chef  d'or,  chargé 
d'il//  croissant  d'azur. 


GARNIER  ou  DE  GARNIER. 

Les  Garnier  ou  de  Garnier,  autrefois  seigneurs 
de  Vauxeilles  et  Crolard,  appartiennent  à  une 
très  ancienne  famille  du  Dauphiné.  Ils  possédaient 
un  château-fort  dans  les  environs  de  Grenoble,  et 
ce  château  portait  le  nom  de  Garnier  ou  de  Gar- 
nier.  Cette  famille  a  disparu  de  Grenoble  depuis 
prés  de  trois  siècles,  et  il  y  a  fort  longtemps  qu'il 
ne  reste  plus  aucune  trace  du  château  d'où  elle 
sort. 


—  189  — 


190  — 


Un  Jean  Garnier  ou  de  Garnier  épousa,  en 
1547,  demoiselle  Catherine  de  Rigaud,  dont  il  eut 
deux  fils  : 

Guillaume,  fils  de  Jean,  entra  très  jeune  au  ser- 
vice et  se  conduisit  avec  tant  de  bravoure  à  la  tète 
de  deux  cents  hommes,  que  le  roi  Henri  lui  con- 
féra, nonobstant  sa  qualité  de  noble,  de  nouvelles 
lettres  d'anoblissement  qui  lui  furent  expédiées 
devant  Rouen  le  21  mars  1592. 

Il  existe  trois  branches  de  cette  famille  :  Gar- 
nier, Bon  de  Labareyre,  Garnier  des  Hier  es,  et 
Garnier,  Bon  de  Miraval. 

1°)  La  branche  Garnier  de  Labareyre  a  été 
fondée  par  Jacques,  qui  épousa,  le  8  mai  1688,  de- 
moiselle de  Beignet,  et  devint,  par  ce  mariage, 
seigneur  de  la  terre  de  Labareyre. 

Sous  la  Restauration,  le  chef  de  la  famille  de 
Labareyre,  qui  avait  servi  dans  les  gendarmes 
écossais,  sous  Louis  XVI,  combattit  comme  offi- 
cier et  comme  aide  de  camp  du  général  Bampierrv, 
pendant  les  trois  premières  campagnes  de  la  Révo- 
lution, et  fut,  sous  l'Empire  et  sous  la  Restaura- 
tion, colonei  de  la  garde  nationale  de  Valence, 
et  député  de  la  Brome.  Il  fut  fait  baron  par 
Louis  XVIII.  Son  fils  aîné,  Eugène,  devint  général 
de  brigade  de  cavalerie,  et  se  retira  dans  les  envi- 
rons de  Valence,  au  château  de  Thodure,  où  il  était 
né  et  où  il  finit  ses  jours  le  24  juin  1867. 

2°)  La  branche  Garnier  des  Bières  fut  fondée 
par  Jean-Pierre,  qui  épousa,  le  dernier  juin  1691, 
Anne  de  Vernes,  fille  de  messire  Bénis,  seigneur 
du  Serpolet,  et  de  demoiselle  Marie-Charlotte  de 
Suffise,  et  qui  apporta  en  dot  la  terre  les  Hières. 

Le  grand-père  de  Paul  des  Hières  avait  épousé 
une  demoiselle  de  Barjac,  appartenant  à  la  famille 
des  comtes  de  ce  nom,  l'une  des  plus  anciennes  de 
la  noblesse  du  Vivarais.  Il  avait  été  fait  cheva- 
lier de  la  Fleur  de  Lys,  par  Louis  XVIII,  pour 
son  ardent  dévouement  à  la  cause  royaliste,  dé- 
vouement qui ,  par  deux  fois ,  faillit  lui  coûter 
la  vie.  Le  père  de  Paul  des  Hières  a  épousé 
Mathilde  Zylof .  fille  du  chevalier  Zylof  de 
Wynde,  et  de  mademoiselle  de  Lavillette  de  la 
Hamaïde.  Le  chevalier  Zylof  avait  été  officier  . 
démissionnaire  dans  la  garde  royale.  La  famille 
Zylof  est  établie  dans  les  Flandres  françaises 
depuis  l'introduction  de  la  réforme  en  Hollande, 
d'où  elle  est  originaire. 

La  branche  Garnier  des  Hières  est  actuelle- 
ment représentée  par  Auguste-Marie  Garnier 
des  Hières  (époux  de  Mademoiselle  Zylof  de 
Wynde),  chef  actuel  de  la  famille,  et  par  son  fils 
~Pau[-Charles-Ma)'ie  Garnier  des  Hières,  officier 
de  cavalerie,  marié  à  Madeleine  de  Loynes,  d'une 
ancienne  famille  de  ÏOrlèanais  ,  dont  il  a  une 
fille,  Simone,  née  en  1893. 

3°)  Branche  Garnier  de  Miraval.  Le  2  décembre 
1759,  Claude-Louis  contracta  mariage  avec  Angé- 
lique de  Guaize.  Ils  acquirent  la  baronnie  de 
Miraval,  de  Charles  de  Rohan,  prince  de  Soubise. 

Armes  de  la  famille  Garnier  des  Hières  :  L'ar- 


gent, au  chevron  de  gueules  cantonné  en  chef  de 
deux  roses  au  naturel,  et,  en  jointe,  de  trois 
pals  de  sable. 

Voy.  tome  1er,  col.  1278  et  1279,  une  notice  com- 
plémentaire sur  cette  famille. 


GARRE AU  DE  LA  MÉCHENIE  (du). 

En  Limousin  et  en  Périgord  :  famille  divisée  en 
deux  branches  : 

De  la  première  est  Gabriel  du  Garreau,  écuyer, 
seigneur  de  Leyffard  et  de  Grésignac,  né  le  21  juin 
1725,  marié  le  o  juillet  1746,  avec  Anne-Louise 
Picaud,  dont  il  a  eu  huit  enfants. 

La  seconde  branche  a  pour  chef  Gabriel  du  Gar- 
reau, écuyer,  seigneur  de  la  Meschenie,  mari.'  le 
15  avril  1749  à  Anne-Lucrèce  Chiquet,  dont  il  a  eu 
plusieurs  enfants. 

Armes  :  B'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  pointe  d'un  cœur  dans  lequel  est  fiché  une 
croisette  Ou  même. 


GATIAN  DE  CLÉRAMBAULT. 

Gatian  de  Glérambault,  écuyer,  seigneurs  de 
Vandannière,  Gennetreuil,  Taillé,  Lafond,  Four- 
naguère,  les  Hérissaudières,  Moreaupicon. 

Famille  noble  et  des  plus  anciennes  de  Tours, 
qui  a  donné  à  la  Touraine  les  fonctionnaires 
dont  les  noms  suivent  : 

Bernard  Gatian,  secrétaire  de  la  reine,  contrù- 
leur  des  guerres  et  capitaine  de  la  ville  de  Tours 
f!546); 

Jacques  Gatian,  conseiller  au  bailliage  et  siège 
présidial  de  Tours,  maire  de  cette  ville  en  1659; 

Nicolas  Gatian  de  Gennetreuil,  conseiller  du  roi, 
trésorier  de  France  au  bureau  des  finances  de  la 
généralité  de  Tours,  mort  le  14  août  1661  : 

François  Gatian  de  Glérambault,  contrôleur  gé- 
néral des  finances  et  domaines  (1711)  ; 

Louis- Victor  Gatian  de  Taillé,  conseiller  du  roi, 
lieutenant  général  au  bailliage  de  Tours  (1713)  : 

François-Jean  Gatian  de  Glérambault,  contrô- 
leur général  des  finances  et  domaines  (1745). 

En  1789,  François-Marie  Gatian  de  Clérambault, 
né  le  15  août  1750,  comparut  à  l'assemblée  de  la 
noblesse  de  Touraine  pour  l'élection  des  députés 
aux  états  généraux.  Il  épousa,  en  1797,  Henriette 
de  Marsay,  arrière-petite  nièce  de  René  Descartes; 
il  décéda  le  16  janvier  1826,  laissant  quatre  en- 
fants : 

1°  François-Alfred  Gatian  de  Glérambault.  an- 
cien maire  de  Pernay  (Indre-et-Loire',  né  le  28 dé- 
cembre 1798,  marié  le  30  juin  1830  à  Cécile-Fu- 
phrasie  de  Pi^nol  de  Rocreuse,  décédé  à  Tours  le 
20  janvier  1870,  laissant  deux  [ils  :  1"  Charles- 
Alfred-Henri  Gatian  de  Glérambault,  né  le  30  juin 
1831,  décédé  le  28  mars  1893,  colonel  de  cuirassiers 
en  retraite,  aux  Hérissandières,  commune  de  Per. 


—  191  — 


—  192 


nay,  veuf  de  Marie-Augusta-Alice  Quirit  de  Cou- 
laine,  laissant  un  fils  RenéGatian  de  Clérambault  : 
2"  Edouard-Gatian  de  Clérambault,  conservateur 
des  hypothèques  à  Beauvais,  marié  à  Valentine  de 
Saint-Chamans;  de  cette  union  sont  nés  deux  fils  : 
Gaétan  et  Roger  Gatian  de  Clérambault  et  une 
fille  Marie-Valentine,  décédée  le 4  juin  '1877  ; 

2°  Philibert-Victor  Gatian  de  Clérambault,  an- 
cien juge  au  tribunal  civil  de  Tours,  mariée  à  Ma- 
rie-Marguerite-Clémentine Morinet,  décédé  à  Tours 
le  31  mars  1882,  laissant  deux  enfants  :  Raoul  et 
Alice  Gatian  de  Clérambault  ; 

3n  Henriette  Gatian  de  Clérambault,  mariée  à 
Charles  de  Perthuis,  décédée  à  Tours  le  21  mai 
1877  ; 

4<J  Léonie,  mariée  à  Charles  Courtis  de  la 
Rivière. 

Armes  :  D'azur,  à  une  sphère  d'or,  surmon- 
tant un  croissant  d'argent. 

Couronne  de  marquis. 

GAUVAIN  DE  BEAULIEU. 

On  croit  que  les  Gauvain.  alias  God-Win,  étaient 
originaires  d'Ecosse. 

Au  vie  siècle,  Gauvain,  neveu  d'Arthur,  roi  de 
Bretagne,  fut  le  héros  de  poèmes  chevaleresques 
et  mythologiques.  11  est  surnommé  le  cJtevalier 
de  l'Epée.  Ses  aventures  se  rattachent  au  Cycle 
Breton  des  chevaliers  de  la  Table-Ronde,  du  Saint- 
Graal,  etc.  (Histoire  littéraire  de  la  France, 
t.  XIX.  —  Libians  desconnus  (Roman  du  Bel  In- 
connu) par  Benault  de  Beaujeu.  —  Bibliothèque 
du  duc  d'Aumale,  à  Twickenkam,  édition  fran- 
çaise de  M.  Hippeau.  Paris,  1860.  Art.  Dézobry. 
—  Dictionnaire  des  Lettres,  etc.  Ch.  Delagrave, 
1886,  p.  1064. 

D'après  ce  trouvère,  ces  guerriers  seraient  ve- 
nus sur  les  côtes  d'Aquitaine  (Aunis?)  au  xiiic  siè- 
cle. L'un  d'eux  avait  épousé  une  reine  de  Galles, 
un  autre  la  Fée  aux  Blanches-Mains,  que  des  che- 
valiers ennemis  avaient  emprisonnée  dans  la 
Turge  de  la  Cétée  Gastée  ou  Maudite  (Chatelail- 
lon?).  Cette  ville,  détruite  par  Guillaume  d'Aqui- 
taine en  1127, avaitété  déjà  maudite  par  Mélusine, 
princesse  de  Lusignan  ou  de  Parthenay,  et  ex- 
communiée par  le  pape  Urbain  II  (1086  ou  1096). 

Ces  traditions  nous  reportent  aux  temps  des 
enchantements  de  la  Bretagne,  et  Victor  Hugo 
s'est  permis  de  mettre  le  nom  des  Gauvain  de  la 
Turge,  princes  de  Bretagne  et  Vendée,  dans  son 
roman  de  Qualre-Vingt-Treize. 

Les  Gauvain  de  Fouras  descendent  histori- 
quement d'Etienne  Gauvaing,  écuyer,  seigneur 
de  Beaulieu,  noble  homme,  pair,  échevin  de  La 
Rochelle,  1606,  amiral  de  la  flotte,  1621,  maire  de 
la  cité  en  1623. 

Armes  :  D'or,  à  un  gaufrier  de  sable,  accosté 
de  deux  bouteilles  de  gueules.  (Armoriai  de  la 
généralité  de  Poitiers). 


GAUZENCE  DE  LASTOURS  ou  DE 
LASTOURS-GAUZENCE  ou  DE  GAU- 
ZENCE-LASTOURS. 

Famille  originaire  du 
comté  de  Foix,  et  une  des 
plus  anciennes  de  La  Bas- 
tide-de-Sérou  (Ariége)  :  (xve 
siècle),  où  elle  possédait  un 
fief  ou  terre  noble. 

Elle  est  nommée  dans  le 
tome  IV  de  la  Gallia  Chris- 
tiana  au  xuc  siècle  à  propos 
d'un  procès  fait  par  le  roi  à 
l'évêque  de  Pamiers. 

Alliances  :  de  Salles  de 
Hys  ;  de  Lapasse  d'Hou- 
magne. 

Armes  :  D'argent, au  châ- 
teau de  sable  donjonné  de  trois  pièces,  maçonné 
du  champ,  ajouré  de  gueules. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Gauzence  de  Lastours  (Edmond), 
conservateur  des  hypothèques,  à  Liinoux, 
marié  à  Marie-Julie-Sophie  Conilii  de  Beys- 
sag; 

2°  G.  de  L.  (Edmond),  docteur  en  mé- 
decine; 

3°  G.  de  L.  (Jules),  lieutenant  du  génie. 

GÉRAUD  DE  NIORT. 

La  maison  de  Niort,  anciennement  d'Aniort, 
est  une  ancienne  famille  souveraine  du  Lan- 
guedoc, où  elle  a  joué  un  rôle  important  durant 
les  xi(\  xuc  et  xme  siècles. 

Le  château  de  Niort  était  situé  dans  le  pays  de 
Sault,  sur  les  confins  de  la  Cerdagne  et  dominait 
la  vallée  du  Rébenti. 

Vers  la  fin  du  xie  siècle,  les  comtes  de  Carcas- 
sonne  érigèrent  le  pays  de  Sault  en  vicomte  et  en 
conférèrent  l'investiture  à  Guillaume  de  Niort, 
dont  le  fils  appelé  aussi  Guillaume  épousa  en 
1180  Esclarmonde  de  Foix. 

Guillaume  de  Niort  eut  cinq  tils  :  Géraud,  Ber- 
nard-Othon,  Guillaume-Pons,  Guillaume-Bernard 
et  Raymond.  Le  récit  de  la  résistance  qu'opposa 
Esclarmonde  de  Niort  et  ses  fils,  quand  Simon  de 
Montfort  et  ses  lieutenants  envahirent  le  pays  de 
Sault,  est  demeuré  légendaire.  En  12'i0,  Géraud 
de  Niort,  excommunié  et  vaincu,  alla  rejoindre 
l'armée  française  à  Duilhac,  et  lit  sa  soumission 
au  roi,  en  son  nom  et  au  nom  de  ses  frères..  Il 
laissa  en  gage  aux  mains  d'Amaury  de  Montfort 
tous  ses  châteaux  de  Niort,  de  Gastelpor,  de 
Dournes,  de  La  Bastide-de-Rochan,  de  Belfort, 
de  Gesse,  etc.,  à  condition  que  le  roi  les  lui  ren- 
drait après  l'avoir  réconcilié  avec  l'Église.  «  Et  en 


193  — 


—  194  — 


cas,  dit  Géraud  de  Niort,  daus  ce  traité,  que  ces 
promesses  ne  soient  pas  remplies,  on  me  rendra 
mes  châteaux  avant  la  Pentecôte  et  on  m'accor- 
dera un  mois  de  trêve.  »  Saint  Louis  ratifia  ce 
traité,  mais  quand  Géraud  de  Niort  eut  été  récon- 
cilié avec  l'Eglise,  il  ne  put  obtenir  la  restitution 
de  ses  biens,  dont  la  plus  grande  partie  fut  a 
partir  de  ce  moment-là  réunie  à  la  couronne. 

(Aroir  dans  V Histoire  générale  du  Languedoc, 
édition  in-folio,  tome  III,  six  actes  de  soumission 
au  roi  de  la  famille  de  Niort.  Voir  aussi,  tome  V, 
le  seau  de  Géraud  de  Niort,  page  686,  planche  4, 
numéro  53.) 

Géraud  de  Niort  avait  épousé,  en  1218,  Sancie, 
princesse  d'Aragon,  sœur  de  Nunès  Sanches, 
comte  de  Roussillon,  nièce  d'Alphonse  II,  roi 
d'Aragon,  cousine  de  Pierre  II,  tué  à  la  bataille 
de  Muret.  Il  en  eut  un  fils,  nommé  Bertrand  et 
deux  filles,  dont  la  plus  jeune,  Blanche  de  Niort, 
devint  en  1566  prieure  du  couvent  de  Prouille. 

Bertrand  de  Niort  épousa  en  1264  Auringue  de 
Bellegarde,  dont  il  eut  un  fils   appelé  Raymond 
lequel,  marié  lui  même  à  Ermengarde  de  Foix, 
fut  le  chef  d'un  soulèvement  populaire  qui  se  pro- 
duisit à  Limoux  à  la  fin  du  xme  siècle. 

Durant  les  xive  et  xv8  siècle,  les  descendants  de 
Géraud  de  Niort  habitèrent  successivement  lo 
château  de  Castelpor  et  celui  de  Roquefort.  Ils 
contractèrent  des  alliances  avec  les  familles  pro- 
priétaires de  la  seigneurie  d'Usson,  dans  le  Don- 
nezan,  et  celles  qui  possédaient  le  château  de 
Montaillon,  près  du  pays  de  Foix.  Ces  alliances 
furent  impuissantes  à  rendre  à  la  famille  de  Niort 
le  rang  qu'elle  avait  occupé  jadis. 

Au  commencement  du  xvie  siècle,  Bernard  de 
Niort  était  seigneur  de  Brenac,  d'Ansignan  et  de 
Belfort.  La  maison  de  Niort  se  divisa  après  lui  en 
deux  branche  principales,  l'une  dite  des  barons 
de  Niort,  l'autre  des  barons  de  Belesta. 

Branche  des  barons  de  Belesta 

Jean  de  Niort  épousa  en  1510  Guillaumette  de 
Fournier.  Un  de  leurs  fils,  appelé  Jean,  épousa  à 
son  tour  vers  1542,  Louise  d'Aiguebelle,  dame  de 
Belesta.  Leurs  descendants  ont  possédé  la  baron- 
nie  de  Belesta,  avec  les  seigneuries  de  Peyre- 
clause  et  de  Rambosc,  jusqu'à  la  fin  du  xvme 
siècle.  Ils  ont  possédé  aussi  pendant  longtemps 
celles  de  Ségure  et  de  Fastes,  dans  les  environs 
du  village  de  Tuchan.  Ils  contractèrent  des  allian- 
ces avec  les  familles  d'Arsse,de  Gléon  Durban, de 
Bruyères  Chalabre,  de  Dax  d'Axat,  d'Argiot  de 
La  Ferrière,  d'Aban,  de  Cariés,  de  Coll,  de  Grave, 
de  Montredon.  de  Cazamajour,  etc.,  et  fournirent 
un  grand  nombre  d'officiers  distingués,  chevaliers 
de  Saint-Louis,  dont  la  plupart  servirent  dans  le 
régiment  d'infanterie  d'Artois.  La  branche  des 
barons  de  Belesta  s'honorait  d'une  parenté  très 
proche  avec  Saint-François  de  Régis. 

Elle  fut  maintenue  dans  sa  noblesse  le  3  no- 


vembre 1669  par  jugement  souverain  de  M.  de 
Bezons,  intendant  du  Languedoc.  Elle  s'est  éteinte 
au  commencement  de  ce  siècle  en  la  personne  de 
Mlle  Marie-Anne-Raymonde  de  Niort. 

Branche  des  barons  de  Niort 

Encore  actuellement  représentée.  Bernard  de 
Niort  se  rendit  acquéreur,  au  commencement  du 
xvie  siècle,  d'une  partie  de  la  seigneurie  de  Niort, 
qui  avait  appartenu  autrefois  à  ses  ancêtres.  Ses 
descendants  s'allièrent  avec  les  familles  de  Ray- 
naud,  de  Saint-Martin,  de  Nègre  d'Able,  etc. 
Gaston  de  Niort,  seigneur  dudit  lieu,  fut  maintenu 
dans  sa  noblesse  par  jugement  souverain  de  M. 
de  Bezons,  intendant  du  Languedoc,  à  la  date  du 
24  septembre  1670.  Ce  dernier  céda  ses  biens  de 
Niort  à  la  famille  de  Nègre.  De  lui  sont  issus 
trois  rameaux,  dont  le  dernier  subsiste  encore  de 
nos  jours. 

A.  Antoine  de  Niort,  baron  de  Niort,  seigneur 
de  Bodome,  épousa  le  1er  février  1709  Françoise 
de  Marsol,  dont  il  eut  :  1°  Antoine,  baron  de  Niort, 
seigneur  de  Rodome,  marié  le  15octobre  1773  avec 
Marie-Josèphe  de  Massiade  Treilhes,  décédé  sans 
enfants;  2°  Gérard,  abbé  de  Niort,  entré  dans  les 
ordres;  3°  Louis-Alexandre,  chevalier  de  Niort, 
tué  en  179  L  dans  les  plaines  de  Thuir,  en  Rous- 
sillon, en  combattant  dans  les  rangs  des  émigrés 
français  ;  4°  Marie-Claire,  mariée  à  noble  François 
de  Castellan  ;  4°  Marie-Rose,  mariée  à  noble  Jean- 
Michel  deThévenon.  L'héritière  des  seigneurs  de 
Rodome  fut  Catherine-Rose  de  Castellan,  leur 
nièce,  épouse  de  messire  Jean-François  de  Marsol, 
conseiller  du  roi,  maître  particulier  de  la  maîtrise 
des  eaux  et  forêts  de  Quillan. 

B.  Louis-Gaston  de  Niort  épousa  le  4  mai  1700 
Marguerite  de  Boyer,  et  mourut  à  Escouloubre. 
Son  petit-fils,  Jean-Paul  de  Niort,  épousa  le 
4  juillet  1775  Marie  de  Lasset,  fille  du  marquis  de 
Lasset,  seigneur  d'Escueillens,  et  nièce  du  marquis 
de  Mirepoix.  Ils  eurent  un  fils,  César  de  Niort, 
marié  à  Saint-Hilaire  le  22  janvier  1805  avec 
Anne  Dardé  de  Pech,  dont  :  Auguste  de  Niort, 
décédé  en  1862,  en  Algérie,  sans  enfants. 

C.  Jean-Baptiste  de  Niort,  né  à  Escouloubre, 
épousa  Marie-Anne  Bousquet,  dont  il  eut  :  1°  Jean- 
François,  né  en  1805,  curé  archiprêtre  de  la  cathé- 
drale de  Carcassonne;  2»  <  grille-Raymond,  né  en 
1811  ;  3°  Jean-Pierre,  né  en  1812,  chanoine  hono- 
raire, supérieur  du  petit  séminaire  de  Carcas- 
sonne ;  4»  Marc-Jean-Baptiste,  né  en  1819;  5<>  Araa- 
ble,  né  en  1822,  avocat,  ancien  magistrat. 

Cyrille-Raymond  de  Niort  a  eu  pour  fils  Jean- 
François,  vicomte  de  Niort,  ancien  officier  supé- 
rieur, officier  de  la  Légion  d'honneur,  résidant  à 
Paris,  sans  enfants. 

Marc-Jean-Baptiste  de  Niort,   capi  laine-adju- 
dant-major au  8e  régiment  de  hussards,  chevalier 
,1c  la  Légion  d'honneur,    a  épousé  à  Toulo 
28  mai  1866  Marie-Thérèse-Clémence   de  Landes 


Tome  II 


* 


195  — 


—  196  — 


de  Saint-Palais  d'AussRC,  fille  du  baron  de  Saint- 
Palais,  dont  il  a:  1°  Géraud  Jean-François,  avocat 
au  barreau  de  Carcassonne  ;  2°  Jean-Joseph  : 
3°  Pierre-Louis-Henry;  4°  Marie- Anne- Zélie. 
Résidence:  Carcassonne. 

Armes:  D'azur,  à  trois  cheorons  brises  d'or, 
accompagnés  de  trocs  étoiles  d'argent,  2  en  chef 
et  1  en  pointe. 

Couronne  de  comte. 

Devise  :  Fidélité. 

GILBERT  (de). 

En  Dauphiné.  Famille  noble,  alliée  aux  princi- 
pales maisons  de  la  province. 

Etienne  de  Gilbert,  qui  commence  la  filiation  de 
cette  famille,  fat  député  des  états  généraux  du 
royaume  en  1614,  où  il  rendit  des  services  consi- 
dérables. Il  eut  de  Lucrèce  de  Vérone,  son  épouse, 
ses  deux  fils  aînés,  Pierre-André,  capitaine  de 
cavalerie,  tué  au  passage  du  Rhin  ;  et  René  qui 
servit  dans  l'infanterie,  fut  tué  au  siège  de  Tour- 
nay  en  1667;  le  troisième,  Jean  de  Gilbert,  conti- 
nua la  descendance,  et  après  lui,  son  frère,  le  plus 
jeune,  Alexandre  de  Gilbert,  qui  laissa  entre  autres 
enfants,  Etienne-André  de  Gilbert,  qui  fonda  la 
branche  de  Salieris,  et  son  frère,  Louis  de  Gilbert, 
celle  de  Gensac. 

Cette  famille  compte  plusieurs  capitaines  et  des 
chevaliers  de  l'ordre  de  Saint-Louis. 

Armes  :  D'or,  an  chef  de  sable,  chargé  d'une 
tête  d'aigle  d'argent,  becquée,  languée  et  arra- 
chée d'or. 

Casque  de  profil,  orné  de  lambrequins  d'or,  d'ar- 
gent et  de  sable. 

GILLES   (de). 

La  famille  de  Gilles  était  originairement  dite 
de  St-Gilles.  En  1162,  on  trouve  un  St-Gilles 
portant  le  titre  de  chevalier  et  son  petit  fils 
Baudouin  accompagne  le  comte  Baudouin  de 
Flandre  en  Terre  Sainte  en  1202.  Pendant  une 
période  assez  longue,  rien  de  brillant.  On  retrouve 
un  Gilles  au  siège  de  la  Rochelle  par  Bichelieu  ; 
il  donne  des  vivres  aux  habitants  et  construit 
une  porte  à  ses  frais.  Puis  la  famille  émigré  en 
Hollande  où  elle  remplit  les  plus  hautes  charges; 
elle  fournit  des  Conseillers  des  finances,  un  grand 
assesseur  des  eaux  et  digues  d'Amsterdam,  un 
ambassadeur  en  France.  (Notes  diplomatiques  du 
Marquis  d'Argenson)  et  un  plénipotentiaire  au 
congrès  de  Bresle.  (Le  duc  de  Brogliedans  son 
travail  sur  le  ministère  du  Marquis  d'Argenson  le 
cite  comme  un  des  hommes  les  plus  en  vue  de 
la  Hollande,  alors  si  prospère.) 

Actuellement  la  branche  ainée  de  la  famille  ha- 
bite la  Belgique  où  elle  porte  le  titre  de  baron 
(  rillès  de  Pelichy. 


En  France,  il  y  a  deux  branches  :  une  en  Pi- 
cardie, l'autre  en  Normandie. 

Les  dernières  alliances  sont  :  Yan  du  Hoch, 
Van  derCruisse,  de  Lafonteyne,  de  Thieulloy,  de 
Germiny,  d'Onffières,  deGuillebon. 

La  branche  française  possède  toute  la  suite  de 
ses  portraits  de  famille  depuis  1450,  ainsi  que 
tous  les  quartiers  de  femmes  qui  ont  contracté 
des  alliances,  et  cela  pour  dix  générations. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompa- 
gné de  trois  glands  de  chêne,  tiges  et  feuilles  du 
même,  posés  2  et  1 . 

Casque  de  chevalier,  surmonté  d'une  couronne 
de  marquis,  ayant  en  cimier  un  lion  issant  de 
gueules. 

Supports  :  Deux  griffons. 

Devise  :  In  œternum  non  commovebUur . 

GINESTEL  (de). 

Cette  famille,  originaire  du  Rouergue,  s'est 
fixée  successivement  en  Guyenne  et  en  Langue- 
doc. 

Sa  filiation  est  établie  sans  interruption  depuis 
Bernard  de  Ginestel,  capitaine  du  château  de 
Najac,  lequel  vivait  vers  l'an  1500. 

Elle  a  possédé  les  seigneuries  de  Lagardeviaur, 
deMontirat,  deCaylus,  de  LaCombarié,  de  Laval, 
de  Puechante,  de  Peyrelade,  de  Montrozal  et  de 
Perségals. 

Elle  a  été  l'objet  d'une  maintenue  de  noblesse 
par  ordonnance  rendue  à  Montauban  le  10  avril 
1700. 

Elle  s'est  alliée  aux  Buisson  de  Bournazel,  de 
Rieu,  de  Boisset,  delà  Pleinne,  de  Mourlhon,  de 
Thorn,deMalaterre,  d'Audibert,  de  Montferrand- 
Thonnerre,  de  Saunhac,  de  Corneillan,  de  Sola- 
ges,  de  Raymond,  de  Rivière,  de  Carrière,  de  Pu- 
jol,  deCluzel,  de  Nérac,  etc. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  d'argent. 

Devise  :  Fidclitur  cuslodiam  et  fortiler. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL  . 

Ginestel  de  Montrozal,  Bon  de  Lagardi- 
viaur  (Marie-Joseph-Louis-Altïed  de)  rési- 
dence :  La  Peyrié  de  St-Genest,  par  Lau- 
trec  (Tarn)  marié  à  Anne-Marie  Courbon 
de  St-Genest. 

GIRARD  DE  LA  CHAISE  (de). 

(Maine  et  Normandie),  Seigneurs  de  Baren- 
lon,  Chastillon,  Fretzens,  La  Pannière,  Crépon, 
Le  Moussaye,  etc.,  au  Maine  et  Perche. 

Vicomtes  de  Lyre,  seigneurs  de  La  Chaise, 
du  Breuil,  de  Chéronvilliers,  de  Glatigny,  au 
Boiscordieu,  etc.,  en  Normandie. 


197 


—  198  — 


La  famille  de  Girard  de  la 
Chaise  est  étal  die  depuis 
près  de  cinq  siècles  en  Nor- 
mandie. 

C'est  une   branche   cadette 
des   Girard,  seigneurs  de  Ba- 
renton,dela  province  du  Mai- 
ne.   La   branche   ainée   s'est 
éteinte  au  commencement  du 
xive  siècle. 
D'après  Chevillard  : 
Jean  de  Girard, ècuyer,  sei- 
gneur  de  Barenlon  et    Chas- 
tillon,    fut     écuyer     du     roi 
Louis   XL  II  épousa  Catherine  d'Avaugour. 

Florentin  de  Girard,  son  fils,  écuyer,  seigneur 
de  Fretzens  au  Perche,  de  Bareuton,  La  Pannière, 
Çrepon  et  du  Moussaye,  fut  chambellan  du  roi 
Charles  VIII,  et  capitaine  d'un  régiment  de  lan- 
ces des  ordonnances  du  Maine,  Laval  et  Char- 
tres. 

En  1424,  un  autre  Jean  de  Girard,  écuyer, 
commandait  un  corps  d'armée  de  mille  hommes 
à  la  bataille  de  Verneuil.  C'est  de  cette  époque 
que  date  l'établissement  de  ses  descendants  en 
Normandie. 

En  1512,  Nicolas  de  Girard  était  lieutenant  du 
vicomte  de  Breteuil.  Il  épousa  demoiselle  N. . .  et 
laissa  trois  fils  : 

1°  Claude  de  Girard,  seigneur  du  Breuil,  mort 
sans  postérité  ; 

2e  Robert  de  Girard,  auteur  des  seigneurs  de  la 
CB  ai  se  ; 

3°  Nicolas  de  Girard,  ècuyer,  seigneur  de  Gla- 
tigny,  Boiscordieu,  Chéronoilliers,  vicomte  de 
Lyre.  Cette  branche  s'éteignit  en  1652  en  la  per- 
sonne de  Philippe  de  Girard,  seigneur  du  Bois- 
cordieu, vicomte  de  Lyre,  maréchal  des  logis  de 
la  reine.  (Titre  original). 

Jean  de  Girard,  écuyer,  seigneur  de  la  Chaise, 
servit  avec  le  duc  de  Guise.  En  1567,  il  rendit 
aveu  de  son  fief  de  la  Chaise  au  duc  d'Alençon. 

Etienne  de  Girard,  écuyer,  seigneur  de  la 
Chaise,  fut  secrétaire  de  la  chambre  du  roi  en 
1617.  wSa  sœur,  N.  de  Girard,  entra  au  monastère 
de  Chaise-Dieu,  dont  elle  fut  la  bienfaitrice. 

Cyprien  de  Girard,  écuyer,  seigneur  de  la 
Chaise  et  de  l'Isle,  capitaine  au  régiment  de  Pi- 
cardie, fut  tué  à  l'armée  en  1636. 

Gabriel  de  Girard,  écuyer,  seigneur  de  la 
Chaise,  conseiller,  secrétaire  du  roi,  lit  enregis- 
trer ses  armoiries  à  l'Armoriai  général  officiel, 
créé  en  vertu  de  l'édit  royal  en  1696,  au  registre 
dAlençon  (folio  642). 

Jacques  de  Girard,  écuyer,  seigneur  de  la 
Chaise,  servit  dans  le  régiment  de  Candale.  En 
1657,  il  abandonna  son  fief  de  la  Chaise,  situé  en 
la  paroisse  de  Saint-Martin-d'Ecubley,  près  de 
Laigle  et  vint  habiter  près  de  Rugles,  dans  La 
paroisse  de  Saint-Antonin-de-Sommaire,  sa  terre 


de  Noë-Vicaire,  à  laquelle    il  donna  son  nom  (La 
Chaise  actuelle). 

Jacques-Philippe  de  Girard,  écuyer,  seigneur 
de  la  Chaise,  fut  garde  du  corps  du  roi  en  1716. 

Dans  le  mémoire  généalogique  établi  par  Che- 
villard, généalogiste  historiographe  du  roi,  nous 
trouvons  la  famille  de  Girard  de  la  Chaise  alliée 
aux  familles  :  de  Vaux;,  d'Avaugour,  de  Plessis- 
Cullon,Chollet  de  Ballon,  deCourtalin,  de  laVoye 
de  Clinchamps,  d'O,  de  Dampierre,  de  Bouille, 
Le  Boulleur,  de  Biars,  de  Breslay,  de  Saint-Pos- 
set,  de  Marchais  dans  le  Maine  et  Perche. 

De  Saint-Yon.de  Rotrou,  de  Lerques,  d'Escor- 
ches,  de  Vymont,  Le  Coustellier,  de  Malherbe, 
de  Carquesalles,  Guipel,  de  la  Plesse,  de  Rose 
de  Champignolles,  etc.  en  Normandie. 

Charles  Louis-Eustache  de  Girard,  écuyer,  sei- 
gneur de  la  Chaise,  né  le  14  août  1754,  épousa  le 
21  juillet  1777  Marie-Louise  Grant  du  Souchey, 
dont  : 

1°  Louis-François  ie  Girard,  ècuyer,  tué  à  l'ar- 
mée ; 

2°  Alexandre  de  Girard,  écuyer,  seigneur  delà 
Chaise,  né  en  1782,  qui  fut  sous  la  restauration, 
garde  du  corps  du  roi  Louis  XVIII.  Il  épousa  en 
1827  Mathilde  de  Beausse,  fille  du  baron  de 
Beausse,  ancien  capitaine  au  régiment  d'Enghien, 
chevalier  de  Saint-Louis,  et  de  la  baronne,  née  de 
Loubertde  Martainville. 

De  cette  union  naquirent  quatre  enfants  : 

L  Marie-Sophie- Jeanne  de  Girard  de  la  Chaise, 
née  en  1828,  mariée  en  premières  noces  au  duc 
de  Saint- Aignan,  et  en  secondes  noces  à  Charles 
Pôlyst,  comte  de  Mor court,,  chef  de  bataillon, 
officier  de  la  Légion  d'honneur,  et  officier  d'or- 
donnance de  l'empereur  Napoléon  III. 

2°  Marie-Louise-Lucie  dn  Girard  de  la  Chaise, 
née  en  1831.  mariée  le  14  octobre  1850  à  Louis- 
Frédéric,  comte  de  la  Houssaye  ; 

3°  Marie-Paul-Ernest  de  Girard  de  la  Chaise, 
qui  suit  ; 

4°  Marie  -  Mathilde  -  Noèmie  de  Girard  de  la 
Chaise,  née  le  15  avril  1839,  mariée  au  mois  de 
mai  1859  à  Alfred  Gastine. 

Armes  :  D'argent,  à  quatre  fasces  de  sable, 
surmontées  d'un  lion  léopardé  de  sable,  armé  et 
lampassé  de  gueules. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Girard  de  la  Chaise,  (Marie-Paul-Er- 
nest de)  né  en  1834,  épousa  Je  19  mars  1860 
Marie-Hcnrielte-Clcmence-Adèle  de  Mu- 
rant, fille  du  comte  Henri/  de  Moiiant, 
ancien  officier  dans  les  cuirassiers  de  la 
garde  du  roi  Louis   XVIII,  et  de  la  coin- 


199 


200 


tesse,  née  de  Bodard  de  la  Jacopière  et 
petite  nièce  du  comte  de  Morant, chevalier 
de  Saint-Louis,  qui  fut  sous  la  restauration 
gouverneur  du  château  de  Saumur  et  qui 
donna  sa  démission  en  1830. 

Du  mariage  de  Marie-Paul-Ernest  de 
Girard  de  la  Chaise  avec  Marie-Hen- 
riette Clémence- Adèle  de  Morant,  est  né 
le  31  octobre  1864  : 

Marie-Jean- Alexandre-  Joseph  de  Gi- 
rard de  la  Chaise,  officier  de  cavalerie, 
écuyer  à  l'école  de  Saumur,  qui  a  épousé 
le  12  juillet  1894,  Geneviève- Marie-Paule 
de  Sainte-Marie  d'Agneaux, fille  du  comte 
Georges  de  Sainte-Marie  d'Agneaux  et  de 
la  comtesse,  née  Gigault  de  Bellef ont, pe- 
tite-fille du  marquis  de  Sainte-Marie 
d'Agneaux  et  de   la  marquise,  née  Car- 

RONNEL  DE  CANISY.. 

De  ce  mariage  est  né  le  12  avril  1895,  à 
Evreux,  Jane-Marie-Paule-Denise  de  Gi- 
rard de  la  Chaise. 

Résidence:  château  de  la  Chaise, à  Saint- 
Antonin-de-Sommaire,  canton  de  Rugles 
(Eure). 

GIRARD  DE  SAINT  GÉR AND. 

La  famille  Girai  d  de  Saint-Gérand  remonte  à 
1453,  et  est  originaire  de  Givry,  petite  ville  voi- 
sine de  Chalon-sur-Saône.  Elle  compte  deux  mi- 
nistres d'état  célèbres,  plusieurs  magistrats  d'un 
ordre  élevé  et  nombre  de  braves  hommes  de 
guerre, ainsi  que  de  vénérables  ecclésiastiques. Un 
des  derniers  descendants  de  la  branche  actuelle, 
Claude  Girard  de  Saint-Gérand,  écuyer  du  roi,  né 
en  1725  qui  avait  épousé  en  1751  Claudine  Pier- 
rette Timonetdes  Gaudières,  fut  mitraillé  à  Lyon 
dans  la  plaine  des  Brotteaux  le31  décembre  1793. 

Dans  les  alliances  des  Girard  de  St-Gérand,  il 
y  a  à  citer  les  familles  de  la  Vaivre,  de  Thézut, 
de  St-Germain,  Timonet  des  Gaudières,  Per- 
rault do  Montrevost,  Testot-Ferry,  Bernard  do 
Lavernette,  de  Morteuil,  de  Breuvand,  Guyton  de 
Bigny,  Javel,  Maréchal  de  Longuoville,  de  Grain 
de  St-Marsault,  Goujon  de  Joursenvault,  Brunet, 
de  Suremain,  Meynis  de  Paulin,  etc. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  bandes  d'or. 
Couronne   de   comte. 
Supports  :  Deux  lecrettes. 


REPRESENTANTS  ACTUELS: 

En  1848,  cette  famille  était  représentée 
par  Ferdinand  Girard  de  St-Gérand  né  en 
1793,  marié  à  Caroline  Paris  de  Bolar- 
dière  mort  sans  postérité,  et  par  Charles 
Girard  de  St-Gérandsoncousin,néenl805, 
décédé  en  1881,  inspecteur  des  forêts,  marié 
en  18*28  avec  Julienne  Lavirotte, habitant 
actuellement  Autan.  De  ce  mariage,  sont 
issus  trois  enfants. 

1°  Théodorine-Marguerite,  mariée  à  Ed- 
mond Bernard  de  Lavernette. 

2°  Guillaume  Stanislas,  décédé  en  1894, 
marié  à  Camille  Meynis  de  Paulin,  de 
laquelle  il  eut  dix  enfants  dont  l'ainé,  Fer- 
dinand, marié  à  Mademoiselle  Tardif  de 
Salleneuve,  est  capitaine  de  chasseurs  à 
cheval,  à  Beaune. 

3»  Paul  Antoine,  décédé  en  1894,  était 
marié  à  Marie-Françoise  Rochamreau, 
habitant  actuellement  Autun.  il  eut  deux 
enfants,  dont  un  fils,  Edmond-Guillaume, 
étudiant  à  Paris. 

GIRAUD  (de). 

Famille  noble,  originaire  de  Provence,  connue 
depuis  plusieurs  siècles  à  Arles,  et  qui  a  toujours 
joui  des  titres  et  honneurs  accordés  à  la  seule 
noblesse. 

Henri  de  Giraud  obtint  des  lettres-patentes  de 
Henri  III,  roi  de  France,  données  à  Paris,  le  6 
juin  1586,  qui  le  déclarent  noble  de  nom  et  d'armes 
comme  issuedepères  etaïeux,  qui  avaient  toujours 
vécu  noblement,  et  servi  les  rois  ses  prédéces- 
seurs en  fait  de  guerre  et  autres  occasions  aux- 
quelles leur  qualité  et  vocation  les  avaient 
appelés  ;  les  dites  lettres  furent  aussi  accordées 
audit  Henri  de  Giraud,  en  faveur  des  services 
militaires  qu'il  avait  rendus,  notamment  dans  les 
armées  qui  avaient  été  levées  en  Provence  contre 
ceux  de  la  B.  P.  R.  pendant  les  troubles,  sous  la 
conduite  des  comtes  de  Sommerive  et  de  Carcès. 

Cette  famille  a  été  connue  jusqu'en  1540,  sous 
le  nom  de  Giraudi  ;  elle  francisa  alors  son  nom  et 
depuis  l'a  été  sous  le  nom  de  Giraud. 

lue  branche  cadette  de  cette  maison  s'était 
établie  à  Aix- en-Provence,  à  la  fin  du  xve  siècle, 
et  Pierre  Giraudi,  issu  de  cette  branche,  fut 
conseiller  au  parlement  de  cette  province,  lors 
de  son  institution.  Bàltazar,  Jils  de  Pierre,  succéda 
à  son   père  dans   le    dit  office,  mais   ne  laissant 


201 


202 


point  de  postérité,  cette  branche   s'est   éteinte  en 
lui. 

Les  lettres  patentes  de  déclaration  de  noblesse, 
obtenues  par  Henri  deGiraud,  furent  enregistrées 
aux  actes  du  siège  d'Arles  le  15  novembre  1586 
et  aux  archives  du  roi,  suivant  l'arrêt  de  la  Cham- 
bre des  Comptes,  Cour  des  Aides  et  Finances  du 
dit  pays,  le  22  octobre  1GG8,  et  au  bureau  des  Fi- 
nances delà  Généralité  de  Provence  séant  à  Aix, 
le  10  juin  1671.  Les  dites  lettres  de  déclaration  de 
noblesse  ont  été  aussi  vérifiées  par  les  commis- 
saires députés  par  Sa  Majesté,  suivant  les  décla- 
rations des  28  février  1665  et  4  septembre  1696, 
pour  la  vérification  des  titres  de  noblesse  et  re- 
cherche des  usurpateurs. 

La  filiation  commence  à  Henri  de  Giraud  et  se 
continue  sans  interruption  jusqu'à  nos  jours.-  . 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'or,  accompagnée 
de  trois  têtes  et  cols  de  toiq  'S,  coupées  de  même. 

GIRVAL   (de). 

Dans  les  divers  papiers  et  archives,  les  Girval 
sont  désignés  tantôt  et  le  plus  souvent  de  Girval 
du  Vigan,  tantôt  de  Girval  de  Vallemont. 

En  1500,  la  famille  de  Girval  était  fixée  dans  la 
ville  du  Vigan  (Gard)  ;  elle  y  occupait  les  pre- 
mières charges,  telles  que  Consuls  de  cette  ville, 
députés  au  parlement  de  Montpellier  et  de  Péze- 
nas. 

Antoine  de  Girval,  Seigneur  du  Vigan  était,  en 
1660,  un  des  cent  gentilshommes  de  la  chambre 
du  roi  et  gouverneur  des  pages  de  la  petite  écu- 
rie. Ces  charges  se  sont  maintenues  dans  la  fa- 
mille jusqu'à  la  Révolution. 

Tous  les  membres  de  cette  famille  étaient  dans 
les  armées  du  roi  en  1752;  l'un  d'eux  était  gou- 
verneur de  Valenciennes  ;  tous  furent  chevaliers 
de  St-Louis. 

La  famille  de  Girval  se  fixa  en  Bourgogne  par 
le  mariage  d'un  de  ses  membres  avecMlleGéliot, 
fille  du  sieur  Géliot,  seigneur  de  Montarmet, 
Salives,  Prégelon  et  autres  lieux. 

Armes:  D'azur,  à  la  bande  d'or,  chargée  de 
trocs  croix  ancrées  de  gueules. 

Couronne  de  comte. 

Supports:  Deux  saunages  avec  leur  massue. 

REPRÉSENTANTS    ACTUELS 
Branche  aînée 

1°  Girval  (René  de)  château  de  Ri- 
vault,  près  Autun  (Saône-et-Loire),  a  épou- 
sé Mlle  de  Rorde 

2°  G.  (Henri  de),  lieutenant  de  dragons 
à  Dijon  et  à  Fleurey-sur-Ouche  (Côte- 
d'Or),  a  épousé  Mlle  de  Surmain. 


3°  G.  (Albéric  de)  à  l'école  de  Saint-Cyr, 
et  à  Fleurey. 

Branche    cadette 

3°  Girval  (Joseph  de),  château  de  Musi- 
gny  (Gôte-d'Or),  a  épousé  Mlle  Siraudin, 

2°  g.  (Georges  de),  château  de  Rousse- 
nois  (Gôte-d'Or),  a  épousé  Mlle  André  du 
Haàiel. 

GISLAIN  {de). 

Famille  maintenue  et  reconnue  noble  par  sen- 
tence des  Elus  de  Mortagne,  du  2  août  1634,  par 
jugement  du  9  mai  1642,  et  par  une  ordonnance 
de  M.  de  Marie,  commissaire  départi  dans  la  gé- 
néralité d'Alençon  du  7  juin  1666,  dans  lesquels 
jugement  et  ordonnance  sont  énoncés  les  titres 
qui  établissent  l'ancienneté  de  la  noblesse  de 
cette  famille  depuis  .lean  Gislain,  Écuyer,  sieur 
deBoisguillaume,  et  de  Saint-Mars  de  Coulonges, 
vivant  en  1490. 

La  filiation  commence  à  un  de  ses  descen- 
dants, Charles  de  Gislain  qui  épousa  Catherine 
Bouju,I)ame  de  la  Barre,  vers  1560  et  en  eut  pos- 
térité. 

Cette  famille  compte  des  lieutenants  et  des  ca- 
pitaines dans  les  armées  et  des  chevaliers  de 
Saint-Louis. 

Armes  :  D'azur,  à  un  cerf  passant  d'or. 

GOER  DE  HERVE  (de). 

Famille  noble,  originaire  du  Duché  de  Lim- 
bourg,  où  elle  apossédé  anciennement  la  seigneu- 
rie du  ban  de  Hervé,  dont  elle  a  conservé  le  nom 
jusqu'à  nos  jours.  Arnoult  de  Goer  se  trouve 
compris  dans  la  liste  des  nobles  de  ce  duché,  qui 
servirent  sous  Wincelin,  duc  de  Brabant,  Luxem- 
bourg et  Limbourg,  à  la  bataille  de  Bafwire,  le 
21  août  1371,  selon  les  archives  de  Bruxelles.  Cette 
ancienne  noblesse  subsistait  en  trois  branches 
dans  le  pays  de  Liège,  où  elle  s'est  établie,  il  y  a 
plus  de  deux  siècles,  et  où  elle  a  rempli  des 
charges  et  des  emplois  considérables. 

Jacques  de  Goer  de  Hervé,  qui  commence  la 
filiation,  vivaiten  1599,  année  où  il  épousa  Jeanne- 
Bertrande-Louise  de  Gueusange,  dont  il  eut  Ber- 
trand, l'aîné,  qui  continua  la  lre  branche.  Son 
frère  Jean,  qui  fut  l'auteur  de  la  seconde  branche, 
et  le  3°  fils  de  ce  dernier  fut  celui  qui  commença 
la  3e  branche. 

Cette  famille  compte  des  officiers  distingués  et 
des  chevaliers  de  St-Louis. 

Armes  :  Dor,  au  lion  de  gueules,  armé  ri  lam- 
passê  du  même. 


203  — 


204 


GOMIGHON  DES  GRANGES. 

Ancienne  famille  catholique  de  Bourgogne  et 
qui  à  toutes  les  époques  fit  preuve  de  sa  fidélité 
au  roi.  Fait  remonter  son  origine  à  Pierre  Phili- 
bert Gomichon,  attaché  à  la  maison  du  roi  Louis 
IX  (Saint-Louis)  (Charte  de  1235  possédée  par  la 
famille)  et  fait  seigneur  de  Granges  après  la  sep- 
tième  croisade.  La  filiation  directe  est  établie  de- 
puis cette  époque. 

Cette  famille,  à  chaque  génération,  a  donné  à 
la  France,  des  officiers,  des  prêtres  et  des  ma- 
gistrats tous  fidèles  à  leurs  traditions. 

File  habitait  les  environs  de  Gray,  en  1640,  le 
chef  de  cette  famille  était  conseiller  du  roi. 

Vers  1715,  elle  vint  se  fixer  à  Montluçon,  puis 
à  Bourbon  Larchambeau  où  elle  possédait  quel- 
ques domaines  outre  ceux  de  Treignat,  de  Doyet 
du  Peux. 

Mais  la  Révolution  la  dispersa  ;  les  uns  furent 
tués  et  emprisonnés,  les  autres  exilés  à  l'Ile  de 
Ré. 

En  1808,  complètement  ruinés,  les  six  enfants 
de  Philibert-Pierre-Antoine  Gomichon,  revinrent 
à  Bourbon,  et  le  chef  de  la  famille  ayant  pu  rentrer 
en  possession  de  quelques  biens, vécu  dans  une  obs- 
curité relative  avec  ses  deux  filles  Rose  et  Louise 
entouré  de  l'estime  et  de  la  considération  de  tou- 
tes les  familles. 

Les  deux  fils  aînés  furent  officiers  ;  le  premier, 
capitaine  aide  de  camp  du  maréchal  Lobau,  mort 
à  23  ans;  le  second,  lieutenant  de  hussards,  mort 
en  1825  ;  le  troisième  fut  curé  de  Treignat  ;  le 
dernier  fut  magistrat  et  vint  habiter  Paris.  Pier- 
re-Charles-Antoine-Philibert Gomichon  des  Gran- 
ges, marié  en  1819  à  Cèleste-Marie  Auger,  no- 
ble famille  de  Sain t-Valery-en-Caux, eût  deux  fils. 

1°  Henri-Gabriel-Philibert,  tué  à  la  bataille  de 
Sedan,  capitaine  de  turcos,  marié  à  Anne-Marie- 
Fanny-Benoist  Merle  dont  2  fils  :  André,  Gabriel. 

2°  Charles-Claude-Victor-Philibert,  homme  de 
lettres,  marié  à  Marie-Anne-Louise  Benoist  Merle, 
dont  5  enfants  :  a)  Marie-Louisé-Micheline-Phi- 
liberte,  mariée  à  Charles-Edouard  Le  Conte  dont  3 
enfants  ;  b)  Charles-Gabriel  Phi-libert-Marc,  doc- 
teur agrégé  des  lettres,  marié  à  Octavia-Fdmée 
Buchet  de  Neuilly  dont  une  fille;  c)Henri-Gabriel- 
Louis-Charles  Philibert,  lieutenant  au  93e  ;  ci) 
Louise-Micheline-Philiberte  ;  e)Marguerite-.Marie- 
Anne-Philiberte. 

Le  dernier  cadet  de  la  famille  porte  le  titre  de 
Vicomte  de  Saint- Valérie. 

Armes  :  D'argent,  à  la  fasce  d'azur  et  aux  trois 
flammes  au  naturel,  dont  2  en  chef  et  1  en  pointe- 

Devisk  :  Ubl  fldcs,  ibi  libertas.  Ça  brûle  ! 

Couronne  de  baron. 

Supports,  à  droite:  femme  debout  semée  de 
flammes. 

A  gauche  :  Lion  flambant. 


GONTIER  DU  SOULAS. 

Gontier  du  Soûlas,  de  Lagrèze,  du  Sol,  de  La- 
brousse,  du  Lac  de  Salle,  de  la  Place  Saint-Front, 
de  Carpenet,  de  Saint-Marcel,  de  Montirat,  du 
Rosier,  de  la  Cantaudie,  du  Fraysse,  de  la  Gar- 
rigue, du  Cluseau,  de  Biran,  de  la  Sayssie,  do 
Saint-Sulpice. 

Cette  famille  originaire  du  Limousin  est  connue 
dès  le  îxe  siècle;  mais  il  n'a  pas  été  possible  de 
dresser  sa  généalogie  à  partir  de  cette  époque 
jusqu'en  1361  date  de  l'établissement  de  sa  filia- 
tion suivie,  les  registres  de  Fétat-civil  déposés 
aux  archives  de  Limoges  n'étant  pas  antérieurs 
au  xive  siècle. 

Du  Limousin,  la  famille  Gontier  du  Soûlas  fut 
ensuite  se  fixer  à  Périgueux  au  xive  siècle  comme 
le  prouve  le  Recueil  des  titres  de  cette  ville  im- 
primé en  1775  à  la  fin  d'un  mémoire  sur  sa  cons- 
titution politique,  à  défaut  de  l'état-civil  qui  ne 
remonte  pas  au-delà  de  1500. 

La  filiation  dressée  sur  titres  originaux,  actes 
authentiques  de  l'état-civil  et  pièces  justificatives 
remonte  à  : 

Arnaud  Gontier,  Ier  du  nom,  nommé  procureur 
syndic  de  la  communauté  de  Périgueux  en  1361. 

Cette  famille  de  robe  et  d'épée,  et  qui  se  perd 
dans  la  nuit  des  temps,  a  eu  un  descendant  :  Ray- 
mond Gontier,  Ier  du  nom,  licencié  en  droit,  qui 
fut  Capitoul  de  Toulouse  en  1409,  comme  le  jus- 
tifient les  Annales  et  Chartres  de  cette  ville,  et 
que  prouve,  en  outre,  l'attestation  des  plus  au- 
thentiques qu'en  ont  donné,  le  15  mai  1787,  les 
Capitouls  de  Toulouse. 

Le  titre  de  noblesse  de  Raymond  Gontier  est 
encore  en  la  possession  de  la  famille  du  Soûlas. 
En  tête  du  titre  confirmatif  de  cette  charge  et  du 
droit  de  jouir  héréditairement  de  la  noblesse  et 
de  ses  prérogatives,  sont  peintes  les  armes  ci- 
dessous  blasonnôes. 

Un  descendant  de  Raymond  Gontier  :  noble 
Jehan  Gontier  du  Soûlas  marié  à  Marguerite  Roux 
a  formé  la  1  tranche  des  seigneurs  du  Soûlas  en 
prenant  ce  nom,  en  1603,  de  la  seigneurie  du 
Soulas  située  dans  la  commune  de  Vicq,  prè*  de 
Lalinde-en-Périgord,  dont  :  Guillaume  le  du  nom, 
son  troisième  fils,  qui  passa  contrat  de  mariage, 
le  6  avril  1641,  avec  Jeanne  de  Lascoups,  et  qui, 
duSoulas,fut  s'établir  àLamonzie-Montastrucprès 
de  Bergerac. 

Il  habita,  en  1655,  le  noble  repaire  de  Biran, 
domaine  appartenant  à  sa  femme,  et  ajouta  ce  nom 
terrien  au  sien,  fondant  ainsi  la  branche  Gontier 
de  Biran  d'où  descend  le  philosophe  Maine  Gon- 
tier de  Biran. 

Armes  :  D'azur,  a  trois  besants  d'or,  posés 2  et  1. 

Timbre  :  Un  heaume  d'argent  taré  en  tiers  à 
neuf  grilles  d'or,  les  bords  du  même,  orné  de  ses 
lambrequins  aux  couleurs. 


205 


—  206 


Couronne  comtale. 

Supports  :  Deux  Lions  d'or,   la  tête  contournée . 

Devise  :  Mon  Lieu,  ma  Patrie,  mon  Roy. 

REPRÉSENTANTS    ACTUELS 

Gontier  du  Soûlas  (Adalbert),  résidant 
au  château  du  Soûlas,  par  Lalinde  (Dor- 
dogne),  marié  en  1882  àPaule-Azaïs  (Tari- 
fât dont  :  a)  Henry;  b)  Guy. 

GOZDAWA  GODLEWSKI  (de). 

Très  ancienne  famille  de  Pologne,  de  la  noblesse 
et  des  armes  de  Gozdawa.  Elle  tire  son  nom  de 
Godlewski  des  domaines  de  Godlewo-Gorcziewo 
et  de  Godlewo-Cechny  auxquels  s'adjoignit  plus 
tard  celui  de  Varvavronie  gracieusement  concédé, 
«  magnâ  virtute  privilegii  »,  à  Jacques  de  Gpdlewo, 
par  Boleslas,  duc  de  Mazovie,  en  l'an  1471. 

La  branche  française  a  été  établie  par  Jules  de 
Gozdawa  Godlewski,  fils  de  Joseph-Casimir  et  de 
Madeleine  Jablonowska,  arrière-petit-fils  d'Albert 
Godlewski,  burgrave  Caslri-Nurensis,  qui,  après 
l'écrasement  de  l'insurrection  polonaise  de  1831 
a  laquelle  il  avait  pris  part  en  qualité  d'officier, 
se  réfugia  en  France  et  épousa  Marie-Thérèse  de 
Biran  fille  de  François  de  Biran,  garde-du-corps 
de  S.  M.  le  roi  Louis  XVI  et  de  Madeleine  de  la 
Chapelle,  et  petite  nièce  de  l'illustre  philosophe 
Maine  de  Biran. 

Une  Jablonowska,  fille  du  prince  Stanislas 
Iablonowski,  palatin  de  Bussie,  grand-général  de 
la  Couronne,  sous  Jean  Sobieski,  fut  la  mère  de 
Stanislas  Leczinski,  roi  de  Pologne,  duc  de  Lor- 
raine et  de  Bar,  et  par  conséquent,  la  grand'mère 
de  Marie  Leczinska,  reine  de  France. 

Les  Gozdawa  Godlewski  sont  alliés  aux  familles 
princières  des  Jablonowski,  des  Leczinski,  des 
Swiatopolk-Mirski;  aux  Lesniewski,  Gysmala, 
Suchodolski,  Kaminski,  d'Eskul,  Barzykowski, 
etc.  ;  aux  de  Biran,  de  la  Chapelle,  d'Hugonneau, 
de  Verdillac,  du  Chatenêt,  Imbert  de  la  Chollet- 
tière,  Pelletier  de  Montigny,  etc.,  etc. 

Armes  :  Le  gueules,  à  deux  fleurs  de  lis  d'ar- 
gent posées  en  pal,  l'une  debout,  l'autre  renversée, 
qui  est  de  Gozdawa. 

Couronne  de  comte,  surmontée  de  cinq  plumes 
de  paon  formant  panache  qui  sont  les  insignes 
du  burgraviat,  et  sur  laquelle  figurent  les  deux 
fleurs  de  lis  de  l'écu  dont  une  seule  est  appa- 
rente. 

Support  :  Un  trophée  formé  de  quatre  drapeaux, 
de  deux  piques,  d'une  hache  et  d'un  marteau 
d'armes. 

Devise  :  Sicut  lilia. 


GOUÉ  (de). 

Famille  de  laquelle  était  Jean-Baptiste  de  Goué, 

seigneur  de  Fougerolles,  la  Prévôtière  et  de  Ville- 
neuve-la-Guyard,reçu  conseillerai!  Grand-Conseil, 
le  27  novembre  1671,  et  honoraire  le  8  mars  1689. 

Armes  :  D'or,  au  lion  de  gueules,  surmonté  d'une 
fleur  de  lis  d'azur. 

GOURDIER  DES  HAMEAUX. 

Famille  de  robe  et  d'épAe,  originaire  de  Nor- 
mandie, anoblie  en  août  1053. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'or  accompagnée  en 
chef  de  trois  coquilles  d'argent,  et,  en  pointe,  à 
dcxtre,  d'un  coquillage,  et,  à  senestre,  d'une  mer- 
lelle  d'argent. 

Supports  :  Deux  lions. 

REPRÉSENTA  NTS     ACTUELS 

Gourdier    des    Hameaux    (Clément), 

épousa  en  1861  Marie-Madelina  Heurtault 
de  Boisneville,  petite  fille  de  Jean  Vincent 
Tauneguy  Lœvsonneur,  B0Q  de  Gouvets  et 
seule  héritière. 

Fils  :  G.  des  H.  (Antoine  Gabriel,)  B°" 
de  Gouvets. —  Bésidence:  37,  rue  des  Jaco- 
bins, à  Gaen  (Calvados). 

GRANT  DE  VAUX. 

Les  barons  Grant,  vicomte  de  Vaux,  descen- 
dent des  anciens  rois  d'Ecosse  Mac  Alpin.  La 
filiation  est  établie  jusqu'à  Alpin,  roi  d'Ecosse, 
assassiné  en  830. 

L'an  1359,  Jean  Grant,  ambassadeur  d'Ecosse, 
vient  en  France;  il  y  établit  deux  de  ses  neveux, 
William  et  Tassin  Grant  dont  descend  la  branche 
actuelle  française. 

Les  Grant  restés  en  Ecosse  sont  mêlés  aux 
révolutions  agitant  le  pays;  ils  subissent  de  nom- 
breuses vicissitudes;  leur  clan  est  nombreux  et 
puissant;  ils  s'allient  aux  familles  royales  de 
Stuart,  Bailleul,  Bruce;  Jacques  Grant  en  1704  est 
nommé  Baronet;  James,  son  fils,  est  héritier  du 
nom  et  des  titres  de  lord  Finlater. 

En  Angleterre,  ils  s'allient  aux  Stuart,  Bailleul, 
Bruce,  Boleyn,  Parry,  Fife,  Douglas,  Gordon, 
Melfort,  Colquhoum,  etc.,  etc. 

En  1359,  Charles  V,  crée  William  Gront,  aîné 
des  deux  frères  venus  en  France,  vicomte  de  Caen 
(branche  éteinte).  Le  titre  passe  aux  héritiers  de 
Tassin  Grant. 

En  1784,  le  titre  est  confirmé  par  acte  authen- 
tique du  roi  Louis  XVI  en  faveur  de  Charles  Grant, 


207 


208  — 


vicomte  de  Vaux,  maréchal  de  camp,  chef  du  nom 
et  des  armes. 

Charles  Grant,  vicomte  de  Vaux,  épousa  en  1769 
Anne  Charlotte-Agathe  de  Graindorge  du  Teil,  sa 
cousine,  dont  il  eut  3  enfants  : 

1°  Romain,  baron  Grand  de  Vaux,  qui  épousa 
Adèle  de  Saint-Aulaire  et  mourut  sans  postérité. 

2e  Charlotte  Grant  de  Vaux  qui  épousa  le  comte 
de  Salivet  de  Fouchécourt,  dont  elle  eût  une  fille, 
Emilie  de  Fouchécourt,  mariée  en  premières  noces 
au  comte  de  Chateauvillard,  et  en  deuxièmes  noces 
au  marquis  Carracciolo  de  Castelluccio  avec  le- 
quel elle  vit  à  Naples. 

3°  Justine  Victoire  Grant  de  Vaux,  qui  épousa 
le  marquis  de  Loménie  et  mourut  sans  postérité. 

Charles  émigré  en  1790;  en  1793,  il  épousa  en 
deuxièmes  noces,  à  Londres,  Mary  Jones  Herbert, 
de  la  maison  de  Penbroke,  dont  il  eût  plusieurs 
filles  toutes  décédées  et  un  fils  :  Charles  Alpin, 
baron  Grant,  vicomte  de  Vaux,  commandant  de 
place  à  Lyon  qui  épousa  Henriette  de  Rivoire 
dont  il  eût  Charles-Alpin-Ferdinand-Auguste  qui 
épousa  en  187G  Angèle  Chevrier  de  Corcelles  dont 
dont  deux  fils  et  une  fille. 

Cette  branche  s'est  alliée  aux  Quetteville,  de  Bé- 
renger,  de  Gheux,  de  Clinchamps,  Francqueville, 
Granville,  Graindorge  du  Teil,  Colbert  Seigne- 
ley,  etc.,  etc. 

Armes  :  Ecartelé  :  au  i,du  royaume  d'Ecosse  : 
au  2,  d'hermine  au  chevron  de  gueules  chargé  de 
trois  couronnes  antiques  d'or  qui  est  de  Quette- 
ville ;  au  3,  d'argent  à  lafasce  d'azur  chargée  de 
trois  coqs  de  gueules  couronnés  à  l'antique  d'or  ; 
au  4,  parti  d' Angleterre  et  de  Stuart  ;  sur  le  tout, 
de  gueules  à  trois  couronnes  antiques  d'or. 

Supports  :  Deux  sauvages. 

Cimier  :  Une  montagne  brûlante. 

Devise  :  Stand  Sure  (Tenez  ferme). 

Au  bas  des  armoiries,  une  tête  de  roi  couronnée 
à  l'antique  et  coupée  de  gueules,  d'où  le  sang 
découle  avec  ces  mots  : 

Cuinich  bas  Alpin  (Souvenez-vous  du  meurtre 
d'Alpin). 

GRAVEROL  (de). 

Cette  famille  est  originaire  du  Languedoc. 

Primitivement  noblesse  de  Robe,  les  titres  dé- 
truits lors  des  guerres  de  religion,  n'ont  pu  re- 
monter à  la  source. 

Jean  de  Graverol,  militaire,  Major  au  régi- 
ment de  Noailles  qui  fut  tué  dans  la  guerre 
des  Camisards,  avait  épousé  Claudine  de  Las- 
cours.  11  eut  de  ce  mariage,  lo  François-Mi- 
chel de  Graverol,  mousquetaire,  qui  épousa  de- 
moiselle de  Ponnetiers  de  Montgrenier  ;  2° 
Claudine  de  Graverol  qui  épousa  M.  de  Coste, 
prévôt    général  du  Languedoc. 


Michel  de  Graverol  se  maria  et  eut  pour  fils 
François  de  Graverol,  capitaine  au  régiment  de 
Bourgogne  tué  lors  de  la  conquête  de  la  Corse. 
1°  Hubert  Castor  de  Graverol,  officier  au  régi- 
ment du  Perche,  qui  assista  au  siège  de  Gibral- 
tar, fit  la  guerre  aux  États-Unis  d'Amérique  et 
épousa  Charlotte  de  Gérard  de  Lamotte  ;  celui-ci 
eut  pour  fils  :  1°  Jean  de  Graverol  (François)  of- 
ficier d'artillerie  tué  à  Wagram  ;  2°  Hubert  Ca- 
lixte  de  Graverol,  lieutenant  aux  carabiniers  du 
roi  (garde  du  corps),  capitaine  aux  hussards  de 
la  garde  royale,  démissionnaire  en  1830,  plus 
tard  juge  de  paix  du  canton  de  Barre  (Lozère) 
qui  épousa  Louise  de  Girard  de  Coëhorn  et  eut 
deux  fils,  l'aîné,  Ferdinand  de  Graverol,  mort 
dans  la  campagne  du  Maroc,  et  Charles  Henry 
qui  épousa  Cécilia  Amélia  Bayly,  dont  il  eut  : 
l°Hubertine  de  Graverol,  religieuse,  dominicaine, 
morte  à  Etrepagny  (Eure),  et  2°  Henry  de  Gra- 
verol, qui,  primitivement,  zouave  Pontifical,  fit 
ensuite  la  campagne  de  la  Loire  (1870)  comme 
brigadier  au  118  chasseurs  à  cheval.  Il  épousa 
Claire  Ellen  de  Graverol,  née  Gardiner,  native 
de  Natal  (Cap)  Afrique,  dont  il  eut  1°  Caroline,  2° 
Cécile,  3°  René,  4°  Charles  et  5°  Henry. 

Armes:  D'argent,  au  chevron  de  gueules  ac- 
compagné de  trois  merlettes  de  sable,  2  en 
chef,  1  en  pointe. 

Couronne  de  comte. 


GRASSET  (de). 

Cette  famille,  que  nous  n'avons  fait  que  men- 
tionner (T.  Ier,  col.  1372)  est  représentée  au- 
jourd'hui par  deux  branches  seules  existantes, 
l'une  dite  de  Provence,  l'autre  de  Languedoc, 
dont  la  communauté  d'origine  a  toujours  été  re- 
connue par  leurs  membres  sans  en  pouvoir  pré- 
ciser la  jonction  :  selon  d'Hozier  elle  remonterait 
au  Grassi  de  Bologne. 

Branche  de  Provence 

Les  Grasset  de  Provence  ont  été  Consuls  et 
Conseillers  de  la  ville  de  Toulon,  de  père  en  fils, 
depuis  la  fin  du  xiv8  siècle,  jusqu'à  la  révolu- 
tion :  leur  plus  ancien  auteur  connu  est  Guillaume, 
vivant  en  1070.  Antoine  Gaspard,  Ier  Consul  et 
lieutenant  du  roi,  puis  secrétaire  du  roi  en  1766, 
ép.  de  Catherine  de  Caire,  du  Lauzet  à  ses  en- 
fants :  1°  Joseph  Gaspard,  officier  de  marine  fit  la 
campagne  du  Canada  sous  le  marquis  de  Mont- 
calm  en  1788,  passa  aux  gendarmes  de  la  garde 
du  Roi  en  1774,  y  devint  capitaine  et  chevalier 
de  Saint-Louis,  ép.  de  Rose  de  Champenois  d'Arcé 
sans  postérité;  2°  Louis  Foulon,  vicaire  général  de 
Meud,  chanoine  du  Chapitre  d'Aix,  et  du  Chapitre 
royal  de  St.  Denis,  en  1785,  Chevalier  de  Malte 
et  Emmanuel-Paul,  comte  de  Grasset,  chef  d'es- 
cadron   des   Gardes    du  corps    du    Roi,    cie    de 


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•210  — 


Luxembourg,  chevalier  de  St-Louis  et  de  la  Lé- 
gion d'honneur,  émigré  à  Naples  en  1793,  ép. 
Magdeleine  Roize,  sœur  des  généraux  do  ce  nom, 
dont  il  eut  deux  fils:  1°  Antoine,  officiel*  de  ma- 
rine, tué  au  combat  naval  de  Bages  en  1809  ;  2° 
Emmanuel  Angustin,  comte  de  Grasset,  gentil- 
homme de  la  Chambre  et  Contre-Amiral  de  S. 
M,  le  roi  des  Deux-Siciles.  officier  de  la  Légion- 
d'honneur  et  chev.  de  l'Ordre  de  St-Georges  de 
la  Réunion,  fit  sous  le  drapeau  français  de  1806 
à  1815,  les  expéditions  de  Gaëte,  de  Calabre,  de 
Corfou,  de  Caprée  et  de  Sicile  et  commandant  en 
chef  des  forces  navales  du  Roi  Joachim  dans  l'A- 
driatique: ép.  de  Caroline  de  Girardi. 

Armes:  D'or,  à  la  bande    de  sable,  chargée  de 
trois  aiglettes  d'argent. 
Cimier  :  Un  Grasset. 
Couronne  de  Comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS* 

Grasset  (Emmanuel-Ferdinand,  Comte 
de),  né  en  1829,  fils  du  précédent,  Archi- 
viste adjoint  du  dép.  des  Bouches-du- 
Rliône,  correspondant  du  Ministère  de 
l'Instruction  publique,  membre  du  Con- 
seil de  France  et  commandant  du  Christ 
de  Portugal,  chevalier  des  ordres  de  Char- 
les III  d'Espagne,  de  Constantin,  de  Na- 
ples et  de  St-Jean  de  Jérusalem,  officier 
d'Académie,  marié  :  1°  en  1853,  à  Marie- 
Louise  Quarto,  fille  du  duc  de  Belgiojoso, 
veuf  en  1861.  —  Remarié  en  1888  à  Louise 
de  Heilbuth. 

Enfants:  du  1er  lit:  1°  Caroline,  ma- 
riée en  1876,  au  Marquis  de  Dainammare 
(Florence)  ;  2°  Amélie,  mariée,  en  1879,  au 
baron  de  Roccolino  (Paris)  ;  du  2e  lit  :  3° 
Emmanuel  Joachim,  né    6  octobre  1889. 

Frère:  Ferdinand-Charles, né  en  1822, 
chev.  de  l'ordre  de  François  Ier  des  Deux 
Siciles,  Résidence:  Marseille,  et  le  châ- 
teau de  Bossey  en  Suisse,  marié  en 
1862,  à  Marie  Battistini,  dont  :  ^Emma- 
nuel Clément,  né  en  1875;  2°  Louise,  née 
en  1863;  3°  Denise,  mariée,  en  1887,  au  ba- 
ron d'Assignies:  Château  de  Brans  (Jura); 
4°  Joséphine,  mariée,  en  18(33,  à  Ernest  de 
Suremain  :  Ch.  deFlammerans(Côte-d'Or) 

Branche  de  Languedoc 

Les  Grasset  de  Languedoc  à  Montpellier  et  à 
Pézénas  ont  été,  de  père  en  fils,  Conseillers, Pro- 
cureurs Généraux  et   Présidents  de  la  Cour  des 


Comptes  et  des  Aides  de  Montpellier  et  comptent 
plusieurs  officiers,  un  syndic  général  des  Ktats 
de  Languedoc,  en  146*2,  et  plusieurs  Consuls  do 
Montpellier,  et  baillis  de  Paulhan,  depuis  la  fin 
du  xive  siècle,  jusqu'à  la  Révolution. 

Jean-François  de  Grasset,  capitaine,  Châtelain 
du  Château,  Ville  et  Comté  de  Pézénas,  en  il  i5, 
eut  un  fils,  Président  du  Conseil  Général  de  l'Hé- 
rault sous  la  Restauration,  dont  :  Jean-Eugène, 
marquis  de  Grasset,  député  de  l'Hérault,  en  L834, 
réprésentant  à  l'Assemblée  législative,  1849-1851  ; 
de  son  mariage  avec  Pulchérie  de  Ginestous  sont 
nés  :  Jean-Marie-Henri,  le  8  avril  1821,  et  Jean- 
Marie-Charles,  le  10  avril  1830,  qui  continue  la 
filiation. 

Jean-Marie-Henri,  député  à  l'Assemblée  législa- 
tive en  1871,  eut  un  fils,  Charles-Marie-Jean,  at- 
taché à  l'Ambassade  de  Berne  et  à  celle  de  Rome, 
décédé  sans  alliance. 

Armes:  D'azur,  à  la  colombe  d'argent  tenant 
en  son  bec  un  rameau  d'olivier  de  même  ;  au  chef 
cousu  de  gueules,  chargé  de  trois  étoiles  d'or. 

Couronne  de  Marquis. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS: 

Grasset  (Charles,  Marquis  de)  fils  ca- 
det de  Jean-Eugène,  né  en  1830.  marié  à 
Clémence  de  Fabre  de  Latude,  dont  :  1° 
Jacques,  né  le  18  juin  1869,  sous-lieute- 
nant de  réserve  au  17e  dragons,  marié,  en 
1895,  à  Albertine  de  Forbex  La  Barben  ;  2° 
Magdeleine,  née  le  4  Décembre  1874. 

Nièces  :  1°  Henriette,  mariée  à  Xavier 
de  Juvenel  ;  2°  Marie,  mariée  à  Pierre  de 
Juvenel;  3°  Gabrielle,  mariée  à  Louis, 
Marquis  de  Barrai  d'Arènes.  Résidence: 
Château  de  St-Pierre,  par  Montblanc  (Hé- 
rault) et  Pézénas. 

GRATIEN  ou  GRATIAN  (de). 

Cette  famille,  originaire  de  Bretagne,  a  possédé 
les  Seigneuries  de  Comorre,  des  Bordes,  de  Saint- 
Morice,  de  Lauviry,  de  Puygaillard,  de  la  Gre- 
nadis,  du  Gourdin,  de  la  Salle,  de  Laulnay,etc. 

Au  commencement  du  xve  siècle  on  voit  figurer 
son  nom  avec  les  qualifications  de  noblesse  dans 
l'Histoire  de  Bretagne.  Louis  Gratien,  écuyer, 
était  présent  à  la  Revue  de  Darien  de  Cordellet  à 
Carcassonne,  le  29  mars  1419  (Dom  Morice, 
Preuves  pour  servir  à  l'histoire  de  Bretagne, 
tome  II,  p.  994). 

Louis  Gratien,  écuyer,  peut-être  le  même,  figure 
à  la  montre  de  Guy  on  de  la  Rive,  écuyer,  fait  à 


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Magny.  le  8  décembre  1419.  (Id.  page  993).  Le 
même  nom  se  trouve  à  la  Revue  de  Jean  Darrien, 
le  29  avril  1420  (id.,  page  1006). 

François  Gratien,  écuyer,  était  homme  d'armes 
dans  la  compagnie  de  Jehan  de  la  Haye,  écuyer, 
comme  il  appert  d'une  quittance  du  l^1'  février  1462 

Catherine  de  Gratien,  fille  du  précédent,  avait 
épousé  en  1490,  Jean  de  Clairvaulx. 

La  maison  de  Gratien  fut  reconnue  d'ancienne 
noblesse  à  la  Réformation  de  1513,  paroisse  de 
Trëmélolr,  évêché  de  Saint-Rrîeuc.  Jacques  Gra- 
tien, fils  d'Yvon,  y  possédait  alors  le  manoir 
noble  de  Lauviry. 

La  filiation,  continuée  jusqu'à  nos  jours,  peut 
se  suivre  d'une  manière  certaine  depuis  : 

1°.  —  Balthazar  de  Gratien  ou  Gratian,  seigneur 
de  Çomorre,  conseiller,  secrétaire  du  Roi  en  1662, 
qui  laissa  pour  enfants  : 

II0.  —  Jean  de  Gratien  mort  sans  postérité  :  2°. 

111°.  —  Balthazar  de  Gratian,  capitaine  des  vais- 
seaux du  Roi.  Il  épousa  Anne  de  Carponte  et 
mourut  sans  laisser  d'enfants. 

IV0.  —  Mathieu  de  Gratien,  avocat  au  Parle- 
ment, fixé  à  Sens,  frère  de  Balthazar  Ier,  devint 
chef  de  nom  et  armes  après  la  mort  de  ses  neveux. 
Il  avait  épousé  le  5  juillet  1674,  Jeanne  de  Bautru. 

V9.  —  De  ce  mariage  naquit  :  Simon-Mathieu 
de  Gratien,  avocat  au  Parlement.  Il  épousa  le 
29  juillet  1709,  Madeleine  Françoise  de  Matieu  ou 
Mathieu.  A  son  contrat  de  mariage  figurent 
comme  témoins,  ses  oncles  Guillaume  Gratien  de 
la  Grenadis,  conseiller  garde  des  sceaux  au  pré- 
sidial  de  Sens,  et  Thomas  Gratien  de  Puygaillard. 
Ils  eurent  plusieurs  enfants  dont:  Alexis-Théodore 
qui  suit. 

VI0.  —  Alexis-Théodore  de  Gratien  des  Bordes, 
Comorre,  etc.,  épousa  sa  parente  Marie-Rose 
Bruyère  de  Kerbineau,  à  Guingamp  (Bretagne) 

De  ce  mariage  sont  issus  :  1"  Louis-Alexis- 
Théodore  qui  suit,  2#  Cécile-Marie-Rose,  qui 
épousa  le  comte  de  la  Houssaye  :  3°  François- 
Alexis-Eusèbe,  Gratien  de  Comorre,  chef  d'une 
branche  éteinte. 

VII0.  —  Louis-Alexis-Théodore  de  Gratien, 
épousa  Mlle  de  Lannux  et  laissa  pour  fds  Jean- 
Théodore  qui  suit. 

\TII°.  —  Jean-Théodore  de  Gratien,  fds  de 
Louis-Alexis-Théodore  et  de  Marie  Françoise- 
Louise  de  Lannux,  né  à  Morlaix  en  1775,  épousa 
le  12  vendémiaire  an  IV,  sa  cousine  Rose-Marie- 
Angélique-Augustine  de  Porzanzal  ou  Portantoul 
de  la  Grève.  De  ce  mariage  naquirent  deux  enfants 
dont  un  fils  : 

IX0.  —  Julien- Alexis-Théodore  de  Gratien,  né  à 
(  ruingamp,  le  9  juillet  1796.11  épousa,  le  17  mai  1831, 
au  château  du  Bois-de-la-Motte,  Félicie-Anne- 
Emmanuelle-Maiie  Briot  de  la  Gaufrais  de  la 
Mallerie,   petite-fille  de   la  dernière  marquise  de 


Cahideuc.  Du  mariage  ci-dessus  sont  nés  sept 
enfants  dont  un  fds  : 

X°.  —  Théodore-Léonce-Emmanuel  de  Gratien, 
né  au  château  de  la  Mallerie,  le  22  mai  1840.  Il  a 
épousé,  le  26  août  1875,  Marie-Adèle-Eugénie- 
Morin  de  la  Rivière,  famille  très-ancienne  de  la 
1  îa^sc-Xormandie,  alliée  aux  plus  grandes  maisons. 

Alliances  :  De  Glervaulx,  de  Carponte,  de 
Bautru,  de  Mathieu,  de  Miron,  de  Keromain,  de 
Tromelin,  de  la  Haye,  de  Kergaradec,  de  Plœuc, 
de  la  Morandais,  de  la  Richardière,  de  Chan- 
toiseau,  de  Nesles,  de  Kerbineau,  de  Lannux,  de 
Porzanzal  de  la  Grève,  de  Carné  de  Trécesson,  de 
la  Houssaye,  de  Kerouartz,  de  Gouyon,  de  Bois- 
baudry,  de  Locmaria,  de  Montfort,  de  Molini, 
Picquet  da  Meleuc,  de  la  Bivière,  de  la  Ville- 
brune,  etc.,  etc. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  cVor,  accompagné 
en  pointe  d'un  linn  couronné  du  même,  lampassê 
el  armé  de  gueules.  Alias:  D'azur,  au  chevron 
d'argent  accompagné  de  trois  aigletles  d'or. 

Couronne  de  comte. 

Devise:  Virlus  et  fidcs. 

GRIMALDI  {de). 

Branche  d'Antibes  et  de  Cagnes. 

Cette  branche  descend  en 
ligne  directe  de  Raynier  II 
de  Grimaldi,  souverain  de 
Monaco,  Amiral  de  France, 
mort  en  1314. 

La  ligne  aînée  des  Gri- 
maldi, Princes  de  Mona- 
co, s'étant  éteinte  dans  les 
mâles  en  1731,  la  bran- 
che'des  Grimaldi  d'Antibes, 
se  prétend  aujourd'hui  la 
légitime  héritière  de  la 
principauté  de  Monaco,  les 
Goyon  de  Matignon  ne  des- 
cendent des  Grimaldi  que  par  les  femmes  seu- 
lement . 

Les  Grimaldi  issus  de  Pépin  d'Héristal,  possé- 
daient la  principauté  de  Monaco  depuis  l'an  980. 
Ils  ont  fourni  un  grand  nombre  d'illustrations. 
Plusieurs  ont  été  doges  de  Gênes,  d'autres,  ami- 
raux de  France,  généraux,  grands  dignitaires  de 
la  couronne  de  France,  beaucoup  sont  morts  sur 
les  champs  de  bataille  français. 

Armes  :  Fuselé  d'argent  et  de  gueules. 
Devise:  Deo  Juvante. 

REPRÉSENTANT    ACTUEL 

Grimaldi  d'Antibes,  Mis  de  Cagnes  et 
de  Courbons  (Henri -Charles-Raoul,  Mis  de) 
Résidence  :  12,  rue  Lauriston,  à  Paris. 


213  — 


21' 


GUEAU     DE     REVERSEAUX      DE 
ROUVRAY. 

Jacques-Etienne  de  Guéau,  seigneur  de  Rever- 
seaux,  célèbre  avocat  au  Parlement,  secrétaire  du 
Roi  en  1737,  épousa  Marie-Angélique  le  Xoir,  de 
laquelle  est  issu  Jacques-Philippe-Isaac  Guéau, 
seigneur  de  Reverseaux,  reçu  Conseiller  au  Par- 
lement de  Paris,  le  17  juillet  1761,  mailre  des  re- 
quêtes en  1765,  et  Président  au  Grand  Conseil,  le 
4  janvier  1768.  Il  mourut  en  laissant  de  N...  Sor- 
bier, un  garçon  et  4  tilles. 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  J  et  4  d'azur,  A  la  croix 
de  Jérusalem  d'or;  au  chef  cousu  de  gueules,  char- 
gé d'un  gland  de  chêne,  feuille  d'or,  la  tige  en  haut  ; 
aux  2  et  3  d'azur,  au  chevron  d'or  accompagné 
de  trois  croissants  d'argent. 

GUÉRIN  DE  LA  GRASSERIE. 

Famille  originaire  de  la  commune  de  Louvigné 
du  Désert,  _arrondissement  de  Fougères,  Breta- 
gne ;  depuis  le  xive  siècle,  le  vieux  manoir  de  la 
Grasserie  est  possédé  par  cette  famille  qu'on 
voit  figurer  parmi  les  premières  de  cette  province 
dans  les  reformations  de  1427,  1444,  1446,  1513  et 
1668.  Les  membres  ont  acquis  le  titre  de  marquis 
de  Saint-Brice  par  suite  du  mariage,  en  1644,  de 
Jean  Guérin,  seigneur  de  la  Grasserie,  avec 
Claude  Henriette  de  Volviredu  Ruffec.  fille  aînée 
du  marquis  de  Saint-Brice,  décédé  sans  autre  pos- 
térité, et.  du  déce»  de  l'oncle  paternel  de  celle  ci, 
Anne  de  Volvire,  décédé  aussi  sans  postérité,  et 
dernier  survivant  de  la  descendance  mâle  des 
marquis  de  Saint-Brice. 

Le  premier  connu  de    ses    auteurs    est   Miche1 
Guérin,   seigneur  de  la  Héarderie,   en  Arillamée, 
en  1452.  Viennent  ensuite  :  Pierre    Guérin,   sei- 
gneur de  la  Groisserie,  comme  il  est  attesté  par 
un  rolle  de  1490,  Raoul   Guérin.    seigneur   de   la 
Grasserie,  décédé  en  1539,  Jean  Guérin,  seigneur 
de  la  Grasserie  et  de   la    Belotière,    sénéchal   de 
Fougères  en  1576,  doyen  des  Conseillers  du    Roy 
en  sa  Cour  et  Parlement  de  Bretagne,  inhumé  en 
la  chapelle  de  la   Grasserie  en  l'église  de  Saint- 
Léonard   de    Fougères   en  1582,    Robert   Guérin, 
seigneur  de  la  Grasserie  et  de  la  Belotière,  Con- 
seiller du  Roy,  époux  de  Jeanne  Henry  de  la  Heu- 
zelais,  né  en  1579;  Jean    Guérin,  seigneur  de   la 
Groisserie  et  de  Parigné,  né  le  14  août  1619,  mort 
en   1681,  époux   de    Claude-Henriette  de    Volvire 
de  Ruffec,  marquise  de  Saint -Brice  ;  Anne  Guérin, 
fils  aîné  du  précédent,  seigneur  de   Sens,  devenu 
marquis  de  Saint-Brice  par  suite  du  décès  d'Anne 
de  Volvire,  son  oncle  maternel,  décédé   sans    en- 
fants, marié  à  Marie-Jeanne-Geslin  de  Trémar- 
gat  -,  Anne-Gilles  Guérin,  marquis  de  Saint-Brice, 
marié  à  Suzanne  de  Farcy,  mort  en   1737  ;    Anne 


|  Gilles-Jacques  Guérin,  marquis  de  Saint-Brice, 
marié  à  Jacquette-Hyacinthe  de  Prestre  de  Châ  • 
teaugiron,  lequel  n'a  laissé  que  deux  filles,  Louise- 
Caroline  Guérin,  marquise  de  Saint-Brice,  épouse  . 
d'Arnaud-Charles-Tuffin,  marquis  de  la  Roue- 
rie, décédée  sans  postérité,  et  Thérèse  Félicité 
Guérin  de  Saint-Brice,  épouse  de  Louis-Marie- 
Leloup  de  Chasseloir,  duquel  mariage  est  issu  un 
seul  enfant  :  Victorine-Thérèse  de  Chasseloir, 
mariée  à  Humbert  de  Sesmaisons  et  décédée  sans 
postérité  en  1719.  —  Cette  branche,  étant  éteinte, 
le  titre  de  marquis  de  Saint  Brice  est  reporté  sur 
les  descendants  du  fils  puiné  de  Jean  Guérin,  sei- 
gneur de  la  Grasserie.  Les  représentants  de  la 
branche  cadette  à  partir  de  Jean  de  la  Grasserie 
sont:  François-Claude,  seigneur  de  la  Grasserie, 
né  en  1658,  marié  à  Marie-Renée  Bossard  du 
Clos;  François-René  Guérin,  seigneur  de  la  Gras- 
serie, né  en  1659,  marié  à  Renée-François  le  Bel 
de  la  Gavouyére  ;  Gabriel  François  Guérin,  sei- 
gneur de  la  Grasserie,  né  en  1717,  marié  à  Julie- 
Marie  Picquet  de  Mélesse  ;  Prosper-André  Gué- 
rin de  la  Grasserie,  né  en  1755,  fils  aîné  du  pré- 
cédent, marié  à  Jeanne  de  Théhillac  ;  Alexandre 
Guérin  de  la  Grasserie,  fils  du  précédent,  auteur 
de  l'Armoriai  de  Bretagne,  décédé  sans  descen- 
dant mâle  ;  René-Joseph  Guérin,  chevalier  de  la 
Grasserie,  fils  puiné  de  Prosper-André  Guérin, 
né  en  7158,  marié  à  Thérèse-Bénite  Berlhelot  de 
Busnelaye  i  René  Guérin  delà  Grasserie,  né  en 
1786,  marié  à  Eulalie  du  Bois  de  Québriac  ;  Raoul 
Robert-Marie  Guérin  de  la  Grasserie,  docteur  en 
droit,  juge  au  Tribunal  de  Rennes,  auteur  de 
nombreux  ouvrages  de  littérature,  de  linguisti- 
que, de  droit,  de  législation  comparée,  de  psycho- 
logie et  de  sociologie,  marié  à  Cécile  le  Vicomte 
de  la  Houssaye,  dernier  représentant  du  nom 
dans  la  descendance  mâle  avec  ses  fils  Raoul  et 
René  Guérin  de  la  Grasserie. 

Seigneuries  :  La  famille  a  possédé  les  terres 
et  seigneuries  de  la  Grasserie  en  Louvigné  du 
Décret— de  Saint-Brice  (baronnie  de  Saint-Brice), 
paroisse  de  ce  nom  —  de  la  Belotière  —  de  la 
Héaullière,  paroisse  de  Villammée  —  de  Guille- 
ven  —  de  la  Gavouyére,  paroisse  de  Saint- 
Aubin  d'Aubigné  —  de  Sens  (baronnie  de  Sens). 
paroisse  de  ce  nom  —  de  Saint-Etienne,  paroisse 
de  Saint-Etienne  en  Coglez  —  de  Champinel,  — 
de  la  Chattière  —  de  Parigné,  paroisse  de  ce  nom 
—  de  la  Fontaine. 

Alliances  :  Elle  s'est  alliée  avec  les  familles  : 
Douilley,  seigneur  de  Plaisance  (xve  siècle)  ;  des 
Prey,  1576;  Henri  de  laHeuzelaye,  de  la  Binolaye 
d'Acre;  Garault  de  Chastillé  ;  Botherel  du  Pies- 
sis  Hettier;  Lasne  de  l'Officerie  (xviesiècle)  ;  Tar- 
dif de  Moidrey  :  de  la  Bourdonnay  de  Blossac 
(xvue  siècle)  de  Volvire  de  Ruffec,  Marquise 
de  Saint-Brice  (1644)  ;  Botherel  de  Couroger;  Bo- 
therel de  la  Bretonnière  (xvne  siècle),  Geslin  de 
Trémargot  (1671);  Bossart  du  Clos  (1582);  de  Bois- 


215  — 


—  216  — 


gelin  (1674)  ;  de  Farcy  (1717);  le  Bel  de  la  Gavo-  I 
nyère(1716);  le  Prestre  de  Ghateaugiron  (xvne 
siècle)  ;  Picquet  de  Mélesse  (1749)  Tuf  fier,  mar- 
quis de  la  Rociérie  (1785)  ;  Leloup  de  Chasseloir 
(1775);  de  Sesmaisons,  de  Neuville,  de  Théhillac 
(xviii"  siècle)  Berthelot  de  la  Brunelaye  (1785); 
Trochon  d'Herbrée  (1785)  ;  du  Bois  de  Québriac, 
le  Vicomte  de  la  Houssaye  (xixe  siècle) . 

Armes:  D'azur, au  checron  d'or  accompagné  en 
chef  de  trois  besans  de  même,  à  la  bordure  con- 
greslée  d'argent. 

GUET  (du). 

Ancienne  famille  noble  de  la  Champagne  dont 
les  membres  ont  possédé  les  seigneuries  d'Inau- 
mont,  de  Lalobbe  et  de  La  Certeau.  Il  y  a  quel- 
ques années  on  a  retrouvé  à  Inaumont  une  cloche 
fondue  au  xn»  siècle  qui  avait  eu  pour  parrain  un 
du  Guet,  seigneur  d'Inaumont.  Cette  famille  a 
fourni  bon  nombre  d'officiers  et  de  chevaliers  de 
St- Louis.  Elle  fit  ses  preuves  de  noblesse  en  1666 
et  figure  au  procès-verbal  de  Caumartin  où  ses 
armes  y  sont  ainsi  décrites  : 

Armes  :  Ecartelé  :  au  1  d'argent  à  quatre  ban- 
des de  gueules  ;  auv  2  et  3,  de  gueules,  au  lion 
d'argent  ;  au  4,  d'argent  au  lion  de  gueules. 

REPRÉSENTA NTS  ACT UELS 

1°  Guet  (Adolphe  du),  percepteur  des 
contributions  directes,  10,  rue  de  Venise, 
à  Reims,  marié àN. . . de laTourd' Artaise, 
dont  :  a)  Georges,  né  en  avril  1880  ;  b)  Ma- 
rie, née  le  8  juillet  1881. 

2°  Guet  (Henri  du),  contrôleur  des  doua- 
nes, attaché  à  la  direction  du  Havre. 

GUIBERT  (de). 

Famille  originaire  de  la  Touraine  et  établie  à 
Beaucaire,  diocèse  de  Nîmes,  depuis  environ  l'an 
1550.  Elle  a  possédé  pendant  longtemps  la  terre 
de  Gabrières,  située  dans  ce  même  diocèse.  Elle 
a  eu,  en  1104,  un  abbé  de  Nogent,  à  Loudun,  qua- 
lifié, par  les  historiens  de  ce  temps,  gentilhomme 
Français.  Un  autre,  dans  ce  même  siècle,  fut  abbé 
de  Nogent-sous-Coucy,  que  l'histoire  dit  être  issu 
d'une  riche  et  puissante  famille. 

Nicolas  de  Guibert,  qui  commença  la  filiation 
suivie,  naquit  à  Tours,  en  1460,  de  Jean,  et  s'éta- 
blit à  Tarascon  en  Provence,  au  commencement 
du  xv°  siècle,  où  il  fat  attiré  par  la  proximité  de 
cette  ville  à  celle  des  Beaux,  dont  il  fut  fait  gou- 
verneur en  1504.  Il  eut  du  roi  plusieurs  autres 
commissions  très  honorables. Lepape  lui  accorda 


une  bulle,  portant,  pour  lui  et  sa  postérité,  des 
dispenses  et  permissions  très  distinguées.  Ces 
faits  sont  prouvés  par  la  procédure  faite  devant 
M.  Bazin  de  Bezons,  commissaire  député  en  la 
province  de  Languedoc,  pour  la  vérification  des 
titres  de  Noblesse,  et  par  son  ordonnance  rendue 
en  1669,  en  faveur  de  cette  famille.  Elle  a  joui, 
dès  son  établissement  à  Tarascon,  de  tous  les 
privilèges  accordés  à  la  plus  ancienne  noblesse 
de  cette  province.  Sa  réception  à  Malte,  dès  cette 
époque,  prouve  son  ancienneté  et  la  noblesse  de 
l'origine  du  dit  Nicolas.  Il  avait  épousé:  1°  en 
1507,  Jeanne  de  Pontèves  ;  2°  Catherine  d'Arlod  ; 
3°  le  L2  octobre  1512,  Marie  deGènoin.  Il  eut  qua- 
tre enfants  du  premier  lit  et  un  du  3e,  Denis,  qui 
continua  sa  descendance.  Il  est  l'auteur  de  l'uni- 
que et  dernière  branche  qui  subsiste  encore  à 
présent. 

Armes  :  D'azur,  au  gui  de  chêne  fleuri  d'or,  ac- 
compagné de  trois  étoiles  du  même,  2  en  chef  et 
1  en  pointe. 

GUIGNARD  DE  SAINT-PRIEST  (de). 

De  cette  famille  noble,  est  Denis-Emmanuel- 
Guignard,  vicomte  de  Saint-Priest.  Président  à 
mortier  du  Parlement  de  Grenoble  en  1715,  qui 
eut  postérité  de  Catherine  Lescot,  son  épouse. 

Cette  famille  a  fourni  plusieurs  conseillers  au 
Parlement  et  des  maîtres  de    requêtes. 

François-Emmanuel,  né  le  12  mars  1735,  cheva- 
lier de  Malte  le  16  mars  1739,  appelé  le  Chevalier 
de  Saint-Priest,  Exempt  des  gardes  du  corps, 
Ambassadeur  à  la  Cour  de  Suède  en  1767,  fut 
Ministre  Plénipotentiaire  du  Boi  en  Portugal  et 
à  la  Porte. 

Ou  trouve  un  Charles  Guignard  dans  la  liste 
des  Conseillers  au  grand  conseil  du25  février  1517 
et  des  années  suivantes. 

Armes:  D'azur,  au  checron  d'argent,  accompa- 
gné en  chef  de  deux  tours  d'or,  maçonnées  de 
sable. 

GUIRONNET  DE  MASSAS. 

La  famille  de  Massas  est  originaire  du  Langue- 
doc ;  on  retrouve  encore  dans  le  département  du 
Gers  les  ruines  de  vieux  manoirs  qui  lui  appar- 
tinrent, notamment  à  Perusse  Massas  et  à  Castil- 
lon  Massas. 

Le  premier  auteur  connu  est  Odons  seigneur  de 
Malartic  et  de  Massas  qui  testa  en  1267. 

En  1628,  les  biens  de  la  famille  de  Massas  fu- 
rent confisqués  pour  cause  de  protestantisme  et 
donnés  à  Pierre  de  Beringhen,  seigneur  d'Ar- 
mainvilliers. 

La  famille  se  divisa  alors  en  deux  branches, 
l'une  qui  s'expatria  en  Amérique,  l'autre  qui  prit 


—  217 


-  218 


le  nom  de  Guironnet  de  Massas  et  vint  se  réfugier 
dans  l'Ardèche  où,  jusqu'à  la  Révolution,  elle 
habita  le  château  de  Massas  (aujourd'hui  commu- 
ne de  Bozas,  canton  de  St-Félicien). 

Après  la  révolutiou,  elle  vint  se  fixer  en  Dau- 
phiné  où  elle  possède  encore  comme  résidence  le 
château  de  Rivoiranche  par  le  Monestier  de  Cler- 
mont  (Isère). 

Armes  :  D'azur,  à  trois  fasces  ondées  d'argent', 
au  chef  de  sable  chargé  de  trois  fleurs  de  lys  d'or 
séparé  par  une  tr angle  du  même. 

Supports  :  Deux  léopards. 

Couronne  de  comte. 

Devise  :  Semper  spes. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL 

Guironnet  de  Massas  Charles-Gaston 
Gte),  capitaine  au  7e  chasseurs  alpins. 

GUYOT  ou  GUIOT. 

La  principale  des  familles  qui  portent  ce.  nom, 
famille  toute  militaire  et  de  la  plus  ancienne  che- 
valerie, est  originaire  du  Poitou  où  elle  est  encore 
représentée  et  d'où  elle  s'est  répandue  dans  plu- 
sieurs provinces.  Elle  estconnue  en  Poitou  depuis 
le  xi«  siècle  et  elle  y  a  été  maintenue  dans  sa  no- 
blesse d'extraction  par  ordonnance  des  9  juin 
1590,  ?  septembre  et  7  décembre  1607, 22  août  1669 
et  27  avril  1715.  Elle  fit  ses  preuves  pour  St-Cyr 
en  1581  et  pour  les  honneurs  de  la  cour  en  1745, 
et  comparut  aux  assemblées  de  la  noblesse  en  1651 
et  1789. 

Les  généalogistes  du  Poitou  citent  parmi  ses 
membres  Huon  Guyot  qui  se  croisa  en  1248  ; 
Pierre  Guyot,  cher  sgr  d'Asnières  qui  était  gouver- 
neur du  Poitou  en  1333  ;  Jean  Guyot,  cher  sg^d'As- 
nières  et  de  Villard,  enseigne  de  la  compagnie  des 
gendarmes  de  Mgr  le  duc  de  Bourbon;  N.  Guyot, 
sgr  de  Salim,  chevalior  de  Malte  en  1522  ;  Guyot 
cher  sgr  d'Asnières  commandant  une  compagnie 
d'hommes  d'armes  sous  la  charge  du  sgr  <_le  la 
Vauguyon  eu  1561  ;  Fiacre  Guyot,  ssr  d'Asnières 
cher  de  Malte  en  1577  et  six  autres  chevaliers  du 
même  ordre  ;  Mathieu  Guyot,  cher  sgr  d'Asnières 
major  du  régiment  de  cavalerie  du  roi  en  1631  et 
quantité  d'officiers  distingués,  car  peu  de  familles 
se  prodiguèrent  autant  au  service  du  pays. 

La  famille  Guyot  est  en  possession  des  titres 
de  :  Marquis  d'Asnières  depuis  1745  par  érection 
en  marquisat  de  la  terre  d'Asnières  ;  Baron  de  la 
Châtre  pour  la  branche  du  Repaire  par  ordon- 
nance royale  du  10  juillet  1756  autorisant  trans- 
mission ;  Comte  du  St-Empire  pour  la  branche  de 
Salins,  et  comte  de  Ponteil  par  concession  royale 
du  11  mars  1829.  Toutes  les  alliances  sont  des 
plus  distinguées. 


Les  branches  de  cette  maison  sont   encore  fort 
nombreuses  dans  la  Marche,  le  Poitou,  l'Angou- 


mois  et  la  Bretagne. 


Armes  :  D'or,  à  trois  perroquets  de  sinople,  bec- 
qués,  guidonnés,  membres  et  pattes  de  gueules. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

1°  Guyot  d'Asnières  (marquise)  à  l'Jsle 
Jourdain  (Vienne). 

2°  Guyot  du  Repaire  (baron)  à  Saintes 
(Charente-Inférieure). 

3°  Guyot  du  Repaire  (Léon),  château  du 
Roc  par  Issignac  (Dordogne). 

4°  Guyot  du  Repaire  (Maurice),  château 
de  Brochard  par  Agénac  (Dordogne). 

5e  Guyot  de  Salins  (comte  Victor)  à  Au- 
ray  (Morbihan). 

0°  Guyot  de  Salins  (Vte  Charles)  et  Vtesse 
née  de  Longue  au-St-Michel,  avenue  de  la 
gare  à  Rennes  (Ille-et-Vilaine)  et  château 
du  Hézo,  par  Theix  (Morbihan). 

7°  Guyot  de  Salins  (Vte  Paul)  et  Vtesse  née 
Sioc'handeKersabiec,  château  de  la  Rouil- 
lonnaie  en  St-Etienne  de  Montluc  (Loire- 
Inférieure). 

8°  Guyot  d'Asnières  de  Salins  (Arthur) 
capitaine  breveté  d'infanterie  de  marine,  et 
Mme  née  de  Gibon.  13,  avenue  de  la  Motte- 
Piquet  à  Paris. 

9°  Guyot  d'Asnières  de  Salins  (Mis),  châ- 
teau de  Beauregard,  près  Vannes. 

10°  Guyot  de  Montserant,  officier  supé- 
cier  au  1er  cuirassiers. 

11°  Guyot  de  Féraudière,23,rueGarnier 
au  Mans. 

12°  Guyot  de  la  Rochère,  docteur-méde- 
cin à  l'Isle-Jourdain. 

GUYOT  DE  SAINT-AMAND. 

Cette  famille  est  originaire  du  Nivernais  ;  elle 
appartient  à  la  noblesse  de  robe  et  après  avoir 
compté  des  avocats,  des  conseillers  et  secrétaires 
du  roi,  des  receveurs  généraux  des  finances,  des 
maîtres  des  requêtes  et  des  conseillers  au  Parle- 
ment de  Paris,  elle  produisit  unécuyer  de  la  reine 
et  des  officiers  distingués.  Cette  famille  a  été  mise 
en  relief  par  des  alliances  et  des  charges  impor- 
tantes ;  elle  a  produit  les  preuves  de  sa  noblesse 


219  — 


220 


devant  le  juge  d'armes  de  France  et  un  de  ses 
membres  a  été  fait  marquis  par  le  roi  Louis  XV. 
Armes  :  Ecartclë  :  aux  1  et  4,degueules  à  trois 
poissons  d'or,  enfasce  l'un  sur  Vautre,  cetui  du 
milieu  contourné,  en  pointe  une  rivière  d'argent; 
aux  CJ  et  3,  de  sable  à  trois  fontaines  d'argent. 

REPRESENTANT  A CTUE L 

GuyoL  M'i,iis  de  Saint-Amand.  Résidence  : 
château  de  Saint- Amand en Puisaye (Isère); 
a  épousé  Mlle  de  Bizemont. 

GUYOT  DE  SAINT-MICHEL  ET  DE 
VERSEILLES. 

Cotte  famille  établie  en  Champagne  est  origi- 
naire de  Lorraine  et  remonte  à  Georges  Guyot, 
huissier  d'armes  de  René  II, duc  de  Lorraine  qui 
l'anoblit  en  1481. 

Elle  a  fourni  six  maires  de  Langres,  des  secré- 
taires du  roi,  un  membre  de  l'Académie  de  Dijon 
et  beaucoup  d'officiers  de  la  maison  du  roi. 

Armes  :  D'azw\  à  une  perdrix  d'ormembrée  de 
gueules  ;  au  chef  cVor. 

Nous  trouvons  :  Guyot  de  Saint-Michel 
(René),  château  de  la  Rochelle  par  Gintrey 
(Haute-Saône). 

GUYOT  ou  GUIOT  DE  SAINT -REM  Y. 

Cette  famille  est  originaire  de  Lorraine  où  elle 
existe  encore  et  n'a  rien  de  commun  avec  là  fa- 
mille Guyot  dAsnières  comme  l'a  cru  le  savant 
M.  Beauchel-Filleau,  l'auteur  du  Dictionnaire  des 
familles  du  Poitou. 

Elle  remonte  à  René  Guyot,  avocat  en  la  cour 
souveraine  de  Lorraine  et  Barrois  qui  fut  anobli 
et  qui  fut  père  de  Nicolas-François,  Ecuyer  Sei- 
gneur de  St-Remy,  conseiller  des  ducs  de  Lorraine. 

Laine  et  St-AUais  donnent  la  généalogie  de 
cette  famille. 

Armes:  D'azur,  semé  d'abeilles  d'argent,  la  ru- 
che maçonnée  d'or  brochant  sur  le  tout  ;  au  chef 


de  gueules  chargé  d'une  couronne  également  d'or. 
Devise:  Animus  régi.  Speculo  hoslibus. 

GUYOT  DE  RO VILLE. 

Cette  famille  est  originaire  de  Lorraine.  L'ano- 
blissement est  du  27  août  17(Ji. 

(Voir  les  preuves  de  noblesse  des  cadets  gen- 
tilshommes du  Roi  Stanislas,  duc  de  Lorraine, 
aux  archives  nationales.) 

Armes:  D'azur  à  deux  flambeaux  allumés  d'ar- 
gent passés  en  sautoir. 

GUYOT  DE  LA  GARDE. 

Cette  famille,  originaire  de  Bourg-en-Bresse,  a 
possédéles  seigneuries  deLuyssandres,d'Espeys- 
soles,  de  laFranchise,  de  la  Fougière  et  deChail- 
loure. 

La  Ghesnaye  des  Bois  en  donne  toute  la  généa- 
logie. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  bande  d'argent,  accom- 
pagnée de  six  bezans  de  même  rangés  en  orle. 

GUYOT  DE  GHARMEAUX,  des  Her- 
biers et  de  Ménisson  en  Champagne. 

Famille  d'échevins,  de  Paris. 

Claude  Guyot,  seigneur  de  Charmeaux,  et  son 
fils  Antoine,  tous  deux  prévôts  des  marchands, 
sont  qualifiés  chevaliers  vers  1580. 

Un  de  leurs  descendants  s'établit  à  Joinville  en 
Champagne  ou  l'on  voit  son  fils  qualifié  de  grand 
assesseur  de  la  maréchaussée  et  son  petit-fils 
président  de  l'élection  de  Joinville. 

Armes  :  D'or,  à  trois  tourtereaux  de  sinople, 
posés  2  et  1 . 

GUYOT  DE  MAIGHE  ET  DE  MALE 
SEIGNE. 

Famille  originaire  de  Bourgogne,  titrés  barons 
pour  la  branche  de  Maiche. 

Les  preuves  de  noblesse  sont  à  la  Bibliothèque 
Nationale  de  la  rue  Richelieu. 

Armes.  D'azur,  nu  cheorond'or  accompagné  en 
chef  de  deu.r  roses,  et  en  pointe  d'une  étoile,  le  tout 
d'or. 


HALEWYN  (df). 

D'Alluin  ou  de  Halewyn,  famille  noble  des 
Pays-Bas  autrichiens, 

Messire  Luc  de  Halewyn,  né  à  Courtrai,  le 
12  décembre  1630,  est  le  premier  de  cette  famille 
qui  est  venu  habiter  Aire,  en  Artois,  où  ses  des- 
cendants résident  encore.  Il  était  fils  légitime  de 
messire  Cornil-Van-Halewyn,  né  à  Courtrai,  le 
4  août  1581,  et  arriére-petit-fils  de  Pierre- Antoine- 
Van-Halewyn,  qui  vivait  en  1498. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  lions  de  sable,  armes 
et  lampassés  de  gueules;  à  la  gourde  du  môme, 
posée  en  abîme. 

L'écu  sommé  d'une  couronne  à  neuf  perles,  sur- 
montée d'un  heaume  ou  casque  d'argent,  grillé, 
liséré  et  couronné  d'or,  fourré  de  gueules  ;  aux 
hachements  d'argent  et  de  sable. 

Cimier  :  Un  lion  issanl  de  reçu,  entre  un  vol  à 
Cantique  d'or. 

Supports  :  Deux  lions  d'or,  armés  et  lampassés 
de  gueules,  tenant  chacun  une  bandcrolle  :  celle 
de  d'extre,  d'argent,  au  lion  de  sable,  armé  et  lam- 
passé  de  gueules  ;  et  celle  de  senestre  d'or,  à  la 
fasce  de  sable,  accompagnée  de  trois  merlettes  du 
même  ;  et  sur  le  tout  de  gueules,  au  calice  d'or. 

HANGOUWART  (tV). 

La  famille  d'Hangouwart  issue  des  barons  libres 
de  Heldrouch,  ville  située  dans  la  province  de 


Mylnie,  en  Saxe,  vint  s'établir  clans  les  Pays- 
Bas  en  l'an  1003  et  prit  résidence  à  Lille  en 
l'an  1130. 

Elle  a  été  titrée  :  chevalier,  en  1611  ;  baron, 
en  1664;  comte,  en  1696,  et  marquis,  en  1703-1706. 

Parmi  ceux  de  cette  famille  qui  se  sont  illustrés, 
nous  trouvons;  Gérard,  escuyer  du  duc  de  Bour- 
gogne aux  côtés  duquel  il  fut  tué  à  Nancy  en  1477  ; 
Guillaume,  président  du  conseil  provincial  d'Ar- 
tois, envoyé  comme  ambassadeur  de  l'empereur 
Charles-Quint  et  de  la  reine  de  Hongrie  pour 
signer  en  leurs  noms  les  traités  tenus  à  Cambrai, 
en  1529  (Paix  des  Dames)  ;  trêve  de  Nice  et  de 
Boury,  en  1538  et  de  Crespy,  en  1544.  Il  fut  égale- 
ment député  pour  recevoir  la  rançon  du  roi 
de  France  ;  Walerand,  aumônier  de  l'empereur 
Charles-Quint  qu'il  accompagne  dans  ses  diverses 
expéditions. 

Cette  famille  s'est  alliée  :  aux  de  Landas,  de 
Croix,  de  Prud'homme  d'Hailly,  de  Nieuport,  de 
la  Clitte,  de  Nédonchel,  de  Montmorency,  etc.,  etc. 

Armes  :  De  sable,  à  l'aigle  éployée  d'argent  bec- 
quée et  membrée  d'or. 

L'écu  timbré  d'un  heaume  surmonté  de  deux 
cornes  de  sable. 

Supports  :  Deux  lions  d'or  armés  ci  lampassés 
du  même. 

REPRÉSENTA  XTS  A  G  T  UELS 
Hangouwart  (Bonne  <T),  née    Picot    de 


223  — 


224  


Moras  ;  résidence  :  rue  de  Ponthieu,  78,  à 
Paris. 

Enfants  :  1°  Martial -Philippe-Amédée, 
Mis  d'H.  ;  2°  Louis-Anatole-Albert,  Cte  d'H.  ; 
3°  Henry,  Bon  d'H.  ;  4°  Fernand  ;  5°  Elisa- 
beth ;  6°  Marie-Louise. 

HARDIVILLIERS  [d'). 

En  Picardie,  Seigneurs  de 
Monceaux,  St-Omer,  LeFay- 
les-Hormois,  Hennequin, 
Oudeul,    Gourroy,  etc. 

Par  arrêt  du  Conseil  d'État 
rendu  à  Paris,  le  28déc.  1717, 
le  roi  a  maintenu  et  confirmé 
dans  leur  noblesse  François- 
Maurice,  Louis -Charles  et 
Claude-Philippe  d'Hardivil- 
liers,  tous  trois  fils  de  feu 
François,  maréchal  des  logis 
de  la  compagnie  des  gen- 
darmes de  la  garde  du  roi, 
chevalier  d'ordre  royal  et  militaire  de  St-Louis. 

Il  existe  aujourd'hui  deux  branches  de  cette 
ancienne  famille  de  noblesse  d'épôe. 

Le  château  et  la  terre  de  Monceaux  St-Omer  en 
Beauvaisis  résidence  de  la  branche  ainée  lui  sont 
venus  en  1729  par  succession  des  seigneurs  de 
Milly  dont  le  dernier  descendant  mâle  avait  pour 
cousine  germaineune  dame  Marie-Louise  d'Hallen- 
court,  femme  de  François  d'Hardivilliers,  écuyer, 
sieur  de  Lourdons. 

L'autre  branche  est  établie  au  château  de 
Friville  dans  le  Ponthieu.  Cette  terre  réunie  à 
celle  de  Fressenneville  lui  a  été  apportée  par 
Henriette  de  Coppequenne,  fille  ainée  du  comte  de 
Fressenneville. 

Parmi  les  alliances  on  trouve,  Hallencourt 
Monchy,  d'Avelon.Vion  de  Gaillon,  Coppequenne 
de  Fressenneville.  Le  Clerc  de  Blicourt  (de  même 
nom  et  armes  que  les  Leclerc  de  Juigné).  Le 
Roux  d'Igneauville  (des  Le  Roux  d'Ennevale)  de 
Gaudechard,  de  Clermont-Tonnerre. 

Armes  :  D'azur,  à  un  coq  d'argent  ayant  les 
ailes  étendîtes,  crête,  becqué,  barbé  et  ongle  de 
gueules,  posé  sur  un  monticule  de  sable  et  tenant 
de  sa  patte  droite  une  épée  d'argent  dont  la  garde 
et  la  poignée  sont  d'or,  sommé  d'une  couronne 
aussi  d'or. 

Supports  :  Deux  lions. 

REPRÉSENTANTS    ACTUELS  : 

Branche  aînée 

Hardivilliers  (Louis  Ve  de),  fils  de  Au- 
guste-Charles-Henri  d'Hardivilliers,  gen- 


tilhomme   honoraire   de   la  chambre    du 
roi  en  1826. 

Il  a  eu  de  son  mariage  avec  Mlle  de  Gau 
dechard,  un  fils  Albéric  d'Hardivilliers  qui 
a   épousé    en    1890,    Mlle    de    Clermont- 
Tonnerre. 

Branche  cadette 
Comte  d'Hardivilliers. 

H  ARGUES   (de). 

Les  de  Hargues  sont  d'ori- 
gine anglaise;  ils  vinrent  se 
fixer  en  France  vers  L>60  ; 
familiers  de  la  maison  de 
Bohan,  Catherine  de  Par- 
thenay  employa  souvent 
l'un  d'eux  dans  ses  missions 
secrètes  auprès  de  son  fils 
le  duc  de  Soubise,  réfugié 
alors  à  Londres.  A  la  révo- 
cation de  l'Edit  de  Nantes, 
ils  abjurèrent  le  calvinisme 
et  vécurent  tranquillement 
sur  leurs  terres,  en  contrac- 
tant des  alliances  avec  les 
meilleures  familles  de  la 
bourgeoisie  et  de  la  noblesse. 

Augustin  de  Hargues  d'Estivaux,  l'un  des  grands 
chefs  de  l'armée  vendéenne,  fut  nommé  adjudant 
général  de  la  Bochejacquelein;  il  était  né  auPuy- 
Limousin,  près  la  Châtaigneraie;  le  22  novembre 
1793  il  fut  fait  prisonnier  par  les  Bleus  et  fu- 
sillé à  Bennes  ;  il  tomba  en  criant  :  «  Vive  le 
Boi.  (Mémoires  de  la  marquise  de  la  Bochejac- 
quelein). 

Benjamin  de  Hargues,  né  à  Bressuire,  le  29 
mars  17(.»3  fut  créé  chevalier  du  lys  par  Louis 
XVIII,  en  reconnaissance  des  services  rendus 
par  son  parent  de  Hargues  d'Estivaux  à  la  cause 
des  Bourbons. 

Armes  :  De  gueules,  aux  deux  dagues  d'argent 
posées  en  pointes. 

REPRÉSENTA  NTS     ACT  UELS 

Hargues  (Benjamin  de),  a  épousé  Marie 
Drouet  de  Montgermont  le  10  avril  1888. 

Hargues  (Joseph  de),  marié  le  25  jan- 
vier 1893  à  Amélie  Le  Clerc  de  Vaumorin, 
dont    Benjamin  Marie,  né    le   24  octobre 


Hargues  (Edouard  de)  marié  à  Gornélie 
Thomassin,  dont  Edouard  marié  le  23  mai 
à  Berthe  Grignon  de  la  Gèterie,  dont  :  a) 


225 


226 


Louis  né  le  1er  mars  1889;  b)  Jean,  né  le 
28  février  1892. 

HAUDOUART  DE  FONTAINE. 

Famille  originaire  d'Irlande. 

Stanislas-Joseph,  lieutenant-colonel  au  service 
des  Pays-Bas,  vint  se  fixer  à  Arras,  où  il  vivait 
en  1450. 

Ses  descendants  acquirent  les  terres  de  Thiè- 
vres,  Saint-Ladre,   Vandelicourt,  Rosereau,   etc. 

Etienne,  mort  en  1635,  laissa  deux  fils  :  l'un, 
Jehan-Baptiste,  devint  la  tige  des  Haudouart, 
comte  de  Thièvres  ;  et  l'autre  :  Pierre-Paul  Hau- 
douart qui  épousa  Claude  d'Hermin  de  la  Forge, 
devint  la  tige  des  Haudouart,  vicomte  de  Fon- 
taine lez  Hermans. 

Le  dernier  descendant  marié    à  Louise  Bron- 
gniart,    habite  le  château     de   Fontaine-lez  Her- 
mans (Pas-de-Calais). 
Il  a  deux  fils  et  trois  filles. 

Armes  :  D'azur,    à  deux   fasecs    vivrées    d'or, 
chargées  de  cinq  creiœ  de  Malte  de  même. 

HOMME  (du). 

Cette  famille  est  originaire 
de  Normandie. 

Le  sieur  Raoul  du  Homme 
et  Robert  du  Homme,  figu- 
rèrent sur  la  liste  des  119 
gentilshommes  qui  défen- 
dirent si  bien  le  mont  Saint- 
Michel  en  l'an  1423,  que  les 
Anglais  ne  purent  le  pren- 
dre. (Extrait  de  l'histoire 
générale  de  Normandie,  par 
Gabriel  Du  Moulin,  page  144 
et  155. 
Nous  trouvons  encore  un 
Jean  du  Homme  parmi  les  défenseurs  du  Mont 
Saint-Michel. 

Les  Du  Homme  figurent  aussi  dans  le  catalogue 
des  grands  seigneurs  normands  qui  passèrent  la 
mer  et  combattirent  pour  Guillaume  quand  il 
conquit  l'Angleterre. 

Les  Du  Homme  figurent  aussi  aux  croisades  et 
dansleDooms  Day  book.  (Angleterre). 

Armes  :  D'azur,  au  léopard  d'or-,    accompagné 
de  six  besants  du  même,  3  enchefetS  en  pointe. 
Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Homme  de  Chassilly  (Gustave  du),  de- 
meurant au  château  de  Chassilly,  près 
Saint-James  (Manche),    marié    à  Juliette 


d'Eyragues,  dont  deux  filles  :  a)  Jeanne  ; 

b)  Madeleine. 

HOUVIGNET  (cF). 

Voir  pour  l'historique  de  cette  famille,  le  Tome 
1er,  col.  1467. 

REPRÉSENTANTS    ACTUELS 

Houvignet  (Gustave  d1),  chef  de  nom 
et  d'armes,  né  le  30  juin  1834,  propriétaire 
au  château,  île  d'Oléron  (Charente-Inté- 
rieure), marié  à  Julie-Henriette  Giroud, 
dont  :  trois  enfants  :  a)  Gustave-Henri,  no- 
taire au  château,  île  d'Oléron  ;  b)  Amélie- 
Henriette-Augustine,  mariée  à  Louis-Ma- 
rie-Maurel,  officier  d'infanterie  à  Limoges  ; 

c)  Marthe-Juliette,  décédée. 


HUAULT    DE 
ET  DU  PUY. 


LA  GAUBERDIERE 


Cette  famille  est  originaire 
d'Anjou.  Elle  a  donné  Huault 
de  la  Gauberdière,  René,  Con- 
seiller au  Présidial  dAngers, 
en  1635  ;  Huault  du  Puy,  Jac- 
ques, fils  du  précédent,  avo- 
cat au  présidial  d'Angers  en 
1690. 

Huault  Dupuy,  René-Ur- 
bain, avocat  au  Présidial 
d'Angers,  puis  vice-président 
du  Tribunal  civil  d'Angers 
en  1816. 

Armes  :  D'or,  à  la  fasce 
d'azur  chargée  de  trois  mo- 
lettes d'éperon  d'or  et  accompagnée  de  trois  co- 
querelles  de  gueules  posées  2  et  1. 


REPRÉSENTANTS  ACTUELS 


engage 


Huault  Dupuy  (René-Valentin) 
volontaire  en  1870.  Chef  de  bataillon  au 
72e  régiment  territorial  d'infanterie.  Con- 
seiller d'arrondissement.  Président  du  Co- 
mice agricole  et  maire  du  Louroux-Bé- 
connais  (Maine-et-Loire;. 

HUE. 

Famille  de  robe,  originaire  de  Nemours  qui 
établit  sa  filiation  depuis  1540,  Elle  a  acquis  la 
noblesse  par  des  charges  dans  la  capitainerie 
des  chasses  royales  de   Fontainebleau.    François 


Tome  II 


8. 


-  -2-28 


Hue,  écuyer,  né  à  Fontainebleau,  en  1757,  devint 
premier  valet  de  chambre  du  dauphin  Louis  XVII, 
fut  enfermé  au  Temple  avec  la  famille  royale  et 
fut  l'ami  et  le  fidèle  serviteur  du  roi  Louis  XVI, 
qui,  dans  Sun  testament,  le  recommanda  à 
son  fils  et  à  la  nation.  Incarcéré  ensuite  à  la 
Force,  il  y  écrivit  les  dernières  années  de  Louis 
XVI,  et,  mis  en  liberté,  il  accompagna  Louis  XVIII 
et  Madame  pendant  l'émigration,  devint  commis- 
saire général  de  la  maison  du  roi  et  fut  chargé  d'un 
grand  nombre  de  missions  de  confiance.  Créé  Ba- 
ron en  1816,  il  mourut  en  1810,  laissant  le  souve- 
nir d'une  inviolable  fidélité  à  la  malheureuse  fa- 
mille de  France.  C'est  à  lui  que  nous  devons 
d'avoir  ïecueilli  de  la  bouche  de  la  Princesse,  la 
célèbre  prière  de  Mme  Elisabeth. 

Son  fils,  André,  baron  Hue,  capitaine  aux. 
mousquetaires,  chef  de  bataillon,  officier  de  la 
maison  des  rois  Louis  XVIII  et  Charles  X,  etc. 
a  laissé  de  son  mariage  avec  Mlle  de  Mazenod  : 

1°  Ernest,  Baron  Hue,  veuf  de  Mlle  de  Ba- 
gneaux.  Résidence:  Château  de  Saint  Sauveur, 
par  Bray-sur-Seine  (Seine-et-Marne). 

Enfants  :  a)  Gontran. — b)  Alfred,  lieutenant 
d'artillerie  de  marine. 

2°  Fernand  Hue  et  Mme  née  Le  Seure  de 
Senneville,  à  Pontoise  (^Seine-et-Oise  ; 

Filles  :  l°Mme  Millon  de  Montherlant.  2°  Com- 
tesse de  Maricourt.  3°  Baronne  de  Bininger  Champ- 
boulin. 

Armes:  D'azur,  à  ti'ois  hures  de   sanglier  d'or. 

HUGON  DE  SGŒUX. 

La  famille  Hugon  do  Scœux  ou  de  Ceux  est 
originaire  du  Limousin. 

Elle  compte  de  nombreuses  alliances  avec  les 
plus  anciennes  familles  de  la  Marche,  de  l'Auver- 
gne et  du  Limousin,  notamment  avec  les  familleb 
de  Brugières,  de  (ioy,  de  Ruynaud  de  Saint- 
Georges,  de  SauLly. 

Armes:  D'azur,  à  deux  lions  d'or  posés  en  pied. 
REPRÉSENTA  NTS     A  C  TU  EL  S 

Hugon,  baron  de  Scœux  (Charles-Michel- 
Benoit),  conservateur  des  hypothèques 
en  retraite,  marié  avec  Rosalie-Augustine- 
Adèle  Boiteux  de  Saulty,  demeurant  à 
Paris,  boulevard  Saint-Michel,  105. 

Fils  :  H.  de  S.  (Marcel-Marie-Charles- 
Etienne),  avocat  à  la  Cour  d'appel  de  Pa- 
ris, demeurant  à  Paris,  rue  de  l'Odéon,  16, 
marié  à  Louise-Félicie- Marie  de  Genes- 
teix  dont  : 

a)  Michel-Fresne-Marie-Charles,   né   le 


11  février  1894;  b)  Charles-Marie-Elienne- 
Henri,  né  le  16  juillet  1895. 

HULOT  (barons) 

I.  BRANCHE   DE  MA- 
ZERNY.  (Enfants  du  lieu- 
tenant-généralEtienne,  ba- 
ron H.)  :  1°  Pierre-Gustave, 
baron  H.,  chef  d'escadron 
d'état-major  en  retraite,  of- 
ficier de  la  Légion    d'hon- 
neur, chevalierde  Pie  IX  et 
des  Saints  Maurice   et  La- 
zare, né  àDonchery  (Arden- 
nes),le  6août  1818,  marié  à 
Saintes,  en   1858,  à    Béni- 
gne Levallois,  fille  d'un  re- 
ceveur particulier  des  finances,   veuve    sans   en- 
fants le  26  avril  1885,  —  au  château  de  la  Touche 
de  la  Vergne,  près   Saint- Jean-d'Angély  ;  2°  Hen- 
ri-Joseph, baron  H  inspecteur  général  des  finan- 
ces, officier  de  la  Légion  d'honneur,  né  àDonche- 
ry, le  14  janvier  1820,  marié  :  1°  à.  Paris,  le  25  mars 
1856,  à  Marthe-Alexandrine-Nina  Levallois,  fille 
d'un  inspecteur  général   des    mines,   décédée  en 
1860;  2°  à  Nancy,    le  12  décembre  1865,  à  Marie- 
Elisabeth  deRavinel,  fille  du  baron  Félix,  député 
des  Vosges,  veuve  le  31  octobre  1888,  au  château 
de  Sainte-Cécile,    près  Nancy  ;    du  premier  ma- 
riage :   a)  Etienne-Gabriel- Joseph,  baron  H,  chef 
actuel,    avocat    à     la    cour    d'appel     de     Paris, 
né  à  Paris,  le  30  octobre  1857,   lauréat  de   l'Insti- 
tut, marié  à  Paris,   le   11    juin    1890  a  Henriette 
Solder  ;  b)  Henry-Joseph-Pierre,  capitaine  au   16e 
dragons,  né  à  Nancy,  le  12  novembre  1850,  marié 
à  Lyon,  le  9  janvier  1895  à  Louise  Nouvellet  ;    du 
second  mariage  :  c)  Joseph-Marie-Charles-Gabriel, 
né  à  Bordeaux  le  15  août  1866,  marié  à   Frondes 
(Haute-Marne),  le  12  septembre  1893  à  Albérique 
Bruslé  de  Valsuzenay  ;  —   3°  Etienne-Gabriel-Os- 
car, chevalier  H.,  ancien  officier  d'ordonnance  de 
l'Empereur  Napoléon  III,    lieutenant-colonel  re- 
traité sur  sa  demande  après  1871,    officier   de   la 
Légion  d'honneur,  etc.,  né  à  Nancy,  le  17  octobre 
1826,  marié  à  Saintes,  en  1860,  à  Laure  Levallois, 
sœur  de  Bénigne,  citée  plus  haut,  —  6,  rue  Casi- 
mir Périer,  Paris. 

Armes  attachées  au  titre  baron  en  1813  :  D'ar- 
gent au  deoctrochère  au  naturel,  brassa  rdè  d'azur, 
tenant  une  ëpée  de  sable  et  accompagné  de  trois 
hulottes  de  même. 

Devise  :  Dors,  je  veille! 

Supports  :  Deux  hiboux. 

II.  BRANCHE  DE  COLLART  SAINTE-MAR- 
THE. (Fils  du  lient. -colonel  Jean-Gaspard  et  uni- 
que neveu  et  héritier  du  général  Jacques-Louis,  ba- 
ron IL,  mort  sans  enfants):  Jules-Louis-Charles, 


—  229 


230  — 


baron  H  de  G.,  chef  actuel,  à  Nantes  (Loire-Infé- 
rieure), né  à  Charleville    (Ardennes),    le   19  juin 
1838.  marié  à  Paris,  le  29  août    1865,   à  Isabelle- 
Maria-Alexandrine  Brûlé  de  Lacroix  dont  :  a)  Jac- 
ques-Louis-Paul, né  à  Paris,  le  4  novembre  1866, 
licencié  en  droit,  b)    Jacques-Louis-Alfred,  né   le 
7  février  1868,  lieutenant  au   70e   d'infanterie;    c) 
Félix-Clément-Jean-Gaspard,    et    d)     Ernestine- 
Hortense-Marie-Mathilde,  mariée  à  Nantes,  le  25 
octobre  1892,   à  Joseph  Patris  de  Breuil,  avocat  à 
la  cour  d'appel  de  Paris,  docteur  en  droit,  nés  le 
3  septembre  1869;   e)  Clément-Gustave-Henry-Ju- 
les, né  à  Caen,  le  24  mars  1873,  licencié  en  droit  ; 
f)    Marie-Joseph-Anne-Geneviève-Elisabeth,    née 
à  Guérande,  le  18  août    1883.    Sœurs  :    1°  Louise- 
Amélie  H.  de  C.,  mariée  en  1866  à   Louis  le   Pan 
de  Ligny  ;  2°  Louise-Victoire-Eugénie;  3"  Jeanne- 
Charlotte-Clémentine,  mariée  en  1865   à  Félix  de 
Keravenant,    veuve     en   1876,     aujourd'hui  reli 
gieuse  de  Saint-Vincent-de-Paul. 

Arides  :  Ecarlelé,  aux  1  et  4  d'azur,  à  V aigle 
éployêc  d'or,  au  vol  abaissé  (qui  est  de  Collart 
moderne)  ;  aux  2  et  3  d'argent,  à  trois  fusées  et 
deux  demies  de  sable,  au  chef  de  même  (qui  est 
de  Sainte-Marthe)  ;  sur  le  tout  :  d'or,  à  une  fascc 
crénelée  de  gueules,  sommée  d'une  hulotte  de  sa- 
ble tenant  une  épëe  d'argent  dans  la  patte  dcx- 
tre;  en  pointe  une  bombe  d'azur  (qui  est  de  Hu- 
lot). 

Cette  branche  a  conservé,  en  y  apportant  seu- 
lement quelques  variantes  emblématiques,  en 
1817,  les  anciennes  armoiries  concédées  à  Jean 
Hulot  de  Braux,  près  Charleville,  clerc  du  diocèse 
de  Reims,  anobli,  «  ainsi  que  toute  sa  famille  », 
pour  son  dévouement  au  Saint-Siège,  et  créé 
comte  palatin  de  Saint- Jean  de  Latran,  par  lettres 
du  3  mai  1525,  données  sous  le  pontificat  de  Clé- 
ment VII  :  une  fasce,  sommée  d'un  coq  tenant 
une  èpée  dans  la  patte  dexlre . 

Cette  famille,  qui  s'est  illustrée  par  les  armes 
pendant  les  guerres  de  la  Révolution  et  de  l'Em- 
pire, a  produit  non  seulement  des  généraux  et  des 
officiers  supérieurs  distingués,  mais  aussi  de  sa- 
vants auteurs,  des  échevins  et  d'autres  person- 
nages de  mérite.  Ses  principales  notabilités  mo- 
dernes sont  les  suivantes  : 

Dans  la  branche  de  Mazerny  :  Henry-Louis  H., 
1757-1829,  vicaire  général  et  archidiacre-offîcial 
du  diocèse  de  Reims  ;  il  a  laissé  de  nombreux  et 
importants  ouvrages  (v.  la  Biographie  Feller)  ; 
Jean-Baptiste,  son  frère,  1758-1816,  chef  d'esca- 
dron d'artillerie,  mort  à  Cherbourg,  a  publié,  en- 
tre autres  remarquables  travaux,  une  Instruction 
sur  le  service  de  l'artillerie,  à  l'usage  des  élèves 
de  l'Ecole  spéciale  militaire  (1809)  ;  Jean-Victor- 
Basile,  neveu  des  précédents,  curé  d'Attigny  en 
1823,  après  Henri-Louis  cité  plus  haut,  écrivain 
distingué  ;  Pierre,  1744-1802,  cousin-germain  des 
deux  premiers,  échevin  à  Mazerny;  son  fils, 
Etienne,  baron  H.,  1774-1850,  volontaire  en   1793, 


chef  de  bataillon  (commandant  des  tirailleurs    du 
lJô)  en  1805,  colonel  aide-de-camp    du    maréchal 
Soult,  en  1808,  général  de  brigade  en  1812,  lieute- 
nant-général en  1825,    —  chevalier   de  l'Empire 
avec    majorât  en  1810,    baron   (confirmé    sous  la 
Restauration)  et  commandant  de  la  Légion  d'hon- 
neur en  1813,  chevalier  de   Saint-Louis   en   L814, 
grand  officier  de  la  Légion  d'honneur  en  1832,  fut 
le  premier   organisateur   des  chasseurs  de   Vin- 
cennes  en  1839  :    couvert  de   blessures,   il  rentra 
définitivement  dans  ses  foyers  en   1S42;   sa  mo- 
destie lui  fit  alors  refuser  la  pairie  et  le  ministère 
delà  guerre  que  lui  offrit  ou  nom  du  roi  le  maré- 
chal Soult  ;  ses  glorieux  faits  d'armes  et   ses  ser- 
vices historiques  sont  rappelés  dans  tous  les   re- 
cueils biographiques,  et  son  nom  figure  sur  l'Arc 
de  Triomphe. 

Dans  la  branche  de  Charleville  ou  de  Collart: 
Antoine-Simon  H.,  né  en  1712,  prêtre  bernardin 
de  l'abbaye  d'Elan,  savent  théologien;  Marie- 
Jeanne-H.,  sa  sœur,  une  des  premières  dignitai- 
res du  couvent  de  la  Providence  de  Charleville, 
mourut  en  odeur  de  sainteté  dans  cette  ville  en 
1780  ;  Jean-Louis  H.,  s1"  du  Maipas.  neveu  des 
précédents,  1741-1784.  remplit  avec  distinction 
la  charge  de  directeur  (échevin)  des  villes  d'Ar- 
ches et  de  Charleville;  il  fut  père  des  deux  sui- 
vants :  Jacques-Louis,  baron  H.,  1773-1843,  élève 
de  l'Ecole  d'artillerie  de  Châlons  en  1794,  chef  de 
bataillon  en  1809  après  le  siège  de  Saragosse  où  il 
fut  blessé. colonel  commandant  en  chef  l'artillerie 
d'Anvers  en  1814,  maréchal  de  camp  en  1824.  — 
chevalier  de  Saint-Louis  à  la  première  Restaura- 
tion, baron  héréditaire  en  1817,  commandeur  de 
laLégion  d'honneur  en  1821.  —  estlui-même  connu 
dans  l'histoire  par  sa  brillante  carrière;  en  1815, 
la  ville  de  Lille  lui  offrit,  par  les  mains  du  duc  de 
Berry,  une  épée  d'honneur,  en  reconnaissance  de 
sa  belle  conduite  pendant  le  blocus;  il  a  laissé 
d'intéressants  Souvenirs  militaires  qui  viennent 
d'être  publiés  et  d'autres  manuscrits  importants. 
Jean-Gaspard  H.  de  C,  frère  du  précédent,  1780- 
1854.  «  Sorti  de  l'Ecole  polytechnique  en  1800,  dit 
«  le  Grand  Dictionnaire  Larousse,  il  fit  toutes  les 
«  campagnes  de  l'Empireet  de  la  Restauration  et 
«  s'y  distingua  par  sa  bravoure  et  ses  talents. 
«  Il  était  directeur  d'artillerie  à  la  Martinique, 
«  quand,  sur  sa  demande,  il  quitta  le  service  en 
«  1831.  «  Le  lieutenant-colonel  H.  de  C,  officier 
de  la  Légion  d'Honneur,  chevalier  de  Saint -Louis 
et  de  Saint-Ferdinand  d'Espagne,  épousa  dans 
cette  colonie,  en  1827,  Charlotte-Julie-Elisabeth 
de  Collart  de  Sainte-Marthe  (1800-18G0),  veuve  du 
comte  Lippolyte  de  Castel,  arrière-petite-fdle  et 
dernier  rejeton  du  colonel  François  de  Collart, 
l'un  des  plus  vaillants  fondateurs  de  notre  colo- 
nisation aux  Antilles  au  xvn°  siècle,  dont  le  nom 
a  été  officiellement  relevé  par  un  décret  du  26  fé- 
vrier 1874.  Principale  illustration  de  la  branche 
martiniquaise  de  cette  ancienne  famille  originaire 
des  confins  de  la  Champagne  et  de  la  Lorraine  et 


-  231  — 


232  — 


confirmée  dans  sa  noblesse  en  1707,  François  de 
Collart,  fds  de  Claude,  seigneur  de  Coucy  et  d'Au- 
champ,  et  de  Madeleine  de  BremonJ  d'Ars  de 
Bossée,  avait  épousé,  en  1685,  Angélique-Anne  de 
Saint-Marthe,  fille  aînée  du  célèbre  gouverneur  de 
la  Martinique,  vainqueur  de  Ruyter  en  1674. 
C'est  ainsi  que  ce  vieux  nom  français,  qui  fut 
porté,  dit  Dreux  du  Radier  par  plus  di  quaranle 
personnages  marquants,  se  fondit  alors  lui-même 
dans  la  maison  de  Collart.  Voyez  sur  celle-ci  .  1. 
Guet. —  Le  colonel.  F.  de  Collart  et  la  Martinique 
de  son  temps,  1662-1720. 

Antérieurement  à  leur  alliance  avec  l'héritière 
des  Bremond  de  Bossée,  les  Collart  des  Antilles 
portaient  :  d'or,  à  une  fasce  de  <jueules  changée 
de  3  roses  d'argent  (V.  Dom  Pelletier).  —  Anne- 
Jean-Baptiste  de  Collart,  le  dernier  de  la  branche 
de  Ville  restée  dans  le  Rethelois,  périt  a  Quibe- 
ron  en  1795  (V.  Les  débris  de  Quiberon,  par  E. 
de  la  Gournerie). 

HULOT  D'OSERY  (comtesse),  née  Caroline 
Basta,  122,  rue  de  la  Boétie,  Paris;  veuve  sans 
enfants  de  Jean  Baptiste-Etienne-Constant,  comte 
H.  d'O.,  1821-1878,  contre-amiral,  C.  &(fîls  du  gé- 
néral Etienne-Hélène-Constant  H.  d'O.,  1783-1852, 
frère  de  la  maréchale  Moreau,  ancien  secrétaire  gé- 
néral de  la  grande  chancellerie,  commandant  supé- 
rieur des  départements  du  Calvados,  de  l'Orne  et 
de  la  Manche  en  1830,  créé  baron  en  1809  et  comte 
en  1816,  de  parents  originaires  de  Metz). 

Armes  :  Coupé,  au  1  de  sable,  au  dextrochère 
brassardé  d'argent,  mouvant  du  flanc  dextre,  au 
2  d'azur,  au  griffon  d'argent  couché  sur  une  ter- 


rasse d'or,  la   dextre   posée  sur    un   boulet  du 
même . 

HUTEAU  (<?). 

Ce  nom  est  connu  dans  l'histoire  de  Bretagne, 
de  Touraine  et  de  Languedoc. 

La  filiation  commence  à  Hervé  Huteau,  seigneur 
dudit  lieu,  qui  vivait  en  1520. 

La  première  branche  éteinte  en  1643;  la  seconde 
a  pour  auteur  Jacques  Huteau  également  éteinte  et 
la  troisième  a  pour  auteur  Jean  Huteau,  écuyer  des 
archers  de  la  compagnie  de  100  hommes  d'armes, 
en  1474;  son  frère  Hermès  d'Huteau,  homme  d'ar- 
mes de  la  compagnie  d'ordonnance  du  Roi,  se  fixa 
en  Languedoc,  par  son  mariage  du  17  février  1546, 
avec  Madeleine  de  Lavergne,  d'une  très  ancienne 
noblesse  de  la  province.  Hermès   d'Huteau  était 
l'aïeul  de  Jean  d'Huteau,  seigneur  d'Amours,  che- 
valier de  l'ordre  du  roi,  conseiller  d'Etat,  gouver- 
neur de  Chantilly,  écuyer  de  la  princesse  douai- 
rière de  Condé  qui  épousa  le  20  mai  1629  Françoise 
Dalmas,  et  mourut  en  1672  sans  alliance.  Il  était  le 
trisaïeul  de  Claude  Etienne,  qui  continua  la  filia- 
tion; ancien  capitaine  d'infanterie,  il  fut  comman- 
dant dans  les  Cévennes,  gouverneur  de  la  ville  et 
château  de  Gaillac  en  Albigeois,  et  épousa  le  21 
septembre    1722  Renée   de   Foucaud    d'Alzon   et 
laissa  deux  fils. 


ur,  à  trois 


Armes  :  Ecarlelé  :  aux  i  et  4  d'à 
étoiles  d'or  ;  aux  2  et  3  d'argent,  à  la  croix  an 
crée  de  gueules. 

L'écu  timbré  d'une  couronne  murale  par  conces 
sion  du  roi  Charles  VIL 


IMBART  DE  LA  TOUR. 

Armes  :  D'azur,  au  cheoron  dor  accompagne 
en  chef  dune  croisetle  et  en  'pointe  de  trois  tours 
aussi  dor  posées  2  et  1 . 

Supports  :  Deux  Lions. 

Devise  :  Fortis  ut  turris. 

REPRÉSENTANT   ACTUEL 

Imbart  de  La  Tour  (Joseph),  marié  à 
Yvonne  du  Périer  de  Larsan.  Résidence: 
Château  de  Ghevret  par  Imphy  (Nièvre), 
et  11  bis,  rue  Gozlin,  Paris. 

INDY  (cF). 

La  famille  d'Indy  est  originaire  du  Vivarais  ; 
on  trouve  eu  1388  un  Enguerran  Indi,  gouverneur 
pour  le  Dauphin  en  Dauphiné. 

En  1490,  la  branche  cadette  s'établit  àAnnonay 
où  elle  embrassa  bientôt  le  protestantisme  ;  à 
partir  de  cette  époque,  la  filiation  en  est  connue 
jusqu'à  nos  jours. 

I.  Jehan  Indi,  notaire  royal  à  Annonay;  sa 
femme  :  Catherine  la  Rivière. 

II.  Tadéon  Indi,  escuyer  ;  sa  femme  :  Alexan- 
drine  de  Sauzéac. 

III.  Noble  Jehan  Indy,  deuxième  du  nom.  Chef 
et  capitaine  d'une  compagnie  de  100  hommes  de 
guerre  à  pied,  par  le  duc  de  Montmorency  en  1550; 


puis  (1572)  lieutenant  du  bailli  de  la  ville  d'An- 
nonay  ;  sa  femme  :  Suzanne  de  Brenas.  De  ce 
mariage  :  Mathurin  Indy  du  Molyno,  chef  de  la 
branche  aînée  qui  s'éteignit  au  xviii8  siècle.  Isaïe, 
qui  suit  :  Jehan,  fondateur  de  la  branche  de  Saint- 
Alban,  éteinte,  dont  on  neconnaitpas  la  filiation. 
IV.  Noble  Isaïe  d'Indy  de  Chabret,  premier  du 
nom,  capitaine  d'une  compagnie  d'ordonnance  de 
200  hommes  de  guerre  à  pied  français,  par  com- 
mission signée  du  roi  Henri  IV en  1590;  sa  femme: 
Isabeau  de  Frances. 

V-  Noble  Guillaume  d'Indy;  sa  femme  :  Mar- 
guerite du  Pont  de  Bdrrès. 

VI.  Noble  Charles  d'Indy;  sa  femme  :  Judith 
de  Praneuf. 

VIL  Noble  Isaïe  d'Indy  de  Chabret,  seigneur  de 
la  Celle,  deuxième  du  nom.  Fit  la  campagne  de 
Roussillon;  fait  prisonnier  par  les  Espagnols,  il 
s'échappa  à  la  nage  d'un  fort  de  Barcelone  où  il 
était  interné  et  prit  part  en  qualité  de  mousque- 
taire (lre  compagnie)  aux  campagnes  de  167G-7X. 
Il  entra  l'un  des  premiers  dans  Valenciennes,  ce 
qui  lui  valut  un  brevet  du  roi  Louis  XIV.  Ayant 
abjuré  le  protestantisme  en  1683,  il  rentra  en 
Vivarais  pour  défendre  ses  terres  ravagées  par 
ses  anciens  corréligionnaires;  il  fut  ensuite  gen- 
darme de  la  garde  du  Roi  et  capitaine  de  la  com- 
pagnie d'infanterie  bourgeoise  de  Chalançon.  Il 
épousa  en  premières  noces  :  Marianne  de  Bellin, 
et  en  secondes  noces  :  Marguerite  de  la  Selve. 

VIII.  Noble  Jacques-Isaïe  d'Indy,  obtint  en  1717 


235 


—  236  — 


un  arrêt  de  Nicolas  de  Lamoignon  le  «  déclarant 
hautement  noble  de  race  et  lignée  »  car,  en  rai- 
son des  troubles  religieux,  son  père  n'avait  pu 
produire  ses  titres  à  temps  pour  figurer  au  juge- 
ment de  noblesse  porté  par  le  sire  de  Bezons 
en  1608;  sa  femme  :  Catherine  de  Biousse. 

IX.  Noble  Pierre-Isaïc  d'Indy,  lieutenant  de 
dragons,  chevalier  de  Saint-Louis,  fit  les  cam- 
pagnes de  Hollande  et  de  Hanovre;  sa  femme  : 
Margueritte  Milannois . 

X.  Noble  Joseph  Saint- Ange  d'Indy,  d'abord 
lieutenant  de  dragons,  reste  à  Vernoux  (Ardèehe) 
pendant  la  révolution  sans  y  être  inquiété,  puis 
devient  en  1811  sous-préfet  de  Bagnères-de-Bi- 
gorre  et  en  1815,  préfet  de  l'Ardèche  jusqu'à  1820; 
il  était  chevalier  de  la  Légion  d'honneur  depuis 
1814  ;  sa  femme  :  Flore  Sibille  de  Bertrand  de 
Saint-Ferréol. 

XL  Théodore  d'Indy,  lieutenant  au  ler  régiment 
des  gardes  d'honneur,  fit  la  campagne  de  1813  en 
Allemagne;  puis  la  campagne  d'Espagne  en  1823 
comme  capitaine  de  cuirassiers;  il  fut  nommé 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur  en  1823  et  devint 
capitaine-commandant  au  2e  régiment  des  grena- 
diers à  cheval  de  la  garde  royale  et  démissionna 
en  1830;  sa  femme  :  Thérèse  de  Chorier,  nièce  du 
général  d'artillerie  baron  Pernety,  qui  fut  chargé 
par  Napoléon  Ier  de  la  construction  du  pont  du 
Danube  en  1809. 

XII.  Wilfrid  et  Antonin  d'Indy . 

Armes  :  De  gueules,  à  un  lion  d'or,  couronné, 
lampassé  et  armé  de  même. 


REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

1°  Indy  (Wilfrid  tf), décédé  en  1891, marié 
à  Marguerite  de  Chabrol-Crousol,  dont  : 
a) Cécile,  mariée  à  Louis,  Gte  de  Bourmont 
lieutenant  de  vaisseau.  Résidence  :  Nancy  ; 
b)  Thérèse,  mariée  à  René  de  Vaucelles. 
Résidences  :  Paris  et  Andrezel  (Seine-et- 
Marne). 

2°  I.  (Antonin  cf),  demeurant  :  3,  rue 
Vézelay,  à  Paris,  marié  en  lres  noces  à  Ma- 
thilde  de  Ghâ3rol-Grousol,  dont  :  Vincent, 
compositeur  de  musique,  *,  7,  avenue  de 
Villars,  à  Paris,  marié  en  1875  àlsabelle  de 
Pampelonne,  dont  :  1°  Berthe,  mariée  en 
1890  à  Jean,  Vte  de  La  Laurencie,  2°  Mar- 
guerite; 3°  Jean;  et  en  2es  noces  à  Catherine 
de  Glos,  décédée,  dont  :  a)  Pierre,  marié  à 
France  de  Meynard,  3,  rue  Vézelay,  à  Pa- 
ris, dont  :  1°  Gonzague;  2°  Jacques;  b)  Ma- 
rie mariée  à  Raoul,  Mis  de  Sieyes,  demeu- 
rant à  Versailles;  c)  Agnès,  mariée  à  Marcel 
de  Pommereau,  lieutenant  de  vaisseau  à 
Cherbourg. 


JOANNIS  DE  VERGLOS  (de). 

Les  seigneurs  de  Giovani,  connus  parmi  la 
noblesse  de  Florence,  depuis  plus  de  quatre  cents 
ans,  après  avoir  occupé  les  premières  places 
de  cette  république,  passèrent  en  France  vers 
l'an  1420,  et  changèrent  leur  nom  de  Giovani  en 
celui  de  Joannis.  Cela  est  rapporté  dans  le  Nobi- 
liaire de  la  Toscane  française  de  Tristan  l'Her- 
mite,  imprimé  en  1667  ;  et  dans  le  Nobiliaire  de 
Provence  de  l'abbé  Robert,  où  il  est  dit  qu'une 
branche  de  cette  famille  est  établie  à  Avignon. 

Léon  de  Joannis  ou  Giovani,  vint  donc  s'établir 
à  Avignon  vers  l'an  1420  ;  il  y  fît  l'acquisition 
d'une  maison  que  ses  descendants  possèdent 
encore  ;  il  fut  élu  premier  syndic  de  la  noblesse 
en  1449;  il  est  prouvé  par  des  anciens  registres 
de  la  ville  dAvignon,  qu'on  l'éleva  quatie  fois  à 
cette  place  honorable. 

Léon  de  Joannis  avait  laissé  deux  frères  à  Flo- 
rence, Jean  et  Raymond  ;  ce  dernier  vint  recueil- 
lir la  succession  de  Léon  et  se  fixer  à  Avignon 
en  1476.  Quant  à  Jean,  son  frère,  le  Nobiliaire  de 
Provence  dit  qu'on  le  vit  à  la  même  époque  à  la 
Cour  des  rois  et  comtes  de  Provence,  où  il  était 
qualifié  de  noble.  C'est  de  lui  que  sont  issus  les 
Joannis  de  la  Brillane. 

Un  descendant  de  Jean,  Pierre  de  Joannis,  che- 
valier, seigneur  et  marquis  de  Verclos,  dont  il 
fît,  en  1640,  l'acquisition  dans  la  principauté 
d'Orange  et  en  prêta  hommage  au  prince  de 
Nassau,  le  13  février  1641.  Ledit  Pierre  de  Joannis 
fut  nommé  Viguier  d'Avignon  en  1660. 


Au  xi°  degré,  Joseph-François  de  Joannis, 
marquis  de  Verclos,  entra  au  service  en  1760, 
dans  le  régiment  de  la  Marche-Prince,  devenu 
par  la  suite  le  régiment  de  Conty,  se  maria  en 
1785,  rendit  hommage  de  la  terre  et  seigneurie  de 
Verclos  en  1789.  Einigra  en  1792,  fît  la  campagne 
de  cette  année  dans  L'armée  de  son  Altesse  royale 
Monseigneur  le  duc  de  Bourbon,  et  rentra  en  France 
en  1801  ;  il  a  toujours  été  fidèle  à  l'auguste  mai- 
son de  Bourbon.  Le  roi  l'a  nommé  chevalier  de 
l'ordre  royal  et  militaire  de  St-Louis,  le  16  juil- 
let 1814  ;  le  roi  dans  son  brevet  l'a  qualifié  de 
marquis. 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  1  et  4  d'or,  à  six  pat- 
tes cfouvs  de  sable  ;  aux  2  et  3,  d'argent,  à 
deux  lions  de  gueules. 

JOURDAIN  DE  THIEULLOY. 

La  famille  Jourdain  est  originaire  de  Norman- 
die :  une  branche  s'est  établie  à  Amiens  vers 
l'an  1500. 

Robert  Jourdain,  seigneur  de  Thieulloy-la- Ville, 
écuyer,  né  en  1685,  fut  conseiller,  secrétaire  du 
Roy,  maison,  couronne  de  France  et  de  ses  finan- 
ces. 

Jean-Baptiste-Marie-Robert  Jourdain  de  Thieul- 
loy.  écuyer,  seigneur  de  Thieulloy-la- Ville,  Ma- 
metz,  Bacouel,  la  Baiily,  St-Gratien,  Méréaucourt 
et  Carnoy,  fut  secrétaire  des  assemblées  de  la 
noblesse  de  Picardie  pour  l'élection  des  députés 
aux  Etats-Généraux. 

Actuellement,  cette  famille  comprend  les  bran- 


239 


—  240  — 


ches  suivantes  :  Jourdain  de  Thieulloy,  Jourdain 
de  Muizon,  Jourdain  d'Héricourt,  et  Jourdain  de 
Létoille. 

Armes  :  D'or,  au  daim  passant  au  naturel,  à 
dextrè  d'un  arbre  à  trois  couronnes  de  sinople, 
terrassé  de  même  :  senestré  d'une  nuée  d'azur, 
chargée  d'une  étoile  d'argent  ;  au  chef  de  sinople 
chargé  d'une  croix  ancrée  d'or. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 
Branche  aînée 

Jourdain,  Gte  de  Thieulloy,  marié  à  Mlle 
de  Bérenger.  Résidences  :  Château  de  St- 
Gratien  (Somme),  et  château  de  Thieulloy- 
la-Ville  (Somme). 

Frère  :  Thieulloy  (Gte  Georges  de),  offi- 
cier de  cavalerie,  marié  à  Mlle  de  Lestan- 
ville. 

Branche  cadette 

Thieulloy  (Gte  Robert  de),  officier  de 
cavalerie. 

Sa  sœur  mariée  au  Gte  de  Malet  de  Gou- 
pigny. 

JOUVENGEL  (de). 

•  ®>  $  $  Q  d  iJ  dt  Anciens  seigneurs  d'Arves 
en  Savoie,  du  xve  au  xvue  siè- 
cle. Passe  en  Lyonnais  au 
xvme.  Cette  maison  avait  un 
caveau  à  ses  armes  dans  la 
cathédrale  de  Saint-Jean  de 
Maurienne,  et  en  1668,  ces 
armes  furent  blasonnées  à 
l'Hôtel -de -Ville  de  Cham- 
béry. 

Elle  a  produit  :  3  syndics 
nobles  de  Chambéry  en  1580, 
1619  et  1668,  un  échevin  de 
Lyon  en  1737,  un  officier  au  régiment  de  Bériow- 
ski,  qualifié  messire  et  chevalier,  un  comman- 
dant de  la  marine  sous  Louis  XV,  un  officier  du 
régiment  de  Royal-Marine  ou  d'Hector  qui  com- 
battit à  Quiberon,  enfin  un  maire  de  Versailles 
qui  sauva  cette  ville  du  pillage  en  1814  et  1815  et 
reçut  du  tsar  Alexandre  une  bague  splendide 
accompagnée  d'une  letlre  flatteuse,  et  de  la  Ville 
un  service    d'argenterie  aux  armes  accolées   de 


Versailles  et  de  Jouvencel. 

Il  y  eut  dans  cette  famille  des  chevaliers  de 
Saint-Louis,  de  la  Réunion,  de  l'Aigle-rouge  de 
Prusse  et  de  la  Légion-d'honneur. 

Armes:  D'or,  à  deux  palmes  de  sinople  soute- 
nues d'un  croissant  de  gueules  ;  au  chef  d'azur 
chargé  d'un  soleil  d'or  entre  deux  étoiles  d'ar- 
gent. 

Le  chef  fut  ajouté  au  xvn8  siècle  par  un  cadet  à 
l'écusson  ancien  ;  de  ce  cadet  descend  la  famille 
actuelle. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Branche  aînée 

Jouvencel  (Hippolyte-Félicité-Paul  de), 

né  à  Versailles,  en  1818,   d'Hippolyte  de 

Jouvencel,  garde  du  corps  de  Louis  XVIII, 

marié    à  Lydia  d'Harcourt-Boys,     sans 

postérité;  chef  de  nom  et  d'armes,  demeure 

à  Paris,  15,  rue  de  Siam. 

Branche  cadette 

I.  Jouvencel  (Paul- Henri -Aldegonde- 
Olivier  de),  né  à  Garches  (S.-et-O.),  le 
16  septembre  1844,  ancien  sous-préfet  ré- 
voqué en  1878  pour  ses  idées  légitimistes, 
Paris,  115,  rue  de  Grenelle  ;  marié  le 
3  mars  1870,  à  Caroline-Isabelle  Bonneau 
du  Martray,  dont  :  1°  Françoise  ;  2°  Loui- 
se ;  3e  Thérèse  ;  4°  Pierre  ;  5°  Henri  ;  6° 
Etienne. 

II.  Jouvencel  (Jean-Paulin -Ferdinand 
de),  né  à  Paris,  le  15  juin  1846,  frère  du 
précédent,  ancien  officier  de  cavalerie  dé- 
missionnaire, domicilié  au  château  des 
Arpentis  (Indre-et-Loire),  marié  le  15  fé- 
vrier 1881,  à  Louise  Le  Bourgeois,  dont  : 
1°  Ferdinand  ;  2°  Olivier  ;  3°  Solange  ;  4° 
Hubert. 

III.  Jouvencel  (Léon-Aldegonde-Félix  de) 
né  le  23  juin  1848. 

Alliances  anciennes  et  modernes  :  de  Broglie,  de 
Paterne  ,  de  Beaussier,  Bigot  des  Jonchères,  de 
Valimesnil,  d'Albon,  de  Masin. 


KERROS  (de). 

Cette  famille,  originaire  de  Kerros,  village  si- 
tué près  de  Ploudalmézeau,  évêché  de  Léon,  éta- 
blit sa  généalogie  jusqu'à  Yvon  qui  figure  en 
1426  au  milieu  des  gentilshommes  de  la  Paroisse 
de  Ploudalmézeau,  dans  une  montre  de  la  no- 
blesse. 

La  famille  dépossédée  alors,  fut  réanoblie  à  cette 
époque  par  lettres  du  duc  de  Bretagne,  Jean  VI, 
enregistrées  le  22  juillet  1441,  et  l'hôtel  d'Aval- 
losk,  appartenant  à  Bernard  de  Kerros  fut  fran- 
chi à  durer  en  perpétuel. 

(Bibliothèque  Nationale,  Réformation  des  évê- 
ehés  de  Bretagne,  évêché  de  Léon,  ancien  fonds 
des  Blancs-Manteaux,  volume  37,  manuscrits 
français,  n°  22320,  page  326. 

Des  gentilshommes  de  cette  famille  figurent  dans 
toutes  les  montres  des  xv«  et  xvie  siècles.  Paroisse 
de  Ploudalmézeau,  évêché  de  Léon.  (Bibliothèque 
nationale,  ancien  fonds  des  Blancs-Manteaux,  vo- 
lumes 35,  37,  73,  manuscrits  français  22318,  page 
58;  M.  F.  22320,  pages  331,  345;  M.  F.  22345, 
folio  127,  verso  et  M.  F.  22320,  page  326.) 

Plusieurs  de  ses  membres  s'allièrent  à  des  fa- 
milles illustres  de  Bretagne  : 

Michel  de  Kerros  épousa  vers  1620  Françoise 
de  Lesguen,  de  la  maison  de  Lestrémeur. 

Yvon  de  Kerros  épousa  en  1636,  Joanna  Rannou 
Domina  de  Pratmeur,  fille  du  vicomte  de  Prat- 


meur.  (Pratmeur,  ancienne  vicomte  possédée  par 
Rannou,  baron  de  Keribert),  etc.,  etc. 

Depuis,  cette  famille  a  fourni  des  officiers  à 
l'armée  et  à  la  marine  ;  elle  a  aussi  donné  trois 
maires  à  la  ville  de  Brest. 

Elle  est  actuellement  divisée  en  trois  branches 
qui  toutes  habitent  encore  en  Bretagne. 

Armes  :    D'argent,  à  la  fasce  d'azur  accompa- 
gnée de  trois  coquilles  de  même. 
Devise  :    Graz   ha    speret. 
Couronne  comtale  {sceau  de  1715  environ). 
Supports  :  Deux  lions. 

KESSLER  {de). 

Vieille  noblesse  de  l'Al- 
lemagne du  sud.  Johan  de 
Kessler  eut  avec  Luther, en 
1522  à  Téna,  une  entrevue 
restée  célèbre  dans  l'his- 
toire de  la  Réforme.  Son  fils 
Joona  reçut  de  1  empereur 
Maximilien  II  des  lettres 
patentes  confirmant  ses 
armes  de  d'Augsbourg,  30 
mai  1566,  comtes,  11  mai 
1881. 

Armes:    D'azur,    à  deux 
montagnes  d'or  surmontées  d'an  cheval  gai,  ailé 
et  cabré  de  sable  ;  à  la  bordure  de  gueules. 
Couronne  de  comte, 


•)', 


1.5 


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REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Kessler  (Harry,  Clément,  Ulric,  comte  de) 
né  à  Paris  ;  résidence,  19,  boulevard  Mont- 
morency, à  Paris. 

Mère:  Alice  Harriet, fille  ducommodore 


Henry  Blosse  Lynch  de  Partry  House  (Ir- 
lande) de  la  maison  des  baronets  Lynch 
Blosse,  mariée  à  Adolphe  Guillaume,  comte 
de  Kessler,  mort  à  Paris  le  22  mai  1895. 

Sœur:  Wilhelma  Caroline,  Louise,  Alice, 
née  à  Londres. 


LA  BROUEDE  VAREILLES-SOM- 
MIÈRES  (de). 

La  maison  de  La  Broue  de  Vareilles-Sommiè- 
res,  originaire  de  l'Auvergne  est  établie  depuis 
l'année  1624  en  Poitou  ;  elle  remonte  à  la  fin  du 
xrve  siècle.  Son  auteur  est  Jean  de  la  Broue,  ha- 
bitant d'Aurillac  vers  l'an  1400.  Elle  est  alliée  aux 
plus  illustres  races  de  France  par  Marguerite 
Béranger,  en  1547,  delà  maison  deSassenage  ;par 
Jeanne  Guy,  1598,  à  celle  de  Puirobert  ;  par  Jac- 
quette  Compaing,  en  1624,  à  celle  de  Barbezières 
de  la  Tour  Girard  et  d'Aloue  ;  par  Gabrielle  Ayme- 
rie-Hélyes  de  la  Bocliesnard,  en  1657,  à  celle  de 
Bochechouart,  Montemart,  Tavannes,  La  Baume- 
Montrevel,  Laval-Montmorency,  La  Bochefou- 
cauld,  Aumont,  Montalembert,  Turpin  de  Crissé, 
Neufchèze,  etc. 

La  famille  de  la  Broue  de  Vareilles-Sommières 
a  eu  le  grand  privilège  de  donner  deux  prélats  à 
l'Eglise  :  Monseigneur  Pierre  de  la  Broue,  évo- 
que de  Mirepoix  en  1680  et  Monseigneur  de  la 
Broue  de  Vareilles,  évêque  de  Gap  en  1784  ;  une 
prieure  à  l'abbaye  des  Bénédictines  de  Givray  en 
1713,  et  une  abbesse  à  la  maison  de  Fontevrault. 
Enfin  elle  acompte  parmi  ses  membres  plusieurs 
chevaliers  des  ordres  de  Saint-Louis,  de  Saint- 
Lazare  et  de  Saint-Jean  de  Jérusalem. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or  accompagné  en 
chef  de  deux  coquilles  d'argent,  et  d'une  main  de 
môme  en  pointe  posée  en  pal  ;  posé  sur  un  éeu 


écartelè;  aux  1  et  4,  burelé  d'argent  et  de  gueule 
à  trois  fuseaux  et  deux  demies  (ou  5  fusées)  de  sa- 
ble brochant  qui  est  Hélyes  de  la  Boche- Aynard  , 
aux  2  et  3,  fascè,  onde,  enté  d'argent  et  de  gueu- 
les qui  est  de  Bohecchouart. 

Cri  :  Cum  virtutenobilitas. 

Devise  :  In  manibus  Domini  sors  mea. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

lo  La    Broue    de    Vareilles-Sommières 

(Mis  de)  4,   rue  Léon-Cogniet,  à  Paris. 

fille  :  Marie-Renée-Bérengère,  mariée 
à  Félix  de  Maiffredy  de  Robernier. 

2°  La  Broue  de  Vareilles-Sommières 
(Comte  Gabriel  de)  doyen  de  la  Faculté  de 
droit  à  l'Université  catholique  de  Lille, 
commandeur  de  l'ordre  de  St-Grégoire  le 
Grand,  dont  6  enfants. 

3°  Vareilles-Sommières  (l'abbé  de)  vi- 
caire général  officiai  du  diocèse  de  Poi- 
tiers. 

4°  Maria  ;  5°  Marie,  toutes  deux  à  Poitiers. 

LAGHAUD    DE  LOQUEYSSIE. 

Famille  originaire  du  Limousin,  qui  a  em- 
prunté son  surnom  nobiliaire  à  une  terre  de 
Loqueyssie  située  dans  la  commune  des  Granges 


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d'Ans,  canton  d'Hautefort  (Dordogne):  Elle  a 
compté  de  nos  jours  un  officier  supérieur  d'infan- 
terie, un  trésorier  payeur  général  de  Marseille  et 
un  député,  mort  en  février  1896,  qui  fit  partie 
de  l'armée  de  l'Est  dans  la  dernière  guerre,  et  fut 
blessé  au  combat  de  Dijon . 

Armes  :  D'argent,  au  mouton  de  sable  paissant] 
au  chef  d'azur,  chargé  de  trois  étoiles  d'or. 


LA  CROIX  (de). 

Ancienne  famille  noble,  originaire  du  Niver- 
nais, qui  a  formé  plusieurs  branches,  celle  des 
seigneurs  de  la  Croix  en  Nivernais,  des  seigneurs 
de  Jovelle,  St-Cyprien,  du  Repaire  et  de  Donsac, 
toutes  quatre  établies  en  Périgord  ;  de  cette  der- 
nière branche  est  sortie  celle  de  La  Croix  deToui- 
gnan,  établie  à  Bordeaux  depuis  1G89. 

Le  premier  depuis  lequel  on  a  une  filiation  sui- 
vie est  Jean  de  la  Croix,  seigneur  de  La  Croix  en 
Nivernais,  qui  vivait  en  1420. 

Gabriel  de  la  Croix  II  :  du  nom,  le  premier  de 
la  branche  de  Touignan,  écuyer,  seigneur  de 
Touignan,  avocat  au  parlement  de  Bordeaux, 
mourut  en  1749,  laissant  plusieurs  enfants  de  Ma- 
rie du  Perrieu,  qu'il  avait  épousée  par  contrat  du 
7  novembre  1731. 

Ayant  été  imposée  à  la  taille,  elle  produisit  les 
titres  do  feu  son  mari  avec  un  arbre  généalogique 
remontant  à  1420  et  prouva  qu'il  était  issu  de  ra- 
ce noble  en  ligne  directe  de  l'ancienne  famille  de 
La  Croix,  dont  l'origine  de  la  noblesse  est  ense- 
velie dans  l'antiquité  ;  en  conséquence,  elle  obtint 
une  sentence  rendue  à  Bordeaux  au  bureau  de 
l'élection  de  Guyenne,  le  2  septembre  1772,  qui 
fit  défenses  aux  collecteurs  qui  entreront  en 
charge  à  l'avenir,  de  comprendre,  ni  cotiser  la 
suppliante,  veuve  du  sieur  Gabriel  de  la  Croix, 
écuyer,  sous  son  nom,  ni  sous  quelqu'autre  que 
ce  puisse  être,  directement  ou  indirectement,  et 
ordonna  que  la  somme  qu'elle  avait  payée  serait 
répartie  pour  l'année  1773  par  les  collecteurs  sur 
tous  les  habitants  taillables  de  la  paroisse,  pour 
être  remise  à  la  suppliante  sur  sa  simple  quit- 
tance â  peine  d'en  répondre  en  leur  propre  et 
privé  nom. 

Armes  :  D'argent,  à  une  croix  alezêe  d'azur, 
surmontée  d'un  Lion  passant  de  gueules,  armé  et 
lampassé. 

Une  branche,  sans  doute  de  la  même  famille, 
dont  on  trouve  la  généalogie  dans  l'Armoriai  gé- 
néral de  France,  fut  maintenue  dans  sa  noblesse 
par  ordonnance  de  1070. 

Philippe  de  La  Croix,  natif  de  la  ville  d'Arles, 
chambellan  du  roi  François  Ier  en  1526,  eut  entre 
autres  descendants,  Louis-Philippe  de  La  Croix  de 
Beaurepot-de-Censou,  qui  fut  reçu  page  du  roi 
dans  sa  petite  écurie  le  17  février  1735. 


Armes  :  D'or,  à  trois  fasees  d'azur  ondées,  celle 
du  chef  surmontée  d'un  lion  de  gueules  demi-corps. 

Nous  trouvons  une  autre  famille  originaire  de 
Normandie,  élection  de  Vire,  ayant  possédé  les 
fiefs  de  la  Boucherie  et  des  Jardins. 

Armes:  D'azur,  à  la  croix  d'argent,  cantonné 
de  quatre  roses  d'or. 

LAFON  DE  JEAN  DU  VERDIER  (de). 

Très-ancienne  famille  de 
robe  et  d'épée  ;  son  arbre 
généalogique  est  formé  de 
trois  branches,  savoir  : 

1°  La  maison  de  Lafon 
proprement  dite  ; 

2°  La  maison  de  Jean  ou 
Jehan  ; 
3°  La  maison  du  Verdier. 
La  première  a  été  la  tige 
sur  laquelle  se  sont  greffées 
les  deux  dernières  à  deux 
époques  distinctes  :  en  1560, 
Françoise  de  Jean,  dernière 
héritière  des  seigneurs  de  Saint-Projet,  transmet 
son  nom  avec  ses  armes  à  Flotard  de  Lafon  ;  de 
même,  en  1701,  damogselle  Françoise  du  Verdier 
transmet  le  sien  à  François-Louis  de  Lafon  de 
Jean. 

La  famille  de  Jean  fixa  sa  résidence  d'abord  à 
Cahors,  puis  en  son  château  des  Junies,  enfin  en 
celui  de  Saint-Projet,  en  Quercy. 
Le  Limousin  vit  naître  les  seigneurs  du  Verdier. 
Le  château  de  Féneyrols,  en  Bouergue,  fut  le 
berceau  de  la  maison  de  Lafon.  Cette  forteresse 
majestueuse,  qui  se  mire  dans  l'Aveyron  avec  ses 
mâchicoulis  et  ses  créneaux,  son  lierre  et  ses 
pierres  dorées,  reste  témoin  muet  de  plus  d'un 
brillant  fait  d'armes. 

Maison  de  Jean  ou  Jehan 

I.  —Bertrand  I  de  Jean,  chevalier,  né  à  Cahors 
vers  1160,  fut  le  premier  chef  connu  de  l'illustre 
maison  de  Jean.  Il  combattit  avec  acharnement 
les  Albigeois  qui  infestaient  le  Midi  de  la  France. 
En  1204,  il  s'enrôla  sous  la  bannière  de  Pierre  de 
Castelnau,  chef  de  la  croisade  entreprise  contre 
eux,  et,  en  1208,  sous  celle  de  Simon  de  Montfort, 
qui  s'empara,  l'année  suivante,  de  Béziers,  où  il 
fit  malheureusement  tant  de  victimes.  En  récom- 
pense de  ses  services  et  de  ses  actions  d'éclat  (pro 
remuncratione  laborum  fortissimarumque  actio- 
num  inbello  sacro  contra  A Ibigenses), Guillaume 
de  Cardaillac,  évêque  de  Cahors,  lui  donna  en 
1214  le  fief  important  de  Canourgues,  avec  le 
château  et  les  forteresses,  sous  le  seul  hom- 
mage noble  d'une  paire  d'éperons  dorés  qu'il 
devait  faire,  lui  et  ses  successeurs,  à  chaque  mu- 


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tation  d'évêque.  Cette  terre,  qu'on  dénomma  dans 
la  suite  les  Joannies  (aujourd'hui  les  Junies),  à 
l'intention  de  son  nouveau  seigneur,  le  chevalier 
de  Jean  ne  devait  «  ni  la  vendre,  ni  l'aliéner,  ni 
«  la  donner,  ni  la  diviser  entre  ses  enfants  ;  elle 
«  devait  rester  dans  sa  maison  comme  un  prix 
«  sacré  de  ses  services  militaires  pendant  la  guerre 
«  sainte  et  passer  entière  et  à  perpétuité  au  pre- 
«  mier-né  de  sa  famille  ou  à  la  fdle  aînée  à  défaut 
«  de  mâle  t(Hist.  yen.  du  Quercy.  Lacoste,  t.  II, 
p.  181). 
Il  eut  trois  fds  :  Eugène,  Gilbert  et  Antoine. 

II.  —  Eugène  de  Jean  fut  élevé  de  bonne  heure 
à  la  dignité  de  grand  écuyer  du  roi  Louis  VIII. 
En  prenant  possession  de  sa  charge,  en  1223, 
«  il  promit  de  ne  point  regarder  la  maréchaussée 
«  comme  héréditaire  et  de  ne  retenir,  à  son  profit, 
«  les  chevaux,  pallefrois  et  roncins  rendus  en 
«  l'écurie  du  roi  ». 

En  1248,  Eugène  et  Gilbert  s'embarquèrent  à 
Aiguës-Mortes  avec  Saint-Louis  en  vue  de  délivrer 
les  saints  lieux  du  joug  desinfidèles.  lisse  signa- 
lèrent dans  plusieurs  combats  ;  la  croisade  finie, 
ils  rentrèrent  en  France  emmenant  avec  eux  de 
Terre-Sainte  un  religieux  du  Mont-Carmel  qu'ils 
logèrent  d'abord  dans  leur  terre  de  Soubrejols, 
aujourd'hui  Glandières,  et,  quelques  années  après, 
dans  leur  vaste  jardin  de  Gahors  qu'ils  lui  don- 
nèrent; on  vit  bientôt  s'élever  en  ce  lieu  une  belle 
église  et  un  grand  monastère  occupé  encore  de  nos 
jours  par  les  Carmes  [Hist.  du  Quercy.  Lacoste, 
t.  II,  p.  303). 

Antoine  prit  une  part  glorieuse  à  la  bataille  de 
Damiette  et  à  celle  de  la  Massoure.  Fait  prison- 
nier par  les  Sarrasins,  il  supporta  courageuse- 
ment sa  captivité.  De  retour  dans  sa  patrie,  pour 
remercier  Dieu  de  sa  délivrance,  il  dota  magnifi- 
quement le  monastère  fondé  par  ses  frères 
(Féneyrols,  par  l'abbé  Galabert) . 

III.  —  Bertrand  II  de  Jean,  chevalier,  épousa, 
vers  1280,  Marguerite  d'Euze,  sœur  de  Jacques 
d'Euze,  de  Cahors,  qui  devint  pape  le  7  août  1316 
sous  le  titre  de  Jean  XXII.  Il  eut  cinq  enfants  : 

1°  Marie,  mariée  avec  Arnaud  de  Trian,  vicomte 
de  Talard,  qui  devint  grand  maréchal  du  Souve- 
rain-Pontife ; 

2°  Gaucelin,  issu,  dit  Baluze,  d'une  très-illustre 
famille  de  Cahors  (or tus  e  clarissimâ  faniilid 
Divonœ),  fut  archidiacre  de  Carpentras,  grand 
pénitencier,  évêque  d'Albano,  cardinal  en  1316  et 
vice-chancelier  de  l'Eglise  romaine.  Il  mérita,  dit 
Lacoste  dans  son  histoire  du  Quercy,  par  ses  pro- 
fondes connaissances  en  droit  civil  et  canon  et  en 
politique,  d'être  employé  par  le  Saint-Siège  dans 
plusieurs  affaires  importantes.  En  1317,  il  fut 
envoyé  en  Angleterre  pour  apaiser  la  révolte  de 
plusieurs  barons  contre  le  roi.  Sa  légation  ne  fut 
pas  heureuse  ;  il  tomba  entre  les  mains  d'une 
troupe  de  brigands  qui  pillèrent  ses  bagages  et 
le  firent  prisonnier.  La  liberté  ne  lui  fut  rendue 


que  moyennant  une  grosse  somme  d'argent.  En 
1319,  il  fut  chargé  auprès  de  Philippe-le-Long,  roi 
de  France,  et  de  Robert  de  Béthune,  comte  de 
Flandre,  d'une  autre  légation  qui  eut  plus  de  suc- 
cès. 11  devait  faire  conclure  un  traité  de  paix  entre 
ces  deux  princes,  ennemis  jurés.  Le  5  mai  1320,  ce 
traité  fut  par  eux  signé  et  cimenté  par  le  mariage 
de  Louis  de  Nevers.  petit-fils  du  comte  de  Flandre, 
avec  Marguerite,  fille  du  roi.  Robert  perdit  par  ce 
traité  la  Flandre  française. 

En  1334,1e  cardinal  Gaucelin  de  Jean  fut  nommé 
commissaire  général  pour  réformer  l'Université 
de  Toulouse. 

Par  la  mort  de  ce  prélat,  survenue  le  16  mai 
1349,  la  Cour  romaine  perdit  une  de  ses  lumières. 
Il  fut  inhumé  au  pied  du  grand  autel  de  l'église 
des  Dominicains  de  Cahors  dont  il  avait  fait  bâtir 
le  chœur  à  ses  dépens  [sëpultus  in  capite  cccle- 
siœ  coram  altari  majore,  in  hoc  loco  ubi  tenet 
sacerdos  pedes  quando  offert  sacrijicium) . 

Son  testament  est  du  25  février  1348.  Il  donne 
ses  deux  anneaux  les  plus  précieux  au  pape, 
son  oncle  ;  une  bible  avec  la  glose  à  son  neveu 
Gilbert  de  Jean,  évêque  de  Carcassonne  ;  un  de 
ses  meilleurs  chevaux  à  Benoît  de  Jean,  son  petit- 
neveu,  etc.. 

Les  armoiries  de  Gaucelin  étaient  des  armoiries 
personnelles  et  différaient  de  celles  de  sa  famille. 
Son  sceau,  qui  est  appendu  à  des  actes  des  années 
1319  et  1320  déposés  aux  archives  nationales, 
représente  le  cardinal  en  prière  au-dessous  des 
images  de  Notre-Dame,  de  Saint-Pierre  et  de 
Saint-Marcellin,  ses  patrons,  avec  la  légende  : 

5.  Gaucelmi  Bel  gratid  tituli  sanctorum  Mar- 
celtini  et  Pétri  presbiteri  cardinalis . 

Sur  le  contre-sceau,  un  écu  à  deux  lions  passants 
et  à  la  bordure  besantée  avec  la  légende  :  Sit 
nomen  Domini  benedictum. 

3°  Benoît  qui  suit  ; 

4°  Jacques  vit  sa  noblesse  confirmée  par  Lettres 
patentes  de  Philippe-le-Bel  données  à  Compiègne 
le  8  juin  1310. 

5°  Guillaume  fonda  un  hospice  à  Labastide- 
Marnhac.  Son  fils  Pierre  devint  évêque  de  Carcas- 
sonne. 

IV.  —  Benoît  de  Jean,  chevalier  de  Saint-Projet 
et  seigneur  des  Junies,  mourut  en  novembre  1337 
et  fut  inhumé  dans  l'église  des  Dominicains  de 
Cahors.  Entre  autres  enfants  : 

1°  Gaucelin,  nommé  évêque  de  Carcassonne  le 
25  mai  1337  à  la  mort  de  Pierre  son  cousin.  Il  pas- 
sait pour  avoir  mené  une  vie  si  sainte  qu'après  sa 
mort  il  aurait  opéré  des  miracles  s'il  faut  en  croire 
le  nécrologe  des  Dominicains  de  Cahors  (Gauce- 
linus  tantœ  sanctitatis  et  exemplaris  vitœ  exti- 
tii  quod  Deus  per  ipsum  multa  mirabilia  opera- 
tur). 

2°  Gilbert,  aussi  évêque  de  Carcassonne  (1346- 
1354).  Son  tombeau  et  celui  de  Gaucelin  étaient  à 


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droite  du  chœur  de  l'église  des  Dominicains  dont 
ils  avaient  été  les  bienfaiteurs  ;  celui  de  la  famille 
était  à  gauche. 
3°  Philippe  de  Jean  qui  suit. 

V.  —  Philippe  I  de  Jean,  chevalier  de  Saint-Pro- 
jet, seigneur  des  Junies,  de  Salviac,  Galessie  et 
Biars,  prit  une  part  active  aux  guerres  anglaises. 
IL  fit  prisonnier  Bertugat  d'Ail >ret  qu'il  livra  au 
duc  d'Anjou.  Par  son  testament  du  6  novembre 
1347,  modifié  par  codicille  du  11  novembre  1355,  il 
veut  être  enterré  dans  l'église  du  couvent  des  reli- 
gieuses dominicaines  des  Junies.  Sa  mort  arriva 
en  1358.  Il  avait  épousé  Astorge  d'Orlhac. 

Benoît,  son  fils,  prit  aussi  une  part  active  aux 
guerres  anglaises.  Il  ordonna,  dans  son  testament, 
qu'il  serait  distribué,  après  sa  mort,  2,000  florins 
d'or  aux  communes  des  Arques,  de  Lherm,  Pont- 
Cirq,  Puy-1'Evêque,  Castelfranc,  etc.,  en  répara- 
tion des  dommages  qu'il  leur  avait  causés  pendant 
la  guerre.  Gomme  il  ne  laissa  pas  d'enfant  de  sa 
femme,  Cécile  de  Cardaillac,  il  institua  son  héri- 
tier universel  Philippe,  son  frère. 

VI.  —  Philippe  II  de  Jean,  chevalier  de  Saint- 
Projet,  seigneur  des  Junies  et  autres  places,  eut 
Antoine  qui  suit. 

VII.  —  Antoine  I  de  Jean,  chevalier  de  Saint- 
Projet,  seigneur  des  Junies,  de  l'Hôpital  Saint- 
Jacques  et  autres  lieux,  prêta  le  serment  d'hom- 
mage en  1443  entre  les  mains  de  Jean  de  Castelnau 
nouvellement  nommé  évêque  de  Cahors. 

VIII.  —  Olivier  de  Jean,  son  fils,  seigneur  de 
Saint-Projet,  Loze,  Saillagol  et  Labastide-Marn- 
hac,  reçut,  le  16  avril  1444,  l'hommage  de  Jean  de 
Bérald,  seigneur  de  Paulhac,  pour  la  terre  de 
Saillagol.  La  haute  seigneurie  de  ce  fief  apparte- 
nait à  la  maison  de  Jean,  le  domaine  utile  a  la 
maison  de  Bérald.  Le  village  de  Saillagol,  dit 
l'abbé  Galabert,  fut  entièrement  ruiné  par  les 
incursions  répétées  des  Anglais  ;  il  n'y  resta  qu'une 
femme  appelée  la  Saillagola.  Quand,  après  la 
conquête  de  Jeanne  d'Arc,  le  calme  fut  revenu 
dans  le  pays,  Jean  de  Bérald  voulut  remettre  ses 
terres  en  culture,  mais  les  délimitations  anciennes 
étaient  effacées  et  il  y  eut  contestation  à  ce  sujet 
entre  Jean  de  Bérald  et  Olivier  de  Jean.  Des  sai- 
sies furent  pratiquées  ;  on  allait  plaider  lorsqu'il 
fut  décidé  de  s'en  remettre  à  un  arbitrage.  Le 
2  mai  1 158,  les  arbitres  choisis  par  les  parties  s'as- 
sirent sur  une  pierre  à  la  façon  des  anciens,  et, 
ayant  fait  le  signe  de  la  croix,  prononcèrent  cette 
sentence  :  «  Il  y  aura  bonne  et  durable  paix  entre 
les  contendants;  toutes  les  saisies  faites  à  l'occa- 
sion de  ce  débat  sont  annulées  ;  pour  les  frais, 
que  mes  a,  mes  aja  (à  chacun  les  siens).  La  limite 

partira  de ;  les  deux  seigneurs  donneront  deux 

écus  aux  arbitres  pour  leurs  peines  ».  Olivier  de 
Jean  avait  épousé  noble  Marguerite  Damier  qui 
fit  son  testament  en  1486  au  château  de  Saint- 
Projet.  Elle  demanda  à  être  ensevelie  dans  la 
chapelle  de  la  Sainte-Vierge  du  lieu   auprès  de 


son  époux.  Cent  prêtres  devaient  figurer  à  ses 
obsèques,  de  même  qu'aux  services  de  neuvaine 
et  de  bout  de  l'an.  Chacun  d'eux  avait  droit  à 
quinze  deniers  tournois  pour  ses  honoraires.  Au 
service  de  neuvaine,  les  pauvres  de  la  seigneurie 
reçurent  dix  setiers  de  froment  et  deux  pipes  de 
bon  vin.  Pareille  distribution  fut  faite  au  bout  de 
l'an. 

IX.  —  Elie  de  Jean,  fils  du  précédent,  srigneur  j 
de  Saint-Projet,  Loze,  Saillagol  et  autres  places,  1 
eut,  croyons-nous,  deux  fils  : 

1°  Antoine,  qui  suit  ; 

2°  Bobert  de  Jean  ou  Jehan,  dit  de  Montesquieu,  j 
qui  prit  une   part  active  aux  guerres  de  religion.  | 
Il  servit  avec  distinction  Henri  de  Lorraine,  duc 
de  Guise,   chef  du  parti  catholique,  et  fut  blessé! 
à  ses  côtés,  d'un  coup  de  pistolet  et  de  deux  coups  J 
d'épée,   à  la  bataille  de  Moncontour  (1569).  Il  prit 
Réalville  en  plein  jour  à  la  barbe  des  ennemis,  se 
jeta  dans  Moissac  et  rompit  le  pont  pour  défendre 
la  ville  contre  les  Huguenots  qu'il  attaqua  ensuite 
au  passage  de  Sainte-Livrade.  A  Lafrançaise,  avec 
une  poignée  de  soldats,  il  mit  en  déroute  près  de 
2,000  hommes  et  leur  enleva  quatre  pièces  de  ca- 
non .  Enfin  peu  après  un  combat  qu'il  leur  livra 
encore  entre    Saint-Antonin    et  Villefranche,    il 
mourut  paisiblement  dans  son  lit  d'une  pleurésie 
(Fëneyrots,  par  l'abbé  Galabert). 

X.  —  Antoine  II  de  Jean,  baron  de  Saint-Projet,, 
seigneur  de  Biars,  Galessie,  Labastide-Marnhac, 
Loze,  Saillagol  et  Salviac,  chevalier  des  ordres  du 
roi,  qualifié  «  haut  et  puissant  seigneur  »,  fut  l'un 
les  capitaines  de  chevau-légers  les  plus  distingués 
du  Quercy.  En  lui  finit  la  race  masculine  de  la 
maison  de  Jean  de  Saint-Projet.  De  son  mariage 
avec  Jeanne  de  Fumel,  sœur  du  baron  François  de 
Fumel,  capitaine  des  gardes  de  la  Porte,  gouver- 
neur de  Mariembourg  et  ambassadeur  à  Constan- 
tinople,  sous  Henri  II,  il  n'eut  qu'une  fille, 
Françoise. 

XI.  —  Françoise  de  Jean  ou  Jehan,  baronne  de 
Saint-Projet,  dernière  survivante  de  sa  lignée, 
épousa,  le  24  mai  1560,  noble  Flotard  de  Lafon, 
seigneur  de  Féneyrols,  en  Bouergue,  sous  la  con- 
dition expresse  que  son  nom  et  ses  armes  seraient 
ajoutés  au  nom  et  aux  armes  de  la  maison  de 
Lafon,  exprimant  ainsi  nettement  sa  volonté  de 
perpétuer  a  travers  les  âges  un  nom  qui  lui  était 
cher  (Sandret.  Pevue  nob.,  t.  IV,  p.  544).  La  con- 
dition fut  remplie.  Les  armes  de  Flotard  de  Lafon 
furent  écartelées  et  son  nom  fut  désormais  suivi 
de  celui  de  sa  femme.  Il  transporta  même  sa  rési- 
dence du  château  de  Féneyrols,  berceau  de  sa 
famille,  en  celui  de  Saint-Projet. 

Maison  du  Verdi  eu 

Quelle  est  l'origine  exacte  des  seigneurs  du  Ver- 
dier?  Sans  vouloir  l'affirmer  formellement,  nous 
avons  tout  lieu  de  croire  qu'ils  se  rattachent  à  la 
maison  des  marquis  de  Lubersac,  en  Limousin. 


-  253  — 


—  254  — 


Cette  famille  qui  remonte  au  xe  siècle  comprend 
six  branches  dont  la  troisième  est  celle  des  sei- 
gneurs du  Verdier.  Pierre  de  Lubersac,  baron  du 
Leyris  et  seigneur  du  Verdier,  eut  de  son  mariage 
avec  Françoise  Pasquet  de  Savignac  six  enfants 
dont  la  dernière,  Françoise,  naquit  vers  1670.  Or, 
le  18  novembre  1701,  François-Louis  de  Lafon  de 
Jean  épousa  une  damoyselle  Françoise  du  Ver- 
citer,  et  le  fils  né  de  leurs  œuvres  eut  pour  mar- 
raine, à  smi  baptême,  une  dame  Lucie  de  Luber- 
sac. L'acte  de  1701  ne  mentionne  pas,  il  est  vrai, 
le  nom  patronymique  de  la  mariée,  mais  cette 
omission  n'a  rien  qui  doive  étonner  à  une  époque 
où  la  tenue  des  registres  de  catholicité  laissait 
tant  à  désirer  et  où  il  n'était  pas  rare  de  voir  des 
membres  de  famille  noble  délaisser  leur  nom 
patronymique  pour  prendre  un  nom  de  terre. 
François-Louis  de  Lafon  de  Jean,  pour  se  distin- 
guer sans  doute  de  son  frère  aîné  Jacques  titré 
marquis  de  Saint-Projet,  ajouta  à  son  nom  celui 
de  sa  femme.  On  trouve  cette  pratique  en  hon- 
neur principalement  chez  les  puînés  ou  cadets- 
Tandis  que  les  aînés  conservaient  héréditaire- 
ment leur  surnom  pris  d'un  nom  de  terre,  les 
puînés  ou  cadets  prenaient  souvent  le  nom  et  les 
armes  de  leur  femme  ou  de  leur  mère  :  d'autres 
ne  changeaient  que  leurs  armes  ;  d'autres  enfin 
retenaient  leurs  armes  en  changeant  leur  nom. 
François-Louis  de  Lafon  de  Jean  fit  suivre  son 
nom  du  nom  ou  du  surnom  de  sa  femme.  Si  l'ad- 
dition des  noms  ne  s'opéra  pas  en  1701  de  même 
façon  qu'en  1560,  c'est  que  la  situation  n'était  pas 
la  même.  Françoise  de  Jean  était  la  dernière  de 
sa  lignée.  Pour  ne  pas  laisser  son  nom  s'éteindre 
avec  elle,  elle  le  transmit  avec  ses  armes  àFlotard 
de  Lafon.  Françoise  du  Verdier,  au  contraire, 
laissait  des  frères  héritiers  du  nom  patronymique 
et  des  armes  de  sa  maison  ;  elle  ne  transmit  à  son 
mari  qu'un  nom  de  fief. 

Maison  de  Lafon  (de  Jean  du  Verdier) 

I.  —  Robert  de  Lafon,  seigneur  de  Saint-Géry 
et  Vieux,  co-seigneur  de  Gaillac,  naquit  vers  1180. 
Il  se  signala  dans  les  guerres  albigeoises,  notam- 
ment en  délogeant  de  Gaillac  Simon  de  Montfort 
qui  s'en  était  emparé.  Ce  fait  d'armes  entraîna  la 
reddition  de  Castres,  Caussade  et  Rabastens  en 
1210  (Féneyrols,  par  l'abbé  Galabert).  Il  fut  le 
premier  chef  connu  de  la  maison  de  Lafon. 

II.  —  Ratier  de  Lafon,  son  fils,  prit  la  croix 
avec  Saint-Louis  en  1248.  Après  la  prise  de  Da- 
miette  en  1240,  l'armée  chrétienne  livra  aux  Sar- 
rasins une  sanglante  bataille  devant  la  Massoure, 
sur  la  rive  orientale  du  Nil.  Dans  le  feu  de  l'ac- 
tion, plusieurs  chevaliers  sortent  des  rangs  et 
volent  dans  la  mêlée.  Tandis  que  Robert  de  Vair 
tombe  enveloppé  dans  sa  bannière,  que  Raoul  de 
Coucy  expire  sur  un  monceau  de  morts,  Ratier  de 
Lafon,  couvert  de  blessures,  souillé  de  poussière 
et  de  sang,  menace  encore  les  Infidèles  au  cri  de 
Mont-Joie,    Saint-Denis!   Dans    sa    retraite    vers 


Damiette,  il  fut  fait  prisonnier  avec  le  roi  (1250,. 
Après  sa  délivrance,  il  passa  d'Egypte  en  Pales- 
tine et  resta  quatre  années  sur  l'ancienne  terre  de 
Chanaan.  En  témoignage  de  sa  vaillance,  le  roi 
lui  accorda,  pour  lui  et  ses  descendants,  le  droit 
d'ajouter  à  ses  armes  douze  besants  d'or,  prix  de 
la  rançon  du  captif  aux  mains  des  Infidèles. 

III.  —  Olivier  I  de  Lafon,  fils  de  Ratier,  épousa 
vers  1300  Catherine  de  Durfort,  fille  de  Pierre  de 
Durfort  qui  était  lui-même  petit-fils  de  Rertrand 
de  Goth,  frère  du  pape  Clément  V. 

IV.  —  Guillalmon  de  Lafon,  fils  d'Olivier, 
occupa  l'importante  charge  de  sénéchal  de  Rouer- 
gue  au  début  de  la  guerre  de  Cent  ans.  Il  épousa 
3n  1335  Hélipx  de  Castelnau  gui  lui  apporta  en 
dot  les  terres  de  Capduelh,  Cargoale  et  Féneyrols. 
Toutefois,  la  terre  de  Féneyrols  resta  commune  à 
Hélipx  et  à  sa  sœur  Hélène.  La  justice  fut  décla- 
rée indivise  à  perpétuité  pour  ce  fief  et  les  offi- 
ciers de  justice  portèrent  dans  la  suite,  en  signe 
de  leur  office,  des  bâtons  aux  armes  des  deux 
maisons    (Féneyrols,  par  l'abbé  Galabert). 

V.  —  Jean  I  de  Lafon,  son  fils,  seigneur  de 
Féneyrols,  Capduelh,  Cargoale,  Saint-Géry,  Vieux 
et  co-seigneur  de  Gaillac,  épousa  en  1362  Anne  de 
Rabastens.  Son  existence  fut  troublée  par  les 
incursions  d'un  ennemi  sans  cesse  menaçant.  Le 
traité  de  Rrétigny  avait  livré  aux  Anglais  la  moi- 
tié de  la  France.  Plusieurs  petits  châteaux-forts 
avaient  déjà  succombé  lorsque  les  Anglais  vinrent 
assiéger  Féneyrols.  Jean  de  Lafon,  à  la  tête  de 
ses  milices,  put  quelque  temps  défendre  l'ap- 
proche de  son  château,  mais  l'ennemi,  supérieur 
en  nombre  et  largement  pourvu  d'échelles  et  de 
machines  de  guerre,  ne  tarda  pas  à  pénétrer  dans 
la  place.  Jean  de  Lafon  s'échappa  par  une  porte 
dérobée  le  12  décembre  1362.  Deux  jours  après, 
on  annonçait  qu'un  traître,  Jehan  de  Gourdon, 
accourait  renforcer  les  Anglais  à  Féneyrols.  Mais 
la  nouvelle  du  siège  et  de  la  prise  du  château  avait 
été  rapidement  répandue  par  un  Carme.  Le  séné- 
chal de  Rouergue,  suivi  des  meilleurs  capitaines 
du  Quercy,  et  le  seigneur  de  Milhars  vinrent  au 
secours  de  Jean  de  Lafon.  Avec  eux  était  Jourdain 
de  La  Vallette,  seigneur  de  Cuzoul  et  capitaine- 
châtelain  de  Parisot.  Le  30  décembre,  toutes  les 
forces  étant  réunies,  le  signal  du  combat  fut 
donné.  Les  mangonneaux  vomirent  de  gros  blocs 
de  pierre  contre  les  murailles  du  château  qui  ne 
tardèrent  pas  â  s'ébranler  ;  puis  des  tours  rou- 
lantes achevèrent  l'œuvre  et  la  forteresse  fut 
reprise  aux  Anglais  en  février  1363  (Féneyrols, 
par  l'abbé  Galabert) . 

VI.  —  Jean  II  de  Lafon,  fils  du  précédent,  sei- 
gneur de  Féneyrols  et  autres  places,  épousa 
Yolande  de  Penne  et  peut-être,  en  secondes  noces, 
Imberte  de  Vallon,  fille  d'Amalric  en  Quercy. 

VU.  —  Ratier  II  de  Lafon,  plus  connu  dans 
l'histoire  sous  le  nom  de  Ratier  de  Féneyrols,  se 
signala  dans  les  guerres  anglaises.  En  1384,  il  te- 


255  — 


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nait  garnison  à  Saint-Antonin  dont  il  fut  quelque 
temps  gouverneur.  11  reçut  du  roi  mission  de  cou- 
per le  chemin  à  l'ennemi,  martre  de  Penne.  Ses 
exploits  lui  valurent  la  haute  charge  de  sénéchal 
de  Rouergue  qu'il  exerça  de  1400  à  1418.  Il  avait 
épousé  Jeanne  do  Caraygue  et  peut-être,  en  se- 
condes noces,  Anne  de  Penne,  fille  d'Olivier  de 
Penne  allas  de  Gourdon  et  d'Hélène  de  Cardail- 
lac-Varaire.  Par  testament,  il  fonda,  dans  le  mo- 
nastère de  Saint-Antonin,  un  obit  de  300  livres 
pour  le  repos  de  son  âme  (Féneyrols,  par  l'abbé 
Galabert).  Il  eut  quatre  enfants  dont  Olivier  qui 
suit. 

VIII.  —  Olivier  II  de  Lafon,  qui  vivait  en  1445, 
épousa  Béatrix  du  Rieu,  fille  de  Baptiste  du 
Rieu,  seigneur  de  Saint- Salvadou. 

IX.  -  Pons  de  Lafon,  son  fils,  épousa,  en  pre- 
mières noces,  Antoinette  de  Saint-Maurice  et,  en 
secondes  noces,  le  22  novembre  1495,  Anne  de 
Galard,  fille  de  Jean  III  de  Galard,  seigneur  de 
Brassac.  Du  second  mariage,  il  eut  trois  enfants 
dont  Arnaud  qui  suit. 

X.  —  Arnaud  de  Lafon,  dit  d'Amors,  seigneur 
de  Féneyrols,  Lambernade  et  autres  places, 
épousa  d'abord  Rose  de  Beaulac  dont  il  n'eut  pas 
d'enfants,  et,  après  la  mort  de  celle-ci,  Hélène  de 
Gourdon,  fille  du  vicomte  de  Gayfier,  baron  de 
Gourdon,  et  de  Jeanne  de  Lauzières.  Par  testa- 
ment, il  fonda  une  chapellenie  à  Féneyrols  dotée 
de  quelques  setiers  de  blé  pour  célébration  de 
messes.  De  son  second  mariage,  il  eut  trois  en- 
fants dont  Flotard. 

XI.  —  Flotard  I  de  Lafon,  écuyer,  seigneur  de 
Féneyrols  et  autres  lieux,  épousa,  le  24  mai  1560, 
Françoise  de  Jean  ou  Jehan,  dernière  héri- 
tière des  seigneurs  de  Saint-Projet  en  Quercy 
qui  stipula  que  son  nom  et  ses  armes  seraient 
ajoutés  au  nom  et  aux  armes  de  son  époux 
(Sandret,  Revue  nob.  t.  IV,  p.  544).  A  dater  de  ce 
jour,  les  armes  de  la  maison  de  Lafon  furent 
écartelées  de  celles  de  la  maison  de  Jean  et  les 
deux  noms  furent  réunis  en  un  seul.  Flotard  de 
Lafon  fut  l'ennemi  juré  des  protestants  qu'il  dé- 
logea d'EntraygU9s  et  d'Auban  près  de  Capdenac 
et  qu'il  battit  à  Saint-Maurice  et  à  Jagot  près 
de  Gaussade.  Lorsque  l'armée  du  comte  de  Sois- 
sons  vint  fondre  sur  Villefranche,  il  l'affaiblit 
beaucoup  par  diverses  escarmouches.  On  dit  que 
la  reine  Marguerite  de  France,  femme  d'Henri 
IV,  traquée  de  toutes  parts  et  ne  sachant  plus  à 
qui  se  fier,  alla  lui  demander  asile  en  son  châ- 
teau de  Saint-Projet.  Flotard  fut  tué  dans  un 
combat  contre  les  Huguenots  près  de  Domme  en 
Périgord  [Féneyrols,  par  l'abbé  Galabert).  En- 
fants : 

1°  Marguerite  de  Lafon  de  Jean  épousa  le  4  mai 
1585  Balthazar  de  Cadrieu,  fils  de  Marquis  de  Ca- 
drieu  et  de  Jeanne  de  Narbonnès.  Leur  fils,  Marc 
de  Cadrieu,  fut  fait  maréchal  de  camp  le  2  dé- 
cembre 1651. 


2°  Flotard  de  Lafon  de  Jean. 

XII.  — Flotard  II  de  Lafon  de  Jean,  baron  de 
Saint-Projet,  seigneur  de  Féneyrols  et  autres 
places,  épousa,  le  25  janvier  1585,  Isabeau  de  la 
Roche,  fille  de  François,  baron  de  la  Roche- 
Fontenilles  et  de  Françoise  de  Montluc,  et  petite- 
fille  du  célèbre  maréchal  de  France,  Biaise  de 
Montluc. 

XIII.  —  Philippe  de  Lafon  de  Jean,  fils  de  Flo- 
tard, baron  de  Saint-Projet,  seigneur  de  Féney- 
rols, Saint-Amans,  Labastide,  Montesquieu,  et 
autres  places ,  gentilhomme  ordinaire  de  la 
chambre  du  roi,  prêta  le  serment  de  foi  et  hom- 
mage au  roi  en  1607  pour  les  places  de  Saint- 
Projet,  Montesquieu  et  Labastide  qu'il  déclara 
tenir  avec  justice  haute,  moyenne  et  basse.  Le 
24  juillet  1617,  il  épousa  Marguerite  deCardaillac, 
fille  d'Hector  et  de  Marguerite  de  Lévis.  Il  com- 
battit vaillamment  aux  côtés  de  son  père  sous 
Louis  XIII.  Il  se  distingua  principalement  à  la 
prise  de  Nérac,  Caumont,  l'Isle-Jourdain,  Mas- 
Grenier,  Mauvezin,  Albias,  Réalville,  Caussade, 
Négrepelisse  et  Saint-Antonin.  11  fut  tué  d'un 
coup  de  pistolet  au  siège  de  Montauban  en  1621 
(Féneyrols,  par  l'abbé  Galabert). 

XIV.  —  Fabien  de  Lafon  de  Jean,  fils  de  Phi- 
lippe, chevalier  des  ordres  du  roi,  marquis  et  baron 
de  Saint-Projet,  seigneur  d'Amors,  de  Biars, 
Capduelh,  Cargoale,  Féneyrols,  Lamothe,  Labas- 
tide, Montesquieu,  Loze,  Saillagol,  Saint-Amans, 
et  autres  lieux,  épousa,  le  12  novembre  1655, 
Françoise  de  Rilhac,  fille  de  François,  marquis 
de  Rilhac,  chevalier  des  ordres  du  roi,  maréchal 
de  camp  et  baron  de  Saint-Martin  Volmereux. 

Dans  le  dénombrement  qu'il  fît,  la  même  an- 
née, de  ses  droits  sur  la  seigneurie  de  Féney- 
rols, il  se  reconnut  seul  seigneur  haut,  moyen  et 
bas  de  Capduelh  et  de  Saint-Amans,  et  seigneur 
de  Féneyrols  et  Cargoale  en  paréage  avec  le  ba- 
ron de  Cessac.  Il  lui  est  dû,  entre  autres  choses, 
l'aide  aux  quatre  cas  qui  consistait  dans  l'obliga- 
tion de  fournir  un  cheval  du  prix  de  50  livres  :  1° 
à  chaque  nouvelle  guerre  ;  2°  à  l'occasion  du  ma- 
riage d'un  de  ses  fils  ou  d'une  de  ses  filles,  ou  à 
leur  entrée  en  religion  ;  3e  lors  du  passage  d'ou- 
tre-mer; 4°  en  cas  de  captivité.  De  toutes  les  re- 
devances, celle  qui  pesait  le  plus  à  la  population 
de  Féneyrols  était  la  rente  de  huit  setiers  de  blé 
pour  le  four.  Plusieurs  fois,  oubliant  un  acte 
contractuel  de  1345  qui  la  liait,  elle  avait  es- 
sayé de  s'en  exonérer.  Le  2  octobre  1705,  la  de- 
mande de  cette  redevance  fut  le  signal  d'une 
émeute.  Le  marquis  de  Saint-Projet,  Fabien  de 
Lafon,  qui  se  trouvait  ce  jour-là  en  son  château 
de  Féneyrols  dépêcha  son  valet  de  chambre  à 
François  Pratbernon,  premier  consul,  pour  l'en- 
gager à  payer  la  rente.  Entré  dans  la  maison,  le 
valet  de  chambre  est  pris  aux  cheveux  et  battu 
par  la  femme  et  le  fils  du  consul;  il  tombe  dans 
l'escalier  pendant  que  le  consul  crie  :  Au  feu  !  au 


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feu!  Un  attroupement  considérable  se  forme  de 
gens  armés  de  bâtons.  Le  marquis  accourt  l'épée 
à  la  main  et  met  en  fuite  les  rebelles,  mais  il  est 
blessé  d'un  coup  de  pierre  et  tombe  ensanglanté. 
Le  30  mars  1706,  le  sénéchal  de  Rouergue  fit  relâ- 
cher les  cinq  personnes  compromises  et   empri- 
sonnées au  château  de  Féneyrols  ;  mais  le  6  sep- 
tembre de  la   même  année,  la  décisi-jn   du  séné- 
chal  l'ut    annulée    par  le  parlement  de  Toulouse 
qui  [condamna  les  cinq  délinquants  chacun  à  25 
livres  d'amende;   de  plus,  le  premier  consul  fut 
banni    pendant   trois  ans  de  la  juridiction  sous 
peine  de  mort  en  cas  d'infraction. 

Plus  tard  encore  les  consuls  de  Féneyrols  refu- 
sèrentle  paiement  de  cette  rente  au  marquis 
Jacques  de  Lafon,  et,  de  nouveau,  ils  furent  con- 
damnés en  1717.  Cette  résistance  n'altéra  pas 
longtemps  les  bons  rapports  du  seigneur  et  de 
ses  vassaux;  plus  d'une  fois,  Fabien  de  Lafon 
et  Jacques,  son  fils,  intervinrent  auprès  de  l'in- 
tendant des  Finances  pour  obtenir,  en  leur  fa- 
veur, soit  des  décharges,  soit  des  réductions 
d'impôts  (Féneyrols,  par  l'abbé  Galabert). 

Du  mariage  de  Fabien  de  Lafon,  marquis  de 
Saint-Projet,  avec  Françoise,  marquise  de Rilhac, 
qualifiée  «  haute  et  puissante  dame  «dans  des  do- 
cuments nombreux  conservés  dans  les  archives 
de  la  famille,  sont  issus  : 

lo  Françoise,  mariée  le  7  mai  1696  avec  Charles- 
François  d'Escars,  marquis  de  Merville  et  de 
Laroquebrou,  baron  de  Carbonnières,  d'Ytrac  et 
de  Saint-Jean-Lespinasse  ; 

2"  Catherine,  née  à  Rilhac, au  château  de  sa  mè- 
re, le  17  octobre  1667.  Pour  entrer  au  monastère 
de  Reaulieu,  au  diocèse  de  Tulle,  elle  dut  faire 
ses  preuves  de  noblesse,  tant  pour  les  lignes  pa- 
ternelles que  pour  les  lignes  maternelles,  devant 
une  commission  de  seigneurs  nommée,  lo  24  mai 
1684,  par  frère  Jacques  d'Arcéjun-Caderousse, 
grand-prieur  de  Saint-Gilles .  Le  24  mars  1686,  ces 
preuves  furent  vérifiées  et  reconnues  valables 
dans  l'Assemblée  capitulaire  des  Dames  deBeau- 
lieu,  et,  la  même  année,  Catherine  de  Lafon  fut 
admise  au  noviciat.  Au  mois  de  mai  1716,  elle 
était  élue  grande  prieure  du  monastère. Elle  mou- 
rut vers  1749  (Sandret,  Rev.  nob.  t.  IV). 

3°  Jacques,  et  4°  François-Louis,  qui  suivent. 

XV.  —  Jacques  de  Lafon  de  Jean,  marquis  de 
Saint-Projet,  chevalier,  seigneur  haut  justicier 
d'Amors,  de  Biars,  Capduelh,  Cargoale,  Féney- 
rols, Galessie,  Jamblusse,  Labastide-Marnhac, 
Lamothe,  Loze,  Luboz,  Montesquieu,  Saillagol, 
Saint-Amans,  bailli  des  montagnes  d'Auvergne, 
épousa,  en  premières  noces,  Anne-Rose  de  La 
Roche-Bourbon-Lavedan,  et,  en  secondes  noces, 
en  1726,  Gabrielle  d'Escars,  fille  d'Annet,  mar- 
quis d'Escars,  lieutenant  général  des  armées  du 
roi  et  gouverneur  de  Honfleur.  Il  n'eut  pas  d'en- 
fant de  sa  seconde  femme.  Son  testament  est  du 
6  août  1736.  Il  institue  héritier  universel  Charles- 


Joseph,  son  fils  unique,  stipulant  qu'au  cas  où  co 
dernier  viendrait  à  décéder  sans  enfant,  l'entière 
hérédité  passerait  â  son  frère  François-Louis.  Il 
donne  à  dame  Gabrielle  d'Escars,  sa  seconde 
femme,  le  droit  d'habitation  au  château  de  Saint- 
Projet,  sa  résidence  ordinaire  ;  il  lui  lègue  en  ou- 
tre, sa  vie  durant,  la  jouissance  des  seigneuries  de 
Saint-Projet  et  de  Jamblusse,  mille  livres  de  rente 
annuelle  et  l'équipage  destiné  à  son  usage  person- 
nel. Il  veut  que  tous  les  domestiques  à  son  ser- 
vice au  moment  de  son  décès  aient  les  gages  de 
l'année  doublés.  D'anciens  serviteurs  même  sont 
l'objet  de  libéralités  de  sa  part.  Il  mourut  le  20 
mars  1740,  à  l'âge  de  77  ans,  et  fut  enseveli  le  sur- 
lendemain dans  la  chapelle  Notre-Dame  de  l'église 
de  Saint-Projet,  au  tombeau  de  ses  ancêtres. 
En  1696,  il  avait  obtenu  de  l'évêque  de  Rodez  le 
transfert  au  château  de  Saint-Projet  de  la  chapel- 
lenie  fondée  au  château  de  Féneyrols  par  Arnaud 
de  Lafon  (Archives  de  la  famille). 

XVI.  —  Charles-Joseph  de  Lafon  de  Jean,  mar- 
quis de  Saint-Projet  et  de  Rilhac,  vicomte  de  La- 
vedan,  baron  de  Barbazan,  premier  baron  de 
Bigorre,  possédait  une  vingtaine  de  seigneuries. 
Il  épousa,  le  7  juillet  1722,  Elisabeth  de  Lostanges 
de  Saint-Alvère,  fille  d'Emmanuel  Galiot  de  Los- 
tanges, marquis  de  Saint-Alvère,  sénéchal  et  gou- 
verneur du  Quercy,  et  d'Anne-Rose  de  Cadrieu. 
Elisabeth,  devenue  marquise  de  Saint-Projet,  est 
qualifiée  ((  haute  et  puissante  dame  »  dans  des 
actes  nombreux  possédés  par  la  famille. 

Les  biens  de  Charles-Joseph  étaient  considéra- 
bles, mais  les  dettes  contractées  par  son  père  pe- 
saient sur  lui  lourdement.  Aussi,  pour  liquider 
cette  situation  obérée,  se  décida- 1— il,  le  31  octobre 
1746,  à  aliéner,  sous  la  réserve  de  la  justice  et  des 
autres  droits  seigneuriaux,  la  terre  de  Saint- 
Amans  à  M.  de  Mondésir  ;  mais  la  vente  fut  annu- 
lée par  arrêt  du  Parlement.  Il  mourut  sans  posté- 
rité le  8  avril  175:2,  à  l'âge  de  55  ans,  et  fut  inhumé 
le  lendemain  au  tombeau  de  ses  ancêtres. 

XVII.  —  François-Louis  de  Lafon  de  Jean  du 
Verdier,  chevalier,  devenu  le  chef  du  nom  et  des 
armes  de  sa  maison,  le  8  avril  1752,  par  la  mort 
sans  postérité  de  son  neveu  Charles-Joseph,  fils 
unique  de  Jacques,  son  frère  aîné,  avait  épousé 
en  1701  «  damoyselle  Françoise  du  Verdier»  dont 
il  avait  pris  le  nom. 

Il  eut  pour  successeurs  Jean  II,  Jean  III,  Guil- 
laume et  Jean  IV  de  Lafon  de  Jean  du  Verdier, 
marquis  de  Saint-Projet. 

Alliances  :  D'Euze,  de  Trian,  d'Orlhac,  de  Car- 
daillac,  de  Fumel,  de  Lubersac  de  Durfort,  de 
Castelnau,  de  Rabastens,  de  Penne,  de  Vallon,  de 
La  Valette,  du  Rieu,  de  Laboissière-Narsès,  de 
Saint-Maurice,  de  Galard,  de  Balaguier,  de  Beau- 
lac,  de  Gourdon,  de  Lautrec,  de  Cadrieu,  de 
Rilhac,  d'Escars,  de  Cugnac,  de  La  Roche-Bour- 
bon-Lavedan, de  La  Roche-Fontenilles,  de  Lostan- 
ges de  Saint-Alvère,  etc. 


Tome  II. 


y. 


—  251)  — 


—  260 


Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,  de  gueules,  au 
lion  d'o)-  couronné  du  même,  accompagné  de 
douze  besants  aussi  d'or,  rangés  en  orle  ;  aux  2 
et3,  d'azur,  à  l'aigle  ëployèe  d'or,  au  chef  cousu 
de  gueules,  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 

Couronne  de  marquis. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Lafon  de  Jean  du  Verdier  (Auguste 
de),  marquis  de  Saint-Projet,  ancien  avo- 
cat à  la  Cour  de  Paris,  actuellement  ma- 
gistrat, résidant  à  Sancerre  (Cher)  et  en 
son  château  (monument  historique)  de 
Saint-Laurent-lès-Tours  (Lot). 

LAFONTAN  DE  GOTH   (de). 

La  famille  de  Lafontan  de  Goth  se  rattache  à  la 
grande  famille  historique  de  Goth,  par  Pierre  de 
Goth,  vicomte  en  Bruhlois,  l'un  des  six  enfants 
de  Gaillard  II  de  Goth,  marquis  de  Rouilhac,  etc., 
et  petit-neveu  du  pape  Clément  V  (Bertrand  de 
Goth).  Pierre  de  Goth  eut  pour  fils  : 

Perrotin  de  Goth,  marié  à  Jeanne  de  Bonnefont 
d'on  : 

Pierre  de  Goth,  leur  fils,  auquel  fut  concédé  le 
droit  de  bourgeoisie  d'Agen  et  qui  épousa  Rose 
de  Palaucherye,  fille  de  noble  Jouchim  de  Palau- 
cherye,  chevalier  seigneur  de  La  Salle  de  Labes  et 
autres  lieux,  et  aussi  bourgeois  d'Agen  et  d'Anne 
de  Nadal.  Il  eut  pour  fils  : 

Pierre  de  Goth,  lequel  fut  institué  hériter  par 
son  grand-père  Joachim  de  Palaucherye,  à  la  con- 
dition qu'il  prendrait  ses  noms  et  prénoms  et 
s'appellerait  désormais  Joachim  de  Palaucherye 
dit  Pierre  de  Goth . 

Les  Palaucherie  étaient  de  puissants  seigneurs. 
Ils  possédaient  un  magnifique  tombeau  sous  le 
chœur  de  l'église  des  Cordeliers  d'Agen.  Leurs 
armes  étaient  sculptées  sur  la  clef  de  voûte  de 
l'abside  et  reproduites  sur  les  vitraux.  Joachim 
de  Palaucherye  y  fut  enseveli  en  1520,  revêtu  de 
son  armure  de  chevalier  avec  son  épée  et  ses 
uns  d'or,  après  de  magnifiques  funérailles. 
Pierre  de  Goth  eut  pour  fils  : 

Autre  Pierre  de  Goth,  dit  de  Palaucherye,  officier 
des  gents  d'armes  du  Uoy,  qui  n'eut  qu'une  fille: 

Marguerite  de  Goth,  mariée  en  1580  à  noble 
Sans  Fabry,  advocat  du  Roy,  au  siège  présidial 
d'Agen  auquel  elle  apporta  en  dot  la  terre  et 
seigneurie  patrimoniale  de  (ioth,  lo  nom  et  les 
armes  de  Goth  qui  furent  [iris  et  portes  par  Sans 
Fabry  et  ses  descendants.  Leur  race  fut  continuée 
par  leur  fils  : 

(luillaume  de  Fabry  de  Goth,  avocat  du  Roy  au 
siège  présidial  d'Agen,  marié  en  1020,  à  Anne  de 
La  Crompe  :  leur  fils  : 

Pierre  de  Fabry  de  Goth,  avocat  du  Roy  au 
siège  présidial  d'Agen,  marié  en  J649,  a  Jehanno 
de  Laville  de  Lacépede.  L?ur  fils  :  Jehan  de  Fabry 


de  Goth,  avocat  du  roi  au  siège  présidial  d'Agen, 
marié  en  1083  à  Jehanne  de  Garrant.  Six  filles  na- 
quirent de  se  mariage. L'aînée  fut  substituée  par 
son  père  et  fut  donataire  dans  son  contrat  de 
mariage  de  la  seigueurie  de  Goth,  et  du  nom  et 
des  armes  de  Goth.  Elle  s'appelait  : 

Marthe-Rose  de  Fabry  de  Goth.  Elle  épousa  en 
1723,  Antoine  de  Lafontan  de  Lamarque,  écuyer, 
avocat  au  parlement,  arrière-petit-fils  de  autre 
Antoine  de  Lafontan  de  Lamarque,  conseiller 
au  parlement  de  Bordeaux.  Il  avait  pour  fils  : 

Antoine  de  Lafontan  de  Goth,  né  en  1730,  mort 
en  1778,  marié  à  Jehanne  de  Delcruzel,  officier  de 
la  connétablie  de  France.  Son  fils  : 

Antoine  de  Lafontan  de  Goth,  né  en  1759,  avo-  I 
cat  au  parlement,  officier  de  la  connétablie  de 
France,  était  comme  ses  ancêtres,  seigneur  de  la 
maison  noble  et  du  fief  de  Goth,  situé  en  la  ju- 
ridiction de  Puymerol-Grand-Castel  en  Agenois, 
et  embrassant  les  paroisses  de  Saint-Romain, 
Saint -Jean-de-Thenac,  Saint-Pierre -de-  Mataure, 
Saint-Seurin,  Saint-Julien-de-Boyssagut  et  Saint- 
Martin-de-Seyches,  et,  en  outre,  possédant  le  droit 
de  pêche  et  d'attache  de  moulin  à  nef  sur  la  ri- 
vière de  Garonne,  sur  un  parcours  de  deux  lieues, 
pendant  lequel  la  rivière  bordait  les  tennements 
de  ladite  seigneurie.  Antoine  de  Lafontan  de  Goth 
fut  élu  maire  de  Puymirol  en  1700,  juge  du  can- 
ton en  1791,  commissaire  du  district  de  Valence 
d'Agen  en  1792,  juge  au  tribunal  d'Agen  en  1796, 
nommé  conseiller  à  la  cour  d'Agen  en  1810,  prési- 
dent en  1815.  Il  avait  épousé  en  1793  Catherine 
Renaut,  fille  de  Roch  Renaut,  député  d'Agen  aux 
Etats-Généraux  de  1789.  Il  eut  pour  fils  : 

Alexandre  de  Lafontan  de  Goth,  avocat  à  la  cour 
de  Paris,  né  en  1800,  mort  en  1888,  marié  à  Louise 
Joly  de  Boissel.  Son  fils  unique  : 

Clément  de  Lafontan  de  Goth,  né  en  1857. 

Armes:  D'or, à  trois  fasces  de  gueules. 

L'écu  timbré  du  casque  de  face  à  onze  grilles 
surmonté  lui-même  de  la  couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lions  rampants  portant  en 
bannière  carrée  l'ècusson  d'or  à  trois  fasces  de 
gueules. 

Devise  :  Quy  vive  :  Dieu  et  Rog. 

LA  HOUSSAYE  {de). 


Comtes  de  la  Houssaye, 
Seigneurs  ou  Patrons  de  la 
Houssaye  sur  Beaumont  lé 
Roger,  Le  Bosc  St-Ouen  ou 
St-Ouen  des  Champs,  la 
Croix,  la  Brière,  les  Sardi- 
nets,  la  Rue,  les  Long- 
champs,  paroisse  de  Hau- 
ville,  le  Bourdonnay  ou 
St-Denis  du  Bourg-Denis, pa- 
roisse du  Sandinparoisse  de 
Rougementin,  Beauchamp, 
l'Epervier,St-Paul  sur  Pont- 


—  261  — 


262 


Audemer,  la  Gauchure,  Hamtot  sur  Bolleu,  anciens 
seigneurs  d'Esturqueraye  près  Pont-Audemer, 
soit  20  fiefs  nobles  et  3  patronages  de  paroisse 
(la  Houssaye,  le  Bosc,  St-Ouen,  le  Landen,  vi- 
comte de  Pont-Aude  nier  et  pays  de  Gaen)  duché 
de  Normandie 

La  maison  de  la  Houssaye,  d'origine  Scandinave 
et  féodale,  appartient  aux  premiers  âges  de  la 
féodalité. 

Cette  famille  a  pour  auteur  un  chef  normnnd 
établi  en  Normandie  en  l'an  900  avec  le  duc  Rol- 
lon  et  qui  reçut  à  titre  de  fief  militaire  le  domaine 
dit  de  la  Houssaye-sur-Beaumont  (Houssaya  lieu 
planté  de  houlx).  Les  armes  de  cette  maison  sont 
très  anciennes  ;  ses  nombreuses  branches,  ses 
nombreuses  possessions  féodales,  fiefs  et  parois- 
ses, attestent  de  la  plus  haute  antiquité  sur  le  sol 
Normand. 

Sur  de  la  Houssaye  (document  très  curieux)  — 
1096  —  liste  de  la  lre  croisade,  on  trouve  Béran- 
ger,  sire  de  la  Houssaye. 

En  1302,  les  de  la  Houssaye  étaient  au  camp  des 
Flandres  avec  Philippe-le-Bel.  Eustache  de  la 
Houssaye  fut  élu  maréchal  de  Bretagne,  compa- 
gnon de  Duguesclin.  Cette  ancienne  famille,  d'un 
nom  florissant  en  Normandie  dès  Guillaume  le 
Conquérant,  a  toujours  soutenu  la  noblesse  et 
fourni  plusieurs  lieutenants,  colonels  et  chevaliers 
deSt-Louis. 

Un  de  la  Houssave  avait  émigré.  (Voir  tome  lor, 
col.  1637.) 

Armes  actuelles  :  D'argent,  à  un  houx  à  quatre 
branches  fcuiUées  de  sinopie,  arraché  sur  une 
terrasse  du  même  et  accompagné  de  trois  merle t- 
tes  de  sable,  1  et  2. 

Couronne  de  comte. 

Suppobts  :  A  dextreun  lion,  à  sënestrc,  un  dau- 
phin. 

Devise  :  Qu'y  s'y  frotte  s'y  pique. 

LALANNE  DE  MORLANNE  SOUYE 

(de). 

La  famille  de  Lalanne  de 
Morlanne-Souye  est  originai- 
re du  Béarn  où  elle  possédait 
la  seigneurie  de  Souye  et  les 
fiefs  de  Lanne,  du  Gascon  de 
Morlanne  et  d'Arbusat  d'U- 
zan.  Ses  chefs  siégeaient  jus- 
qu'en 1789  aux  Etats  de  Béarn 
dans  le  corps  de  la  Noblesse, 
ainsi  qu'il  résulte  de  plusieurs 
actes  de  foi  et  d'hommage 
présentés  par  messire  Jean 
de  Lalanne  de  Morlanne- 
Souye,  chevalier,  seigneur  de 
Souye  et  autres  places,  qui  prêta  serment  de  fidé- 
lité au  Roy  pour  la  dite  Seigneurie  de  Souye.  Cette 


famille  se  rattache  par  ses  alliances  aux  plus  an- 
ciennes et  aux  premières  maisons  de  Béarn  et  de 
Gascogne.  Elle  se  rattache  :  par  les  Portets  et  les 
Batz,  directement  aux  comtes  de  Lomagne,  aux 
premiers  comtes  d'Armagnac  et  aux  ducs  de  Gas- 
cogne ;  par  les  Nays-Candau,  aux  de  Béarn,  aux 
d'Andoins,  aux  de  Gassion,  aux  de  Miossens  et 
autres  nobles  familles.  (V.  armoriai  des  Landes 
(Cauna),  t.  2  et  3,  et  armoriai  de  Béarn  (Dufau  de 
Maluquer),  tome  1). 

Un  de  ses  membres,  Mgr  Martin  de  laCassaigne, 
est  mort  évèque  de  Lescar  en  1729.  Deux  autres 
de  ses  membres  sont  morts  victimes  des  fureurs 
révolutionnaires  sur  l'échafaud  de  1793.  La  Vt(,«s'e 
de  Nays-Candau,  mère  de  dame  Jacques  de  La- 
lanne-Souye, fut  guillotinée  à  Pau,  accusée  de 
correspondance  avec  son  fils,  ancien  officier,  qui 
avait  émigré.  Le  baron  de  Batz,  grand-père  ma- 
ternel de  dame  Edouard  de  Lalanne-Souye,  mou- 
rut également  sur  l'échafaud  de  la  Révolution. 

Messire  Henry  de  Lalanne  de  Goûts,  sieur  de 
Lanne,  de  Goûts  et  de  l'Arribérasse  en  1670,  marié 
â  damoyselle  de  Dutour  (allias  du  Tourn).  — 
Noble  Jean  de  Lalanne  de  Morlanne,  chevalier, 
né  en  1715,  seigneur  de  Lanne,  du  Gascon  de 
Morlanne,  de  l'Arribérasse,  d'Arbusat  d'Uzan, 
devint  seigneur  de  Souye  et  membre  des  Etats  de 
Béarn.  Le  chevalier  Jean  de  Lalanne  de  Morlanne- 
Souye  épousa  noble  damoyselle  Marie  de  Lamar- 
que,  fille  de  noble  Jacques  de  Lamarque,  écuyer, 
et  de  dame  de  la  Gassaigne-Maucor.  —  Messire 
Jacques  de  Lalanne-Souye,  écuyer,  né  en  1748, 
seigneur  de  Souye,  Uzan,  Lanne  et  autres  places, 
devint  avocat  au  Parlement  de  Navarre  ;  marié  à 
damoyselle  Henriette  de  Nays-Candau,  des  mar- 
quis de  Candau,  fille  du  vicomte  Pierre-Alexandre 
de  Nays  Candau,  seigneur  de  Lucarré,  et  de  d^e 
de  Noguès  Gerderest,  morte  sur  l'échafaud. 

Jacques  de  Lalanne  de  Souye  mourut  en  1838 
dans  un  âge  très  avancé,  et  laissa  de  son  mariage  : 
lo  Alexandrine  de  Lalanne  de  Souye,  mariée  au 
baron  deLoubouey-Bouillon,  et  morte  sans  posté- 
rité; 2°  Edouard  de  Lalanne  de  Souye,  né  en 
1808,  marié  à  Aménaïde  de  Portets,  fille  de  mes- 
sire Michel  de  Portets,  seigneur  de  Poursingues, 
et  de  dame  Catherine  de  Batz. 

Ed.  de  Lalanne  de  Souye  a  passé  toute  sa  vie 
dans  ses  terres  et  est  mort  le  13  juin  1882  au  châ- 
teau d'Uzan. 

Armes:  D'azur,  à  deu.cëpèes  nues  d'argent  à  la 
garde  d'or  en  pointe,  croisées  en  sautoir;  au  chef 
chargé  de  trois  étoiles  d'argent  2  et  i. 
Couronne  de  marquis. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

1°    Lalanne  de  Souye,     (Louise  - Marie- 

Blanche  de),  résidence  :  Château  d'Uzan, 
par  Morlanne  (Basses-Pyrénées),  mariée  à 
Eugène  Layrisse,  dont  :   a)  Edouard,  ré- 


—  263  - 


264 


dacteur  au  Courrier  d'Haïphong  (Tonkin)  ; 
b)  Henry,  avocat  à  Haïphong. 

2°  Lalanne  de  Souye  (Marie-Nathalie  de) 
résidences:  Château  de  Pargade,  par  Gar- 
lin,  et  château  de  Mirasson  près  Garlin  (B. 
P.),  mariée  à  Austinde  du  Bosc:  de  Taret, 
dont  :  a)  Eugène  ;  b)  Georges. 

3°  Lalanne  de  Souye  {Marie-Louise- 
Ferdinande  de)  veuve  du  capitaine  Borde- 
nave  de  Fortisson.  Résidence  :  Villa  des 
Merisiers  à  Gélos  (près  Pau). 

4°  Lalanne  de  Souye  (Marie  -  Antoi- 
neïïe- Elisabeth présidences  :  Mont- Liban 
à  Pau  (Basses-Pyrénées)  et  château  de 
Grandpré,  par  Lescar  (près  Pau),  mariée 
le  22  décembre  1873  au  capitaine  Giraud, 
chevalier  des  ordres  de  Grégoire-le-Grand 
et  de  la  Légion  d'honneur,  dont  :  a)  Marie- 
Joseph-Ri^olyte,  né  le  18  mai  1877;  b) 
Marie  -  Joseph  -  Augustin -Pierre  -  Jean  - 
Edouard,  né  le  16  octobre  1880. 

LAMARQUE  (de). 

Cette  famille  est  originaire  du  Poitou. 

Armes  :  D'argent,  à  l'aigle  éployêe  de  sable  sur- 
montée de  deux  étoiles  de  gueules  placées  l'une  à 
dextre,  Vautre  à  senestre.  Alias  :  De  sinople  à  la 
fasce  échiquetée  d'argent  et  d'azur  à  trois  traits. 

Supports  :  Deux  sphinx. 
Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Lamarque  (Alfred  de)  né  en  1838,  ancien 
Inspecteur  des  eaux  et  forêts,  résidant  à 
Glermont,  rue  Pascal,  et  au  château  de 
Bourassol  près  Rio  m  (Puy-de-Dôme)  marié 
à  MlledeNiGOLAÏ  de  Laval,  morte  sans  en- 
fants ;  remarié  à  Mlle  de  Chamerlat  de- 
Bourassol,  dont  deux  enfants:  a)  André, 
né  en  1869;  b)  Marie-Antoinette,  né  le  12 
avril  1874,  mariée  le  17  octobre  1894  à  Al- 
bert de  Remacle. 

Frère  :  Henri,  marié  à  Mlle  de  LaRocitE- 
Montbrun,  dont  :   Edmée. 

LAMBERT  DE  BOISJAN  (de). 

Famille  originaire  de  Bretagne. 
On  trouve  le  nom  de  Lambert  dans  les  montres 
militaires  de  1355,  1371,  1378,  1379,  1380  et  1392. 


(Dom  Morice,  preuves)  ;    mais  la  généalogie  arti- 
culée ne  commence  qu'à  : 

N.  H.  Jehan  Lambert,  seigneur  de  la  Hauteville, 
paroisse  de  Trébédan,  au  pays  de  Dinan,  vivant 
avant  1400,  et  figurant  dans  une  montre  de  1480. 
De  lui  descendent  la  branche  de  la  Hauteville- 
Lorgeril,  éteinte  en  1761  ;  celle  de  Tigourdaine. 
fondue,  en  1771,  dans  Ferron  du  Chesne  ;  celle  de 
Lesmont  de  la  Havardière,  marquis  d'Acignè, 
éteinte  en  1673  et  fondue  dans  Freslon  de  laFres- 
lonnière  ;  enfin  la  branche  de  Boisjan,  sortie  des 
marquis  de  la  Havardière  d'Acignè,  seule  exis- 
tante. 

Cette  maison  a  produit,  entre  autres  :  Jehan, 
seigneur  de  la  Hauteville,  ;  parmi  les  gentilshom- 
mes de  la  garnison  de  Dinan,  en  1444 —  Charles, 
seigneur  de  la  Hauteville ,  aussi  un  des  seigneurs 
auxquels  le  Duc  confia  la  garde  de  Dinan,  en  1553. 
Jehan,  seù/neur  de  la  Tigourdaine,  paroisse 
de  Ploiier,  connétable  de  Dinan,  en  1557,  capi- 
taine des  Francs-Archers  de  l'évêché  de  Ren- 
nes, en  1555,  capitaine  de  cinquante  hommes 
d'armes  et  chevalier  de  l'Ordre  du  Roi,  en 
1570  —  Amaury,  seigneur  de  Tigourdaine,  cheva- 
lier de  l'ordre  du  roi,  en  1552,  tué  dans  une  atta- 
que de  son  château  de  Tigourdaine,  par  des  Hu- 
guenots, en  1593  —  Jehan,  seigneur  de  Lesmont, 
paroisse  de  Ploùer,  chevalier  de  l'Ordre  du  roi, 
en  1602,  gentilhomme  de  la  Chambre  de  Henry  IV, 
en  1606  —  René,  seigneur  de  la  Havardière,  pa- 
roisse d'Acignè,  près  Rennes,  chevalierde l'Ordre 
du  Roi,  en  1632,  marquis  d'Acignè,  en  1657,  pré- 
sident des  Etats  de  Bretagne,  dans  l'ordre  de  la 
Noblesse,  en  1663,  lieutenant  des  maréchaux  de 
France  dans  toute  l'étendue  de  l'évêché  de  Vannes, 
en  1668,  etc.  etc. 

Maintenus  dans  leur  noblesse  d'ancienne  ex- 
traction et  chevalerie,  à  la  réformation  de  1668  et 
années  suivantes. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  de  gueules. 
Supports:  Deux  lions. 
Couronne  de  marquis. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Eambert  de  Boisjan  (Mis  de),  chef  de  sa 
maison,  et  Mise,  née  de  Lambert.  Rési- 
dence :  Château  du  Tertre,  en  Pipriac  (Ille- 
et  Vilaine). 

Frère  :  Lambert  de  Boisjan  (Comte de). 
Résidences  :  Château  de  Craon,  en  Com- 
blessac  (Ille-et-Vilaine)  et  à  Saint-Rrieuc 
(Côte-du-Nord). 

OUTRAGES   A   CONSULTER: 

Dom  Morice  :  Preuves  de  l'histoire  de  Bretagne. 
—  Titres  originaux,  aux  archives  du  château  du 
Tertre.  —  Archives  du  marquis  deLangle,àRen- 


—  265  — 


—  266  — 


nés..  — Registres  de  Trébédan,  Plouër,  Acigné, 
Rennes,  Marent,  Comblessac  (où  est  située  la  lerrc 
du  Boisjan),  enfin  Pipriac,  etc. —  Greffe  du  Parle- 
ment et  Archives  de  la  Chambre  des  Comptes,  à 
Nantes.  —  Arrêt  de  la  réformation  aux  archives 
de  M.  le  marquis  de  Lambert  de  Boisjan,  etc.  etc. 

LAMBERTERIE  (de). 

Voir  pour  l'historique  de 
la  famile  le  Tome  lei",  col. 
1658  et  1659. 

REPRÉSENTANTS 
ACTUELS 
Ire  Branche 
Lamberterie      (Paul, 
Bon  de),  ancien  préfet  et 
ancien  député  du  Lot, 
né  le  29  mai  1840,  veuf 
de  Marie-Antoinette  de 
Blom.  Résidence:  3,  place  d'Iéna,  à  Paris, 
et  château  de  la  Roque  (Lot). 

2me  Branche 

Lamberterie  f  Albéric  de). Résidence  :  châ- 
teau de  Beau  séjour,  par  Mirambeau  (Chnte- 
Inférieure),  mariéà  Marie  deMoNEYSD'OR- 
dières,  sa  cousine,  dont  2  filles  et  un  fils. 

3me  Branche 

Lamberterie  (Raoul  de),  Bonde  Cros,né  le 
1G  octobre  1860.  Résidences  :  Château  de 
Brussy  et  Le  Gros  (Dordogne),  aîné  de 
trois  frères  et  quatre  sœurs. 

LAMY  DELA  CHAPELLE. 

Ancienne  famille  du  Limousin,  compte  parmi 
ses  ancêtres  un  patriarche  de  Jérusalem,  dont  elle 
a  conservé  lés  armes. 

Reconnue  noble  depuis  l'an  1335,  portant  dès 
cette  époque  le  titre  d'écuyer. 

Le  roi  Charles  IX,  par  lettres-patentes  que  pos- 
sède la  famille,  anoblit  Jean  et  Gabriel  pour  leurs 
services  et  leur  bravoure  dans  les  guerres  de  re- 
ligion (septembre  1570). 

Armes  :  De  gueules,  à  la  colombe  à" argent,  posée 
sur  une  terrasse  d'azur. 
Couronne  de  comte. 
Supports:  Deux  lions. 
Devise  :  Au  besoin,  on  reconnaît  Lamg. 


LANGLOIS  DE  LA  ROUSSIÈRE. 

Les  Langlois  de  la  Roussière,  du  comté  Nan- 
tais, maintenus  dans  leur  noblesse  à  la  réforma- 
tion de  1669,  ont  produit  un  échevin  de  Nantes  en 
1596,  un  syndic  de  la  même  ville,  deux  Conseil- 
lers-Maîtres et  un  Président  à  la  Chambre  des 
Comptes  de  Bretagne.  Toutes  ces  charges,  dans 
lesquelles  ils  se  succédèrent  de  père  en  fils,  étaient 
attributives  de  noblesse.  La  filiation  se  continue 
par  Jacques  Langlois  de  la  Roussière,  seigneur 
du  Breil  en  Bouguenais,  officier  de  marine  du  Roi 
au  département  de  Brest,  marié  en  1774  à  Thérèse- 
Adrienne-Emilie  de  Goyon.  Leur  fils  Armand- 
Jacques-René,  épousa  Emilie-Suzanne-Jeanne  de 
Goyon,  sa  cousine-germaine.  Les  fils  et  les  petits- 
enfants  de  ces  derniers  ont  pris  alliance  dans  les 
maisons  de  Bruc,  le  Maignan  de  l'Ecorse,  de  Tes- 
son et  Carré  de  Lusançay. 

La  famille  Langlois  de  la  Roussière  possède  et 
habite  à  Nantes  l'ancien  hôtel  de  Goyon  situé,  16, 
rue  Royale  et  place  de  la  Préfecture. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  roses  de  gueules,  bor- 
dées de  sable  et  pointées  de  sinople. 

LANNEAU  (de) 

Famille  ancienne,  originaire  d'Allemagne.  Le 
premier  qui  vint  en  France,  avec  un  prince  de  la 
maison  d'Orange,  fut  François-Lombard  de  Lan- 
neau,  écuyer,  maître  d'hôtel  de  Madame  la  prin- 
cesse d'Orange.  Il  reçut  en  1544.  de  Gillette  de 
Luxembourg,  dame  de  Comarin,  en  considération 
des  services  qu'il  avait  rendus  à  Madame  la  prin- 
cesse d'Orange,  le  château  et  le  terrage  de  Mont- 
fort  près  Montbard. 

Armes.  D'azur,  à  un  rameau  d'argent,  posé  en 
fasce  et  un  chef  aussi  d'azur,  chargé  de  trois 
besants  d'or. 


LANNES  duc  de  MONTEBELLO 
prince  de  SIÉVERS. 

Montebello  •  Lannes  (1769-1809),  maréchal  de 
France,  prince  de  Siévers  (décret  impérial  du 
30  juin  1807)  duc  de  Montebello  (décret  impérial 
du  19  mars  1808). 

La  principauté  de  Sienrirz  (département  de 
Kalisch,  Pologne)  a  existé  dès  la  plus  haute  anti- 
quité. Elle  appartint  d'abord  à  des  princes  laï- 
ques qui  jouissaient  de  toutes  les  prérogatives  de 
l'indépendance  et  de  la  souveraineté  :  droit  de 
créer  des  nobles,  droit  de  représentation  actif  et 
passif,  droit  de  lever  des  troupes,  droit  de  faire 
la  guerre  et  de  conclure  des  traités,  droit  d'éta- 
blir et  de  percevoir  les  impôts,  de  battre  mon- 
naie, etc. 


267  — 


268  — 


Vers  le  xv«  siècle,  la  principauté  de  Sienrirz 
passa  aux  évêques  de  Cracoviequi  se  transmirent 
l'exercice  des  mêmes  droits  avec  les  titres  de 
Dux  et  Princeps  severiensis  jusqu'au  partage  de 
la  Pologne.  La  principauté  disparut  alors  :  la 
Russie  et  la  Prusse  s'en  partagèrent  les  dépouilles. 
Après  les  victoires  d'Iéna,  de  Pultusch,  de 
Friedland,  Napoléon  «  voulant  reconnaître  les 
services  rendus  par  le  Maréchal  Lannes,  comman- 
dant la  réserve  de  la  Grande  Armée  »  lui  concéda 
par  décret  impérial  daté  de  Tilsitt  (30  juin  1807) 
«  la  principauté  de  Siévers  (sic)  pour  en  jouir  lui, 
ses  héritiers  et  successeurs  en  toute  propriété.  » 

L'Empereur  fit  confirmer  ce  décret  par  les  trai- 
tés de  Tilsitt  (7  et  9  juillet  1807)  signés  entre  la 
France,  la  Russie  et  la  Prusse.  Il  y  fut  stipulé, 
en  même  temps  que  la  constitution  du  Grand 
Duché  de  Warsowie,  la  reconstitution  de  la  prin- 
cipauté de  Sienrirz  au  profit  du  Maréchal  Lannes. 

Enfin  par  un  procès-verbal  (5  août  1807)  les 
commissaires  du  Grand  Duché  mirent  solennelle- 
ment «  Son  Altesse  Monseigneur  le  Maréchal 
Lannes,  prince  de  Sienrirz,  en  possession  de 
tous  les  droits  honorifiques  et  autres  qui  avaien* 
appartenu  aux  anciens  princes  de  Sienrirz.  » 

Les  difficultés  que  souleva  la  Prusse  retardè- 
rent jusqu'en  1813  l'exécution  complète  du  décret 
impérial,  des  traités  de  Tilsitt  et  du  procès-verbal 
des  commissaires  du  Grand  Duché.  Il  fallut  que 
Napoléon  intervint  pour  faire  exécuter  les  enga- 
gements contractés.  En  1815,  la  principauté  de 
Sienrirz  subit  le  sort  des  autres  institutions  im- 
périales, mais  les  droits  des  héritiers  du  Maré- 
chal Lannes  sont  restés  intacts. 

Aujourd'hui,  conformément  aux  législations 
française  et  polonaise  et  suivant  un  règlement 
de  famille,  le  titre  de  prince  de  Siévers  est  porté 
par  : 

Charles -Louis -Maurice  Lannes,  marquis  de 
Montebello,  prince  de  Siévers,  marié  à  Thérèse 
O'tard  de  la  Grange,  dont  • 

Maurice-Napoléon-Jean  Lannes  de  Montebello, 
prince  de  Siévers. 

Voy.  le  tome  1",  col.  1682  et  suiv. 

LAPORTE  (de). 

Ancienne  noblesse  du  Quercy,  originaire  de 
Figeac,  où  elle  a  occupé  les  premiers  emplois. 
La  preuve  en  est,  que  l'écusson  de  ses  armes  se 
trouve  sur  les  plus  anciens  édifices  de  cette  ville. 

La  branche  aînée,  seigneurs  de  Puy-la-Garde, 
en  Quercy,  s'est  éteinte  en  1758.  Il  ne  subsiste 
plus  que  la  branche  des  seigneurs  de  Larnagol, 
dont  on  ne  peut  donner  la  filiation  que  depuis 
Guillaume  de  Laporte,  issu  de  la  branche  aînée, 
qui  laissa  postérité  de  Marie  de  Ferrier. 

Au  5*  degré,  Etienne-Alexandre  de  Laporto, 
seigneur,  baron  de  Larnagol  fut  reçu  en  1738,  sur 


ses  preuves  faites  en  1737,  devant  le  juge  d'armes 
de  France,  M.  d'Hozier,  chevalier  d'honneur  de 
la  Cour  des  Aides  de  Montauban.  Il  épousa  par 
contrat  du  5  mai  1752,  Jeanne-Josèphe  de  Lan- 
trons,  dont  il  eut  un  garçon  et  deux  filles. 

Armes  :  D'azur,  à  la  croix  de  calvaire  d'or, 
mouvante  de  la  pointe  de  Vécu,  et  soutenue  par 
deux  poteaux  aussi  d'or,  posés  en  forme  de  che- 
vron; au  chef  cousu  de  gueules,  charge  d'un  crois- 
sant d'argent,  posés  entre  deux  étoiles  d'or. 

LA  ROGHEBROGHARD  (de). 

Une  des  plus  anciennes  maisons  de  la  province 
du  Poitou,  où  elle  est  connue  depuis  l'an  1045, 
sous  le  nom  de  Brochard  auquel  on  lui  avait 
ajouté  plus  tard  celui  de  La  Roche,  à  cause  de 
la  terre  de  ce  nom  qui  lui  appartenait.  Cette  fa- 
mille a  formé  plusieurs  branches  qui  ont  fourni 
un  grand  nombre  de  notabilités. 

Silvestre-Charles  Brochard,  fut  admis  à  faire 
ses  preuves  de  noblesse  pour  être  reçu  page  de 
la  reine,  le  16  mars  1739. 

Benjamin-Louis-Charlfis  Brochard  de  la  Roche- 
brochard  fit  également  des  preuves  de  noblesse 
pour  être  reçu  chevau-léger  de  la  garde  ordinaire 
du  roi,  le  12  juin  1779. 

Cette  famille  compte  bon  nombre  d'officiers  des 
armées  du  roi,  chevaliers  de  divers  ordres. 

Armes  :  D'argent,  au  pal  de  gueules,  côtoyé  de 
deux  pals  d'azur. 
Couronne  de  marquis. 
Supports  :  deux  lions. 
Voy.  Brochard. 

LA  ROCHE-DUMAS  (de). 

Par  décret,  en  date  du  12  août  1890,  M.  Trou- 
pinon  de  la  Roche  Dumas  a  été  autorisé  à  substi- 
tuer à  son  nom  patronymique  celui  de  :  de  la 
Roche-Dumas . 


LA  ROCHE  FONTENILLES. 

Famille  originaire  du  comté  de  Bigorre,  tire 
son  nom  de  la  terre  de  la  Roque,  de  la  Roca,  si- 
tuée dans  le  canton  de  Castelnau,  arrondi ?se- 
ment  de  Bagnères.  Cette  maison  prouve  par  des 
originaux  qu'elle  tenait  rang  parmi  l'ancienne 
chevalerie  de  sa  province  dès  le  xne  siècle.  Plu- 
sieurs de  ses  membres  ont  occupé  des  places 
éminentes  dans  le  sacerdoce,  dans  la  maison  mi- 
litaire et  dans  les  aimées  de  nos  rois.  Elle  a  con- 
tracté toutes  ses  alliances  avec  les  familles  les 
plus  recommandables  par  leurs  illustrations  et 
par  la  pureté  de  leur  origine. 


—  269  — 


270 


Le  souvenir  des  premiers  auteurs  de  cette  mai- 
son remonte  par  actes  à  l'an  1185  et  d'autres  piè- 
ces des  années  1190  et  1204.  Trois  titres  origi- 
naux attestent  la  présence  de  Carbonnel  et  de 
Gaillard  de  la  Roche  à  la  lre  croisade  de  St-Louis. 
Le  nom  et  les  armes  de  ces  deux  seigneurs  ont 
été  mis  au  musée  de  Versailles. 

Les  preuves  faites,  en  1779,  pour  l'obtention 
des  honneurs  de  la  Cour,  par  le  marquis  de  Fon- 
tenilles, établissent  la  filiation  de  la  maison 
depuis  Sanche  de  la  Roche,  seigneur  de  Fonte- 
nilles,  mentionné  comme  défunt  nar  un  acte  de 
1318.  Gaillard  de  la  Roche,  son  arrière  petit-fds, 
servait  en  1420,  sous  le  sénéchal  de  Reaucaire, 
avec  11  écuyers  et  5  arbalétriers  ;  Philippe  de  la 
Roche,  chevalier-baron  deFontenilles,  fut  nommé 
par  le  roi  Charles  LX  gentilhomme  ordinaire  de 
la  Chambre  en  1565,  et  reçut  le  collier  de  l'ordre 
de  St-Michel,  en  1568. 

Jean  Biaise  et  Jacques,  furent  gentilshommes 
ordinaires  des  rois  Henri  IV  et  Louis  XIII,  capi- 
taines d'une  compagnie  de  30  lances  au  titre  de 
50  hommes  d'armes  des  ordonnances  du  roi. 
Louis  XIV  érigea  la  baronnie  de  Fontenilles  en 
marquisat  au  mois  d'avril  1658.  Les  lettres  paten- 
tes données  en  cette  circonstance  à  François  de 
la  Roche,  gentilhomme  ordinaire  de  la  Chambre, 
portent  que  le  baron  de  Fontenilles  avait  signalé 
son  courage  dans  toutes  les  belles  occasions  aux 
sièges  de  Gravelines,  de  Mardick,  de  Bourbourg, 
de  Béthune  et  à  la  défense  de  la  ville  d'Arras,  où 
il  conduisit  comme  volontaires  80  gentilshommes 
de  ses  amis,  et  qu'il  n'avait  fait  que  suivre  les 
traces  de  ses  prédécesseurs. 

La  branche  aînée  était  représentée  par  Auguste" 
Pierre  Fulbert,  marquis  de  la  Roche-Fontenilles' 
qui  émigra  et  fît  la  campagne  des  princes  à  l'âge  de 
14  ans  ;  rentré  en  France,  en  1798,  il  prit  du  ser- 
vice dans  les  hussards  volontaires  et  se  distingua 
en  plusieurs  circonstances.  Sa  bravoure  lui  mé- 
rita l'estime  de  Grouchy,  de  Masséna  et  du 
prince  de  Neufchâtel,  sous  lesquels  il  servit.  Dans 
la  campagne  de  Portugal,  en  1810,  chargé  d'escor- 
ter à  la  tête  de  500  hommes  la  réserve  des  vivres 
et  de  l'artillerie,  il  se  retrancha  sur  une  montagne 
et  repoussa  après  4  heures  de  combat  le  général 
anglais  Trent,  qui  avait  8  régiments  de  milices 
portugaises  et  un  régiment  de  cavalerie.  Par  ce 
brillant  fait  d'armes  il  sauva  le  convoi.  Il  fut 
nommé  colonel  du  1er  régiment  de  chasseurs  à 
cheval  en  1819.  L'année  suivante,  pour  récom- 
penser sa  fidélité  pendant  les  cent  jours,  le  roi 
l'appela  à  commander  le  régiment  des  chasseurs 
de  l'Isère  et  ensuite  le  1er  régiment  des  grena- 
diers à  cheval  de  la  garde  royale.  Il  a  fait  21  cam- 
pagnes et  reçu  trois  blessures. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  rocs  d'échiquier  d'or. 
Couronne  de  duc. 


Supports  :  A  dextre  une  aigle  ;  à  seneslre  un 
léopard  lionne. 

Cimier  :  Un  chevalier  croisé  armé  de  toules  pièces 
tenant  de  la  dextre  une  épée  d'argent,  garnie  d'or, 
de  la  senestre  une  croix  haute  d'argent. 

Cri  :  Guyenne,  Guyenne. 

Devise  :  Deo  duce,  ferro  comité. 

LA  ROGHELAMBERT  (de). 

Terre  et  seigneurie  en  Auvergne,  aux  confins 
de  cette  province  et  du  pays  de  Vélay,  à  deux 
lieues  du  Puy,  sa  capitale. 

On  ignore  si  la  maison  de  la  Rochelambert  a 
reçu  ou  donné  son  nom  à  cette  terr?  qu'elle 
possède  depuis  le  xii"  siècle,  laquelle  avait  de 
très  beaux  droits  seigneuriaux  qui  s'étendaient 
jusque  sur  quelque  partie  de  la  ville  du  Puy.  Ces 
seigneurs  l'étaient  aussi  en  partie  de  la  ville  de 
St-Paulien,  où  ils  avaient  chapelle,  caveau  de 
sépulture,  droits  honorifiques,  et  la  nomination 
d'un  canonicat  dans  cette  collégiale  ;  ils  ont  aussi 
fait  nombre  de  fondations. 

Les  mots  espagnols  vale  me  dios  qui  signifient 
Dieu  me  protège,  faisant  partie  de  leur  devise 
qui  est  Amour  ou  guerre,  ni  crainte,  ni  envie, 
pourraient  faire  présumer  que  cette  maison  est 
originaire  d'Espagne.  Cette  devise  est  écrite  sur 
le  frontispice  du  château  de  la  Rochelambert 
depuis  1574,  époque  de  la  reconstruction  du 
temps  des  guerres  civiles.  Il  était  alors  regarde 
comme  un  asile  assuré,  où  quantité  de  seigneurs 
venaient  se  réfugier  et  y  déposer  leurs  effets  les 
plus  précieux,  étant  adossé  à  un  rocher  inacces- 
sible du  côté  de  la  rivière  de  Borne.  Il  y  avait 
dans  ce  château  quelques  armures  du  temps  de 
la  chevalerie,  même  à  l'usage  des  femmes  ;  ves- 
tiges précieux  qui,  dans  un  château  fortifié  moins 
par  l'art  que  par  la  nature,  désignent  seuls  l'an- 
tiquité de  la  race  de  ses  possesseurs.  Cette  mai- 
son distinguée  par  ses  alliances,  ses  services 
militaires,  pour  avoir  été  décorée  du  collier  de 
l'ordre  de  nos  rois,  avant  la  création  de  celui  du 
St-Esprit,  et  avoir  donné  des  chanoines-comtes 
au  chapitre  de  Brioude,  ainsi  que  des  chevaliers 
de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  a  l'avantage  de  voir 
son  origine  se  perdre  dans  l'antiquité  la  plus 
reculée. 

Pierre  de  la  Rochelambert,  nommé  dans  un 
acte  latin  du  xie  siècle  nobilis  miles  Petrus  de 
Rupelamberta,  avait  la  qualité  de  chevalier,  titre 
qui  prouve  non  seulement  la  noblesse  d'extrac- 
tion, mais  qui  annonce  du  coup  le  caractère  de 
l'ancienne  chevalerie  et  de  la  haute  noblesse. 

Suivant  un  arbre  généalogique  dressé  en  1762, 
la  filiation  de  cette  famille  n'est  bien  établie  que 
depuis  Pierre  de  la    Rochelambert,   1*  du  nom, 


—  271  — 


—  272 


chevalier,  seigneur  de  la  Rochelambert,  qui  vivait 
en  1164. 

Cette  famille  a  formé  la  branche  des  seigneurs 
de  la  Valette  de  Montfort,  prise  au  xne  degré  et 
qui  a  pour  auteur  Guillaume,  comte  de  la  Roche- 
lambert, qualifié  haut  et  puissant  seigneur,  marié 
le  15  mai  1684,  à  Claude  de  Chavaignac-Langeac, 
dont  postérité. 

Un  de  ses  descendants,  Joseph,  marquis  de  la 
Rochelambert-Montfort,  chevalier,  né  le  31  octo- 
bre 1751,  qualifié  de  haut  et  puissant  seigneur  du 
Fien,  de  la  Valette,  St-Jean-en-Val,  Montfort, 
etc.,  entré  au  régiment  des  Gardes  Françaises  en 
1766,  fut  présenté  à  Sa  Majesté  Louis  XVI  et  fit 
ses  preuves  sur  titres  vérifiés  par  M.  Chéri n, 
pour  monter  dans  les  carrosses,  en  novembre  1785  ; 
chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  St-Louis 
en  1787,  il  fut  fait  lieutenant  au  régiment  des 
Gardes  en  1788;  il  eut  l'honneur  de  joindre  les 
princes  du  sang  de  France  à  Turin,  lorsque  le 
régiment  des  Gardes  fut  licencié  en  1790.  Il  com- 
manda une  compagnie  d'hommes  d'armes  à  pied 
à  Coblentz  en  1791  et  fit  avec  les  princes  la  cam- 
pagne de  1792  comme  colonel.  Décoré  de  l'ordre 
du  lys  en  1814.  Marié  le  14  juin  1778  à  Marie- 
Anne-Elisabeth-Joséphine  Bonvoust  de  Pruslay, 
d'une  très  ancienne  maison,  dout  il  eut  postérité. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  d'azur,  et  un  chef 
de  gueules. 

Supports  :  Deux  saunages  armés  de  leurs  mas- 
sues. 

Devise  :  Amour  ou  guerre,  vale  me  dios,  ni 
crainte  ni  envie. 

L'opinion  commune  est  que  ces  mots  :  vale  me 
dios  signifient  point  de  milieu;  mais  un  interprête 
de  la  langue  espagnole  a  affirmé  au  contraire  que 
ces  mots  écrits  ainsi  :  vale  me  dios,  signifient 
Dieu  me  protège. 

ROGHEMAGÉ  (de  la). 

Cette  famille,  originaire  de  Bretagne,  a  été  dé- 
clarée noble  d'extraction  à  la  réformation  de  1669, 
16  février. 

Elle  a  donné  :  3  auditeurs  des  comptes  depuis 
1593;  un  maire  de  Nantes,  de  1662  à  1664;  deux 
conseillers  du  parlement  de  Bretagne,  depuis  1687. 

Un  chef  royaliste  dans  les  guerres  de  l'Ouest 
en  1815,  commandant  de  la  rive  droite  de  la  Loire 
à  la  prise  d'armes  de  1832  :  combats  de  Pannecé 
et  de  Riaillé. 

Un  sous-officier  aux  volontaires  de  l'Ouest 
(zouaves  de  Charrette),  combat  de  Brou  et  bataille 
de  Patay. 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  rencontres  de  cerf 
d'or.  (Alias  :  daims);  au  chef  cousu  d'azur,  chargé 
d'une  croiiv  cngrelce  d'argent. 


Couronne  de  comte. 
Devis  :  Inter  aspera  milis. 

LA  ROCHE  SAINT-ANDRÉ  {de). 

Illustre  et  ancienne  maison  de  chevallerie  de  la 
province  de  Bretagne,  dont  l'existence  est  cons- 
tatée par  une  longue  continuité  de  services  mili- 
taires, depuis  le  milieu  du  onzième  siècle.  Les 
premiers  auteurs  remontent  à  1070  ;  il  est  fait  men- 
tion des  membres  de  cette  famille  dans  des  actes 
de  1143,  1163,  1173,  1132,  1127,  1184,  etc. 

Geoffroi  de  la  Roche,  écuyer,  fut  l'un  des  trente 
gentilshommes  bretons  qui,  sous  Jean  de  Beau- 
manoir,  maréchal  de  Bretagne,  combattirent 
contre  trente  gentilshommes  anglais  et  allemands, 
commandés  par  Bembro.Ce  combat  où  la  victoire 
longtemps  indécise,  demeura  aux  bretons,  et  connu 
dans  l'histoire  sous  le  nom  de  Combat  des  trente, 
fut  livré  le  27  mars  1351. 

Geoffroi  de  la  Roche,  dans  un  intervalle  que  les 
champions  prirent  pour  se  raffraîchir,  et  repren- 
dre haleine,  dit  à  Beaumanoir  que,  s'il  était  che- 
valier, il  combattrait  plus  courageusement.  Pour 
le  satisfaire,  ce  général  l'arma  chevalier  sur  le 
champ,  et  lui  rappela  les  hauts  faits  d'armes  de 
ses  ancêtres,  surtout  ceux  de  Budes  de  la  lloche, 
son  père,  qui  s'était  tellement  bien  distingué  dans 
les  guerres  contre  les  Sarrazins  d'Orient,  que  sa 
réputation  volait  par  toute  l'Europe  et  dans  tout 
l'Orient. 

L'histoire  de  Bretagne  a  consacré  une  foule  de 
services  distingués,  rendus  par  cette  famille  aux 
ducs  de  Bretagne  et  à  nos  rois,  depuis  la  réunion 
du  duché  à  la  couronne.  Elle  a  été  maintenu  dans 
son  origine  chevaleresque  par  arrêt  de  la  Chambre 
du  28  février  1669.  De  la  branche  de  Bretagne  est 
sorti  le  rameau  des  seigneurs  des  Ganacheris, 
établi  en  Poitou,  depuis  l'an  1505.  Cette  bran- 
che, connue  également  sous  les  noms  de  la  Roche 
Saint-André,  n'a  pas  acquis  moins  d'illustration 
dans  les  armes,  et  plusieurs  de  ses  membres  se 
sont  acquis  de  la  célébrité  dans  la  marine  royale. 
L'un  entr'autres,  Gilles  de  la  Roche  Saint-André 
fut  fait  chef  d'escadre  des  armées  navales  de 
Louis  XIV,chevalier  de  son  ordre  et  gentilhomme 
de  sa  chambre  et  chevalier  de  l'ordre  du  Christ  de 
Portugal,  qui  lui  fut  conféré  pom  avoir  préservé 
Lisbonne  d'un  bombardement  de  la  part  des  an- 
glais. Ses  belles  actions  lui  méritèrent  la  confiance 
du  roi  et  la  considération  de  plusieurs  souverains 
étrangers.  Ce  fut  lui  qui,  le  premier,  planta  la 
croix  dans  l'île  do  Madagascar.  Il  commandait 
alors  le  vaisseau  la  Lune.  Il  mourut  commandant 
de  vaisseau  du  roi,  le  Jules,  sur  les  côtes  de  Ga- 
lice, et  fut  enterré  à  Vigo,  dans  l'Eglise  des  pères 
Saint-François,  en  juin  1668.  Il  avait  épousé  en 
1659,  Gabrielle-Brigitte,  d'Escoubleau  de  Sourdis, 
dont  il  eut  trois  enfants. 


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Charles-Henri  de  la  Roche  Sant-André,  maré- 
chal de  camp,  fut  fait  d'abord  aspirant  de  la  ma- 
rine royale,  en  1777,  et,  successivement,  garde  de  la 
marine,  enseigne,  lieutenant  de  vaisseau  ;  il  fit  en 
ces  qualités  toutes  les  campagnes  de  la  guerre  d'A- 
mérique et  assita  à  sept  combats  sur  mer.  Emigré 
en  1792,  il  a  fait  la  campagne  de  l'armée  des  princes, 
dans  l'escadron  de  la  marine,  en  qualité  de  lieute- 
nant au  régiment  d'Hector.  Blessé  à  Quiberon,  il 
parvint  à  regagner  l'escadre  à  la  nage  et  retourna 
en  Angleterre  ;  rétabli  de  sa  blessure  il  rentra  de 
nouveau  en  France  au  service  des  princes  dans 
l'armée  de  Vendée,  fut  blessé  de  nouveau  à  Milan; 
au  premier  retour  du  roi,  il  proposa  ses  services 
comme  officier  de  la  marine  ;  on  lui  envoya  sa 
retraite  avec  le  grade  honorifique  de  maréchal  de 
camp,  qui  lui  fut  décerné  par  la  commission  nom- 
mée pour  les  récompenses  à  accorder  aux  officiers 
royalistes  du  dehors  et  de  l'intérieur. 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  roquets  ou  fers  de 
lances  rompus  d'or. 

LA  ROGHETTE  (de). 

Comtes  de  Rochegonde, seigneurs  deLaRochette, 
de  la  Feuillarade,  de  Beaucastel,  de  Mercurette, 
de  la  Penide,  du  Sillioux,  de  Chaliac,  de  la  Bas- 
tide, de  la  Borie,  de  Lugeac,  de  Vergonzat,  de 
Verneyrolles,  du  Clusel,  de  Loubaresse,  du  Morle, 
d'Auger,  du  Fay,du  Breuil, etc., dans  les  élections 
de  Brioude  et  Saint-Flour. 

«  Cette  noble  et  antique  maison»  (Histoire  de  la 
Maison  deBosredontpar  M.  AmbroiseTardieu)est 
originaire  du  Dauphiné,  où  elle  est  connue  dès  le 
xme  siècle  sous  le  nom  patronymique  de  Guigues. 
Transplantée  en  Auvergne,  elle  se  fixa  à  La  Ro- 
chette  dans  l'élection  de  Brioude.  Ses  représen- 
tants ajoutèrent  bientôt  au  nom  de  Guigues  celui 
de  leur  nouvelle  seigneurie,  et  vers  1360,  ils  aban- 
donnèrent difinitivement  le  premier  pour  ne  plus 
retenir  que  le  second. 

La  noblesse  de  la  famille  de  La  Rochette  est? 
avant  tout,  chevaleresque  et  militaire.  Aussi,  dit 
le  Nobiliaire  d'Auvergne,  a-t-elle  fourni  bon 
nombre  d'officiers  de  tous  grades  dont  les  preuves 
de  service  ont  été  produites. 

Elle  a  aussi  sa  place  marquée  dans  la  magis 
trature  et  le  clergé  où  plusieurs  de  ses  membres 
ont  occupé  des  postes  importants.  Elle  compte 
notamment  : 

Un  commissaire  de  l'artillerie  de  France;  un 
capitaine  d'une  compagnie  de  lOOhommes  d'armes; 
un  lieutenant-colonel  du  régiment  de  Provence; 
unlieutenant-colonelde  dragons,  etc.;  des  officiers 
de  toutes  armes;  des  chevaliers  de  Malte  dont 
les  preuves  sont  au  Fonds  de  Malte,  à  Lyon;  des 
chevaliers  de  l'Ordre  Royal  militaire  de  Saint- 
Louis,  de  la  Légion  d'honneur,  etc.;  des  pages  de 
nos  Rois;  des  mousquetaires;  des  lieutenants-gé- 


néraux au  bailliage  dArgentat;4chanoines,comtes 
du  noble  chapitre  de  Saint-Jullien  de  Brioude  qui 
firent  preuves  de  seize  quartiers  de  noblesse,  etc. 
Béraud  de  La  Rochette,  chevalier,  vivait  en 
1241.  Les  archives  du  château  d A uger,  résidence 
de  famille  près  d'Issoire,  en  Auvergne,  possèdent 
un  acte  de  partage  entre  ce  Béraud  et  son  frère 
Bernard,  chanoine-comte  au  chapitre  de  Saint-Ju- 
lien de  Brioude. Cet  acte,  qui  est  sur  parchemin  et 
en  latin, porte  la  date  de  1241  et  le  sceau  du  cha- 
pitre. C'est  le  plus  ancien  des  titres  écrits  de  la 
famille  ; 

Pierre  de  La  Rochette,  chevalier,  vivait  en  1298; 

Bernard  de  La  Rochette,  en  1321  ; 

Robert  de  la  Rochette,  qualifié  «  damoiseau  », 
fut  présent  à  la  charte  par  laquelle  Bernard  de 
La  Tour  confirma  en  1308,  les  libertés  et  fran- 
chises précédemment  concédées  aux  habitants 
de  Saint-Amand. 

En  1365,  un  autre  Robert  de  La  Rochette  était 
membre  du  Grand  Conseil  de  Jean,  duc  de  Berry 
et  d'Auvergne,  et,  suivant  Louis  de  Raynal,  dans 
son  histoire  du  Berry,  il  assista  en  cette  qualité, 
le  5  septembre  de  la  même  année,  à  la  fondation 
d'une  messe  solemnelle  que  fit  ce  prince  en  l'é- 
glise de  Bourges.  Ce  fut  probablement  à  lui  que 
le  duc  Jean  donna  une  part  dans  la  confiscation 
des  biens  saisis  sur  Bobert  Dauphin,  seigneur 
de  Saint-Ilpize  dont  dépendait  la  terre  du  La 
Rochette.  L'acte  de  donation  porte  la  datede  1360. 

Les  noms  qui  précèdent  sont  incertains  dans 
l'ordre  généalogique  qui  ne  commence  authen- 
tiquement  qu'à  : 

I.  Hugues  de  La  Rochette,  seigneur  du  lieu.  Il 
testa  en  1360,  le  jour  de  la  fête  de  Saint-Nicolas. 
On  possède  dans  les  archives  d'Auger,  son  tes- 
tament, reçu  par  Pierre  Achard,  notaire  royal. 
Il  lègue  ses  biens  à  Dragonnet,  son  fils  aine,  et  à 
Armand  de  La  Rochette,  son  fils  puiné,  qui  se 
signala  dans  les  guerres  du  Dauphin  d'Auvergne. 
Il  avait  épousé  Jeanne  de  Couros,  d'une  famille 
noble,  dont  un  évêque  de  Clermont  en  1375. 

IL  Dragonnet  de  la  Rochette,  fils  de  Hugues, 
seigneur  du  lieu,  épousa  Isabelle  de  Biers,  fille  de 
Pierre,  sieur  de  la  Coharde.  Dragonnet  mourut  en 
1400.  Isabelle  de  Biers,  sa  femme,  lui  survécut. 
Il  est  fait  mention  de  cette  dernière  dans  un  acte 
par  lequel  elle  fait  un  don  du  prieuré  de  Saint- 
Ilpize.  Dans  cet  acte  qui  porte  la  date  du  2  juillet 
1402,  Isabelle  de  Biers  se  dit  veuve  de  noble 
Dragonnet  de  la  Rochette,  seigneur  de  Saint- 
Ilpize,  etc. 

En  1666,  lors  de  la  recherche  de  la  noblesse, 
Jacques,  François  et  Jean  de  La  Rochette,  auteurs 
des  trois  branches  actuelles,  prouvèrent  leur 
filiation  depuis  Hugues  de  La  Rochette  qui  testa, 
en  1360,  et  furent  maintenus  dans  leur  noblesse 
suivant  une  «  sentence  de  maintenue  »  rendue 
par  M.  de  Fortia,  Intendant  de  la  Généralité 
d'Auvergne   et  Commissaire  du  Roi  pour  ladite 


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recherche.  Cette  sentence  est  aux  archives  dépar- 
tementales de  Clermont-Ferrand. 

Elle  s'est  alliée  aux  principales  familles  d'Au- 
vergne, du  Forez,  du  Vivarais,  etc.,  de  Biers,  de 
Torsiac,  (1405),  d'Aurelle  de  Colombines  (1530), 
de  Lesthoing  (1582),  d'Oradour  (1707),  de  La  Vais- 
sière  (1748),  de  Sabran  (1598),  de  Rochemure  (1686), 
de  Chambarlhac  (1768),  de  Molard  de  Sormains, 
ds  Muzy,  d'Armand  de  Valabris,  de  Saint-Vincent 
(1849),  Sancy,  de  Lénoncourt,  Tardy  de  Montra- 
vel(1817),d'Assier  de  Valenches(1784),du  Croiset, 
de  Rochemonteix  (1618),  etc. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'or,  accompagnée 
de  trois  étoiles  d 'argent,  2  et  L 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  griffons. 

Devise  :  Pro  deo  et  honore. 

Ces  armes  sont  celles  décrites  dans  la  sentence 
de  maintenue  rendue,  en  faveur  de  Jacques,  de 
François,  de  Jean,  etc.,  de  La  Rochette,  par  M.  de 
Fortia,  intendant  de  la  Généralité  d'Auvergne, 
lors  de  la  grande  recherche  sur  la  noblesse,  en 
1666. 


REPRESENTANTS  ACTUELS 

Branche  de  Roghegonde. 

1°  La  Rochette  de  Rochegonde  (Fran- 
çois-Achille-Henri,  comte  de),  résidant  au 
château  de  La  Rochette,  commune  de  Ville- 
neuve-sur-Allier  (Haute-Loire)  ; 

2°  La  Rochette  de  Rochegonde  (Ernma- 
nuel-Hyacinte-Fernand  de),  sous -lieute- 
nant au  38e  régiment  d'infanterie  à  Saint- 
Etienne  : 

Branche  de  Beaucastel-Mercurette. 

La  Rochette  de  Beaucastel-Mercurette 

(Jean  de),  contrôleur  des  contributions  di- 
rectes à  Bourges,  officier  de  réserve  au  37e 
régiment  d'artillerie  ; 

Branche  d'Auger. 

La  Rochette  d'Auger  (Joseph,  vicomte 
de)  résidant  au  château  d'Auger,  commune 
de  Manglieu  (Puy-de-Dôme). 


LAROGQUE  LATOUR  (de). 

Issue  d'ancienne  chevalerie,  cette  maison  paraît 
avoir  emprunté  son  nom  aux  bourg  et  château  de 
la  Roque,  situés  sur  la  rive  droite  de  la  Garonne, 
dans  le  Bordelais. 

Son  nom  s'est  écrit  de  la  Roque,  de  Laroque  et 
de  Larocque.  Cette  dernière  orthographe  a  été 
adoptée  définitivement. 

La  seigneurie  de  la  Roque  est  fréquemment  citée 
dans  le  catalogue  des  rôles  gascons,  par  succes- 
sion féminine.  Trois  autres  terres  possédées  par 
la  maison  La  Roque  ont  servi  à  distinguer  les 
branches  qu'elle  a  produites  :  ce  sont  :  le  château 
de  Budos,  bâti  par  le  pape  Clément  V,  en  1308, 
sur  la  petite  rivière  du  Cyron;  le  château  de  la 
Tour,  construit  en  1348,  ravagé  en  1651,  pendant 
les  guerres  de  la  Fronde  et  détruit  en  1793;  le 
château  de  Tastes,  sur  la  rive  droite  de  la  Ga- 
ronne, demeuré  au  pouvoir  de  la  maison  de  la 
Roque  jusqu'à  la  fin  du  s.vine  siècle. 

Cette  maison  a  fait  ses  preuves  de  noblesse,  à 
l'époque  de  la  recherche  générale,  et  a  été  main- 
tenue, à  Bordeaux,  comme  issue  d'ancienne  extrac- 
tion, le  19  février  1698,  et  son  jugement  a  été  suivi, 
le  19  février  1700,  d'un  arrêt  du  Conseil  d'Etat, 
portant  que  Louis,  François  et  Jean-Jacques  de  la 
Roque  seraient  inscrits  au  catalogue  des  gentils- 
hommes de  Guyenne. 

Les  papiers  de  cette  maison  mentionnent  un 
mandement  d'E>louardIer,roid'Angleterre,adressé 
le  12  juin  1279,  au  Sénéchal  de  Guyenne,  pour 
maintenir  Othon  delà  Roque,  chevalier,  et  Gérard, 
son  frère,  en  possession  de  leurs  biens  de  la 
paroisse  de  Virelade  ;  et  des  lettres  du  8  mai  1330, 
par  lesquelles  Edouard  III,  accorde  à  Bernard  de 
la  Roque  la  banalité  du  four  de  Marmande,  avec 
ses  dépendances. 

La  filiation  suivie  remonte  à  Archambaud  de  la 
Roque,  seigneur  du  Gros  et  de  Sainte-Croix-du- 
Mont,  qui  vivait  en  1445. 

La  chronique  de  Monstrelet  mentionne  en  1415, 
un  combat  singulier  entre  trois  gentilshommes 
français  et  autant  d'anglais  provoqué  par  le  comte 
de  Dorset,  oncle  du  roi  dAngleterre.  Les  français 
auxquels  resta  la  victoire  étaient  :  François  de 
Talleyrand  de  Grignols,  Archambaud  delà  Roque 
et  le  seigneur  de  Marignon.  La  Roque  ayant  le 
premier  renversé  son  adversaire,  vola  au  secours 
de  Marignon,  et  tous  deux  victorieux  allèrent  re- 
joindre le  sieur  de  Grignols,  dont  l'adversaire 
prit  le  parti  de  se  rendre.  De  part  et  d'autre,  on 
s'était  comporté  avec  vaillance,  mais  les  français 
eurent  tout  l'honneur  de  la  journée,  et  furent  me- 
nés triomphalement  par  la  ville  de  Paris,  aux 
grandes  acclamations  du  peuple. 

Au  8°  degré,  nous  remarquons  Jean-Baptiste 
Benoit,  marquis  de  Larocque-Latour,  seigneur  de 
la  Tour,  Belloc,  la  Mothe,  etc.,  marié  par  contrat 


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à  Bordeaux,  le  25  août  1759,  avec  Catherine  de 
Ruât,  dont  il  eut  deux  entants,  l'aîné  mourut 
sans  enfants  en  1841,  et  Jean,  le  second,  a  conti- 
nué la  descendance. 

Armes  :  Ecarlelé  :  aux  1  et  4  de  gueules,  à  la 
tour  carrée  et  crénelée  de  trois  pièces  d'argent 
maçonnée  de  sable  ;  aux  2  et  3  d'azur,  à  trois 
bandes  d'or. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions  dragonnes. 

LA  ROQUE  ou  LA  ROGQUE  {de). 

Comtes,  Seigneurs  de  la  Roque,  Cos-Cornut 
(Canum  Cornutorum),  d'Azenières,  de  Chaudesai- 
gues,  de  la  Tourette,  de  Monlet,  du  Croizet,  de  la 
Chaux,  de  Cornières,  de  Montmayour,  delaFage 
de  Confolant,  de  Bussière,  d'Aubignac,  delaBes- 
sière,  de  la  Borie,  de  Jozat,  de  Cronce,  d'issac 
des  Ignés,  de  Bayssac,  du  Boucheron,  de  Sévérac 
de  Vergonzat,  etc.  Noblesse  de  chevalerie,  origi- 
naire du  Carladez,  où  elle  est  connue  depuis  Hu- 
gues de  la  Boque,  marié,  vers  1280,  à  Hélène  de 
Dienne.  On  trouve,  ensuite,  Vézian  de  la  Boque, 
dit  Cos-Cornut  (1359),  etEustorge,  dit  Cos-Cornut 
(1375),  tous  les  deux  abbés  dePibrac;  Henri  de 
la  Boque  (1329)  ;  Jacques,  époux  de  Mirabelle  de 
Vie  (1355)  ;  Guillaume  (1406).  Citons  :  Neuf  chanoi- 
nes-comtes de  Brioude  (1280-1600).  François  et 
Louis  qui  servirent  comme  cadets  aux  gardes 
dans  la  compagnie  de  M.  Bibeyre  de  Saint-San- 
doux  ;  ils  furent  ensuite  chevau-légersde  la  com- 
pagnie du  Buisson  (1665-1668)  ;  Pierre  et  autre 
Pierre,  père  et  fds,  seigneurs  de  laTourette  (qui  ser- 
virent de  1632  à  1658)  ;  M.  de  la  Boque  de  Sévérac, 
né  à  la  Ghaize-Dieu,  admis  à  l'école  militaire,  sur 
preuves  de  noblesse,  en  1780.  Famille  maintenue 
dans  sa  noblesse  d'extraction  (17  mai  1768).  Fi- 
liation :  Jean  de  la  Boque,  écuyer,  seigneur  d'Aze- 
nières, en  1480.  Appelé  «Jehan  de  Seveyrac,  dit 
de  la  Roque-Cos-Gornutz  «  dans  la  foi-hommage 
qu'il  rendit  en  1492,  pour  la  terre  dAzenières  à 
Jacques  de  Beaufort,  comte  d'Allais  ;  il  épousa 
Louise  de  Flageac,  dame  d'Azenières,  dont  Pierre, 
seigneur  dAzenières,  la  Boque, le Dignat,  marié: 
1°  à  Jeanne  de  Bonnamy  ;  2°  le  20  novembre  1505, 
à  Jeanne  d'Albiat.  Il  eut  huit  enfants  qui  transi- 
gèrent au  sujet  delà  succession  de  leur  père,  en 
1548.  Du  premier  lit  :  1°  Guillaume,  auteur  de  la 
branche  de  la  Tourette  (existante)  :  2°  François, 
marié,  en  1545,  à  Antoinette  de  Guilhem,  père  de 
François,  seigneur  de  la  Boque,  marié  en  1573,  à 
Catherine  de  Chavagnac,  dont  :  A.  François,  marié 
en  1622,  à  Claude  de  Villeneuve,  dont  Antoine, 
marié,  en  1661,  à  Marguerite  de  Cornusson  ;  B. 
Guillaume,  père  de  François,  seigneur  de  Joson 
(1668)  et  de  Claude,  seigneur  de  la  Borie  (1668). 
Pierre  eut  du  second  lit  (de  Jeanne  d'Albiat  :  3° 
Louis,  auteur  de  la  branche  des  seigneurs  de 
Monlet,  Cronce,  etc. 


Branche  aînée  des  seigneurs  de  la  Tourette,  Sé- 
vérac, etc.  —  Guillaume  de  la  Boque,  fils  aîné  de 
Pierre  et  de  Jeanne  de  Bonnamy,  fut  seigneur  de 
la  Boque,  de  la  Tourette,  de  Chaudesaigues,  de 
Mandaloux.  Il  épousa,  le  11  février  1539,  Jeanne 
de  Cheyrol,  dont  Pierre,  écuyer,  seigneur  de  la 
Boque,  de  la  Tourette,  capitaine  et  châtelain  du 
château  et  de  la  baronnie  du  Manoir  (1599)  ;  il 
épousa,  en  1588,  Anne  d'Oradour,  et  testa  en  1672, 
laissant  Pierre,  écuyer,  seigneur  de  la  Boque,  de 
la  Tourette,  d'abord  chevau-léger,  ensuite  gen- 
darme, capitaine  d'une  compagnie,  maintenudans 
sa  noblesse  en  1668,  marié,  en  1639,  à  Louise  de 
Saint- Vidal,  dont  Jean-Baptiste,  écuyer,  seigneur 
de  la  Tourette,  de  Sévérac,  capitaine  d'une  com- 
pagnie dans  le  régiment  de  Bissi,  marié,  en  1708, 
à  Jeanne-Marie  de  la  Chassaigne  de  Courbière, 
fille  de  Jean,  seigneur  de  Sereys,  dont .  1°  Jean- 
François,  qui  suit  ;  2°  Jean-Pierre,  chanoine  de  la 
cathédrale  du  Puy  (1770);  Jean-François  de  la 
Boque,  seigneur  de  Chamborne,  Brayes,  La  Tou- 
rette, mort  le  25  novembre  1784,  épousa  Marie- 
Brugière  de  Laverchère,  dont  :  1»  Jean-Pierre, 
comte  de  la  Boque  de  Sévérac,  né  en  1770,  marié 
à  Mademoiselle  de  la  Bochette,  dont  Augusta, 
épouse  du  marquis  de  Cordebœuf  de  Beauverger 
de  Montgon  ;  2°  Marie-Annet-Jean-François  Bol- 
land,  né  à  la  Chaize-Dieu,  le  1er  mars  1777,  marié 
à  Eugénie  de  Genestet  de  Planhol,  dont  Jean- 
Pierre-Eugène-Edouard  (porté  ci-dessous). 

Branche  des  seigneurs  de  Montet,  Cronce,  Le 
Boucheron,  etc.  Louis  de  la  Boque,  seigneur  de 
Montet  et  des  Ignés,  fils  de  Pierre  et  de  Jeanne 
d'Albiat,  sa  seconde  femme,  épousa  Catherine  de 
Guilhem,  dont  :  1°  François,  qui  suit  ;  2U  Jean, 
seigneur  du  Croiset,  marié  à  Mademoiselle  de  la 
Rochette  [branche  existante,  en  1722]  ;  3°  Jacques, 
auteur  du  rameau  des  seigneurs  de  la  Chaux,  de 
Cronce  (du  Boucheron  (rapporté  ci-après).  Fran- 
çois delà  Roque,  seigneur  de  Montet  et  des  Ignés, 
vivant  en  1609,  épousa  Valence  de  Chazelles  ;  il 
testa  en  1631  et  laissa  :  1°  Jacques,  qui  suit  ;  2° 
Jean-Claude,  marié,  en  1647,  à  PeyronnedeNeres- 
tang ,  3°  Jeanne,  mariée,  en  1626,  à  Antoine  de 
Drossanges,  écuyer,  seigneur  du  Fieu  ;  4e  Fran- 
çoise, mariée,  en  1627,  à  Jean  de  Ghamaroux, 
écuyer,  seigneur  de  Rorne:5e  Marguerite,  mariée 
en  1632,  à  Daniel  de  la  Vaissière  de  Cantoinet, 
écuyer,  seigneur  du  Mas  ;  6°  Claudie,  mariée  en 
1636,  à  Gaspard  Mavion,  docteur  en  droit  à  Meil- 
hau  ;  7°  Louise,  mariée  à  Robert  Beraud,  écuyer, 
seigneur  de  Courbières  ;  8°  Antoinette,  mariée,  en 
1638,  à  Jean-François  du  Fayet,  écuyer,  seigneur 
de  Sarsac-la-Tour  ;  9°  Claudie,  mariée,  en  1638,  à 
Charles  de  la  Chassaigne  de  Sereys,  écuyer,  sei- 
gneur du  Creyssadour  et  de  Dumignac.  Jacques 
de  la  Boque,  écuyer,  seigneur  de  Montet,  les 
Ignés,  Bayssac,  épousa,  en  1633,  Louise  de  Cham- 
breuil  de  Ghassang,  dont  :  1°  François,  qui  suit  ; 
2°  Maurice,  mort  en  1674,  au  service,    à  Saint-Ni- 


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colas,  près  de  Nancy,  en  Lorraine,  sans  postérité  ; 
3°  Mathieu,  appelé  le  comte  de  Montet,  chanoine- 
comte  de  Brioude,  en  1054  ;  4°  Marie-Madeleine, 
religieuse  à  l'abbaye  de  la  Vaudieu,  en  1653  ;  5° 
Françoise,  religieuse  à  Saint-Joseph  de  Brioude 
(1652)  ;  6°  Jeanne,  religieuse  de  l'abbaye  de  Blesle 
(167 i).  François  de  la  Boque,  écuyer,  seigneur  de 
Montet,  des  Ignés  Bayssac,  épousa,  en  1662,  Bé- 
nigne du  Pasturel,  dont  Marguerite,  dame  du 
Montet  Bayssac,  mariée,  en  1687,  à  Louis  du 
Saunier,  chevalier,  seigneur  de  Banssat,  châtelain 
de  robe  courte  en  la  chàtellenie  de  Nonette. 

Rameau  des  seigneurs  de  la  Chaux,  Le  Bouche- 
ron, etc  Jacques  de  la  Roque,  fds  de  Louis  et  de 
Catherine  de  Guilhem,  écuyer,  seigneur  de  la 
Chaux,  en  1609-1620,  épousa  :  1°  Marie  de  la  Ro- 
chette  ;  2°  Elisabeth  de  Chambeuil.  Il  eut  du  pre- 
mier lit  :  1°  Claude,  qui  suit  ;  du  second  :  Fran- 
çois, seigneur  de  la  Chaux,  père  de  Jacques, 
seigneur  de  la  Chaux  (1668).  Claude  de  la  Roque, 
écuyer,  seigneur  de  Cronce,  fat  maintenu  dans  sa 
noblesse  en  1668,  et  il  fut  père  de  Jean,  écuyer, 
seigneur  de  Cronce,  marié,  le  30  septembre  1894, 
àlsabeau  Portai,  dame  de  Boucheron,  dont:  Jean, 
écuyer,  seigneur  du  Cronce,  du  Boucheron,  mort 
le  29  octobre  1731,  marié,  le  24  février  1716,  à  Ma- 
rie de  la  Borie,  dame  en  partie  de  Poulargues  et 
d'Isaac,  dont  Jean,  né  au  Boucheron,  près  Doran- 
ges,  en  1717,  où  il  est  mort  en  1767,  marié,  en 
1749,  à  Claupine  Vernet,  dont:  1°  Jean,  mort  en 
1331,  marié  à  Jacqueline  Barbât  du  Clozel,  dont  : 
Mélanie,  mariée,  en  1831,  à  M.  de  Cisternes,  juge 
de  paix  ;  2°  François,  né  en  1753,  père  de  Jean, 
décédé  à  Ariane,  en  1875  ;  3e  Jean  de  la  Roque  du 
Boucheron  d'Issac,  né  au  Boucheron  en  1762,  ma- 
rié, en  1806,  à  Catherine  Brosse,  dont  :  Antoine, 
né  à  Issac,  le  22  fructidor  an  II,  marié  à  Marie- 
Marguerite  de  la  Salle,  dont  Jean-Baptiste  Victor- 
et  Antoine-Joseph-Théodore  (portés  ci-dessous  ; 
5°  Antoine,  seigneur  de  Sévérac,  né  à  Doranges 
en  1764,  marié  en  1791,  à  François  Buisson,  dont 
Annet,  né  en  1792,  mort  en  1851,  marié,  en  1814, 
à  Françoise  Fouilloux,  dont  Claude  (porté-ci-des- 

SOUSj. 

Branche  des  seigneurs  de  Monmayour,  de  la 
Faye.  de  Confolant,  de  Bussiére,  etc.  Cette  bran- 
che s'est  détachée  de  la  souche  à  la  lin  du  xme 
siècle.  Elle  porte  les  mêmes  armoiries  que  celles 
qui  précèdent  :Baymonddela  Boque,  seigneur  de 
Monmayour  (1520),  épousa  Françoise  de  Turenne 
dont  Benoît (1355;,  marié  à  Jeanne  delà  Vaissière, 
dont  Baymond  (1390),  marié  à  Isabeuude  Masbeu! 
dont  Bernard  (1425),  marié  à  Catherine  de  Lobi- 
giac,  dont  Benoit  (1470),  marié  à  Françoise  de 
Bussac,  dont  Antoine  (1505),  marié  à  Jeanne  de 
Boussonnaye,  dont  Bertrand,  marié,  en  1511,  à 
Louise  de  Boisset,  dont  Benoît,  marié,  en  1581,  à 
Catherine  de  la  Vaissière  de  Cantoinet,  dont  An- 
toine, marié, en  1610,  à  MagdeleinedeLayac,donl 
Pierre,  marié,  en  1665,  a  Catherine   de  la   Vais- 


sière de  Beauregard,  dont  Charles,  seigneur  delà 
Fage.  marié,  en  1674,  à  Louise  de  Tremeuge  du 
Chayîat,  dont  Pierre,  marié  :  1°  en  1725,  à  Marie 
Grandet  de  Chauchailles,  et  2°  en  1748,  à  Louis 
Chevalier,  dont  Marc-Antoine,  marié,  en  1783,  à 
Jeanne  de  Champagnac  d'Oradour,  dont  Pierre, 
(porté  ci-dessous),  marié,  en  1813,  à  Marie-Luce- 
Victoîre  de  Séguy  de  Chantai,  dont  Pierre-Louis, 
marié,  en  1847,  à  Marie-Sorel,  dont:  Jean-Alban, 
marié,  en  1875,  à  Rosalie  Tafanel.  Citons  :  Jean 
de  la  Roque,  seigneur  de  Confalant,  gentilhomme 
de  la  reine  M  arguerite  de  Valois,  femme  d'Henri  IV 
(1586).  Charles,  seigneur  de  Bussières,  tué  maré- 
chal-des-logis  du  régiment  d'Auriac  (1693).  En 
1789,  M.  de  la  Boque  de  la  Fage  fut  convoqué  à 
l'assemblée  de  la  noblesse  de  Saint-Flour. 

Armes  :  D'azur,  à  deux  lévriers  affrontés  d'ar- 
gent, colletés  et  bouclés  de  gueules:  au  chef  d'ar- 
gent,  charyé   de  deux  rocs  d'échiquier  de  sable. 

Cri  de  guerre  en  1450  :  Cos-Cornuts  !  (ce  cri  de 
guerre  de  Cos-Cornuts  se  rapporte  aux  chiens-le- 
vriers  qui  sont  dans  les  armes  de  la  Boque,  dits 
chiens  cornuts,  à  cause  de  leurs  petites  oreilles 
dressées). 

Devise  de  la  branche  aînée  (de  la  Roque  de  la 
Tourette)  :  Vero  Deo  ethonori. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 
Branche   aînée 

Feule  comte  Jean-Pierre-Eugène-Edouard 
de  la  Roque  de  Sèvérac(morten  septembre 
1871),  conseiller  à  la  cour  d'appel  de  Riom, 
marié  en  1834,  à  Jeanne-Ernestine  Denier- 
Malroux,  petite-nièce  du  corsaire  (capi- 
taine de  frégate)  Malroux,  le  héros  du 
combat  (1799) deVIphigcnic contrelesvais- 
seauxanglaisZVmgwemaZetPmr/,enseveli 
dans  sa  victoire  (Voyages  et  Combats  par 
E.  Fabre,  1886,  Buzu  Leveault),  a  laissé  : 
1°  Félix,  colonel  d'artillerie  (O.  *),  marié, 
enl868,àJoséphine-StéphanieViLLEYSEAUX 
dont  Ernest  et  Marie  ;  2°  Raymond,  général 
d'artillerie  de  la  marine,  directeur  au  mi- 
nistère de  la  Marine  (G.*),  marié  à  Anne 
Sollier,  dont  :  a)  Anne-Marie  ;  b)  Ray- 
mond, né  le  13  octobre  1877,  décédé  le  17 
juin  1881  ;  c)  Jean,  d)  Pierre  ;  e)  François, 
né  le  6  octobre  1885  ;  f)  Elisabeth,  née  le  24 
septembre  1889  ;  g)  Louis,  né  le  25  octobre 
1892;  h)  Marguerite,  née  le  31  mai  1805;  3° 
Marguerite,  mariée   à    Ernest  Lamy,  chef 


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d'escadron  de  marine  (0.  #)  ;  4°  Eugénie, 
mariée  à  Henri  Baufdmé  (#),  capitaine  ;  5° 
Pierre,  décédé  à  Alby  ;  G0  Amélie  (décédée), 
religieuse  ursuline  à  Glermont  ;  7°  Emma 
(décédée),  religieuse  de  St-Vincent-de- 
Paule. 

Branche  de  Monlet,de  Boucheron  et  d'Issac. 

1°  Jean-Baptiste-Victor  de  la  Roque,  né 
à  Montet  en  1828,  notaire  à  Gerzat,  décédé 
enl877,mariéà  Marie  GoHADE,dontGharles; 
2°  Le  frère  de  Jean-Baptiste- Victor,  savoir: 
Théodore  de  la  Roque,  né  à  Monlet,  en 
1820,  juge  de  paix  à  Herment,  marié  à  Cé- 
line Beaud,  dont  Jean-Eugène,  décédé  en 
1875. 

Rameau  de  la  Branche  de  Montet,  du  Boucheron 
et  d'Issac. 

Claude  de  la  Roque,  né  à  Issac,  près  de 
Saint-Alyre,  en  1817,  marié,  en  1843,  à 
Anne-Marie  Ferbeuf,  propriétaire  à  laCha- 
pelle-Geneste,  dont:  1°  Biaise,  né  à  la  Cha- 
pelle-Geneste,  en  1845,  professeur  au  lycée 
de  Clermont-Ferrand,  officier  d'académie, 
marié,  en  1874,  à  Marie  Nancy-BoNNET, 
dont  Marie-Louise-Angélina,  née  à  Cler- 
mont-Ferrand, en  1876;  2°  Jean,  né  à  la 
Chapelle-Geneste,  en  1852;  3°Angélie,née 
à  la  Chapelle-Geneste,  en  1855,  religieuse 
de  l'Instruction  du  Saint-Enfant- Jésus,  au 
Puy  (Haute-Loire),  sous  le  vocable  de  sœur 
Marie-Mathilde. 

Branche  de  la  Fage 

Pierre  de  la  Roque  épousa  en  1813,  Mlle 
Marie-Lucie-Victoire  de  Seguy  de  Chàntal, 
dont  il  eut  :  1°  Pierre-Louis-Marie,  marié, 
en  1847,  à  Mlle  Marie  SoREL,dont:  A. Jean- 
Albun,  négociant  à  Paris,  marié,  en  1875, 
à  Mlle  Rosalie  Trafanêl,  dont  Louis  ;  B. 
l'abbé  Elie  ;  C.  Auguste  ;  D.  Hortense  ;  E. 
Irma;  2°  Marc- Antoine,  prêtre  à  Waren 
(Amérique);  3°  Etienne,  percepteur  à  Ariane 
(Puy-de-Dôme). 

Nous  trouvons  une  autre  famille  ayant  possédé 
la  seigneurie  de  la  Roque,  etc.  dans  le  comté  d'Ar- 


magnac Cette  famille  ne  prouve  sa  filiation  que 
depuis  noble  Armand  de  la  Roque,  écuyer,  sei- 
gneur de  la  Roque,  en  Fezenzac,  l'an  1468  ;  mais 
on  a  connaissance  d'un  Bernard  de  la  Roque,  dans 
le  comté  de  Fezenzac,  qui  rendit  hommage  de  cette 
t.-srre,  en  1409,  au  comte  d'Armagnac.  Elleafourni 
un  lieutenant-colonel  du  régiment  d'Anjou  en 
1644,  un  capitaine  au  régiment  de  la  vieille-marine, 
en  1799,  et  plusieurs  autres  officiers  de  divers 
grades. 

Armes  ;  D'azur,  au  sautoir  d'or. 
Voy.  Le  Trésor. 

LA  ROQUE  DE  MONS  (de). 

Noble  et  ancienne  famille  du  Périgord,  dont  la 
filiation  remonte  à  Bertrand,  seigneur  de  la  Roque, 
chevalier,  qui  vivait  en  1339.  La  descendance  se 
poursuit  jusqu'à  nos  jours  en  donnant  Jean- 
François,  comte  de  la  Roqne,  seigneur  de  Mons, 
député  de  la  noblesse  du  Périgord  aux  Etats- 
Généraux  en  1789.  Il  est  mort  dans  la  révolution 
et  a  laissé  deux  fils  et  plusieurs  filles  de  son  ma- 
riage avec  Marie  deServain. 

Armes  :  De  gueules,  à  un  lion  lèopardè  (Vor,  sur 
une  montagne  de  sinople. 

LA  ROZIÈRE  (de). 

Famille  noble  et  ancienne,  originaire  du  Pié- 
mont, qui  vint  s'établir  en  France,  au  commen- 
cement du  xve  siècle.  Dès  l'an  1420,  on  trouve 
cette  famille  employée  avec  distinction  dans  les 
armées  françaises  où  elle  a  fourni  depuis  de  grands 
capitaines.  Elle  remonte  sa  filiation  à  Loui6- 
Charles-Carlet  de  la  Rosière,  chevalier  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  St-Louis,  officier  au  régiment 
de  Canizy,  se  distingua  au  fameux  combat  de 
Morbeigno  gagné  par  les  Français,  commandés 
par  le  duc  de  Rohan,  sur  les  Espagnols  le  10  no- 
vembre 1695  ;  fut  blessé  grièvemest  à  cette  affaire, 
et  fut  nommé  capitaine  sur  le  champ  de  bataille, 
et  peu  d'années  après,  officier  supérieur  dans  le 
même  corps.  Surnommé  Vhonneur  de  l'infanterie 
française,  ce  vaillant  capitaine  se  montra  cons- 
tamment digne  d'une  aussi  glorieuse  qualification. 
On  le  voit  à  la  bataille  de  Rocroy  en  1643,  aux 
combats  de  Fribourg  en  1644,  à  Nortlingen,  à 
Lens,  à  Lenef,  etc.  ;  Turckeim  en  1675  ;  aux 
sièges  de  Condé,  de  Bouchain  et  d'Aire,  et  enfin  à 
l'assaut  du  fort  de  Kell  en  1678,  où  il  se  fit  encore 
remarquer  par  des  prodiges  de  valeur.  Il  mourut 
en  1701,  dans  un  âge  très  avancé,  laissant  posté- 
rité. 

Tous  ses  descendants  se  sont  distingués  dans 
l'armée. 

La  paix  de  1763  ayant  terminé  la  guerre  de  Sept- 
ans,  le  marquis  de  la  Rozière  fut  employé    dans 


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le  ministère  secret  du  comte  de  Broglie  qui  fai- 
sait le  plus  grand  cas  de  ses  talents  militaires  et 
de  ses  qualités  personnelles.  Il  passa  en  Angle- 
terre sur  les  ordres  de  Louis  XV  pour  reconnaître 
les  côtes  de  ce  royaume.  Il  s'acquitta  en  1765  et 
1766  de  cette  mission  importante  avec  autant 
d'intelligence  que  de  courage  et  de  fidélité,  etc. 
Ses  nombreux  travaux  le  placeront  toujours  au 
rang  des  premiers  officiers  d'état-major  et  de  gé- 
nie que  nous  connaissions.  En  1768,1e  gouverne- 
ment le  chargea  de  rédiger  sur  les  dépêches  des 
ministres  et  des  généraux,  l'histoire  des  guerres 
de  France  sous  les  règnes  de  Louis  XIII, Louis  XIV 
et  Louis  XV,  Les  4  volumes  in-4°  de  cet  ouvrage 
sont  finis  et  sont  parmi  ses  nombreux  manuscrits 
n'ayant  pas  encore  été  imprimés  par  suite  de  la 
révolution. 

Le  marquis  de  la  Rozière  fut  chargé  par  le  roi 
en  1770  de  rédiger  un  plan  général  de  campagne 
contre  l'Angleterre  ;  il  fut  nommé  le  11  novembre 
de  la  même  année  brigadier  de  iragons  des  ar- 
mées dn  roi,  commandant  à  St-Malo  et  quelque 
temps  après,  maréchal  général  des  logis  de  l'ar- 
mée destinée  à  descendre  en  Angleterre. 

Le  roi,  en  considération  de  quatre  cents  ans  de 
services  militaires  des  plus  importants  rendus  à 
l'Etat  par  cette  famille  et  surtout  de  ceux  du  mar- 
quis de  la  Rozière,  fit  ériger  la  terre  de  Wagnon 
en  marquisat  de  la  Rozière  par  lettres  patentes 
de  1780.  En  1781,  le  marquis  de  la  Rozière  fut 
nommé  commandant  du  corps  d'armée  destiné  à 
s'emparer  des  îles  de  Jersey  et  de  Guernesey,  et 
fut  promu  au  grade  de  maréchal  de  camp.  Il  s'é- 
migra  au  mois  de  mai  1791  avec  son  fils  aîné,  ca- 
pitaine de  dragons,  et  fut  mis  à  la  tête  des  bu- 
reaux de  la  guerre  établis  à  Goblentz  par  les 
princes  frères  du  roi. 

Il  fit  la  campagne  de  1792  en  qualité  de  maré- 
chal de  camp  et  de  maréchal  général  des  logis  de 
l'armée  royale  et  fut  nommé  ensuite  commandeur 
de  l'ordre  royal  et  militaire  de  St-Louis.  Il  mou- 
rut à  Lisbonne,  fidèle  à  l'honneur  et  à  ses  princi- 
pes, le  7  avril  1808,  emportant  les  regrets  de  tous 
ceux  qui  l'avaient  connus  et  en  terminant  une 
carrière  honorable  remplie  d'actions  et  de  travaux 
glorieux.  Il  avait  épousé  en  1769  Mlle  de  Granville 
dont  il  eut  plusieurs  enfants. 

Armes  :  D'argent,  au  chêne  vert,  chargé  de  deux 
èpées  de  gueules  posées  en  sautoir,  en  chef  deux 
étoiles  d'azur  et  à  dextre  et  à  senestre  deux  fleurs 
de  lys  d'azur. 


LARRALDE  (de). 

En  Guienne,  seigneurs  du  marquisat  de  Puy- 
guilhern,  de  labaronnie  de  Saint-Barthélémy,  etc. 
Cette  famille  justifie  sa  filiation  depuis  Adam  de 
Larralde,  écuyer.,  gentilhomme  ordinaire  de  la 
chambre  du  roi,    en  1579.  Il  était  fils  de  N...  de 


Larralde,  lieutenant-colonel  du  régiment  de  Pié- : 
mont,  et  il  avait  épousé  Marie  Dibildolts,  dame 
de  Gurat,  le  16  juillet    de   la    même   année.  Ses 
descendants  ont  donné  plusieurs  officiers. 

Armes  :  Parti  :  au  I  d'argent  au  chevron 
d'azur,  accompagné  de  trois  coquilles  de  sable; 
au  chef  d'azur,  chargé  de  trois  tètes  de  loup 
d'argent;  au  II  d'or,  au  cheoron  de  gueules,  ac- 
compagné en  chef  de  deux  merlettes  de  sable,  et, 
en  pointe,  d'un  pin  de  sinople. 

LARREY  (Bon). 

Dominique  Jean-Larrey,  né  à  Bagnères,  en 
1766,  célèbre  chirurgien,  après  avoir  fait  partie  en 
1799,  de  l'expédition  d'Egypte,  fut  à  son  retour 
nommé  par  Napoléon  chirurgien  en  chef  de  la 
garde  consulaire.  Il  assista  aux  batailles  d'Aus- 
terlitz,  d'Eylau,  d'Essling,  de  Wagram,  delaMos- 
kova  et  de  Waterloo.  Gréé  baron  de  l'Empire 
en  1809,  il  fut  nommé  sous  la  restauration,  chi- 
rurgien en  chef  de  l'hôpital  de  la  garde  royale  au 
Gros-Caillou. 

Armes  :  Ëcartelé  :  au  1  d'or,  au  palmier  de 
sinople,  posé  à  dextre  soutenu  du  même  et  ac-. 
compagne  d'un  dromadaire  passant  d'azur  ;  au  2 
de  gueules  à  l'épée  en  barre  d'  argent  la  pointe 
en  bas  ;  au  3  d'azur  à  trois  chevrons  d'or  ;  au  4 
coupé  au  1"  d'argent,  à  la  barre  ondée  de  gueu- 
les, chargée  d'une  raie  nageant  d'argent  ;  au  2 
d'or,  à  la  pyramide  de  sable. 


LARREY  ou  LARRÉ  (de). 

Cette  famille  tire  son  nom  d'un  fief  situé  dans 
laChàtellenie  d'Alençon,  en  Normandie.  Le  plus 
ancien  du  nom  est  Nicolas  de  Larré,  écuyer;  il 
eut  un  fils,  Olivier,  seigneur  de  Larré,  chevalier, 
qui  fit  une  donation  à  l'Abbaye  de  St-Martin  de 
Séez,  des  patronages  de  la  Chapelle,  de  St-Ger- 
main,  etc.  Cette  maison  a  produit  des  officiers  qui 
ont  servi  avec  distinction,  tant  sur  mer  que  sur 
terre.  Jean  de  Larrey,  écuyer,  seigneur  de  Vau- 
fouquet,  avant  1596,  monta  le  premier  sur  la 
brèche  au  siège  de  Laon,  commandant  alors  une 
compagnie  de  gens  de  pied  du  régiment  du  sieur 
de  Buffer. 

Cette  famille  prouve  sa  filiation  depuis  Robert 
de  Larrey,  écuyer,  seigneur  de  Vaufouquet,  qui 
vivait  en  1560. 

Armes  :  D'or,  à  neuf  losanges  d'or. 

LART  (de). 

Seigneur  de  la  Barthe,  de  Cazeaux,  de  Massez  ; 
famille  ancienne,  originaire  du  comté  d'Arma- 
gnac,  où   une  branche    subsiste   encore   de  nos 


285  — 


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jours,  ainsi  que  deux  autres  en  Agénois,  connues 
sous  les  noms  des  seigneurs  du  Garoussel,  et  des 
seigneurs  de  Bordeneuve.  Une  troisième  subsistait 
en  Albret,  en  1598.  Elle  paraît  s'être  éteinte  au 
commencement 4du  xvii"  siècle,  dans  la  maison  de 
Narbonne.  Elles  ont  toutes  pour  souche  com- 
muue,  Arnaud  de  Lart,  seigneur  de  Rigoulières, 
vivant  vers  1480,  et  dont  les  enfants  partagèrent 
sa  succession,  le  25  avril  150G.  Les  branches  ac- 
tuelles de  cette  famille,  ont  donné  plusieurs  offi- 
ciers supérieurs,  décorés  de  la  croix  de  Saint- 
Louis.  Elles  se  sont  alliées  aux  maisons  d'Al- 
bert,  Baratel,  Beauger,  Gollonges,  Beaumont  des 
Junier,  Coquet,  Cours,  etc. 

Armes  :  Ecartelè  ;  aux  1  et  4  de  gueules  à  trois 
bandes  d'argent;  ait  2  d'azur,  au  lion  d'or  ;  au  3 
d'argent,  à  trois  épieux  de  sable. 


LARTIGUE  (de). 

Messires,  écuyers,  damoiseaux,  chevaliers, 
seigneurs  de  Lartigue,  Lisse,  Gazautetz,  Bordes, 
Tachouérès,  Romat,  Bassarat,  La  Salle  dAuzan, 
Dallos,  Loubes,  Eoux,  Caplisse,  Balarin,  Cachou, 
etc  ,  baron  de  Pelesté,  Montaut,  Sorbetz,  Guey- 
tes,  etc.,  en  Armagnac,  Launes,  Chalosse,  Con- 
domois,  Agenois,  Bordelais,  Languedoc,  etc. 

Maison  d'origine  chevaleresque  qui  a  pris  son 
nom  de  l'ancienne  terre  de  Lartigue,  située  au  dio- 
cèse d'Auch,  parlement  de  Toulouse.  Elle  des- 
cend suivant  une  tradition  des  anciens  comtes 
souverains  de  Rouergue,  de  la  maison  d'Arma- 
gnac, dont   elle  porte  les  armes  pleines. 

L'une  des  plus  considérables  de  la  Guienne 
par  son  ancienneté,  comme  par  le  nombre  de 
ses  branches  qu'elle  a  fournies.  Cette  maison  est 
aussi  l'une  de  celles  dont  le  nom  apparaît  le  plus 
fréquemment  dans  l'histoire  du  pays,  et  dans  les 
chartes  du  moyen  âge.  Elle  a  été  maintenue  dans 
sa  noblesse  à  diverses  époques. 

Cette  maison  essentiellement  militaire  dans 
presque  toutes  es  branches,  a  eu  sous  ce  point 
de  vue  de  véritables  illustrations  :  outre  un  grand 
nombre  d'officiers  supérieurs  de  cavalerie,  de 
chevalier  de  St-Louis  et  d'officiers  de  tous  gra- 
des, elle  a  produit  des  capitaines  de  compagnies 
franches  et  d'hommes  d'armes,  un  vice-amiral  de 
Bretagne  au  xve  siècle,  etc.  Au  surplus  ses  al- 
liances sont  des  plus  distinguées  et  des  plus  con- 
sidérables. 

La  filiation  suivie  remonte  à  noble  Arnaud  sei- 
gneur de  Lisse,  et  de  Lartigue,  ler  du  nom,  qui  fut, 
en  1236,  sous  le  règne  de  Saint -Louis,  du  nombre 
des  seigneurs  de  Guienne  convoqués  à  St-Ger- 
main-en-Laye,  d'après  un  titre  de  la  Chambre  des 
comptes  de  Paris. 

La  branche  de  Lartigue,  barons  de  Goueytes  a 
pour   auteur  noble  Pierre  de   Lartigue,  écuyer, 


conseiller  du  roi,  lieutenant  particulier  au  siège 
de  Condom,  marié  le  8  septembre  1630  à  demoi- 
selle Marie  de  Perricot,  dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  De  gueules,  au  lion  d'or,  lampassè  et 
armé  de  sable,  qui  est  de  Rouergue-Arma- 
gnac  et  de  Lartigue. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :   Deux  léopards. 

LA  RUE  (de). 

Famille  originaire  de  l'Isle  de  France,  qui  re- 
monte sa  filiation  suivie  à  Louis  de  la  Rue, 
écuyer,  né  le  21  novembre  1764,  conseiller  se- 
crétaire du  Roi,  maison  et  couronne  de  France  et 
de  ses  finances,  et  qui  épousa  Marie-Marguerite 
Sauvage,  par  acte  du  22  juillet  1700,  dont  il  eut 
postérité. 

Elle  a  donné  un  lieutenant-colonel  de  la  8e  lé- 
gion de  la  garde  nationale  de  Paris,  chevalier  de 
la  légion  d'honneur,  né  en  1768. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
de  trois  têtes  d'aigle  d'argent. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lêoriers. 

LA  RUE  (de). 

Famille  originaire  de  Bretagne,  passée  en  Cham- 
pagne et  Bourgogne  et  ayant  possédé  les  fiefs 
de  Lucémont,  la  Héronnière,  Cohignac  en  Bre- 
tagne. 

La  branche  cadette  de  la  Riie  de  Cohignac  est 
actuellement  représentée  par  Jean  François-Adol- 
phe de  la  Rue,  né  le  14  février  1808,  à  Avize,  Cham- 
pagne, ancien  directeur  général  des  lignes  télé- 
graphiques en  Orient;  ancien  inspecteur  des 
forêts  de  la  couronne,  sous  Napoléon  III,  chevalier 
de  la  Légion  d'honneur,  commandeur  des  Ordres  : 
du  Saint-Sépulchre  de  Jérusalem;  du  Christ  de 
Portugal;  officier  de  Charles  III  et  Isabelle  d'Es- 
pagne, etc.,  etc.  Résidence  :  Gorbeil,  Seine-etOise. 

Fille  :  Berthe-Marie- Antoinette-Adélaïde,  veuve 
de  Prosper-Ernest  Duvergier  de  Hauranne,  che- 
valier de  la  Légion  d'honneur,  mort  en  1877,  dé- 
puté du  Cher;  et  remariée  à  M.  Graux,  député  du 
Pas-de-Calais,  dont  une  fille  :  Berthe  Graux,  née 
à  Neuilly  (Seine)  le  25  juin  1881.  Résidence  :  Pa- 
ris, 5,  rue  Monsigny. 

Armes  .  D'azur,  à  trois  trèfles  ou  feuilles  de  rue 
d'argent,  rangées,  il  et  1 . 

LA  RUE  DE  MAREILLES  DE  GRI- 

GNAN  (de). 

Famille  originaire  de  Champagne,  qui  établit  sa 
filiation  depuis  Gauthier  de  la  Rue,  qui  vivait 
versll  20  et  était  maïeur  de  Ponthiers. 


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Elle  fît  ses  preuves  vers  1658  par  Nicolas-Georges 
de  la  Rue  de  Mareilles,  chevalier  de  Malte,  frère 
de  Claude  de  la  Rue,  comte  de  Mareilles. François 
de  la  Rue  grand  prieur  de  Champagne  (Malte). 
mourut  en  1794. 

Elle  compte  un  capitaine  au  régiment  de  Lor- 
raine, en  1730,  un  page  de  Louis  XV,  un  capitaine 
du  génie. 

La  famille  de  la  Rue  se  divise  en  plusieurs 
branches  qui  habitèrent  la  Champagne,  la  Bour- 
gogne, le  Languedoc  et  la  Provence. 

Elle  a  contracté  des  alliances  avec  les  Chantenay, 
les  Villiers  de  Pile-Adam,  les  Duguesclin,  les 
d'Ailly,  les  Choiseul,  les  Turenne,  les  la  Tour 
d'Auvergne,  etc.,  etc. 

Par  suite  du  décès  du  dernier  comte  de  Grignan, 
mort  à  Aix  en  1853,  les  de  la  Rue  de  Mareilles 
sont  aujourd'hui  les  seuls  représentants  de  cette 
famille  dont  le  nom  fut  rendu  célèbre  par  Mme  de 
Sévigné. 

Les  Grignan  descendaient  des  Craponne  par  les 
femmes;  Adam  de  Craponne  eut  une  fille,  qu'il 
maria  à  Léon  de  Grignan,  dont  la  fille  fut  mariée 
à  César  Nostradamus. 

La  fille  de  Craponne  est  donc  également  repré- 
sentée par  celle  de  La  Rue  de  Mareilles. 

Armes:  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
de  trois  Losanges  d'argent. 

LA  RUELLE  {de). 

Famille  originaire  de  Lorraine  qui  remonte  sa 
filiation  à  Nicolas  de  la  Ruelle,  argentier  du  duc 
Charles  III,  annobli  par  ce  prince,  qui  était  sous 
la  tutelle  de  Christine  de  Danemark,  sa  mère,  et 
de  Nicolas  de  Lorraine,  son  oncle.  Les  lettres 
patentes  lui  furent  expédiées  à  Bar,  le  5  juillet  1549. 
Il  fut  successivement  revêtu  des  charges  de  con- 
trôleur-général des  Finances,  et  de  conseiller  en 
la  Chambre  des  comptes  de  Lorraine. 

Il  avait  épousé  Louise  Xaubourel,  suivant  acte 
du  11  septembre  1572,  dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  D'azur,  à  une  patte  de  lion  arrachée 
d'or,  armée  de  gueules  ;  au  chef  d'argent,  chargé 
de  trois  tourteaux  de  gueules. 

Cimier  :  Une  patte  de  lion  d'or  tenant  une  sphère 
du  même  entre  deux  pennes  de  l'écu. 


LA 

(de). 


SAIGNE    DE    SAINT-GEORGE 


Famille  d'ancienne  chevalerie,  originaire  du 
Piémont.  En  1241,  Bernard  de  la  Saigne,  qualifié 
dans  l'acte  û'eques,  chevalier,  vendit  ses  terres 
et  seigneuries,  et  vint  s'établir  en  France.  Cette  fa- 
mille ne  peut  cependant,  par  suite  de  l'incendie  de 
son  chartier  au  château  de  Saint-George,  situé  dans 


la  Haute  Marche,  et  brûlé  dans  les  premiers  jours 
de  la  révolution,  faire  remonter  sa  filiation,  par 
titre  authentique,  qu'à  l'année  1355. 

Cette  famille  a  toujours  joui  dans  la  province 
d'une  haute  considération.  Une  ancienne  tradi- 
tion prétend  que  dans  les  nobles  familles  de  ce 
pays  on  retrouve  le  harnais  du  cheval  et  le  cava- 
lier :1a  selle  (de  Lacelle),la  bride  (de  Bridiers),  le 
mors,  (de  Montmaur),  le  bât  (de  Montbas),  et  le 
chevalier  (de  Saint-George). 

Elle  eut  en  1627  un  régiment  de  son  nom  et  vit 
sa  terre  de  Saint-George  érigée  en  baronnie  par 
Henri  IV. 

Changée  plus  tard  en  marquisat,  cette  terre 
appartenant  à  la  branche  aînée,  lui  fut  enlevée 
pendant  la  révolution.  La  branche  cadette,  repré- 
sentée dans  l'armée  par  Jean-Louis,  comte  de  La 
Saigne  de  Saint-George,  et  ses  deux  fils,  tous 
trois  chevaliers  de  Saint-Louis,  fut  aussi  à  la  même 
époque,  dépouillée  de  son  château  du  Mazeau, 
qu'elle  possédait  en  marche. 

Armes  :  Ecartelè:  aux  1  et  4  de  sable,  au  lion 
d'argent,  armé  et  lampassé  de  gueules;  aux  2  et 
3  d'argent,  à  la  croix  de  gueules. 

LA  SALLE  {de). 

Seigneur  de  Sarraziet,  de  Bordes,  marquis  de 
Roquefort,  par  érection  de  septembre  1739,  en 
Guienne,  maison  ancienne  et  distinguée,  connue 
par  filiation  depuis  Jean-François  de  La  Salle, 
seigneur  de  Bordes,  qui  rendit  hommage  au  roi, 
pour  cette  terre,  le  2  juin  1486.  Elle  a  donné  des 
officiers  de  tous  grades. 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  i  et  4  d'or,  au  lion 
de  gueules  ;  dux  2  et  3  d'azur,  à  neuf  losanges 
d'or. 


LA  SALLE   DE   ROGHEMAURE  {de). 

Peu  de  familles,  même  parmi  celles  réputées 
les  plus  anciennes,  pourraient  établir  d'une  ma- 
nière aussi  précise  leur  origine,  et  surtout  lui  as- 
signer avec  certitude  une  époque  aussi  reculée 
que  la  maison  de  La  Salle. 

Le  nom  de  La  Salle  est  une  modification  de  celui 
de  Salla.  Un  seigneur  Béarnais  ainsi  appelé,  s'il- 
lustra en  combattant  pour  Alphonse  le  Chaste, 
roi  de  Navarre,  aux  côtés  duquel  il  eut  les  jambes 
fracassées  en  818.  Elevé  en  récompense  de  ses 
exploits  au  rang  des  nobles,  il  rentra  dans  sa  pa- 
trie, où  ses  descendants,  auxquels  il  transmit  ses 
titres,  ont  toujours  figuré  depuis,  parmi  les 
leudes  de  France. 

Telle  est  la  mention  que  consacrent  les  vieilles 
chroniques  de  la  maison  de  La  Salle;  mais  l'his- 
toire  nous   a   conservé  le   récit  de  l'exploit  qui 


289  — 


—  290  — 


valut,  sous  le  règne  du  successeur  de  Charle- 
magne,  au  guerrier  basque,  de  prendre  rang  parmi 
les  leudes,  la  légende  assigne  une  fort  belle 
origne  aux  armes  et  à  la  devise  de  cette  ancienne 
famille. 

Salla  assiégeait  une  forteresse  occupée  par  les 
maures.  Les  infidèles,  dans  une  sortie,  surpren- 
nent une  nuit  les  guerriers  Béarnais.  Voyant  les 
siens  faiblir  et  lui-même  désarmé,  Salla  saisit 
un  arbrisseau,  s'en  fait  une  massue,  et  continue 
le  combat  en  criant  aux  siens  :  que  sien  toustem 
ligat  amale.  «  Soyez  unis,  ou  selon  d'autres  : 
resserrez  vos  rangs  ».  C'est  en  mémoire  de  cet 
exploit  que  l'on  voit  figurer  dans  l'écu  de  cette 
famille  une  forteresse  et  deux  arbres  déracinés, 
et  que  le  cri  de  son  premier  chef  est  devenu  sa 
devise. 

Après  avoir  résidé  jusqu'aux  croisades  en  Béarn, 
la  maison  de  La  Salla  passa  en  Languedoc,  où  elle 
posséda  l'importante  baronnie  de  La  Salle,  aujour- 
d'hui chef-lieu  de  canton  du  Gard.  Ce  fut  vers 
1300  que  la  branche  aînée  s'établit  en  Au- 
vergne, où  elle  réside  encore  aujourd'hui.  Hauts 
barons  dès  1300,  les  sires  de  La  Salle  sont  toujours 
qualifiés  de  hauts  et  puissants  seigneurs, et  eurent 
toujours  dans  leurs  vastes  possessions,  presque 
toutes  terres  de  franc-alleu,  relevant  directement 
de  la  couronne,  le  droit  de  haute  et  basse  justice. 

Sans  compter  une  longue  série  de  mestres  de 
camp,  d'officiers  supérieurs  et  de  commandants 
de  place,  cette  maison  a  fourni  plusieurs  cheva- 
liers du  Temple,  une  nombreuse  suite  de  chevaliers 
et  18  grands  commandeurs  de  Malte,  plus  de  40 
chanoines  comtes  de  Brioude,  des  supérieures 
générales  de  Saint-Cyr  et  une  foule  de  chevaliers 
de  Saint-Louis.  Un  écuyer  du  connétable  du 
Guesclin  ;  .Gadifer,  célèbre  navigateur  sous  Char- 
les VI  ;  le  comte  Bernard  II  de  La  Salle,  qui,  à  la 
tête  d'une  armée  levée  à  ses  frais,  secourut  les 
cardinaux  révoltés  contre  le  pape  d'Avignon  ;  le 
chevalier  de  La  Salle  ardent  ligueur,  devenu  par- 
tisan de  Henri  IV,  tué  au  siège  d'Issoire  et  Joseph, 
que  Boileau  célèbre  au  passage  du  Rhin,  sont 
dans  l'armée,  ses  membres  les  plus  connus. 

Dans  l'église  elle  a  fourni  de  hauts  dignitaires. 

Le  chef  de  cette  maison  était  en  1789,  Louis- 
Bernard,  comte  de  La  Salle  de  Rochemaure,  co- 
lonel de  cavalerie  au  royal-comtois.  Echappé  aux 
journées  des  5  et  6  octobre,  à  Versailles,  grâce 
au  général  Lafayette  qui  refusa  de  le  livrer  a  la 
foule,  il  émigra  avec  toute  sa  famille  en  1792, 
servit  comme  colonel  à  l'armée  de  Gondé,et  ensuite 
en  Autriche  et  en  Russie,  ne  rentra  en  France 
qu'en  1814,  fut  décoré  de  Saint-Louis.  Retiré  dans 
ses  terres  d'Auvergne,  le  comte  colonel  de  La 
Salle  tenta  en  1830  de  soulever  les  populations 
contre  le  gouvernement  de  juillet  et  subit  même 
une  incarcération. 

C'est  de  cette  famille  que  naquit,  à  Reims, 
le  30  avril  1051,  Jean-Baptiste  de  La  Salle,  qui  se 


dépouilla  de  tout  ce  qu'il  possédait  pour  le  don- 
ner aux  pauvres  et  se  livrer  tout  entier  à  l'éduca- 
tion des  indigents.  Mort  à  Rouen,  le  7  avril  1719, 
et  a  été  déclaré  vénérable  le  8  mai  1840,  et  le 
Ie'-  novembre  1S73,  Pie  IX  a  promulgué  un  ar- 
rêt solennel  et  motivé  pour  sa  béatification  et 
canonisation. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  tour  d'argent,  créne- 
lée, maçonnée  et  ajourée  de  sable,  donjonnée  de 
deux  pièces,  soutenue  de  deux  troncs  d'arbres, 
éc»tés  et  déracinés  d'or,  passés  en  sautoir. 

Depuis  1858,  cette  maison  ajoute  : 

Ecartelè:  aux  2  et  3  d'azur,  au  château  à  trois 
tours  d'argent  maçonné  et  ajouré  de  sable,  qui  est 
de  Sales  du  Doux. 

Couronne  de  marquis. 

Cimier  :  Un  lion  couronné  tenant  uneépée. 

Supports  :  Deux  lions  couronnés  d'une  couronne 
de  comte  et  tenant  une  bannière  aux  mêmes 
armes. 

Devise  :  Qui  sien  toustem  ligat  amale. 
Cri  de  guerre  :  Salla. 


LA  SALVANIE  (de). 

Limousin.  —  Seigneurs  de  la  Salvanie,  de  Puy- 
mégé,  de  Plazanet,  de  Rinoy,  de  Mangin,  de  Lis- 
sât, etc. 

Une  des  plus  anciennes  familles  du  Limousin. 
Elle  a  donné  à  la  France  des  lieutenants-généraux 
de  sénéchaussée,  des  trésoriers,  des  mousque- 
taires du  roi,  et  à  l'Eglise  plusieurs  prélats  dis- 
tingués, 

Elle  s'est  alliée  avec  les  meilleures  familles  de 
La  province;  il  est  parlé  de  personnages  de  cette 
famille  dès  1248,  mais  la  filiation  suivie  commence 
en  1381,  et  se  continue  par  deux  substitutions 
aux  noms  et  armes  jusqu'à  nos  jours. 

Elle  remonte  à  Mathieu  de  la  Salvanie,  qui 
testa  en  1381. 

Au  7e  degré,  nous  avons  Antoine  de  la  Salvanie, 
marié  en  152S,  à  Jeanne  du  Bois  dont  il  eut  un 
garçon  mort  sans  enfants  et  sept  filles  dont  faînée, 
Jeanne  de  la  Salvanie,  mariée  à  Léonard  de  Cha- 
brinhac,  qui  eut  pour  fils  François,  substitué  aux 
noms  et  armes  de  la  famille. 

Et  au  XIe  degré,  nous  trouvons  Marie-Gabrielle- 
Thérèse  de  la  Salvanie,  qui  épousa  le  17  janvier 
1654,  noble  Pierre  de  Bardoulat  de  Roman,  sei- 
gneur de  Plazanet,  originaire  delà  ville  d'Eymou- 
tiers.  Ce  dernier  fut  substitué  aux  noms  et  aux 
armes  de  la  maison  de  la  Salvanie,  par  la  mort 
de  son  beau-frère  Dominique  de  la  Salvanie,  dé- 
cédé sans  alliance. 

La  branche  cadette,  devenue  l'aînée,  a  pour  au- 
teur Jules  de  Bardoulat  de  la  Salvanie,  marié  en 
1850,  à  Hermini  Maisonneufve  de  Lacoste,  dont 
il  a  eu  deux  enfant». 


Tome  IL 


lu. 


—  291 


—  292  — 


Armes  :  Coupé  :  au  i  d'argent,  à  un  chevron  de 
gueules,  surmonté  de  trois  étoiles  d'azur,  et  ac- 
compagné en  pointe  d'une  ancre  de  sable  :  au  2 
d'argent,  à  un  chêne  de  sinoplc,  entortillé  d'un 
serpent  de  gueules. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lions. 

Devise:  Impavidos. 


LA  SAYETTE  (de). 

Famille  noble  et  ancienne  de  la  province  du 
Poitou. 

Le  nom  de  La  Sayette  est  l'ancien  nom  de  la  fa- 
mille de  ceux  qui  ont  possédé  le  fief  de  la  Sayette 
en  Poitou,  lequel  nom  de  la  Sayette  fut  changé 
dès  le  commencement  que  les  anglais  occupèrent 
la  Guienne,  qu'un  seigneur  de  cette  nation  le 
fit  le  maître  de  la  maison,  dans  laquelle  il 
trouva  celui  qui  la  possédait  si  à  son  gré  qu'il  en 
fît  son  gendre,  aux  conditions  que  les  enfants  qui 
viendrait  de  ce  mariage  porteraient  son  nom  qui 
était  Mareschal. 

Comme  noms  isolés  nous  trouvons  :  Michel  de 
La  Sayette,  chanoine  en  1539,  Louis  de  La  Sayette 
qui  vivait  en  1577;  Gabrielle  de  La  Sayette,  prieure 
de  cloître  et  chambrière  à  l' abbaye  de  Saint- 
Croix  de  Poitiers  vivant  en  1738. 

La  filiation  suivie  de  la  l™  branche  de  la  Sayette 
remonte  à  Jean  Mareschal,  valet,  seigneur  de  la 
Sayette,  qui  vivait  en  1382. 

Le  2e  branche  a  pour  auteur  Antoine-François 
de  la  Sayette,  issu  d'Honoré  de  la  Sayette  du  X° 
degré  de  la  branche  aînée  ;  était  lieutenant  au  ré- 
giment Royal  Piémont  cavalerie  au  moment  de  la 
révolution  de  1789;  il  émigra  et  servit  dans  l'ar- 
mée des  Princes  dans  un  escadron  composé  d'of- 
ficiers de  cavalerie. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  fers  de  lance  à  l'an- 
tique 2  et  1. 


LAS    CASES  (de). 

Cette  maison,  dont  l'origine  se  perd  dans  la 
nuit  des  temps,  paraît  tout-à-coup  sur  la  scène 
historique  vers  l'an  1200,  avec  l'avantage  et  l'éclat 
qui  caractérisent  une  famille  longtemps  noble  et 
distinguée,  Charles  de  Las  Casas,  son  chet,  est 
un  des  seigneurs  espagnols  qui  accompagnèrent 
Blanche  de  Castille,  mère  de  Saint-Louis.  Il  s'éta- 
blit dans  le  midi  de  la  France,  et  ses  descendants 
s'y  trouvent  aussitôt  aux  premiers  rangs,  par 
leurs  propriétés,  leurs  emplois  et  leurs  alliances 

Arnaud  ou  Ardoin,  du  second  degré,  a  le  com- 
mandement de  deux  places  fortes  en  Agenois. 

Pierre,  celui  qui  suit,  se  trouve  exécuteur  tes- 
tamentaire, de  concert  avec  le  roi  d'Angleterre 


et  les  ducs  de  Lorraine  et  de  Brabant;  il  est  un 
des  barons  auxquels  Edouard  Ier  son  suzerain, 
écrit  pour  demander  du  secours;  il  sert  de  pro- 
tecteur à  Béatrix  de  Béziers, et  dispute  aux  Séverac 
la  possession  de  leur  baronnie  par  un  procès  long 
et  fameux  dans  lequel  interviennent  comme  pa- 
rents ou  amis,  le  pape,  le  roi  de  Maïorque,  comte 
de  Foix  et  autres. 

Les  fils  de  ce  troisième,  son  frère  et  ses  neveux 
jettent  le  même  éclat;  on  les  trouve  tous  en  al- 
liance, en  rapport  ou  en  amitié  avec  ce  qu'il  y  a 
de  plus  grand  dans  le  pays,  tels  que  les  sires 
d'Albret,les  comtes  de  Foix,  les  Captais  de  Buch. 
L'un  deux  combat  à  Poitiers,  l'autre  y  périt;  plu- 
sieurs président  les  lois;  deux  sont  archevêques 
de  Bordeaux,  l'un  après  l'autre.  C'est  ainsi  que 
durant  plusieurs  générations,  ils  rassemblent 
tous  les  titres  capables  d'illustrer  une  famille. 

Malheureusement  au  6°  et  7°  degré,  deux  causes 
viennent  interrompre  le  cours  d'une  aussi  bril- 
lante carrière  :  une  héritière,  fille  de  l'aîné  de  la 
maison,  en  fait  sortir  des  biens  immenses,  et 
celui  qui  continue  la  race  partage  ses  biens  entre 
ses  deux  enfants.  Ce  terrible  échec  de  la  fortune, 
ce  dédoublement  de  la  tige  unique,  amènent  deux 
rameaux  affaiblis,  que  de  nouveaux  échecs  do- 
mestiques affaiblissent  encore  et  empêchent  de 
se  relever  à  la  hauteur  dont  ils  sont  descendus. 
La  marche  politique  des  temps  vient  s'unir  à  ces 
traverses  cruelles  de  la  fortune,  et  les  fait  rentrer 
insensiblement  dans  la  foule  de  leurs  pairs,où  ils 
n'offrent  plus  d'autre  distinction  que  la  constance 
de  leurs  services  et  le  zèle  dé  leurs  devoirs. 

Ainsi  coulent  jusqu'à  aujourd'hui  et  passent 
successivement  sous  nos  yeux  19  générations 
militaires  portant  avec  elles,  l'empreinte  caracté- 
ristique et  distinguée  des  temps  qu'elles  ont  par- 
courus et  des  devoirs  qu'elles  avaient  à  remplir. 

Lorsque  la  féodalité  était  dans  toute  sa  force, 
et  plaçait  les  rangs  dans  la  puissance,  on  voit 
lés  membres  de  cette  maison  au  nombre  des 
grand  vassaux;  les  rois  d'Angleterre,  leurs  suze- 
rains,leur  écrivent  pour  leur  demander  du  secours  ; 
ils  prêtent  foi  et  hommage  comme  hauts  barons. 

Quand  la  féodalité  affaiblie  et  les  grands  vassaux 
diminués  eurent  placé  la  gloire  dans  les  actes 
brillants  d'une  chevalerie  sans  puissance,  parmi 
les  preux  de  cette  famille  s'élève  et  brille  le  va- 
leureux Pons,  salué  dans  son  temps  du  beau  sur- 
nom de  vrai  chevalier  et  de  fleur  de  noble  famille. 

Enfin,  quand  l'autorité  royal  eut  concentré 
toutes  les  forces  et  régularisé  tous  les  mouve- 
ments; quand  la  vertu  d'un  gentilhomme  fut  en- 
tièrement dans  son  amour  pour  son  prince  et  son 
dévoûment  pour  sa  patrie,  on  les  trouve  tous  à  la 
tête  de  leur  bataillon,  acquittant  leur  dette  d'hon- 
neur et  remportant  la  décoration  qui  payait  leurs 
services. 

La  filiation  suivie  de  cette  famille  remonte 
à  Charles  de  Las  Cases,  un  des  seigneurs  espa- 


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gnols  qui  accompagnèrent  Blanche  de  Castille 
quand  elle  vint  en  France,  en  1200,  pour  épouser 
Louis  VIII,  père  de  Saint-Louis.  Charles  venait 
de  Séville  en  Andalousie,  où  les  croisades  contre 
les  maures  avaient  attiré  ses  ancêtres,  de  par 
delà  les  monts,  un  siècle  auparavant.  Il  obtint  du 
roi  de  Castille  la  permission  de  demeurer  en 
France, et  servit  dans  les  guerres  contre  les  anglais, 
notamment  dans  celles  du  midi  de  la  France,  où 
il  s'établit. 

Cette  famille  a  fourni  la  branche  aînée  de 
Belvèze,  qui  continue  la  ligne  directe  du  Langue- 
doc sur  les  biens  paternels  et  la  branche  de 
Roquefort,  qui  continue  la  ligne  directe  du  Quercy, 
sur  les  biens  maternels. 

Armes  :  D'or,  à  la  bande   d'azur,  à  la  bordure 
de  gueules,  au  franc  quartier  de  comte. 
Couronne  de  marquis. 
Devise  :  Semper  paralus. 

LASGOUS  (de). 

Nobles,  messires,  écuyers,  seigneurs  de  Bois- 
set,  Puybernard,  Sanet,  Servole,  etc.  enPérigord. 

Famille  d'ancienne  noblesse  du  Périgord,  qui 
parait  avoir  tiré  son  nom  du  fief  de  Lascoux, 
mouvant  de  la  seigneurie  de  Celle,  dans  la  même 
province. 

Cette  famille  a  possédé  plusieurs  fiefs  près  de 
Périgueux  et  donné  à  l'armée  six  gardes  du  corps 
du  roi,  dont  trois  maréchaux  des  logis  desdits 
gardes  du  corps,  des  capitaines,  des  officiers  su- 
périeurs, cinq  chevaliers  de  St-Louis,  quatre  che- 
valiers de  la  Légion  d'Honneur,  dont  un  officier 
de  ce  dernier  ordre. 

Etienne  Lascous,  chanoine  dans  l'église  du 
prieuré  de  Castrensi,  vivait  en  l'an  1243. 

La  filiation  suivie  commence  à  N..  de  Lascous, 
vivant  sous  le  règne  de  Louis  XIII,  dont  le  fils, 
Jean  de  Lascous,  médecin  des  hôpitaux  de  Bor- 
deaux, fit  enregistrer  en  1697,  à  l'armoriat  géné- 
ral de  France,  registre  de  Guienne,  les  armes  de 
la  famille  : 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  étoiles  d'argent, 
rangées  en  chef  ;  parti  d'azur,  à  trois  demi-vols 
d'argent,  2  en  chef  et  1  en  point/'. 

Casque  de  profil,  fermé  et  grillé,  orné  de  ses 
lambrequins  de  gueules,  d'argent  et  d'azur. 


LA  SELLE  (de). 

Famille  originaire  du  bourg  de  la  Selle-cn-Co- 
gles  (Bretagne)  aux  réformations  de  1420,  1440, 
1511  et  1521,  cette  famille  a  été  déclarée  noble 
d'ancienne  extraction. Au  xvne  siècle,  l'un  de  ses 
membres,  Charles  de  la  Selle,  obtint  l'arrêt  du  16 
février  1671  rendu  dans  la  même  forme. 


La  maison  de  la  Selle,  dont  les  membres  ont 
été  qualifiés  :  comtes  de  la  Selle,  seigneur  de  la 
Sécardais,  de  la  Forgetterie,  d'Echailly  et  autres 
lieux,  a  contracté  des  alliances  avec  les  meilleures 
races  de  l'aristocratie  de  notre  pays. 

La  filiation  directe,  authentique  et  suivie  de 
cette  famille  commence  à  Pierre  Ie1',  seigneur  de 
laSelle-en-Cogles,  qui  vivait  en  1330. 

Geoffroy  delà  Selle  Ier  du  nom,  se  distingua  au 
service  de  Charles  V  et  de  Charles  VI.  11  périt 
pendant  l'expédition  contre  Tunis  en  octobre  1390. 
C'est  en  souvenir  de  sa  mort  glorieuse  que  le 
croissant,  qui  se  trouve  dans  les  armes  de  la  fa- 
mille, fut  ajouté  aux  trois  quinte  feuilles  sicr 
fond  de  sable. 

Son  petit-fils,  Jean  de  la  Selle,  était  gouverneur 
de  St-Aubin-du-Cormier,  sous  le  duc  de  Bretagne  ; 
c'est  lui  qui  a  acquis  la  terre  de  Sécardais  dont  le 
nom  a  toujours  été  ajouté  par  la  branche  ainée  à 
celui  de  la  Selle. 

Armes  :  De  sable,  au  croissant  montant  accom- 
pagné de  trois  quintefeuilles  posées  2  et  J ,  le 
tout  d'or. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  griffons. 

Devise  :  Recto  et  fortiter. 

LASNON  DE  LA  RENAUDIÈRE. 

Très  ancienne  famille  de  la 
ville  de  Vire. 

Jean  François,  sieur  de  La 
Benaudière,  gendarme  de  la 
garde  du  roy  a  figuré  au  dix 
août  parmi  les  défenseurs  du 
roi  Louis  XVI,  ce  qui  lui  valut 
la  noblesse  militaire  après  la 
noblesse  de  charges. 

Il  épousa  une  Le  Marchant 
de  Bosel  de  très  ancienne  et 
très  noble  famille. 

Le  dernier  descendant,  M. 
Lasnon  de  La  Benaudière  étant 
décédé  en  1886  sans  laisser  de 
postérité,  cette  famille  est  donc  destinée  à  s'é- 
teindre. 

Armes  :  Ecartelé:  aux  1  et  4,  de  sinople  à  un 
lion  d'argent  ;  aux  2  et  3,  de  gueules  à  irois  co- 
quilles aussi  d'argent  posées  2  et  1. 

Ecu  timbré  d'un  casque  de  profil  orné  de  ses 
lambrequins  ;  trois  flammes,  une  verte,  une  blan- 
che et  une  rouge. 

REPRÉSENTANT    ACTUEL 
Lasnon  de  la  Renaudière,     (M*e)     née 
du  Fay  de  Cisternay.  Résidence  :    35,  rue 
Vernet,  à  Paris. 


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LASSUS  {de). 

Il  y  a  plusieurs  familles  de  ce  nom  :  l'une  ori- 
ginaire de  l'Artois,  dont  les  armes  sont  :  de  sable, 
au  chevron  dor  chargé  de  trois  bandes  dasur  ; 
l'autre  originaire  du  Languedoc,  qui  porte  :  L'or 
à  la  bande  engrenée  de  gueules,  accompagnée  de 
deux  grenades  tigées  et  feuillées  de  même. 

LASTEYRIE  {de). 

Cette  maison  a  pour  berceau  la  paroisse  d'A- 
lassac  (Corrèze).  Elle  réunit  tous  les  caractères 
d'une  race  d'ancienne  chevalerie.  Dès  quelle  com- 
mence à  être  connue,  on  la  voit  contracter  des 
alliances  avec  les  plus  grandes  familles  de  la  pro- 
vince ;  à  ces  avantages,  elle  jouit  celui  d'avoir 
rendu  des  services  distingués  et  d'établir  une 
filiation  suivie  depuis  Pierre  de  Lasteyrie,  cheva- 
lier du  lieu  d'Alassac,  en  1250. 

Pierre  de  Lasteyrie  suivit  St-Louis  à  la  Croi- 
sade en  Egypte  ;  son  nom  et  ses  armes  sont  ins- 
crits à  Versailles . 

Guy  de  Lasteyrie,  sénéchal  du  Rouergue,  se 
distingua  comme  lieutenant  du  duc  d'Anjou  ;  en- 
voyé en  cette  qualité  à  Montpellier  pour  y  apaiser 
une  révolte  des  habitants,  il  y  fut  massacré  le 
25  octobre  1379  ;  en  punition  de  ce  crime,  la  ville 
fut  condamnée  à  payer  une  forte  amende  à  son  fils 
Amanieu.  Un  de  ses  fils  fut  attaché  à  la  personne 
de  Henri IV  et  compta  70  ans  de  services  mili- 
taires. 

La  seigneurie  du  Saillant,  à  laquelle  elle  a 
emprunté  son  surnom,  lni  appartient  depuis  l'an 
1371,  et  la  branche  aînée  en  a  toujours  porté  le 
titre  de  préférence.  La  branche  cadette,  au  con- 
traire, néglige  souvent  d'en  adjoindre  le  nom  à 
celui  de  Lasteyrie. 

La  séparation  des  deux  branches  eut  lieu  à  la 
mort  de  Raymond  de  Lasteyrie  du  Saillant,  baron 
dudit  lieu,  marié  en  1629,  à  Isabeau  de  Pérusse 
des  Cars,  dont  il  eut  deux  fils. 

Antoine  l'ainé,  forma   la  tige    des  marquis  du 
Saillant,  vicomtes  de  Combarn,  barons  d'Ussac 
et  de  Vergy.  Il  eut  le   titre  de  sénéchal  du   haut 
Limousin  qui  fut  héréditaire  dans   sa   ligne  jus- 
qu'à la  révolution    et  Geoffroy   de   Lasteyrie  du 
Saillant,    frère    puiné   du   précédent,    forma    la 
branche  cadette  et   fut  bisaïeul  d'Urbain  Pierre 
Louis,  tiont  le  frère  Jean  Baptiste,  reçu  chevalier 
de  Malte,  en  1755,  parvint  à  la  dignité  de  bailli 
de   la  langue    d'Auvergne.   Urbain,    colonel   du 
l«r  régiment  de  carabiniers  et  maréchal  de  camp 
en  1791.  fut  admis    aux  honneurs  de  la  Cour  et 
prit  le  titre    de  marquis  de  Lasteyrie.  Son  polit 
fils  devint  le  chef  de  la  seconde  branche. 

Armes  :    De   sable,   à  l'aigle  d'or. 
La  branche  ainée  écartolé  :  d'argent  au  lambel 
de  trois  pendants  de  gueules  qui  est  du  Saillant. 


LASTIG  {de). 

Auvergne,  Limousin,  Poitou,  marquis  et  com- 
tes de  Lastic,  de  Siouzac  et  de  St-Jal,  vicomte  de 
Murât,  barons  de  Valeilles,  etc. 

Maison  des  plus  anciennes  et  des  plus  distin- 
guées de  la  noblesse  d'Auvergne,  issue  suivant 
un  mémoire  domestique,  d'un  puiné  de  la  mai- 
son deMercœur;  elle  occupe  depuis  le  commen- 
cement du  xme  siècle,  une  position  considérable 
dans  cette  province  par  l'ancienneté  de  son  ori- 
gine, par  l'importance  et  l'étendue  de  ses  pos- 
sessions et  par  l'illustration  de  ses  alliances  avec 
les  premières  familles  du  royaume. 

Elle  s'est   divisée  à  une  époque  très  ancienne 
en   diverses  branches,  dont  plusieurs    ont  conti- 
nué la  descendance    jusqu'à  nos  jours,  savoir  : 
Celle  des  comtes  de  Lastic  St-Jal,  dont  le  prin- 
cipal représentant  est  chef  de  nom  et  d'armes  de 
sa  famille  ;    celle  des  marquis  et  comtes  de  Las- 
tic de  Siouzac,  vte  de    Murât,  dans  la  basse  Au- 
vergne et  celles  des  comtes  de  Lastic  de  Lescure, 
seigneurs  du  Vigouroux,  dans  la  haute  Auvergne. 
Cette  maison  a  fourni  un  grand  maitre  de  St- 
Jean  de  Jérusalem  (Malte),  un  grand  maréchal   et 
plusieurs  grands  prieurs,  commandeurs  et  digni- 
taires dumême  ordre,   des  lieutenants-généraux, 
maréchaux  de  camp,  gentilshommes  de  la  cham- 
bre, officiers  supérieurs  des  gardes  du  corps  et  de 
diverses  armes    de  cavalerie  et  d'infanterie  ;  un 
grand  nombre  de  chevaliers  de  l'ordre  du  roi  et 
de  St-Louis . 

Elle  a  donné  à  l'Eglise  de  France  quatre  évê- 
ques,  plusieurs  comtes-chanoines  du  chapitre 
noble  deSt-Julien  de  Brioude,  des  abbés  et  d'au- 
tres dignitaires  éminents. 

La  filiation  suivie  des  seigneurs  de  Lastic, 
commence  à  Hugues  de  Lastic,  issu  puiné  de 
la  maison  de  Mercosur;  il  était  déjà  chevalier 
lorsqu'en  1211,  il  décida  Simon,  dit  le  Ma- 
chabée,  comte  de  Montfort,  chef  de  la  croisade 
contre  les  Albigeois,  à  ne  pas  attendre  le  comte 
de  Toulouse  et  à  se  jeter  dans  Castelnaudary.  Il 
fit  en  1225,  diverses  fondations  en  faveur  de  l'é- 
glise de  Brioude,  dont  son  oncle,  Etienne  de  Las- 
tic, était  chanoine  dès  l'an  1200.  Il  laissa  de  sa 
femme  doux  enfants. 

Au  13e  degré,  nous  remarquons  Antoine  de  Las- 
tic, chevalier,  seigneur  de  Chamboulive  et  autres 
lieux  qui  épousa  au  chàleau  de  Saint- Jal,  en  Li- 
mousin, le  12  avril  1627,  Antoinette  Destresses  de 
Saint-Jal. 

Un  de  ses  petits  fils,  Louis  Romain,  vicomte 
do  Lastic  Saint-Jal,  fut  aide  de  camp  colonel  de 
cavalerie,  ofticier  supérieur  des  gardes  du  corps 
du  roi,  chevalier  de  Saint-Louis,  né  le  18  novem 
bre  1709,  marié  à  Anne  Thoreau  de  Maisonneuvo 
le  4  septembre  1761,  dont  il  eut  plusieurs  enfants. 


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Armes  :  De  gueules,  à  la  fasce  d'argent. 
Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deux  lions. 

LA  SUDRIE    (dé). 

Seigneurs  de  Puchguizec,  en  bas  Languedoc. 
Guillaume  de  la  Sudrie,  premier  du  nom,  damoi- 
seau, seigneur  de  Calvairac,  testa  le  30  septem- 
bre 1451,  en  faveur  de  son  fils,  Raymond  de  la 
Sudrie,  seigneur  de  Galvairac.  Ses  descendants 
se  sont  alliés  aux  familles  de  Cadrieux,  du  Puy 
de  la  Ichairie,  de  Vielcastel,  de  Marmignac,  de 
Bonnefous,    etc. 

Cette  famille  a  formé  de  nombreuses  branches 
établies  en  différentes  provinces. 

Une  de  ces  branches  s'est  établie  dans  l'Arma- 
gnac au  château  de  Campanu,  commune  de  La 
Graulet  (Gers). 

Une  autre  branche  existe  également  à  Bordeaux. 

Armes  :  D'azur,  ait  lion  d'or,  (alias  :  d'argent), 
accompagné  de  douze  besants  du   même  en  orle. 
Couronne  de  comte. 


LA  TAILLE  (dé). 

Ancienne  maison  du  Gâtinais.  Le  premier  dont 
on  ait  connaissance,  est  Guillaume  de  la  Taille, 
qui  vivait  en  1123,  mais  la  filiation  suivie  remonte 
à  Jean  de  La  Taille,  mort  en  1200,  dont  on  voit 
encore  la  tombe  dans  l'Eglise  du  Prieuré  Flotin 
près  Bois-Commun  ;  il  laissa  un  fds,  Bertrand  de 
La  Taille,  seigneur  de  Souville,  qui  continua  la 
postérité. 

Cette  famille  a  formé  plusieurs  branches  : 

1°  Celle  des  seigneurs  de  Fresnay,  éteinte  vers 
1700;  2°  des  seigneurs  des  Essarts  qui  a  pour 
auteur  Jean  de  La  Taille,  4mefih  de  Martinet  de  La 
Taille  (8rae  ligne  de  la  branche-mère),  qui  eût  en 
partage  les  terres  des  Essarts  d'Hanorville,  etc.  ; 
3°  et  la  branche  des  seigneurs  d'HANORviLLE  et  de 
Trétinville,  dont  l'auteur  est  Louis  de  la  Taille 
(second  fils  de  Jean  de  la  Taille,  auteur  de  la 
branche  des  Essarts)  marié,  en  1530,  à  Jeanne 
d'Halot  d'Hermeray,  dont  postérité. 

Cette  famille  a  fourni  quantité  d'officiers  de  tous 
grades  dans  nos  armées  et  des  chevaliers  de  l'or- 
dre royal  et  militaire  de  Saint-Louis. 

Armes  :   De  sable,  aie  lion  d'or  rampant,   cou- 
ronné, armé  de  même  et  lampassé  de  gueules. 
Supports  :  Deux  sauvages. 
Couronne  de  marquis. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Branche  des  Essarts 

La  Taille  des  Essarts  (Alexandre,  comte 


de),  attaché  au  ministère  des  Affaires  étran- 
gères. Résidence  :  Versailles,  rue  St-Mé- 
déric. 

La  Taille  des  Essarts  (Fernand,  vicomte 
de),  cousin-germain  du  précédent,  marié  à 
Glotilde  de  La  Porte,  dont  postérité.  Rési- 
dence :  Château  de  Boisangeray  (Eure). 

La  Taille  des  Essarts  (Edgar,  baron  de), 
frère  du  précédent),  marié  à  Aline  de  Plan- 
terose.  Résidence  :  Les  Landes,  par  Brûlon 
(Sarthe). 

Branche  de  Lolainville 

La  Taille  (Henry  de),  inspecteur  princi- 
pal du  chemin  de  fer  de  Paris  à  Or- 
léans, officier  de  la  Légion  d'honneur,veuf 
de  Charlotte  de  LaagedeMeux.  Résidence: 
Orléans. 

La  Taille  (Théophile  de),  cousin  germain 
du  précédent,  Conseiller  à  la  Cour  d'appel 
d'Orléans  en  retraite,  Chevalier  de  la  Lé- 
gion d'honneur,  marié  à  Marie  de  Bissy. — 
Résidence  :  Orléans. 

La  Taille  (Irénée  de),  frère  du  précédent, 
ancien  élève  de  l'Ecole  polytechnique,  di- 
recteur-ingénieur des  télégraphes  en  re- 
traite, Chevalier  de  la  Légion  d'honneur, 
marié  à  Bathilde  Veytard,  dont  postérité. 
Résidence  :  Orléans. 

La  Taille  (Ferdinand  de),  frère  des  pré- 
cédents, docteur  en  droit,  ancien  magistrat, 
marié  à  Marie  Gonat,  dont  postérité.  Rési- 
dence :  La  Presle,  par  Cerdon  du  Loiret. 

La  Taille  (Stanislas  de),  cousin-germain 
des  précédents,  inspecteur  principal  du 
chemin  de  fer  de  Paris  à  Lyon  et  à  la  Mé- 
diterranée, chevalier  de  la  Légion  d'hon- 
neur, marié  à  Suzanne  de  Bouveyron,  dont 
postérité.  Résidence  :  Clermont-Ferrand. 

La  Taille  (Alexis  de),  frère  du  précédent, 
veuf  en  premières  noces  de  Marie  d'ALBA- 
ret,  et  en  secondes  noces  de  Madeleine 
Bréhan,   dont  postérité,   Résidence  :   Le 

Mans. 

La  Taille  (Gustave  de),  cousin-germain 


—  299  — 


—  300  — 


des  précédents,  Général  de  brigade,  com- 
mandant le  génie  de  la  Ge  région,  comman- 
deur de  la  Légion  d'honneur.  Résidence  : 
Châlons-sur-Marne. 

La  Taille  (Maurice  de),  frère  du  précé- 
dent, inspecteur  des  forêts,  marié  à  Berthe 
de  Luzy,  dont  postérité.  Résidence  :  Beau- 
vais. 

Branche  de  Trétin ville 

La  Taille  de  Trétinville  (Henry,  comte 
de),  marié  à  Louise  de  Neuilly,  dont  pos- 
térité. Résidence  :  Château  de  Blanchamp, 
(Indre-et-Loire). 

LATENAY  DE  LISSAG  (de), 

Familles  originaires  de  Grèce,  qui  s'établit  en 
Languedoc  aux  diocèses  deBéziersetdeNarbonne, 
et  y  fit  plusieurs  branches,  dont  l'aînée  finit  en 
1556.  La  branche  maintenue  en  1669,  reconnaissait 
pour  auteur  Simon  de  Latenai,  seigneur  de  Pou- 
solles,  marié,  en  1508,  à  Jeanne  de  Clermont.  Son 
petit-fils,  Jean  de  Latenai,  seigneur  de  Lissac, 
épousa  le  13  novembre  1588  Glaire  d'Arnaud  de 
Neffiez,  dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  D'azur,  à  ta  tour  d'or  accostée  d'une  épëe 
posée  en  pal  la  pointe  en  bas  et  d'un  lion  d'or, 
armé  et  lampassé  de  gueules. 

LA  TEYSSONNIÈRE  [de). 

Comtes  de  La  Teyssonnière,  seigneurs  de  Béce- 
rel,  de  Laye,  de  Chanains,  de  Villon,  de  Porte- 
beuf,  etc. 

Famille  chevaleresque,  originaire  de  l'Auvergne, 
d'où  elle  partit  pour  aller  à  la  première  croisade. 
Depuis  le  xn°  siècle,  une  branche,  la  seule  existante 
aujourd'hui,  vint  s'établir  en  Bresse,  y  bâtit  un 
château  féodal,  auquel  elle  donna  son  nom,  et 
depuis  lors,  elle  tint  toujours  un  rang  distingué 
parmi  la  noblesse  de  ce  pays. 

Exclusivement  vouée  à  la  carrière  des  armes, 
elle  a  fourni  un  grand  nombre  d'officiers  dont 
plusieurs  sont  morts  sur  le  champ  de  bataille. 
Elle  a  produit  un  chevalier  du  Temple  qui  fut  un 
di  ceux  qui  prononcèrent  la  défense  de  l'ordre,  et 
compte  plusieurs  chevaliers  de  St-Louis,  entre 
autres  un  de  La  Teyssonnière,  mayor  de  Marien- 
bourg,  qui  fut  décoré  par  Louis  XIV  en  1707  après 
la  bataille  de  Bamilljes  où  il  avait  été  grièvement 
blessé,  et  qui,  en  1765,  à  l'âge  de  cent  ans  deux 
mois,  reçut  de  Louis  XV  une  gratification  de 
2000  livres  en  considération  de  87  ans  de  services. 


Cette  famille  qui  a  contracté  de  belles  alliances 
a  fourni  des  chanoinesses  au  chapitre  noble  de 
Neuville-les-Dames.  Elle  a  fait  ses  preuves  pour 
monter  dans  les  carrosses  du  roi,  à  la  fin  du  rè- 
gne de  Louis  XV.  Elle  s'est  divisée  en  plusieurs 
rameaux,  qui  sont  presque  tous  éteints.  La  filia- 
tion de  la  branche  aînée,  perpétuée  jusqu'à  nos 
jours,  remonte  par  titres  authentiques  à  Guil- 
laume de  La  Teyssonnière,  surnommé  le  Beau, 
damoiseau,  connu  par  un  acte  de  partage  du  mois 
de  juin  1290. 

Armes  :  Parti  emmanché  d'or  et  de  gueules  de 
cinq  pointes  (côté  gueules). 

LATIER  DE  BAYANNE  (de). 

Très  ancienne  famille  noble  du  Dauphiné.  Son 
séjour  a  été  autrefois  dans  la  ville  de  Grenoble  et 
à  Vourey.  S'étant  divisée  en  plusieurs  branches, 
elle  a  passé  dans  le  Valentinois  où  elle  est  encore. 
Des  Chevaliers  de  l'ordre  de  St-Jean  de  Jérusalem 
et  du  Temple,  quelle  a  eu  presque  sans  interrup- 
tion sont  une  marque  certaine  de  son  ancienneté. 
Les  alliances  qu'elle  a  faites  avec  plusieurs  des 
plus  illustres  familles  du  Dauphiné,  et  les  offi- 
ciers de  mérite  qu'elle  a  donnés,  dans  tous  les 
temps,  sont  encore  une  preuve  de  la  considération 
où  elle  a  toujours  été.  Ses  armes  étaient  succes- 
sivement :  trois  lacs  d'amour  d'argent,  sur  un  fond 
d'azur.  Devise  :  Pour  Trois.  Depuis  environ  deux 
siècles,  les  lacs  d'amour  ont  été  changés  en  trois 
frettes,  pour  la  brisure  des  branches  cadettes.  Le 
premier  connu  de  ce  nom  est  Jacques  de  Latier, 
qui  hommagea  des  terres  au  Dauphin  l'an  1290.- 

Elle  a  fourni  les  branches  :  de  Latier-Charpey  ; 
de  Latier-Bayanne  qui  a  pour  auteur  Louis  de 
Latier  qui  vivait  en  1524.  11  eut  une  compagnie  de 
gens  à  cheval,  servit  avec  distinction  sous  les 
règnes  de  François  Ier  et  d'Henri  II,  se  trouva  en 
1529  à  l'armée  que  commandait  le  comte  de  St- 
Paul  contre  le  duc  de  Brunswick  ;  il  eut  pour 
épouse  Alix  de  Brottin,  dame  de  Souspierre,  dont 
postérité. 

Deux  de  ses  fils  furent  capitaines  d'infanterie 
et  un  chevalier  de  Malte  et  commandeur  de  Poët- 
Laval. 

Antoine  de  Latier,  seigneur  d'Orcinas  et  de 
Bayanne,  capitaine  d'une  compagnie  de  Franche 
en  1615,  se  signala  en  plusieurs  circonstances. 

Louis  de  Latier,  marquis  de  Bayanne,  seigneur 
dArcinas,  etc.,  capitaine  de  cavalerie,  lieutenant 
des  maréchaux  de  France,  épousa  le  5  novembre 
1727  Catherine  de  Sibeul  dont  il  eut  plusieurs  en- 
fants. Cette  branche  s'est  perpétuée  jusqu'à  nos 
jours. 

Enfin  la  branche  de  Latier-Burlet,  qui  a  fourni 
également  plusieurs  officiers  distingués. 

Armes:  D'azur,  f relié  d'argent;  au  chef  du 
même. 


301 


—  302  — 


LA  TOUR  (de). 

Seigneurs  de  Romoules  et  de  Ti  lurtour,  en  Pro- 
vence, famille  issue  de  l'illustre  maison  de  la  Tour 
à  Naples.  Pendant  la  révolution  de  ce  royaume, 
Louis  de  la  Tour  ayant  rendu  d'importants  servi- 
ces à  Louis  II  d'Anjou,  ce  prince  le  récompensa 
par  la  charge  de  capitaine  général  au  bailliage  de 
Digne,  le  10  août  1426.  Il  le  qualifie,  dans  ses  let- 
tres patentes,  de  Ludovicus  de  Turri  de  Neapoli. 
Louis  de  la  Tour  était  fils  de  Philippe  de  la  Tour, 
qui  suivit  le  parti  de  la  reine  Jeanne  et  de  son  fils 
adoptif  ;  il  fut  enveloppé  dans  la  déroute  de  l'ar- 
mée de  ce  prince  en  1382,  et  perdit  ses  biens  qui 
furent  confisqués  par  Charles  de  Duras,  lorsque 
celui-ci  se  rendit  maître  du  royaume  de  Naples. 
Ce  fut  ce  qui  obligea  Louis  delà  Tour  à  se  retirer 
dans  la  ville  d'Hyères,  où  il  épousa  Béatrix  de 
Cormis,  laquelle  apporta  à  son  mari  la  terre  et 
seigneurie  de  Romoules.  Il  eut  quatre  fils,  Fouquet, 
Antoine,  Honoré  et  Elzéar  de  la  Tour.  Honoré  a 
fait  la  branche  d'Arles.  Antoine  de  la  Tour,  sur- 
nommé le  bran,  terme  provençal  qui  signifie  en 
français  brave,  vaillant  et  fort,  fut  successivement 
viguier  de  Marseille  en  1467,  premier  consul  à 
Arles  en  1468  et  1470.  Le  roi  René  le  fit  son  con- 
seiller en  tous  ses  conseils  d'Etat,  en  considéra- 
tion de  grands  et  notables  services  qu'il  lui  avait 
rendus  auprès  de  son  fils,  le  duc  de  Calabre,  tant 
au  royaume  de  Xaples  qu'en  la  principauté  de 
Catalogne.  Ses  frères  Fouquet  et  Honoré  de  la 
Tour  héritèrent  de  lui  ;  Fouquet,  l'ainé,  fut  con- 
firmé dans  toutes  les  charges  de  son  frère  par  le 
roi  Charles  VIII.  Henri  de  la  Tour,  fils  aîné  de 
Baltazar,  se  signala  dans  toutes  les  guerres  de 
son  temps.  L'an  1579,  il  soutint  contre  les  ligueurs 
le.  siège  de  Lorgues.  En  1596,  il  eut  commission 
de  se  saisir  du  château  de  Salerne  ;  et  en  1607,  le 
duc  de  Florence  l'ayant  prié  de  se  trouver  à  l'en- 
treprise de  Famugouste  en  Chypre,  lui  donna  la 
commission  de  lever  un  régiment  en  Provence.  Il 
fut  de  cette  expédition  où  il  se  couvrit  de  gloire. 
Il  mena  ensuite  son  régiment  au  siège  de  Mon- 
tauban,  l'an  1629,  ayant  trois  de  ses  fils  avec  lui. 
En  1637,  il  servit  à  l'attaque  de  St-Honoré  et  de 
Ste-Marguerite,  quoique  âgé  de  80  ans.  Deux  de 
ses  fils  combattirent  avec  lui  ;  ils  furent  forcés  de 
se  retirer.  Il  voulut  donner  de  nouveau,  mais  il 
fut  blessé,  fait  prisonnier  par  les  espagnols,  et 
échangé  ensuite  avec  un  capitaine  napolitain.  Le 
roi  qui  connut  cette  action  d'éclat  lui  écrivit  une 
lettre  des  plus  obligeantes  ;  et  après  avoir  haute- 
ment loué  sa  valeur,  lui  envoya  le  brevet  d'une 
pension  de  1500  livres  pendant  sa  vie  qui  fut  fort 
longue.  Cette  maison  a  formé  des  alliances  consi- 
dérables et  donné  des  officiers  de  la  plus  haute 
distinction,  des  premiers  consuls  de  Provence  et 
un  page  du  roi. 

Armes  :  D'azur ,  à  une  tour  crénelée  de  quatre 
pièces  d'argent,  maçonnée  de  sable  ;  deux  colom- 


bes d'argent,  becquées  et  membrées  de  gueules,  af- 
frontées, perchées  sur  les  deux  créneaux  extrê- 
mes, et  soutenant  de  leurs  becs  une  étoile  d'or. 

Nous  trouvons  une  autre  famille  du  même  nom 
originaire  d'Auvergne,  dont  l'origine  remonte 
aux  temps  les  plus  reculés. Elle  compte  parmi  ses 
ancêtres  des  personnages  de  la  plus  haute  consi- 
dération, et  qui,  dans  la  carrière  des  armes,  ont 
rendu  à  l'Etat  les  plus  importants  services.  Les 
alliances  qu'elles  a  contractées  avec  les  premières 
maisons  du  royaume  prouvent  assez  l'ancienneté 
et  les  grandes  prérogatives  de  sa  noblesse. 

La  filiation  de  la  branche  aînée  établie  alors  on 
Auvergne  remonte  à  Bertrand  de  La  Tour,  premier 
du  nom,  qui  vivait  en  1190. 

Elle  a  fourni  des  officiers  chevaliers  de  St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  à  la  tour  d'argent,  accompagnée 
de  neuf  fleurs  de  lys  d'or,  posées  en  pal,  quatre  de 
chaque  côté,  et  une  en  pointe:  le  tout  sur  une 
bande  de  gueules,  chargée  en  chef  d'un  écusson 
d'argent. 


LA  TOUR  EN  VOIVRE  (de). 

En  Barrois,  seigneur  de  La  Tour  en  Voivre,  de 
Pierrefort,  de  Jeandelise,  de  Puxe,  de  Savonniére, 
de  Brainville,  de  Puisieux,  etc.,  comtes  de  la  Tour 
et  baron  de  Richecourt. 

La  maison  de  La  Tour  a  pris  son  nom  d'une  terre 
située  dans  un  canton  du  Barrois,  nommée  la 
Voivre.  Elle  est  connue  depuis  1220,  et  sa  gé- 
néalogie est  extraite  d'un  mémoire  présenté  au 
roi  par  M.  Chérin,  le  23  avril  1384,  pour  la  pré- 
sentation du  comte  Charles  de  La  Tour  en  Voivre. 
Elle  commença  la  filiation  à  Jean,  sire  de  la  Tour, 
qui  reconnut  le  9  août  1261,  tenir  en  fief  du 
comte  de  Bar  la  seigneurie  de  Balers,  possédée 
par  ses  pères. 

Cette  maison  a  fourni  plusieurs  officiers  à  nos 
armées,  chevalier  de  Saint-Louis  et  de  divers  or- 
dres étrangers. 

Tous  les  historiens  montrent  la  puissance  de 
cette  maison  de  l'ancienne  Chevalerie  de  Lor- 
raine à  l'époque  du  schisme  qui  a  amené  le  con- 
cile général  de  Constance  en  1415.  Henri  et  Jean- 
delise de  La  Tour  s'était  unis  à  Charles  de 
Deuilly,  maréchal  de  Lorraine,  poussèrent  la  har- 
diesse jusqu'à  faire  prisonniers  sur  les  confins 
du  Barrois,  les  députés  du  roi  de  France  qui  re- 
venaient du  concile  de  Constance.  Henri  les  fit 
enfermer  dans  la  forteresse  de  Sancy.  Le  concile 
excomunia  ces  trois  seigneurs.  Les  ducs  de  Lor- 
raine et  de  Bar,  avec  les  habitants  de  la  ville  de 
Metz,  assiégèrent  Sancy  et  parvinrent  à  délivrer 
les  députés  prisonniers. 

Le  Concile  en  adressa  ses  remercîments  à 
ces  deux  princes  par  une  lettre  du  14  octobre 
1413. 


303 


304 


Henri,  célèbre  par  son  activité  et  sa  valeur, 
mourut  en  1449,  laissant  postérité  de  sa  femme 
Jeanne  de  Lenon court. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4  de  gueules,  à 
trois  lions  d'argent  :  aux  2  et  3  de  sable,  à  une  f as- 
ce  d'argent  accompagnée  de  trois  pattes  de  lions 
du' même,  2  en  chef  contre-onglées,  et  l'autre 
contournée  mouvante  de  la  pointe. 

LA  TOUR  SAINT-LUPICIN  (de). 

Connue  dès  1151,  cette  ancienne  famille,  noble 
de  nom  et  d'armes,  est  originaire  de  la  Franche- 
Comté,  où  elle  possédait  en  temps  immémorial, 
les  fiefs  des  Villars  lez  la  Rixouse,  de  la  Tour 
de  Saint-Lupicin,  et  la  prévoté  héréditaire  de 
Saint-Lupicin,  qui  lui  avait  été  inféodée  par  l'abbé 
de  Saint-Claude. 

La  maison  de  la  Tour  Saint-Lupicin  a  formé 
un  grand  nombre  de  branches  plus  ou  moins  fa- 
vorisées par  la  fortune,  et  dont  la  fdiation  est 
parfaitement  établie  sur  titres. 

Elle  a  contracté  les  meilleures  alliances  de  la 
province.  Les  illustres  familles  de  Sacquenay  et 
de  la  Baume-Mont-Saint-Léger,  se  sont  éteintes 
dans  la  famille  de  la  Tour  Saint-Lupicin.  Le  pre- 
mier connu  de  cette  famille  est  Guillaume  de  La 
Tour,  qui  vivait  en  1151. 

Guyot  de  La  Tour  figure  sur  la  liste  des  gens 
d'armes  qui  suivirent  le  duc  de  Bourgogne  en 
Picardie,  en  août  1377,  et  en  Normandie  en  avril 
1378. 

Henri  de  La  Tour  est  nommé  parmi  les  cheva- 
liers qui  accompagnèrent  le  duc  de  Bourgogne, 
Jean-Sans-Peur,  en  janvier  1419  à  Arras,  et  jus- 
qu'aux portes  de  Paris,  et  qui  le  servirent  en  Ar- 
tois, en  1414. 

Loys  de  La  Tour  de  Saint-Lupicin,  prévôt  hé- 
réditaire de  Saint-Lupicin,  mourut  en  septembre 
1556,  laissant  postérité. 

Armes:  D'azur,  à  la  tour  d'or. 
Timbre  :  Un  casque  de  chevalier,    orné  de  son 
botirrelet  de  chevalier  et  de  ses  lambrequins. 
Cimier  .•  Un  vol  d'aigle, 
Supports:  Deux  lions,  la  tête  contournée. 
Devise  :  Armis  et  togâ. 

LA  TOURNELLE  (de). 

En  Bourgogne.  Cette  famille  prend  son  nom 
de  la  terre  de  la  Tournelle  en  Nivernais,  et  les 
seigneurs  en  sont  connus  par  titres  dès  1140.  Le 
premier  auteur  connu  est  Hugues  de  la  Tournel- 
le, dont  le  fils,  seigneur  de  la  Tournelle,  fit  une 
donation,  à  l'église  de  Saint-Cyr  de  -Nevers  en 
1007,  de  la  dîme  de  tous  ses  biens,  étant  alors, 
comme  dit  l'acte,  dans  sa  vieillesse,  et  se  dis- 
posant à  faire  le  voyage  de  la  Terre-Sainte. 


La  filiation  suivie  de  cette  maison  ne  remonte 
qu'à  Jean  de  la  Tournelle,  qui  vivait  en  1288. 

Au  14°  degré,  nous  trouvons  Antonin-Fran- 
çois,  comte  de  La  Tournelle,  marquis  de  1  enaut. 
seigneur  de  Lengny,  etc.,  capitaine  de  cavalerie 
dans  le  régiment  royal  étranger,  chevalier  de  la 
noblesse  des  Etats  de  Bourgogne,  mort  en  1738, 
laissant  postérité  de  sa  femme  Marie-Thérèse  de 
Bâillon. 

La  branche  cadette  a  pour  auteur  Balthasar  de 
la  Tournelle,  seigneur  de  Montjardin,  dont  le  fils 
N...  vicomte  de  la  Tournelle,  capitaine  dans  le 
régiment  de  Cambis,  colonel  dans  celui  de  Nice, 
à  partir  de  1758,  mourut  en  laissant  postérité. 

Cette  famille  compte  plusieurs  officiers  dans 
nos  armées,  chevaliers  de  l'ordre  de  Saint-Louis. 

Armes  :  De  gueules,   à  trois  tours  d'or. 
Supports  :   Deux  lions. 

LA  TOUSGHE  (de). 

Ce  nom  a  été  porté  par  plusieurs  familles  et  il 
est  encore  représenté  dans  le  Poitou  où  il  est 
fort  ancien  et  d'origine  chevaleresque. 

Les  branches  de  la  Tousche  d'Avrigny  et  de  la 
Massardière  sont  honorablement  mentionnées 
dans  le  mémoire  concernant  l'état  du  Poitou 
dressé  par  Charles  Colbert  de  Groissi,  indendant 
de  cette  province. 

Une  grande  quantité  de  noms  isolés  de  cette 
maison  figurent  depuis  l'an  1088. 

Mais  la  filiation  suivie  commence  avec  la  bran- 
che d'Avrigny,  qui  a  pour  auteur  Guy  de  la 
Tousche,  qui  vivait  en  1372. 

Cette  maison  a  formé  plusieurs  autres  bran- 
ches qui  sont:  celles  des  Meurs;  de  la  Ravar- 
dière  ;  de  Marigny;  de  la  Massardière;  de  Pous- 
sac  ;  de  Chillac,  élection  d'Angoulême  ;  de  Gres- 
sat,  élection  de  Saintes;  de  Montargnier ;  de  la 
Guittière. 

Armes:  D'or,  au  lion  de  sable   armé,  couronné 
et  lampassè  de  gueules. 
Devise  :  Deo  juvante . 

LATTAIGNANT  DE  LEDINGUEN. 

Originaire  de  Picardie. 

Famille  noble  qui  descend  de  Lattaignant,  ser- 
vant en  qualité  d'hommes  d'armes  des  ordon- 
nances du  roi,  en  1342. 

Armes:  D'azur,  à  trois  coqs  d'or. 

LATTRE  DE  TASSIGNY^e). 

Picardie,  Flandre,  Artois  et  Champagne. 
Seigneurs  de  Tassigny,  de  Cassiny,  deRelicourt, 
du  Sausois,  etc. 


—  305  — 


306  — 


Il  existe  dans  les  provinces  du  Nord,  des  fa- 
milles du  nom  de  de  Lattre,  qui  ont  toutes  la 
même  origine,  quoiqu'elles  aient  des  armoieries 
différentes. 

Le  premier  personnage  dont  il  soit  fait  men- 
tion, est  Jean  de  Lattre,  qui  figure  dans  le  comp- 
te de  Jacques  de  La  Tannerie,  receveur  de  Lille 
pour  le  fait  des  nouveaux  acquêts  du  4  février 
1389. 

Son  fils,  Jehan  de  Lattre,  fut  receveur  des 
aides,  à  Gisors  en  1404  et  1405. 

Rolland  de  Lattre,  écuyer,  né  à  Guise  vers  1560, 
laissa  de  son  mariage  avec  demoiselle  Jacque- 
line Thelingues,  7  enfants. 

La  branche  cadette  devenue  l'aînée  a  pour 
auteur  Jean  de  Lattre,  écuyer,  avocat  au  Parle- 
ment, qui  épousa  en  1660,  demoiselle  Marie-Mar- 
guerite Le  Moine. 

La  troisième  branche  devenue  à  son  tour  l'aînée 
par  l'extinction  des  deux  premiers,  a  pour  auteur 
N...  de  Lattre,  écuyer,  qui  laissa  4  enfants  de  son 
mariage  avec  demoiselle  Marie  de  Violette.  Son  fils 
aîné,  Louis-Antonie-Joseph  de  Lattre  de  Tassi- 
gny,  né  à  Guise  en  1769,  fut  sous-préfet  de  Cha- 
tellerault,  et  épousa  en  179S,  demoiselle  Marie 
Ghantale  Imbert  de  la  Ghottière  de  laquelle  il  a 
eu  3  fils. 

Abmes:  D'azur,  à  la  fasce  d'or,  accompagnée 
de  trois  étoiles  rangées  en  chef,  et  en  pointe,  de 
trois  canettes  du  même  becquées  et  membrées  de 
gueules. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  levrettes. 


LA  TULLAYE  (de). 


Maison  ancienne  et  distinguée  de  Bretagne,  qui 
a  fait  ses  preuves  au  cabinet  des  ordres  du  roi, 
le  7  avril  1788,  et  a  établi  par  titres  sa  filiation, 
depuis  l'an  1408,  temps  auquel  vivait  Guillaume 
de  la  Tullaye,  époux  de  Guillemette  de  Guitté.Ses 
descendants  avaient  été  maintenus  dans  leur  an- 
cienne extraction,  par  arrêt  de  la  Chambre  établie 
pour  la  réformation  de  la  noblesse  de  Bretagne, 
du  30  octobre  1668.  La  branche  de  Belle -Isle  fut 
perpétuée  sous  la  dénomination  de  seigneurs  de 
Chamfort  et  delà  Jaroussaye.  Les  divers  rameaux 
de  cette  maison  ont  donné  des  conseillers  au  Par- 
lement de  Bretagne,  et  des  maîtres  des  comptes, 
et  se  sont  alliés  aux  familles  de  la  Barre-Binet, 
de  la  Blottière-Bitault,  Bodart  de  Vauhart,  etc. 

Armes  :   D'or,  au  lion  rampant  de  gueules. 

Le  représentant  actuel  écartèle  :  aux  1  et  4, 
d'or,  au  lion  rampant  de  gueules  ;  aux  2  et  3,  de 
sable,  à  six  rois  d'échiquier  d'argent,  S,  2  et  1. 


LAU  (du). 

Maison  issue  d'ancienne  chevalerie,  originaire 
de  Béarn,  et  établie  enPérigord,  depuis  l'an  14:59, 

dans  la  personne  d'Amanieu  du  Lau,  damoiseau, 
seigneur  de  la  Coste,  de  la  Rousselière  et  de   la 
Borie, parent  du  fameux  Arnaud-Guilhem  de  Bar- 
bazan.   Cette  maison    a   produit  des   capitaines 
d'hommes  d'armes,  quatre  gouverneurs  déplaces, 
deux  gentilshommes  de  la  chambre  du   roi,  un 
lieutenant-général  des  armées,  des  maréchaux  de 
camp,  des  brigadiers,  des  capitaines  de  vaisseaux 
et  autres  officiers  de  marque,  un  commandeur  et 
un  grand-croix  de  St-Louis,  et  plusieurs  cheva- 
liers de  cet  ordre  royal  et  militaire.  Jean   du  Lau, 
co-seigneur  des  Ecuyers,  surnommé  le  grand  ca- 
pitaine, joignait  à  l'expérience  militaire  le  talent 
des  négociations.  Il  mérita  l'estime  dont  le  bon 
roi  Henri  IV  l'honora. 

Les  honneurs  de  la  Cour  ont  été  accordées  à 
cette  famille  en  1757,  1769,  1770,  1773,  en  vertu 
de  preuves  faites  au  cabinet  des  ordres  du  roi. 
Elle  a  été  qualifiée  des  titres  de  marquis  et  de 
comte  dans  les  actes  publics,  et  commissions  de 
nos  rois,  depuis  deux  siècles.  Elle  a  donné  un 
évêque  de  Bayonne  en  1470,  un  évêque  de  Digne 
en  1766  et  un  archevêque  d'Arles  en  1775.  Elle  a 
contracté  les  alliances  les  plus  distinguées  : 

Armes  :  D'or,  au  laurier  à  trois  branches  de  si- 
nople,  au  lion  léopardé  de  gueules,  brochant  sur 
le  fût  de  V  arbre  ;  à  la  bordure  d'azur,  chargée  de 
quinze  besants  d'argent. 

L'AUBESPINE  (de). 

La  famille  de  l'Aubespine,  originaire  du  pays 
Chartrain,  a  donné  entre  autres  personnages  il- 
lustres :  un  garde  des  sceaux,  des  ministres  secré- 
taires d'État,  des  ambassadeurs,  des  lieutenants 
généraux,  des  commandants  et  chevaliers  des 
ordres  du  roi,  et  un  évêque  d'Orléans,  connu  par 
ses  nombreux  écrits. 

Elle  a  obtenu  les  honneurs  de  la  Cour  en  1768. 

La  famille  de  1  Aubespine  a  pour  premier  au- 
teur Simon  de  l'Aubespine,  prévôt  et  maire  de  la 
ville  de  Chartres,  anobli  par  lettres  patentes  «lu 
roi  Charles  V,  données  au  château  de  Melun  le  10 
octobre  1374,  et  père  de  Gilles  de  l'Aubespine, 
premier  du  nom,  bailli  et  gouverneur  du  pays  de 
Chartrain. 

Depuis  1500  environ,  celte  famille  se  divise  en 
deux  branches  : 

lo  Celle  des  marquis  d'Hauterive  et  de  Chàteau- 
neuf  fut  formée  par  Claude  II  de  l'Aubespine, 
pourvu  le  10  mars  1537  d'une  charge  de  secrétaire 
du  roi,  puis  de  celle  de  secrétaire  d'Etat  et  des 
finances.  Claude  servit  avec  zèle  et  intelligence 
les  rois  François  Pr,  Henri  II  et  Charles  IX.  Sous 


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le  premier  de  ces  princes/  il  fut  nommé  l'un  des 
commissaires  chargés  de  négocier  la  paix  à  Har- 
delot.  Sous  Henri  II,  il  prit  une  part  active  aux 
négociations  qui  amenèrent  le  traité  de  Château- 
Cambrésis.  Claude  s'acquit  une  réputation  d'ha- 
bile diplomate  ;  la  reine  Catherine  deMédicis,  qui 
ne  faisait  rien  sans  prendre  son  avis,  alla  le  con- 
sulter à  son  chevet  le  jour  de  la  bataille  de  Saint- 
Denis,  le  10  novembre  1567.  Il  mourut  le  lende- 
main. 

Il  existe  à  la  Bibliothèque  Nationale,  dans  la 
collection  Béthune,  un  grand  nombre  de  lettres 
originales  de  Claude  de  PAubespine,  de  son  fils 
et  de  son  petit-fils. 

La  branche  des  marquis  d'Hauterive  s'est  per- 
pétuée jusqu'à  nos  jours  par  la  descendance  di- 
recte de  François  de  PAubespine  en  vertu  duquel 
la  seigneurie  de  Dampierre  fut  érigée  en  marqui- 
sat par  lettres  patentes  du  mois  d'octobre  1649. 
Les  principaux  rejetons  de  cette  branche  ont 
suivi  constamment  la  carrière  des  armes. 

2°  La  branche  des  Marquis  de  Vcrderonne,  ca- 
dette de  la  précédente,  a  été  formée  par  Gilles  de 
PAubespine.  Elle  a  donné  un  grand  nombre  d'of- 
ficiers distingués,  dont  un,  Etienne-Claude  de 
PAubespine,  marquis  de  Verderonne,  page  de  la 
grande  écurie  du  roi  en  1671,  fut  tué  a  la  bataille 
de  Fleurus  le  lef  juillet  1604.  Il  était  fils  de  Claude 
de  PAubespine  qui  avait  obtenu  l'érection  en 
marquisat  de  la  seigneurie  de  Verderonne,  au 
pays  de  Beauce,  par  lettre  patentes  du  mois  d'oc- 
tobre 1650.  Cette  branche  s'est  éteinte  par  la  mort 
de  Claude-Marie  de  PAubespine,  marquis  de  Ver- 
deronne, tué  à  Malplaquet  le  11  septembre  1709, 
et  par  celle  d'Etienne-Louis,  son  frère,  sous-lieu- 
tenant des  gendarmes  du  Dauphin,  décédé  sans 
laisser  d'enfants. 

Armes  :  D'azur,  au  sautoir  d'or,  alaise  et  accom- 
pagné de  quatre  billettes  de  même. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  autruches  colletées  d'une  cou- 
ronne de  marquis. 

Cimier  :  Une  autruche  de  même. 

LAUGIER- VILLARS  (de). 

Maison  ancienne  et  illustre  de  Provence  dont 
une  branche  s'est  établie  en  Lorraine  sur  la  fin 
du  dernier  siècle. 

Sa  filiation  suivie  commence  à  Raymond,  baron 
de  Laugier,  chevalier,  Jmentionné  au  nombre   des 
barons  et  seigneurs  provençaux  qui,  en  1114,  sui 
virent  le  parti  de  Bérenger,  comte  de  Provence, 
dans  la  guerre  qu'il  fit  à  la  maison  de  Baux. 

Isnard  et  Bertrand,  barons  de  Laugier,  suivi- 
rent Charles  d'Anjou  en  1264  à  la  conquête  du 
royaume  de  Naples.  Le  fils  du  second  Guillaume 
de  Laugier,  2me  du  nom,  accompagna  en  1309,  le 


roi  Robert,  qui  allait  prendre  possession  du 
royaume  de  Naples,  et  prêta  hommage  à  ce 
prince  en  1331,  pour  ses  terres  d'Aurel  et  d'Es- 
parron. 

Jacques,  barons  de  Laugier,  Seigneur  de  Vil- 
lars,  Verdacher  et  la  Javie,  capitaine  d'une  com- 
pagnie de  100  hommes  d'armes,  vivait  en  1582;  il 
épousa  Lucrèce  de  Verdillon,  dont  il  eut  pos- 
térité. 

Cette  famille  a  formé  les  branches  : 

1°  Des  seigneurs  de  Beaucouse; 

2°  Des  seigneurs  du  Puy  ; 

3°  La  branche  établie  en  Lorraine. 

Armes  :  D'argent,  à  un  lion  de  gueules,  armé  et 
lampassê  du  même. 
Supports  :  Deux  lions. 
Devise  :  Non  fortior  alter. 

LAUNAY  DE  LA  MOTHAYE  (de). 

Originaire  d'Anjou,  maintenue  à  Tours  en  1667 
et  1714.  Seigneur  des  Landes,  delà  Bouchonnière, 
de  Longmortier,  d'Onglée,  de  la  Ballisère,  de 
Chavigny,  de  la  Motthaye,  de  la  Gautraye,  du 
Mesnil,  de  Pont-Girault.  Guillaume,  abbé  du  Per- 
ray-Neuf,  diocèse  d'Angers,  vivait  en  1497  ;  Jean, 
seigneur  d'Onglée,  fût  chevalier  de  Saint-Michel 
sous  les  rois  Charles  IX  et  Henri  III,  lieutenant 
du  maréchal  de  Lavardin  à  la  bataille  d'Ivry 
en  1590,  marié  à  Urbane  de  la  Haye;  Marie 
grande  prieure  de  Fontrevrault,  1693. 

Armes  :  D'or,  à  un  aune  arraché  de  sinople, 
accosté  de  deux  aiglons  affrontés  de  sable,  mem- 
bres et  becqués  de  gueules. 

Devise  :  Pour  Dieu  et  l'honneur. 

LAUR(de). 

Noble  et  ancienne  famille  du  Béarn. 

Suivant  la  production  des  titres  de  noblesse 
en  1669,  Arnaud,  seigneur  de  Laur,  testa  en  1485, 

Jacques  de  Laur  fut  gouverneur  des  villes  et 
citadelles  de  Navarreux. 

La  baronnie  de  Lescun,  l'une  des  douze  pre- 
mières du  Béarn,  a  été  possédée  par  la  famille  de 
Laur  pendant  plus  de  200  ans . 

Armes  :  Ecartelê  :  au  1  d'argent,  à  la  tourd'azur 
surmontée  d'un  croissant  de  gueules  ;  aux  2  et  3 
de  Lons  ;  au  4  d'azur,  semé  de  fleurs  de  lis  d'or, 
au  lion  du  même  brochant;  et  sur  le  tout'  coupé  : 
au  1  d'or,  au  rameau  de  laurier  de  sinople,  mou- 
vant du  flanc  sencstre  de  Vécu,  qui  est  de  Laur  ; 
au  2  de  gueules,  au  cœur  d'or,  qui  est  de  Lescun. 

LAURANS  DE  CHARPAL. 

La  famille  Laurans  deCharpal  est  originaire  dn 
haut  Languedoc. 


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Sa  généalogie  établie  par  les  titres  de  '  famille 
remonte  jusqu'au  milieu  du  xvie  siècle.  A  cette 
époque  Anthonie  Laurans,  docteur  es  droit, 
avocat  au  Parlement  était  comme  tel  chargé  des 
intérêts  de  la  ville  de  Mende.  Son  fils  était 
en  1608  premier  consul  de  cette  ville,  ainsi  que  le 
furent  après  lui  plusieurs  membres  de  la  famille 
Laurans  de  Charpal.  Son  arrière  petit-fils  acheta, 
en  1700,1a  terre  noble  de  Charpal  et  ajouta  ce 
nom  au  nom  patronymique  de  Laurans.  François 
Laurans  de  Charpal  était  l'aïeul  de  Charles  Fran- 
çois Laurans  de  Charpal  qui  siégea  aux  Etats 
généraux  du  Languedoc  en  1770,  et  qui,  conseil- 
ler secrétaire  du  roi,  maison  couronne  de  France, 
signa  en  1788  le  mémoire  que  la  noblesse  du 
Languedoc  envoya  à  Louis  XVI  au  sujet  de  l'élec- 
tion de  ses  députés  aux  Etats  généraux  du 
royaume.  Le  fils  de  Charles  François  prit  le  nom 
de  la  terre  de  Monteil  et  eut  entr'autres  enfants 
Odilon  Laurans  Monteil  de  Charpal,  né  en  1798, 
qui  fut  chevalier  de  la  Légion  d'honneur,  prési- 
dent au  conseil  général  de  la  Lozère,  maire  de  la 
ville  de  Mende,  notaire.  Des  deux  fils  de  ce  der- 
nier, l'aîné  Jules  de  Charpal  (1840)  est  juge  de 
paix,  propriétaire  et  maire  de  la  Capelle  (Lozère), 
l'autre  Georges  de  Charpal  (1850),  ancien  résident 
de  France  au  Tonkin,  ancien  secrétaire  général 
de  Préfecture,  appartient  actuellement  à  l'ad- 
ministration centrale  du  Ministère  de  l'Intérieur. 

Armes  :  D'argent,  au  laurier  de  sinople  sur 
une  ter:  asse  du  même,  accosté  de  deux  lions  de 
gueules. 


LAURENGIN  {de). 

On  voit  à  Lyon,  à  l'un  des  coins  de  la  clôture 
des  jardin  de  St-Marcel,  une  inscription  ou  plutôt 
une  épitaphe  fort  ancienne  des  Laurentin,  dont  on 
croit  que  descendent  les  Laurencin  d'aujourd'hui. 
Quoiqu'il  en  soit,  on  ignore  d'où  la  famille  des 
Laurencin,  noble  et  ancienne,  tire  son  origine  ; 
mais  par  les  vestiges  qui  en  restent,  entr'autres  à 
Lucques,  on  pourrait  croire  qu'elle  est  originaire 
d'Italie.  On  pourrait  aussi  la  croire  d'Allemagne, 
à  en  juger  par  d'anciens  mémoires  domestiques, 
et  d'anciennes  monnaies  ou  testons  frappés  à  leurs 
armes  et  conservés  dans  les  archives  des  aînés  de 
la  maison.  Elle  remonte,  suivant  différents  mo- 
numents, jusqu'au  xn^  siècle.  La  première  alliance 
avec  les  Gorrevod,  qui  étaient  ducs,  prouve  qu'elle 
était  fort  ancienne  à  cette  époque.  Elle  a  formé 
trois  branches  et  a  donné  plusieurs  chevaliers  et 
.commandeurs  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jérusa- 
lem. Ses  alliances  sont,  entr'autres,  avec  les  mai- 
sons dAmboise,  Talarn  de  Chalmozel,  Foudras, 
Senneterre,  Choiseul  de  Traves,  la  Tour  d'Auver- 
gne, etc.  Le  premier  depuis  lequel  on  a  une  filia- 
tion suivie  est  Nicolas  de  Laurencin  ;  il  épousa  le 
16  octobre  1417  une  fille  delà  maison  de  Correvod- 


Pont-de-Vaux,    dont  il  eut  un  fils  qui  continua  la 
descendance. 

Elle  a  formé  les  branches  des  seigneurs  de  la 
Bussière  et  des  seigneurs  de  Beaufort. 

Armes  :  De  sable,  au  cheoron  d'or,  accompagné 
de  trois  étoiles  d'argent,  2  et  1. 

Supports  :  Deux  lions. 

Devise  :  Lux  in  Icnebris,  et  post  tenebras  spero 
lucem. 

LAURENS  (de.) 

Nous  trouvons  une  famille  de  ce  nom,  originaire 
de  TAnjou,  qui  remonte  à  Philippe  de  Laurens, 
seigneur  de  la  Crillouère,  et  qui  vivait  en  1530, 
dont  l'un  des  descendants  fut  élu  chef  pour  la 
noblesse  au  ban  et  arrière-ban  de  la  sénéchaussée 
de  Saumur  en  1639  et  qui  porte  pour  armes  :  Cou- 
pé d'azur  et  d'argent,  au  lion  de  l'un  en  l'autre. 

Supports  :  Deux  lions  d'o". 

Timbre  :  Un  casque  de  front. 

Dans  son  Etat  de  la  Provence,  l'abbé  R.  D.  B. 
donne  trois  familles  de  Laurens. 

La  première,  originaire  de  Savoie,  subsistait  à 
Arles  sur  la  fin  du  siècle  dernier,  en  la  personne 
de  Louis  de  Laurens,  qui  eut  une  grande  famille 
de  Louise  de  Castelane. 

Les  armes  de  cette  famille  sont  : 

D'argent,  à  un  laurier  de  sinople,  au  chef  d' azur t 
chargé  de  trois  étoiles  d'or. 

La  deuxième,  différente  de  la  précédente,  est 
celle  des  marquis  de  Saint  Martin  et  de  Brûc. 

Voy.  Laurens  de  Saint-Martin. 

La  troisième  famille  du  nom  de  Laurens  et  qui 
habitait  dans  la  ville  d'Arles,  était  originaire  du 
comtat.  Marc-Antoine  de  Laurens  fut  premier 
consul  d'Arles  l'an  1659.  Il  fut  maintenu  dans  sa 
noblesse  le  11  mai  1667. 

Armes  :  D'or,  à  la  croix  pattée  de  gueules  ;  parti 
aussi  d'or,  à  trois  bandes  de  gueules. 

LAURENS  GASTELET  (de). 

Noblesse  des  plus  anciennes  du  Languedoc, 
mise  au  rang  de  celles  qui  ont  illustré  le  Capitou- 
lat  dès  le  xine  siècle,  temps  auquel  elle  possédait 
la  terre  de  Soupex  et  le  fief  de  Castelet-les-Pugi- 
nior.  La  première  de  ces  terres  n'est  sortie  de 
cette  famille  qu'a  l'extinction  de  la  branche  aînée, 
dans  le  xvie  siècle,  et  l'autre  est  encore  possédée 
par  les  seigneurs  de  ce  nom.  Cette  possession, 
non  interrompue,  des  mêmes  fiefs  a  servi  à  éta- 
blir la  filiation  depuis  cette  ancienne  époque  jus- 
qu'à nous.  Le  premier  connu  est  Raymond  Lau- 
rens, seigneur  de  Soupex,  ex-co-seigneur  de  Pu- 
ginier  ;  son  arrière-petit-fils  fut  maintenu  dans  la 


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justice  du  dit  lieu  de  Soupex,  par  sentence  du 
sénéchal  de  Toulouse,  rendue  en  1316. 

La  branche  des  Eudibats  et  du  Castelet  a  pour 
auteur  Guillaume  de  Laurens,  premier  du  nom, 
seigneur  de  Soupex  et  co-seigneur  de  Puginier, 
qui  vivait  en  1519. 

Olivier  de  Laurens,  seigneur  du  Castelet,  rendit 
son  hommage  en  1625  et  servit  longtemps.  11  fut 
maintenu  dans  sa  noblesse  par  jugement  du  20 
décembre  1638.  Son  Bis,  Marc-Antoine,  seigneur 
du  Castelet,  fut  également  maintenu  parles  com- 
missaires du  roi  dans  sa  noblesse  avec  tous  ses 
frères  en  1668.  Deux  de  ses  frères  ont  servi  dans 
les  gardes  du  corps. 

Armes  .  De  gueules,  à  trois  coquilles  d'argent, 
rayées  de  sable,  2  et  l. 

Supports  :  Deux  sauvages  armés  chacun  d'un 
arc  bandé. 

LAURENS  DE  LA  BARRE  (du). 

Originaire  de  Normandie,  seigneur  deFerrières, 
de  la  Barre,  de  St-Denis,  de  Montbrun,  maintenu 
au  conseil  en  17v8  et  par  avis  du  Parlement  de 
1768. 

Nous  trouvons  :  Barnabe,  président  de  l'élection 
de  Mortrain,  anobli  en  1654  pour  avoir  contribué 
à  la  réduction  des  Pieds-nuds;  Antoine,  garde  du 
corps  du  roi,  en  1710,  père  d'un  sénéchal  le 
Concarneau,  en  1750,  et  aïeul  d'un  capitaine  au 
régiment  de  Foix,  en  1775,  chevalier  de  St-Louis; 
un  chanoine  de  Cornouailes,  grand-maître  du 
collège  de  Navarre  f  1788;  deux  membres  fusillés 
à  Quiberon  en  1795. 

Armes  :  D'or,  au  sautoir  de  sable. 

LAURENS  DE  LA  BESGE  (de). 

Famille  qui  occupait  dès  le  milieu  du  xvne  siècle 
des  fonctions  dans  la  magistrature.  Sa  filiation 
suivie  remonte  h  Laurens  (Etienne),  seigneur  de 
Lorange,  près  Mortrol,  marches  du  Poitou  et  du 
Limousin,  qui  vivait  en  1598. 

Pierre  Laurens,  seigneur  de  la  Besge,  fut  installé 
procureur  du  roi  au  bureau  des  finances  de  Poi- 
tiers le  21  août  1762. 

Armes:  D'argent,  au  cheoronde  gueules, accom- 
pagné en  chef  de  deux  étoiles  d'azur  et,  en  pointe, 
d'un  croissant  de  même. 


LAURENS  DE  St  MARTIN  (de). 

Famille  originaire  du  duché  de  Toscane,  connue 
en  Provence  depuis  le  xive  siècle.  La  filiation  de 
cette  famille  remonte  à  noble  Jean  de  Laurens, 
juge  de  la  Cour  royale  de  Draguignan,  en  1345. 


Un  de  ses  descendants  au  9e  degré,  Pierre  de 
Laurens,  deuxième  du  nom,  se  fixa  à  Aix  où  il 
fut  regu  conseiller  au  Parlement  en  1623.  Il  fit 
ériger,  en  1665,  sa  terre  de  Saint-Martin-de-Pal- 
lières  en  marquisat.  Il  en  fit  hommage  au  roi  en 
1672  et  testa  le  30  septembre  de  la  même  année. 
De  son  mariage  avec  Jeanne  de  Séguiran,  il  eut 
entre  autres  enfants  Henri  de  Laurens,  marquis 
de  Saint-Martin  et  de  Bruc,  seigneur  de  Tnurtour, 
conseiller  au  Parlement  de  Provence,  en  1654. 

De  cette  famille  est  issue  la  branche  des  sei- 
gneurs de  Peyrolles. 

Elle  compte  des  officiers  de  terre  et  de  mer,  et 
des  chevaliers  des  ordres  de  Saint-Lazare  et  de 
Saint-Louis,  un  mestre  de  camp  de  cavalerie, 
inspecteur  général  des  maréchaussées,  lieutenant 
des  maréchaux  de  France,  grand  prévôt  de  Pro- 
vence. 

Armes  :  D'or,  au  laurier  de  sinople,  au  chef 
d'azur,  charqé  de  trois  étoiles  d'or. 

Supports  .  Un  cerf  à  dextre  et  un  loup  à  se- 
nestre. 

Cimier:  Un  cerf  naissant. 

LAURENS-D'OISELAY  (du). 

Barons  du  St-Empire  (1642) 
pour  tous  les  descendants 
mâles  et  femelles,  comtes  d& 
Baix  (1649)  marquis  de  Beau- 
regard  (1658)  et  d'Oisela-y 
(1669)  avec  droit  de  basse, 
haute  et  moyenne  justice,  et: 
par  succession,  marquis  de- 
là Mazure  de  Vaulx,  du  Jau- 
cet,  de  St-Symphorien  d'O- 
zon,  comtes  palatins. 

La  maison  de  ou  du  Lau- 
rens est  originaire  de  Tos- 
cane ;  deux  de  ses  membres 
vinrent  en  Provence  au  com- 
mencement du  xne  siècle,  et  leurs  descendants, 
après  être  plusieur  fois  retournés  en  Italie  se  fixè- 
rent définitivement  en  Provence  et  dans  le  Com- 
tat  Venaissin  au  commencement  du  xv°  siècle. 
Innocent  VI  dans  une  bulle  de  1350,  dit  que  cette 
maison  avait  le  plus  grand  lustre  en  Italie,  et  que 
sa  noblesse  était  des  plus  anciennes. 

En  1150,  Pons  de  Laurens  est  témoin  de  Gui- 
raud  de  Simiane,  dans  un  acte  de  donation  à 
l'abbaye  de  Seisanque. 

En  1204,  Pierre  de  Laurens  sert  de  témoin  au 
miiriage  de  Marie  de  Montpellier  avec  Pedro,  roi 
d'Aragon.  Baymond  de  Laurens,  le  jeune,  écu- 
yer  de  Charles  d'Anjou,  duc  de  Calabre,  épousa  en 
1330,  Rambaude  de  Simiane  Gordes. 

Cette  maison  a  donné  un  cardinal,  quatre  évo- 
ques, trois  prieurs  de  Cluny,  des  chevaliers  de 
Malte,  de  St-Louis   et  de  St-Lazare,  des  viguiers 


313  - 


—  314  — 


et  consuls  d'Avignon  et  Arles  ;  elle  s'est  alliée 
aux  Clermont-Lodève,  Simiane,  Jaux,  Grignan, 
Castellane,  Sabran,  Lascaris,Lopes,  Anjou,  Mont- 
morency, Estrées,  Gualtéri-Serra,  Rohan,  Crillon- 
Mahon,  etc. 

Philippe  Guillaume  de  Laurens,  marquis  de 
Beauregard  et  d'Oiselay,  feld  maréchal  d'Autri- 
che, maréchal  des  armées  du  roi  Louis  XIV  et 
son  ambassadeur  extraordinaire  auprès  des  ducs 
de  Parme  et  de  Modène,  gouverneur  de  Lubeck 
et  de  Tarascon,  épousa  Marguerite  de  Barjac-Ro- 
chegude  (1642),  petite  fille  de  Gabrielle  de  Budos- 
Portes  et  se  trouva  allié  aux  maisons  de  Bourbon- 
Condé  etGonti. 

Armes  anciennes  :  D'or  à  trocs  bandes  de  gueu- 
les. Depuis  1642,  par  suite  du  diplôme  accordé  par 
l'empereur  Ferdinand  III.  Ecartelè  :  aux  1  et  4,  d'or 
  l'aigle  à  deux  têtes  éployèe  de  sable,  becquée, 
mcmbrêe  et  couronnée  d'or  qui  est  de  l'Empire  : 
aux  2  et  3,  coupé  d'or  sur  sable  à  deux  roses  de 
l'un  en  l'autre  :  parti  de  gueules  aie  bras  armé 
d'argent  qui  est  de  Guyard-St-Julien-Walsée;  sur 
le  tout  :  d'argent  à  l'ours  au  naturel,  couronné 
d'or,  au  chef  de  gueules  chargé  de  trois  casques 
d'argent  grillés  d'or. 

Couronne  de  duc. 

Cimier  :  L'aigle  de  l'Empire  issante. 

Supports  :  Deux  ours  tenant  une  bannière  à 
trois  bandes  de  gueules. 

Devises  :  Prof  us  i  sanguinis  iinpendio  !  Majo- 
rant suorum  ac  nominis  sui  gloria  insignes. 

REPRÉSENTANTS    ACTUELS 

lrc  Branche 

Laurens  d'Oiselay  (Alfred,  baron  du) 
marié  à  Valérie,  bonne  du  Laurens  d'Oi- 
selay, fille  d'Achille,  baron  du  Laurens 
d'Oiselay  et  de  Scholastique  des  Balbes 
Berton  de  Crillon-Mahon,  d'où  six  fils  et 
deux  filles. 

2°  Branche 

Laurens  d'Oiselay  (Guillaume,  baron 
du),  petit  lils  d'Hector,  baron  du  Laurens 
d'Oiselay,  chevalier  de  Malte  et  de  la  Lé- 
gion d'Honneur,  garde  du  corps  compagnie 
écossaise  du  roi  Louis  XVIII,  etc. 

LAURIS  (de). 

Barons  de  Lauris  et  de  Valbonnette,  marquis 
d'Ampus  et  de  Taillades,  seigneurs  de  Malemort, 
de  Bonneval,  de  Beaumont,  de  Montserein,  de 
Lagneroux,  de  Villehaute,  de  Vaqueiras,deMont- 
Mirail,  de  Reynier,   de  Thury,  de   la  Forest-Ga- 


lond,  co-seigneurs  de  Lambesc,  etc.  en  Provence. 

La  maison  de  Lauris  tire  son  nom  de  la  baron- 
nie  de  Lauris,  située  dans  la  viguerie  d'Apt  ;  ses 
descendants,  d'origine  chevaleresque,  firent  par- 
tie des  expéditions  les  plus  importantes  des 
comtes  de  Provence,  et  furent  chefs  des  croi- 
sées dans  les  croisades  des  onzième,  douzième 
et  treizième  siècles.  Guilhem  de  Lauris  fut  député 
avec  la  principale  noblesse  de  Provence,  en  1245, 
pour  complimenter  Charles  1er,  comte  d'Anjou, 
sur  son  mariage  avec  Béatrix,  fille  de  Bérenger, 
comte  de  Provence,  Alfant  de  Lauris  fut  l'un  des 
cent  chevaliers  nommés  pour  seconder  Charles  1er 
dans  son  célèbre  combat  contre  le  roi  d'Aragon, 
vers  l'an  1282. 

Hugon  de  Lauris,  depuis  lequel  cette  famille 
prouve  sa  filiation,  est  qualifié  messire  dans  un 
acte  du  15  des  calendes  de  septembre  1276,  par 
lequel  le  prieur  de  Valbonnette  lui  donna  une 
reconnaissance  des  héritages  situés  dans  ce  lieu. 
L'acte  porte  :  Dominus  Hugo  de  Lauris  habitaior 
de  Valbonnetta,  et  l'on  sait  que  la  qualité  de 
messire  n'était  donnée,  dans  ce  temps-là,  qu'à 
ceux  qui  étaient  revêtus  du  grade  de  chevalier. 

Noble  Melcheons  de  Lauris-de-Taillades,  l'un 
des  capitaines  de  la  milice  d'Avignon,  faisait 
partie  du  détachement  qui  secourut  le  château 
de  Sorgues,  assiégé  par  les  Huguenots,  qu'il 
chassa  de  ce  lieu  le  30  août  1562.  Depuis  1655, 
cette  famille  ayant  hérité  des  biens  d'une  branche 
de  la  maison  de  Castellane  et  de  celle  des  Gé- 
rards-d'Aubres,  elle  ajouta  à  son  nom  et  à  ses 
armes  les  noms  et  les  armes  de  ces  deux  bran- 
ches, comme  elle  y  ajouta  également  les  noms  et 
les  armes  des  branches  de  Vassadel  et  du  Def- 
fand,  auxquelles  elle  se  trouve  alliée. 

Armes  :  Ecartelè  :  au  1  d'argent,  à  trois  ban- 
des, celle  du  milieu  de  sinople  et  les  deux  autres 
de  gueules,  qui  est  de  Lauris  ;  au  2  d'argent,  à  la 
bande  de  sable,  accompagnée  en  chef  d'une  mer- 
lette  de  même,  qui  est  du  Deffand  ;  au  3  d'argent, 
à  la  fasce  d'azur,  chargée  de  trois  chevrons  d'or 
couchés,  et  accompagnée  de  trois  roses  de  gueules 
qui  est  des  Gérards  ;  au  4  d'argent,  à  trois  fasces 
de  gueules  qui  est  de  Vassadel  ;  sur  le  tout,  de 
gueules,  au  château  à  tr'ois  tours  d'or,  maçonné  de 
sable,  qui  est  de  Castellane. 

Nous  trouvons  une  autre  famille  de  l'Agenois 
qui  a  pour  chef  Bérand  de  Lauris,  conseiller  au 
Parlement  de  Pau,  dont  le  filsHélie  de  Lauris  est 
qualifié  noble  et  capitaine  dans  son  contrat  de 
mariage  du  2  septembre  1590,  avec  demoiselle 
Catherine  Plombin. 

Armes  :  D'or,  à  trois  branches  de  laurier  de 
siuopte  en  pal  ;  au  chef  de  gueules,  chargé  de 
trois  foudres  d'argent. 


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LAUTHOUNYE  (de). 

Famille  cle  noble  et  originaire  du  Limousin, 
illustre  par  son  antiquité,  ses  alliances  et  ses 
services  militaires.  L'ancienne  tradition  du  pays 
en  fait  remonter  la  noblesse  à  des  temps  recu- 
lés; mais  un  incendie  qu'elle  éprouva,  dont  l'acte 
authentique  est  de  1445  et  les  preuves  qui  ont  été 
faites  judiciairement  le  17  juin  1758,  certifiés  vé- 
ritables par  d'Hozier  ne  permettent  d'en  remonter 
la  généalogie  par  titres  originaux,  qu'à  Jean  de 
Lauthounye,  1er  du  nom,  qui  est  qualifié  noble 
dans  une  transaction  qu'il  passa  le  16  novembre 
1339.  Cette  transaction  est  énoncée  dans  un  in- 
ventaire des  titres  et  effets  de  la  famille,  du  28 
juin  1619,  et  du  fief  de  la  Farge,  ainsi  que  de  la 
terre  de  La  Lauthounye,  et  autres  fiefs,  dont  Jean 
était  propriétaire. 

Cette  maison  a  fourni  des  officiers  distingués  à 
nos  armées  et  compte  des  chevaliers  des  ordres 
du  roi. 

Les  alliances  sont  avec  les  maisons  de  Chau- 
nac,  La  Falconnie  de  Tudeils,  Bariat,  Baussac, 
Bar,  etc. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4  d'azur,  à  deux  épis 
de  blé,  effeuillés  d'or;  aux  S  et  3  d'or,  à  trois 
étoiles  d'azur. 


LAUTREG  (de). 

Vicomte  située  en  Languedoc,  diocèse  de  Castres, 
laquelle  a  donné  son  nom  à  une  des  plus  ancien- 
nes familles  du  royaume,  qui  subsiste  encore  en 
deux  branches  établies  à  Gaillac,  en  Albigeois,  et 
à  Castres.  Les  auteurs  sont  à  peu  près  d'accord 
pour  reconnaître  qu'ils  descendent  des  anciens 
comtes  de  Toulouse.  Quoiqu'il  en  soit,  on  ne 
pourra  contester  à  ceux  du  nom  de  Lautrec  qui 
subsistent  une  origine  bien  illustre,  puisqu'il  est 
prouvé  que  leurs  ancêtres  étaient  vicomtes  de 
Lautrec  dans  le  xnp  siècle,  et  marchaient  de 
pair  avecles  premiers  seigneurs  du  royaume.  Elle 
remonte  sa  filiation  suivie  à  Bertrand,  vicomte  de 
Lautrec,  qui  vivait  en  1242. 

Cette  famille  a  formé  la  branche  des  seigneurs 
de  Saint-Germier,  qui  a  pour  auteur  Jean  de  Lau- 
trec, qui  vivait  en  1392. 

Elle  a  fourni  des  officiers  à  nos  armées,  des 
chevaliers  des  ordres  de  St-Louis  et  de  Malte. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  croix  vidée,  clèchée  et 
pommelée  d'or,  aux  douze  pointes. 

LAUWEREYNS  DE  ROOSENDAEL 

Famille  noble  et  ancienne,  originaire  de  Saxe, 
issue  des  seigneurs  de  Diepenhede,  et  établie  en 
Flandre  dès  le  commencement  du  xme  siècle.  Elle 


a  eu  des  emplois  distingués  tant  militaires  que 
civils,  au  service  des  comtes  de  Flandre  qui 
avaient  alors  leur  résidence  à  Bruges,  où  ils  te- 
naient leur  Cour  ;  et  elle  a  tenu  les  premières 
charges  de  la  Bégence  magistrale  dans  cette  ville 
qui  était  dans  ce  temps  une  des  plus  célèbres  de 
l'Europe  par  l'immensité  de  son  commerce,  ses 
richesses  et  sa  grande  population.  Cette  famille 
quitta  Bruges  en  1560,  et  vint  se  fixer  à  Dunker- 
que,  et  de  là  à  Bergues-St-Winoc.  Louis  XV  a 
reconnu,  sur  les  titres  originaux  et  preuves  au- 
thentiques, son  ancienne  extraction  noble,  issue 
en  ligne  directe  et  masculine  de  la  famille  de 
Lauwereyns,  dite  Diepenhede,  en  maintenant, 
par  lettres  patentes  du  mois  de  juin  1719,  Charles 
François  Lauwereyns,  seigneur  de  Boosendael, 
et  son  frère  JeanBaptiste-Winoc  dans  les  mêmes 
privilèges  que  les  autres  gentilshommes  de  son 
royaume,  comme  ses  ancêtres  avaient  joui  de  tout 
temps,  sous  la  domination  des  comtes  de  Flandre, 
ducs  de  Bourgogne  et  rois  d'Espagne  ;  qu'à  cet 
effet,  ils  puissent  tenir  et  posséder  tous  fiefs, 
terres  et  seigneuries,  de  quelques  noms,  titres  et 
dignités  qu'elles  soient,  même  à  parvenir  à  tous 
degrés  de  chevalerie,  comme  vrais  gentilshommes 
de  noms  et  d'armes,  sans  que,  pour  raison  dece^ 
ils  soient  tenus  de  lui  payer  et  à  ses  successeurs 
rois,  aucune  finance  ni  indemnité,  dont  il  leur  a  fait 
don  et  remise  par  les  présentes  ;  lesquelles  lettres 
enregistrées  au  greffe  de  la  Cour  du  Parlement  de 
Flandre  le  27  juillet  1719,  et  à  Lille  le  28  des  dits 
mois  et  an. 

La  filiation  de  cette  famille  commence  à  Othon, 
seigneur  de  Diepenhede,  chevalier,  vivant  en  1247 
qui  fut  de  la  lre  croisade  du  roi  St-Louis.  Il  laissa 
de  Jeanne  Van  Velthuisen,  son  épouse,  Willemar 
de  Lauwereyns,  chevalier,  seigneur  de  Diepen- 
hede, qui  décéda  l'an  1292  en  laissantpostérité. 

Cette  famille  a  fourni  quantité  d'officiers  et  des 
membres  de  divers  ordres. 

Armes  :  D'argent,  à  un  arbre  de  laurier  arraché 
de  siftuple  ;  au  chef  de  gueules,  chargé  de  trois 
merlettes  du  champ. 

L'écu  timbré  d'un  casque  d'argent,  grillé,  liseré 
et  couronné  d'or,  à  trois  fleurons,  entre  chacun 
une  perle,  orné  de  ses  lambrequins,  d'argent  et  de 
gueules  ;  et  au-dessus,  en  cimier  :  une  merlette 
de  l'écu  entre  un  vol  d'argent  et  de  gueules. 

Supports  :  A  droite  un  lion,  la  tête  contournée, 
armée  et  lampassée  de  gueules,  et  à  gauche  un 
ours  du  même  accollé  de  gueules  ;  le  tout  d'or. 

Cri  d'armes  :  Diepenhede,  Diepenhede. 

Devise  :  Ad  Laurum  non  auru/n. 

LAUZIÈRE  DE  THÉMINES. 

famille  qui  a  donné  son  nom  au  bourg  de  Lau- 
zière,  dans  le  Bas-Languedoc,  parlement  de  Tou- 
louse :  elle  a  donné  un  chevalier  des  ordres  et 


317  — 


318 


maréchal  de  France  et  un  maître-visiteur  et  géné- 
ral réformateur  de  l'artillerie.  L'histoire  des  grands 
officiers  de  la  couronne  fait  remonter  sa  fdiation 
à  François,  seigneur  de  Lauzière,  qui,  conjointe- 
ment avec  sa  femme,  reçut  plusieurs  hommages 
et  reconnaissances  en  1168. 

Au  9e  degré,  nous  remarquerons  Rostaing, 
seigneur  de  Lauzière,  qui  épousa  1°  Agnès  de 
Guilhem,  qui  mourut  en  1393,  et  2°  le  3  novembre 
1398,  Catherine  de  Penne,  veuve  de  Jean  de  Cas- 
telnau,  fille  de  Rathier,  seigneur  de  Penne,  et 
d'Hélène  de  Cardaillac,  dame  de  Thémines,  de 
Ceyras,  etc. 

Il  eut  deux  enfants  du  premier  lit,  morts  sans 
alliances,  et  plusieurs  du  second  lit  qui  continuè- 
rent la  descendance. 

Cette  famille  a  formé  les  branches  :  1°  des  sei- 
gneur de  Saint-Jean  de  la  Coste  ;  2°  des  seigneurs 
de  Saint-Guiraud. 

Armes  :  D'argent,  au  buisson  d'osier  desinople. 

LAUZON  (de). 

Seigneurs  de  la  Poupardière,  de  Lirec,  etc.,  en 
Poitou.  Cette  famille  a  pour  auteur  James  de 
Lauzon,  sieur  de  Lirec,  avocat,  ancien  échevin, 
maire  et  capitaine  de  la  ville  de  Poitiers,  depuis 
le  28  juin  1532  jusqu'en  1549. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  bisses  arrondies  d'argent. 

La  Chesnaye  des  Bois  donne  pour  armes  à  cette 
famille  :  D'azur,  à  trois  serpent  d'argent,  se  mor- 
dant la  queue,  2  en  chef  et  l  en  pointe  ;  à  la  bor- 
dure de  gueules,  chargée  de  six  besants  d'or. 

LAVAISSIÈRE  (de). 

Alias  de  la  Vayssière,  de  la  Veissière,  de  la 
Veyssière,  etc.  Un  arrêt  du  Conseil  d'Etat  du  25 
octobre  1783  porte  que  l'orthographe  du  nom  sera  : 
de  la  Vaissière.  Comtes,  vicomtes,  barons,  sei- 
gneurs de  la  Vaissière,  de  Thiezac,  de  Cantoinet, 
de  Vermolles,  de  St-Amans,  etc.,  en  Rouergue  ; 
de  Lavergne,  de  St-Saturnin,  de  la  Revêt,  de  la 
Ghaumette,  etc.  en  Auvergne.  Noblesse  de  cheva- 
lerie, originaire  duCarladez,  d'où  elle  se  répandit 
en  Rouergue,  Agenais,  Auvergne,  Forez,Guyenne, 
etc.  Elle  occupait  dès  le  xi»  siècle,  un  rang  dis- 
tingué. Il  est  de  tradition  qu'elle  a  assisté  aux 
croisades.  Le  plus  ancien  connu  est  Guillaume 
de  la  Vaissière,  vers  1070,  seigneur  de  la  Vais- 
sière et  de  Thiéjac.  De  la  souche,  éteinte  proba- 
blement vers  1500,  sont  sorties  deux  robustes  ti- 
ges. En  1220,  un  puîné,  Annet  de  la  Vaissière, 
épousa  une  de  Roquefeuil  ;  il  s'établit  en  Agenais, 
au  château  de  Montbean,  et  fut  tige  des  branches 
de  Capchicot,  Verduzan,  Valence,  Loubens,  la 
Sylvestrie,  la  Nosse.  La   tige  ainôe  de  Cantoinet 


se  détacha  de  la  souche  vers  1280,  et  s'établit  au 
château  de  Cantoinet,  en  Rouergue,  qu'elle  habita 
500  ans» 

La  filiation  commence  à  Philippe,  chevalier,qui 
vivait  en  1327. 

La  branche  de  Lavergne  remonte  à  Jacques  Be- 
raud,  alias  Jacques  de  la  Vaissière,  qui  vivait  en 
1602,  dont  deux  rameaux  :  1°  le  rameau  de  la  Revêt  ; 
2°  celui  de  Combes  de  St-Martin,  qui  porte  : 

D'argcnt,au  coudrier  de  sinople  ;  au  chef  d'azur, 
soutenu  et  chargé  de  trois  étoiles  d'or. 

La  branche  de  Chiliaguet  porte:  D'azur,  au 
coudrier  d'or,  treillissé  de  gueules. 

La  branche  du  Mas  et  de  la  Borie  :  D'azur,  au 
coudrier  d'or,   à  la  bande  de  gueules  brochante. 

Des  seigneurs  de  Montbeau,  en  Agenais  :  D'ar- 
gent, au  coudrier  arraché  de  sinople. 

La  branche  de  Lavergne  :  D'azur,  au  coudrier 
d'or  arraché,  à  la  bande  de  gueules  brochante  ; 
au  chef  cousu  de  gueules,  chargé  de  trois  molettes 
d'éperons  d'or. 

Tenants:  Deux  anges,  vêtus  de  gueules. 

Couronne  de  comte. 

Devise  :  Vis  et  virtus. 

Cette  famille  a  été  maintenue  en  165i,  1666  et 
1667. 

LAVAL  (de). 

Branche  de  la  Maison  de  Montmorency  (ducs 
de  Montmorency,  de  Luxembourg,  de  Beaumont 
et  de  Laval). 

Armes  de  Montmorency  :  D'or,  à  la  croix  de 
gueules,  cantonnée  de  seize  alertons  d'azur. 

La  branche  de  Laval  charge  la  croix  de  cinq 
coquilles  d'argent. 

Cette  branche  a  pour  auteur  Eugène-Alexandre 
de  Montmorency,  duc  de  Laval,  né  le  20  juillet 
1773,  lieutenant-général,  marié  :  1°  en  1802,  à 
Maximilienne-Augustine  de  Béthune-Sully,  veuve 
du  comte  de  Charost  ;  2°  le  26  novembre  1833  à 
Anne-Nicolle-Constance  de  Maistre,  fille  de  Jo- 
Joseph,  comte  de  Maistre. 

LAVAL  DU  GROZET  (de). 

Seigneurs  de  Muratel,  des  Ternes,  de  la  Crène, 
de  Croizet,  etc.  Cette  famille  a  donné  un  maître 
des  eaux  et  forêts  de  Montaigut-en-Combraille 
(1700),  un  lieutenant-général,  le  baron  de  Laval 
de  Muratel,  des  trésoriers  de  France  à  Riom 
(1722J,  un  conseiller  au  Présidial  de  Riom  (1763), 
des  chevaliers  de  Saint-Louis.  Services  militai- 
res. Filiation  depuis  Jehan  de  Laval,  bourgeois 
de  Montaigut,  marié  à  Gabrielle  de  la  Ville,  en 
1661.  Convoquée  en  1789  a  l'assemblée  de  la  no- 
blesse de  Clermont-Ferrand. 


319  — 


320  — 


Armes  :  D'azur,  au  cheoron  d'or  accompagné  en 
chef  de  deux  étoiles  du  même,  et  en  pointe,  d'un 
croissant  d'argent. 

LAVALETTE  (de). 


Seigneurs  et  barons  de  la  Valette,  Parisot,  St- 
Vensa,  Carsac,  la  Finon,  Grammont,  l'Albenque, 
Montrosin,  Cornusson,  Cabriol,  Viescamp-Pern, 
Toulonjac,  du  Cuzoul,  Montdalazac,  Gapdenac, 
Floirac,  etc  ,  barons,  comtes  et  marquis  de  la 
Valette. 

La  maison  de  ou  de  la  Valette,  répandue  succes- 
sivement en  Languedoc,  en  Vivarais,  en  Périgord, 
en   Quercy,  en  Auvergne,   en  Catalogne  et  aux 
Pays-Bas,  depuis  le  milieu  du  xvnr3  siècle,   était 
jadis  l'une  des  plus    considérables    de  l'ancienne 
chevalerie  de  Rouergue.  Des    emplois  éminents, 
de  nombreuses  possessions  et  de  grandes  allian- 
ces l'ont  constamment  soutenue   au   rang  de  la 
principale  noblesse  dans  toutes  les  contrées  où 
les  diverses  branches  se   sont  établies.    Une  tra- 
dition immémoriale  la  fait  descendre  d'un  puîné 
des  vicomtes  de  Saint*  Antonin,  en  Rouergue  ; 
mais  si  les  titres  manquent  pour  établir  littérale- 
ment cette  fonction,  on  peut  dire  au  moins  à  l'a- 
vantage de  la  maison  de  la  Valette,  que  les  carac- 
tères de  splendeur  qui  la  distinguent  dès  son 
berceau  et  qu'elles  a  toujours  soutenus  depuis 
plus  de  six  siècles,  ne  la  mettent  point  au-dessous 
de  cette  illustre  origine. 

Archambaui,  chevalier,  seigneur  du  Cuzoul,  de 
St-Igne  et  de  Prévenquières,  en  la  vicomte  de  St- 
Antonin,  est  le  premier  auteur  certain  de  la  mai- 
son de  la  Valette.  Ce  seigneur  possédait  encore  à 
St-Antonin  une  maison  où  il  reçut  vers  l'an  1141, 
St  Bernard,  abbé  de  Clairvaux,  lorsque  ce  prélat 
alla  constituer  la  fondation  de  l'abbaye  de  Beau- 
lieu,  au  diocèse  de  Rodez.  Archambaud  fut  l'un 
des  chevaliers  bannerets  qui,  l'an  1147,  accompa- 
gnèrent Alfonse-Jourdain,  comte  de  Toulouse,  à 
la  croisade  de  la  Terre-Sainte,  prêchée  par  le 
même  St  Bernard,  en  1146.  Il  mourut  en  laissant 
trois  fils  :  l'aîné,  Fortuné,  continua  la  descen- 
dance. Il  accompagna  le  roi  Philippe-Auguste  en 
Terre-Sainte,  en  1100. 

Jourdain  II  (5e  degré),  seigneur  de  la  Valette, 
deSt-Igne,  etc.,  chevalier,  reçut  en  don,  d'Henri II, 
comte  de  Rodez,  les  terres  seigneuriales  deMalle- 
ville  et  de  Parisot,  en  récompense  des  services 
rendus  par  lui  et  ses  ancêtres  au  dit  Henri  II  et 
à  ses  prédécesseurs.  Jourdain  confirma,  l'an  1282, 
les  privilèges  et  libertés  dont  jouissaient  ancien- 
nement les  consuls  et  habitants  de  Parisot. 

La  plupart  des  branches  formées  par  cette  mai- 
son sont  éteintes.  Celle  des  marquis  delà  Valette 
Chabriol,    en    Vivarais   et   aux  Pays-Bas,    s'est 
poursuivie  jusqu'à  nos  jours. 
Cette  maison  a  fourni  quantité  d'officiers,  com- 


mandant à  des  troupes  de  50  et  100  hommes  d'ar- 
mes, des  gardes  du  corps,  des  officiers  de  cavale- 
rie et  d'infanterie,  des  chevaliers  de  St-Louis,  de 
l'ordre  de  Malte,  et  un  chevalier  de  l'ordre  sou- 
verain de  Saint- Jean  de  Jérusalem. 

Armes  :  Ecartelè  :  au  1,  èchiqueté  d'or  et  de  gueu- 
les, chaque  carreau  du  second  émail  chargé  d'une 
tour  d'or,  qui  est  de  Poitiers  ancien  ;  au  2,  de 
gueules,  à  la  croix  vidée,  cléchêe  et  pommetée 
d'or,  qui  est  de  Toulouse  ;  au  3,  de  gueules,  au 
léopard  lionne  d'or,  qui  est  de  Rodez  ;  au  4,  de 
gueules,  à  la  croix  ancrée  d'or,  qui  est  de  Saint- 
Antonin  ;  sur  le  tout,  parti  :  au  1,  de  gueules,  au 
gersaul  d'argent,  ayant  la  patte  dextre  levée,  qui 
est  de  la  Valette  ;  au  2,  de  gueules,  au  lion  d'or, 
larnpassê  et  armé  d'argent,  qui  est  de  Morlhon. 

L'écu  posé  sur  la  grande  croix  de  l'ordre  de 
St-Jean  de  Jérusalem,  environné  d'un  manteau  de 
gueules,  fourré  d'hermine,  et  sommé  d'une  cou- 
ronne de  marquis. 

Supports  :  Deux  griffons  au  naturel,  couronnés 
d'or,  ayant  chacun  un  collier  de  perles  au  cou, 
suspendant  une  croisette  d'or,  et  soutenant  deux 
bannières,  celle  de  dextre  au  sur  le  tout  de  l'écu; 
celle  de  senestre  de  gueules,  à  une  croix  de  Malte 
d'argent. 

Cimier  :  Un  dextrochère  tenant  un  poignard  et 
portant  un  bouclier  écartelé  deCastille  et  de  Léon. 

Devise  :  F  lus  quam  valor  Valetta  Valet. 

Cri  de  guerre  :  Non  aes  sedfides. 

Voy.  EUZIÈRES  DE  LA  VALETTE. 


LAVAU  {de). 

Famille  noble,  originaire  d'Ecosse,  dont  une 
branche,  vers  !e  xve  siècle,  vint  s'établir  dans  le 
Poitou.  La  plupart  de  ses  membres  occupèrent 
de  hautes  charges  dans  l'administration.  Un  de 
Lavau  fut  conseiller  du  roi  en  ses  conseils  d'Etat, 
contrôleur  général  de  la  maison  de  la  reine,  sei- 
gneur du  Treuil  et  de  la  Bussière,  et  trésorier  de 
St-Hilaire-le-Grand  de  Poitiers. 

Louis-Irland  de  Lavau,  prit  d'abord  la  carrière 
diplomatique.  11  accompagna  dans  cette  voie  les 
seigneurs  qui  allèrent,  de  la  part  du  roi,  a  l'élec- 
tion de  l'empereur  Léopold.  A  son  retour  en 
France,  il  quitta  l'épée  pour  entrer  dans  les  or- 
dres et  entra  à  l' Académie-Française  le  4  mai  1079. 
Lavau  figure  parmi  ceux  qu'a  immolés  la  muse 
féroce  de  Boiloau.  Dans  la  fameuse  querelle  des 
anciens  contre  les  modernes,  il  s'était  mis  du  côté 
de  Perrault.  Aussi  l'auteur  du  Lutrin  ne  l'omit 
point  dans  la  boutade  qu'il  lança  contre  ses  ad- 
versaires : 

«  Ne  blâmez  pas  Perrault  de  condamner  Homère, 
«  Virgile,  Aristote  et  Platon  ; 
«  Il  a  pour  lui  Monsieur  son  frère, 


321  — 


•399 


«  Gallois,  Novion,  Lavau,  Galigula,  Néron 
«  Et  le  gros  Charpentier,  dit-on.  » 

Louis-Irland  de  Lavau,  mourut  le  4  février  1694, 
garde  des  livres  du  cabinet  du  roi. 

Armes  :  D'argent,  à  deux  fasces  de  gueules,  ac- 
compagnées de  trois  étoiles  d'azur  rangées  en  fasce. 
Les  représentants  actuels  blasonnent  : 
D'argent,  au  chevron  de  gueules,  accompagnêen 
chef  de  deux  molettes  à  six  rais  du  même,  et,  en 
pointe,  d'un  chêne  arraché  de  sinople. 

LAVAUR  (de). 

Cette  famille,  originaire  du  Quercy,  a  formé 
plusieurs  branches  qui  se  sont  répandues  en  Pé- 
rigord  et  en  Limousin. 

La  branche  de  la  Boisse  remonte  à  Guillaume 
de  Lavaur,  écuyer,  écrivain  distingué,  cité  dans 
les  ouvrages  spéciaux,  fils  de  Paul  de  Lavaur, 
descendant  d'un  cadet  des  seigneurs  de  Lavaur, 
maison  considérable  et  des  plus  anciennes  du 
Quercy. 

La  branche  de  Ste-Fortunade,  passée  en  Limou- 
sin, était  établie  en  Auvergne  en  1791.  On  tiouve 
un  de  ses  membres  résidant  à  Clermont,  en  1822. 

Armes:  D'argent,  au  lion  (alias  chevron),  de 
gueules,  accompagné  de  trois  croissants  du  même, 
au  chef  d'azur  chargé  de  trois  étoiles  d'or. 

Alias  :  D'azur,  au  lion  d'or. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 

LAVEDAN  (de). 

Vicomte  qui  faisait  partie  du  pays  de  Bigorre, 
et  qui  consiste  en  une  longue  vallée  qui  suit  le 
cours  du  Gave  et  est  située  entre  les  Pyrénées, 
ayant  environ  9  lieues  de  longueur  sur  6  de  lar- 
ge en  quelques  endroits.  Cette  vicomte  qui  passa 
successivement,  par  alliances,  dans  les  maisons 
de  Bourbon,  de  Gontaud  et  de  Montaut,  en  faveur 
de  laquelle  elle  fut  érigée  en  duché-pairie,  l'an 
1650,  avait  des  seigneurs  particuliers,  dont  l'exis- 
tence est  connue  depuis  Aneman  et  Ancelins,  vi- 
comtes de  Lavedan,  qui  vivaient  vers  950.  On 
voit,  en  1171,  un  Baymond  de  Lavedan  souscrire 
un  acte  de  Bertrand,  comte  de  Melgueil,  pour 
l'abbaye  de  Villefranche.  Arnaud,  12e  vicomte  de 
Lavedan  et  de  Vensau,  chevalier,  était,  en  1406, 
sénéchal  de  Bigorre.  Il  rendit  des  services  impor- 
tants dans  les  guerres  du  Languedoc  contre  les 
Anglais,  et  soumit,  en  1427,  le  château  de  Mon- 
torcier,  dont  la  garnison  fut  obligée  de  se  rendre 
prisonnière  de  guerre.  Il  avait  épousé  Brunissence 
de  Gerderest,  dont  il  eut  plusieurs  enfants  qui 
continuèrent  la  descendance  jusqu'à  nos  jours. 
Armes  :  D'argent,  à  trois  corbeaux  de  sable. 


LAVENNE  (de). 

En  Nivernais,  famille  ancienne,  qui  fut  mainte- 
nue dans  sa  noblesse  par  jugement  du  18  mars 
1669,  sur  titres  remontés  à  François  de  Lavenne, 
écuyer,  maître  d'hôtel  du  duc  de  Bretagne  en  1400, 
et  de  Guy  de  Lavenne,  aussi  qualifié  écuyer,  lieu- 
tenant de  la  compagnie  d'hommes  d'armes  de 
Jean  de  Chàlons,  prince  d'Orange.  Guy  de  La- 
venne a  perpétué  jusqu'à  nos  jours  la  descen- 
dance de  cette  famille,  qui  s'est  alliée  entre  au- 
tres avec  celles  de  Baudoin,  de  Cuvillien,  de  St- 
Memin,  etc.  Elle  a  donné  un  gentilhomme  ordinaire 
du  duc  de  Nevers, un  des  200  chevau-légers  delà 
garde  du  roi,  et  plusieurs  officiers  de  cavalerie. 

Nous  remarquons  parmi  les  descendants  de 
cette  famille,  Paul,  chevalier  de  Lavenne  de  Chou- 
lot,  écuyer,  premier  gentilhomme  de  S.  A.  S.  Mgr 
le  duc  de  Bourbon,  né  à  Nevers  en  janvier  1794, 
qui  épousa  demoiselle  Elisabeth  de  Ghabannes 
de  la  Palice,  et  Pierre-Florimond  de  Lavenne  de 
Sichamps,  écuyer,  cousin  du  précédent,  dont  le  fils, 
né  en  août  1756,  Charles-Florimond  de  Lavenne 
de  Sichamps,  écuyer,  fut  page  de  S.  A.  S.  Msr  le 
prince  de  Conty,  capitaine  du  régiment  de  Bar- 
rois,  15  juin  1789,  mort  glorieusement  à  Quiberon 
en  1795. 

Armes:  D'azur,  à  deux  lions  affrontés  d'or, 
soutenant  un  cœur  de  gueules,  surmonté  d'une  cou- 
ronne d'or,  accostée  de  deux  étoiles  d'argent. 

L'écu  timbré  d'un  casaue  taré  de  front. 

LAVERGNE  DE  GERVAL. 

Originaire  du  Languedoc. 

Connue  dans  les  anciens  titres  sous  les  noms 
de  Vernie,  Lavergne,  Vergne  ou  Lavernie,  cette 
maison  a  eu  des  comtes  de  Lyon  de  son  nom,  et 
les  cartulaires  de  ce  chapitre  montrent,  par  les 
différentes  preuves  qui  y  sont  admises,  qu'elle 
tient  par  les  filiations  maternelles  et  par  les  al- 
liances aux  plus  anciennes  maisons  du  Dauphiné 
du  Languedoc  et  de  la  Provence. 

Elle  a  formé  plusieurs  branches,  notamment 
celle  de  Cerval,  encore  existante. 

Armes  :  D'azur,  à  la  croix  recroisetée  d'or,  au 
chef  cousu  de  gueules,  chargé  de  trois  étoiles  du 
second. 

Voy.  Fidedy  ;  Pellerin  de  Lavergne. 

LA  VERGNE  DE  TRESSAN  (de). 

Seigneur  de  Montbazin,  en  Languedoc,  Pierre 
de  la  Vergne,  huissier  et  sergent  d'armes  du  pape 
Clément  VI,  et  Bigaud  de  la  Vergne,  son  frère 
(tige  de  la  maison  de  Tressan),  nés  à  Aurillac, 
en  Auvergne,  furent  anoblis  par  le  roi  Jean,  au 
mois  de  novembre  1350.  Ils  avaient  pour  troisiè- 
me frère  Jean  de  la  Vergne,  clerc  de  la  Chambre 


Tome  II. 


11. 


323 


—  324  — 


apostolique  et  trésorier  de  l'antipape  Benoît  XIII, 
ensuite  évèque  de  Lodève. 

Armes  :  D'argent,  au  chef  de  gueules,  chargé  de 
trois  coquilles  du  champ. 

Voy.  Bon  y. 

LA  VEYRIE  ou  LAVEYRIE  (de). 

Seigneurs  de  Maisonneuve,  de  la  Serve, d'Aguer- 
ville,  de  Siorac,  du  Brel,  etc.,  Normandie,  Picar- 
die, Périgord. 

Famille  originaire  du  Poitou.  Ses  archives  con- 
tiennent plusieurs  actes  et  titres  qui  ont  per- 
mis de  faire  remonter  la  filiation  suivie  à  Jean 
de  Laveyrie,  seigneur  de  Maisonneuve.  Il  ne  vi- 
vait plus  en  1670  ;  il  laissa  postérité. 

La  branche  cadette  a  pour  auteur  Jean  Marius 
de  Laveyrie,  fils  de  Pierre  de  La  Veyrie,  du  9™ 
degré  delà  branche  précédente,  né  en  1777,marié 
en  1807  avecGratiance-Marie  Fardet,  dont  il  eut 
postérité. 

Armes:  D'azur,  à  six  niacles  oV argent,  posés  3, 
2  et  1. 

LAW  DE  LAURISTON. 

Famille  originaire  d'Ecosse,  où  elle  a  été  offi- 
ciellement reconnue  comme  très  ancienne  et  très 
illustre  par  le  roi  d'armes  et  par  les  héraldistes 
de  ce  royaume. 

Les  Lauriston  étaient  arrivés  à  la  célébrité  en 
France  par  Jean  Law,  contrôleur  général  en  1716 
et  1720,  dont  le  génie  financier  avait  devancé  son 
époque  de  plus  d'un  siècle,  ainsi  que  cela  est 
maintenant  reconnu  par  nos  meilleurs  historiens, 
et  elle  possédait  alors  deux  frères,  le  baron  de 
Lauriston  et  le  chevalier  Law,  excellent  officier, 
commandant  nos  troupes  aux  Indes  orientales 
(1742-1760). 

Depuis,  ce  nom  a  atteint  la  plus  haute  illustra- 
tion militaire  en  la  personne  du  maréchal  de 
Lauriston,  l'un  des  meilleurs  généraux  du  pre- 
mier empire. 

La  souche  de  la  maison  de  Law  a  formé  plu- 
sieurs branches,  qui  ont  donné  des  rejetons  dis- 
tingués et  qui  ont  été  honorés  du  titre  de  barons. 

Parles  archives  publiques  d'Ecosse,  il  paraît  que 
les  Law  de  Lawbridge,  libres  barons  de  la  vicomte 
de  Galloway,  possédaient  déjà  de  grandes  terres 
seigneuriales  dans  ce  pays  il  y  a  plus  de  600  ans. 

La  filiation  suivie  commence  à  Georges  Law  de 
Lithrie,  libre  baron  dans  la  vicomte  de  Fife,  qui 
était  en  grande  considération  sous  le  règne  de 
Jacques  V  qui,  suivant  une  charte  du  1"  janvier 
1542,  lui  fit  don  des  terres  de  la  ville  de  Lithrie 
avec  ses  appartenances. 

Au  6e  degré,   nous  trouvons  Guillaume  Law, 


2me  du  nom,  baron  de  Lauriston,  marié  à  Londres 
en  1716,  mort  en  1753,  laissant  de  son  mariage 
avec  Rebecca  Desvet  cinq  enfants,    tous   nés  a 

Son  fils  aîné,  Jean  Law,  baron  de  Lauriston, 
qui  a  continué  la  descendance,  baptisé  à  St-Roch 
le  9  novembre  1719,  passa  dans  les  Indes  en  1742, 
fut  fait  colonel  d'infanterie  et  chevalier  de  Saint- 
Louis  en  1761,  brigadier  des  armées  du  roi  en 
1767,  maréchal  de  camp  en  1780.  Il  servit  38  ans 
dans  les  Indes  et  s'y  distingua  par  son  désintéres- 
sement, par  sa  fermeté,  par  sa  constance  à  sup- 
porter les  plus  grands  travaux  et  les  plus  péni- 
bles fatigues.  Il  avait  épousé,  en  1755,  Jeanne 
Carvalho,  dont  il  eut  neuf  enfants. 

Nous  remarquons  au  9me  degré  Auguste-Jean- 
Alexandre  Law,  marquis  de  Lauriston,  né  en 
1780,  page  et  ensuite  officier  d'ordonnance  de 
l'Empereur  ;  a  fait  les  campagnes  de  1808  à  1814. 
En  1809,  à  18  ans,  il  fit  prisonnier,  après  un  com- 
bat singulier,  un  colonel  de  Uhlans.et  fut  décoré 
par  Napoléon  sur  le  champ  de  bataille.  Il  se  si- 
gnala dans  plusieurs  batailles. 

Cette  famille  compte  quantité  d'officiers  supé- 
rieurs dans  nos  armées,  des  chevaliers  de  Saint- 
Louis,  des  chevaliers  et  commandeurs  de  la  Lé- 
gion d'honneur  et  de  divers  autres  ordres. 

Armes  :  D'hermines,  à  la  bande  de  gueules,  ac- 
compagnée de  deux  coqs  de  même. 

Cimier  :  Une  tête  de  licorne  au  naturel. 

Devise  :  Nec  obscura,  nec  sina. 

LÉAUMONT  (de). 

Maison  d'ancienne  chevalerie,  originaire  d'Alle- 
magne, et  qui  est  établie  en  France,  depuis  500 
ans,  dans  le  pays  de  Lomagne,  province  de  Gu- 
yenne. Elle  a  contracté  de  belles  alliances  et  a 
fourni  des  chevaliers  de  l'ordre  du  roi,  des  capi- 
taines de  50  hommes  d'armes  au  cordon  bleu,  des 
chevaliers  de  Malte  et  un  grand  Prieur  de  Tou- 
louse. Cette  maison  subsiste  actuellement  en 
quatre  branches.  Elle  a  pour  auteur  Calbet  de 
Léaumont,  chevalier,  qui  vivait  à  Toulouse  vers 
le  20  avril  1204  ;  son  fils,  Pilefort  de  Léaumont, 
chevalier,  donna  en  1265  des  coutumes  à  ses  vas- 
saux de  Gariés,  terre  que  cette  maison  possède 
encore  ;  fit  serment  de  fidélité  au  roi  de  France 
en  127  L  et  testa  en  1281  en  faveur  de  son  fils. 

La  seconde  branche  a  pour  auteur  N.  de  Léau- 
mont qui  vivait  en  1713  ;  la  3me  remonte  à  N.  de 
Léaumont,  qui  vivait  en  1723,  et  la  4me  a  pour 
auteur  Moïse-Pierre  de  Léaumont,  capitaine  de 
cavalerie,  qui  vivait  en  L715. 

Toutes  ces  branches  ont  fourni  quantité  d'offi- 
ciers, chevaliers  de  St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  au  faucon  d'argent,  levoléten- 
du,  perché,  grille  té  et  longé  du  même. 


—  325  — 


326 


LÉAUTAUD  (de). 

Famille  originaire  de  Tarascon  en  Provence, 
jouissant  des  privilèges  accordés  à  la  noblesse 
vers  le  milieu  du  xv°  siècle. 

Jean  de  Léautaud  est  qualifié  d'écuyer  dans  son 
contrat  de  mariage  passé  en  1490. 

Cette  famille  a  donné  plusieurs  officiers  qui 
se  sont  distingués  dans  les  armées  de  nos 
rois,  où  ils  ont  souvent  eu  des  commandements, 
deux  chanoinesses  au  chapitre  de  Metz,  un  gentil- 
homme de  la  chambre  du  roi  et  des  chevaliers  de 
l'ordre  royal  et  militaire  de  St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  à  un  anneau  d'or,  cramponné 
de  quatre  croix  de  Lorraine  de  même,  faisant 
face  aux  quatre  bords  de  Vécu. 

LE  BAILLY  DE  TILLEGHEM  & 
DINGHUEM. 

Famille  d'ancienne  noblesse  de  l'Artois. 

Le  titre  de  baron  de  la  branche  de  Tilleghem  se 
transmet  à  tous  les  descendants  en  vertu  d'un 
arrêté  royal  du  roi  des  Pays-Bas  en  date  du  13 
septembre  1817. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  croissants  d'or. 
Cimier  :  Un  griffon  issant  d'or. 
Supports:  Deux  griffons  d'or,  armés  et  lampas- 
sés  de  gueules. 
Devise  :  Virtute  crescent. 


LE  BEGUE  DE  GERMINY. 


Ancienne  noblesse  origi- 
naire de  Normandie,  et  établie 
en  Lorraine  depuis  plus  de 
200  ans.  Elle  s'est  distinguée 
par  ses  services  militaires. 
Le  premier  connu  de  ce  nom 
et  auquel  remonte  la  filiation 
est  Thomas  Le  Bègue,  sei- 
gneur d'Hannerville,  cheva- 
lier, vivant  en  1344.  Un  de  ses 
petit-fils,  Georges  Le  Bègue, 
est  l'auteur  de  la  branche 
des  seigneurs  de  Duranville, 
comtes  de  Germiny  et  du  Saint-Empire.  Au  9me 
degré,  nous  remarquons  parmi  les  descendants 
du  précédent,  Joseph  Le  Bègue,  comte  de  l'Em- 
pire et  de  Germiny,  baron  de  Thélod  et  de  Torche- 
ville,  seigneur  de  Ghantremi,  premier  ministre 
d'Etat,  garde  des  sceaux  du  duc  Léopold  de 
Lorraine,  qui  fut  créé  comte  du  Saint-Empire 
par  diplôme  du  30  avril  1714,  en  considération 
de  son   ancienne  noblesse,   et  des   services  que 


lui,  ses  frères,  père  et  aïeul  avaient  rendus  à 
la  maison  d'Autriche,  et  de  ceux  par  lui  rendus 
au  duc  Léopold  qu'il  avait  toujours  suivi,  ayant 
même  reçu  une  blessure  considérable  à  la  jour- 
née de  Temeswar  en  Hongrie,  étant  près  de  sa 
personne.  Ce  prince  érigea  en  sa  faveur  la  terre 
de  Germiny  avec  ses  dépendances  en  comté 
par  lettres  patentes  du  8  février  1724.  Il  rendit 
de  grands  services  en  qualité  de  plénipo- 
tentiaire au  congrès  de  Ryswick  pour  le  rétablis- 
sement de  S.  A.  R.  dans  ses  états,  et  au  traité 
d'Utrecht  et  de  Baden  ;  s'acquitta  ensuite  de  plu- 
sieurs commissions  importantes  dans  les  cours  de 
France,  d'Angleterre  et  de  Hollande  et  mourut  à 
Lunéville  le  30  janvier  1730,  âgé  de  82  ans,  lais- 
sant de  Jeanne -Françoise  de  Rennel,  sa  femme, 
plusieurs  enfants. 

Armes:  Ecartelè;  aux  1  et  4,  d'azur, à  une  om- 
bre (poisson)  d'argent,  posée  en  bande  ;  aux  2  et 
3,  d'azur,  à  un  écusson  d'argent:  et  sur  le  tout: 
d'argent,  à  l'aigle  éplogôe  de  sable,  le  bec  et  les 
pieds  d'or. 

Couronne  de  comte. 

Cimier  .  Un  Neptune  de  couleur  naturelle, tenant 
à  l'ordinaire  de  sa  droite  un  trident  à  trois  poin- 
tes. 

Supports:  Deux  lions  au  naturel. 

REPRÉSENTANTS     ACTUELS 

Le  Bègue  de  Germiny  (Antoine  Gte)„ 
né  à  Lille  en  1840,  général  de  brigade, 
chef  d'état-major  du  VIe  corps  d'armée, 
O.  *  ;  M.  Mexique  ;  G.  de  l'ordre  du  Sau- 
veur de  Grèce;  G.  de  l'ordre  de  la  Medjijé, 
etc.,  etc.  —  Résidences  :  Quai  Notre-Dame, 
14,  à  Châlons-sur-Marne,  et  château  de 
Froyennes,  par  Tournay  (Belgique).  -- 
Marié  à  Gécile  Le  Roy  de  Valanglart, 
décédée  en  188(3,  dont:  a)  Léon  (abbé),  né 
en  1873;  b)  René,  né  en  1875;  c)  Pierre, 
né  en  187G  ;  d)  Françoise,  née  en  1878  ; 
e)  Ghislaine,  née  en  1879  ;  f)  Anne,  née 
en  1881  ;  g)  Thérèse,  née  en  1882  ;  h)  Sta- 
nislas, né  en  1884;  i)  Bernard,  né  en 
1886. 


LE  BEL 

Originaire  de  Picardie. 

Jacques  Le  Bel,  seigneur  de  Hucherinevillé, 
lieutenant  général  en  la  sénéchaussée  de  Ponthois, 
seigneur  du  dit  lieu,  ancien  conseiller  de  la  même 


327 


—  328 


sénéchaussée,  et  de  N.  du  Bas  de  Tasserville,  fut 
déclaré  noble  par  arrêt  du  conseil  et  laissa  pos- 
térité. 

Armes:  D'azur, au  chevron  d'or,  accompagné  de 
trois  roses  de  gueules  boutonnées  du  second,  et 
accompagnées  de  trois  molettes  aussi  d'or. 

LE  BIHAN  DE  PENNELÉ 

Famille  originaire  de  Bretagne. 

Le  premier  auteur  connu  est  Bérard,  sénéchal 
de  Morlaix,  qui  vivait  en  1450. 

Cette  famille  a  donné  trois  pages  du  roi  et  de 
la  reine  de  1729  à  1762. 

Armes  :  D'or,  au  chevron  de  gueules,  issant 
d'une  mer  d'azur. 

Devises:  Vexillajlorent.  —  Amour  de  Dieu.  — 
Espoir  en  Dieu. 

LE  BLANC  DE  CHATEAUVILLARD 
ET  LE  BLANC  DE  CASTILLON. 

Italie,  comtat  Venaissin,  Provence. 
Comtes  de  Châteauvillard,  seigneurs  de  Bréan, 
d'Orsouville,  de  la  Bonneville,   de  la  Bouvière, 
de  Fourniquet,  de  l'Olive,  de  Castillon,  etc. 

Famille  originaire  d'Italie  où  elle  portait  dans 
les  titres  latins  les  nomsd'i^f,  et  dans  les  actes 
en  langue  italienne  ceux  de  Blanchi,  qui  occupe 
une  place  dans  l'ouvrage  de  l'historien  napolitain 
Aldimari. 

La  famille  des  Blanchi  ou  Blanqui  au  royaume 
de  Xaples,  d'une  noblesse  très  ancienne,  s'est 
alliée  dans  ce  pays  aux  maisons  les  plus  illustres  ; 
elle  tenait  aussi  des  liens  de  parenté  très  rappro- 
chés à  la  famille  du  pape  Benoît  XII. 

Elle  s'est  divisée,  dès  le  xme  siècle,  en  plusieurs 
branches  dont  quelques-unes  établies  dès  lors  en 
France. 

Le  cardinal  Girard  Le  Blanc  fut  légat  du  Saint- 
Siège  en  1305. 

Jacques  Le  Blanc,  son  neveu,  et,  comme  lui, 
cardinal,  fut  aussi  légat  du  Saint-Siège  en  1311. 

Etienne  Le  Blanc,  premier  du  nom,  obtint  en 
1313  du  roi  de  Xaples,  Charles  II,  la  terre  et  sei- 
gneurie de  Cancelïi. 

Une  branche  de  cette  maison  vint  se  fixer  à 
Marseille  vers  1250,  et  y  jouissait  d'une  telle  con- 
sidération que,  quand  le  pape  Clément  V  publia 
en  1306  une  croisade  pour  la  Terre-Sainte,  il  crut 
devoir  en  confier  la  direction,  avec  le  commande- 
ment de  l'armée,  à  un  membre  de  cette  branche, 
Humber-t  Le  Blanc,  grand  prieur  du  Temple.  Vers 
la  même  époque,  Jean  Le  lîlanc,  1315,  chevalier, 
était  préfet  de    l'arsenal  de  Marseille,    et  peu  de 


temps   après,  Jacques  Le  Blanc,  chevalier,   fut 
surintendant  du  même  arsenal. 

Mais  la  principale  branche  de  cette  maison, 
celle  qui  a  continué  la  descendance  jusqu'à  nos 
jours,  est  la  branche  du  comtat  Venaissin,  arrivée 
en  France  au  xui"  siècle,  et  à  laquelle  appartenait 
le  cardinal  Othon  Le  Blanc,  qui  suivit  à  Lyon  le 
pape  Innocent  IV,  lorsque  ce  pontife  s'y  réfugia 
en  1244,  pour  échapper  aux  persécutions  de 
l'empereur  Frédéric  II. 

La  fdiation  de  cette  branche  est  établie  sans 
interruption,  à  compter  de  Durand  Le  Blanc,  qui 
mourut  à  Albi  en  1514,  laissant  4  enfants. 

Au  7e  degré,  nous  trouvons  Beynaud-Bruno  Le 
Blanc,  écuyer,  seigneur  de  Châteauvillard,  sub- 
délégué du  roi  à  l'intendance  de  Dauphiné.  Il 
épousa  le  4  mars  1710,  demoiselle  Aline  de  Bous- 
quet. 

François- Joachim  Le  Blanc,  comte  de  Château- 
villard, chevalier,  seigneur  du  Bréan  et  autres 
lieux,  né  à  Paris  le  20  mars  1750,  fut  reçu  con- 
seiller maître  de  la  Chambre  des  comptes  de  Pa- 
ris, en  mars  1780. 

La  branche  des  seigneurs  de  Ventabrin,  Mon- 
despin  etCastillon,  à  Aix  et  à  Nîmes,  reçut  du  roi 
Henri  IV,  en  1607  et  en  1609,  des  lettres  confir- 
matives  de  noblesse.  Elle  a  fourni  des  conseillers 
au  Parlement  de  Provence,  des  officiers  distingués 
à  l'armée  et  des  chevaliers  de  l'ordre  de  Malte. 

Armes:  D'argent,  au  cerf  naturel,  accompagné 
en  pointe  d'un  croissant  de  gueules  ;  au  chef 
cousu  d'argent,  chargé  de  trois  étoiles  d'azur. 

Couronne  de  comte. 

Supports  ;  Deux  lions. 

La  branche  de  .Castillon  blasonne  : 

Ecartelé:  aux,  l  et  4,  d'azur,  à  deux  branches 
de  palmier  d'or,  entrelacées,  soutenant  un  crois- 
sant d'argent,  surmonté  d'une  larme  d'or;  aux 
2  et  3,  bandé  de  sinople  et  d'argent  de  six  pièces. 

LE  BLANC  DE  GUIZARD. 

Jean  Le  Blanc,  deuxième  du  nom,  épousa,  en 
1541,  Louise  de  Guizard,  dame  de  la  Guizardie,  à 
condition  de  substitution  des  noms  et  armes. 

Cette  famille  a  donné  :  un  gentilhomme  de  la 
chambre  du  roi  ;  des  chevau-légers  de  la  garde  ; 
un  préfet  de  l'Aveyron,  député  de  1834  à  1839. 

Armes:  Ecartelé:  aux  1  et  4,  d'azur,  au  griffon 
d'or  rampant;  au  2,  de  gueules,  au  chariot  d'or  ; 
au  3,  d'azur,  à  six  cotices  d'or. 

LE  BLANC  DE  PRÉBOIS. 


Famille  originaire  de  Dauphiné. 

Jean  Le  Blanc,  surnommé  Le  Perce,  capitaine 


—  329 


—  330  — 


des  gardes   de  Lesdiguières,  fut  anobli   pour  sa 
valeur  au  mois  d'août  1602. 

Armes:  D'azur,  semé  de  bouts  de  piques  .for. 
Devise  :  L'homme  guide  mes  pas. 

LE  BŒUF  DOSMOY. 

Le  nom  d'Osmoy,  dont  le  nom  s'est  écrit  aussi 
quelquefois  dans  les  anciens  documents  Omoy  et 
Oumoy,  était  un  fief  situé  près  d'Evreux.  Ce  n'est 
plus  aujourd'hui  qu'un  hameau  dépendant  de  la 
commune  de  Champigny  (Eure).  Elle  a  servi  de 
dénomination  distinctive  à  une  famille  Le  Bœuf 
qui  est  fort  ancienne,  quoiqu'elle  n'ait  point  passé 
aux  réformations  de  la  province  de  Normandie 
antérieurement  à  1007. 

Elle  se  trouvait  représentée  à  la  fin  du  siècle 
dernier  par  Henri  Le  Bœuf,  qualifié  comte  d'Os- 
moy, né  en  1740,  seigneur  et  patron  du  dit  lieu, 
de  Caucheret,  de  la  Tuilerie,  de  Fumichon,  etc. 
garde  du  corps  du  roi,  qui  fut  jeté  dans  les  cachots 
de  la  Terreur  en  1793.  11  eut  le  bonheur  d'échapper 
àl'échafaud  révolutionnaire,  et  mourut  en  1816.11 
avait  épousé  Baudot  de  Fumichon,  dont  il  eut 
deux  enfants,  dont  un  garçon,  Henri,  qui  continua 
sa  descendance  ;  il  fut  garde  du  corps  du  roi  en 
1814,  capitaine  de  cavalerie  en  1815,  et  se  maria 
en  1797  avec  Catherine-Félicité  Odoard  du  Hazé. 

Armes  :  D'or,  aie   bœuf  de  gueules,  passant,  la 
queue  retroussée  entre  les  jambes  et  relevée  enpal. 
Tenants  :  Deux  anges. 
Devise  :  In  capite  robur. 

LE  BORGNE  DE  KERMORVAN. 

Famille  originaire  de  Bretagne. 

Les  titres  produits  par  Jacques  Vincent  le  Bor- 
gne de  Kermorvan,  pour  être  reçu  page  du  roi  en 
1686,  justifient  sa  filiation  directe  depuis  noble 
gens,  Jean  le  Borgne,  et  Marguerite  de  Kerguen- 
nec  sa  femme,  dont  les  biens  reconnus  nobles  et 
de  gouvernement  noble  et  avantageux,  furent 
partagés  le  4  mai  1565  entre  leurs  enfants. 

Armes  :    D'azur,    à  trois   huchets    ou   cors   de 
chasse  d'or,  enguichés  de  même,  et  poses  2  et  1. 
Devise  :  Attendant  rrieux. 


LE  BOUCHER  D'HÉROUVILLE. 

Seigneurs  et  marquis  d'Hérouville,  seigneur  de 
Fiavigny,  la  Brosse,  Esternay,  la  Varenne,  Cres- 
nes,  Ménil,  etc. 

Famille  fort  ancienne  dans  la  province  de  Nor- 
mandie. Elle  tient  son  nom  d'Hérouville  d'une 
seigneurie  située  dans  le  ressort  de  la  vicomte  de 


Caen  et  qui  lui  appartenait  par  suite  d'une  alliance 
contractée  en  1510  avec  la  famille  de  Beaulart. 

Les  Le  Boucher,  aujourd'hui  marquis  d'Hérou- 
ville, qualifiés  chevaliers  avant  1400,  sont  nobles 
de  race  et  d'ancienne  chevalerie.  Dès  les  temps 
les  plus  anciens  jusqu'à  nos  jours,  ils  ont  occupé 
des  emplois  importants  dans  l'Eglise,  dans  l'épée, 
dans  la  magistrature  et  dans  les  conseils  de  nos 
rois  ;  plusieurs  ont  été  Chevaliers  de  St-Louis  et 
de  l'ordre  de  Malte.  Leurs  alliances  sont  dans  les 
familles  anciennes  de  Normandie. 

La  filiation  suivie  de  cette  famille  est  établie 
depuis  Jacques  Le  Boucher,  vivait  en  1462  et  dont 
le  lils,  Jacques  Le  Boucher,  écuyer,  seigneur  de 
Crosnes,  servait  en  1494,  comme  homme  d'armes 
sous  la  charge  demessire  Jean  d'Amboise. 

Au  siècle  dernier,  sa  postérité  était  représentée 
au  9e  degré,  en  ligne  directe,  par  Pierre  Alexandre 
Le  Boucher,  comte,  puis  marquis  d'Hérouville, 
brigadier  des  armées  du  roi  qui  se  distingua  au 
siège  d'Ostende  en  1745  et  détermina  la  prise  de 
cette  ville.  Le  service  qu'il  rendit  à  cette  occasion 
est  ainsi  apprécié  par  Voltaire  dans  son  siècle  de 
Louis  XV.  «  La  terreur  et  le  découragement  (des 
«  assiégés)  étaient  au  point  que  le  gouvernement 
«  capitula,  dès  que  le  marquis  d'Hérouville, 
«  homme  digne  d'être  à  la  tête  des  ingénieurs,  et 
«  citoyen  aussi  utile  que  bon  officier,  eut  pris  le 
«  chemin  couvert  du  côté  des  dunes.  » 

Il  avait  épousé,  -en  première  noces,  demoiselle 
Bonne  Faucon,  et,  en  secondes  noces,  demoiselle 
Grégoire  de  Rumare  ;  il  eut  postérité  du  premier 
lit  seulement. 

Armes  :    De  gueules,   au  chevron  d'or,  accompa- 
gné de  trois  roses  de  même,  2  et  1 . 
Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deux  levrettes. 


LE  BOUGQ  DE  CASTRO. 

Plusieurs  familles  de  ce  nom  ont  existé  en 
Flandre.  L'une  d'elles,  celle  des  Le  Boucq  de  Cas- 
tro, de  Rupilly,  des  Ternas  et  de  Beaudignier,  à 
laquelle  on  attribue  Noé  Le  Boucq,  grand  maitre 
d'artillerie  de  Philippe  II,  roi  d'Espagne,  prouve 
sa  filiation  depuis  Henri  Le  Boucq,  sieur  de  Camp- 
courgeau,  demeurant  à  Valenciennes,  anobli  le  9 
octobre  1640  par  le  roi  d'Espagne  et  créé  cheva- 
lier en  1659.  Le  titre  de  vicomte  a  été  donné  par 
le  roi  Louis  XVIII  le  1er  février  1817  à  Philippe- 
François-Joseph  Le  Boucq,  lieutenant  aux  gardes 
Suisses  du  roi.  Cette  famille  a  donné  un  conseil- 
ler au  parlement  de  Flandre  ;  des  prévôts  de  Va- 
lenciennes ;  des  écrivains  célèbres,  entre  autres 
Simon  Le  Boucq,  prévôt  à  Valenciennes,  anobli  à 
Madrid  le  5  juin  1651  ;  des  officiers  distingués  ;  et 
a  été  reçue  à  l'ordre  de  Malte  en  1792. 


—  331  — 


Armes  :  D'azur,  à  trois  ruches  d'or. 
Devise  :  Maintenir  fault. 

LE  BOULLEUR. 

Nous  trouvons  deux  familles  de  ce  nom  : 
1»  Les  seigneurs  de  Montgaudry,   des   Marets, 
de  Taville  en  Normandie,  généralité  de  Caen,  fa- 
mille anoblie  en   1471,    dont  un  des  membres  fut 
reçu  chevalier  de  Malte  en  1570. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  tourteaux  d'or,  posés  2 
et  1 ,  et,  en,  cœur,  une  étoite  de  même. 

2°  Les  seigneurs  de  Cambusiéri,  Bellenoc  et 
Viday,  élection  de  Mortagne,  généralité  d'Alen- 
çon  en  Normandie,  famille  noble  et  ancienne, 
maintenue  le  29  novembre  1667. 

Armes  :  D'azur  au  chevron  d'argent,  accompa- 
gné de  trois  besants  d'or  suspendus  avec  des 
chaînes  de  même,  2  en  chef  et  1  en  pointe. 

LE  BOURGUIGNON  DU   PÉRÉ. 

Le  Bourguignon  du  Mesnil  a  été  présenta  l'As- 
semblée de  la  noblesse  du  bailliage  de  Caen  le  17 
mars  1780.  ainsi  que  Constantin  Le  Bourguignon 
du  Perré,  du  bailliage  d'Exmes. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  bourguignotes  en  profil 
d'argent. 

LE  BOUTEILLER  DE  MAUPERTUIS 

Famille  originaire  de  Bretagne  où  elle  parait 
dès  1143. 

Armes  :  D'argent,  à  la  bande  fuselée  de  sable  ; 
Alias  :  Ecartelè  :  aux  1  et  4,  d'azur  à  trois  mon- 
des d'or,  croise  tes  de  même,  qui  est  dAubigné. 

LE  BOUYER  DE  St  GERVAIS  ET  DE 
MONHOUDON. 

Seigneurs  de  St-Gervais,  de  Vingt  Hanaps,  des 
Noyen,  du  Margat,  de  la  Corneillère,  de  Courbo- 
mer. 

D'ancienne  noblesse,  cette  famille  appartient 
aux  provinces  de  Normandie  et  du  Maine. 

Elle  compte  parmi  ses  illustrations  :  un  écri- 
vain célùbre,  Le  Bouyer  de  Fontenelle,  un  des  40 
de  l'Académie  française,  auteur  de  la  Pluralité  des 
mondes  ;  un  chevalier  qui  périt  à  la  bataille  d'A- 
zincourt  ;  Le  Bouyer  de  St-Gervais,  chevalier  des 
ordres  du  roi,  gouverneur  du  Perche,  à  Mortagne 
qui  servit  vaillamment  sous  Henri  IV. 

Armes  :  D'or,  à  trois  têtes    de  lions  arrachées, 


lampassées  de  gueules,  au  chef  de  même,    (gueu- 
les). 

Couronne  de  comte. 

Supports  :    Deux  aigles. 

Devise:  Omnia  virtuti parent. 

LE  BRETON  DE  LA  BONNELIÈRE. 

Famille  originaire  de  Touraine,  qui  remonte  à 
Charles  Le  Breton,  seigneur  de  la  Bonnelière, 
conseiller  du  roi,  assesseur  civil  et  criminel  au 
bailliage  et  siège  royal  de  Chinon,  receveur  des 
tailles  de  l'élection  en  1699. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  étoiles  d'argent,  et,  enpointe,  d'un 
croissant  de  même. 


LE  BRETON  DE  VONNE. 

Cette  famille,  originaire  de  Touraine,  parait 
être  une  branche  de  la  famille  Le  Breton  dont 
nous  avons  parlé  au  nom  de  Le  Breton  de  la 
Bonnelière. 

Elle  en  porte  d'ailleurs  les  armes. 


LE  GARON    DE 
TROUSSURES. 


FLEURY    ET  DE 


Famille  originaire  de  Compiègne  où  elle  est 
connue  depuis  la  fin  du  13e  siècle,  divisée  en  plu- 
sieurs branches,  les  Le  Caron  de  Troussures,  ceux 
de  Fleury  et  ceux  de  Mazencourt  dont  les  mem- 
bres ont  occupé  des  positions  importantes  dans 
l'armée,  la  magistrature,  la  maison  du  roi  et  l'ad- 
ministration civile. 

L'un  des  membres  de  cette  famille  était  maire  de 
la  ville  de  Beauvais,  en  1714,  neuf  autres  ont  été 
chargés  des  fonctions  de  prévôt  et  de  lieutenant 
général  à  Compiègne,  où  ils  ont  été  anoblis  par 
lettres  royales,  en  août  1497.  Des  arrêts  de  main- 
tenue ont  été  rendus  en  faveur  de  leurs  descen- 
dants en  1555,  1585,  1601, 1666  et  en  1668  à  l'égard 
de  Le  Caron,  dit  Charondas,  chevaliers,  seigneur 
de  Canly,  l'un  des  vingt  six  gentilshommes  or- 
dinaires du  roi. 

D'un  premier  mariage  de  Laurent  Le  Caron, 
anobli  en  1497  avec  Marguerite  de  Creil  vint 
Baoul  Le  Caron,  tige  de  la  branche  de  Fleury 
encore  représentée  et  de  celle  de  Mazencourt  qui 
s'est  éteinte  en  1855. 

D'un  troisième  mariage  avec  Michelle  du  Puis, 
sont  sortis  : 

1°  Jacques  Le  Caron,  auteur  de  la  branche  de 
Fresnel,dontle  dernier  représentant  fut  maintenu 
dans  sa  nobless  par  arrêt  du  15  septembre  1667. 

2°  Pierre  le  Caron,   seigneur  de  Canly,  père  de 


—  333  — 


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deux  fils  :  a)  Louis  Le  Caron,  dit  Charondas,  auteur 
de  la  branche  de  Canly,  qui  s'éteignit  en  1786,ayant 
été  maintenue  par  arrêt  du  28  août  1668  —  b)  Jean 
Le  Caron,  tige  de  la  branche  de  Troussures,  qui  à 
été  maintenue  par  jugement  du  27  novembre  L675 
et  est  encore  représentée. 

3°  Jean  Le  Caron,  auteur  de  la  branche  de  Sorel, 
tombée  en  quenouille  en  1650. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  besants  d'or,  2  et  1  ;  au 
chef  cousu  de  gueules,  f)-ettê  d'or. 
Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  licornes  d'argent. 

REPRÉSENTA NTS  ACT UELS 
I.  Branche  de  Fleury. 

A.  —  Branche  aîné  des  barons  de  Fleury. 

Le  Caron,  baron  de  Fleury  (Gaston) 
marié  le  27  avril  1859  à  Georgine  Michel- 
Walon  ;  dont  : 

André,  marié  le  11  août  1883  à  Marie  de 
Maillé,  fille  du  duc  de  Maillé  et  de  la  du- 
chesse, née  d'Osmond,  dont  une  fille  :  Jac- 
queline, née  le  6  octobre  1889.  Résidence  : 
château  du  Plessis-Santhenay,  par  Her- 
bault  (Loir-et-Cher). 

B.  —  Branche  cadette  de  Fleury. 

Le  Caron  de  Fleury  (Eugène), ancien  offi- 
cier supérieur  d'infanterie,  $ ,  marié  en  lres 
noces,  à  Léonie  Froissard  de  Saugt  ;  en 
2mes  noces,  à  Mathilde  Ewbank.  Du  pre- 
mier lit  :  Marie  Aimée  de  Fleurv,  mariée  à 
Marcel,  baron  Ameil,  officier  de  cavalerie. 
Résidence,  9,  rue  des  Ecuries  d'Artois,  9, 
à  Paris. 

II.  Branche  des  comtes  de  Troussures. 
Le  Caron  (Louis),  comte  de  Troussures, 
marié  le  26  septembre  1865  à  Geneviève 
LoùETdeTERRouENNE,  dont  :  a) Pierre,  né  le 
9  juillet  1866,  sous-lieutenant  au  13e  cui- 
rassiers ;  b)  Etienne,  né  le  11  mars  1870  ; 
o)  Fernand,  né  le  12  mars  1872. 

Le  comte  de  Troussures  avait  pour  frère  Fer- 
nand de  Troussures,  chef  de  bataillon  aux  zoua- 
ves pontificaux,  qui  fut  tué  au  combat  de  Loigny, 
le  2  décembre  1870. 

LE  GARUYER  DE  BEAU  VAIS. 

La  maison  Le   Caruyer  de  Beauvais,  de  Lain- 


secq,  de  Launay,  de  Muchedënt,  de  Crétot,  de  St- 
Germain,  de  Biberval.  très  ancienne  au  pays  de 
Caux,  s'est  distinguée  dans  les  armes. 

Guillaume  se  fixa  en  Bourgogne,  en  1042,  par 
traité  de  son  mariage  avec  Anne  de  la  Ferté- 
Meung  et  fut  l'auteur  de  la  branche  de  Beauvais- 
Lainsecq. 

Gabriel  Le  Caruyer  de  Launay,  après  avoir  rendu 
pendant  la  ligue,  au  roi  Henri  IV  des  services 
qui  lui  valurent  des  distinctions  particulières,  fut 
en  1622,  député  de  la  noblesse  du  baillage  de 
Caux. 

Nicolas  Le  Caruyer  de  Beauvais,  chef  de  bri- 
gade d'artillerie,  fut  élu,  en  1770,  député  de  la 
noblesse  du  bailliage  d'Auxerre  aux  é'ats  géné- 
raux. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  gerbes  d'or,  liées  de 
même. 

LE  GHARTIER  DE  SÉDOUY. 

Famille  originaire  de  Normandie  qui  a  pour 
auteur  le  célèbre  Alain  Chartier. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  alésée  d'or,  soute- 
nant deux  perdrix  de  même,  accompagnée  en 
pointe  d'un  tronc  d'olivier,  feuille  de  chaque  côté 
de  trois  feuilles  aussi  d'or. 


LE  CHAT. 

Famille  remontant  au  xv«  siècle,  anoblie  pour 
services. 

Elle  a  donné  un  conseiller  au  parlement  de 
Bretagne  et  un  maire  d'Angers  sous  Henri  IV. 

Deux  branches  sont  actuellement  existantes  : 
celle  de  St-HENYS  et  celle  de  Tessecourt. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  te  tes  de  léopards  d'or. 

LE  GHAUFF  DE  KERGUENEG. 

Cette  famille,  d'ancienne  extraction  est  origi- 
naire de  Bretagne. 

Elle  a  donné  un  chambellan  de  Jean  V,  duc  de 
Bretagne  en  1488,  et  a  pris  part  à  la  réformation 
de  1608. 

Armes  :  D'argent,  au  pigeon  d'azur,  surmonté 
de  deux  croissants  adossés  de  gueules. 

LE  CHEVALIER  DE  LA  MARTRE. 

Plusieurs  familles  Le  Chevalier  existent  ou  ont 
existé  en  Normandie,  et  toutes  dans  différentes 
généralités  ont  été  maintenues  dans  leur  noblesse 
en  l'année  1660  et  suivantes,  par  divers  jugements. 

Celle  qui   nous   occupe  tient  un  rang  distingué 


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336  — 


parmi  la  noblesse;  son  nom  figure  dans  des  actes 
authentiques  du  parlement  de  Rouen  et  de  l'é- 
lection d'Avranches  avec  le  titre  d'écuyer,  et  ses 
armoiries  ont  été  constatées  par  le  juge  d'armes 
du  roi. 

La  famille  Le  Chevalier  de  La  Martre  s'est 
alliée  aux  principales  maisons  de  la  province, 
parmi  lesquelles  nous  citerons  celles  de  Clin- 
champ,  deGuiton,  d'Osmont,  de  Launay,  etc. 

Elle  a  produit  des  officiers  distingués  dont  plu- 
sieurs chevaliers  de  l'ordre  royal  et  militaire  de 
St-Louis. 

Deux  des  membres  furent  incarcérés  comme 
aristocrates  pendant  la  terreur;  envoyés  de  leur 
province  devant  le  tribunal  révolutionnaire  de 
Paris,  ils  n'échappèrent  à  la  mort  que  par  la  chute 
de  Robespierre.  A  cette  époque,  la  majeure  partie 
des  papiers  furent  brûlés. 

DonPierre  Gabriel  Le  Chevalier  de  La  Martre,  né 
le  26  octobre  1775,  émigra  en  1791  servit  dans  le 
régiment  noble  d'Angoulême,  puis  au  1er  escadron 
des  chevaliers  de  la  Couronne  et  fit  toutes  les  cam- 
pagnes de  l'armée  des  princes.  Au  combat  de 
Schusseuried,  le  30  septembre  1796,  une  action 
d'éclat  lui  valut,  à  l'âge  de  22  ans,  la  croix  de 
chevalier  de  St-Louis.  Ce  fait  d'armes  est  constaté 
par  deux  certificats  des  princes  et  par  diverses 
pièces  signées  par  le  prince  de  Broglie,  le  duc 
d'Harcourt, etc.,  témoins  oculaires. 

Armes  :  D'or,  à  une  martre  de  sable,  armée  et 
couronnée  du  môme,  surmontée  d'une  épée  de 
gueules  en  pal,  la  pointe  en  haut. 

L'écu  timbré  d'un  casque  orné  de  ses  lambre- 
quins. 

LE  CHEVALIER  DU  GOUDRAY. 

De  Grèges,  de  Bouelle,  etc. 

Un  grand  nombre  de  familles  nobles  du  nom 
de  Chevalier  ou  Le  Cnevalier  ont  eu  pour  berceau 
la  Normandie  ;  en  effet,  lors  de  la  recherche  de 
noblesse  de  1666,  nous  en  voyons  dix  qui  out  été 
maintenues. 

La  maison  qui  nous  occupe  s'est  divisée  en  un 
nombre  infini  de  branches  dont  les  principales 
sont  allées  faire  souche  en  l'Ile  de  France,  dans  le 
Poitou,  le  Berry,  en  Flandre,  en  Champagne,  etc. 

La  branche  du  Coudray  s'est  alliée  aux  princi- 
pales familles  de  France. 

La  filiation  suivie  et  authentique  de  cette  mai- 
son remonte  à  Etienne  Le  Chevalier,  écuyer,  né  en 
1420,  contrôleur  général  des  finances  et  trésorier 
général  de  France  en  1450,  puis  ambassadeur 
en  Angleterre  et  en  Italie  qui  épousa  noble 
demoiselle  Marie  Le  Picart  dont  il  eut  postérité 
qui  s'est  poursuivie  jusqu'à  nos  jours. 

Armes  :  D'azur,  à  la  tète  de  licorne  ;  au  chef 
d'argent,  chargé  de  trois  demi-vols  de  sable. 


Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  sauvages. 

Cimier  :  Une  licorne. 

Devise  :  In  concilio  celeritare  ex  equendo  robur 

LE  CHEVALIER  LE  JUMEL  DE 
BARNEVILLE. 

Une  famille  noble  du  nom  de  Le  Chevalier,  de 
l'élection  de  Montivilliers  en  Normandie,  habitait 
le  Havre,  lorsque  trois  de  ses  membres  :  Paul 
Hippolyte-Joseph,  né  en  1841  ;  Georges-Joseph,  né 
en  1842,  et  Louis-Joseph,  né  en  1847,  furent  autori- 
sés à  ajouter  le  nom  de  Barneville  au  leur,  en  le 
faisant  précéder  de  celui  de  Le  Jumel,  et  à  s'appe- 
ler à  l'avenir:  Le  Chevalier  Le  Jumel  de  Barneville. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  chevaliers  (oiseaux)  d'ar- 
gent, membres  et  becqués  de  gueules. 


LE  CLERC. 


O^Y^ 


Nous  trouvons  une  famille  anoblie  par  lettres 
patentes  accordées  par  le  roi  au  sieur  Le  Clerc, 
au  mois  de  mars  1777,  né  d'une  famille  distinguée 
parmi  la  bourgeoisie  et  bien  alliée,  dans  laquelle 
«  l'honneur  et  les  talents  sont  héréditaires  depuis 
«  trois  cents  ans,  etc.  » 

Cette  famille  a  en  outre  fourni  plusieurs  offi- 
ciers dans  les  armées  du  roi. 

Armes  :  De  sinople,  à  la  colombe  volante,  en 
bande  d'argent,  au  dernier  canton,  tenant  à  son 
bec  un  rameau  d'olivier  d'or,  et  s' élevant  vers  un 
soleil  du  même  au  1er  canton. 

L'écu  timbré  d'un  casque  de  profil  orné  de  ses 
lambrequins  d'or,  de  sinople  et  d'argent. 

Une  autre  famille,  du  même  nom,  originaire  de 
Touraine,  blasonne  :  Parti  en  fasce  de  gueules 
et  d'azur  :  au  1,  chargé  d'un  lion  de  S t- Marc 
d'or  ;  au  2,  de  deux  épées  en  sautoir  d'argent. 

Ce  sont  les  mêmes  armes  que  la  famille  Le 
Clerc  de  Pulligny. 

LE  CLERC  DE  BUFFON. 

La  baronnie  de  Grignon,  près  de  Montbard, 
fut  le  berceau  de  la  famille  Le  Clerc,  que  l'illus- 
tre naturaliste  a  rendu  célèbre  sous  le  nom  de 
Buffon.  Le  père  de  ce  dernier  avait  acquis  la  terre 
de  ce  nom  et  en  avait  pris  le  nom. 

Le  nom  de  Bu I l'on  s'éteignit  dans  la  personne 
de  Georges-Louis-Marie  Le  Clerc,  comte  de  Buf- 
fon, né  à  Montbard,  le  22  mai  1764,  colonel  d'in- 
fanterie en  1791,  mort  sur  l'échafaud  révolution- 
naire le  10  juillet  1793,  sans  laisser  de  postérité 
de  ses  deux  mariages.  La  descendance  masculine 


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de  la  famille  étant  éteinte,  Benjamin-Edme 
Nadaud,  ingénieur,  obtint  par  ordonnance  royale 
du  20  janvier  1835,  l'autorisation  d'ajouter  à  son 
nom  celui  de  Buffon,  mais  sans  particule.  Dans  la 
pratique,  la  ligne  féminine  formée  par  Jeanne- 
Catherine-Antoinette  Le  Clerc,  mariée  à  Benjamin- 
Edme  Nadault  a  pris  pour  signature  Nadault  de 
Buffon. 

Armes  :  D'argent,  à  la  bande  de  gueules,  char- 
gée de  trois  étoiles  d'or. 

Lorsque  Louis  Le  Clerc,  le  père  de  Buffon,  fit 
enregistrer  son  blason  en  1697,  la  bande  n'était 
chargée  que  d'une  étoile,  et  Marguerite  Le  Clerc, 
femme  de  Pierre  Bedey,  conseiller  du  roi,  ne  por- 
tait alors,  suivant  l'armoriai  général,  qu'une  bande 
de  gueules  sur  fond  d'or. 


LE  CLERC  DE  BUSSY 
CHELLES. 


DE    VAU- 


Une  des  maisons  les  plus  anciennes  et  les  plus 
estimées  de  Picardie,  connue  dans  l'Amiennois 
depuis  le  milieu  du  quatorzième  siècle.  Cette  fa- 
mille, dont  les  membres  ont  occupé  des  charges 
considérables,  a  produit  des  chevaliers  de  Malte 
et  des  pages  de  la  grande  Ecurie  et  fut  maintenue 
dans  sa  noblesse  par  plusieurs  jugements. 

Le  célèbre  Bussy  Le  Clerc,  gouverneur  de  la 
Bastille  sous  Henri  III,  et  qui  joua  un  rôle  consi- 
dérable pendant  la  Ligue,  appartenait  à  cette  fa- 
millo. 

Armes  :  D'argent,  à  la  bande  de  sable  accom- 
pagnée en  chef  dune  aigle,  et,  en  pointe,  d'une  mo- 
lette de  même. 


LE  CLERC  DE  FLEURIGNY. 

Maison  établie  dans  le  Nivernais  au  xme  siècle 
et  sortie  originairement  d'Angleterre  et  de  la 
Bretagne.  Elle  est  connue  pour  avoir  donné  un 
évêque  de  Nevers  en  1271,  dans  la  personne  de 
Henri  Le  Clerc  ;  un  chevalier  de  France  dans  celle 
de  Jean  Le  Clerc  en  1420  par  lettres  du  16  novem- 
bre; un  évêque  de  Paris  et  un  archevêque  de  Tou- 
louse, plusieurs  gouverneurs  et  bailli  de  Sens, 
chevaliers  de  l'ordre  du  roi,  onze  chevaliers  de 
Malte,  dont  3  commandeurs,  parmi  lesquels  un 
général  des  galeries  de  la  religion  ;  deux  grands 
croix  et  grands  infirmiers  de  l'ordre;  une  chanoi- 
nesse;  un  grand  prévôt  de  Bemiremont,  seigneur 
spirituel  et  temporel  de  cette  ville  et  comte  du  St- 
Empire. 

Cette  maison,  par  ses  alliances,  se  trouve  tenir 
à  celles  des  Bourbons  et  aux  plus  grandes  du  ro- 
yaume, par  celle  qu'elle  contracta  en  1420  avec  la 
maison  de  Trie  ;  elle  sort  de  Louis  VII,  dit  le  jeune, 
roi  de   France,  et  d'Eléonore  d'Aquitaine,  et  est 


alliée  aux  maisons  de  Champagne,  Anjou,  Brienne, 
Montmorency,  Bourris,  la  Roue,  la  Roche-Guyon 
et  Fleurigny,  aux  noms  et  armes  de  laquelle  elle 
fut  substituée  en  1513.  Des  membres  de  cette  fa- 
mille ont  occupé  de  hautes  fonctions  dès  1202  ;  la 
filiation  suivie  et  authentique  remonte  à  Jean  Le 
Clerc,  premier  du  nom,  qui  vivait  en  1355  ;  il  eut 
auprès  du  roi  Charles  V  les  mêmes  rangs  et  qua- 
lités qu'avaient  ceux  de  son  nom  en  Bretagne  au- 
près des  ducs  de  cette  province  ;  il  eut  part  aussi 
à  la  faveur  de  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgo- 
gne, frère  de  son  roi,  dont  il  fut  le  procureur  gé- 
néral et  le  grand  conseiller,  etc.  ;  il  avait  épousé 
Marie  de  Craon,  le  23  décembre  1395,  dont  il  eut 
plusieurs   enfants. 

Au  5e  degré,  nous  trouvons  François  Le  Clerc, 
chevalier,  seigneur  de  la  Motte,  de  Luzarches  et 
de  Fleurigny,  Beauvais,  Villebon,  etc.  Il  acquit 
le  16  décembre  1513,  de  Jeanne  de  Fleurigny, 
dame  du  dit  lieu  et  sa  cousine,  petite  fille  de  Jean 
de  Fleurigny,  la  terre  de  Fleurigny  et  autres,  avec 
donation  de  la  plus  grande  valeur,  à  la  charge 
que  son  fils  en  jouirait  après  lui,  qu'il  serait  tenu 
de  prendre  le  nom  de  Fleurigny  et  écartèlerait 
ses  armes  de  celles  de  cette  maison,  qui  sont  de 
sinople  au  chef  d'or,  à  un  lion  de  gueules  brochant 
sur  le  tout.  Il  rendit  hommage  de  la  terre  de  Fleu- 
rigny au  grand  prieur  de  France,  le  28  mars  1515 
comme  mouvante  de  la  commanderie  deLaunay. 
Il  fut  conseiller  et  chambellan  du  roi  et  son  maître 
d'hôtel  ordinaire,  puis  bailli-capitaine,  gouver- 
neur de  Sens  et  de  Villeneuve-le-Roi,  par  lettres 
de  provisions  du  roi  François  1er,  du  2  septembre 
1523. 

Au  xe  degré,  nous  remarquons  Claude-Charles 
Jean-Baptiste  Le  Clerc  de  Fleurigny,  chevalier, 
marquis  de  Fleurigny,  seigneur  de  Sergines  qui 
fut  nommé  par  le  roi  pour  commander  la  noblesse 
lors  de  l'arrière  ban,  comme  premier  baron  de  la 
province  sénonoise,  ayant  rang,  séance  et  voix 
délibérative  aux  états  de  Bourgogne,  après  avoir 
été  choisi  par  les  gentilshommes  de  cette  pro- 
vince le  18  avril  1689.  Il  rendit  hommage  de  la 
baronnie  de  Fleurigny,  tant  pour  lui  que  pour  ses 
frères  et  sœurs,  au  grand  prieur  de  France  le  10 
mai  1664  ;  fut  maintenu  dans  son  ancienne  noblesse 
par  arrêt  du  24  août  1667  et  qualifié  par  Louis  XIV 
marquis  de  Fleurigny  dans  des  lettres  du  31  jan- 
vier 1695,  signées  de  ce  prince,  à  lui  adressées 
pour  faire  les  rôles  delà  capitation  des  gentils- 
hommes du  bailliage  de  Sens.  Il  mourut  le  7  jan- 
vier 1696,  laissant  plusieurs  enfants  de  Claude 
Catherine  de  Véelu-Passy. 

Cette  maison  a  fourni  la  branche  des  seigneurs 
de  Bouroux. 

Armes  :  De  sable,  à  trois  roses  d'argent,  S  et  1  ; 
au  pal  de  gueules  brochant  sur  la  rose  du  milieu. 


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LE  CLERC  DE  PULLIGNY. 

Seigneur  de  Pulligny  (Lorraine,  Touraine,  Nor- 
mandie, etc.) 

Famille  originaire  de  Lorraine.  Sa  filiation  sui- 
vie remonte  à  Claude  Le  Clerc,  seigneur  de  Pulli- 
gny, vivant  en  1530.  Deux  de  ses  membres  reçu- 
rent de  Henri,  duc  de  Lorraine,  le  28  mai  1623, 
des  lettres  de  noblesse  déposées  aux  archives  du 
département  de  la  Meurthe. 

Armes  :  Parti  en  fasce  de  gueules  et  d'azur  ;  au 
1  chargé  d'un  lion  de  St-Marc  d'or  ;  au  2  chargé 
de  deux  épées  d'argent,  garnies  d'or,  et  passées 
en  sautoir,  les  pointes  en  haut. 

Cimier  :  Un  lion  naissant  d'or,  tenant  une  croix 
de  l'ordre  de  St-Marc,  et  issant  d'un  tortil  des 
métaux  et  couleurs  de  l'écu. 


LE  CLERC  DE  JUIGNE  DE  LASSIGN Y 

Barons  de  Juigné,  par  érection  de  l'an  1647, 
marquis  de  Juigné,  pair  de  France  en  181",  sei- 
gneurs fie  Lassigny,etc. 

Maison  d'ancienne  chevalerie,  qui  par  ses 
alliances,  ses  illustrations  et  son  ancienneté, 
a  été  placée  par  tous  les  historiens  au  nombre 
des  plus  considérables  et  des  plus  distinguées 
de  l'Anjou.  Elle  prouve  littéralement  sa  filiation 
depuis  Adam  Le  Clerc,  chevalier,  qui  vivait 
en  1272  et  a  obtenu  les  honneurs  de  la  cour, 
de  1753  à  1787,  en  vertu  de  preuves  faites  au  ca- 
binet du  Saint  Esprit. Elle  a  donné: un  évêque  de 
Chalons-sur-Marne,  pair  de  France  et  nommé  le 
29  décembre  1781,  archevêque  de  Paris,  mort  le 
19  mars  1811  ;  des  lieutenants  généraux,  maré- 
chaux de  camps,  brigadiers  des  armées  du  roi  ; 
nombre  d'officiers  supérieurs  ;  des  chevaliers  de 
l'ordre  du  roi  et  de  l'ordre  royal  et  militaires  de 
St-Louis;  un  ministre  plénipotentiaire  en  Russie 
en  1774,  etc. 

Armes  :  D'argent,  à  la  croix  de  gueules,  bordée, 
engrelée  de  sable,  cantonnée  de  quatre  aigletles 
du  même,  becquées  et  armées  de  gueules. 

Cimier  :  Un  coq  essorant. 

Devise  :  Ad  alla. 

Cri  :  Battons  et  abattons. 

LE  CLERC  DE  LESSEVILLE. 

Originaire  de  Normandie,  seigneur  du  Tôt,  de 
Thezy,  etc. 

Famille  divisée  en  trois  branches  :  1°  celle  de 
Lesseville  ;  2°  celle  du  Mesnil  et  d'Incourt,  mar- 
quis deMaillebois  ;  3°  celle  de  Saillancourt. 

Nicolas  Le  Clerc,  seigneur  de  Lesseville,  con- 
seiller  secrétaire  du  roi  en  1587,  avait  épousé  le 


18  janvier  1551,  demoiselle  Jeanne  Forest  et  sa 
descendance  a  été  maintenue  en  l'élection  de 
Neuchàtel,  le  3  octobre  1670  ;  elle  a  produit  des  con- 
seillers au  grand  conseil,  des  maîtres  des  requê- 
tes, des  intendants  de  province,  etc. 

Des  Le  Clerc  du  Tôt  et  de  Thezy  ont  assisté  à 
l'assemblée  de  la  noblesse  du  bailliage  d'Arqués 
en  1789. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  croissants  d'or,  posés  2 
et  1,  brisé  pour  les  cadets  d'un  lambel  d'argent. 

LECOMTE  DE  TEIL  ou  LE  COMTE. 

On  remarque  des  noms  isolés  de  cette  famille 
à  partir  de  1360,  1491,  etc.;  mais  la  filiation  suivie 
remonte  à  François  Le  Comte,  seigneur  de  Beau- 
vert,  dont  le  fils  vivait  en  1486. 

Nous  remarquons  au  6e  degré,  Pierre  Lecomte, 
seigneur  du  Rivault,  du  Teil,  etc.  qui  fut  main- 
tenu dans  sa  noblesse  le  25  janvier  1669,  par 
arrêt  du  Conseil  d'Etat  ;  il  servait  à  cette  époque 
dans  l'escadron  des  gentilshommes  de  la  généra- 
lité de  Poitiers,  levé  pour  la  défense  des  côtes  du 
Poitou,  et  le  26  avril  1679,  fat  reçu  trésorier  de 
France  au  bureau  des  finances  de  Poitiers. 

Il  eut  entre  autre  fils  Pierre  Alexandre  Lecomte 
qui  fut  l'auteur  de  la  branche  de  Teil.  Il  épousa 
Marie-Louise  Constant,  dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  d'or  armé  et  lampassè 
de  gueules,  cantonne  de  quatre  étoiles  d'argent. 
(Arrêt  du  Conseil  d'Etat  et  preuves  de  Malte). 

LE  CONTE. 

Famille  noble,  originaire  de  Normandie,  qui 
commence  sa  filiation  à  Laurent  Le  Conte,  écuyer, 
seigneur  deFloris,  électionde  Coutances,  quireçut 
des  lettres  de  noblesse  de  François  1er,  roi  de 
France,  en  date  du  mois  de  septembre  1543.  Un 
de  ses  descendants,  Clair-Prosper  Le  Conte,  fut 
juge  de  paix  du  canton  de  Montebourg  vers  1797. 

Armes  :  D'argent,  chargé  d'un  écusson  d'azur, 
à  une  bande  d'or,  chargée  de  trois  merlettes  de 
sable,  accompagnées  de  trois  cœurs  de  gueules . 

Nous  trouvons  une  autre  famille  du  même  nom 
établie  en  Forez  et  Lyonnais  qui  blasonne:  D'ar- 
gent, à  trois  molettes  de  sable  ;  au  chef  d'azur, 
chargé  d'un  lion  passant  d'or. 

LE  CORDIER  DE  BIGARS  DE  LA 
LONDE. 

Famille  de  la  généralité  de  Rouen. 

Elle  a  fourni  un  premier  président  de  la  cham- 
bre des  comptes  de  Normandie  et  un  lieutenant 
général  des  armées  du  roi  en  1734. 


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Un  Le  Cordier,  chevalier,  seigneur  de  Varaville 
était  président  à  mortier  au  parlement  de  Rouen 
et  propriétaire  du  chef  de  sa  bisaïeule,  Marie  de 
Bigars,  de  la  terre  de  la  Londe,  érigée  en  marqui- 
sat, au  mois  de  mai  1616,  en  faveur  de  François  de 
Bigars. 

Armes  :  D'azur,  à  la  bande  d'argent,  chargée  de 
cinq  losanges  de  gueules  et  accostée  de  deux  mo- 
lettes d'éperon  d'or. 

LE  COURT  DHAUTERIVE. 

Seigneurs  de  Mondary,  Montplaisir,  Vazeilhes, 
Solignac,  Hauterive,  etc. 

Famille  ancienne,  originaire  d'Auvergne  où 
elle  habite  encore,  les  Le  Court  ont  toujours  tenu 
un  rang  des  plus  honorables  parmi  la  noblesse  de 
leur  province,  tant  par  les  charges  qu'ils  ont 
occupées,  que   par  leurs  alliances 

Cette  maison  compte  une  longue  suite  de  ma- 
gistrats et  un  grand  nombre  d'officiers  de  mérite. 

Le  premier  connu  de  ce  nom  est  Jacques  Le 
Court,  qualifié  écuyer  à  une  montre  faite  à  Riom, 
le  1er  juillet  1535. 

La  filiation  commence  à  Etienne  Le  Court,  écu- 
yer, qui  vivait  en  1580. 

Jean-Antoine-Marie-François  de  Paule  LeCturt 
d'Hauterive  fut  officier  au  régiment  royal  de 
Normandie,  chevalier  deSt-Louis;  il  épousa,  en 
1783,  Louise  de  Coutance  dont  postérité. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  surmonté 
d'une  croix  de  même  et  accompagné  de  trois 
aiglettes  d'argent,  2  en  chef  et  1  en  pointe . 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  léopards. 

LE  COURT  DE  BÉRU  &  DE  LA 
VILLETHANEZ. 

Seigneurs  des  Perrieres,  de  Béru,  d'En  major 
et  de  La  Villethanez. 

Famille  originaire  de  Bretagne  où  elle  a  possédé 
avant  le  xvie  siècle,  les  hébergements  et  tenures 
des  Perrieres,  du  Pont-Bedo,  de  la  Vieuville,  des 
Noës,  d'Ermajor,  de  Trehen,  etc.  :  dispersée  par 
suite  des  discordes  civiles,  au  temps  de  la  Ligue, 
ses  différentes  branches  avaient  alors  quitté  la 
Bretagne  et  l'une  d'elle  s'était  établie  dans  le 
comté  de  Tonnerre,  où  elle  acquit  les  seigneuries 
de  Béru,  de  Pailly  et  de  Chichée.  A  la  fin  du  xvne 
siècle  et  au  commencement  du  xixe,  deux  de  ses 
descendants  retournèrent  dans  la  Bretagne  où  ils 
ont  continué  la  famille.  Les  annales  de  Bretagne 
font  mention  :  1°  de  Geoffroy  et  de  Perrus  Le 
Court,  lesquels  furent  appelés,  le  28  avril  1381, 
comme  notables  de  la  Province,  à  ratifier  le  traité 
de  Guérande,  passé  entre  le  duc  de  Bretagne  Jean 


IV  et  Charles  VI,  roi  de  France  ;  2°  do  Pierre  Le 
Court,  qualifié  noble  écuyer,  qui  sous  les  ordres 
de  Jehan  Tournemine  de  la  Hunaudaye,  fit  la 
Guerre  aux  Anglais  pour  soutenir  les  droits  du 
roi  Charles  VII .  La  famille  Le  Court  a  été  main- 
tenue dans  les  rangs  et  privilèges  de  la  noblesse 
le  29  juin  1433. 

Plusieurs  membres  de  cette  famille  ont  embrassé 
la  carrière  des  armes  et  ont  servi  l'état  avec  dis- 
tinction. Elle  a  donné  plusieurs  lieutenants  colo- 
nels et  un  général  de  division,  des  chevaliers  des 
ordres  royaux  de  St-Louis,  de  Notre  Dame  du 
Carmel,  de  St-Lazare,  etc. 

Elle  a  fourni  des  hommes  d'Eglise,  des  mem- 
bres de  congrégations  religieuses,  enfin  plusieurs 
religieuses  de  l'ordre  de  Ste-Ursule  et  autres  ins- 
tituts. 

Elle  a  formé  de  belles  alliances  et  elle  s'honore 
de  compter  au  nombre  de  ses  auteurs,  le  poète 
Lambert  Le  Court,  auteur  du  poëme  épique  ou 
chanson  d'Alexandre  dite  aussi  YAlexandriade, 
reproduit  dans  le  recueil  de  la  bibliothèque  du 
roi. 

La  famille  Le  Court  des  Perrieres  et  de  Béru 
croit  avoir  une  origine  commune  avec  les  Le 
Court  de  Froidebize  et  de  Sainte-Marie,  établis  en 
Normandie,  et  aussi  avec  les  Le  Court  du  Chesnay, 
de  Beaurepaire,  établis  à  Paris  et  dans  le  Sois- 
sonnais,  lesquels  portent  comme  elle  dans  leurs 
armes,  une  aigle  a  deux  têtes,  mais  avec  des 
émaux  différents. 

Armes  :  d'azur,    à  une  aigle  d'or  à  deux  têtes, 
éployée. 
Casque  orné  de  ses  lambrequins. 
Supports  :  Deux  lions. 
Devise  :  Le  droit  est  licort    (via  recta  brevis). 

La  branche  des  seigneurs  de  Sainte-Marie,  de 
Froidebize blasonne  :  d'argent,  à  l'aigle  de  sable, 
langue,  becquée  et  membrée  de  gueules,  et  une 
fasce  d'or  brochante  sur  le  tout. 

Couronne  de  marquis. 

Deux  autres  rameaux  de  la  branche  des  Per- 
rieres subsistent  encore  de  nos  jours,  ce  sont  les 
Le  Court  de  La  Barre,  qui  brisent  les  armes  de  la 
famille  :  d'un  chef  chargé  de  trocs  croissants  et 
les  Le  Court  du  Prévert  qui  ajoutent  un  chef  d'her- 
mines, chargé  d'une  ancre  de  gueules. 


LE  COUTEULX. 

Famille  de  la  généralité  de  Rouen,  qui  s'est 
distinguée  dans  la  robe  et  dans  la  finance  et  a  été 
anoblie  par  des  charges  attributives  de  noblesse. 

Jean  Etienne  Le  Couteulx,  né  à  Paris  le  5  juil- 
let 1669  a  été  consul  et  échevin  de  la  ville  de 
Rouen;   son  frère    fut  aussi  premier  consul  delà 


343  — 


—  344  — 


ville  de  Rouen  et  est  l'auteur  des  branches  de 
Canteleu  et  du  Molay. 

Jean  Barthélémy  Le  Couteulx  de  Canteleu  fut 
créé  comte  en  1806,  sénateur,  pair  de  France, 
grand  officier  delà  Légion  d'Honneur,  etc. 

La  première  branche  était  dite  de  Caumont. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  de  gueules,  accom- 
pagné de  trois  trèfles  de  sinople,  2  et  1 . 

REPRÉSENTANTS    ACTUELS  : 

Le  Couteulx  de  Canteleu,  (Comte),  an- 
cien officier  de  cavalerie,  conseiller  géné- 
ral de  l'Eure,  membre  du  conseil  supérieur 
des  haras,  officier  de  la  Légion  d'Honneur, 
demeurant  château  de  St- Martin  par  Etré- 
pagny  (Eure). 

Comte  Emmanuel,  même  adresse. 

Le  Couteulx  de  Caumont  (Henri,  Comte) 
marié  à  Louise  Le  Couteulx  de  Can- 
teleu, demeurant  château  de  St-Martin, 
dont  cinq  enfants. 

Le  Couteulx  de  Caumont  (Louis)    ma 
rié  à  Marie  Monnier,  dont  :  trois  enfants, 
demeurant  à  Compiègne,  (Oise)  et  7,  rue 
Desbordes- Valmore  à  Paris. 

Le  Couteulx  du  Molay  (Bonne)  née  Boi- 
gnes,  château  de  Courcelles,par  Gif  (Seine- 
et-Oise.) 

Le  Couteulx  du  Molay  (Bon)  ancien  offi- 
cier de  cavalerie,  marié  à  Marie  de  Com- 
mines  de  Marsilly,  dont  six  enfants,  châ- 
teau de  Gamaches  par  Etrépagny  (Eure). 

Cette  famille  s'est  alliée  aux  de  Palerme,  de 
Talhouêt,  d'Onsembrez,  de  Ganville,  de  Gouy- 
d'Arsy,  de  Bizemont,  de  Noailles,  de  Chabrol- 
Croussol,  d'Aubigny  d'Assy. 


LEDOGHOWSKI  (Comte). 

(ou  Halka  de  Leudochow). 

Autriche,  Pologne,  Russie. 
Comtes,  8  mai  1800. 

Armes  :  D'azur,  à  un  cyclamor  ou  orle  rond 
d'or,  la  circonférence  intérieure  ornée  de  trois 
croisettes  pattées  du  même  dirigées  vers  le  cœur 
de  Vécu. 

Casque  couronné. 

Cimier  :  Un  senestrockére,  armé  d'argent  posé 
sur  le  coude,  tenant  un  sabre. 


Supports  :  Deux  chevaliers  armés  de  toutes  piè- 
ces, visière  levée. 
Devise  .  Adorum  respice  mores. 

LE  FEBURE. 

Nous  trouvons  plusieurs  familles  de  ce  nom, 
originaires  de  Normandie,  Artois  et  Lorraine. 

Armes  :  Normandie,  Artois  :  Burelê  d'argent  et 
d'azur,  à  la  tour  d'argent,  la  porte  ouverte,  bro- 
chante sur  le  tout. 

Lorraine  :  D'argent,  au  chevron  de  gueules, 
accompagné  en  chef  de  deux  aiglcttes  de  sable,  et 
en  pointe,  d'un  pin  de  sinople. 

LE  FÉBURE  DE  VATIMESNIL. 

Famille  originaire  de  Normandie. 

Armes  :  D'azur,  au  huchet  d'argent,  enguiché 
et  virole  de  même,  cantonné  de  quatre  molettes 
d'or. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lévriers. 

LE  FEBVRE. 

Normandie,  Blaisois,  Bourbonnais. 

Originaire  de  Normandie,  la  famille  Le  Febvre 
s'est  répandue  de  là  en  Blaisois  et  en  Bourbon- 
nais où  presque  tous  ses  membres  résident  au- 
jourd'hui. Elle  a  fourni  des  hommes  distingués 
et  a  contracté  alliances  avec  les  familles  :  Le  Fèvre 
du  Rouy,  de  Villequetout,  Damay,  de  Veisies,  de 
France,  de  Vaugelas,  de  Bruno,  de  Moreno,  de 
Mora. 

Elle  comprend  aujourd'hui  trois  branches  :  1° 
la  branche  aînée  qui  a  pour  chef  le  baron  le 
Febvre,  comte  romain,  chevalier  de  l'ordre  de 
St-Grégoire  le  Grand,  chef  du  nom  et  des  armes 
de  la  famille. 

2°  La  branche  de  Villequetout,  dont  le  chef  est 
Henri  le  Febvre  de  Villequetout,  né  le  17  août 
1832,  marié  à  Paris  le  2  février  1869  à  Jacinthe  de 
Bruno. 

Et  3°  chef  de  la  3e  branche,  Louis  Arthur  Le 
Febvre,  colonel  d'artillerie,  officier  de  la  Légion 
d'honneur  et  directeur  à  Briançon,  né  à  Blois,  le 
14  janvier  1838. 

Armes  :  D'azur,  ait  pélican  d'or,  posé  sur  son 
aire  et  entouré  de  huit  petits  du  même  métal  ;  au 
chef  cousu  de  gueules  chargé  de  trois  besants 
d'argent. 

L'écu timbré  d'une  couronne  de  comte. 

La  branche  de  Villequetout  porte  : 


—  345 


346  — 


Ecarteùè  :  de  gueules,  à  la  tour  d'or,  maçonnée 
de  sable,  qui  est  de  Villequetout. 

La  3e  branche  porte  les  armes  primitives  de  la 
famille  qui  sont  :  d'azur,  au  pélican  èployè  d'or, 
posé  sur  son  aire  et  entouré  de  huit  petits,  soute- 
nue d'azur  à  l'étoile  d'or  de  neuf  rais. 

LEFEBVRE  DE  GOUY. 

Cette  famille  est  une  branche  cadette  de  la  fa- 
mille Lefebvre  de  Milly  de  Picardie,  dont  la  gé- 
néalogie est  au  nobiliaire  de  cette  province,  et 
qui  s'est  éteinte  en  1823.  On  écrit  tantôt  Le  Febvre, 
Lefebvre  ou  Le  Fèvre.  Elles  descendent  toutes 
de  Jacques,  écuyer,  maréchal  des  logis  de  la  com- 
pagnie d'hommes  d'armes  du  comte  de  Rœux,  où 
on  n'admettait  que  des  gentilshommes.  Preuves 
ont  été  faites  de  1541. 

En  1818,  le  dernier  représentant  de  la  branche 
aînée,  Louis-Marie  Lefebvre,  marquis  de  Milly, 
ancien  seigneur  des  Auteux,  etc.,  (fils  de  Philippe- 
Joseph,  et  de  Charlotte-Madeleine  de  Clermont- 
Tonnerre,  fille  du  seigneur  de  Bertangle  en  Pi- 
cardie) a  déclaré  par  acte  notarié  déposé  actuelle- 
ment en  l'étude  de  Me  Touzé,  notaire  à  Hesdin, 
que  M.  Charles -Joseph -Alexandre  Lefebvre  de 
Gouy  Ternas,  capitaine  de  cuirassiers  au  régi- 
ment de  la  Reine  «  est  le  seul  rejeton  des  deux 
familles  Lefebvre  issues  de  Jacques  Lefebvre  qui 
épousa  la  fille  du  comte  de  Rœux  (cité  plus  haut) 
et  qu'il  l'autorise  à  jouir  de  ses  titres,  honneurs 
et  prérogatives,  attendu  qu'il  n'a  aucun  enfant 
mâle  de  son  nom.  » 

Cettebranche  est  citée  dans  Lachesnaye-De  sbois 

La  branche  cadette  s'est  établie  en  Artois  vers 
la  fin  du  xvie  siècle. 

Elle  a  acquis,  en  1625,  une  dispense  du  droit  de 
franc-fief,  le  fief  de  Gouy-en-Ternois,  comme  le 
relate  un  acte  de  foi  et  hommage  fait  au  comte  de 
Saint-Pol  le  1er  juillet  1752. 

Les  archives  départementales  du  Pas-de-Calais 
possèdent  :  1°  une  donation  en  date  du  1er  sep- 
tembre 1700  faite  par  François-Marie,  écuyer,  sei- 
gneur de  Gouy,  Equire  en  partie,  conseiller  duroi 
et  doyen  du  Conseil  provincial  d'Artois  ;  2°  un 
partage  en  date  du  23  juin  1770  relatif  à  Charles- 
François-Marie,  écuyer,  seigneur  de  Gouy,  Equire, 
Teneur  et  Crépy  en  partie. 

La  famille  est  citée  clans  :  Les  rues  d'Arraspar 
MM.  Godin  et  d'Héricourt  (logement  de  la  cour 
de  Louis  XV) .  L'Almanach  d'Artois  de  1748  (ou 
plutôt  Notice  sur  le  Comté).  L'histoire  de  Lebon 
de  M.  Paris.  L'Etat  militaire  de  1788. 

Jean,  procureur  du  comté  de  Saint-Pol  a  épousé 
Ghislaine  de  la  Vacquerie,  de  la  famille  du  prési- 
dent du  conseil  d'Artois,  nommé  par  Louis  XI 
président  du  Parlement. 

Wallerand,  procureur  général  du  comté  de  Saint- 
Pol,  acquiert  le  fief  de  Gouy-en-Ternois,  en  1625. 


François,  conseiller  d'Artois  de  1672  à  1702,  a 
épousé  en  1664  Anne-Denis,  petite-fille  du  prési- 
dent du  Conseil  d'Artois,  seigneur  de  Bellacour- 
delle.  Il  est  qualifié  écuyer  dans  les  actes  du 
Conseil  peu  après  y  être  entré,  ce  qui  constate 
qu'il  était  reconnu  noble  avant  sa  nomination  à 
la  charge  qui  n'anoblissait  qu'au  2e  degré,  ce  que 
fait  ressortir  l'almanach  d'Artois  de  1748  par  la 
liste  des  conseillers. 

Jean-François,  conseiller  de  1702  à  1748,  épousa 
en  1703  Iolente  Le  Carox,  fille  du  conseiller  d'Ar- 
tois, seigneur  de  Canettemont. 

Charles-François,  échevin  de  Saint-Omer,  puis 
d'Arras,  épousa  en  1742,  Isabelle  de  Bêrard,  fille 
du  chevalier  de  Bérard,  major  au  régiment  de 
Brancas. 

Bernard-Valentin,  né  en  1748,  seigneur  comme 
les  précédents  de  Gouy,  Equire,  Teneur  et  Crépy 
en  partie,  décédé,  conseiller  d'arrondissement  en 
1825,  a  épousé  en  1788,  Elisabeth  Hirzel  de  Saint- 
Gratien,  fille  de  Henri-Juste,  brigadier  des  ar- 
mées duroi,  sœur  du  lieutenant-colonel  du  régi- 
ment suisse  de  Steine,  nommé  comte  par  LouisXVI 
(Etat  M'  de  1788). 

Charles-Joseph-Alexandre,  né  le  22  mai  1789, 
décédé,  maréchal  de  camp,  chevalier  de  Malte, 
commandeur  de  la  Légion  d'honneur  en  1847, 
commandant  le  départemeut  de  la  Meurthe,  a 
épousé  en  1818  Gabrielle  Le  Blanc  de  Closmussey  ; 
contrat  signé  par  Louis  XVIII. 

Alfred-Charles-Joseph,  né  le  22  septembre  1819, 
ancien  chef  d'escadron  d'artillerie,  chevalier  de  la 
Légion  d'honneur  et  de  Pie  IX,  a  épousé  en  1855 
Louise  Le  Vasseur  de  Bambecque  Mazinghkm,  fille 
de  Victor,  chevalier. 

Gabriel-Marie-Prosper,  né  le  15  mars  1862,  a 
épouse  en  1895  Louise  de  Coudenhove,  d'une  an- 
cienne famille  des  environs  de  Montmédy,  deve- 
vue  française  par  le  traité  de  Westphalie. 

DÉCÉDÉS  SANS  ALLIANCES  : 

Charles,  fils  de  François,  né  en  1676,  chanoine 
à  la  collégiale  de  Ste-Croix  à  Cambrai. 

Philippe-Antoine,  fils  de  Jean-François...,  né 
en  1708,  lieutenant  au  régiment  deBerry,  mort  au 
siège  d'Egra  en  1742. 

Alexandre,  fils  de  Jean-François,  colonel  du 
régiment  de  Bruxelles  au  service  d'Espagne,  né 
en  1716,  décédé  en  1768. 

Joseph- Valentin,  fils  de  Jean-François...  né  en 
1717,  chanoine  à  la  cathédrale  d'Arras,  décédé 
en  1794.  (Voirl'hist.  de  Jean  Lebon  par  M.  Paris). 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  i  et  4,  d'azur,  au  chevron 
d'or  accompagné  de  trois  étoiles  de  même  ;  aux  2 
et  3,  d'or,  à  trois  fasccs  de  sable,  en  chef  trois  têtes 
de  bœuf  de  gueules  et,  en  pointe,  d'une  fleur  de 
lys  de  même.  Sur  le  tout  :  de  sable,  au  chevron 
d'argent  chargé  de  trois  roses  de  gueules. 


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Extrait  de  l'armoriai  de  Paris,  généralité  d'A- 
miens, Arras. 

François  Lefebvre,  écuyer,  1698,  Conseiller  au 
Conseil  d'Artois. 

Supports  :  Deux  lévriers. 

REPRÉSENTANTS    ACTUELS 

Gouy  (Alfred  de),  ancien  chef  d'escadron 
d'artillerie,  au  château  de  Wamin  par 
Auchy-les-Hesdin  (Pas-de-Calais),   marié 

àN.LEVASSEURDEBAMBECQUEMAZINGHEM. 

Fils  :  Gabriel,  marié  à  N.  de  Couden- 
hove. 

Gendre  :  Le  vicomte  Théodore  deGuiL- 
lebon,  au  château  de  Mesnil  par  Albert 
(Somme). 

LE  FEBVRE  DE  GROSRIEZ. 

Originaire  de  Picardie. 

Armes;  L'azur,  à  la fasce  d'argent,  accompa- 
gnée de  deux  étoiles  du  même  ;  au  chef  d'or,  chargé 
de  deux  pals  de  gueules  (alias  de  sable)  accompa- 
gné de  trois  merlettes  de  sable  (alias  de  gueules). 

La  branche  cadette  brise,  en  intervertissant 
dans  le  chef  les  émaux  des  pals  et  des  merlettes. 

LE  FEBVRE  DE  LADONGHAMPS. 

Famille  originaire  d'Abbeville  en  Picardie  dont 
le  premier  auteur  connu  est  Kayen-Léon  Le 
Febvre,  écuyer. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  de  gueules,  accom- 
pagné en  chef  de  deux  aigles  auvol  èployè  de  sable, 
becquées  et  onglées  de  gueules,  et,  en  pointe,  d'un 
arbre  de  sinople. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  aigles. 

Devise:  Volabunt  et  non  déficient. 

LE  FEBVRE  DE  SAINT-GERMAIN. 


Seigneurs  d'Ancy,  Pulle- 
noy,  Passoncourt,  Saint- 
Boin,  Saint-Germain,  Hou- 
demont,  La  Neuville-aux- 
Bois  ;  Châtelains  deLouppy 
et  Gondrecourt;  Voués  de 
Chatel-sur-Moselle,etc. ,  etc. 

La  famille  Le  Febvre  est 
originaire  de  la  Champagne, 
où  son  nom  était  très  ré- 
pandu, bien  que  les  diver- 
ses maisons  qui  le  portaient 
ne   paraissent    pas   issues 


d'une  seuleet  même  souche.  Celle qainous  occupe 
ici  a  probablement  pour  premier  auteur  : 

Jean  Le  Febvre,  qualifié  écuyer,  seigneur  de 
Villeneuve,  qui  suivit  Thibaut,  comte  de  Cham-1 
pagne,  et  plus  tard  roi  de  Navarre,  dans  ses  di- 
verses expéditions  pendant  la  régence  de  Blanche 
de  Castille  et  le  règne  de  St-Louis,  au  milieu  du 
xiii0  siècle. 

Jean  Le  Febvre,  écuyer,  vivant  en  1325,  a  fait 
bâtir  à  Beims  une  chapelle  qui  existait  encore  à 
l'époque  de  la  première  révolution,  et  où  étaient 
sculptées  les  armes  de  sa  maison  telles  qu'elles 
sont  décrites  ici. 

Claude  Le  Febvre,  écuyer,  est  compris  dans  les 
rôles  de  ban  et  arrière-ban  de  l'année  1395. 

Nicolas  Le  Febvre,  écuyer,  seigneur  de  la  Cour, 
est  cité  comme  témoin  dans  une  transaction  de 
l'année  1418. 

François  Le  Febvre,  écuyer,  probablement  frère 
de  Nicolas,  qui  a  formé  la  branche  des  Le  Febvre 
de  Saint-Germain,  vivait  à  Beims  en  1497. 

La  branche  aînée  de  la  famille  n'était  plus  re- 
présentée en  Champagne,  au  commencement  du 
xvne  siècle,  que  par  Nicolas  Le  Febvre,  chanoine 
de  Troyes,  dont  les  armes  furent  enregistrées  à 
l'Armoriai  général  de  France,  généralité  de  Cham- 
pagne, et  par  Anne-Catherine  Le  Febvre,  mariée 
au  seigneur  de  Tiseris,  d'une  famille  également 
éteinte  aujourd'hui. 

La  branche    cadette  s'est  transplantée  en  Lor- 
raine vers  le  commencement  du  xvie  siècle,    atti- 
rée par  le  duc  Bené.  Inquiétée  sur  l'origine  de  sa 
noblesse,  et  reculant  devant  les  frais  que  les  re- 
cherches de  ces  preuves  eussent  pu  entraîner,  elle 
se  fît  octroyer  des  lettres  d'anoblissement,  en  tant 
que  de  besoin,  que  lui  accorda  le  duc  Antoine, 
par  patentes  datées  de  Nancy,  20  mars  1543.  Plus 
tard,  en  récompense  des  bons  et  loyaux  services 
que  ses  aïeux  et  lui  avaient  toujours  rendus  aux 
ducs  de  Lorraine,  l'un  de  ses  membres,  Nicolas 
Le  Febvre  de  Saint-Germain,  obtint  de  l'empereur 
d'Allemagne  (empire  romain)  François  1er,    de  la 
maison  de  Lorraine,  le  titrede  comte  par  diplôme 
du  8  avril  1755,  enregistré  au  Parlement  de  Lor- 
raine le  10  décembre  1770  :   «...  A  ces  causes,   y 
«  est-il  dit,  et  autres  bonnes  et  justes  considéra- 
«  lions  à  ce  nous  mouvantes,  de  notre  grâce  spé- 
c(  ciale,  certaine  science,  pleine  puissance  et  au- 
«  tjrité  souveraine,  nous  avons  le  dit  Nicolas  Le 
«  Febvre  de  Saint-Germain  créé,  nommé,  déclaré 
«  élevé  et  illustré,  créons,  nommons,  déclarons, 
«  élevons  et  illustrons  par  ces  présentes,  des  nom, 
«  titre,  dignité  et  qualité  de  comte.  Voulons,  en- 
a  tendons  et  nous  plaît  que  désormais  lui,enserh- 
«  ble  ses  enfants  de  l'un  et  l'autre  sexe,   nés  et  à 
«  naître   en   légitime   mariage,  leur  postérité   et 
«  lignée,  puissent    se  dire,   nommer  et  qualifier 
«  comtes  en  tous  actes,  lieux  et  endroits...  » 
La  filiation  suivie  est  établie  depuis  : 


—  349  - 


350  — 


I.  Nicolas  Le  Febvre,  attaché  au  service  du  duc 
René  de  Lorraine,  qui  lui  conféra  la  charge  de 
de  capitaine-châtelain  de  Loupcy  et  de  Gondre- 
court.  Il  avait  épousé  vers  1515,  Antoinette  de  la 
Ferté,dont  vinrent  :  1°  Mengin,  qui  suit  ;  2°  Cathe- 
rine Le  Febvre,  mariée  à  Didier  de  Gondrecourt. 

IL  Mengin  Le  Febore,  écuyer,  attaché  à  la  mai- 
son du  duc  Antoine  de  Lorraine,  se  trouva  avec 
lui  a  la  bataille  de  Marignan,  l'accompagna  dans 
ses  différents  voyages,  et  lui  rendit  des  services 
signalés  de  tout  genre,  en  récompense  de  quoi  il 
obtint  la  charge  de  contrôleur  général  des  eaux  et 
forêts  en  la  gruerie  du  marquisat  dePont-à-Mous- 
son.  Ce  fut  lui  qui  obtint  les  titres  d'anoblisse- 
ment cités  plus  haut.  Il  épousa  Mengeon  Brayer 
de  Passegot, dont  sontissus  :  1°  Nicolas,  qui  suit: 
2°  Antoinette  Le  Febvre,  mariée  en  premières 
noces  à  Didier  de  Bertrand,  seigneur  de  Craon, 
et  en  secondes  noces  à  Claude  de  Malvoisin,  sei- 
gneur de  Hameville  ;  3°  Marie  Le  Febvre,  mariée 
à  Etienne  de  Baillivy,  écuyer,  maitre  échevin  de 
Toul  ;  4°  Jeanne  LeFebvre,  mariée  à  Françoise  Pa- 
risot,  écuyer,  maître  échevin  de  Pont-à-Mousson. 

III.  Nicolas  Le  Febvre,  Ile  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur d'Onen,  servit  pendant  longtemps  comme 
officier,  et  succéda  a  son  père  dans  la  charge  de 
contrôleur  général.  Il  épousa  Claude  Le  Bracon- 
nier, dame  d'Ancy,  fille  de  Jean  Le  Braconnier, 
écuyer,  seigneur  d'Ancy, maître  échevin  de  Metz. 
De  leur  union  naquirent  :  1°  Jean,  qui  suit  ,•  2° 
Nicolas  Le  Febvre,  seigneur  de  Pullenoy,  mort 
sans  alliance  ;  3°  Mengeon  Le  Febvre,  marié  à 
Claude  de  Mengin,  contrôleur  de  Pont-à-Mousson; 
4»  Elisabeth  Le  Febvre,  mariée  à  Nicolas  Mesguin, 
seigneur  du  Dordal. 

IV.  Jean  Le  Febvre,  écuyer,  seigneur  dAncy  et 
de  Pullenoy,  né  à  Pont-à-Mousson  en  1580,  atta- 
ché successivement  au  service  du  duc  François  II 
de  Lorraine  et  de  la  duchesse  d'Orléans,  épousa, 
le  23  juillet  1612,  Marie  d'Asselaincourt,  dont 
vinrent  :  1°  Nicolas,  qui  suit  ;  2°  Jean-Claude  Le 
Febvre,  tué  en  1672  sur  le  champ  de  bataille, sans 
alliance  ;  3°  Marie  Le  Febvre,  mariée  à  Bernard, 
seigneur  d'Elleville,  en  Normandie  ;  4°  Antoinette- 
Marie  Le  Febvre,  mariée  le  6  novembre  1649  à 
François  de  Reunel,  chevalier,  conseiller  d'état, 
président  de  la  chambre  du  conseil  de  la  ville  de 
Nancy,  et  intendant  de  la  maison  du  prince  de 
Vaudémont. 

V.  Nicolas  Le  Febore,  IIIe  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur d'Ancy,  Passencourt,  Saint-Boin,  Pullenoy, 
etc.,  épousa  le  5  mars  1639  Claude-Christine  de 
Baillivy,  dame  de  Saint-Germain,  de  Houdemont 
et  Saint-Boin,  Vouée  de  Ghâtel-sur-Moselle,  dont 
sont  issus  :  1°  Nicolas-Jérôme  Le  Febvre,  chevau- 
légerde  la  garde  du  duc  Charles  IV,  tué  à  la  bataille 
de  Sintzheim  en  1674  ;  2°  Charles -Bal thazar  Le 
Febvre,  mousquetaire  de  la  garde,  tué  à  la  ba- 
taille du  Palatinat;  3°  Claude -César  Le  Febvre, 
enseigne,  mort  jeune  ;  4°  Louis-Antoine  Le  Febvre,   I 


mort  sans    alliance  ;    5°  Joseph-Claude-François, 
qui  suit  ;  6e  Marie  Le  Febvre,  morte  sans  alliance. 

VI.  Joseph-Claude-François  Le  Febvre,  cheva- 
lier, seigneur  d'Ancy,  Pullenoy,  Passoncourt, 
Saint-Boin,  Saint-Germain,  Houdemont,  La  Neu- 
ville-aux-Bois,  Voué  de  Chàtel-surMoselle,  gen- 
tilhomme ordinaire  du  duc  Léopold  Ier  de  Lor- 
raine, par  diplôme  du  27  mai  1711,  épousa  le  8 
février  1692  Catherine-Rose  Henry,  dame  de  la 
Neuville-aux-Bois,  fille  de  Henri  Henry,  seigneur 
d'Ohéville,  dont  sont  issus  :  1°  Claude Gatherine 
Le  Febvre,  mariée  en  premières  noces  à  Jean- 
Baptiste-Charles  de  Rennel,  son  cousin,  et  en  se- 
condes noces  à  Paul  de  Greische  ;  2°  Nicolas,  qui 
suit  ;  3°  Anne-Charlotte  Le  Febvre,  mariée  à 
Claude-Abraham  de  Millet,  conseiller-maitre  en 
la  chambre  des  comptes  de  Lorraine  ;  4°  François- 
Xavier  Le  Febvre,  seigneur  de  Passoncourt,  ma- 
rié à  Gabrielle-Charlotte  de  Millet,  mort  sans  en- 
fants; 5e  Gabrielle-Catherine  Le  Febvre,  mariée 
en  février  1729k  Charles  de Lombillond'Abocourt, 
président  à  mortier  de  la  cour  souveraine  de 
Nancy. 

VII.  Nicolas  Le  Febvre,  IVe  du  nom,  chevalier, 
seigneur  de  Saint-Germain,  capitaine  de  cavalerie, 
fut  créé  comte  le  8  avril  1755.  Il  épousa,  le  10  dé- 
cembre 1725  Marie-Thérèse  Le  Reboucher,  fille  de 
Fronçois  Gaspard  Le  Reboucher,  chevalier,  con- 
seiller d'Etat,  président  à  mortier  en  la  Cour  sou- 
veraine. Il  en  eut  :  1°  Jean-Louis  Stanislas  Le 
Febvre,  officier  d'infanterie,  mort  sans  alliance  ; 
2e  Charles-François-Xavier,  qui  suit  ;  3°  Cathe- 
rine-Marguerite Le  Febvre,  mariée  à  Louis  de 
Mortal  ;  4°  Madeleine-Félicité  Le  Febvre,  mariée 
à  N.  d'Authieulle. 

VIII. Charles-François- Xavier,  comte  Le  Febore 
de  Saint-Germain,  chevalier,  seigneur  de  Passon- 
court et  de  la  Neuve-Maison-sous-Armance,  etc., 
servit  comme  capitaine  dans  les  cuirassiers  pour 
l'Empereur,  et  épousa  le  13  décembre  1792,  Anne, 
comtesse  de  Bourcier  de  Monthureux.  Il  eut  Léo- 
pold-François,  qui  suit. 

IX.  Léopold- François,  comte  Le  Febvre  de  Saint- 
Germain,  né  à  Nancy  le  9  mars  1775,  fit  plusieurs 
campagnes  en  Allemagne  et  en  Suisse  ;  ayant 
quitté  le  service,  il  épousa  le  30  nivôse  an  vin 
(20  janvier  1800),  Anne-Henriette  de  Feydeau, 
fille  de  François-Joseph  de  Feydeau,  chevalier, 
seigneur  de  Delme,  capitaine  au  régiment  de 
Dauphin-infanterie,  dont  :  1°  Anne-Charlotte  Le 
Febvre,  comtesse  de  Saint-Germain,  mariée  au 
marquis  Charles  Courlet  de  Vrégille  ;  2°  Char- 
les-Félicité, qui  suit  ;  3°  Edmond  Le  Febvre,  dont 
l'article  viendra  après  la  postérité  de  son  frère 
aine. 

X.  Charles- Félicité,  comte  Le  Febvre  de  Saint- 
Germain,  marié  en  1830  à  Barbe-Catherine-José- 
phine  de  Gauvain,  dont  il  a  :  Xavier-Charles- 
Henry,  comte  Le  Febvre  de  Saint-Germain. 

X.  Edition  l,  c  omte  Le  Febore  de  Saint-Germain, 


—  351 


352 


ancien  capitaine  de  cavalerie,  décédé  le  11  nov. 
1882,  marié  en  1841  à  Marie-Charlotte-Hyacinthe, 
comtesse  de  Rozières  d'Euvezin,  décédée  le  9 
nov.  1884,  dont  :  1°  Marie-Léopold-Octave  ;  2°  Ma- 
rie-Lenriette-Charlotte-Alice  ;  2°  Marie-Philippe- 
Caroline-Yvonne  ;  4°  Marie-Charles-Aimé  ;  5°  Ma- 
rie-Charles-Edmond-Maxime. 

Alliances  :  De  Tiseris,  de  la  Ferté,  de  Gondre- 
court,  Brayer  de  Passegot,  de  Bertrand,  de  Mal- 
voisin, de  Baillivy,  Parisot,  Le  Braconnier,  de 
Mengin,  du  Dordal,  d'Asselaincourt,  d'Elleville, 
de  Rennel,  Henri  d'Ohéville,  de  Millet,  de  Greische, 
de  Lombillon  d'Abocourt,  Le  Reboucher,  deMor- 
tal,  d'Authieulle,  de  Bourcier  de  Monthureux,  de 
Feydeau,  Courlet  de  Vregille,  de  Gauvain,  de  Bo- 
zières  d'Euvezin,  Genuyt,  de  Torcy,  d'Hennezel, 
de  Rieder,  de  Toytot,  etc.,  etc. 

Preuves  :  On  peut  consulter  sur  cette  famille 
les  histoires  et  nobiliaires  de  Champagne  et  de 
Lorraine,  Caumartin,  D.  Pelletier,  l'Armoriai 
général  de  d'Hozier,  etc.,  etc. 

Armes  :  D'azur,  à  un  rencontre  de  cerf  àccornê 
d'or,  chaque  corne  chevillée  de  cinq  pièces  du 
même,  accompagné  de  trois  croix  pommetées  et 
fichées  d'argent,  2  en  chef  et  1  en  pointe. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions  au  naturel. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Branche  aînée 

Le  Febvre  de  Saint-Germain  (Xavier- 
Charles-Henry,  comte),  décédé  en  1878, 
marié  en  1864  à  Claudette-Amélie  Genuyt, 
dont  :  1°  Charles-Joseph-René,  comte  Le 
Febvre  de  Saint-Germain  ;  2°  Charlotte- 
Gabrielle-Marthe,  comtesse  Le  Febvre  de 
Saint-Germain  ;  3°  Gabrielle  -  Eugénie  - 
Jeanne,  comtesse  Le  Febvre  de  Saint- 
Germain,  mariée  en  1893  à  Stanislas  de 
Toytot  ;  4°Pauline-Edmonde-Margueiïte, 
comtesse  Le  Febvre  de  Saint-Germain  ; 
5°  Alexandre-Joseph-Georges,  comte  Le 
Febvre  de  Saint-Germain,  décédé  en  1885; 
6°  Charles -Y van,  comte  Le  Febvre  de 
Saint-Germain;  7°  Jean-Joseph-Pierre, 
comte  Le  Febvre  de  Saint-Germain. 

Branche  cadette 

Le  Febvre  de  Saint-Germain  (Edmond, 
comte),  marié  en  1841  à  Marie-Charlotte- 
Hyacinthe  de  Rosières  d'Euvezin,  décé- 


dés, dont:  1°  Marie-Léopold-Octave,comte 
Le  Febvre  de  Saint-Germain,  décédé  en 
18G6  ;  2°  Marie-Henriette-Charlotte-Alice, 
comtesse  Le  Febvre  de  Saint-Germain, 
mariée  en  1882  au  comte  Arthur  de  Torcy  ; 
3°  Marie-Philippine-Caroline-Yvonne,  com- 
tesse Le  Febvre  de  Saint-Germain,  mariée 
en  1873  au  comte  Henri  d'HENNEZEL,  dont 
une  fille  Nicolle  ;  4°  Marie-Gharles-Aimé, 
comte  Le  Febvre  de  Saint-Germain,  marié 
et  décédé  sans  postérité,  5°  Marie-Charles- 
Edmond-Maxime,  comte  Le  Febvre  de 
Saint-Germain,  marié  à  Pauline  de  Rieder. 

LE  FÉVRE  DORMESSON. 

Famille  considérable  distinguée  dans  la  robe 
par  les  grands  hommes  qu'elle  a  produits;  elle  a 
formé  plusieurs  branches,  celle  des  seigneurs 
d'Eaubonne,  celle  des  seigneurs  d'Ormesson  et 
d'Amboile,  celle  des  seigneurs  d'Ormesson,  baron 
du  Cheray  ;  celle  des  seigneurs  d'Estréelles  et 
celle  des  seigneurs  de  Lézeau.  Elle  remonte  à 
Adam  Le  Fèvre,  qui  épousa  en  1450,  Charlotte  de 
Soyecourt,  dont  il  eut  un  fils  qui  continua  la  des- 
cendance. 

La  branche  des  seigneurs  d'Ormesson  et  d'Am- 
boile a  pour  auteur  André  Le  Févre,  seigneur 
d'Ormesson,  second  fils  d'Olivier  Ier  (4me  degré  de 
la  branche-mère)  ;  il  fut  maître  des  requêtes 
en  1605,  intendant  de  Lyon,  directeur  des  finances, 
conseiller  d'état,  conseiller  d'honneur  au  parle- 
ment; devenu  doyen  du  conseil  d'état,  il  porta  en 
cette  qualité  la  parole  au  nom  du  roi,  le  18  novem- 
bre 1669  au  renouvellement  d'allianc-j  avec  les 
suisses  fait  en  l'église  de  Paris,  à  la  place  du 
chancelier  de  France,  qui  était  indisposé.  Il  mou- 
rut le  2  mars  1665,  à  88  ans,  après  avoir  servi 
plus  de  60  ans  trois  de  nos  rois  dans  leurs  con- 
seils ;  il  a  été  inhumé  à  Saint-Nicolas-des-Champs. 

Il  eut  entre  autres  enfants,  Olivier  Le  Fèvre, 
1er  du  nom  de  la  branche,  seigneur  d'Ormesson, 
d'Amboile,  etc.,  né  en  décembre  1656,  maître  des 
requêtes,  etc.  Il  fut  rapporteur  du  procès  de 
Fouquet  surintendant  des  finances.  Personne 
n'ignore  l'intégrité  qu'il  fit  paraître  dans  l'instruc- 
tion et  jugement  de  cette  affaire.  Une  si  grande  pro- 
bité et  son  intelligence  supérieure  dans  les  affaires 
lui  avaient  acquis  une  estime  si  générale  que  les 
princes  et  les  plus  grands  seigneurs  le  choisis- 
saient pour  arbitre,  et  se  soumettaient  à  son 
jugement  dans  les  affaires  les  plus  importantes. 
Louis  XIV  lui  rendit  la  même  justice  ;  lorsqu'on 
lui  présenta  son  petits-fils,  il  lui  dit  qu'il  l'exhor- 
tait à  être  aussi  honnête  homme  que  le  rapporteur 
de  Fouquet. 


—  353  — 


—  351 


La  branche  des  seigneurs  d'Ormesson,  barons 
du  Cheray,  a  pour  auteur  Antoine  François  de 
Paule  Le  Févre  d'Ormesson,  5e  fils  d'Olivier  Le 
Fèvre,  seigneur  d'Ormesson  (2me  degré  de  la  bran- 
che précédente)  ;  cette  branche  s'est  éteinte  ea  1765, 
et  la  seule  qui  s'est  poursuivie  jusqu'à  nos  jours 
est  celle  des  d'Ormesson  et  d'Amboile. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  lis  de  jardin  d'argent, 
fleuris  d'or,  tiges  et  feuilles  de  sinople,  2  et  l . 


LE  FILLEUL  DE  LA  CHAPELLE 
DES  QUERROTS  ET  DE  LONGHUIT. 

Dès  le  15m»  siècle,  la  famille  Le  Filleul  était 
connu  dans  la  généralité  d'Alençon.  Les  diverses 
branches  ont  été  maintenues  dans  leur  noblesse 
en  1641  et  1667  dans  l'élection  d'Alençon  et  en  1669 
à  Rouen. 

Elle  a  fourni  beaucoup  d'officiers  de  tous  grades 
aux  armées,  entre  autres  un  lieutenant-général, 
grand  croix  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint- 
Louis,  plusieurs  chevaliers  du  même  ordre,  des  che- 
valiers de  Malte,  et  un  évêque  de  Tarbes,en  1710 

Les  alliances  ont  été  prises  dans  les  meilleures 
maisons  de  la  province. 

Elle  s'est  divisée  en  deux  branches  qui  ont  pour 
auteur  commun  :  noble  homme  Jacques  Le  Filleul, 
écuyer,  seigneur  de  la  Hélinière,  de  la  Chapelle- 
Gautier  et  autres  lieux,  vivant  en  1595.  Il  avait 
épousé  noble  demoiselle  Anne  des  Champs.  Entre 
autres  enfants,  il  eut  quatre  fils,  dont  deux  furent 
prêtres  ;  les  deux  autres  sont  la  tige  des  deux 
branches  de  la  Chapelle  et  de  la  Hélinière,  encore 
existantes  de  nos  jours. 

La  branche  de  la  Chapelle  avait  pour  chef  au 
commencement  de  ce  siècle  Charles-Alexandre 
François,  Marie  Le  Filleul,  marquis  de  la  Chapelle, 
né  en  1762,  le  14  mars.  Capitaine  au  régiment 
royal  dragons  en  1789. 

La  branche  de  la  Hélinière,  qui  a  formé  elle- 
même  deux  rameaux,  avait  pour  représentant 
en  1789,  Jean  Charles  Le  Filleul,  chevalier,  sei" 
gneur  de  la  Hélinière,  des  Guerrots,  de  Longhuit, 
etc.  Chevalier  de  Saint-Louis,  chevau-léger  de 
la  garde  ordinaire  du  roi,  lequel  a  assisté  à  l'as- 
semblée de  la  noblesse  du  baillage  de  Caen  pour 
l'élection  des  députés  aux  Etats  généraux.  Il  a 
épousé  en  1774,  demoiselle  Marie  Elisabeth  du 
Val  d'Amonville,  dont  il  a  eu  entre  autres  en- 
fants : 

Désiré  François,  auteur  du  rameau  des  Guer- 
rots, né  en  1778,  chevalier  de  l'éperon  d'or  par 
bulle  du  Pape  Pie  VII,  en  date  du  26  mars  1819; 
auteur  de  plusieurs  ouvrages  de  poésie,  marié  : 
1°  à  demoiselle  Charlotte  de  Giverville,  et  2°  en  1818, 
à  Louise  Armande  de  la  Flèche.  Il  a  eu  des  enfants 
des  deux  lits. 

Et  Alexandre   Emmanuel,    auteur    du   rameau 


de  Longhuit,  chevalier  de  Malte,  né  en  17  g 
marié  en  1799  à  Geneviève  Julie  Angélique  du 
Foy,  dont  il  a  eu  postérité. 

Armes  :  D'azur ■  au  lion  d'or  armé  et  lanipassé 
de  gueules  ;  à  la  tierce  en  fasce  d'or,  brochante  sur 
le  lion,  et  au  franc  canton  d'or,  brochant  sur  la 
première  pièce  de  la  tierce. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lions. 

LE  FORESTIER 

Une  ancienne  tradition  fondée  sur  de  graves 
témoignages,  fait  descendre  cette  ancienne  maison 
des  anciens  Forestiers  devenus  au  xme  siècle, 
comtes  de  Flandre.  Nous  n'insisterons  pas  sur  cette 
origine  appuyée  de  l'autorité  de  divers  auteurs. 
La  position  de  la  famille  Le  Forestier  est  si  bien 
établie,  qu'il  n'est  pas  nécessaire  de  recourir  à  des 
conjectures  pour  lui  assigner  le  rang  distingué 
qui  lui  appartient  parmi  les  anciennes  maisons 
delà  province. 

Dès  le  xn'ie  siècle,  cette  famille  était  puissante 
et  considérée,  et  l'on  ne  peut  douter  qu'elle  y  fut 
établie  longtemps  avant  cette  époque,  puisque 
une  charte  de  1179  prouve  qu'un  Geoffroy  Le  Fo- 
restier accompagna  Henri  II  roi  d'Angleterre  à 
Montferrand;  un  siècle  après,  Robert  le  Forestier, 
prêtre,  ht  à  l'Abbaye  de  Blanchelande,  une  dona- 
tion à  laquelle  était  appendu  le  sceau  du  dona- 
teur, en  1279,  lo  1er  septembre. 

Maintenue  dans  sa  noblesse  d'ancienne  extrac- 
tion par  jugements  en  date  de  1469  et  1666,  la 
famille  Le  Forestier  a  eu  plusieurs  fois  l'occasion 
de  renouveler  ses  preuves  à  cet  égard,  notam- 
ment pour  l'admission  dans  l'ordre  de  Malte  de 
Jean  Antoine  Le  Forestier,  en  1697. 

Les  alliances  ont  été  prises,  à  toutes  les  épo- 
ques, dans  les  maisons  les  plus  nobles  de  la  pro- 
vince. 

La  famille  Le  Forestier  s'est  divisée  en  trois 
branches  principales. Ces  diversesbranches  étaient 
établies  dans  le  Cotentin,  mais  la  branche  aînée 
s'est  fixée  depuis  plus  d'un  siècle  dans  les  arron- 
dissements de  Caen  et  de  Falaise. 

La  filiation  régulière  et  suivie  de  cette  famille 
est  établie  depuis  Robert  Le  Forestier,  qualifié 
d'écuyer,  qui  vivait  en  1371-1405.  Il  avait  épousé 
demoiselle  Floure  d'Ussy,  dame  de  Bonneville, 
dont  il  eût  plusieurs  enfants;  l'aîné  Guillaume 
continua  la  descendance. 

La  branche  de  Vendeuvre  a  pour  auteur  Jacques 
Alexandre  Le  Forestier,  fils  d'Alexandre  Le  Fo- 
restier (10me  degré  de  la  branche-mère),  lieutenant 
au  régiment  royal  vaisseaux  en  1759,  qui  eut  pour 
sa  part  du  chef  de  sa  mère,  dans  l'héritage  paternel, 
la  terre  et  seigneurie  de  Vendeuvre.  Dans  tous 
les  actes  qui  le  concernent,  il  est  dénommé  comte 


Tome  II. 


12. 


—  355 


—  356 


de  Vendeuvre,  seigneur  du  dit  lieu.  Il  avait 
épousé,  par  contrat  du  6  mai  1773,  demoiselle  Mar- 
guerite Françoise  Camille  de  Launay  d'Eterville, 
dont  il  eut  plusieurs  enfants;  son  cinquième  fils, 
Augustin  Le  Forestier,  comte  de  Vendeuvre  con- 
tinua la  descendance. 

Le  troisième  fils  d'Augustin,  Raymond  Le 
Forestier  de  Vendeuvre,  fut  officier  de  la  légion 
d'honneur,  lieutenant  colonel  du  3"»*  régiment  de 
cuirassiers,  et  marié  à  demoiselle  Marie  Victorine 
de  Phillemain.  Son  frère  aîné  Anatole  a  continué 
la  descendance. 

Armes  :  D'argent,  au  lion  de  sable,  armé,  lam- 
passé  et  couronné  de  gueules. 

Couronne  de  comte. 

Supports:  Deux  lions. 

Deux  autres  maisons,  originaires  de  Norman- 
die, ont  produit  :  Clotilde  Le  Forestier  du  Buis- 
son, reçue  à  la  Maison  royale  de  St-Cyr,  en  août 
1686,  et  Les  Leforestier  de  Villeneuve,  qui  por- 
tent pour  armes  :  D'argent,  à  trois  huchets  de  sa- 
ble, liés  de  gueules  2  et  1 . 

Nous  trouvons  encore  des  Le  Forestier  de 
Périgny  et  des  Le  Forestier  de  Qu illieu  qui 
blasonnent  :  D'or,  à  trois  tourteaux  d'azur.  — 
Alias  :  De  gueules,  à  l'aigle  d'or. 


LE  FRANC. 

Marquis  de  Pompignan  le  Franc,  seigneur  de 
Pompignan,  de  Caux,  du  Thouron,  de  Lile,  de  la 
Tour,  etc.,  etc.  Quercy  et  Languedoc. 

Ancienne  noblesse  chevaleresque,  originaire 
du  Quercy,  qui  remonte  au  xne  siècle,  époque  où 
l'on  voit  Jean  du  Franc  (ou  le  Franc)  figurer  en 
1199,  parmi  les  hommes  d'armes  réunis  sous  le 
commandement  du  seigneur  de  Belcastel. 

Un  Le  Franc  administrait  la  justice,  dans  le 
Quercy  et  dans  l'Agenais,  pour  Alphonse,  comte 
de  Toulouse  et  du  Poitou  en  1262.  Cette  famille  a 
été  maintenue  dans  son  ancienne  noblesse  en  1667, 
1675  et  1698  ;  elle  fait  remonter  sa  généalogie  sui- 
vie, et  ses  titres,  au  commencement  du  xve  siècle. 

Elle  a  formé  plusieurs  branches  dont  deux 
existent  encore  aujourd'hui. 

Celle  des  marquis  de  Pompignan,  l'aînée,  et 
celle  des  Le  Franc  de  Lacarry. 

La  filiation  commence  à  Demétrie  Le  Franc, 
trésorier  do  l'Epargne  du  grand  Scanderberg, 
roi  d'Albanie  ;  il  épousa  Béatrix  de  Lange,  testa 
eu  1472,  et  mourut  en  laissant  postérité. 

Armes:   D'azur,  à  un  chevalier  armé  d'argent, 
tenant  en  main  une  èyèe  nue. 
Couronne  de  marquis. 
Supports:  Deux  léopards. 


LE  GARDEUR. 

Famille  originaire  de  Normandie,  où  elle  a  pos- 
sédé plusieurs  seigneuries.  Elle  s'est  signalée  de- 
puis deux  siècles  par  les  illustres  marins  qu'elle 
a  produits  et  parmi  lesquels  on  compte  plusieurs 
capitaines  de  vaisseau  et  un  contre-amiral. 

La  filiation  remonte  à  Jean  LeGardeur,  écuyer, 
seigneur  de  Croisilles,  qui  vivait  en  1510.  Son 
fils,  BonifaceLE  Gardeur,  seigneur  de  Till-ï,  eut 
quatre  enfants  dont  l'aîné,  René  Le  Gardeur, 
continua  la  descendance. 

En  1814,  le  roi  Louis  XVIII,  accorda  à  un  de 
ses  descendants,  le  brevet  de  capitaine  de  fré- 
gate et  le  nomma  secrétaire  de  l'état-major  de 
la  gardé  nationale  de  Paris.  Le  comte  de  Tilly 
devint  adjudant  du  Château  du  Louvre  en  1815, 
chef  de  la  3e  division  de  la  Maison  du  roi  en 
1824,  directeur  par  intérim  du  département  des 
Beaux-Arts  en  1826,  et  enfin  gentilhomme  hono- 
raire de  la  Chambre  du  roi,  en  février  1830.  Il  est 
mort  à  Saumur  le  27  octobre  1861,  ne  laissant 
que  deux  filles.  Il  était  chevalier  de  Saint-Louis 
et  officier  de  la  Légion  d'honneur  et  le  titre  de 
comte  de  Tilly  est  porté  dans  tous  les  brevets. 

La  branche  cadette  a  pour  auteur  Jean-Baptiste 
Le  Gardeur  de  la  Motte  de  Tilly,  né  à  Québec 
en  juin  1569,  lieutenant  de  vaisseau  et  chevalier 
de  St-Louis.  Il  épousa  Elisabeth  Girard,  dont  il 
eut  entre  autres  enfants  Jean-Baptiste,  qui  conti- 
nua la  descendance  jusqu'à  nos  jours,  en  four- 
nissant des  officiers  de  marine  distingués  et  un 
contre-amiral,  Armand  Le  Gardeur  de  Tilly,  né 
à  Rochefort  le  14  janvier  1799,  chevalier  de  St- 
Louis  et  de  l'ordre  de  Cincinnatus,  qui  comman- 
dant la  frégate  la  Concorde  en  1778,  soutint 
une  lutte  glorieuse  contre  la  frégate  anglaise 
la  Minerve,  qu'il  força  d'amener  pavillon.  Ce 
fait  d'armes  lui  valut  le  grade  de  capitaine 
de  vaisseau.  Sa  rencontre  avec  la  frégate  an- 
glaise le  Congrès,  l'année  suivante,  ne  fut  pas 
moins  brillante.  Après  trois  heures  d'un  feu  très 
vif,  le  bâtiment  ennemi,  percé  à  sa  flottaison,  se 
vit  contraint  de  fuir,  et  le  capitaine  de  Tilly  fut 
blessé  d'un  coup  de  mousquet.  Il  se  distingua 
encore  par  plusieurs  actions  d'éclat. 

Armes:  De  gueules,  au  lion  d'argent,  lam- 
passé  d'or,  tenant  des  deux  pattes  de  devant  une 
croix  patriarcale,  recroisettée  d'or. 

Couronne  de  comte. 

LE  GENDRE 

La  famille  Le  Gendre  est  la  plus  ancienne  de 
toutes  celles  qui  ont  été  connues  comme  nobles, 
sous  le  même  nom,  dans  les  diverses  provinces 
du  royaume. 

Sieurs  de  Fougainville,  du  Boulay,  de  la  Bre- 
tesque,  de  Canapville,  d'Oneille,  d'Hardouville, 


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de  Montenol,  de  Guipereux,  de  Bois-Compteux, 
de  Chavannes,  etc.,  vicomtes  de  Fougainville, 
barons  des  Ventes,  en  Normandie  et  à  la  Marti- 
nique. 

Elle  est  originaire  de  Normandie,  où  quelques 
Chartes  la  font  connaître  depuis  le   xme  siècle  et 
la   présentent   comme   une   famille  qui   dès     ce 
temps   pouvait   passer  pour    ancienne.    On  juge 
par  le  peu  de  titres  qu'elle  possédait  lors    de  la 
recherche  de  1463,  qu'elle  a  dû  comme  la  majeure 
partie  de    la  noblesse   de   Normandie,  éprouver 
des  pertes  considérables  pendant  l'occupation  de 
cette  province  par  les  Anglais.  Aussi  Guillaume 
Le  Gendre,  IIe  du  nom,  écuyer,  demeurant  à  Cas- 
tillon,  ayant  été  assigné  en  l'année  1463,  par  de- 
vant le   Commissaire  du    roi   Louis  XI,   en  Nor- 
mandie, sur  le  fait  de  la  noblesse,  fut-il  renvoyé 
par  défaut,    pour   n'avoir   pu    fournir    alors  une 
production  suffisante,   établissant   la   généalogie 
de  ses  aïeux  depuis    1363,  sans  aucune  interrup- 
tion dans  les  degrés.  Il  est  néanmoins  constant 
que  la  famille   de  Guillaume  Le  Gendre  était  ré- 
putée noble  bien  avant  cette  époque,  puisque  dès 
l'an  1297,  Guillaume  Le  Gendre,  Ier  du  nom,  l'un 
des  ascendants   de  Guillaume  II,   dont  on  vient 
de  parler,   est  nommé   avec   deux  gentilhommes 
dans  des  lettres  de  Renaud  Verchin,  clerc  du  roi 
au  bailliage   de  Rouen.   Ce  même  Guillaume  Le 
Gendre,  chevalier,  et  son  fils,  servirent  dans  les 
guerres   du   roi  Philippe-le-Bel    contre  les    Fla- 
mands révoltés.  On  sait  qu'après  la  victoire  rem- 
portée par   ces  rebelles  à  Courtray,  le  11  juillet 
1302,    Philippe-le-Bel   à  peine  instruit  de  ce  re- 
vers funeste,  assembla  le    ban    et   l'arrière-ban 
dans  tout   son   royaume,   augmenta  le   prix  des 
monnaies,  et  imposa  le  5eme  sur  tous  les  revenus 
de  ses  sujets.  Guillaume  Le  Gendre  et  son  fils, 
sont  nommés   au  rôle  des  nobles  fieffés  du  bail- 
liage de  Caen  qui  contribuèrent  à  ce  subside  mi- 
litaire ainsi  que   la   plupart   des   nobles.  Toute 
cette   noblesse  marcha  en  Flandre  et  contribua 
au  gain  de  la  bataille  de  Mons-en-Pucelle,  le  18 
août  1304. 

La  noblesse  d'extraction  de  la  famille  Le 
Gendre  a  été  reconnue  par  plusieus  arrêts  de 
Cours  Souveraines,  qui  ont  ordonné  l'enregis- 
trement de  ses  titres,  et  les  preuves  ont  été  éta- 
blies en  1681,  pour  l'ordre  de  Saint-Lazare. 

En  1747,  la  généalogie  a  été  de  nouveau  dres- 
sée sur  les  mêmes  titres,  que  cette  famille  pos- 
sède encore.  Une  nouvelle  collation  en  a  été 
faite  le  4  février  1784,  par  Le  Ccq  et  Martin,  no- 
taires royaux  à  la  Martinique,  et  enfin  les  mê- 
mes titres  ont  été  enregistrés  au  Conseil  supé- 
rieur de  la  Martinique,  le  6  septembre  1815.  Ces 
diverses  pièces  établissent  sa  filiation  à  partir 
de  Henri  Le  Gendre,  l°r  du  nom,  qui  servit  sous 
le  roi  Charles  VI  en  qualité  de  capitaine  de  ban- 
des de  Picardie,  et  fut  tué  à  la  bataille  d'Azin- 
court,  en  1415  ;  il  laissa   un  fils,  Henri  Le  Gen- 


dre II  du  nom,  qui  fut  écuyer  du  bon  roi  René 
d'Anjou,  duc  de  Lorraine  et  de  Bar,  qu'il  servit  a 
la  bataille  de  Bullègneville,  où  ce  prince  fut  fait 
prisonnier. 

Cette  maison  a  fourni  la  branche  de  Monte- 
nol, qui  a  pour  auteur  Jacques  Le  Gendre,  II*  du 
nom,  écuyer,  sieur  de  Montenol,  qui  entra  dans  le 
régiment  des  gardes  en  1629,  servit  au  combat 
de  Castelnaudary,  en  1639,  accompagna  le  roi 
au  voyage  de  Nancy  et  concourut  au  siège  et  à 
la  prise  de  la  Mothe  en  Lorraine  en  1635.  Le  15 
décembre  de  la  même  année,  il  fut  pourvu  d'une 
charge  de  gentilhomme  servant  du  roi,  pour  la- 
quelle il  prêta  serment  de  fidélité.  Il  assista  à 
plusieurs  batailles.  Il  obtint  de  Louis  XIV,  des 
lettres  en  forme  de  mandement,  données  à  Ver- 
sailles le  24  février  1686,  portant  ordre  de  pro- 
céder à  l'enregistrement  du  procès-verbal  de  ses 
preuves  de  noblesse,  enregistrement  qui  eut  lieu 
à  la  requête  de  son  fils,  Louis  Le  Gendre,  écuyer, 
sieur  de  Montenol,  le  31  juillet  1686. 

Cette  famille  compte  quantité  d'officiers  dis- 
tingués dans  nos  armées,  chevaliers  des  ordres 
du  roi,  de  St-Louis  et  de  la  Légion  d'honneur. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
de  deux  molettes  d'éperons  en  chef,  et,  en  pointe, 
d'une  rencontre  de  cerf,  le  tout  du  même. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lévriers. 

La  branche  de  Montenol  porte  la  couronne  de 
comte  et  pour  supports  :  deux  lions. 


LEGENDRE  DE  LUÇAY. 

Cette  famille  a  pour  auteur  Bénigne  Legendre, 
secrétaire  du  roi,  qui  fit  enregistrer  ses  armes  en 
1697.  Il  avait  épousé  Anne-Catherine  Gervais, 
dont  il  eut  plusieurs  enfants. 

Sa  descendance  prit  le  surnom  de  Luçay. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  étoiles  du  même,  et,  en  pointe, 
d'une  levrette  courante  d'argent,  colletée  de  sable. 

Couronne  de  comte. 

Supports:  Deux  griffons. 

Devise  :  liiche  d'honneur. 

LE  GENTIL. 

Bretagne.  —  Marquis  de  Paroy,  seigneurs  de 
Barvedel,  Poulers,  la  Barbinais,  Coetninon,  Pe- 
nerais,  Rosmorduc,  Kérosan,  Tromeur,  de  Kerle- 
ven,  etc. 

Cette  famille,  d'une  très  ancienne  noblesse  de 
Bretagne,  figure  avec  honneur,  dès  le  xive  siècle, 
dans  les  annales  de  cette  province,  et  n'a  cessé 
de  se  distinguer  depuis,  et  par  ses  alliances  et 


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par  ses  services  militaires,  dans  les  grades  supé- 
rieurs des  armées. 

Nous  trouvons  :  en  1371  Le  Gentil,  écuyer,  com- 
pris dans  la  montre  d'armes  de  Bertrand  du  Gués- 
clin. 

Jean  Le  Gentil,  en  1386,  fut  du  nombre  des  gen' 
tilhommes  députés  pour  aller  chercher  dame 
Jeanne,  duchesse  de  Bretagne,  fille  du  roi  de  Na- 
varre. 

Jean  Le  Gentil,  qui  vivait  en  1460,  et  dont  le  fils 
Jean  Le  Gentil  commence  la  filiation  régulière  et 
suivie  de  la  famille.  Sa  sœur  fut  fdle  d'honneur 
de  la  reine  Anne  de  Bretagne,  femme  de  Louis  XII 
roi  de  France. 

La  famille  Le  Gentil  est  déclarée  noble  d'an- 
cienne extraction  par  arrêt  du  30  août  1669,  et  la 
branche  Le  Gentil,  seigneurs,  marquis  de  Paroy, 
fut  appelée  aux  honneurs  de  la  cour  en  1748  et 
1787. 

Elle  a  fourni  de  belles  alliances  dans  laprovince. 

Elle  s'est  divisée  en  quatre  branches  à  partir 
du  5"  degré  :  1°  celle  de  Goetninon  et  de  Rosmorduc  ; 
2°  celle  de  Tbomeur  et  de  Pa.roy  ;  3e  celle  de  Ker- 
lern  et  de  Penerais  ;  et  4°  celle  de  Kerleven. 

La  branche  des  Le  Gentil,  seigneurs  et  marquis 
de  Paroy,  s'est  surtoutdistinguée  dans  la  carrière 
des  armes.  C'est  en  faveur  de  Guy  Le  Gentil,  2e 
du  nom,  seigneur  d'Auxerre,  officier  au  régiment 
des  gardes  françaises,  chevalier  de  St-Louis, grand 
bailli  d'épée  des  villes  et  comtés  de  Provins  et 
Montereau-Faut-Yonne,  lieutenant  pour  le  roi 
dans  les  provinces  de  Champagne  et  de  Brie,  que 
la  seigneurie  de  Paroy  fut  érigée  de  nouveau  en 
marquisat,  pour  lui  et  sa  postérité,  par  lettres  de 
1754,  enregistrées  à  la  Chambre  des  comptes  en 
1755. 

Armes  :    D'azur,  à  un  serpent  violant  au  dragon 
d'or,  lampassé  de  gueules. 
Couronne  de  marquis. 

LEGGE  {de). 

Famille  originaire  d'Angleterre,  issue  de  Guil- 
laume de  Legge,  grand  justicier  de  paix,  dont  un 
fils  vint  s'établir  en  Bretagne,  dans  labaronniede 
Vitré,  appartenant  alors  aux  ducs  de  la  Trémoille 
qui  l'avaient  recueillie  par  héritage  des  Montmo- 
rency-Laval. Sa  descendance  forma  deux  branches. 
L'une  repassa  lors  de  la  révocation  de  l'édit  de 
Nantes  dans  les  Iles -Britanniques,  où  elle  a  pro- 
duit un  ministre  de  la  guerre  au  siècle  dernier. 
L'autre,  restée  en  Bretagne  et  catholique,  s'est 
alliée  dans  cette  province  aux  maisons  du  Dres- 
nay,  de  la  Forest  d'Armaillé,  du  Fresne,  de  Virel, 
etc.  Elle  a  été  maintenue  dans  sa  noblesse  par  un 
arrêt  du  parlement  de  Rennes,  en  1740,  sur  prou- 
ves de  sept  générations.  De  nos  jours,  un  de  ses 
rejetons,  volontaire  pontifical,  fut  un  des  braves 
défenseurs   de  Gaëte  en   1861.    Louis-Marie   de 


Legge  a  obtenu  le  8  mars  1872,  l'autorisation  d'a- 
jouter à  son  nom  celui  de  Kerléan. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'argent,  accompa- 
gné de  trois  lions  mantelès  de  même. 
Devise:  Mal  se  repose,  qui  n'a  contentement. 

Ce  sont  les  armes  que  Charles  de  Legge,  écuyer, 
sieur  du  dit  lieu,  fit  enregistrer  dans  i'armorial 
général  de  1696,  au  bureau  de  Vitré  (Registre  de 
Bretagne,  tome  Ier,  p.  189).  Un  de  ses  parents, 
de  Legge,  sieur  de  Vauguy,  ayant  négligé  de 
reproduire  alors  son  blason,  d'Hozier  lui  donna 
pour  écu  :  mi  parti  d'azur  et  d'argent,  au  chevron 
de  l'un  en  l'autre,  accompagné  de  trois  lions  de 
même,  ceux  du  chef  affrontés,  et  tous  trois  ayant 
attaché  à  leur  col  un  mantelet  d'argent. 

L'ÉGLISE  DE  FERRIER  DE  FÉLIX 

{de). 

Famille  originaire  d'Avignon,  connue  dans  la 
noblesse  du  comtat  venaissin  et  avec  la  qualité  de 
citoyen  d'Avignon,  depuis  la  fin  du  xvie  siècle  et 
le  commencement  du  xvne. 

Armes:  Tiercé  enfasce;  au  1  d'azur,  à  trois 
fleurs  de  lys  d'or;  au  2  d'argent,  à  l'église  de 
gueules;  au  3  de  gueules  plein. 

LE  GOAZRE  DE  TOULGOËT  TRÉ- 

ANNA. 

Famille  originaire  d'Ecosse,  suivant  une  tradi- 
dition  ancienne,  et  établie  dès  le  xve  siècle  en 
Bretagne,  où  elle  vint  sans  doute  à  la  suite  de  la 
duchesse  Isabeau.  A  partir  de  cette  époque,  elle 
figure  dans  les  anciennes  monstres  ou  revues  mi- 
litaires delà  noblesse  et  dans  les  rôles  du  ban  et 
de  l'arrière-ban  de  la  province.  Elle  y  a  possédé 
nombre  de  fiefs  nobles  et  ses  armoiries  se  voyaient 
encore  avant  la  révolution  sur  les  vitraux  des 
églises  de  Penhars,  deCuzon  et  deLanriec,  où  elle 
avait  des  prééminences  et  des  droits  honorifiques  ; 
on  voit  encore  aujourd'hui  son  écusson  sculpté 
sur  la  porte  de  la  chapelle  de  la  terre  de  Toulgoét, 
qu'elle  a  possédé  pendant  plusieurs  siècles. 

Elle  a  toujours  vécu  noblement,  pris  et  donné 
des  idliances  dans  des  maisons  nobles  ;  aussi  se 
trouve-t-elle  apparentée  avec  presque  toutes  les 
familles  distinguées  du  pays. 

Sa  filiation,  établie  sur  titres  authentiques,  re- 
monte sans  interruption  à  Yvon  GoadrionGoazre, 
qui  comparait  dans  une  monstre  ou  revue  de  la 
noblesse  de  levêché  de  Quimper,  faite  à  Carhaix 
en  1481,  par  ordre  du  duc  de  Bretagne. 

Ses  descendants  ont  servi  avec  distinction  dans 
la  magistraturo  et  dans  l'armée  et   ont  formé   di- 


361 


—  362 


verses  branches  qui  se  sont  successivement  éten- 
dues, à  l'exception  de  celle  de  Toulgoët. 

La  branche  aînée,  aujourd'hui  éteinte,  a  porté 
au  siècle  dernier  le  titre  de  marquis  ;  la  branche 
de  Toulgoët,  seule  subsistante,  a  reçu  du  pape 
Pie  IX  le  titre  héréditaire  de  comte,  et  c'est  un 
des  rares  titres  étrangers  qui  aient  été  confirmés 
par  la  chancellerie  française. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,  d'argent  à  la  croix 
pattêede  sinople  cantonnée  de  quatre  molettes  de 
sable  ;  aux  2  et  3,  d'argent  à  une  mâcle  d'azur, 
qui  est  de  Tréanna. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Le  Goazre,  comte  de  Toulgoët-Tréanna, 
(Emile-Marie),  chevalier  de  Malte,  Grand- 
Croix  de  St-Grégoire-le-Grand  de  2e classe, 
etc.,  chambellan  de  Sa  Sainteté  Pie  IX  et 
de  Sa  Sainteté  Léon  XIII,  a  été  autorisé 
par  décret  impérial  à  relever  le  nom  de 
Tréanna  qui  est  celui  de  son  aïeule.  Ma- 
rié à  Sara  de  Bernard  de  Gautret,  dont 
cinq  enfants  :  1°  Yvon,  lieutenant  d'infan- 
terie; 2°  Jean,  sous-officier  de  cavalerie  ; 
3°  Henry  ;  4°  Louis  ;  5°  Blanche. 

LE  GOUBIN  DE  VILLODON. 

La  famille  Le  Goubin  ou  Goubin  est  originaire 
de  Normandie.  Au  xive  siècle  vivaient,  dans  la 
généralité  de  Caen,  Guillaume  Goubin  et  Philip- 
pine, sa  femme,  lesquels  vendirent,  en  1337,  à 
l'abbaye  de  la  Sainte-Trinité  à  Caen,  une  rente  à 
prendre  à  Oy^treham  (Mémoires  de  la  Société  des 
\nliquaires  de  la  Normandie).  On  trouve,  en  Bre- 
tagne, dans  la  généralité  de  Rennes,  une  famille 
Goubin,  seigneurs  de  Couasme,  qui  paraît  être 
une  branche  de  celle  de  Normandie,  et  qui  fit  en- 
registrer ses  armoiries  à  Y  Armoriai  général  offi- 
ciel de  1696  :  d'argent,  à  trois  molettes  d'azur,  au 
chef  de  gueules  chargé  de  trois  besants  d'or  ;  ecar- 
telé, d'argent,  à  trois  chevrons  brisés  et  engrê- 
lés  de  sable.  Elle  a  produit  un  Procureur  au  Par- 
lement de  Bretagne,  en  1696,  un  député  de 
Lesneven  aux  Etats  de  Nantes,  en  1722.  (Potier 
de  Courcy,  Nobiliaire  de  Bretagne.) 

Mais  il  est  vraisemblable  que  le  nom  Le  Goubin 
est  la  forme  moderne  de  l'ancien  nom  normand 
Le  Goubey  qu'on  voit  figurer  dans  une  charte  de 
l'an  1450,  passée  en  la  vicomte  de  Roncheville 
(Généralité  de  Caen),  ou  demeurait  Guillaume  Le 
Goubey,  propriétaire  d'une  terre  (Titre  original). 

Par  suite  de  la  destruction  de  ses  archives,  la 


filiation  suivie  et  régulière  de  la  famille  Le  Goubin 
de  Villodon  n'a  pu  être  établie  qu'à  partir  de  : 

I.  François-Henri-Bonaventuré  Le  Goubin  de 
Villodon,  écuyer,  receveur  des  domaines  du  roi  à 
Caen  en  1770,  contrôleur  des  actes  de  Tilly-sur- 
Seules  en  1773,  qui  avait  épousé  noble  Agathe 
Touroude,  d'une  famille  noble  de  Normandie, 
maintenue  dans  sa  noblesse  par  arrêt  du  26  mars 
1669.  De  ce  mariage  sont  issus  :  1°  Monique-For- 
tunée, née  à  Tilly-sur-Seules  (Calvados)  le  3  jan- 
vier 1773  et  baptisée  le  5  du  même  mois,  fut  tenue 
sur  les  fonds  par  Pierre-Nicolas  Tiboust,  directeur 
général  des  domaines  du  roi,  son  oncle  paternel, 
et  Monique  Touroude,  sa  tante  maternelle  ;  2° 
Frédéric-Constant-Prosper,  qui  suit. 

II.  Frédéric-Constant-Prosper  Le  Goubin,  comte 
de  Villodon,  né  le  16  février  1777,  émigra  pendant 
la  révolution.  Noble  demoiselle  Adélaïde  de  Cin- 
gal,  qu'il  avait  épousée  à  Ducy-Sainte-Marguerite, 
canton  de  Tilly-sur-Seulles  en  1706  lui  donna  en- 
tre autres  des  enfants  : 

III.  Alexandre-Henri-Frédéric  Louis  Le  Goubin, 
comte  de  Villodon,  né  à  Tilly-sur-Seules  en  1797, 
épousa  en  premières  noces,  à  Paris,  en  1821,  de- 
moiselle Aline  Widerkerh,  issue  d'une  ancienne 
famille  dAlsace  ;  et  en  secondes  noces,  à  Pacy- 
sur-Eure,  en  mars  1857,  demoiselle  Amélie-Al- 
phonsine  Pinson.  Du  premier  lit  il  eut  quatre 
enfants,  savoir  :  1°  Claire  Le  Goubin  de  Villedon, 
mariée  à  M.  Bouvaist,  dont  elle  est  veuve;  2°  Ca- 
mille, qui  suit  ;  3°  Blanche  Le  Goubin  de  Villodon, 
mariée  à  M.  le  comte  Ghristiani  de  Bavarand.chef 
de  bataillon,  mort  en  1870  ;  4°  Henri  Le  Goubin 
de  Villodon,  né  en  1846,  sous-lieutenant  d'infan- 
terie, marié  à  Mlle  de  la  Croix,  décédé  sans  pos- 
térité en  1879:  Du  second  lit  est  née  :  5°  Henriette 
Le  Goubin  de  Villodon,  mariée  à  M.  Paul  de 
Montmaur. 

IV.  Camille  Le  Goubin,  comte  de  Villodon,  né 
le  28  mai  1829,  décédé  le  28  juin  1867,  avait  épousé 
Mathilde  Jonot,  dont  il  a  eu  deux  enfants  :  1°  Ju- 
les-Emile qui  suit  ;  2°  Jeanne-Adeline-Marie  Le 
Goubin  de  Villodon,  marié  à  M.  Antoine  Sourd. 

V.  Jules-Emile  Le  Goubin,  comte  de  Villodon, 
chef  actuel  de  sa  famille,  capitaine  au  89e  d'infan- 
terie, est  né  le  8  février  1862,  et  a  épousé  le 
27  juin  1892  Joséphine-Marcelle  Bazin  de  Gribeau- 
val. 

Armes  :  D'azur,  à  neuf  lacs  d'amour  d'or,  posés 
3,  3  et  3. 
Couronne  de  comte. 

LEGOUX. 

Famille  anoblie  en  1808,  en  la  personne  de 
Bernard  Legoux,  procureur  général  près  la  cour 
de  justice  criminelle  du  département  de  la  Seine, 
né  à  Dijon  le  4  janvier  1763. 


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—  364 


Il  avait  été  créé  chevalier  de  l'Empire  par  let- 
tres patentes  du  15  octobre  1808,  puis  baron  le  12 
avril  1813,  titre  confirmé  par  Louis  XVIII,  par 
lettres  patentes  du  11  novembre  1814. 

Il  avait  épousé  Louise-Jeanne—Thérèse  Faton, 
d'une  famille  originaire  de  la  Franche-Comté. 

Il  eut  de  ce  mariage  plusieurs  enfants  ;les  trois 
garçons  qui  ont  survécu  ont  fourni  les  souches 
des  trois  branches  actuellement  existantes  de  la 
famille  Legoux  (et  non  Le  Gotcx  en  deux  mots) 
comme  l'écrivent  à  tort  certains  auteuis. 

Armes  :  Tiercé  en  pal,  d'hermine,  de  gueules  et 
de  contre-hermine,  le  gueules  chargé  d'une  étoile 
à  dix  pointes  d'argent. 

Couronne  de  baron. 

LE  GRAND. 

Claude  Just  Alexandre  Le  Grand,  né  au  Ples- 
sis-sur-Saint-Juste,  le  22  février  1762,  s'enrôla  le  16 
mars  1777  dans  le  régiment  dauphin,  infanterie, 
où  il  obtint  le  grade  de  sergent-major.  Il  se  ma- 
ria à  Metz  en  1786  avec  N.  Scherer,  fille  de  Joseph 
Schérer  qui  depuis  fut  général  en  chef  de  l'armée 
d'Italie  et  ministre  de  la  guerre.  En  1790,  il  fut 
nommé  chef  de  l'un  des  bataillons  de  la  Moselle, 
et  dès  l'année  1792,  il  fut  employé  comme  général 
de  brigade  à  l'armée  de  Sambre-et-Meuse,  et 
prit  part  en  cette  qualité  aux  journées  d'Arlon, 
de  Juliers  et  de  Fleurus.  Au  passage  du  Rhin, 
dans  la  nuit  du  4  au  5  septembre  1795,  ce  général 
impatient  d'atteindre  la  rive  opposée,  s'élança 
dans  les  flots  à  la  tête  de  ses  grenadiers  qu'il  élec- 
trisa  par  son  exemple,  culbuta  2000  autrichiens, 
et  continua  à  poursuivre  l'ennemi  au  pas  de 
charges  et  à  la  baïonnette  jusque  sur  les  glacis  de 
la  ville  de  Dusseldorf,  à  laquelle  il  n'accorda  que 
10  minutes  pour  se  rendre.  2000  hommes  de  troupes 
palatines  composant  la  garnison  de  cette  place, 
défilèrent  et  mirent  bas  les  armes  devant  700 
grenadiers  français.  Il  donna  dans  toutes  les 
occasions  des  preuves  de  bravoure,  fit  toutes 
les  campagnes  de  l'empire,  et  reçut  le  grand  cordon 
de  la  Légion  d'honneur  le  26  décembre  1805;  après 
la  paix  de  Tilsitt,  le  général  Le  Grand  fut  créé 
comte  de  l'Empire  avec  dotation  de  30  000  francs 
de  rente. 

Le  roi  le  créa  pair  de  France  et  chevalier  de  St- 
Louis  le  27  juin  1814. 

Armes  '.D'argent,  aucheoal  cabré  de  sable;  à  la 
fasce  de  gueules, chargée  d'une  étoile  rayonnante 
d'or,  brochante  sur  le  tout  ;  au  franc  canton  d'a- 
zur chargé  d'une  épée  d'argent  garnie  d'or. 

LE  GRAS  DU  LUART. 

La  famille  Le  Gras  du  Luart,  distinguée  depuis 
plusieurs  siècles,  a  toujours  signalé  son  attache- 


ment et  son  zèle  pour  la  gloire  et  le  service  de 
l'Etat,  soit  dans  les  charges  de  la  magistrature, 
soit  dans  les  emplois  militaires  dont  elle  a  été  ho- 
norée. 

Famille  originaire  de  Champagne  dont  un  des 
membres,  Jean  le  Gras,  était  en  1490,  gouverneua 
de  la  ville  de  Châlons. 

Sa  filiation  est  authentiquement  établie  par  ti- 
tres depuis  Michel  le  Gros,  seigneur  du  Luart, 
lieutenant  particulier  delà  ville  du  Mans  en  1550. 

Au  5e  degré,  nous  trouvons  François  Le  Gras, 
marquis  du  Luart,  baron  du  Tertre,  né  le  25  jan- 
vier 1691,  maître  des  requêtes  en  1719  et  intendant 
du  Roussillon  en  1723.11  obtint  du  roi  Louis  XV 
des  lettres  patentes  portant  érection  de  la  terre 
de  Luart  en  marquisat  ;  elles  furent  enregistrées 
le  7  juin  1726.  Les  considérants  qui  y  sont  conte- 
nus sont  des  plus  flatteurs  et  des  plus  honora- 
bles. Le  marquis  de  Luart  est  mort  en  1737,  lais- 
sant de  N.  Lucas  de  Muyn,  sa  femme,  plusieurs 
enfants. 

Armes  :  D'azur,    à    trois    rencontres     de   cerf 
d'or. 
Couronne  de  marquis. 
Devise  :  Ne  varietur. 


LE  HARDY. 

Ancienne  et  noble  famille,  originaire  de  l'Artois 
transplantée  dans  le  Hainaut  vers  le  milieu  du 
xvie  siècle.  Son  nom  primitif  est  d'Auffay,  d'un 
fief  situé  en  Artois.  Le  Hardy  est  un  surnom  trop 
glorieux  pour  que  les  descendants  de  celui  qui  le 
mérita  ne  tinssent  à  honneur  de  le  porter  exclu- 
sivement. 

Distinguée  par  son  ancienneté,  ses  services  et 
ses  alliances,  la  maison  d'Auffay  ou  le  Hardy 
s'est  illustrée  dans  toutes  les  carrières.  Elle  a 
fourni  un  grand  nombre  d'officiers  de  tous  grades, 
un  évèque,  des  abbés  mitres,  des  chanoines  et  a 
rempli  les  plus  hautes  charges  municipales  de  la 
ville  de  Valenciennes.  Elle  s'est  divisée  en  plu- 
sieurs branches  dont  l'ainée  seule  existe  encore. 

La  filiation  commence  à  Thierry  d'Auffay, 
écuyer,  l'un  des  députés  de  la  noblesse  d'Artois 
au  sacre  du  roi  Jean,  fait  prisonnier  à  la  bataille 
de  Poitiers  en  1356,  marié  à  Béatrix  d'Arras  dont 
postérité. 

Nous  trouvons  au  5e  degré  Hugues  d'Auffay, 
2e  du  nom,  chevalier,  seigneur  de  Blé'mont,  gou- 
verneur pour  Marie  de  Bourgogne,  du  château  de 
la  Buchière,  en  Artois.  Il  défendit  le  château  de 
Renty  contre  l'armée  de  Louis  XI  et  ne  rendit  la 
place  qu'après  trois  assauts  et  â  des  conditions  ho- 
norables. Le  roi  lui  dit  qu'il  avait  été  bien  Hardy  de 
lui  résister  ainsi  et  qu'il  méritait  la  mort.  A  quoi 
Hugues  répondit  qu'il  se  tenait  glorieux  de  mou- 
rir pour  la  princesse  sa  souveraine,  et  que  s'il 


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restait  en  vie,  il  porterait  le  nom  de  Hardy  qu'il 
tenait  à  honneur,  puisque  le  roi  le  lui  avait  donné. 
Louis  XI  ajouta,  tirant  son  épée  et  en  donnanl 
un  coup  sur  l'épaule  d'Auffay  :  «  Je  te  crée  che- 
valier pour  ta  fidélité.  » 

A  partir  de  son  fds,  Valerand  d'Auffay,  dit  le 
Hardy,  tous  ses  descendants  portèrent  le  nom 
de  Le  Hardi. 

Armes  :  De  sable,  semé  de  billcttes  cVor,  au  lion 
de  même,  armé,  lampassé  et  couronné  d'argent, 
brochant  sur  le  tout. 

Couronne  de  comte. 

Supports:  Deux  aigles. 

Cri  :  Aujfay. 

Devise  :  Nec  fortior  alter. 

Nous  trouvons  une  autre  famille  du  même  nom 
originaire  de  Normandie  qui  porte  :  De  gueules, 
au  chevron  d'or,  accompagné  de  quatre  lions 
d'argent,  affrontés  et  posés  2  en  chef  et  2  en 
pointe;  sur  le  tout,  d'argent  à  trois  tourteaux  de 
sable. 

Devise  :  Nec  leporem  féroces  procréant  imbcl- 
lem  icônes. 


LE  HARIVEL, 

Seigneurs  dn  Teil,  de  laHaze.  de  la  Croix,  des 
Brières,  de  la  Chesnaie,  de  la  Mogissière,  de 
Beaumanois,  Houginy,  du  Bocage,  de  Mezières 
de  Gonneviile,  etc.,  etc. 

Originaire  de  Normandie,  cette  famille  d'an 
cienne  noblesse  est  connue  depuis  Jean  le  Hari- 
vel,  écuyer  porté  présent  en  armes  dans  le  rôle 
des  ban  et  arrière  ban  de  Condé,  l'an  1325. 

Cette  famille  s'est  toujours  distinguée  par  sa 
fidélité  aux  rois  de  France,  et  en  1793,  onze  de 
ses  membres  sont  portés  sur  les  listes  officielles 
des  émigrés. 

La  filiation  suivie  commence  à  Colin  Le  Harivel, 
sieur  du  Teil,  qualifié  écuyer  dans  un  aveu  rendu 
au  roi  le  1er  rnai  1388. 

Alexandre  Le  Harivel,  écuyer,  seigneur  de  Me- 
zières, servit  aux  gardes  du  corps  et  reçut  la 
croix  de  St-Louis  par  brevet  du  29  septembre 
1785. 

Cette  famille  fut  maintenue  dans  sa  noblesse 
en  1469,  en  1598  et  enfin  en  1671,  le  4  mars.  Parmi 
ses  alliances,  nous  citerons  celles  :  d'Anfernet, 
de  la  Lande,  de  la  Rivière,  de  Launay,  de  Méri- 
court,  etc.,  etc. 

La  branche  de  St-Honorine  et  de  Gonneviile  a 
eu  pour  auteur  : 

Georges  Le  Harivel,  écuyer,  seigneur  de  Ste- 
Honorine,  fils  de  Nicolas,  IIe  du  nom,  du  11e  de- 
gré de  la  branche  souche;  il  a  épousé  en  1729 
Françoise  de  Guérault  dont  postérité . 

Elle  compte   plusieurs  chevaliers  de  St-Louis. 


Armes  :  De  gueules,  à  trois  roses  d'or,  2  et  1. 
Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  lions. 

LE  HON  (O). 

Les  comtes  Lehon  ou  Le  Hon,  de  création 
récente,  se  rattachent  par  leurs  annales  domebti- 
ques  à  l'affranchissement  de  la  Belgique,  à  la 
fondation  de  son  indépendance  et  de  sa  nationalité 
et  à  la  consolidation  de  sa  dynastie.  Les  traditions 
disent  qu'ils  sont  originaires  de  Bretagne,  où  se 
trouve  le  village  de  Lehon  dans  le  canton  de 
Dinan. 

La  filiation  ne  remonte  qu'à  Charles  Aimé 
Joseph  Le  Hon,  né  à  Tournai,  en  1792,  fils  d'un 
savant  jurisconsulte  qui  occupa  l'une  des  pre- 
mières charges  de  la  magistration  de  cette  ville. 

Armes  :  Ecartelé  ;  aux  1  et  4  de  gueules,  au 
lion  d'or;  aux  2  et  3  d'argent,  au  croissant  de 
gueules  ;  sur  le  tout  :  d'azur,  à  deux  mains  jointes, 
dont  l'une  porte  au  doigt  un  anneau  de  mariage 
surmonté  d'une  couronne  rogale,  en  mémoire  du 
mariage  du  roi  des  Belges  avec  la  princesse 
Louise  d'Orléans. 

LEISSEIGUES  ou   LEISSÈGUES 

Originaire  d'Auvergne.  Seigneur  de  Légerville, 
de  Trévascoët,  de  Pennayeun  de  Kergadio,  de 
Rosaven.  - 

Famille  anoblie  en  1816,  qui  a  donné  un  sous- 
lieutenant  de  vaisseau  en  1786,  vice-amiral  et 
commandeur  de  St-Louis  en  1816,  mort  en  183:2  ; 
un  assistant  du  général  des  jésuites,  mort 
vers  1869,  etc. 

Armes  :  D'or,  à  trois  fasces  ondées  de  gueules  ; 
(arm.  1696)  ;  Alias  :  à  l'épée  d'argent  garnie  d'or, 
brochant  en  pal  sur  le  tout,  pour  la  branche  de 
Légerville. 

LEJAY  DE  BELLEFOND. 

Ancienne  famille  noble  du  Berry,  province  où 
elle  réside  encore  de  nos  jours.  Elle  est  connue 
depuis  François  Lejay,  qui  vivait  en  1441  et  Pierre 
Lejay,  1er  du  nom,  qui  commence  la  filiation, 
écuyer,  sieur  de  Bretagne,  en  Berry,  mort  en  1595. 

La  seconde  branche  de  cette  famille  a  pour 
auteur  Joseph  Lejay,  écuyer,  sieur  de  Bellefond, 
quatrième  fils  de  Jean  Baptiste  du  6me  degré  de  la 
lre  branche.  Il  se  maria  le  19  mai  1771,  a  demoi- 
selle Marie  Marguerite  Thierry  dont  il  eut  entre 
autres  enfants  Marie  Joseph  Nicolas  Lejay, 
écuyer,  sieur  de  Bellefond,  né  le  29  juillet  1772, 
capitaine  de  cavalerie,  émigré  en  1792  ;  il  servit  à 
l'armée  de  S.   A.  S.  Monseigneur  le   Prince  de 


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Condé  de  1792  jusqu'en  1801.  Il  reçut  deux  bles- 
sures graves.  Le  31  mars  1814,  lors  de  l'entrée  des 
alliés  dans  la  capitale,  lui  quatrième,  après  avoir 
rassemblé  plus  de  500  personnes  auxquelles  il 
avait  fait  arborer  la  cocarde  blanche,  il  promena 
avec  elles  dans  Paris  le  premier  drapeau  blanc 
qui  y  ait  paru.  Chevalier  de  St-Louis,le8  septem- 
bre 1814  pour  ses  services  militaires  et  pour  deux 
blessures  reçues  à  l'armée  de  Condé,  il  fut  nommé 
le  14  février  1815,  chevalier  de  la  légion  d'hon- 
neur, pour  récompense  du  dévouement  qu'il  avait 
montré  le  31  mars  1814. 

Armes  :  De  sinople,  à  trois  fasces  d'or  au  ïam- 
be L  du  même. 
Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  lions. 

LE  JOLIS  DES  VILLIERS. 

Famille  originaire  de  Brucheville  en  Cotentin, 
arrondissement  de  Valogne,  qui  fut  anoblie  dans  la 
personne  et  descendance  de  Guillaume,  seigneur 
de  Jonquay,  par  lettres  patentes  du  mois  de  jan- 
vier 1595,  en  récompense  de  services  importants 
qu'il  avait  rendus  à  l'Etat. 

La  filiation  commence  à  Guillaume  Le  Jolis, 
seigneur  de  Jonquav,  officier  des  archers  du  roi 
Henri  IV. 

François  Alexandre  Léonard  Le  Jolis  des  Vil- 
lers  né  en  juillet  1760,  à  Villers-Fossard,  près 
St-Lô,  fut  élevé  aux  écoles  royales  de  la  Flèche. 
Il  en  sortit  en  1776  pour  être  cadet  gentilhomme 
dans  le  régiment  des  vermandais,  où  il  a  servi  en 
qualité  d'officier  jusqu'en  1788.  Il  épousa  en  1787, 
noble  demoiselle  Marie  Anne  Catherine  de  Géral- 
din,  dont  il  eut  poslérité. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
de  trois  aigleltes  de  sable,  2  en  chef  et  1  en  pointe. 


LE  LARGE  (B™). 

Touraine.  Seigneurs  de  la  Guillonnière,  de  la 
Mairie,  de  la  Charmois,  de  Marton,  de  la  Blaudi- 
nière,  de  la  Fautraise,  etc. 

Famille  qui  occupe  une  place  distinguée  dans  la 
noblesse  de  la  Touraine  et  du  Poitou  par  ses  ser- 
vices militaires  et  ses  alliances  et  qui  a  pour  auteur 
René  Le  Large,  ler  du  nom,  né  en  1532  et  dont  le 
fils,  Thomas  Le  Large,  1er  du  nom,  maréchal  gé- 
néral des  logis  des  armées  du  roi  en  1550  obtint 
du  roi  Louis  XIII  des  lettres  do  noblesse. 

Ces  lettres,  datées  du  château  de  St-Germain- 
en-Laye,  en  1633,  enregistrées  à  la  Chambre  des 
comptes,  le  29  décembre  L634,  portent  que  Le  roi 
anoblit  Thomas  Le  Large,  ainsi  que  sa  postérité 
née  et  à  naître,  pour  ses  services  dans  les    fonc- 


tions de  la  charge  qu'il  a  exercée  depuis  50  ans 
et  pour  diverses  actions  d'éclat  au  fait  des  armes, 
notamment  lorsque,  servant  dans  la  compagnie 
des  chevau-légers  de  la  garde  du  roi  Henri  IV,  il 
fut  blessé  au  siège  de  Laon,  se  trouva  au  siège  de 
Montauban,  avec  600  hommes  qu'il  avait  levés, 
aux  sièges  des  autres  villes,  à  la  prise  du  Pas-de- 
Suze  où  il  fut  blessé  avec  le  maréchal  de  Schom- 
berg,  et  contribua  à  la  reddition  du  château  de 
i  Dijon  en  1631. 

Là  postérité  de  Thomas  Le  Large  a  formé  trois 
branches,  dont  l'ainée,  celle  des  seigneurs  de  la 
Guillonnière,  subsiste  seule  aujourd'hui.  Elle  a 
occupé  des  emplois  et  formé  des  alliances  non 
moins  considérables  que  les  deux  autres  branches. 
Elle  a  été  maintenue  dans  sa  noblesse  par  deux 
jugements  de  l'intendant  de  Tours,  l'un  du  16  sep- 
tembre 1070,  l'autre  du  30  septembre  1715. 

Charles  Le  Large,  né  le  12  janvier  1780,  a  reçu 
de  S.  A.  R.  Monsieur,  comte  d'Artois,  de  hauts 
témoignages  de  satisfaction  pour  les  bons  ser- 
vices qu'il  avait  rendus  à  cette  époque  comme 
commandant  des  armées  vendéennes.  Il  est  décédé 
le  25  février  1839,  au  château  Gontier.  Il  avait 
épousé  mademoiselle  Anne  Jéromine  du  Bois- 
jourdan,  dont  il  a  eu  trois  enfants. 

Armes  :   D'or,  à  deux  fasces  d'argent  chargées 
de  trois  annelets  de  gueules,  2  et  l. 
Supports  :  Deux  lions. 


LELARGE  DERVAU. 

Seigneurs  d'Ervau,  de  Mosnes,  de  Vallières, 
d'Auzan,  etc.  (Tourraine,  Orléanais). 

Famille  qui  commence  sa  filiation  à  Claude 
Lelarge  d'Ervau,  né  à  Amboise  le  15  mai  1597. 
Elle  a  fourni  deux  capitaines  de  vaisseau,  un  ca- 
pitaine de  frégate  et  plusieurs  officiers  dans  les 
armées  de  terre.  Elle  s'est  alliée  aux  familles  de 
Brussy,  de  St-André,  du  Theil,  de  Maulne,  etc.. 
Le  11  mars  1785,  un  certificat  de  noblesse  pour  le 
service  militaire  a  été  délivré  par  Chérin,  à  un  des 
membres  de  cette  maison.  Charles  Claude  Augus- 
tin Le  Large  d'Ervau,  comparut  en  1789,  à  l'as- 
semblée électorale  des  bailliages  réunis  de  Blois 
et  de  Bomorantin. 

Armes  :  D'azur,  à  deux  fasces  d'argent,  chargées 
de  trois  annelets  de  gueules,  2  sur  la  première  et 
1  sur  la  seconde. 

LE  LIEUR  DE  VILLE  SUR  ARGE. 

Dès  le  xiii0  siècle,  on  rencontre  le  nom  de  la 
famille  Le  Lieur  dans  l'histoire  de  Normandie. 

Louis  Le  Lieur,  décédé  en  1275  fut  inhumé  en 
l'église  de  St-Ouen  de  Rouen,  dans  la  chapelle  de 
Notre-Dame,   comme  l'atteste  l'histoire  de  Bouen 


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par  du  Souillet;  son  fils  fut  élu  maire  de  cette 
ville  en  1311.  La  filiation  suivie  commence  à  son 
fils  Jacques  Le  Lieur,  1er  du  nom,  capitaine  et 
maire  de  Rouen  en  1358,  gouverneur  du  château 
de  Ste-Catherine,  qu'il  fortifia  et  défendit  contre 
les  Anglais.  En  récompense  de  ses  services,  le 
le  roi  Charles  V  lui  accorda  le  13  février  1364,  des 
lettres  de  noblesse  héréditaire.  Ce  prince  le 
nomma  en  même  temps  grand  maître  des  eaux  et 
forêts  de  Normandie.  11  fut  inhumé  dans  l'église 
du  couvent  des  Cordeliers  de  cette  ville.  Son  fils 
aine  Jean  continua  la  descendance. 

Au  13e  degré  nous  trouvons  Jean  Louis  Le 
Lieur,  chevalier,  seigneur  de  Ville-sur-Arce,  né  le 
13  février  1736,  officier  au  régiment  des  grena- 
diers royaux. 

Son  petit  fils,  Charles  Napoléon  Le  Lieur  de 
Ville-sur  Arce,  né  à  Saint-Cloud,  le  15  août  1807, 
fut  trésorier  delà  marine  à  Marseille,  chevalier  de 
la  Légion  d'honneur  ;  il  a  eu  plusieurs  enfants  de 
son  mariage  avec  Mathilde  Elisabeth  Karcher. 

Armes  :  D'or,  à  la  croix  endentée  d'argent  et  de 
gueules,  cantonnée  de  quatre  têtes  de  léopard 
d'azur,  lampassëes  de  gueules. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 

LE  LOUP  DE  LA  BILIAIS. 

Famille  originaire  de  Bretagne,  où  elle  réside 
encore  de  nos  jours.  Elle  remonte  à  Jean  Le  Loup, 
chevalier  qui  comparût  dans  une  enquête  faite 
en  1167. 

Guillaume  Le  Loup,  écuyer,  servit  dans  les 
guerres  de  son  temps  en  qualité  de  l'un  des 
vingt  écuyers  de  la  compagnie  de  Geoffroy  de 
Partenay,  qui  fit  montre  à  Dun-le— Roi,  le 
1er  juin  1380. 

La  filiation  suivie  commence  à  Jean  iLe  Loup, 
sieur  du  Breil,  qui  épousa  une  dame  de  la  Mi- 
rande,  avec  laquelle  il  vivait  en  1530  et  mourut 
en  1565,  laissant  un  garçon,  dont  le  fils  fut  main- 
tenu dans  sa  noblesse  d'extraction  par  arrêt  du 
20  novembre  1668. 

Un  Le  Loup,  fils  de  Claude  Le  Loup  du  5e  degré, 
est  l'auteur  de  la  branche  des  seigneurs  de  la 
Biliais,  qui  subsiste  encore  de  nos  jours.  Deux 
membres  de  cette  branche  ont  servi  avec  le  comte 
de  Chasseloir,  chef  de  la  branche  aînée,  dans  la 
légion  de  Mirabeau,  où  l'un  a  péri  ;  le  second  y 
a  été  blessé;  il  s'est  marié  depuis,  et  n'a  pas  eu 
d'enfants  :  mais  son  frère  puîné  marié  eût  six 
enfants. 

Armes  :  De  gueules,  à  deux  fasces  d'argent 
chargées  la  première  de  trois  et  la  seconde  de 
dix  étoiles  de  sable. 

Couronne  de   marquis. 

Supports  :  Deux  lions. 


LE    MAIGNAN. 

Famille  maintenue  dans  sa  noblesse  d'ancienne 
extraction  aux  réformations  de  Bretagne,  à  l'In- 
tendance de  Tours  et  par  arrêt  du  Conseil. 

Elle  s'est  divisée  en  deux  branches  :  la  branche 
de  L'Ecorse  et  celle  de  La  Verrie. 

La  filiation  de  ces  branches  est  parfaitement 
établie  à  partir  de  l'an  1300. 

Cette  famille  a  donné  un  gentilhomme  de  la 
chambre  du  roi  ;  un  garde  des  sceaux  de  Bretagne  ; 
un  bouteillier  de  Françoise  d'Amboise,  duchesse 
de  Bretagne  ;  des  chevaliers  de  St-Michel  et  de 
St-Louis  ;  des  officiers  supérieurs  dans  l'armée 
de  Vendée;  deux  zouaves  pontificaux. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  bande  d'argent,  char- 
gée de  trois  coquilles  de  sable. 

LE  MAIRE  DE  SARS-LE  COMTE. 

Famille  originaire  de  l'Ar- 
tois remontant  à  Robert  Le 
Maire,  seigneur  de  Pasqueau, 
vivant  en  1280  (La  Chesnaye 
des  Bois). 

Maintenue  dans  sa  noblesse 
par  sentence  des  Elus  de  la 
Province  d'Artois  rendue  le 
17  octobre  1635.  Titre  de 
comte  Palatin  du  St-Empire 
reconnu  par  le  conseil  héral- 
dique des  Pays-Bas  le  16 
avril  1787. 

Alliances  avec  les  familles  :  de  Valenciennes, 
Raullin  de  Belval,  deBernicourt.Ruffin,  duPuich 
des  Camps  de  Porville,  de  Rautre,  de  Thiant,  de 
la  Croix,  de  la  Hamayde,  de  Pestre,  de  Bayen- 
rieux,  de  la  Roche  de  Marchiennes,  de  Marchai, 
deBerclat,  d'Auxy  de  Launois,  d'Hannecart  de 
Briffoul,deGoussaincourt,de  SJullivan  de  Ter- 
deck,  deKuyper,Le  Febvre  de  Plinval,  Le  Cor- 
dier,  de  Percy,  de  la  Roche  d'Oisy,  de  la  Roche- 
lambert-Montf  ort. . 

Armes:  Parti:  au  1,  d'argent,  au  lion  de  sa' 
ble,  armé  et  lawpassé  de  gueules,  accompagné  de 
trois  étoiles  de  gueules,  2  en  chef,  la  3"  en  pointe  ; 
au  2,  d'or,  au  chef  de  gueules  chargé  de  trois  co- 
quilles du  champ. 
Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  griffons. 

LE  MARESGHAL. 

Famille  de  la  vicomte  d'Eu,  généralité  de  Caen, 
maintenue  le  29  juillet  1667.  Elle  a  pour  Ie''  auteur 
Guillaume  Le  Mareschal,  anobli  en  1463,  lequel 
figure  à  la  monstre  des  nobles  tenant  fiefs  au 


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372  — 


bailliage  de  Caux  et  Gisors,  en  1470.  Son  petit 
fils,  Jean-Adrien-Nicolas-Charles,  écuyer,  sieur  de 
la  Forest,  vicomte  d'Evreux,  marié  à  Anne  Le 
Cochois,  fut  maintenu  en  1667. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  couronné  d'or,  accom- 
pagné de  trois  roses  d'argent,  2  en  chef  et  1  en 
pointe. 

LE    MAROIS. 

Famille  des  plus  honorables  de  la  Basse-Nor- 
mandie. Jean-Léonard-François  Le  Marois  fut  un 
des  plus  fidèles  compagnons  de  Napoléon  et  lui 
servit  de  témoin  lors  de  son  mariage  avec  José- 
phine Tascherde  la  Pagerie  ;  il  devint  général  de 
division  et  fut  créé  comte  de  l'Empire. "Son  fils,  le 
comte  Le  Marois,  né  en  1801,  a  été  représentant 
du  département  de  la  Manche  en  1845. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4  d'azur,  à  la  croix 
alésée  d'or  ;  au  2  de  sinople,  au  cheval  d'argent; 
au  3  de  sinople  à  une  pensée  au  naturel. 

LE  MERCIER  (Gte). 

Louis-Nicolas  Lemercier,  né  à  Saintes  (Cha- 
rente-Inférieure) en  1755,  succéda,  en  1775  à  son 
père  dans  la  charge  de  lieutenant  civil  et  criminel 
de  la  sénéchaussée  de  Saintonge.  Ses  talents  lui 
valurent  d'être  nommé  député  du  Tiers-Etat  en 
1789,  commandeur  de  la  Légion  d'honneur  le  14 
juin  1804  et  grand-officier  le  20  juin  1811.  Créé 
pair  de  France  le  4juin  1814,  il  est  mort  en  lais- 
sant trois  fils  et  une  fille. 

Armes:  Le  gueules,  à  la  croix  ancrée  d'argent, 
accompagnée  au  2e  canton  d'une  épée  et  aie  3e 
canton  d'une  ancre  du  même. 


LE  MERCIER  DE  MAISONCELLE, 

Louis  Le  Mercier  de  Maisoncelle,  chevalier  de 
St-Louis,  commandant,  pour  le  roi,  dans  l'ile  de 
la  Grande-Terre,  à  la  Guadelonpe,  fut  anobli  par 
lettres  patentes  données  par  Louis  XV  en  avril 
1734  pour  services  militaires  rendus  dans  les  guer- 
res de  l'Amérique  et  en  récompense  de  la  bra- 
voure que  lui  et  ses  ancêtres  ont  déployée  en  Eu- 
rope en  diverses  circonstances. 

Armes  :  D'azur,  au  cheoron  d'argent,  accompa- 
gné en  chef  de  deux  étoiles  d'or,  et,  en  pointe, 
d'un  cœur  du  même. 

LE  MERLE  DE  BEAUFOND. 

Famille  originaire  de  la  Normandie  et  de  la 
Martinique,  a  produit  un  maréchal  de  France, 


Foulques  ou  Foucaud  du  Merle  (1302),  plusieurs 
gentilshommes  de  la  chambre  du  roi,  des  cheva- 
liers de  Malte  et  des  ordres  du  roi,  des  magistrats 
d'un  rang  élevé,  des  officiers  supérieurs  des  ar- 
mées de  terre  et  de  mer,  et  des  officiers  membrss 
du  conseil  souverain  de  la  Martinique. 

Elle  a  contracté  de  belles  alliances  avec  notam- 
ment les  maisons  de  Beauharnais,de  Lamoricière, 
d'Andigné,  d'Estouville,  de  l'Hôpital,  de  Héricy, 
etc. 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  qmntefeuilles  d'ar- 
gent, 2  et  1  ;  et,  en  abîme,  un  merle  tenant  en  son  bec 
une  branche  de  laurier  de  sinople,  posé  sur  un 
rocher  de  trois  coupeaux  d'argent. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 


LE  MÉTAER  DE  LORGERIE. 

Il  y  a  en  Bretagne  une  famille  Le  Métaer,  res- 
sorts de  Saint-Brieuc  et  de  Dinan. 

Jean  Le  Métaer,  capitaine  des  francs-archers  de 
l'Evêché  de  Saint-Brieuc,  vivait  en  1484. 

Ceux  de  son  nom  furent  déclarés  nobles  d'ex- 
traction par  arrêt  du  5  octobre  1660. 

Armes;  D'argent,  à  trois  merlettes  de  sable. 

LE  MINTIER. 

En  Bretagne  :  famille  qui  a  formé  plusieurs 
branches. 

Par  arrêt  renduen  lachambrede  la  réformation 
le  14  février  1669,  au  rapport  de  M.  Deniau,  ceux 
de  ce  nom  furent  déclarés  nobles  d'ancienne  ex- 
traction, et  maintenus  en  qualité  do  chevalier, 
ressorts  de  Plërmel,  Jugon,  Guérande,  Bennes  et 
Saint-Brieuc. 

Par  deux  autres  arrêts  rendus  en  la  dite  cham- 
bre, du  10  novembre  1668  et  3  avril  1669,  ils  furent 
aussi  déclarés  nobles  d'ancienne  extraction', enfin 
ils  furent  encore  déclarés  nobles  d'extraction  par 
arrêt  du  16  février  1669. 

De  cette  famille  était  François  Le  Mintier, 
écuyer,  seigneur  de  Léhélec,  qui  s'est  marié  en 
1699  avec  Vincente-Françoise  de  Caradem,  dont 
il  eut  un  fils,  Jean-Marie  Le  Mintier,  reçu  page 
du  roi  dans  sa  grande  écurie  le  17  juin  1718. 

On  lit  dans  le  Mercure  de  France  du  mois  de 
mars  17"/9,  p.  207,  qu'Antonin  François  Le  Min- 
tier, chevalier,  seigneur  de  la  Motte  Basse,  en 
Bretagne,  chef  des  noms  et  armes  de  sa  maison, 
âgé  de  75  ans,  a  renouvelé  le  4  février  1773  la  cé- 
rémonie de  son  mariage  avec  Benée  de  la  Motte- 
Vauvert,  âgée  de  70  ans.  Tls  ont  eu  de  leur  mariage 
17  enfants,  dont  9  vécurent,  et  plusieurs  petits- 
enfants,  qui  presque  tous  ont  assisté  à  cette  céré- 


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monie    dans  la  paroisse  du  château  de  la  Motte. 
Basse,  diocèse  de  Saint-Brieuc. 

Armes:  De  gueules,  à  la  croix  engrôlée  d'argent. 
LEMOGE  DE  VAUDOUARD. 

Cette  famille,  originaire  de  Bourgogne,  est  très 
anciennement  connue  au  baillage  de  Villeneuve- 
le-Roi. 

Jean  Lemoce  signe  un  acte  en  date  àVilleneuve- 
le-Roi,du  17  juin  1433,  concernant  une  acquisition 
par  les  Célestins  de  Sens.  (Archives  d'Auxerre 
(manuscrits).  H.  549. 

Jean  Lemoce  paie  aux  Célestins  de  Sens,  en 
1460,1e  cens  qui  leur  est  dû  pour  ses  trois  maisons 
de  Villeneuve-le-Roy. Archives  d'Auxerre.  H.  552. 

Jehan  Lemoce,  écuyer,  chastelain  et  vi-bailly 
de  Frontignan,  donne  quittance  de  ses  gaiges 
échus  à  la  date  du  26  juin  1458.  (Cette  pièce  écrite 
et  signée  de  sa  main  est  rédigée  en  latin,  sur  par- 
chemin. Bibliothèque  nationale.  Cabinet  des  ti- 
tres. Pièces  originales.  Registre  1975,  —  article 
45349. 

Mais  à  l'avènement  du  Roy  Louis  XI,  il  est  dé- 
chargé, par  lettres  datées  de  Tours  du  23  octobre 
1461,  de  cet  office  qui  était  une  charge  d'épée.  Bi- 
bliothèque nationale.  Fonds  français  —  25713. 
N*  10  —  parchemin  original. 

Noël  Lemoce,  procureur  du  Roy  à  Villeneuve- 
le  Roy,  épouse  (environ  vers  l'an  1560)Guillemette 
Puisoye,  laquelle  descendait  en  ligne  directe  — 
au  5e  degré  —  de  Jean  Porcher,  conseiller  au  Par- 
lement de  Paris,  et  de  Jeanne  de  Chanteprime,  sa 
femme  ;  et  au  6e  degré,  —  d'Estienne  Porcher, 
sergent  d'armes  et  maistre  des  garnisons  de  vins 
du  Roy  Charles  V  qui  lui  a  donné  des  lettres 
d'anoblissement  pour  lui  et  sa  postérité,  procréée 
et  à  procréer,  née  et  à  naîtres.  Ces  lettres  sont 
datées  de  Paris  du  mois  de  juin  1364. 

Armes  :  De  gueules,  à  l'aigle  d'argent  armé  et 
béqueté  d'or.  Bibliothèque  nationale  (imprimés). 
Porcher  (généalogie  de).  Paris  — 1650 —  in-4>. 
L.  M.  3  —  747. 

Droin  Lemoce  est  procureur  au  bailliage  de  Vil- 
leneuve-le-Roy. Une  déclaration  de  terrier,  du  4 
septembre  1667,  fait  connaître  que  le  domaine  de 
Vaudouard,  sis  paroisse  St-Nicolas-lès-Villeneuve- 
le-Roy,  lui  est  échu  par  partage  dès  avant  l'année 
1658. 

Droin  Lemoce,  né  le  28  février  1640,  conseiller 
du  Roy,  receveur  des  consignations  du  baillage 
de  Villeneuve-le-Roy,  est  désigné  dans  son  contrat 
de  mariage  da  18  juin  1679.,  comme  demeurant  à 
Vaudouard  chez  ses  père  et  mère. 

Droin- Emmanuel  Lemoce,  né  le  3  juin  1722, 
écuyer,  officier  au  régiment  de  Grassin  (cavalerie) 


est  inscrit  sous  le  nom  de  Vaudouard  sur  les  re- 
gistres matricules  du  régiment,  volumes  nos  35 et 
36  des  archives  du  ministère  de  la  guerre. 

On  trouve,  parmi  les  pièces  qui  le  concernent, 
une  ordonnance  royale  en  date,  à  Versailles,  du 
23  novembre  1767,  portant  que  M.  Le  Moce  de 
Vaudouard  est  nommé  maire  de  la  ville  de  Ville- 
neuve-le-Roi .  Archives  nationales  —  Secrétariat 
de  la  maison  du  Roy,  registre  O'  111  —page  501. 

Armes  :  D'argent,  à  la  foi  de  carnation,  posée 
en  fasce  et  accompagnée  de  trois  pommes  de  si- 
mple, 2  en  chef  et  i  en  pointe. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Lemoce  de  Vaudouard,  (Henri  et  Albert) 
propriétaires,  demeurant  à  Paris,  rue  Ro- 
yale, n°  14,  et  à  Auberville-sur-Mer  (Cal- 
vados), villa  des  Landiers. 

LE  MOINE  DE  M  ARGON. 

Margon  était  une  seigneurie  foncière  avec  tou- 
tes justices,  haute,  moyenne  et  basse,  mère  et 
mixte  empire,  relevant  du  plein  fief  de  la  cou- 
ronne, et  dont  les  seigneurs  sont  qualifiés  barons 
avant  le  xve  siècle,  comtes  auxxvr8  et  xvne  et  quel- 
quefois marquis  au  xvme. 

La  famille  Le  Moine  de  Margon  est  très  ancienne  ; 
elle  a  formé  plusieurs  branches  qui  se  sont  illus- 
trées en  Bretagne,  en  Picardie,  en  Angleterre,  à 
Naples,  en  Sicile,  en  Auvergne  et  en  Languedoc. 

Robert  Le  Moine  fit  partie  delà  Ire  croisade  et 
se  signala  au  siège  d'Antioche.  Elle  compte  un 
évêqueetun  cardinal,  et  un  légat  du  pape  Boniface 
VIII  en  1294. 

La  filiation  de  cette  famille  est  établie  depuis 
René  Le  Moine,  cousin  du  cardinal  qui  fit  dona- 
tion (1285)  de  plusieurs  terres  au  monastère  de 
St- André  en  Auvergne. 

René,  comte  Le  Moine,  seigneur  et  comte  de 
Margon  est  qualifié  marquis  dans  plusieurs  actes; 
marié,  en  1698,  à  Elisabeth  de  Surirey  de  St-Remi, 
il  fut  chargé  démissions  diplomatiques  de  la  plus 
haute  importance,  et  assista,  en  1713,  aux  confé- 
rences qui  amenèrent  la  pacification  de  l'Europe 
par  le  traité  d'Utrecht. 

Armes  :  Parti  :  au  1  de  gueules,  à  trois  fasces 
ondées  d'argent  ;  au  chef  d'azur,  chargé  de  trois 
fleurs  d'or  qui  est  de  Fargis  ;  au  2  coupé:  au  i<»' 
d'or,  au  cep  de  vigne,  terrassé  de  sinople;  au  chef 
d'azur,  chargé  d'un  croissant  d'argent,  accosté  de 
deux  mouchetures  du  même,  qui  est  de  Lavit  de 
Vignes  ;  au  2e  d'or,  à  la  bande  de  gueules, 
chargée  de  trois  tètes  de  lévriers  contournées  d'ar- 
gent, colletées  du  second  émail  (sinople)  qui  est 
de  Mercossert  ;  sur  le  tout  :  d'or,   à  trois  pals  de 


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gueules,    au   chef  d'azur,  chargé  de  trois  étoiles 
d'argent,  qui  est  de  Le  Moine. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions  lampassés. 

Devise  :  Pcr  tenebras  lucent. 


LE  MOINE  DE  SAINTE-MARIE. 


Familte  originaire  de  Champagne,  installée 
dans  laprovince  depuis  deux  siècles  seulement;  sa 
filiation  remonte  à  Jean  Le  Moine,  écuyer,  vivant 
en  1322.  Pierre  Le  Moine  de  Ste-Marie,  a  été  échan- 
son  du  roi  en  1657.  Un  Le  Moine,  gentilhomme  de 
la  chambre  du  roi  en  1733,  fut  nommé  le  2  août 
1765,  député  de  la  noblesse  de  Clermont  en  Beau- 
voisis.il  eut  deux  fils  :  l'ainé,  le  baron  Le  Moine, 
entra  aux  chevaux  légers  de  la  garde  du  roi  en 
1778  etestmort  à  Paris  en  1841  ;  il  avait  été  colo- 
nel et  gentilhomme  ordinaire  de  la  chambre  ;  le 
cadet  entra  au  service  en  même  temps  que  son 
frère  et  c'est  alors  que  pour  le  distinguer,  il  re- 
prit le  nom  de  Sainte-Marie,  porté  par  ses  ancê- 
tres. 

Armes  :  D'argent,  à  une  bande  de  gueules,  ac- 
compagnée en  chef  de  trois  mouchetures  d'hermi- 
nes, et  en  pointe,  d'un  fer  de  moulin  de  sable 
accosté  de  deux  épis  de  blé  au  naturel. 


LE  MOINE  DES  MARES. 

Famille  delà  généralité  de  Caen,  élection  d'A- 
vranches,  maintenue  dans  sa  noblesse  en  1667. 

Armes  :  D'or,  fretté  de  sable. 

LEMOT  {Baron). 

Originaire  du  Lyonnais. 
Créé  baron  en  1827. 

Armes  :  D'azur,  à  la  colonne  d'argent,  avecun 
chapiteau  d'or,  sommé  d'un  buste  de  même  et 
terrassé  de  sinople  ;  parti  d'or  à  trois  bandes  de- 
gueules. 

LE  MOUTON  DE  BOISDEFFRE. 

Le  premier  auteur  de  cette  maison,  originaire 
de  Normandie  est  Raoul  Le  Mouton,  écuyer,  sieur 
delà  Motte,  de  la  paroisse  d'Angoville,  vivant  en 
1368.  Thomas  fut  maintenu  dans  sa  noblesse  le 
25  février  1490.  Nicolas,  écuyer,  sieur  du  Manoir, 
de  Courtenay  et  autres  lieux,  fut  maintenu  en 
l'élection  de  Bayeux  en  1666.  René  Jean  Le  Mou- 
ton de  Boisd'Effre,  brigadier  des  armées  du  roi, 
mort  en  1797,  eut  douze  enfants  dont  deux  seule- 
ment ont  continué  la  descendance. 


1°  Louis  René,  maréchal  de  camp  et  chevalier 
de  St-Louis. 

2°  René  Jean  Baptiste,  maréchal  de  camp  et 
grand  officier  de  la  Légion  d'honneur. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  gibecières  de  sable, 
boutonnées  et  houppées  d'or,  2  et  1 . 

LE  MOYNE. 

Seigneurs  de  Biville,  des  Flèches,  d'Aviron,  de 
la  Trébardière,  des  Vingnelles,  etc. 

Famille  originaire  de  Normandie  où  elle  a  été 
maintenue  dans  sa  noblesse  d'extraction  par  deux 
jugements  rendus,  l'un  en  septembre  1663,  l'au- 
tre en  octobre  de  la  même  année.  Cette  famille  est 
connue  depuis  la  fin  du  xv<*  siècle  parmi  les  plus 
distinguées  de  cetto  province. 

Elle  s'est  divisée  en  deux  branches,  dont  l'une, 
celle  des  seigneurs  de  Biville,  des  Flèches  et  d'A- 
vron,  a  été  maintenue  dans  sa  nobleese  comme  il 
est  dit  plus  haut. 

Le  premier  auteur  de  cette  famille  est  Jean  Le 
Moine,  viconte  de  Rouen  en  1446. 

Au  10e  degré,  nous  trouvons  François-Jean- 
Baptiste  Le  Moyne,  seigneur  du  Croset,  marié  en 
en  1769,  avec  demoiselle  Marie- Anne  Marcoul  de 
la  Prévotière  dont  un  des  fils,  Michel-Antonin  Le 
Moyne  deFarges,  s'est  marié  en  1809,  avec  demoi- 
selle N.Rouyère  de  la  Rochette,  qui  l'a  rendu  père 
de  plusieurs  enfants. 

Armes  :  De  gueules,   au  chevron  d'or,  accompa- 
gmé  de  trois  roses  d'argent. 
Couronne  de  comte. 

LEMPEREUR  DE  SAINT-PIERRE. 

Famille  de  l'élection  de  Gisors  et  de  Pontoise 
qui  compte  :  Jean  Bart-Lempereur,  écuyer,  sieur 
de  Caulière  qui  vivait  en  1659.  Jean,  marquis  de 
Guerny,  écuyer  du  roi  Louis  XVI. 

Armes  :  D'or,  et  l'aigle  êployée  de  sable,  sur- 
montée d'un  soleil  de  gueules. 

LEMPS  (de). 

Maison  des  plus  anciennes  de  la  province  du 
Dauphiné  dont  l'origine  se  perd  dans  l'obscurité 
des  temps  féodaux. 

Hugues  de  Lemps  fut,  en  1223,  l'un  des  pleiges 
du  Dauphiné  Guigues-André,  envers  le  comte  de 
Valentinois,  avec  neuf  autres  chevaliers. 

Lantelme  de  Lemps  fut  en  1232,  présent  à  une 
donation;  François  de  Lemps  combattit  à  Varey 
en  1325;  Louis  de  Lemps,  avocat  célèbre  et  conseil 
de  la  ville  de  Grenoble  vivait  en  1670. 

Cette  famille  a  formé  trois  branches  principales: 


—  377 


378  — 


1°  Celle  du  Monet  éteinte  en  1590. 

2°  Celle  de  la  Blache  de  Four,  finie  en  1600. 

3°  Celle  de  la  Touviere,  qui  subsiste  de  nos 
jours  ;  à  cette  branche  appartenait  Louisde  Lemps 
avocat  cité  plus  haut. 

Armes  :  D'or,  -parti  de  gueules,   au  lion  de  l'un 
en  l'autre,  brochant  sur  le  tout. 
Devise  :  Le  temps  j'attends. 

LE  NEUF  DE  NEUFVILLE. 

Normandie. 

Comtes  de  Sourdeval  et  de  Tourneville,  sei- 
gneurs de  Neufville,  Montenay,  Saint-Victor,  etc. 

Originaire  de  Normandie,  cette  famille  peut 
prouver  sa  filiation  sur  preuves  dès  1371  ;  elle  a  été 
maintenue  dans  sa  noblesse  par  arrêt  du  Conseil 
d'Etat  des  4  décembre  1655  et  1er  septembre  1667. 

El!e  s'est  divisée  en  trois  branches  principales. 

loL'ainée  des  Le  Neuf  de  Neufville  ; 

2°  La 2e branche  des  Le  Neuf,  ctes  de  Sourdeval; 

3o  et  la  3e  branche  des  Le  Neuf,  c^s  de  Tourne- 
ville. 

En  1573.  Gilles  Le  Neuf,  conseiller  qui  sub- 
stituait le  bailli  de  la  ville  de  Caen,  présida  les 
assises  de  Falaise. 

En  1630,  messire  Jean  Le  Neuf  était  lieutenant 
du  roi  en  la  vicomte  de  Caen. 

En  1772,  Charles  Le  Neuf,  seigneur  de  Neufville, 
était  conseiller  du  roi. 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  quarreaux  bouffe- 
tés  d'or. 
Couronne  de  comte. 

LENEZ  GOTTY  DE  BRÉCOURT. 

Cette  famille  paraît  être  originaire  de  Norman- 
die où  on  la  trouve  établie  depuis  plusieurs  siè- 
cles. Elle  possédait  aussi  des  fiefs  dans  l'île  de 
France,  et  en  1355,  Regnault  de  Brécourt,  qualifié 
noble  et  chevalier  par  une  charte,  avait  des  terres 
aux  environs  de  Mantes. 

Il  est  de  tradition  que  le  nom  le  plus  ancienne- 
ment porté  par  cette  famille  serait  celui  de  Bré- 
court et  que  la  souche  s'était  divisée  à  une  époque 
reculée  en  plusieurs  branches.  Le  chef  de  l'une 
d'elles  épousa  Mathurine  Le  Netz,  de  Netz  ou  Le- 
nez  et  sa  descendance  joignit  à  son  nom  patrony- 
mique celui  de  leur  mère.  Le  nom  de  Cotty  pro- 
vient du  mariage  de  Jean  de  Brécourt,  seigneur 
du  Buisson  en  1660,  avec  Marie  de  Cotty. 

L'ascendance  de  la  branche  de  Cotty,  encore 
aujourd'hui  existante,  remonte  finalement  à  Mi- 
chel Lenez  de  Brécourt,  maréchal  des  camps  et 
armées  du  roi,  dont  le  fils,  Jean  Lenez  de  Bré- 
court, officier  au   régiment  de   Normandie  vers 


1626,    se   distingua   sous   les  murs  de  Tunis  en 
1640,  fut  blessé  à  l'assaut  de  la  ville  de   Coni   en 
1641  et  à  la  prise  de  Barcelone   en  avril   1652.  Il 
était  gentilhomme  de  la  Chambre  du  roi    et  gou- 
verneur des  villes  et  château  de  Montcalieri  près 
Turin  en  1650,  servait  comme  aide    de  camp  du 
vicomte  de  Turenne  en  1646,  du  prince  de  Condé 
en  1647  et  devint  lieutenant-colonel  du  régiment 
de  Normandie  et  maréchal  de  bataille.  Il  mourut 
à  Reims  en  1672    et   fut  enterré    sous  le  nom  de 
baron  de  Brécourt.  Il  avait  épousé  à  Pignerol  en 
1660,  Marie  Cotty,  fille  de  Michel  Cotty,  gouver- 
neur de  cette  ville,  dont  îl  eut  un  fils  qui  a  conti- 
nué la  descendance. 

Cette  famille  compte  plusieurs  officiers  supé- 
rieurs dans  nos    armées,  chevaliers  de  St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  d' argent,  armé  et  lam- 
passé  de  gueules  ;  au  chef  de  gueules  chargé  de 
trois  étoiles  d'or. 

Couronne  de  marquis. 

Devise  :  Impavidum  fe rient  ruinœ. 

LENFANT  (de). 

Famille  ancienne,  originaire  de  l'Anjou,  établie 
en  Provence,  où  elle  s'est  divisée  en  plusieurs 
branches,  dont  il  ne  reste  aujourd'hui  que  l'aînée. 

Cette  famille  commence  la  filiation  à  Jean  Len- 
fant  écuyer,  qui  vivait  en  1395. 

Aimé  Lenfant,  écuyer,  après  avoir  eu  ses  biens 
ravagés  par  les  huguenots  se  retira  en  Provence, 
où  il  épousa  en  1603,  Sibille  d'Albin,  dont  il  eut 
entre  autres  enfants,  Lons  de  Lenfant,  chevalier 
des  ordres  royaux  et  militaires  de  St-Louis  et  de 
St-Lazare,  commissaire  ordonnateur  des  guerres. 
Anne  Alexandre  Charles  Marie  de  Lenfant,  fut 
prédicateur  du  roi  Louis  XVI  et  de  la  reine,  il  fut 
renfermé  en  1792  dans  la  prison  de  l'abbaye  :  il  y 
fut  massacré  le  3  septembre  à  l'âge  de  78  ans. 

Jean  Jacques  de  Lenfant,  écuyer,  garde  du  roi, 
a  fait  reconnaître  l'authenticité  de  la  généalogie 
par  acte  public  passé  à  Eguilles,  le  19  sep- 
tembre 1778. 

Armes  :  D'or,  à  trois  fasees  de  gueule*. 


I/ENFERNAT   (de). 

Famille  ancienne  de  Beauvoisis. 

Artus  de  L'Enfernat,  écuyer,  sieur  de  la  Motte, 
et  Louis  de  L'Enfernat,  écuyer,  sieur  de  Mor- 
nay,  sont  mentionnés  dans  les  coutumes  d'Au- 
xerre  de  l'an  1561.  Jean  de  l'Enfernat,  écuyer, 
sieur  de  Villiers,  en  Saint-Germain,  est  nommé 
dans  les  coutumes  du  Perche,  de  l'an  1559. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  losanges  d'or. 


—  379  — 


380 


LE  NOIR  DE   GARLAN 
TOURNEMINE. 


ET  DE 


Originaire  de  Bretagne,  cette  famille  avait 
obtenu  le  3  mars  1788  un  arrêt  du  conseil  supé- 
rieur, qui  lui  accordait  un  délai  d'un  an  pour  faire 
venir  ses  titres  de  noblesse  et  pour  les  faire  enre- 
gistrer. Il  est  à  croire  que  les  événements  de  1781» 
ont  empêché  de  donner  suite  à  cette  instance.  La 
maison  Le  Noir  de  Carlan  est  très  ancienne,  elle  a 
passé  aux  diverses  réformations  de  Bretagne  et  a 
possédé  les  terres  de  Graffàut,  de  Kermoran,  de 
la  Villepierre,  de  Quéferois,  etc. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  cheorons  d'or  ;  au  franc 
quartier  de  gueules,  chargé  d'une  fleur  de  lis 
d'argent. 


LE  NOIR  DE  LA  GOGHETIERE. 

Famille  originaire  d'Anjou,  ayant  possédé  les 
seigneuries  de  Chanteloup,  des  Ormeaux. 

Elle  adonné  Charles,  bailli  du  comte  du  Lude 
en  1754  ;  Louis,  notaire  à  la  Flèche  en  1709-1765  ; 
Pierre,  conseiller,  clerc  au  présidial,  curé  de  la 
Flèche  en  1501  ;  Alexandre,  commandant  des  mo- 
biles de  Maine-et-Loire  en  1870;  Henri  capitaine 
au  même  régiment,  1870. 

Armes  :    D'argent,  à  trois   têtes  de  maure  de 
sable,  tortillées  d'or,  posées  2  et  1 . 
Devise  :  Nomine  niger,  corde  candidus. 

LE  NORMANT  DE  BRETTEVILLE. 

Ancienne  maison  de  l'élection  de  Falaise,  en 
Normandie,  maintenue  le  3  juillet  1593  et  le 
2  mai  1667.  —  Jean  Le  Normant  vivait  en  1470. — 
Guillaume,  écuyer,  seigneur  de  Traspied,  de 
Magny,  de  Bretteville,  etc.,  était  homme  d'armes 
des  ordonnances  du  roi  en  1528.  —  Jean,  IIe  du 
nom,*  écuyer,  sieur  de  Bretteville,  était  chevau-lé- 
ger  de  la  garde  ordinaire  du  roi  en  1643. 

Louis  Claude  Le  Normant  de  Bretteville,  cheva- 
lier, était  capitaine  au  régiment  de  Belsunce,  en 
1775;  son  fils,  entré  à  l'école  royale  militaire  en 
1786,  émigra  à  la  révolution,  prit  du  service  dans 
l'armée  danoise  et  se  maria  dans  ce  pays.  Il 
eut  de  ce  mariage  nenf  enfants,  7  garçons  et  2  fil- 
les. 

LE  NORMANT  DE  GRANDGOURT, 

DES  VARANNES,  etc. 

Famille  originaire  de  Provence  et  Picardie. 
RenaudinLe  Normant,  écuyer,  seigneur  du  Mes- 


nil,  gouverneur  des  villes  et  châteaux  de  Mehun- 
sur-Yèvre,  obtint  du  roi  Charles  VII,  la  conces- 
sion de  la  fleur  de  lys  qui  se  trouve  dans  ses 
armes. 

La  famille  Le  Normant  est  fort  ancienne  et  on 
la  trouve  mentionnée  dans  les  monuments  du 
moyen  âge  dès  les  premiers  temps  de  l'hérédité 
des  noms.  Une  généalogie  détaillée  dressée  sur 
titres  et  publiée  en  1853  par  le  chef  de  la  branche 
des  Varannes,  établit  la  filiation  depuis  Henri  Le 
Normant,  bourgeois  de  Calais,  en  1347  dont  les 
ascendants  étaient  fixés  dans  cette  ville  depuis 
plus  d'un  siècle  ;  l'un  d'eux,  Robert  Le  Normant, 
figura  le  6  septembre  1255  parmi  les  notables  et 
échevins,  dans  une  sentence  arbitrale  rendue 
entre  Foukessin  Leclercq  et  Mahaut,  comtesse  de 
Boulogne. 

A.u  12e  degré,  nous  remarquons  Joseph  Le 
Normant,  2e  du  nom,  conseiller  du  roi,  vivant 
en  1731  et  qui  laissa  d'un  second  lit,  deux  enfants  : 
Joseph  Etienne,  auteur  de  la  branche  des  Varan- 
nes et  Pierre  Joseph,  auteur  de  celle  de  La 
Grandcour.  Né  le  14  mars  1745,  marié  à  Mer, 
le  4  février  1772  à  Marie  Anne  Nicole  Le  Mai- 
gnen,  dont  il  eut  un  fils  qui  continua  la  postérité. 

La  famille  le  Normant  se  trouve  alliée  aux  pre- 
mières et  plus  anciennes  familles  de  France  et 
plus  particulièrement  à  celles  du  Berry,  de  la 
Bretagne,  du  Rouergue  et  de  l'Orléanais. 

En  France  :  avec  les  Montmorency, Salignac  de 
la  Motte-Fénelon,  d'Avaray,  de  Kercado,  de  Bar- 
ville,  de  Baschy,  du  Buat,  de  Liniers,  de  l'Isle, 
de  Marcheville,  de  Rante,  de  Rambouillet,  de 
Rocquencourt,  de  Rolée,  de  Sageot,  de  Salbert, 
de  Sigurel,  de  Livry,  de  Solanet,  de  la  Touche, 
de  la  Touanne,  de  Troyes,  de  St-Mesmin,  de  Bé- 
ranger,  de  Beauharnais,  d'Orléans,  du  Coudray, 
le  Chartier,  de  Boisrenard,  de  St-Germain,  de 
Beaumont,  des  Courtils,  de  Soulforu,  de  Bar  de 
la  Croix,  de  Menon,  d'Orival  de  Quincampoix,  de 
Massol,  du  Tail,  de  la  Noue,  de  Rochefort,  de 
Villiers,  de  Villeneuve,  de  Goffier,  du  Breuil,  de 
Franclieu,  du  Guesnel,  de  la  Fontaine,  de  Gas- 
cien,  de  Négré.d  Ali  choux  dePomoyrol  de  Ginal, 
de  JansondePeyrable,  deKéiidec,  deKerdionion, 
de  Kersimon,  de  Kermorsin,  de  Kersers,  de  Ker- 
prigeant,  etc.,  etc. 

Armes  :  Ecarte  lé  :  d'or  et  de  gueules,  à  quatre 
rocs  d'échiquier  de  l'un  en  l'autre,  et  au  tourteau 
d'azur,  posé  en  cœur  et  chargé  d'une  fleur  de  Lis 
d'or. 

Dauphiné  :  D'azur,  à  une  tête  d'aigle  d'argent 
soutenue  d'une  fasce  du  même. 

Normandie  :  D'argent,  au  chevron  de  sinople 
accompagné  en  chef  de  deux  croissants  du  même, 
et,  en  pointe,  d'une  tête  de  mort  tortillée  d'argent. 
— De  sinople  au  lion  d'argent. 


381 


382 


Bretasnr  :  D'azur  au  lion  léopardé  d'or  ;  au 
chef  cousu  de  gueules,  soulenu  d'argent  et  chargé 
d'un  léopard  d'or. 

Orléanais,  Ile  de  France  :  Ecartelc  :  de  gueules 
et  d'or  à  quatre  rocs  d' échiquier  de  l'un  en  l'autre, 
et,  en  abîme,  un  tourteau  d'azur  chargé  d'une 
fleur  de  lis  d'or. 

Couronne  de  comte. 

Auteurs  à  consulter  :  antérieurement  à  1793, 
Archives  de  Calais,  1255,  Thomas  de  la  Thaumas- 
sière;  manuscrits  du  chanoine,  Robert  Hubert  ; 
l'abbé  Castonnet  tous  deux  généalogistes  Orléa- 
nais ;  Legaingeulx,  généalogie  de  la  maison 
Colas-des-Francs;  généalogie  de  la  maison  de 
Coumol  (bibliothèque  d'Orléans)  d'Hozier  ;  de  la 
Chenaye-des-Bois,  Pallet,  édition  de  la  France, 
1726-1636-1749;  Le  Normant  des  Angles  1747;  Le 
Normant  de  Bussy  1718;  armoriai  des  évêques 
d'Evreux,  armoriai  des  maires  d'Orléans;  mono- 
graphie de  l'Hôtel-de-Ville  d'Orléans. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Le  Normant  des  Varannes  (Constant). 
Docteur  en  médecine  domicilié  à  Loctudy 
(Finistère). 

Le  Normant  des  Varannes  (Marius- 
Edouard).  Ingénieur  à  St-Lô,  (Manche). 

Le  Normant  de  Kergré  (Alexandre- 
Louis-Paul),  Colonel  des  hussards. 

Le  Normant  de  Kergré  (Paul- Auguste), 
à  Quimperlé  (Finistère). 

Le  Normant  de  Villeneuve  —  de  la 
Salle  —  de  Bussy  —  de  Kergris  —  de  la 
Grand  Cour,  etc. 


LE  NORMANT   DE  LOURMEL  DU 
HOURMELIN. 


Cette  maison  originaire  de 
la  Touraine  où  elle  possédait 
au  commencement  du  xvie  siè- 
cle la  terre  de  la  Salverte,  si- 
tuée près  deChinon,  s'établit 
vers  1650  dans  la  province  de 
Bretagne  parla  possession  de 
la  terre  et  du  château  de  No- 
yai, situés  près  de  Lamballe 
dansl'évêehédeSt-Brieuc,  pos- 
session qui  faisait,  partie  de- 
l'héritage  d'une  mère.  L'éta- 
blissement des  Le  Normant 
lesfrt  comprendre  en  Bretagne 
dans  la  réformation  de  1669  et  déclarés  nobles 


d'extraction  après  l'examen  de  leurs  titres  généa- 
logiques. 

Moïse  Le  Normant,  écuyer,  seigneur  de  la  Sal- 
verte en  1557,  fat  pourvu,  après  de  longs  services 
dans  les  troupes  du  roi,  de  l'état  de  Maréchal  des 
Logis  de  la  noblesse  de  France,  dans  les  provinces 
de  Poitou,Anjou  et  Touraine,  par  brevet  du  comte 
de  Sansay,  capitaine  général  de  la  noblesse  de 
France,  par  commandement  de  Mgr  le  duc  de 
Montpensier,  lieutenant-général  et  commandant 
pour  le  roi  en  Poitou. 

Son  fils  hérita  de  sa  charge  et  fut  gouverneur 
de  la  ville  et  du  château  de  Langeais  pendant  la 
Ligue. 

A  la  fin  du  siècle  dernier,  la  branche  aînée  se 
fondit  dans  la  maison  Le  Métaer  du  Hourmelin, 
qui  s'éteignit  en  1796  en  la  personne  de  Pierre- 
Gabriel-François  Joseph  Le  Métaer,  chevalier, 
seigneur  comte  du  Hourmelin,  chevalier  de  St- 
Louis,  maréchal  des  camps  et  armées  du  roi.  Il 
avait  fait  ses  preuves  au  cabinet  de  l'ordre  du  St- 
Esprit  en  1788  pour  l'obtention  des  honneurs  de 
la  cour. 

François-Jacques  Le  Normant  de  Lourmel,  hé- 
ritier du  comte  du  Hourmelin,  épousa  le  14  mai 
1783  Julie-Jeanne  du  Coetlosquet,  fille  du  haut  et 
puissant  seigneur,  messire  Jean-François-Yves 
vicomte  du  Coetlosquet,  colonel  en  second  du  ré- 
giment Dauphin,  chevalier  de  St-Louis,  gentil- 
me  de  la  chambre  de  Merle  Dauphin  (Louis XVI), 
du  comte  de  Provence  (Louis  XVIII),  du  comte 
d'Artois  (Charles  X)  et  de  Denise-Françoise  de 
Tréanna,  héritière  de  Pensornon. 

Toussaint-Jacques-César  Le  Normant,  chevalier 
de  Lourmel,  émigra  en  1791,  fît  la  campagne  de 
1792  dans  la  cavalerie  de  la  marine  ;  rentré  en 
France,  il  fut  arrêté  à  Paris,  incarcéré  au  Luxem- 
bourg et  condamné  à  mort  par  le  tribunal  révolu- 
tionnaire le  5  juillet  1794. 

François-Victor  Le  Normant  de  Lourmel,  comte 
du  Hourmelin,  fut  un  des  chefs  du  soulèvement 
royaliste  breton  en  1815  dans  les  Côtes-du-Nord. 
Capitaine  de  la  garde  royale,  il  épousa  en  1817 
Frances-Matnilde  Sheldon,  née  à  Bruxelles  le  14 
avril  1793,  fi  le  de  haut  et  puissant  seigneur  an- 
glais Charles-Henry  Sheldon,  de  Weston  etBeoley 
aux  comtés  de  Warwick  et  Worch ester  et  de  dame 
Elizabeth-Louise  de  Gorges-Bussel,  branche  aînée 
de  la  famille  des  ducs  de  Bedfort,  et  fut  tenue  sur 
les  fonds  baptismaux  par  l'honorable  Francis 
Talbot,4efrère'du  comte  de  Schwesbury,  époux  de 
Margaret  Sheldon,  sa  tante,  et  par  Frances  Shel- 
don, née  Princesse  Auersperg,  fille  de  Charles 
prince  du  même  nom,  veuve  en  premières  noces 
du  comte  Léopold  de  Daun. 

De  nos  jours,  Frédéric  Henri  Le  Normant  de 
Lourmel,  né  le  12  juillet  1811,  général  de  brigade, 
aide  de  camp  de  S.  M.  Napoléon  III,  fut  tué  glo- 
rieusement sous  les  murs  de  Sébastopol  à  la  jour- 
née d'Inkermann.  Pontivy,   sa  ville  natale,  lui  a 


-  383  — 


—  384  — 


élevé  une  statue.  La  comtesse  de  I  ourmel  fut 
dame  du  Palais  de  S.  M.  l'Impératrice  et  mourut 
en  1869. 

Armes:  Ecartelê:  au  1  d'azur,  au  lionlèopardè 
d'or;  au  chef  cousu  de  gueules  soutenu  d'argent, 
et  chargé  d'un  léopard  d'or,  qui  est  Le  Nor- 
mant  ;  au  2,  de  sable  à  la  fasec  d'argent,  accom- 
pagnée de  trois  canettes  de  même,  membrées  et  bec- 
quées de  gueules,  2,  1,  qui  est  Sheldon  ;  au  3, 
d'argent  à  trois  mcrteltes  de  sable,  2,  1,  qui  est 
Le  Métaer  ;  au  4,  parti:  au  1,  d'argent  au  tour- 
nant d'azur  de  Gorges;  au  2,  d'argent  au  chef  de 
gueules  chargé  de  trois  besants  d'or  de  Russel, 
qui  est  Gorges-Bussel. 

Devise  :  Optimum  pâli. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Branche  aînée 

Le  Normant  de  Lourmel,  Cte  du  Hour- 
melin  (Charles-Pierre- Aimé),  marié  en  1848 
à  Marie-Hyacinthe  de  La  Motte-Rouge. 
Résidence  :  Château  du  Hourmelin  près 
Lamballe  (Côtes  du  Nord). 

Branche  cadette 

Le  Normant  de  Lourmel  (Aimé).  Rési- 
dence :  Château  de  Thaumatz  près  Jugon  ; 
Château  du  Marais  près  Yffiniac  ;  Hôtel 
Sébert  à  St-Brieuc  (Côtes-du-Nord). 


LENTILHAG  (de). 

Comtes  de  Lentilhac,  vicomtes  de  Lédières,  ba- 
rons de  Gimel,  maison  d'ancienne  chevalerie, 
originaire  de  la  province  de  Quercy,  qui  a  donné 
son  nom  au  bouig  de  Lentilhac,  près  la  petite 
ville  de  Figeac.  Son  ancienneté  remonte  aux  temps 
les  plus  reculés,  puique  dès  la  fin  du  vme  siècle, 
on  voit  déjà  figurer  les  sires  de  Lentilhac, comme 
de  puissants  seigneurs,  dans  les  traités  passés 
avec  l'abbé  du  monastère  de  Figeàc.  L'abbaye  de 
Vie  de  l'ordre  de  Citeaux,  au  diocèse  de  Oahors, 
fut  fondée  l'an  1200  par  les  seigneurs  de  cette 
maison.  Elle  a  donné  des  capitaines  d'hommes 
d'armes,  des  officiers  généraux,  un  grand  nombre 
d'officiers  supérieurs  et  des  chevaliers  des  ordres 
du  roi.  Elle  a  obtenu  les  honneurs  de  la  Cour  en 
1782,  en  vertu  des  preuves  faites  au  cabinet  du 
St-Esprit  ;  elle  a  produit  des  comtes  de  Lyon, 
plusieurs  chanoinesses  de  Bemiremont  et  a  four- 
ni plusieurs  prélats  recommandables,  entre  au- 
tres, un  évêque  de  Lavaur. 

Armes:  De  gueules,  à  la  bande  d'or. 


Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deux  lions. 

LÉON  DES  OURMEAUX. 

Famille  originaire  de  Bretagne  dont  la  filiation 
suivie  remonte  à  Olivier  Léon,  mentionné  dans 
un  contrat  de  l'an  1323.  La  seconde  branche  de 
cette  maison  est  éteinte  ;  la  troisième  a  pour  chef 
Pierre-Léon,  qui  rendit  aveu  au  Prieur  de  Saint- 
Michel  de  Moncontour  en  1537.  Il  fut  maintenu 
dans  sa  noblesse  par  arrêt  du  Parlement  en  1543 
sur  des  actes  et  partages  nobles,  et  remontant 
jusqu'en  l'année  1302.  Il  eut  entre  autres  enfants, 
Guillaume-Léon,  premier  du  nom  de  sa  branche, 
seigneur  de  Vauxboëdes  et  des  Ourmeaux,  qui 
rendit  hommage  et  aveu  en  15S5,  comme  héri- 
tier principal  de  Pierre-Léon,  son  père,  à  la  sei- 
gneurie de  Moncontour;  il  est  cité  au  nombre  des 
vasseaux  nobles  du  Prieur  de  St-Michel  de  Mon- 
contour, etc. 

Une  quatrième  branche  a  pour  auteur  Jean- 
Léon,  qui  vivait  en  1650. 

Armes  :  D'argent,  au  lion  de  gueules,  armé, 
lampassê  et  couronné  d'or. 


LEONARD 
JUVIGNY. 


DE    RAMPAN  ET    DE 


Cette  famille  originaire  de  la  paroisse  de  Hottot, 
au  diocèse  de  Bayeux,  a  pour  premier  auteur  : 
Jacques  Léonard,  seigneur  de  la  Bivière  et 
d'Ourville,  anobli  par  lettres  patentes  du  mois  de 
février  1582.  Sa  descendance  a  formé  cinq  bran- 
ches principales,  savoir  :  celle  de  Bampan,  de 
Juvigny,  de  Beaupré  et  des  Iles,  d'Arbois  et  de 
la  Painerye,  d'Acqueville  et  du  Mesnil-Touffré. 
Trois  de  ces  branches  subsistent  encore  de  nos 
jours.  —  La  lre  branehe  a  formé  deux  rameaux 
dont  l'aîné  s'est  éteint  en  la  personne  de  Victor 
François  Léonard  de  Bampan,  ancien  officier  du 
régiment  colonel-général  (infanterie) .  Le  second 
a  eu  pour  chef  :  Edouard  Charles  François  Léo- 
nard de  Bampan,  officier  de  cavalerie  en  retraite, 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur,  qui  de  son 
mariage  avec  demoiselle  Sophie  Bosalie  Le  Sache, 
a  eu  deux  filles  et  deux  fils. 

La  branche  de  Juvigny  établie  en  Alsace,  s'est 
aussi  divisée  en  deux  rameaux  ;  il  existait  une 
3e  branche,  représentée  par  Thomas  Edouard 
d'Argouges,  né  en  1802,  célibataire. 

Armes:  D'azur,  au  lion  d'or,  lampassê  degueules 
et  accompagné  de  trois  flammes  du  même  2  et  1. 

LE  PANNETIER  DE  ROISSAY. 

Cette  famille  paraît  être  originaire  du  Maine, 
où  elle  est  fixée  depuis  longtemps,  et  où  elle  est 
alliée  aux  plus  anciennes  maisons  du  pays. 


385 


386  — 


On  trouve  parmi  les  rejetons  qu'elle  a  produits  • 
noble  Jean  Le Pannetier,  conseiller  du  roi,  greffier 
antiers,  alternatif  et  triennal  à  Ernée;François  Le 
Pannetier,  conseiller  à  la  barre  ducale  de  Mayen- 
ne, à  sa  formation  en  1650  ;  plus  tard,  Jean  Marie 
Le  Pannetier  de  Roissay,  né  en  1780,  décédé  en 
1832,  laissant  deux  fils. 

Armes  :  De  sable,  à  un  chevron  à" argent,  accom- 
pagné en  chef  de  deux  étoiles,  et,  en  pointe,  d'un 
croissant  de  même. 

LE  PAULMIER. 

Cette  famille  est  originaire  de  Normandie. 

Elle  a  été  maintenue  dans  sa  noblesse  le 
20  novembre  1668. 

On  trouve,  mentionné  dans  les  archives  de 
l'église  de  Coutances  et  les  chartes  de  l'Abbaye- 
de-Montebourg,  en  1252,  un  André  Le  Paulmier, 
qualifié  de  miles. 

Armes  :  D'azur,  à  trocs  palmes  d'or,  posées 
2  et  1. 

LE  PELETIER  DE  ROSAMBO. 

Marquis  de  Rosambo-Coskaer. 

Famille  originaire  de  Bretagne,  qui  y  figure 
avec  éclat  dès  le  xie  siècle.  Plusieurs  branches  de 
cette  maison  se  sont  étendues  dans  le  Maine, 
l'Anjou  et  la  Normandie.  La  nature  de  leurs  pos- 
sessions et  la  noblesse  de  leurs  alliances  attes- 
tent l'ancienneté  de  leur  origine.  Elle  a  pour 
berceau  la  maison  et  seigneurie  du  Bois,  dit  le 
Bois-Peletier,  située  dans  l'étendue  de  la  sei- 
gneurie de  Brons,  près  St-Brieuc. 

François  Le  Peletier  fut  le  premier  qui  entra 
dans  le  parlement,  en  1572.  Son  nom  y  fut  illustré 
par  un  grand  nombre  de  conseillers  et  de  prési- 
dents, parmi  lesquels  se  sont  surtout  distingués  : 
Claude  Le  Peletier,  qui  a  travaillé  aux  fameuses 
ordonnances  de  Louis  NIV,  et  dont  le  quai  neuf 
fut  appelé  alors  quai    Peletier. 

Après  la  mort  de  Colbert  en  1683,  il  fut 
nommé  contrôleur  des  finances  ;  Louis  Le  Peletier, 
marquis  de  Rosambo  et  baron  de  Poussé,  fut 
président  à  mortier  en  1756  -,  Louis  Le  Peletier, 
marquis  de  Rosambo.  fils  aîné  du  précédent,  pré- 
sident à  mortier  en  1765. 

Le  chef  de  la  branche  aînée  de  la  maison  Le 
Peletier  a  pris,  sur  les  désirs  du  roi,  le  nom  de 
Rosambo,  qu'il  unit  au  sien,  en  ajoutant  à  ses 
armes  celles  de  Coskaer  de  Rosambo,  que  l'on  voit 
dans  la  ix«  salle  des  croisades.  Louis  Ier  Le  Pele- 
tier, chevalier,  seigneur  d'Ablon,  avait  épousé 
Geneviève  Josèphe  de  Coskaer. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  l  et  i  d'azur,  à  la  croise 
pattée  d'argent,  chargée  en  cœur  d'un  chevron  de 
gueules  et,  en  pointe,  d'une  rose  du  même  bouton- 
née d'or;  le  chevron  accosté   de  deux  molettes  de 


sable  sur  la  traverse  de  la  croix,  qui  est  de  Le 
Peletier  ;  aux  2  et  3  contre  écarteté  :  aux  1  et  4 
d'or  au  sanglier  de  sable  :  (non  effaré)  ;  aux  2  et  3 
ecartelé  d'or  et  d'azur. 

LE  PELLERIN  DE  BEAU  VAIS. 

Famille  originaire  de  Normandie,  où  Girot  Le 
Pellerin,  dont  le  surnom  vient  des  Croisades, 
épousa,  au  commencement  du  xvie  siècle,  la  fille 
de  Harenc,  qui  descendait  des  premiers  conqué- 
rants de  la  province.  —  Vers  1660  et  depuis,  plu- 
sieurs membres  de  la  famille  Le  Pellerin  vinrent 
s'établir  en  Touraine,  où  ils  possédèrent  diffé- 
rentes terres  seigneuriales.  Les  seigneurs  de 
Beauvais  furent  les  représentants  de  la  branche 
de  Beauvais. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné  de 
trois  étoiles  d'argent;  au  chef  de  sable,  chargé  de 
trois  coquilles  d'argent. 

LE  PELLETIER  DE  GLATIGNY. 

Famille  originaire  de  Picardie,  qui  a  rendu  des 
services  importants  à  l'Etat  dans  la  carrière  des 
armes  et  dont  le  premier  auteur  connu  est  Michel 
Le  Pelletier  de  Glatigny,  écuyer,  commissaire 
ordinaire  et  garde  général  de  l'artillerie  de  France, 
marié  en  1649  à  Françoise  Chariot,  dont  il  eut 
postérité. 

Cette  famille  compte  plusieurs  ofticiers  distin- 
gués chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de 
St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'argent  chargée 
d'un  croissant  de  gueules,  accompagné  de  trois 
étoiles,  2  en  chef  et  1  en  pointe. 

LE  PESANT  DE  BOISGUILBERT. 

Famille  de  la  généralité  de  Rouen. 

Cette  maison  compte  plusieurs  membres  du 
parlement  et  de  la  chambre  des  comptes  de  Nor- 
mandie; elle  a  possédé  héréditairement  depuis  la 
moitié  du  xvne  siècle,  la  charge  de  lieutenant 
général  et  président  au  bailliage  de  Rouen.  Le 
célèbre  de  Boisguilbert,  si  connu  par  ses  travaux 
économiques  et  la  disgrâce  qu'ils  lui  attirèrent, 
était  de  cette  famille.  —  Marthe  Le  Pesant  a 
épousé  en  1635,  Pierre  Corneille,  avocat  du  roi  à 
la  table  de  marbre  de  Rouen,  maître  des  eaux  et 
forêts  qui  fut  père  du  grand  Corneille.  —  Deux 
Le  Pesant  de  Boisguilbert  ont  comparu  à  l'assem- 
blée de  la  noblesse  de  17 S9  pour  l'élection  des  dé- 
putés. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  têtes  de  lion  d'argent  et  d'un 
cœur  d'or,  en  pointe. 


Tome  II 


13. 


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—  388 


LEPOITTEVIN     DE    LA    CROIX 
VAUBOIS. 

Ancienne  famille  originaire  de  la  Normandie. 
L'un  de  ses  auteurs,  J.  B.  Lepoittevin,  né  en  1653, 
fut  conseiller  du  roi,  directeur  des  aides  de  Mont- 
didier.  Il  épousa  en  1680  demoiselle  Catherine  de 
Ricard. 

Louis-Antoine  Lepoittevin  de  LaCroix,né  àPé- 
ronne  le  17  janvier  1753,  était  conseiller  du  roi, 
directeur  des  économats  avant  la  révolution,  sous 
l'empire  receveur  général  des  douanes  à  Anvers. 
IL  assista  au  couronnement  de  l'empereur  comme 
président  du  canton  de  la  ville  d'Anvers.  Il  s'est 
marié  le  29  avril  1785  à  demoiselle  Marie-Josèphe 
Poulletier  de  Périgny,  alliée  à  un  grand  nombre 
de  maisons  de  grande  noblesse. 

Son  3-  fils,  Casimir-Charles  Lepoittevin  de  La 
Croix-Vaubois,  fut  président  au  tribunal  civil  de 
Beauvais,  chevalier  de  la  Légion  d'honneur  ;  né  à 
Calais  le  16  novembre  1795,  il  épousa  le  30  novem- 
bre 1818  demoiselle  Amélie-Françoise-Catherine 
Belgrand  de  Vaubois,  fille  de  messire  Claude- 
Henri  Belgrand,  comte  de  Vaubois. 

Le  comte  de  Vaubois  n'ayant  eu  que  trois  filles 
a  obtenu,  par  ordonnance  de  S.  M.  le  roi  Charles  X 
en  date  du  12  août  1829,  que  son  gendre,  M.  Le- 
poittevin de  La  Croix,  portât  le  nom  de  Vaubois. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accosté  de  deux 
maillets  d'argent  et  accompagné  en  chef  d'une 
grappe  de  raisin  d'or,  et,  en  pointe,  d'une  croix 
pallèe  du  même. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 


LE  PRÉVOST  DE  FOURCHES  (alias 
LE  PROVOST). 

On  connait  en  Normandie  10  familles  nobles  du 
nom  de  Le  Prévost  ou  Le  Provost,  la  plupart 
d'ancienne  chevalerie;  la  plus  importanie  d'entre 
elles  est  celle  qui  nous  occupe. 

Normandie  et  Bretagne. 

Seigneurs  de  Miettes,  de  la  Porte,  de  Visel,  de  la 
Ferté  Corbière,  de  St-Germain  de  Fourches,  de 
Royville,  etc. 

Elle  date  de  l'époque  delà  conquête  de  l'Angle- 
terre, c'est-à-dire  de  l'an  1066.  Suivant  une  an- 
cienne tradition,  son  premier  auteur  était  filleul 
de  Guillaume  le  Conquérant. 

Le  fils  aîné  de  Guillaume  Le  Prévost  resta  en 
Angleterre  et  y  fit  souche  ;  le  fils  cadet  revint  en 
Normandie  ainsi  que  ses  frères,  où  ils  possédaient 
de  grands  biens  dans  les  élections  de  Falaise, 
d'Argentan,  etc.,  généralité  de  Caen. 

Cette  famille  fut  reconnue  noble  d'ancienne  ex- 
traction par  Raimond  de  Montfaut,  en  1469,  en  la 


personne  de  Jean  Le  Prévost,  de  la  paroisse  de  la 
Trinité,  diocèse  d'Avranches. 

Deux  siècles  plus  tard,  Jean  et  Jacques  Le  Pré- 
vost firent  leurs  preuves  d'ancienne  noblesse  en 
1666  devant  Chamillart,  intendant  de  la  généralité 
de  Caen. 

Les  anciens  cartulaires  ont  conservé  les  noms 
d'un  grand  nombre  de  personnagesde  cette  vieille 
famille  dans  les  temps  les  plus  reculés  et  remon 
tant  à  l'an  1233,  maisla  filiation  suivie  commence- 
à  noble  homme  Pierre  Le  Prévost,  écuyer,  lieute- 
nant du  château  de  Falaise  en  140Q,  qui  eut  pour 
femme  N.  . .  dont  il  eut  plusieurs  enfants. 

Cette  famille  a  fourni  les  branches  : 

io  des  seigneurs  du  Marais  de  St-Germain  de 
Fourches  qui  a  pour  auteur  Henry  Le  Prévost,  né 
en  1561,  seigneur  du  Marais  et  de  St-Germain  de 
Fourches  ; 

2°  des  seigneurs  de  St-Germain  des  Fourches, 
issue  de  la  précédente,  dont  l'auteur,  François  Le 
Prévost,  écuyer,  seigneur  de  St-Germain  des 
Fourches,  né  en  1606,  servait  en  1635  dans  la 
compagnie  du  sieur  Marguerie  de  Nonant,  aux 
lieux  et  place  de  Henry,  son  père,  âgé  de  75  ans. 

3°  celle  des  seigneurs  de  la  Roche,  de  Lulagris, 
delà  Villoutin,  deRavilly,  du  Bourg,  des  Mazures, 
de  la  Touche,  de  la  Pinsonnière,  de  Laubruère, 
etc.  qui,  transportée  de  Normandie  en  Bretagne, 
a  pour  auteur  Jacques  Le  Prévost  ou  Le  Provost, 
seigneur  de  Courhery,  né  en  1520,  issu  du  5e  degré 
de  la  souche-mère. 
.  Ses  alliances  sont  des  plus  distinguées. 

Elle  s'est  poursuivie  jusqu'à  nos  jours  en  don- 
nant des  officiers  chevaliers  de  St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  d'argent,  (alias  d'or), 
armé  et  lampassé  de  gueules,  tenant  une  hache 
d'armes  d'or  (alias  d'argent). 

L'écu  timbré  d'un  casque  de  chevalier  orné  de 
ses  lambrequins. 

Supports  :  Deux  lions. 


LE  PRÉVOST  DIRAY. 

Famille  noble,  originaire  de  Bretagne  et  établie 
en  Normandie  dans  le  xve  siècle.  Elle  remonte  en 
ligne  directe  à  Henry  Le  Prévost,  écuyer,  marié 
à  Jeanne  de  Villiers,  qui  vivait  vers  1500. 

Jean-Jacques  Le  Prévost,  chevalier,  seigneur 
d'Iray,  né  le  31  mars  1743,  reçu  garde  du  corps  de 
S.  M.  en  1758,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  mili- 
taire de  St-Louis,  émigra  et  lit  la  campagne  de 
1792  à  l'armée  des  Princes  en  qualité  de  maréchal- 
des-logis  des  gardes  du  corps;  devint  en  1814 
sous-lieutenant  avec  rang  de  colonel. 

Armbs  :  De  gueules,  à  deux  fasces  d'argent,  ac- 
compagnées de  trois  croissants  de  même  en  chef, 
et,  <-n  pointe,  de  trois  besants  aussi  d'argent. 


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LE  PRÉVOST  DU  BARAIL. 

Barons  de  Malvas  et  d'Oysonville,  marquis  du 
Barail  et  vicomtes  de  Villers-Helon,  seigneurs  de 
Malassie,  d'Herbelay,  de  St-Germain,  d'Amboise. 
etc. 

Maison  ancienne,  originaire  de  la  ville  de  Pa- 
ris où  elle  était  connue  dans  la  haute  magistra- 
ture depuis  le  commencement  du  xive  siècle,  épo- 
que à  laquelle  vivait  Yves  Le  Prévost,  conseiller 
au  Parlement  en  1315.  Cette  maison,  recomman- 
dable  par  son  ancienneté,  ses  alliances,  les  nom- 
breux services  qu'elle  n'a  cessé  de  rendre  à  nos 
rois,  dans  leurs  conseils,  dans  l'administration  de 
la  justice  et  dans  le  commandement  de  leurs  ar- 
mées, remonte  par  sa  filiation  suivie  à  Jean  Le 
Prévost,  premier  du  nom,  écuyer,  seigneur  de 
Malassie  près  d'Etampes,  qui  vivait  sous  le  rè- 
gne du  roi  Charles  VIL  La  branche  du  marquis  du 
Barail  a  pour  auteur  Pierre  Le  Prévost,  premier 
du  nom,  qui  vivait  en  1016. 

Armes  :  Echiquelè  d'or  et  d'azur  ;  au  franc  can- 
ton d'or,  chargé  d'un  griffon  de  sable;  à  la  bor- 
dure de  gueules,  chargée  de  trocs  besanls  d'or. 


LE  QUIEN  DE  LA  NEUF  VILLE. 

Seigneurs  de  la  Neufville,  etc.,  à  Paris  et  à  Bor- 
deaux. Cette  famille  dont  les  différents  auteurs 
font  remonter  l'ancienneté  à  des  siècles  très  recu- 
lés ne  prouve  néanmoins  sa  fdiation  que  depuis 
Pierre  Le  Quien  de  la  Neufville,  qui  fut  capitaine 
de  cavalerie  et  mourut  en  1675,  après  avoir  épousé 
demoiselle  Claude  Maldamé.  Son  fils  fit  plusieurs 
ouvrages  qui  lui  valurent  une  place  à  l'Académie 
des  inscriptions  et  belles-lettres  en  1706.  Les  ta- 
lents qu'il  montra  dans  les  diverses  traductions 
qui  sont  sorties  de  sa  plume  l'ont  placé  au  rang 
des  hommes  illustres  de  son  siècle,  dans  l'histoire 
littéraire  du  règne  de  Louis  XV. 

Cette  famille  a  aussi  produit  un  brigadier  des 
armées  du  roi  en  1741.  plusieurs  autres  officiers  et 
un  chevalier  de  St-Louis  en  1721. 

Armes:  Ecartelé :  aux  1  et  4,  de  sinople,  au 
chien  braque  d'or,  ayant  un  collier  de  sable  sur- 
monté d'une  palme  d'argent  en  fasce;  aux  2  et  3, 
bandés  de  vair  et  de  gueules. 

LE  REBOURS. 

Ancienne  famille  de  l'élection  de  Falaise  en 
Normandie  dont  la  filiation  remonte  àPierre  Le  Re- 
bours, écuyer.seigneur  de  Maizières, vivant  en  1360. 

Jean,  écuyer,  seigneur  de  la  Leu,  de  Chaussy, 
etc.,  maître  des  comptes,  a  été  maintenu  en  1667. 

Armes  :  De  gueules,  à  sept  losanges  d'argent. 


LE  ROUX  DE  BRETAGNE. 

Voy.  pour  l'historique  de  cette  famille  le  tome 
Ier,  colonne  1747,  et  rectifier  comme  suit  l'état 'des 
représentants  actuels. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Le  Roux  de  Bretagne  (Auguste),  chef  de 
nom,  né  le  4  mai  1857.  Résidence  :  Château 
de  laFolatière,près  St-Jean  d' An gély. Marié 
le  30  avril  1884  à  Marie-Louise  Joly  (I'Aussy, 
dont .  a)  Germaine,  néeenl885  ;  b) Auguste, 
né  en  1880;  c)  Suzanne,  née  en  1887  ;  d) 
Jeanne,  née  en  1890  ;  e)  Marie-Madeleine, 
née  en  1893  ;  f)  Antoine,  né  en  1895. 

FRÈRES 

Le  Roux  de  Bretagne  (Henry),  né  en 
1858.  Résidence  :Fouquières  près  Réthune. 
Marié  en  1884  à  Joséphine  Dubrùlle  de 
Rouvroy,  dont  :  a)  Anne  Marie,née  en  1885  ; 
b)  Geneviève,  née  en  1887;  c)  Marie-Antoi- 
nette, née  en  1888  ;  d)  Madeleine,  née  en 
1890;  e)  Henry,  né  en  1893. 

Le  Roux  de  Bretagne  (Maurice),  né  en 
1861.  Résidence  :  Château-Bon  près  Vaudri- 
court  (P.  de  C).  Marié  en  1891  à  Pauline 
de  Mazière,  dont  :  a)  Anne-Paul,  née  en 
1892  ;  b)  Maurice,  né  en  1893  ;  c)  Jean,  né 
en  1894. 

Le  Roux  de  Bretagne  (Paul),  né  en  187(1. 
Résidence  :  Lille  (NordJ. 

ONCI.ES 

Le  Roux  de  Bretagne  (l'abbé  Louis),  né 
en  1836,  vicaire  à  la  Madeleine  à  Paris. 

Le  Roux  de  Bretagne  (Charles),  né  en 
1838.  Résidence  :  Château  delà Bijoire (Ven- 
dée). Marié  1°  à  Antoinette  de  Bizemont, 
en  1864,  dont  Louise,  née  en  1866,  mariée 
à  Gustave  d'OnsANE  ;  2°  à  Gabrielle  de  La 
BAJONiÈRE,enl873,dontCharles,  néen  1874. 

Le  Roux  de  Bretagne  (Joseph),  né  en 
1842.  Résidence  :  Château  de  Mortagne 
(Nord).  Marié  à  Rerthe  Clément. 

Le  Roux  de  Bretagne  (  Thérèse),  née  en 
1844.  Résidence  :  Château  de>Péré  (Deux- 
Sèvres).  Mariée  en  1868  à  Maxime  Bastard 


—. r—. — 


391  — 


392 


de  PérÉ;  capitaine  de  frégate,  officier  de  la 
légion  d'honneur,  dont  :  a)  Thérèse,  née  en 
1870;  b)  Geneviève,  née  en  1872  ,  c)  Joseph 
né  en  1873,  aspirant  de  marine  ;d) Maxime 
né  en  1874  ;  e)  Henri,  né  en  1875. 

LE  ROUX  DE  PUISIEUX. 

Seigneurs  du  Chastelet,  de  la  Thieuloie,  dePui- 
sieux-au-Mont,  dePuisieux-au-Val  et  d'Acheville, 
en  Artois. 

Claude  Le  Roux,  auteur  de  cette  famille,  qui 
a  formé  les  deux  branches,  était  natif  de  Bé- 
thune  et  bourgeois  d'Arras.  Il  servit  en  qualité 
d'hommes  d'armes  dans  les  armées  de  l'empereur 
Charles  V,  qui  l'anoblit,  et  toute  sa  postérité, par 
lettres  du  15  avril  1527,  confirmées  en  juin  1531. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,  d'argent,  à  la 
fasce  de  gueules  surmontée  de  trois  coqs  de  sable 
membres  et  crêtes  de  gueules  ;  aux  2  et  3,  d'or,  à 
la  bordure  rngrêlée  de  gueules,  à  la  fasce  du  mù 
me,  à  l'ecusson  d'argent,  brochant  sur  le  tout 
chargé  de  trois  fleurs  de  lys  de  gueules,  surmon- 
tées d'un  lambel  d'azur. 

Cimier  :  Une  /leur  de  lys  de  gueules  entre  vn 
vol  du  même. 

LE  ROY  DAMIGNY. 

Ancienne  famille  de  l'élection  de  Baveux  en 
Normandie  dontla  noblessea  été  authentiquement 
reconnue  à  différentes  époques  par  un  arrêt  de  la 
cour  des  Aides  le  27  mars  1494,  et  ensuite  en  1588 
et  166G.  Elle  a  fourni  un  grand  nombre  d'officiers 
de  tous  grades  et  des  chevaliers  de  St  Louis. 

Les  preuves  de  noblesse  que  cette  maison  a 
fournies  en  1737,  devant  le  juge  d'armes  de  France, 
font  remonter  safitiation  à  Guilbert  Le  Roy,écuyer, 
qui  vivait  en  1494.  Il  est  l'auteur  connu  des  trois 
branches  de  la  famille,  savoir  :  celle  des  seigneurs 
d'Ainigny,  éteinte  vers  1720;  celle  des  Le  Roy  du 
Gué,  éteinte  également  en  1700  ;  et  celle  des  sei- 
gneurs de  Souceboz  (en  Suisse)  qui  s'esteontinuée 
jusqu'à  nos  jours.  Elle  a  pour  auteur  Le  Roy,  4e 
fils  de  Charles,  seigneur  d'Amigny. 

Armes:  D'argent,  à  trois  merlelles  de  sable,  po 
secs  2  et  i. 
Couronne  de  vicomte. 
Supports  :  Deux  sauvages. 

LE  ROY  DE  BARDE 

Famille  noble  et  ancienne  de  la  Picardie,  dis- 
tinguée par  ses  alliances  et  ses  services  militai- 
res. Cette  famille  est  connue  depuis  BaoulLeRoy, 


qui  fit  en  1227  deux  donations  à  l'église  et  aux 
religieux  de  Ste-Marie  de  Lieu  Dieu. 

Nicole  Le  Roy  fut  mariée  vers  l'an  1470  avec 
Alexandre  Gaillard,  seigneur  de  Ferré.  Elle  est 
mentionnée  dans  le  testament  de  son  mari  du  2i 
septembre  1510. 

Cette  maison  a  fourni  plusieurs  branches  :  celle 
de  Valenglart  et  celles  de  Camelun  et  de  Barde. 
Suivant  les  preuves  fournies,  leur  souche  com- 
mune remonte  à  Gui  Le  Roy,  écuyer,  qui  com- 
mence la  filiation  suivie.  Il  vivait  en  1375-1396. 

La  branche  des  seigneurs  de  Barde  a  pour  au- 
teur Adrien  Le  Roy,  écuyer,  seigneur  de  Barde, 
Bois-Colard,  Harse,  etc., gentilhomme  ordinaire  de 
la  maison  du  duc  de  Guise,  qui  épousa  le  5  février 
1619  demoiselle  Charlotte  de  Rune,  dont  postérité. 

Armes  :  Tiercé  en  fasces  ;  au  1  d'or,  au  lion 
léopavdë  de  gueules:  au  2,  de  sinople  ;  au  3, 
d'hermine. 

Supports  :  Deux  lions. 

Cimier  :  Un  lion  issant. 

LE  ROY  DE  BOISAUMARIÉ. 

Originaire  de  la  Basse-Normandie,  cette  famille 
a  fourni  plusieurs  membres  considérables.  Parmi 
ceux  qui  ont  rendu  des  services  éminents  au  pays, 
depuis  un  siècle,  nous  citerons  :  Pierre-Thomas 
Le  Roy  de  Boisaumarié,  capitaine  d'état-major, 
membre  du  tribunat  et  du  corps  législatif  sous  le 
1er  Empire,  préfet  du  Var  et  du  Loiret,  de  rille- 
et-Vilaine  et  des  Basses-Pyrénées,  de  1830  à  1837, 
commandeur  de  la  Légion  d'honneur,  etc.  ;  Pierre 
Leroy  de  Boisaumarié,  préfet,  officier  de  laLégion 
d'honneur,  décédé  en  1857  ;  et  Ernest,  baron  Le 
Roy  de  Boisaumarié,  qui  fut  sénateur  et  préfet  de 
la  Seine-Inférieure. 

Armes:  D'azur,  au  chevron  de  gueules,  accom- 
pagné en  chef  à  dextre,  d'une  tour  crénelée  et 
démantelée:  à  senestre,  d'une  balance;  et,  en 
pointe,  d'un  livra  ouvert  :  le  tout  en  argent  :  au 
canton  de  sénateur. 

LE  ROY  DE  GHA VIGNY. 

Famille  originaire  d'Anjou. 

Elle  a  donné  Jacques,  abbé  de  St-Florent  (en 
1518)  et  de  Cluny,  aumônier  du  Dauphin  et  des 
ducs  d'Angoumois  et  d'Orléans,  archevêque  de 
Bourges  ;  et  un  abbé  de  Bellefontaine  en  170'.». 

Armes:  Ecartelé:  aux  1  et  4,  d'argent  à  une 
bande  de  gueules  ;  aux  2  et  3,  échiqueté  d'argent 
et  d'azur,  (alias  :  d'or  et  d'azur),  à  la  bordure  de 
gueules. 

LE  SAULNIER. 

Seigneurs  de  Calibray,  des  Tertres,  de  la  Cour, 
de  la  Ilautièrc,  de  St-Jouan,  etc. 


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—  394  — 


Ancienne  famille  originaire  de  Bretagne.  On  la 
croit  originaire  de  la  paroisse  de  Ruca,  dans  l'an- 
cien comté  de  Matignon.  Elle  s'est  divisée  en  plu- 
sieurs branches  connues  vers  la  fin  du  xvme  siè- 
cle sous  les  noms  de  la  Hautière,  de  la  Saudrays, 
de  St-Jouan,  de  Vauhello  et  de  la  Cour. 

Le  premier  membre  connu  de  cette  famille  est 
Bertin  Saulnier  ou  Le  Saulnier,  en  1206.  La  filia- 
tion commence  à  Gabriel  Le  Saulnier,  compris 
dans  un  dénombrement  des  nobles  de  l'évêché 
de   St-Brieuc  en  1427. 

Au  10°  degré  nous  trouvons  Bonaventure-Fran- 
çois-René  Le  Saulnier  de  la  Cour,  né  à  St-Brieuc 
le  17  avril  1788,  lieutenant  de  vaisseau  et  cheva- 
lier de  la  Légion  d'honneur. 

La  branche  de  St-Jouan  a  pour  auteur  Pierre  Le 
Saulnier,  sieur  de  St-Jouan,  3e  fils  de  François  Le 
Saulnier  de  Vauhello  de  la  branche  précédente. 

Armes:  Ecartelè  :  aux  1  et  4  d'azur,  à  trois 
poissons  d'or,  qui  est  Le  Saulnier;  aux  2  et  3  d'or, 
au  porc  épie  de  sable,  qui  est  de  Pugneix. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  sirènes. 

LTESCAILLE  (de). 

Famille  originaire  du  Brabant,  issue  de  Bernard 
de  l'Escaille,  seigneur  de  Faulez,  homme  d'armes 
de  Charles  le  Téméraire,  duc  de  Bourgogne,  dont 
l'arrière-petit-fils  François  de  l'Escaille,  seigneur 
de  Faulez,  archer  de  la  noble  garde  de  l'empereur 
Charles-Quint,  a  eu  du  même  empereur  continua- 
tion de  noblesse,  etc.    Concession  d'armes,  1548. 

Armes:  De  gueules,  à  la  main  gantée  d'argent, 
portant  bride  de  sable  :  au  chef  d'or  chargé  d'une 
aigle  de  sable  aux  ailes  éplogées. 

Supports  :  Deux  chevaux  d'argent. 

LESGALOPIER  (de). 

Jean  Lescalopier,  contrôleur  de  la  maison  du 
roi,  fut  échevin  delà  ville  de  Paris  en  1554 et  1562, 
et  s'allia  avec  Marie-Claude  l'Hermite.  Leur  fils 
fut  reçu  secrétaire  du  roi  le  25  octobre  1599.  Il 
épousa  Marthe,  fille  devJacques  Gobelin,fondateur 
de  la  célèbre  manufacture  royale  des  Gobelins.et 
mourut  en  1620  laissant  postérité. 

La  famille  Lescalopier  dont  le  nom  est  aujour- 
d'hui de  l'Escalopier  s'est  alliée  aux  Le  Clerc  de 
Lesseville,  aux  Le  Tellier  de  Savoie,  et  elle  a 
donné  des  magistrats  distingués. 

Abmes  :  De  gueules,  à  la  croiz  d'or,  cantonnéede 
quatre  croissants  du  même. 

LESGHAUX  (de). 

Savoie  et  Franche-Comté. 

La  famille  de  Leschaux  qui,  par  les  femmes,  se 
rattache  authentiquement  à  Leutgarde,  mère   de 


Guillaume  le  Conquérant,  est  originaire  de  Savoie. 

L'un  de  ses  premiers  membres  connus  est  Du- 
rand Leschaux  dont  la  fille  Marie,  morte  en  1229, 
avait  épousé  Eudes  Arrode,  le  grand  panetier  du 
roi  de  France  Philippe-Auguste. 

Le  chevalier  Jean  de  Leschaux  compte  parmi 
les  personnages  de  marque  faits  prisonniers  aux 
côtés  du  duc  de  Savoie  à  la  bataille  de  Varrey, 
en  1325. 

Vers  1618,  la  maison  de  Leschaux  vint  se  fixer 
en  Franche-Comté  où  plusieurs  de  ses  membres 
occupèrent  de  hautes  charges  provinciales. 

Armes  :  anciennes  :  D'azur,  à  un  griffon  d'or. 
modernes  (parlantes)  :  D'argent,  à  deux  bandes  de 
gueules,  chargées  d'un  lais  arraché  de  sinople  ; 
au  chef  d'azur,  chargé  d'un  soleil  d'or. 

Couronne  de  comte. 

Supports:  Deux  aigles. 

LESGHEVIN  DE  PRÉVOISIN. 

Picardie,  île  de  France. 

Seigneurs  de  Précourt,  de  Prévoisin,  de  Billy, 
etc. 

Famille  qui  tire  son  origine  de  la  maison  de 
Crêvecœur  et  remonte  au  xme  siècle  ;  elle  a  été 
maintenue  dans  sa  noblesse  d'ancienne  extrac- 
tion par  jugement  en  date  du  30  janvier  1715 
à  la  généralité  d'Amiens,  ses  preuves  remon- 
tant à  noble  Charles  Lesquevin,  écuyer,  sei- 
gneur de  Baconval,  auquel  le  roi  Henri  IV  fit  don 
de  plusieurs  sommes  à  piendre  sur  ses  sujets 
rebelles,  par  lettres  royaux  du  7  novembre  15S9. 
Elle  compte  des  services  militaires  très  distin- 
gués et  de  brillantes  alliances.  Les  armes  étaient 
de  gueules,  au  lion  d'or,  au  chef  échiquelé  d'ar- 
gent et  d'azur.  Sur  la  tombe  d'Adrien  Lesquevin 
qui  existait  en  1548  dans  l'église  de  Roye,  se  trou- 
vaient deux  écussons  accolés  :  l'un  figurant  une 
fasce  accompagnée  en  chef  de  3  étoiles  et  d'un 
croissant  et  en  pointe  d'un  Lion,  l'autre  un  échi- 
quelé, qui  est  l'écusson  d'Antoinette  Girault. 
femme  d'Adrien  ;  on  peut  en  inférer  que  l'écusson 
de  la  maison  de  Lesquevin  a  été  formé  de  la  réu- 
nion de  ces  deux  blasons  en  un  seul,  et  que  les 
armoiries  de  la  famille  de  Leschevin  ont  été  com- 
posées entièrement  des  pièces  du  premier  de  ces 
deux  blasons. 

Elle  a  été  confirmée  le  23  mai  1755,  par  arrêt 
du  Conseil  d'Etat  du  roi  de  Pologne,  dans  sa  pré- 
tention de  descendre  de  l'illustre  et  antique  mai- 
son de  Crêvecœur  ;  en  conséquence,  le  chef  de  la 
famille  a  pris  les  noms  et  titres  de  marquis  de 
Crêvecœur. 

La  famille  Leschevin,  dont  le  nom  n'est  qu'une 
traduction  française  du  nom  Picard  Lesquevin, 
a  produit  antérieurement  à  1789  :  un  lieutenant 
d'artillerie,  un  écuyer  de  la  Reine,  3  contrôleurs 
généraux  des  maisons  des  comtes  de  Provence  et 


395  — 


396 


d  Artois,  une  première  femme  de  chambre  de 
Madame  la  Dauphine  et  une  du  Dauphin,  duc  de 
Normandie,  une  lectrice  de  la  Reine,  trois  pre- 
miers commis  de  la  maison  du  roi,  etc. 

Cette  famille  s'est  divisée  en  cinq  branches  ; 
celles  de  Leschevin  de  Billy,  de  Pressée,  de  Rou- 
gemont,  de  Précourt  et  colles  de  Leschevin  de 
Prévoisin,  la  seule  existante  qui  s'est  taxée  en 
Bretagne,  au  commencement  dn  xixe  siècle. 

Xavier  Leschevin  de  Pré  voisin,  écuyer,  était 
lieutenant  au  régiment  de  l'Ile  de  France  en  1780 
et  fut  licencié  le  20  mars  1701 . 

Elle  compte  des  chevaliers  de  St-Louis  et  de 
la  Légion  d'honneur. 

Armes  :  D'argent,  au  Chevron  d'azur  accom- 
pagné en  chef  d'un  croissant  accosté  de  deux 
étoiles  et  en  pointe  d'un  Lion,  le  tout  de  gueules. 

L'écu  timbré  d'un  casque  de  chevalier,  orné 
de  ses  lambrequins. 

LE  SEGQ  DE  GREPY. 

Cette  famille  répandue  en  Normandie,  en  Pi- 
cardie, en  Artois,  en  Lorraine,  etc.  a  été  main- 
tenue dans  sa  noblesse  par  acte  en  date  de  1701. 
La  branche  d'Artois,  dont  est  issu  le  rameau  de 
Crepy,  établi  en  Lorraine  a  obtenu  l'érection  en 
baronnie  sous  le  nom  de  Bevelinghein,  St-Mar- 
tin,  de  Bosquehem  et  d'Escleines,  en  1083.  Fran- 
çois Le  Secq,  trésorier  général  des  Etats  du  Lan- 
guedoc en  10(30,  a  formé  le  rameau  des  marquis 
de  la  Mothe  de  St-Heraye,  allié  à  la  maison  dé 
Gourdon  de  Genouillac. 

L'auteur  commun  de  ces  diverses  branches  est 
Thomas  Le  Secq,  sieur  de  Launay,  notaire  au 
chêtelet  de  Paris,  anobli  par  lettres  pa'entes  en 
1601. 

Georges  Le  Secq  de  Crepy,  capitaine  d'infan- 
terie, chevalier  de  St-Louis,  émigra  en  1792.  lit 
campagne  dans  l'armée  des  Princes,  de  1792  à 
1801  et  fut  blessé  à  la  jambe  droite.  Il  fit  partie 
de  la  garnison  de  Metz  pendant  le  blocus  de  1815 
et  servit  dans  l'Etat-major  des  places  jusqu'en 
1830;  il  avait  épousé  en  1809,  dll«  Suzanne  Barbe 
Le  Masson  de  Rancé,  dont  il  a  eu  postérité. 

Armes  :  D'azur,  au  sautoir  d'or,  chargé  de  cinq 
étoiles  de  gueules. 
Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deux  lions. 


LESELEUG  DE    KEROUARA. 

Originaire  de  Bretagne,  seigneur  de  Goùelet- 
quer,  de  Quistillic,  de  Kérouara,  de  Kerpica,  de 
Kertané,  etc. 

Cette  famille  a  pris  part  aux  réformations  de 
de  1670,  montres  de  1443  a  1534. 


Nous  trouvons  :  Thomas,  dans  une  montre  de 
Jean  de  Penhoët,  pour  le  recouvrement  de  la 
personne  du  duc  en  1420;  Philippe,  seigneur  de 
Gouëletquer,  mentionné  à  la  réformation  de  1443; 
Didier,  procureur  du  Bourgeois  de  Léon  en  1520, 
marié  vers  1530  à  Tiphaine  le  Borgnis,  un  évèque 
d'Autun,  mort  en  1478. 

Armes  :  D'argent,  au  chêne  de  sinople,  le  tronc 
chargé  d'un  léorier  courant  de  sable. 
Devise  :  A  dto  robitr. 

LE  SELLIER  DE  GHÉZELLES. 

Famille  ancienne,  originaire  de  Picardie.  Elle 
tire  son  nom  d'un  fief  noble  qu'elle  possédait  et 
qui  est  situé  le  long  de  la  rivière  de  Selle,  qui  se 
décharge  dans  la  Somme,  près  d'Amiens.  Bastien 
Le  Sellier,  seigneur  de  Prouzel,  en  fit  dénombre- 
ment le  8  novembre  1530,  à  très  puissant  et  très 
redouté  seigneur  messire  Charles  d'Ally,  cheva- 
lier, vidame  d'Ornes,  baron  de  Picquivy,  selon  les 
actes  reçus  par  Letellier  et  Tonnellier.  Les  titres 
anciens  de  cette  famille  se  trouvent  à  la  tour  de 
Londres  parce  que  ses  ancêtres  passèrent  en 
Angleterre  avec  Guillaume  le  Conquérant. 

La  filiation  de  cette  famille  remonte  à  Bastien 
Le  Sellier,  écuyer,  seigneur  de  Prouzel,  qui  vivait 
en  1525. 

Nicolas  Le  Sellier,  dit  de  Hau,  écuyer,  fut  main- 
tenu dans  ses  privilèges  de  noblesse,  par  arrêt  de 
M.  Bignon,  intendant  de  Picardie,  du  13  mars 
1700,  lors  de  la  recherche  des  usurpateurs  do  la 
noblesse. 

Charles  Hippolyte  Le  Sellier  de  Chezelles,  fut 
garde  du  corps  de  sa  Majesté  en  1814. 

Armes:  D'or,  à  l'aigle  d'azur,  becquée  et  membrée 
de  gueules . 

L'ESPAGNOL. 

En  Flandre.  Famille  dont  était  Jean  Joseph  l'Es- 
pagnol de  Caverine,  ancien  procureur  syndic  de 
la  ville  de  Douai,  qui  rendit  au  roi  des  services 
importants  dans  les  diverses  commissions  extra- 
ordinaires qui  lui  furent  confiées  par  les  inten- 
dants de  Flandre,  particulièrement  à  l'occasion  et 
pendant  les  sièges  de  Condé,  Bouchain,  Valen- 
ciennes  et  Cambray.  C'est  ce  qui  est  spécifié  dans 
les  lettres  de  noblesse  accordées  par  Louis  XIV, 
en  considérations  de  tous  ces  services  et  de  ceux 
d'André  François  L'Espagnol,  son  fils,  conseiller 
d'état  de  la  Flandre  Wallonne  et  premier  con- 
seiller pensionnaire  de  la  ville  de  Lille,  qui  les  a 
obtenues  au  mois  de  mai  1704,  c'est  à  ce  dernier 
que  commence  la  filiation  suivie  de  cette  famille; 
son  fils  Charles  François  L'Espagnol  a  obtenu  des 
lettres  de  vétérance,  après  avoir  rempli  les  mêmes 
fonctions  que  son  père  pendant  30  ans. 

Armes  :  D'azur,  à  une  foi  d'argent. 


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393 


LESPARDA(Bon). 

Brie. 

Baron  de  l'empire  du  20  décembre  1810. 

Armks:  D'azur,  à  trois  tours  d'argent  ouccrles 
ajourées  et  maçonnées  de  sable  rangées  en  fasce 
celle  du  milieu  accostée  de  deux  fers  de  lance  du 
même. 

LESPÉE  {de). 

Famille  originaire  de  Lorraine. 

«  Nous  soussignés,  certilions  que  M.  le  baron 
de  l'Espée,  père,  ancien  capitaine  de  cavalerie 
est  propriétaire  de  la  baronnie  de  Froville, dépar- 
tement de  la  Meurthe,  provenant  de  ses  père  et 
mère  et  qu'antérieurement  sa  famille  a  possédé 
des  terres  titrées.  Son  quatrisaïeul,  Jean  de  l'Es- 
pée, conseiller  d'Etat,  était  seigneur  du  comté  de 
Germiny,  qui  a  été  pendant  trois  générations, 
dans  sa  farmlle  comme  il  constate  parles  actes  et 
contrats  de  mariage  de  ses  aïeux,  les  foi  et  hom- 
mages qu'ils  en  ont  rendus,  l'acte  d'échange  lait 
dudit  comté  de  Germiny,  par  son  bisaïeul,  avec 
la  famille  Le  Bègue,  son  alliée  contre  d'autres 
propriétés  foncières,  dont  le  fief  de  l'Ebeuville 
qui  est  encore  dans  sa  famille,  faisait  partie  du 
dit  échange,  ce  que  nous  attestons,  sur  le  vu  des 
pièces  authentiques  citées,  qui  nous  ont  été  pré 
sentées. 

Donné  à  l'hôtel-de-ville  de  Nancy,  le  11  janvier 
1819.  Signé  Poirot.  » 

Armes  :  D'azur,    à    la  fasce  d'argent,   accom- 
pagnée en  chef  de  deux  croisettcs  recroisellées  et 
fichées  d'or',   à    l'épée  d'argent,  garnie  cV or,  bro- 
chant sur  le  tout. 


LESPÉRONNIÈRE  (de). 

Famille  originaire  d'Anjou,  marquis  de  la  Ro- 
chebardone,  barons  de  Vriz,  seigneurs  de  l'Espé- 
ronnière,  de  Pineau,  la  Sorinière,  la  Sansonnière, 
le  Breil,  la  Saulaye,  etc.,  etc. 

Celte  vieille ot  recornmandable  famille  remonte 
au  xiie  siècle.  Sou  premier  membre  connu  est 
Joachim  de  l'Espéronniere  qui  épousa  en  115b, 
Eléonore  de  St-Amadour. 

En  1470.  à  la  montre  qui  se  tint  par  ordre  du 
roi  Louis  XI,  Jehan  de  L'Espéronniere  fournit 
ses  preuves  de  noblesse. 

Cette  famille  a  donné  :  une  supérieure  générale 
du  Calvaire,  une  supérieure  de  la  Visitation  à 
Madrid,  un  gentilhomme  ordinaire  de  !a  chambre 
du  roi,  un  chambellan,  plusieurs  lieutenants  de  la 
grande  vénerie  de  France,  des  chevaliers  de  l'or- 
dre du  roi,  un  page  de  la  grande  écurie  du  roi, 
1705,  un  chevalier  de  St-Louis,  etc. 

Armes  :  D'hermine,  frelté  de  gueules. 

Couronne  de  marquis. 


LESPINASSE  ou  L'ESPINASSEide.) 

Maison  des  plus  anciennes  et  des  plus  illustres 
du  royaume,  qui  tire  son  nom  d'une  terre  située 
en  Bourgogne,  aux  frontières  de  Forez  et  qui 
s'est  répandue  dans  les  provinces  d'Auvergne,  du 
Nivernais,  de  Bourbonnais,  de  Champagne,  etc. 
Elle  n'est  pas  moins  distinguée  par  ses  services 
militaires,  que  par  les  belles  alliances  qu'elle  a 
contractées  avec  les  maisons  les  plus  considéra- 
bles par  lesquelles  elle  a  l'honneur  d'appartenir  à 
une  branche  de  la  maison  royale  de  .France.  On 
compte  parmi  les  comtes  de  Brioude  qu'elle  a 
donnés,  Guillaume,  Hugues,  Louis  et  Pons  de 
Lespinasse,  en  1200  ;  Bertrand,  en  1282  ;  Pons 
et  Willelme,  en  1287  ;  Drogun  de  Lespinasse. 
comte  de  Brioude,  fut  témoin  d'un  acte  de  vente 
du  jour  de  St-Jean  et  de  St-Paul,  l'an  1247. 
Elle  était  partagée  dès  le  commencement  du 
xne  siècle,  en  diverses  branches  dont  une 
connue  sous  le  nom  des  seigneurs  de  St- André, 
a  fourni  un  grand  nombre  de  chanoines,  comtes 
de  Lyon,  entr'autres  Guillaume  de  Lespinasse,  en 
1341,  et  Guichard  de  Lespinasse  en  1349,  prévôt 
en  1374  et  doyen  en  1399.  Cette  branche  s'est 
éteinte  l'an  1380. 

On  trouve  une  branche  des  seigneurs  de  St- 
Léger,  dont  était  Jean  de  Lespinasse,  chevalier, 
seigneur  de  St-Léger  et  d'Ancize  sous  Dun-le-Roi 
en  Bourgogne,  au  diocèse  d'Autun. 

Pierre  de  Lespinasse  était  chevalier  des  Tem- 
pliers et  commandeur  de  Celle,  qui  est  une  com- 
mand.rie  considérable  près  Murât  en  1241. 

Hugues  de  Lespinasse  était  chevalier  de  Rho- 
des et  commandeur  de  Celle  en  1327.  Girard  de 
Lespinasse,  chevalier  était  capitaine  des  monta- 
gnes d'Auvergne  en  1358. 

Cette  maison  a  donné  des  chevaliers  célèbres, 
un  échanson  du  duc  de  Bourgogne  en  1407  et  1409, 
conseiller,  chambellan  et  gouverneur  des  enfants 
de  ce  prince,  les  comtes  de  Nevers  et  de  Rethel 
dont  le  neveu  Béraud  de  Lespinasse  fut  conseil- 
ler et  chambellan  du  roi  Louis  XI,  et  général  de 
l'armée  que  ce  prince  envoya  contre  le  duc  de 
Bourgogne  en  1475;  il  défit  les  troupes  du  duc 
dans  u  ie  bataille-  qu'il  gagna  près  de  Chàteau- 
Chinon.  La  branche  de  Langeac,  qui  a  fait  les 
preuves  de  la  cour  en  1770,  a  donné  quatre  maré- 
chaux de  camp,  un  brigadier  des  armées  du  roi  et 
nombre  d'officiers  supérieurs,  décorés  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint-Louis. 

Armes  :  Ecartelé  :  au  1  d'or,  au  dauphin  pâmé 
d'azur,  qui  est  des  dauphins  d'Auvergne  ;  au  2 
d'or,  au  gonfalon  de  gueules,  qui  est  d'Auvergne, 
au  3  d'azur,  semé  de  fleurs  de  lys  d'or,  à  la  tour 
d'argent,  brochante,  qui  est  de  la  Tour  d'Auver- 
gne ;  au  4  d'or,  à  six  fleurs  de  lys  d'azur,  qui 
est  de  Combronde  ;  sur  le  tout  de  gueules,  à  la 
bande  d'argent,  au  Uimbel  du  même,  broe.h  int, 
qui  est  de  Lespinasse. 


399 


—  400  — 


LESPINAY  (de). 

Nous  trouvons  une  famille  de  Lespinay,  sei- 
gneurs de  Bodouan,  de  Lespinay,  etc.,  en  Breta- 
gne, de  la  Ruffelière  et  de  la  Vrignonière  en 
Poitou, dont  la  descendance  remonte  jusqu'à  Jean 
de  Lespinay,  premier  du  nom,  qui  mourut  avant 
le  19  septembre  1482  laissant  un  fils  qualifié 
noble  dans  un  acte  de  147'.). 

Armes  :  D'argent,  à  trois  épines  de  sinople. 

LESPINE  (de). 

Au  Comtat  Venaissin,  maison  très  ancienne, 
originaire  du  Dauphiné,  qui  prouve  une  ascen- 
dance directe  depuis  Ricou,  seigneur  de  L'Espine, 
et  d'Aullan,  chevalier  et  pair  du  Dauphiné,  vivant 
en  1300,  ainsi  qualifié  dans  le  contrat  de  mariage 
de  son  fils  aîné. 

Cette  famille  a  donné  un  gouverneur  de  Malau- 
cène  au  Comtat  Venaissin,  pendant  les  troubles  de 
de  la  guerre  civile. 

Armes  :  D'argent,  à  la  croix  de  gueules,  accom- 
pagnée au  1er  canton  d'un  aubespin  arraché  de 
sinople. 

LESQUEN  DU  PLESSIS  GASSO  (de). 

Seigneur  et  marquis  de  la  Villemeneust,  sei- 
gneur du  Plessis  et  de  Casso,  du  Plessis  de 
Trehen,  de  Karmenec,  de  Goizac,  de  ivérousault, 
etc.  Maison  très  ancienne  et  très  distinguée  de 
la  province  de  Bretagne,  connue  par  filiation  de- 
puis Guillaume  de  Lesquen,  qui,  l'an  1333,  com- 
mandant sur  les  côtes  de  Saint-Brieuc  avec  cent 
hommes  d'armes,  reçut  l'ordre  d'augmenter  cette 
compagnie  d'un  pareil  nombre  d'hommes  d'ar- 
mes. Cette  maison  est  à  la  fois  distinguée  par 
une  longue  série  de  services  militaires  et  de  nom- 
breuses et  belles  alliances,  fille  a  donné  des  capi- 
taines d'hommes  d'armes,  des  gouverneurs  de 
places,  trois  chevaliers  de  l'ordre  du  roi,  un  maî- 
tre d'hôtel  de  Sa  Majesté,  un  maréchal  de  camp, 
grand  croix  de  Saint-Louis,  commandeur  de  l'or- 
dre de  Saint-Lazare,  et  nombre  d'officiers  supé- 
rieurs et  de  capitaines  décorés  de  l'ordre  royal  et 
militaire  de  St-Louis. 

Armes  :  De  sable,  à  trois  jars  d'argent,  becquès 
et  armés  de  gueules. 

LESSEPS  {de). 

La  famille  de  Lesseps  est  originaire  de  la  ville 
de  Cette.  Elle  était  représentée,  à  la  fin  du  siècle 
dernier,  par  Martin  de  Lesseps,  commissaire  de 
marine,  puis  consul  général  et  chargé  d'affaires 
à  Hambourg  et  à  St-Pétersbourg.  Il  eut  deux  fils  : 
qui  furent  l'un  le  baron  de  Lesseps,  consul  de 
France  à  Cronstadt  en  1783,  puis  consul   général 


à  St-Pétersbourg  en  1793.  Il  fut  incarcéré  au 
Château  des  Sept  Tours, quand  les  français  débar- 
quèrent en  Egypte  et  ne  sortit  de  prison  que  le 
9  octobre  1801.  Il  mourut  à  Lisbonne,  en  1834, 
remplissant  les  fonctions  de  consul  de  France; 
il  avait  épousé  en  1799,  Rose-Catherine-Cécile 
Rafin,  dont  il  n'eut  qu'une  fille. 

Et  son  frère,  Mathieu-Maximilien  -Prosper, 
comte  de  Lesseps,  consul  général  au  Maroc  au 
retour  de  l'expédition  d'Egypte,  comte  de  l'Em- 
pire, préfet  du  Cantal,  consul  général  à  Damas  en 
1821,  puis  en  1827  à  Tunis,  où  il  est  décédé  le 
28  décembre  1832.  Il  avait  épousé  à  Malaga,  le 
22  mai  1801,  Catherine  de  Grevignée,  dont  il  eut 
entre  autres  enfants,  le  comte  Ferdinand  de  Les- 
seps, décédé,  ancien  ministre  plénipotentiaire, 
grand  croix  de  la  légion  d'honneur,  créateur  du 
Canal  de  Suez,  né  â  Versailles,  le  19  novembre 
1805,  marié  en  1838  avec  Agathe  Delamalle,  dont 
il  eut  deux  fils.  Le  comte  de  Lesseps  s'est  rema- 
rié le  25  novembre  1869,  avec  Hélène  Autard  de 
Bragard,  fille  d'un  magistrat  de  l'île  Maurice, 
d'une  famille  originaire  du.  Dauphiné,  et,  de  ce 
mariage  il  a  laissé  plusieurs  enfants. 

Armes  :  D'argent,  au  cep  de  vigne  terrassé  de 
sinople,  fruité  de  deux  grappes  de  raisin  de 
sable,  et  sitrmonté  d'une  étoile  de  même. 


LESSERT  DE 
BOUGY  (de). 


GOSSONAY  ET  DE 


Cette  famille  est  originaire  du  pays  de  Vaud, 
en  Suise. 

D'après  une  tradition,  la  famille  de  Lessert 
serait  venue  de  l'étranger  dans  le  pays  de  Vand, 
pour  y  trouver  le  libre  exercice  du  culte  réformé 
auquel  elle  s'est  attachée  de  très  bonne  heure  ; 
mais  rien  n'est  venu  confirmer  cette  tradition. 
En  tout  cas,  c'est  à  tort  que,  dans  un  grand  nom- 
bre de  notices  et  d'articles  bibliographiques  sur 
les  membres  de  cette  famille,  il  a  été  dit  que  : 
chassée  de  France  par  des  persécutions,  elle 
s'était  réfugiée  en  Suisse,  à  la  suite  de  la  révoca- 
tion de  l'Edit  de  Nantes,  en  1685  ;  car  son  exis- 
tence, dans  le  pays  de  Vaud,  bien  avant  la 
St-Barthelemy  (1572),  est  prouvée  d'une  manière 
positive. 

Armes:  D'azur,  à  'me  fleur  de  lys  posée  en  chef, 
deux  étoiles  en  fasce  et  un  croissant  en  pointe. 
—  Altas  :  La  fleur  de  lys  d'or,  les  étoiles  et  le 
croissant  d'argent. 

Supports  :  Deux  lévriers,  à  la  tête  contournée. 

Devise  :  Tout  vient  de  Dieu. 

LEST ANG  PARADE  (de). 

Cotte  famille,  d'origine  chevaleresque,  a  donné 
des  grands  dignitaires  de  l'ordre  de  Malte,  un 
consul  d'Aix   et  un  conseiller  au  parlement  de 


401 


402 


cette  ville.   Raymond  de  Lestang-Parade  fut  un 
savant  distingué. 

Armes  :  D'or,  au  lion  d'azur,  armé  et  lampassé 
de  gueules. 

LESTOILE  (de). 

Famille  originaire  d'Orléans,  dont  était  Pierre 
de  L'Estoile,  régent  de  l'Université  d'Orléans, 
ensuite  conseiller  au  Parlement  de  Paris.  Il  avait 
épousé  Marie  Buisnart,  dont  il  eut  Louis  de 
L'Etoile,  conseiller  au  grand  Conseil  et  grand  cor- 
recteur et  rapporteur  de  la  Chancellerie  de  France 
le  5  avril  1543,  ensuite  président  de  la  Cour  des 
Aides  de  Paris  en  décembre  1552  et  président  des 
deux  Chambres  des  Enquêtes  en  juin  1554.  IL 
eut  plusieurs  enfants  de  sa  femme  Marguerite  de 
Montholon,  entre  autres  Pierre,  l'aîné,  qui  conti- 
nua la  descendance. 

Armes  :  D'azur,  à  une  étoile  d'or. 

LESTOREY  DE  BOULONGNE. 

Cette  famille  originaire  de  Normandie,  a  em- 
prunté son  surnom  de  Boulongne  à  une  terrt) 
située  dans  l'ancienne  paroisse  d'Englesque- 
ville,  au  bailliage  de  Pont-Audemer.  Elle  s'éta- 
blit au  commencement  du  siècle  dernier  au 
Havre,  où  plusieurs  de  ses  membres  devinrent, 
pendant  trois  générations,  d'importants  arma- 
teurs. L'un  d'eux  fut  anobli  en  1749,  par  Louis  XV. 

La  filiation  suivie,  établie  sur  pièces  authenti- 
ques, remonte  à  François  Lestorey,  sieur  de 
Boulongne,  né  en  1612,  inhumé  en  la  paroisse 
d"Englesqueville,  le  19  août  1682.  Son  petit-fils, 
Jacques  Lestorey  de  Boulongne,  écuyer,  seigneur 
et  patron  d'Angerville,  élu  maire  du  Havre  où  il 
s'était  fixé  vers  1722,  eut  en  1749,  l'honneur  de 
recevoir  en  cette  qualité  le  roi  Louis  XV,  à  son 
entrée  dans  cette  ville,  et  de  lui  en  présenter  les 
clefs.  A  cette  occasion,  et  en  récompense  des  ser- 
vices qu'il  avait  rendus,  le  Roi  lui  accorda  des 
lettres  de  noblesse  datées  du  mois  de  novembre 
de  la  même  année  et  enregistrées  en  1750  à  la 
Cour  et  Chambre  des  Comptes  de  Rouen. 

Armes  :  D'argent,  à  une  fasce  de  gueules, 
chargée  de  trois  mouchetures  d'hermine  d'or  et 
accompagnée  de  trois  étoiles  aussi  de  gueules. 

L'ESTOURBEILLON  (dé). 

Seigneur  de  l'Estourbillonnaye,  du  Brui,  de  la 
Planchette,  de  la  Savinaye,  de  la  Hunaudière, 
de  la  Bèchère,  du  Bois-Joubert,  etc. 

D'ancienne  extraction,  elle  a  prouvé  à  la  réfor- 
mation de  1668,  une  suite  de  cinq  générations  ; 
elle  a  pris  part  aussi  aux  réformations  de  1427  à 
1513. 

Le  premier  auteur  connu  est  :  Pierre,  témoin  en 


1093,  d'une  fondation  d'André  de  Vitré  au  prieuré 
de  Ste-Croix  de  Vitré.  Nous  trouvons  ensuite: 
Jean,  croisé  en  1248  ;  Perrot,  écuyer  dans  une 
montre  de  1389;  Pierre,  qui  prêta  serment  au  duc 
entre  les  nobles  de  Rennes  en  1737  ;  Bonabes, 
vivant  en  1500  ;  un  page  du  roi  en  1773. 

Armes  :  D'argent,  au  griffon    de  sable,  armé  et 
lampassé  de  gueules. 
Devise  :  Crains  le  tourbillon. 

LESTRANGE  (de). 

Barons  de  Magnac  et  de  Montvert,  marquis  de 
Lestrange,  en  Limousin; seigneurs  de  Groson,  en 
Vivarais,  illustre  famille  et  ancienne  maison  de 
chevalerie  de  cette  province,  qui  a  pris  son  nom 
d"une  terre  passée  depuis  nombre  de  siècles  dans 
la  maison  de  Hautefort.  Elle  établit  sa  filiation 
depuis  Falcon  de  Lestrange, seigneur  de  Lestrange, 
vivant  sous  le  roi  Jean,  vers  l'an  1350.  Son  se- 
cond fils.  Guillaume  de  Lestrange,  fut  archevêque 
de  Rouen,  et  employé  en  diverses  négociations 
importantes;  et  son  petit-fils,  Héliede  Lestrange, 
fut  évêque  du  Puy.  Cette  maison  a  produit  des 
capitaines  de  cent  et  de  cinquante  hommes  d'ar- 
mes, des  chevaliers  de  l'ordre  du  roi,  des  gouver- 
neurs de  places,  nombre  de  chevaliers  et  de  digni- 
taires de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  et  un 
maréchal  du  même  ordre. 

Armes  :  De  gueules,  au  léopard  d'argent,  et  deux 
lions  adossés  d'or  malor donnés. 
Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  satyres. 
Devise  :  Vis  virtutem  favel. 

LE  SUEUR. 

Jacques  Le  Sueur,  bailli  de  la  ville  de  Rouen, 
obtint  de  Jean-le-Bon,  roi  de  France,  des  lettres 
d'anoblissement,  le  12  mai  1360.  Sa  descendance 
a  formé  deux  branches:  l'aînée  est  éteinte,  et 
Julienne  Le  Sueur,  dame  de  Petiteville,quien  était 
l'unique  héritière,  a  épousé  vers  1685  Charles 
Tardif,  —  la  2e  branche  a  produit  Georges  Le 
Sueur,  cornette  d'un  régiment  de  cavalerie  en  1597, 
d'où  descend  Jean  François,  capitaine,  au  régiment 
de  Cambrésis  en  1772.  —  Cette  famille  a  comparu 
à  l'Assemblée  de  la  noblesse  du  bailliage  de  Caen 
en  1789. 

Armes  :  D'azur,  à  un  chevron  d'argent,  accom- 
pagné en  chef  de  deux  croissants,  et,  en  pointe, 
d'une  rose,  le  tout  du  même. 

Nous  trouvons  une  autre  famille,  originaire 
d'Ile  de  France  et  de  Normandie,  ayarît  fourni  les 
branches  de  Gosmenil,  de  La  Bretonnière  et  de 

PÈRES. 

Armes:  D'azur,  à  trois  tulipes  d'or. —  De  sable  à 
trois  fasccs  d'argent.  —  D'azur,  à  la  fasce  d'or, 


—  403 


—  404  — 


accompagnée  de  tro>s  moieiies  du  même  rangées 
en  chef. 

LETELLIER  DE  BLANCHARD. 

Famille  d'ancienne  noblesse,  qui  a  donné  Jo- 
seph-Charles de  Blanchard,  chevalier  de  Séville, 
colonel  de  cavalerie,  chevalier  de  l'ordre  royal  et 
militaire  de  Saint-Louis  appelé  à  Caen,  lors  de  la 
convoclion  des  Etats  généraux,  comme  membre 
de  la  noblesse,  en  1789;  et  qui  émigra  en  171)1  ; 
il  rentra  en  France  en  1801  et  mourut  célibataire. 

Joséphine  Caroline-Françoise  de  Blanchard, 
nièce  du  précédent,  née  du  mariage  de  messire 
Jacques-Alexandre  Louis  de  Blanchard  du  Bozel, 
colonel  de  cavalerie,  chevalier  de  Saint-Louis  et 
de  la  Légion  d'honneur,  ancien  sons-lieutenant 
des  gardes  du  corps  du  roi,  a  épousé  en  1812, 
Armand  Louis-Marie  Letellier,  ancien  gendarme 
de  la  garde  du  roi,  lieutenant  de  gendarmerie  et 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur;  lequel,  sur  la 
demande  de  messire  Jacques  Louis  de  Blanchard 
du  Bozel, son  beau-père,  et  on  récompense  de  ses 
longs  survices,  a  obtenu  du  roi.  par  ordonnance 
du  4  septembre  1816,  et  jugement  du  tribunal  de 
Mortain  (Manche),  en  date  du  6  novembre  1817, 
d'ajouter  au  nom  de  Letellier,  celui  de  Blanchard, 
et  par  lettres  patentes  du  roi,  en  date  du  17e  jour 
d'août  1816,  S.  M.  a  accordé  au  sieur  Armand 
Louis-Marie  Letellier  de  Blanchard,  le  titre  de 
chevalier  et  les  armes  de  la  famille  de  Blanchard 
—  De  son  mariage  il  a  eu  deux  fils. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  croissants  d'argent. 

LE  TONNELIER  DE  BRETEUIL. 

Les  anciens  sires  de  Breteuil  comptaient  parmi 
leurs  rejetons  :  Gauthie-  de  Breteuil,  compagnon 
d'armes  de  Pierre  L'Ermite;  Everard  de  Breteuil, 
qui  se  croisaavec  le  roi  Louis-le-Jeune  etfut  tué  au 
combat  de  Laodicéeen  1148;  Valeran  de  Breteuil, 
qui  épousa  Adèle  de  Dreux,  petite-fille  du  roi 
Louis-le-Gros,  et  mourut  sans  po.vtérité.  Leur 
race  s'étant  alors  éteinte,  la  seigneurie  de  Bre- 
teuil passa  dans  la  maison  de  Montmorency,  et 
plus  tard  dans  celles  de  Bourbon-Condé  et  de 
Béthune-Sully  ;  leurs  armes  étaient  :  d'or,  à  la 
croix  d'azur. 

La  Chesnaye-des-Bois  et  plusieurs  généalogistes 
disent  que  la  famille  Le  Tonnelier,  (jui  possédait 
au  siècle  dernier  la  terre  de  Breteuil,  est  origi- 
naire du  Beauvoisis,  et  issue  de  Claude  et  de  Jean 
Le  Tonnelier  frères,  reçus  secrétaire  du  roi,  l'un 
en  1573,  l'autre  en  1577.  Elle  a  produit  des  con- 
fie llers  au  Parlement,  des  maîtres  de  requêtes, 
des  intendants  de  province,  un  colonel,  deux 
mestres  de  camps  et  un  ambassadeur.  La  souche 
s'est  divisée  en  sept  brandies,  dont  une  seule, 
celle  des  Seigneurs  de  Chanteclerc  est  encore 
existante. 


La  seigneurie  de  Fontenay  fut  érigée  en  mar- 
quisat au  mois  de  février  1691,  en  faveur  de  Fran- 
çois Le  Tonnelier  de  Breteuil,  conseiller  d'Etat. 
Cette  famille  a  été  admise  à  monter  dans  les  car- 
rosses du  roi,  avec  dispense  de  preuves. 

Armes  :  D'azur  {alias  :  de  gueules),  à  l'êpervier 
essorant  d'or,  longé  et  grilleté  de  même. 
Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  éperviers. 
Devise  !  Nec  spe,  nec  melu. 

LE  TOUZÉ  DE  LONGUEMAR. 

Famille  dont  la  branche  aînée,  fixée  en  Norman- 
die, est  représentée  par  plusieurs  rameaux. 

Elle  a  été  anoblie  en  1410;  lettres  enregistrées 
en  1411  en  la  personne  de  Jean  Le  Touzé  du  Mail- 
lot. Cette  famille  a  fourni  un  commandant  de 
Cherbourg  en  16()6,  un  commandant  du  chàteau- 
fort  de  la  Bochelalatte  en  1651,  un  officier  supé- 
rieur, deux  gendarmes  d'Artois, un  chevalier  de 
Saint-Louis,  blessé  à  Minden  (1769),  un  officier 
du  même  corps.  Jean  Baptiste,  vote  en  1789 
dans  l'ordre  de  la  noblesse  ;  et  Augustin  François, 
blessé  à  Oberkambaek. 

Ahmes  :  De  gueule*,  à  la  fasec  d'or,  accompa- 
gnée de  trois  roses  d'argent  2  et  1  ;  au  chef  cousu 
d'azur,  chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or  rangées 
en  fasce. 


LEUSSE  (de). 

Famille  originaire  d  Italie,  établie  en  France 
depuis  le  xne  siècle.  Son  nom  primitif  était  Lucio 
et  celui  qu'elle  porte  n'a  été  adopté  qu'après  plu- 
sieurs modifications  :  Lenczonis,  Luconis,  Lus- 
sonis,  Leutzonis  et  Lutzonis. 

En  1212,  au  passage  de  l'Empereur  Henri  III  en 
Dauphiné,  Guillaume  de  Leusse  accompagna  le 
prince  à  Borne.  —  Jordan  de  Leusse  en  1350.  fut 
un  des  19  seigneurs  dauphinois,  spécialement 
nommés,  entre  les  mains  de  qui  le  dernier  dau- 
phin Humbert  II  confirma,  au  fils  du  roi  de  France, 
la  cession  de  ses  Etats.  Guy  de  Leusse,  chevalier, 
fut  chambellan  de  ce  premier  dauphin  de  la  mai- 
son de  France. 

Les  branches  modernes  qui  composent  l'état 
actuel  de  cette  famille  descendent  du  marquis 
Louis  de  Leusse,  qui  mourut  à  Lyon  sur  l'écha- 
faud  révolutionnaire,  le  21  janvier  1794. 

Armks  :  De  gueules,  à  deux  bro-hets  adossés 
d'argent,  accompagnés  de  trois  croix  de  Malte 
dor,  1  en  chef  et  2  en  flanc. 

Couronne  de  marquis. 

Devise  :  Onor  in  terra,  lo  spirito  incielo. 


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—  400  — 


LE  VAILLANT. 

Maison  très  ancienne  dans  la  province  de  Nor- 
mandie qui  est  une  <les  cinq  familles  de  gentils- 
hommes verriers  auxquels  divers  édits  royaux 
ont  accordé  tant  de  privilèges,  principalement 
celui  de  non  aérogcance  ;  ces  privilèges  leur  ont 
été  accordés  non  seulement  parles  rois  de  France 
mais  encore  par  les  ducs  de  Normandie. 

La  maison  Le  Vaillant  a  possédé  un  grand 
nombre  de  fiefs  nobles  qui  ont  donné  leurs  noms 
à  diverses  branches  parmi  lesquelles  nous  cite- 
rons :  La  baronnie  de  Rkbais,  les  seigneuries  de 
Saint-André,  de  Charny,  du  Douet,  de  Foixeville, 
du  Buisson,  etc.,  etc. 

La  filiation  suivie  remonte  à  Jean  Le  Vaillant, 
écuyer,  sieur  du  Haislre-Allaire,  qui  vivait  en 
1516.  Au  cinquième  degré,  nous  trouvons  Louis 
Eugène  Le  Vaillant  du  Douët,  marié  en  premières 
noces  à  demoiselle  Adélaïde  Le  Mazurier  du  Re 
dan,  morte  sans  postérité  en  1827  ;  et  en  secondes 
noces,  le  20  avril  1830,  à  demoiselle  Louise  Caro- 
line Esther  Mallet  de  Graville,  dont  il  a  eu  pos- 
térité. 

Armes  '  D'azur,  au  dextrochère  mouvant  d'une 
nuée,  paré  de  gueules,  tenant  une  èpée  en  pat 
aussi  d'argent,  garnie  d'or. 

Couronne  de  baron. 

LEVAILLANT  DE  JOLLAIN. 

Ancienne  et  illustre,  originaire  de  Bourgogne, 
établie  dans  les  Flandres,  cette  maison  remonte 
àGilliart,  Lr  du  nom,  seigneur  de  Lambermont, 
qui  se  croisa  en  1200,  contre  les  Albigeois. 

Armes:  Ecartelè  aux  1  el  4,  de  gueules,  au 
soleil  d'or  rayonnant,  qui  est  de  Vaillant  ancien  ; 
aux  2  et  3,  d'argent,  à  deux  lions  adossés  de 
gueules  armés  el  lampissés  d'azur,  les  queues 
entrelacées,  qui  est  de  Jollain. 

LE  VANIER  DES   VAUVIERS. 

Famille  originaire  de  Normandie,  redevable  de 
sa  noblesse  à  la  belle  conduite  d'un  de  ses  mem- 
bres, Michel  Le  Vanier,  gendarme  du  roi.  Un 
jour  de  l'année  1709,  qu'il  était  de  faction  sur  les 
bords  du  Rhin,  oii  son  corps  d'armée  avait  pris 
ses  cantonnements,  il  aperçut  sur  l'autre  rive,  le 
prince  de  Soubise,  qui  était  aux  prises  avec  trois 
cavaliers  ennemis.  Le  prince  allait  infaillible- 
ment succomber  dans  cette  lutte  inégale,  lorsque 
Michel  Le  Vanier,  n'écoutant  que  son  courage, 
abandonne  son  poste,  se  précipite  dans  le  lleuve 
avec  son  cheval,  et  arrive  assez  à  temps  pour  dé- 
livrer le  prince  du  péril  qui  le  menace,  en  tuant 
de  sa  main  deux  des  assaillants.  Le  prince  de 
Soubise,   ne  sachant  comment  reconnaître  un  si 


grand  service  et  récompenser  une  aussi  belle  ac- 
tion, détache  de  sa  poitrine  la  croix  de  St-t.ouis 
et  la  place  sur  celle  de  Michel  Le  Vanier;  puis, 
quelque  temps  après,  le  prince  sollicita  et  obtint 
des  lettres  de  noblesse  du  roi  Louis  XIV,  en  fa- 
veur de  Michel  Le  Vanier,  de  son  frère  Pierre  Le 
Vanier  et  de  ses  enfants. 

Armes:  D'argent,  à  un  chevron  de  sable,  ac- 
compagné de  trois  mertelles  de  gueules. 

L'écu  timbré  d'un  casque  de  chevalier  orné  de 
ses  lambrequins. 

LE  VAVASSEUR  (baron). 

Famille  originaire  de  Normandie  ;  elle  tire  sa 
noblesse  du  général  d'artillerie  Le  Vavasseur, 
créé  baron  de  l'Empire. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
de  trois  étoiles  du  même;  au  franc  quartier  des 
barons  militaires . 

REPRÉSENTANTS   ACTUELS 

Le  Vavasseur  (bonne), 
née  de  Vandkul,  rue 
Ghaussée-d'Antin,  68,  à 
Paris. 

Le  Vavasseur  (Arthur, 
baron),  marié  à  N...  de 
Boury,  rue  Boissy -d"  An- 
glas,  28,  à  Paris. 

Le  Vavasseur  (Paul, 
baron),  marié  à  N...  Du- 
fresne,  rue  Boissy-d'An- 
glas,    12   à  Paris. 

Le  Vavasseur  (Léonce,  baron),  marié  à 
N.  d'AROENGE,  avenue  Marceau, 50,  à  Paris. 

LE  VENEUR. 

Familk  originaire  de  Bretagne,  où  elle  était 
connue  dès  le  xu°  siècle,  a  formé  en  Normandie 
une  branche  illustre,  qui  eut  pour  auteur  Jean  Le 
Veneur,  capitaine  d'une  compagnie  d'hommes 
d'armes. 

La  branche  restée  en  Bretagne,  a  possédé  les 
seigneuries  de  la  Boissières,  des  Salles,  de 
Beauvais,  etc.,  et  s'e-t  divisée  en  plusieurs  ra- 
meaux, l'un  d'eux  a  produit  le  général  Le  Veneur, 
dont  le  nom  est  inscrit  sur  l'Arc  de  Triomphe  de 
l'Etoile. 

Armks:  D'argent,  au  grèlier  d",  sable,    accom-^ 
pagné  de  trois  roses  de  gueules  2,  et  1 . 

LE  VERRIER. 

Cinq  familles  de  ce  nom  ont  existé  en  Norman- 
die, et  toutes  ont  été  maintenues   dans  leur  no- 


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408  — 


blesse  lors  de  la  recherche  de  1000.  —  L'une,  de 
la  généralité  de  Rouen,  est  très  ancienne  puis- 
que nous  trouvons  un  Jehan  Le  Verrier,  écuyer 
de  l'écurie  du  Roi  en  1475,  —  l'autre  de  la  géné- 
ralité d'Alençon,  était  représentée  en  1000,  par 
Charles  Le  Verrier,  seigneur  de  Brémorin.  Des 
trois  autres  familles,  deux  sont  éteintes.  La  3e 
eut  pour  auteur  Hugues  Le  Verrier,  anobli  par 
lettres  patentes  de  l'année  1554  ;  il  eut  un  fils  qui 
continua  la  descendance. 

Armes  :  D'or,  au  lion  d'azur,  armé  et  lampassé 
de  gueules  ;  au  chef  du  même,  chargé  de  trois  be- 
sants  du  champ. 

L'écu  timbré  d'un  casque  de  profil,  orné  de  ses 
lambrequins. 

LEVESQUE  DE  PUIBERNEAU. 

Famille  originaire  de  l'Aunis,  venue  en  bas 
Poitou  en  1810. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  grenades  d'or  tomban- 
tes, posées  2  ei  1 . 

Devise:  Fruclus  et  flores. 

LÉVIS-MIREPOIX  (de). 

(San  Fernando-Luis.) 

Maison  féodale  de  l'isle  de  France,  qui  ratta- 
che son  nom  au  village  de  Lévy-St-Nom  (S.-et-O.) 
et  qui  t'ait  remonter  son  origine  à  Philippe  de 
Lévis,  mort  en  1209  ;  «  maréchal  héréditaire  des 
armées  de  la  foi  »  vers  1504  ;  marquis  de  Mire- 
poix  (Ariège)  vers  1700;  duc  de  Mirepoix,  1751. 
titre  éteint  en  1757;  Grand  d'Espagne  de  l'e 
classe,  sous  le  titre  de  duc  de  San-Fernando-Luis 
par  suite  du  mariage,  en  1817,  de  Gustave  de  Lé- 
vis, marquis  de  Mirepoix,  de  la  branche  de  Lé- 
ran,  avec  Charlotte  de  Montmorency,  fille  d'Anne, 
duc  de  Laval  et  de  San  Fernando-Luis  (depuis 
1819)  8  juin  1837  ;  confirmation  Espagnole  en  mai 
1805. 

Armes  :  D'or,  à  trois  chevrons  de  sâblem 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Charles-François-iZenri  Jean-Marie  de 
Lévis  Mirepoix,  duc  de  San  Fernando- 
Luis,  Grand  d'Espagne  de  lre  classe, 
né  à  Bruxelles,  le  21  juillet  1849,  marié  à 
Paris,  le  30  août  1883,  à  Henrieûte-Gâthe- 
ri  ne-Marie  de  Chabannes  la  Palice  d'Ha- 
vrincourt,  née  à  Versailles,  le  31  janvier 
1861. 

Enfants  :  1)  ^n^ome-François-Pierre- 
Marie-Joseph,  marquis  de  Lèvis  Mirepoix, 
né  à  Léran,  le  1er  août  1884. 


2)  PMomène-Marie-Charlotte-Gaud^ri- 
rique-Félicité- Ghislaine  de  Lévis  Mire- 
poix, née  à  Léran,  le  11  août  1887. 

Mère  :  DSS8  douairière  Marie,  née 
Gtssede  Mérode,  née  le  8  novembre  1820  ; 
mariée  à  Bruxelles  le  28  mai  1844,  rési- 
dence :  55,  rue  de  Varenne,  à  Paris. 

Frère  du  père. 

Sigismond,  Gte  de  Lévis  Mirepoix,  dé- 
cédé le  2  juillet  1886  ;  marié  à  Paris,  le  18 
juillet  1849,  à  Juliette  des  Balbes  de  Ber- 
ton  de  Grillon,  née  le  27  septembre  1822. 
Résidence,  121,  rue  de  Lille,  à  Paris. 

Fils  :  1)  (zosfam-Gustave-Marie-Vic- 
turnien,  Mis  de  Lévis  Mirepoix,  né  à  Pa- 
ris, le  5  mai  1844;  marié  cà  Paris,  le  4  juil- 
let 1867,  à  Marie-Thérèse  d'Hinnisdal, 
née  à  Paris,  le  25  juillet  1844.  Résidence  : 
121,  rue  de  Lille,  à  Paris. 

2)  Adrien-Charles-Fe7iT-Marie,  Cte  de 
Lévis  Mirepoix,  né  à  Paris,  le  1er  mai 
1846,  ancien  officier  de  cavalerie,  député 
de  l'Orne  ;  marié  à  Paris,  le  9  avril  1872, 
à  Adelaïde-Albertine-iHartf&e  Prévost  de 
Saulty,  née  à  Paris  le  29  juillet  1854.  Ré- 
sidence :  38,  rue  de  Varenne,  à  Paris. 

Enfants  :  (1)  Armande-Félicité-José- 
phine-Marie-A<?ZZ?/,  née  à  Paris,  le  18 
mars  1873  ;  mariée  «à  Paris,  le  9  juin  1892, 
à  Félix,  Cte  d'Hunolstein.  Résidence  :  125, 
rue  de  Grenelle,  à  Paris. 

(2)  Philippe- Guillaume  -Marie  -Michel- 
Sigismond,  né  à  Chèreperrine,  le  28  sep- 
tembre 1874. 

(3)  François-Gustave-Jeaw-Marie,  né  à 
Paris,  le  25  juin  1876. 

(4)  ^U&er^-Ghislain-Marie,  né  à  Chère- 
perrine, le  16  novembre  1882. 

(5)  Léonie-A/arié'-Marthe,  née  à  Paris, 
le  29  avril  1890. 

(6)  François-RenYÏ- Marie-  Sigismond, 
né  à  Paris,  le  19  octobre,  1894. 

3)  Adi-ien-François-Guy -Marie -Val en- 
tin,  Gte  de  Lévis  Mirepoix,  né  à  Crillon 
(Oise),  le  2  janvier  1849,  ancien  officier  de 


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cavalerie;  marié  à  Paris,  le  17  janvier 
1874,  à  IsabeUé-Remiette  Louise-Ghis- 
laisne  de  Beauffort,  née  à  Moule  (Pas- 
de-Calais),  le  7  août  1849.  Résidence  :  25, 
rue  de  La  Ville-l'Evêque,  à  Paris. 

Enfants  :  (1)  Clémentine- Félicité-Gh\s- 
laine-Louise-Marie,  née  à  Paris,  le  17  dé- 
cembre 1874  ;  mariée  à  Paris,  le  18  octo- 
bre, 1803,  à  Aymard,  Gte  de  Chabrillan. 

(2)  ^/-Ghislain-Louis-Marie,  né  à  Pa- 
ris, le  11  mars  1879. 

LHARIDON  DE  PENGUILLY. 

Famille  originaire  de  Bretagne,  ayant  possédé 
les  seigneuries  de  Penanroz,  de  Kerandraon,  de 
Keralain,  de  Penguilly. 

Elle  a  été  déboutée  à  la  réformation  de  1070, 
puis  appelée  à  l'arrière  ban  de  Cornouailleenl694. 

Elle  a  donné  un  capitaine  ligneur,  tué  par  les 
royaux,  à  l'attaque  de  Oarhaix,  en  1590. 

Celte  famille  a  été  anoblie  en  1830,  sous  le  ti- 
tre de  baron,  avec  érection  en  majorât  de  la 
teire  du  Grand-Maros. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  trois  étoiles  d'argent,  et,  en  pointe, 
d'un  pin  arraché  d'or. 

L'HOMME  DIEU. 

Seigneur   de  Tranchant  et  de  Lignerolles. 

La  maison  de  L'Homme  Dieu,dont  sont  issus  les 
seigneurs  de  Tranchant  et  de  Lignerolles,  jouit 
de  l'honorable  avantage  d'être  placée  au  rang 
des  anciennes  familles  de  l'ordre  de  la  no- 
blesse de  France  et  d'avoir  fourni  depuis  plu- 
sieurs siècles  aux  armées  de  nos  rois  des  offi- 
ciers distingués,  qui  ont  tous  signalé  leur  valeur, 
et  tous  ont  sacrifié  leur  vie  au  service  militaire, 
ce  qui  est  constaté  par  divers  titres,  pièces  et  let- 
tres patentes  de  nos  rois  en  due  forme  ;  les 
alliances  de  cette  famille  avec  les  maisons  du 
Doyens, de  Cocqueborne,de  Cauville,  du  Buat  de 
Nancy,  etc.,  lui  en  ont  donné  également  avec 
celles  de  Goetquen,  de  Bosmolec,  de  Budes,  Sé- 
vigné,  etc.,  et  attestent  encore  son  importance, 
la  plupart  de  ces  familles  ayant  fourni  des  Che- 
valiers de  l'ordre  de  St-Jean  de  Jérusalem.  La  fi- 
liation suivie  de  cette  famille,  remonte  à  Jacques- 
Nicolas  L'Homme-Dieu,  vivant  en  1417. 

Au  0e  degré,  nous  trouvons  François  L'Homme- 
Dieu,  chevalier,  seigneur  du  Tranchant  et  de  Li- 
gnerolles, l'un  des  gendarmes  de  la  garde  du  roi, 
qui  fit  la  campagne  de  Roussillon  et  eut  un  che- 
val tué  sous  lui,  à  l'approche  de  Collioure.  Il 
fut  reconnu  dans  sa  noblesse  d'ancienne  extrac- 


tion, et  fut  pourvu  de  la  charge  de  gentilhomme 
de  S.  M.  Louis  XIV,  par  lettres  patentes  signées 
du  roi  et  de  la  reine-mère,  données  à  Paris  le 
30  mars  1646;  il  servit  avec  la  plus  grande  dis- 
tinction en  qualité  de  capitaine,  exempt  des  gar- 
des du  corps  du  roi,  sous  le  maréchal  de  la  Meil- 
leraye,  assista  au  siège  d'Arras,  où,  lui  sixième, 
il  repoussa  les  ennemis  et  fut  blessé  à  la  jambe, 
d'un  coup  de  mousquet.  11  avait  épousé  :  1»  le  23 
novembre  1631,  Madelaine  de  Compaignon  et 
2e  :  Anne  Le  Maréchal  ;  il  eut  postérité  du  1er 
lit. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  do  deux  étoiles  du  même,  et,  en  pointe, 
d'un  agneau  pascal  d'argent. 

Couronne  de  marquis. 

Les  lambrequins  aux  couleurs  de  reçu. 

LIBAULT   DE  LA  GHEVASNERIE. 

Famille  originaire  de  Bretagne  ayant  possédé 
les  seigneuries  du  Perray,  de  la  Templerie,  de 
Beaulieu,  de  la  Barossière,  du  Bois-ès  loup,  de 
Belabord  et  de  la  Belusterie,  de  la  Haye,  de  la 
Chevasnerie. 

Elle  a  eu  une  maintenue  en  1669.  Elle  a  donné  : 
Gratien,  échevin  de  Nantes  en  1655;  Gratien, 
maire  en  1671,  qui  épousa  Jeanne  Moreau  ;  un  maî- 
tres des  comptes  en  1751;  un  secrétaire  du  roi  en 
1759,  maire  en  1764. 

Armes  :  D'argent,  à  six  fleurs  de  lys  de  gueules, 
3,  2,  1  ;  au  chef  de  même,  chargé  de  trois  fers  de 
piques  d'argent,  les  pointes  en  haut. 

Devise  :  Pro  deo,  rege  et  patrie. 

LIGHY  DE  LIGHY  (Vie). 

Cette  famille  compte  parmi  les  plus  anciennes 
de  la  noblesse  militaire  du  Nivernais  et  du  Bour- 
bonnais. Elle  eut  pour  berceau  un  fief  de  la  cha- 
tellenie  de  Saulge  en  Nivernais. 

L'acte  le  plus  ancien  dans  lequel  se  trouve  le 
nom  de  Lichy  est  un  aveu,  de  1320,  de  demoiselle 
Ménarde  de  Lichy,  pour  divers  biens  situés  à 
Lichy. 

On  voit  ensuite  de  nombreux  gentilshommes 
du  même  nom,  écuyers  ou  chevaliers,  posséder 
les  seigneuries  de  Lichy,  du  Deffaud,  de  la  Cave, 
du  Puy,  deL'isle,  etc.,  etc. 

La  branche  actuelle  descend  de  Marie  Joachim, 
comte  de  Lichy,  seigneur  de  Chevroux,  né  au 
château  de  Lichy,  le  23  juin  1766;  il  entra  le 
8  juillet  1782,  au  service  du  roi,  en  qualité  de  lieu- 
tenant dans  la  compagnie  de  chevaudégers  de  la 
garde  de  sa  Majesté  où  il  resta  jusqu'à  la  réforme 
de  son  corps  en  1787.  11  figura  aux  assemblées 
de  1789,  émigra  le  20  octobre  1791,  fit  la  campagne 
de  1792  à  l'armée  des  princes,  frères  du  roi, 
rejoignit,  le  6  juillet  1793,  l'armée  de  son  altesse 


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—   412 


royale  le  prince  de  Condé,  et  fit  dans  le  3me  esca- 
dron les  campagnes  de  1793,  94,  95,  96,  97,  98,  99 
et  1800;  se  trouva  à  toutes  les  affaires,  nom- 
mément à  celle  du  5  juillet  179(>,  où  par  sa  bra- 
voure, il  sauva  la  vie  à  deux  cavaliers  nobles  qui 
étaient  sur  le  point  d'être  pris  ou  tués  par  un 
détachement  de  hussards  ennemis.  Il  fut  nommé 
en  1795,  sous-brigadier  dans  le  2»n«  escadron  où 
il  resta  jusqu'au  départ  pour  la  Russie.  11  rentra 
en  France  en  1805,  fut  décoré  de  l'ordre  du  lys, 
le  8  août  1814,  chevalier  de  Saint-Louis  et  major 
de  cavalerie,  le  14  février  1815,  et  réélit  un  peu 
plus  tard  le  brevet  de  colonel  de  cavalerie. 
Il  avait  épousé  en  1805,  Marie-Louise  Girod  de 
Monrond,  dont  i)  eut  postérité. 

François  Hyacinthe,  marquis  de  Lichy,  seigneur 
de  la  Lande,  en  Bourbonnais,  suivit  la  carrière 
des  armes,  figura  aux  assemblées  de  1789,  émigra 
en  1791  et  fit  la  campagne  de  1792  à  l'armée  des 
princes;  il  était  frère  du  précèdent  ;  un  troisième 
frère,  Paul-François  qui  suivit  ses  deux  aînés  à 
l'armée  du  prince,  chevalier  du  lys  et  de  Saint- 
Louis,  mourut  sans  enfants. 

A  la  révolution,  Jacques-Gabriel  fut  incarcéré, 
mais  épargné  a  cause  de  son  grand  âge,  il  avait 
77  ans.  Sa  femme  Jeanne  de  Dreuille,  périt  vic- 
time sur  l'échafaud;  le  château  de  Lichy  fut  vendu 
nationalement  et  racheté  par  les  trois  filles  de 
Jacques-Gabriel. 

Armes  '.  D'azur,  à  la  bande  d'argent,  accostée  de 
trois  losanges  d'or,  'péris  en  bande  et  posés  l  en 
chef  et  2  en  pointe. 

Couronne  de  comte. 

Devise  :  Aussi  noble  que  Henry. 

LIGHTENBERG  (de). 

Hesse. 

Barons  du  16  mai  1809. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  accompagne  en  chef 
ae  deux  étoiles,  et,  en  pointe,  d'une  coquille  ren- 
versée, le  tout  d'argent. 

Casque  couronné. 

Cimier  :  Cinq  plumes  d'autruche  alternant  d'ar- 
gent et  d'azur . 

LIEDEKERKE  BEAUFORT  (de). 

Province  de  Liège. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,  de  gueules  à  trois 
lions  d'or,  armés  et  lampassés  et  couronnés 
d'azur  (Liedekerke)  ;  aux  2  et  3,  d'hermine,  à  la 
blinde  coticée  de  gueules  (Beaufort). 

Supports  :  Deux  griffons  d'or,  armés  et  lam- 
passés de  g ueu tes. 

LIÈGE  (du). 

Seigneurs  du  Liège,  de  Çharrault,  de  Puychau- 


meix,    de   Fleix,    dans  la  Marche    et    le  Poitou. 

Famille  originaire  de  la  Haute-Marche, fort  an- 
ciennedans  cette  province, d'où  sesrameauxsesont 
étendus  dans  le  Limousin  et  le  Poitou.  Le  double 
nom  qu'elle  porte,  du  Liège  de  Puychaumeix,  lui 
vient  des  deux  principales  seigneuries  qui  lui  ont 
appartenu.  Celle  du  Liège  qui  fut  son  premier 
berceau  était  située  dans  la  paroisse  de  Saint- 
Hilaire  le  Château  (Creuse). 

Le  fief  de  Puychaumeix,  auquel  les  seigneurs 
du  Liège  empruntèrent  leur  surnom  dès  le  com- 
mencement du  xvic  siècle,  ©tni t  mouvant  delà 
seigneurie  de  Pontarion.  Ce  château  resta  la  rési- 
dence principale  de  la  famille  jusqu'en  1791. 
Un  rameau  de  la  famille  du  Liège,  détaché  de  la 
souche,  s'est  établi  en  Picardie  ;  son  dossier 
généalogique  est  conservé  à  la  Bibliothèque  na- 
tionale. Ou  y  tro.ive  deux  arrêts  de  maintenue  de 
noblesse  des  5  mars  et  20  août  1717,  en  faveur 
l'un  de  Pierre  de  Liège,  écuyer,  sieur  de  Saint- 
Mars  et  de  Léouville,  l'autre  de  son  neveu  Domi- 
nique du  Liège,  vicomte  d'Ursec.  Leur  ascen- 
dance, d'après  les  actes  qui  y  sont  rapportés, 
remonte  à  Louis  du  Liège  d'Ursec,  marié  a  Fran- 
çoise de  Mussanam,  dont  le  fils  Jean  du  Liège, 
vicomte  d'Ursec,  épousa,  par  contrat  du  5  mai  1612, 
Françoise  de  Lesgré. 

Les  titres  et  les  preuves  que  fournit  Jacques  du 
Iiiège  du  Çharrault,  pour  son  admission  dans 
l'ordre  de  Malte,  en  1586,  remontent  à  Bertrand, 
seigneur  du  dit  lieu  qui  vivait  en  1512. 

Armes  :  De  gueules,  à  l'épée  d'argent  posée  en 
bande. 

Les  armes,  d'après  un  jugement  obtenu  contre 
François  de  Chastenet  allié  au  4e  degré,  parais- 
sent devoir  être  blasonnées  : 

De  gueules,  à  trois  chevrons  d'or,  et  à  l'épée 
d'argent  en  bande  brochant  sur  le  tout. 

LIÉGEARD  ou  LIÉGEART  (de). 

Famille  originaire  de  Bourgogne  dont  un  mem- 
bre fut  créé  baron  en  1821 . 

Elle  a  donné  :  un  greffier  général  des  conseils 
de  la  ville  d'Auxerre  en  1785,  aïeul  d'un  général 
de  brigade  en  1805. 

Armes  :  Parti  ;  au  1,  d'argent  à  trois  chevrons 
de  gueules  ;  au  2,  d'azur  à  une  tour  ouoerte 
d'argent,  maçonnée  de  sabla. 

LIGER-BELAIR  (de). 

Famille  originaire  de  Bourgogne. 

Le  premier  auteur  connu  est  Louis-Nicolas 
Liger-Belair,  écuyer  gouverneur,  en  1760,  du 
prince  héréditaire  de  Wurtemberg  (plus  tard  le 
roi  François  Ier),  conseiller  et  premier  médecin  de 
la  cour. 

Louis  de  Léger-Belair  fut  créé  baron  de  l'Empire 


413  — 


—  414 


en  février  1809,  et  lieutenant-général  en  1811.  Il 
fut  revêtu  du  titre  héréditaire  de  vicomte  par 
lettres  patentes  du  roi  Louis  XVIII,  en  date  du 
29  juin  1819  et  du  titre  de  comte  par  lettres  patentes 
en  date  du  12  avril  1828. 

Armes  :  D'azur,   à  la  fasce  d'or,  accompagnée 
de  six  étoiles  d'argent,  3  en  chef,  et  3  en  pointe. 

LIGIER  DE  LA  PRADE. 

Seigneurs  de  la  Prade.  Très  ancienne  famille 
originaire  de  la  ville  de  Billom,  en  Auvergne. 
Elle  compte  un  châtelain  de  la  ville  de  Besse 
'1098),  un  sous-lieutenant  dans  le  régiment  de 
Chalmazel-infanterie  (1690),  qui  fit  la  campagne 
d'Espagne  et  y  fut  blessé  grièvement;  devenu 
capitaine,  il  se  retira  du  service  après  avoir 
obtenu  du  roi  Louis  XV  une  ordonnance  du 
20  août  1730,  qui,  en  récompense  de  sa  belle  con- 
duite à  la  bataille  de  Villa- Viciosa,  lui  accordait 
la  noblesse.  Plus  tard,  le  roi  Louis  XVIII,  a,  par 
des  lettres  patentes,  du  22  février  1817,  adressées 
à  Jean-Baptiste  Luder  de  la  Prade,  reconnu  et 
confirmé  sa  précédente  noblesse.  La  filiation 
remonte  à  Claude,  seigneur  de  La  Prade,  en  1010, 
marié  à  Marguerite  Jarghaud,  dont  il  eut  posté- 
rité. 

Jeau-Baptiste,  dont  il  est  parlé  plus  haut,  con- 
firmé dans  la  noblesse  en  1817,  est  porté,  ainsi 
que  sa  mère  et  sa  sœur,  sur  la  liste  des  otages  du 
roi  Louis  XVI.  Il  épousa,  en  1810,  Sylvie  Saul- 
nier  d'Anchald,  et  eut  entre  autres  enfants,  Fran- 
çois, auteur  de  la  branche  cadette. 

Armes  ;  D'or,  àunc  branche  d'olivier  de  sinople, 
garnie  de  ses  fruits  de  gueules  et  entrelacés  en 
sautoir  ;  au  chef  de  gueules  chargé  de  trois  flam- 
mes d'or. 

LIGNERIS  (des). 

En  Vendômois.  Ancienne  noblesse,  dont  la 
filiation  commence  à  François  des  Ligneris,  qua- 
lifié chevalier  en  1389,  époux  de  Anne  de  Tour- 
nemine,  dont  la  postérité  s'est  poursuivie  jusqu'à 
nous;  elle  a  fourni  un  président  à  mortier  au 
Parlement  de  Paris,  un  capitaine  de  50  hommes 
d'armes,  un  brigadier  des  gardes  dn  corps  du  roi, 
des  chevaliers  de  Saint-Louis  et  un  chevalier  des 
ordres  du  roi. 

Armes  :  De  gueules,  frettê  d'argent  :  au  franc 
quartier  d'or,  chargé  d'un  lion  de  sable  ;  au  lan.- 
bel  de  trois  pendants  d'azur. 

LIGNI VILLE  {de). 

Illustre  et  jadis  puissante  maison  de  Lorraine, 
et  la  seconde  des  quatre  de  la  haute  chevalerie 
de  cette  province,  dont  elle  est  originaire.  Ces 
quatre  races  sont  :  du  Châtelet,  Ligniville,  Harau- 


court  et  Lenoncourt.  11  fallait  en  être  issu  par  les 
femmes,   pour   avoir  entrée   dans  les  Assises  ou 
Etats  de  Lorraine,  et  le  droit  de  pairie  primitive 
leur  a  toujours  été  conservé.  La  maison  de  Ligni- 
ville    a  porté  primitivement  le   nom  de   Nancy, 
son  premier  apanage  ;  ensuite,  jusques  à  la  lin  du 
xiv«  siècle,  le   nom    de   Rozières,    qui   est    celui 
d'une  ville   considérable  dont  relevaient  3vJ  com- 
munautés. Cet  immense  patrimoine  fut  cédé  l'an 
1291,  par  Jean  de  Rozière,  a  Ferri,  duc  de   Lor- 
raine, qui  lui  donna  en   échange  tout  ce   qui   lui 
appartenait    à    Dom    Julien-sous-Monfort     et     à 
Gerarvilliers,  ainsi  que  ce  qui  lui  était  dû  sur  la 
ville  de  Vitel.   Ce  fut  dans  le  commencement   du 
xve  siècle,   que    cette  maison    quitta    le  nom   de 
Rozières  pour  prendre  celui    de  Ligniville,  nom 
de  la  principale  terre  dont  elle  jouissait,  située  à 
deux  lieues  de  Darney,  au  diocèse  de   Toul.  Les 
historiens  s'accordent  presque  tous  sur  l'extrac- 
tion de  cette  maison,   de  Gérard    d Alsace,  pie- 
mier  duc  héréditaire  de   Lorraine,  ou  des  anciens 
comtes  de   Metz,   aussi   de  la  même  maison   de 
Lorraine.   Elle    établit   sa  filiation  depuis  ihéo- 
doric  de  Rozières,  seigneur  de  la  ville  de  ce  nom 
qui,   l'an  1172,  comparut  avec  ses  enfants  à  la  do- 
nation   que   Mathieu   II,    duc  de    Lorraine,  fit    à 
l'abbaye  de  Clairlieu.  Depuis  cette  époque,  celte 
maison  n'a  cesssé  de  remplir  les  charges  les  plus 
éminentes  de  la  Cour  de   Lorraine;   elle  a  donné 
des  conseillers   et  secrétaires   d'Etat,  des    cham- 
bellans  et  gentilshommes   de   la   Chambre,    des 
gouverneurs  de  places  ;  un  grand  maitre  d'artille- 
rie et  un  grand  veneur  de  Lorraine  ;  deux  géné- 
raux de  l'artillerie,  un  généralissime  des  armées 
de  Charles  IV,  duc  de  Lorraine,  un  général-major 
au  service  de  l'empereur,  tué  à  Colorno,  en  1734, 
un  maréchal  des  duchés  de  Lorraine  et  de  Bard, 
un  chevalier  de  l'ordre  du  Croissant,  des  cheva- 
liers    de   Saint-Michel   et     de   plusieurs    ordres 
étrangers,  des  conseillers  d'Etat,  et   des  gentils- 
hommes   ordinaires  de  la  Chambre  de  nos   rois; 
plus   de    trente   officiers   supérieurs   et    plus    de 
cent  officiers  de  divers  grades,  la  plupart  morts 
au  champ  d'honneur.  Les  différentes  branches  de 
cette   maison,  élevées   à  la  dignité  de  comte  de 
l'Empire,  par  diplôme  du  3  février  1020,  et  qui  a 
possédé    plusieurs    fiefs   en   toute    souveraineté, 
sont  :  1°  les  seigneurs  de  Ligniville  et  deTanton 
ville,  éteints  en  1640  ;  2°  les  seigneurs  de  Turnos 
et  de  Gironcourt,  barons   de  Rhimbourg  ;  3°  les 
marquis  d'Houécourt  et  seigneurs  de  Lironcourt, 
éteints  ;   4o   les   barons   de   Vannes,    éteints   au 
xvme  siècle;  5°  les  seigneurs  de  Villars,  comtes 
d'Autrecourt,  etc.,  etc. 
Armes  :  Losange  d'or  et  de  sable. 

LIGONDÈS  (de)  ou  Ligondez  et  Ligon- 
deix. 

Ancienne    noblesse    d'Auvergne,   qui   tire   son 
nom  de  la  seigneurie  de  Ligondeix,  située  dans 


L-^.-.r ■.-. 


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416  — 


la  paroisse  de  Chambauchard,  sur  les  confins  de 
l'Auvergne  et  dans  l'élection  de  Combrailles, 
intendance  de  Moulins.  Le  château  et  la  tour  de 
Ligondeix  sont  distingués  par  leur  ancienneté- 
Les  seigneurs  de  ce  nom  sont  connus  il  y  a  plus 
de  600  ans.  Lors  de  la  recherche  de  la  noblesse, 
en  1660,  ils  produisirent  à  M.  Fortia,  intendant 
d'Auvergne,  plusieurs  titres  des  années  1314  et 
1318,  qui  prouvent  leur  filiation  depuis  Perrin  de 
Ligondès,  écuyer,  seigneur  de  ladite  terre,  lequel 
épousa  Isabeau  du  Château,  dont  l'arrière-petit- 
fils,  François  de  Ligondès,  prouva  qu'il  était 
d'une  noblesse  ancienne  et  suffisante  pour  forti- 
fier sa  maison  et  la  défendre  lui-même. 

Elle  compte  des  gentilshommes  ordinaires  de 
la  Chambre  du  roi  en  1556,  des  capitaines  de 
100  hommes  d'armes,  un  capitaine  des  Gardes  du 
corps  du  roi  Dauphin,  un  colonel  d'un  régiment 
de  cavalerie  et  brigadier  des  armées  du  roi  et  des 
chevaliers  de  Saint-Louis. 

Elle  a  formé  les  branches  des  seigneurs  de 
Châteaubodeau  ;  des  seigneurs  de  Ligondès  et 
de  Rochefort;  des  seigneurs  de  Fartumier  et  des 
seigneurs  de  Saint-Domet. 

Les  diverses  branches  existantes  de  la  famille 
de  Ligondès  comptaient  au  dernier  siècle,  neuf 
chevaliers  de  l'ordre  de  Malte,  admis  dans  l'in- 
tervalle de  1712  à  178S  ;  une  chanoinesse  de  Coyse 
en  1787, •  une  chanoinesse  comtesse  de  Laveine, 
à  la  même  époque  et  une  dame  religieuse  de  la 
maison  royale  de  Saint-Cyr, 

Armes  :  D'azur,  au  lion  rampant  d'or,  accom- 
pagné de  molettes  d'éperons  de  même  sans  nom- 
bre. 

LIMA  {dé). 

Famille  originaire  du  Portugal,  dont  l'état  de 
noblesse  nous  est  inconnu. 
Armes  :  Paie  d'or  et  de  gueules  de  huit  pièces. 

LIMAYRAG  {de). 

Famille  originaire  du  Périgord,  où  sont  les 
ruines  d'un  château  de  son  nom.  Elle  est  fixée 
dans  le  Quercy  depuis  le  xive  siècle.  On  y 
remarque  Arnaud  de  Limayrac  d'Audussan,  qui 
figure  dans  deux  concessions  de  fiefs  faites  en  sa 
faveur  le  £2  janvier  1454. 

Raymond  de  Limayrac,  qui  figure,  entre  autres 
témoins  nobles,  dans  une  sommation  en  date  du 
3  juillet  1462,  etc. 

En  1697,  Gabriel  de  Limayrac  fit  enregistrer  les 
armoiries  de  sa  famille  à  Y  Armoriai  général  offi- 
ciel, aux  registres  des  généralités  de  Montaubaïi 
et  de  Quercy. 

Armes  :  D'azur,  à  une  fasce  d'or,  chargée  de 
trois  limes  de  sable. 


LINDEMANN  (dé) 

Eavière. 

Comtes  napolitains  du  6  février  1801,  barons 
bavarois  du  11  février  1875. 

Armes  :  Coupé:  au  1,  de  gueules  à  l'aigle  nais- 
sant d'or  mouvant  du  coupé;  au  2,  d'or,  à  une 
feuille  de  tilleul  de  sinople,  la  tige  en  bas,  ladite 
feuille  accostée  de  deux  étoiles  d'azur. 

Cimier  :  L'aigle  issant  du  1,  sommée  d'une  étoile 
d'or. 

Supports  :  Deux  sauvages  de  carnation  ceints 
de  lierre,  tenant  de  leur  main  libre  une  branche 
de  tilleul  feuilléc  de  sinople. 

Devise  :  In  stella  tutu?,. 

LINIÈRES  ou  LIGNIÈRES  (de). 

La  seigneurie  de  Linières,  commune  de  Cha- 
rensat,  en  Combraille,  a  donné  son  nom  à  une 
famille  distinguée.  Elle  se  rattache,  d'après  cer- 
tains auteurs,  aux  puissants  barons  de  Linières 
en  Berry.  Elle  compte  plusieurs  officiers  distin- 
gués dont  Guillaume  de  Linières,  tué  à  la  journée 
de  Poitiers  en  1356,  et  Antoine  de  Linières,  chas 
seur  de  marque,  capitaine  de  50  hommes  d'armes, 
chevalier  de  l'ordre  du  roi,  gouverneur  de  Char- 
tres et  du  pays  chartrain,  sous  Charles  IX,  qui 
l'honora  d'un  brevet  pour  la  lre  charge  de  maré- 
chal de  France  qui  viendrait  à  vaquer. 

Antoine  de  Lignieres,  seigneur  de  la  Faloise, 
demeurant  à  Osly,  élection  de  Soissons,  existait 
en  1551. 

Armes  :  D'argent, à  la  croix  ancrée  de  gueules. 

LINIERS  (de). 

Maison  d'ancienne  chevalerie,  qui  a  pris  son 
nom  d'une  terre  située  près  de  Thouars  en  Poitou. 
Son  premier  auteur  connu  est  Guillaume  de  Liniers 
chevalier,  qui  eut  pour  fils  Jean,  aussi  chevalier, 
et  père  de  plusieurs  enfants  qui  ont  continué  la 
descendance. Cette  maison  a  contracté  des  alliances 
avec  les  familles  de  Chàtaigner,  de  Saint-Georges, 
d'Emery  de  Hérisson,  de  la  Rochefoucauld 
Bayers,  etc.,  etc. 

Armes  :  D'argent,  à  la  fasce  de  gueules,  à  la 
bordure  de  sable,  semée  de  besants  d'or. 

LINSINGEN  (de). 

Maison  comptée  parmi  la  noblesse  la  plus  an- 
cienne de  l'Allemagne.  Elle  peut  fournir  onze 
tables  généalogiques,  où  toutes  les  personnes  de 
ce  nom  sont  placées  selon  les  branches,  divisions 
et  subdivisions  et  par  ordre  chronologique. 

Cette  maison  a  l'avantage  de  pouvoir  démontrer 
une  filiation  non  interrompue  depuis  1232,  jusqu'à 


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présent.  Elle  est  du  rang  de  celles  qu'on  appelle 
è/igible  dans  les  hauts  chapitres  et  ordres  de  che- 
valerce  d'Allemagne,  ce  qui  constitue  en  Alle- 
magne la  Haute  noblesse. 

Dans  les  temps  les  plus  reculés,  les  premiers 
seigneurs  de  cette  maison  ont  porté  la  dignité  de 
chevalier,  mites  A  la  Cour  de  Vienne  et  dans  les 
Etats  héréditaires  de  l'empereur,  où  toutes  les  an- 
ciennes familles  se  sont  fait  décorer  du  titre  de 
Comte,  celles  qui  sont  chapitrables  des  autres 
Etats  de  l'Empire  d'Allemagne,  sont  qualifiées  du 
titre  de  Baron,  parce  que,  après  leurs  souverains, 
elles  sont  les  premiers  seigneurs  et  vassaux  de 
leurs  provinces. 

Quant  à  l'origine  de  la  maison  de  Linsingen, 
elle  se  perd  dans  l'antiquité  la  plus  reculée;  une 
tradition  de  la  famille  est  qu'elle  descend  d'an- 
ciens romains  du  nom  de  Lentulus  ;  mais  il  est 
vraisemblable,  suivant  un  mémoire  envoyé, 
qu'elle  n'a  porté  d'abord  que  la  première  syllabe 
de  son  nom,  Lins  ou  Lens;  et  que,  dans  la  suite, 
ceux  de  cette  famille  ayant  ajouté  ingen,  qui  ne  si- 
gnifie autre  chose  que  les  successeurs, gens  d'une 
même  race. 

Lyns  qui  parait  en  1057,  demeurait  dans  les 
contrées  où  l'on  trouve,  environ  150  ans  après, 
cette  famille  pleinement  établie  sous  le  nom  de 
Linsingen,  qu'elle  porte  depuis  le  premier  sei- 
gneur Louis  de  Linsingen.  Après  avoir  été  ancien- 
nement établie  au  Palatinat,  elle  s'est  transplan- 
tée en  Hesse  et  en  Thuringe,  où  elle  acquit  et 
possède  de  père  en  fils,  des  fiefs  masculins  :  les 
titres  originaux  s'en  conservent  depuis  plus  de 
240  ans,  dans  les  archives  de  la  cour  féodale  de 
Mayence,  et  les  terres  dont  elle  est  en  possession. 
Dans  ces  terres,  tous  les  seigneurs  jouissent  des 
droits  et  prérogatives  attachés  à  toutes  les  terres 
nobles,  tels  que  justice,  vassaux,  cens.  Sa  filia- 
tion suivie  commence  à  Louis  de  Linsingen,  qua- 
lifié miles,  qui  vivait  en  1233,  mentionné  comme 
premier  témoin  dans  le  procès-verbal  fait  par 
ordre  du  Pape  Grégoire  IX,  pour  constater  la  vé- 
rité des  miracles  de  Saint-Elisabeth  Landgrave 
de  Thuringe. 

Cette  maison  a  formé  une  quantité  de  branches 
dont  plusieurs  subsistent  et  plusieurs  de  ses 
membres  ont  servi  dans  les  armées  françaises. 

Armes:  Bégueules,  à  trois  fasces  cousues  d'azur, 
chargées  de  sept  figures,  qui  sont  sept  lentilles 
d'or,  posées  3,  3  et  1 . 

Cimier  :  Un  casque  ouvert  de  5  à?  grilles,  ceint 
d'une  couronne  d'or,  chargée  d'un  bouquet  de 
lentilles,  entre  deux  vols  d'aigles,  blasonnés 
comme  l'écu. 


LIOULT  DE  GHENEDOLLÉ. 

Maison  originaire  du  pays  de  Vire,  en  Norman- 
die, d'ancienne  noblesse  de  robe  ;   ses  membres 


ont  porté  à  diverses  époques  les  surnoms  ter- 
riens de  plusieurs  seigneuries  importantes  qu'ils 
possédaient,  tels  que  de  la  Durandière,  de  la  Gi- 
raudière,  de  Chênedollô,  etc.  Ce  dernier  a  prévalu 
;t  est  resté  dans  la  famille. 

Nous  ne  pouvons  préciser  à  quelle  époque  il 
faut  faire  remonter  sa  noblesse  ;  seulement  des 
actes  authentiques  nous  ont  révélé  une  longue 
possession  d'Etat,  ainsi  que  des  alliances  de  na- 
ture à  caractériser  nettement  sa  condition. 

Charles  Julien  Lioult  de  Chênedollé  auteur  du 
Génie  de  l'homme  ;  des  éludes  poétiques,  etc.,  fut 
une  des  plus  grandes  illustrations  littéraires  du 
Bocage  normand  ;  il  était  né  le  4  novembre  1769. 
Le  nom  de  Chênedollé,  porté  dès  sa  jeunesse  par  ce 
poète,  selon  l'usage  de  l'époque  et  pour  le  distin- 
guer de  son  père,  appelé  de  Saint-Martindon,  a  été 
immortalisé  par  ses  beaux  vers  que  Madame  de 
Staël  se  plaisait  à  proclamer  «  hauts  comme  les 
cèdres  du  Liban  ».  11  est  le  seul  porté  aujourd'hui 
par  ses  descendants.  Quelques  années  après  son 
retour  de  l'émigration  il  épousa  en  1810,1e  4  juin, 
demoiselle  Aimée-Françoise  Antoinette  de  Dan- 
ville,  dont  il  a  eu  cinq  enfants. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  d'argent,  armé  et  lam- 
passé  de  gueules. 

L'écu  timbré  d'un  casque  orné  de  ses  lambre- 
quins. 

LIPHART  (de). 

Maison  originaire  de  Livonie. 

Armes  :  Coupé  :  au  1,  d'azur  à  trois  molettes 
d'or  :  au  2,  d'or  à  un  cœur  de  gueules. 

Cimier  :  Une  plume  de  pan  au  naturel  entre 
deux  proboscites  coupées  alternant  d'or  et  d'azur. 

Lambrequins  à  dextre  d'or  et  d'azur,  à  senestre 
d'or  et  de  gueules. 

LIRON  D'AIROLES. 

Seigneur  de  la  Rouvières  et  d'Airoles  en  Lan- 
guedoc. 

Cette  famille  compte  parmi  la  noblesse  du  Lan- 
guedoc depuis  une  époque  très  reculée  du  moyen 
âge,  et  y  occupait  un  rang  très  distingué  au  xive 
siècle. 

Elle  a  constamment  soutenu  le  rang  que  leur 
assignait  leur  ancienne  origine  par  les  fonctions 
qu'elle  occupa,  par  des  services  militaires  distin- 
gués et  par  leurs  nobles  alliances  avec  d'ancien- 
nes maisons  dont  les  principales  sont  :  de  la  Fa- 
brègue,  du  Rousset  de  la  Farelle,  de  Bringuier, 
de  Thoms  de  Brun.de  Roussy,  de  Serres,  etc.,  etc. 

C'est  en  1610  que  cette  famille,  qui  avait  réuni 
la  totalité  des  droits  féodaux  de  la  seigneurie  du 
domaine  d'Airoles,  prend  la  qualification  de  sei- 
gneurs  d'Airoles  et  autres  lieux. 


Tome  II 


14. 


411)  — 


—  420  - 


Sa  filiation  suivie  est  établie  depuis  Guillaume 
de  Liron,  seigneur  de  la  Rouviere-Kaouls,  dont 
le  fils,  consul  de  la  ville  du  Vigau,  se  maria  en 
1529  à  dame  Isabeau  Farcaille. 

Cette  famille  compte  un  grand  nombre  d'officiers, 
dans  nos  armées,  chevaliers  de  Saint-Louis. 

Armes  :  De  gueules,  à  un  lion  d'argent,  et  un 
chef  d'azur  chargé  de  deux  étoiles  d'or. 

Couronne  de  comte. 


LISLE  (de). 

Nous  trouvons  deux  familles  de  ce  nom.  La  pre- 
mière originaire  de  Lorraine,  des  seigneurs  da 
Gonaincourt,  de  Saint-Germain,  de  la  Maison- 
Forte  de  Brainville,  en  Lorraine,  qui  a  pour  au- 
teur Jean  de  l'Isle,  conseiller  du  grand  duc  Char- 
les III,  et  lieutenant  général  du  baillage  de 
Bassigny,  anobli  par  lettres  de  ce  prince  don- 
nées à  Nancy,  le  8  juin  1572.  Famille  qui  a  fourni 
des  officiers  de  cavalerie  et  d'infanterie  et  qui 
porte  pour  armes:  D'azur,  au  chevron  d'or,  chargr 
de  trocs  croisettes  or  tré/lees  de  gueules,  et  accom- 
pagné de  trois  têtes  de  licornes  d'argent. 

La  seconde  famille  de  ce  nom  est  originaire 
d'Ecosse.  Elle  passa  en  France  sous  Charles  XII, 
dont  elle  embrassa  le  service.  Elle  s'établit  en- 
suite en  Provence,  et  sa  filiation  remonte  jusqu'à 
Guillaume  de  Lyle,  qui  eut  pour  fils  Honoré  de 
Lyle,  archer  du  corps  du  roi,  marié  en  1457,  à 
AndrivettedeBoniface.il  suivit  le  roi  Charles  VIII 
dans  son  expédition  d'Italie.  Cette  maison  a  fourni 
des  capitaines,  un  commandant  de  vaisseau 
et  des  chevaliers  de  l'ordre  royale  et  militaire  de 
SainbLouis. 

Elle  porte  pour  armes  :  D'azur,  à  deux  palmes 
d'or  adossées,  posées  en  pal  et  surmontées  d'une 
étoile  du  même. 

LISLE  du  DRENEUG  et  du  FIEF. 

D'ancienne  extraction  chevaleresque,  les  de 
Lisle  tirent  leur  origine  de  Lisle  Saint-Jouan,  vi- 
comte d'ancienneté  en  Pévêché'de  St-Malo  (Nobl. 
de  Bretagne,  t.  III). 

1066.  Raoul  et  Honfroy  de  Lisle,  compagnons 
de  Guillaume  le  Conquérant,  figurent  au  Doomes- 
day-booh.  La  branche  anglaise,  qu'ils  ont  fondée, 
est  inscrite  dans  le  Wapenbœck  de  Gelre  (1334- 
1370),  p.  68.  «Jehan  de  Lisle,  fils  de  Robert,  sei- 
gneur et  baron  de  Lisle.  »  Dans  l'armoriai  de  la 
Jarretière:  «  Jean  de  Lisle,  baron,  5e  chevalier.  » 
Dans  Froissart  qui  rapporte  que  le  roi  «  à  la  mort 
de  Godefroy  de  Harcourt,  se  mit  en  possession  du 
château  de  Saint-Sauveur,  et  en  confia  la  garde  à 
monseigneur  Jean  de  Lisle,  «  un  appert  chevalier 
sûrement.  »  VI.  13. 

1096.  Guillaume  de  Lisle,  témoin  d'un  legs  do 
Jean  de  Dol  (D.  Lobineau,   t.  1.  p.  102). 


1158.  Renaud  de  Lisle,  témoin  d'une  donation 
(Titres  de  Marmoutiers). 

1218.  Raoul  de  Lisle,  qualifié  du  titre  de  cheva- 
lier dans  un  acte  de  1218 (D.  Lobineau, t.  2,  c.  144). 

1248.  Jean  de  Lisle,  croisé.  Accompagna  le  duc 
de  Bretagne  à  la  l^e  croisade  de  St-Louis  (Bibl. 
nat.  M.  F.  1665,  f°  4b'. 

1266.  Olivier  de  Lisle,  cité  au  t.  I  de  l'Histoire 
de  Bretagne  (Dom  Morice,  c.  1001,  Preuves). 

1308.  Jean  de  Lisle,  signe  à  l'ouverture  du  tes- 
tament du  duc  Jean  II. 

1356.  Raoul  de  Lisle,  porte-large  ;  montre  de 
1356. 

1356.  Jean  de  Lisle,  chevalier,  tué  à  la  bataille 
de  Poitiers  (L'impôt  du  sang,d'Ruzier  t.  2,  p.  279). 

1370.  Jehan  de  Lisle.  Montre  de  Bertrand  du 
Guesclin,  14  décembre  1370  (Dom  Morice,  Preuves 
T  I,  c.  1645). 

1394.  Raoul  de  Lisle,  témoin  pour  le  comte  de 
Penthièvre  (24  janvier). Dom  Morice,  t.  2,  c.  241;. 

1415.  R.  de  Lisle,  tué  à  la  bataille  d'Azincourt. 
(L'impôt  du  sang,  d'Hozier  t.  2,  p.  279.) 

1418.  Jehan  de  Lisle, montre  de  Gui.  Le  Hidoux, 
accompagne  le  duc  Jean  V  à  son  voyage  en  France. 

1427.  Jehan  de  Lisle  parmi  les  nobles  qui  s'ar- 
ment en  la  paroisse  de  Lanmeur  (Archives  Loire- 
Infi-eB.  1160).  Prête  serment  de  fidélité  au  duc 
Jean  V  (Arch.  Loire-Infre  et  D.  Morice,  Preuves, 
t.  2,  c.  1309). 

1480.  René  de  Lisle,  homme  d'armes  du  duc. 
Epouse  en  1489  Jeanne  de  Boisbenoit,  en  Vallet. 
(Preuves  de  la  Réformation  de  1668.) 

1521.  Louis  de  Lisle,  marié  à  Jehanne  des  Pèze- 
ries  (actes  de  l'état-civil  de  Chàteau-Thébaud). 

1567.  Jean  deLisle  de  la  Tallebote,  marié  àPer- 
rine  de  Biré  (état-civil  de  Chàteau-Thébaud). 

La  filiation  par  actes  de  l'état-civil  s'établit  jus- 
qu'aux représentants  actuels  :  de  Lisle  du  Fief, 
de  Lisle  du  Dreneuc. 

Pierre  de  Lisle,  évêque  de  Tréguier  en  1324.  — 
Geoffroy  de  Lisle,  témoin  pour  la  canonisation  de 
Saint  Yves  en  1330.  —  Morice  de  Lisle,  chevalier, 
chargé  par  le  duc  Jean  V  de  la  réformation  de  Tré- 
guier, 1427.  —  Antoine  de  Lisle,  seigneur  des 
Pèzeries,  député  de  la  ville  de  Nantes  aux  Etats 
de  Bretagne  en  1643.—  Guillaume  de  Lisle,  maire 
de  Nantes,  en  1686. —  Prudent  de  Lisle,  capitaine 
de  vaisseau. 

Armes  :  De  gueides  à  dix  billettes  d'or,  4, 3,  ?,  1 . 
Couronne  de  marquis. 

LIVRON  (de) 

Très  ancienne  famille  originaire  du  Dauphiné. 
Elle  possédait  en  Champagne  le  marquisat  de 
Bourbonne  (les  bains),  et  en  Lorraine  la  seigneu- 
rie de  Ville,  que  Gabrielle  de  Bassompierre  avait 
apportée  à  son  mari. 


421 


La  filiation  commence  à  Chaînes  de  Livron, 
marquis  de  Bourbonne,  maréchal  de  camp,  lieu- 
tenant général  au  gouvernement  de  Champagne, 
gouverneur  de  Coiffy  et  de  Montigny,  capitaine 
de  50  hommes  d'armes,  chevalier  du  St-Esprit  en 
1633,  marié  le  17  août  1629  avec  Anne  d'Anglure 
de  Savigny  dont  il  eut  postérité.  Un  de  ses  fils  fut 
chevalier  de  l'ordre  de  Malte. 

Cette  maison  s'est  alliée  àcelles  de  Bauffremont, 
de  Choiseul  et  de  Montpezat. 

Armes  :  L'argent,,  à  trois  fasces  de  gueules  ;  au 
franc-quartier  d'argent  chargé  d'un  roc  d'échi- 
quier de  sable. 

LLOBET  [de). 

Famille  originaire  d'Espa- 
gne fixée  en  Boussillon. 
Armes  :  D'or,  au  Loup  ravis- 
sant de  gueules  ;  au  chef  d'à:  in- 
clut rgé  de  trois  étoiles  d'argent. 

REPRÉSENTA  NTS 
ACTUELS 

Llobet  (Joseph  de). Ré- 
sidence :  rue  de  l'Ange, 
4,  à  Perpignan,  et  à  ïo- 
reilles  ;  marié  à  Gabrielle  de  Chefdebien, 
dont:  à)  Marie-Thérèse,  mariée  à  Joseph 
du  Lac  ;  b)  Marguerite,  mariée  à  Dieu- 
donné  du  Lac  ;  c)  Charles,  marié  à  Gene- 
viève Guiraud  du  Falga;  d)  Michel, 
lieutenant  d'infanterie  de  marine;  e)  Au- 
gustine;  f)  Emérentienne,  fille  de  la  Charité 
de  St-Vincent-de-Paul  ;  g)  Joseph,  sous- 
lieutenant  de  réserve  ;  h)  Gabriel,  diacreau 
séminaire  français  à  Rome,  docteur  en  phi- 
losophie. 

Frère:  Llobet  (François). 

LOGES  (des). 

Bonne  noblesse  du  ressort  de  Bennes  en  Breta- 
gne, qui  remonte  à  Pierre  des  Loges,  sieur  du  clos 
d'Oriere,  vivant  en  1411. 

Ceux  de  ce  nom  furent  déclarés  nobles  d'extrac- 
tion par  arrêt  rendu  en  la  chambre  de  la  réforma- 
tion le  25  octobre  1668  :  dans  ce  même  arrêt  est 
compris  Bené  des  Loges,  seigneur  de  Kerriou. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  d'or. 

LOMBARD  DE  MONTGHALIN  (de). 
Famille  originaire  de  la  Bourgogne  où  elle  pos- 


sédait la  noblesse  depuis  de  longues  années.  Le 
premier  de  ses  membres  qui  vint  en  Dauphinéfut 
Charles  de  Lombard,  seigneur  des  Gardes,  Mont- 
gribet,  Montchalin,  etc.,  né  en  1691  à  Nancy  en 
Lorraine,  gentilhomme  ordinaire  de  S.  A.  B.  MëT 
le  duc  prince  de  Condé  ;  il  épousa  en  premières  no- 
ces, par  contrat  du  1er  août  1711,  Marie  de  la  Ba- 
lure,  dame  du  dit  lieu,  Courtenay  et  Montchalin  ; 
elle  hérita  de  son  oncle,  le  comte  Jean -Baptiste  de 
la  Balme  de  Montchalin,  chevalier  de  Malte, sous 
la  condition  que  son  second  enfant  porterait  les 
armes  de  la  Balme,  écartelées  des  siennes.  C'est 
à  cette  occasion  que  M.  de  Lombard  prit  le  sur- 
nom de  Montchalin.  Il  épousa  en  secondes  noces, 
en  173'i,  Marie  de  Géry.  Il  laissa  postérité  des 
deux  lits. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  de  gueules, accom- 
pagné de  trois  fleurs  de  lis  de  sable  ;  au  chef  de 
gueules,  qui  est  de  Lombard  ;  ècarlelé  de  gueules, 
à  trois  pals  d'or,  à  la  bande  de  sable  brochanisur 
le  tout,  qui  est  de  la  Balme-Montchalin. 

Les  armes  de  Lombard  étaient  primitivement  : 

D'or,  au  cheoron  de  gueules,  accompagné  de 
trois  fleurs  de  lis  desabte  ;  au  chefd'a^w. 

Le  chef  de  gueules  est  une  brisure  prise  par  la 
branche,  de  Dauphiné. 

Devise:  Deus,  rex,  honor. 

LOMÉNIE  (de). 

Famille  originairedu  Limousin  qui  a  donné  Jean 
de  Loménie,  secrétaire  d'Etat,  qui  périt  dans 
l'horrible  boucherie  de  la  St-Barthélemy  en  157:2. 

Martial  de  Loménie,  seigneur  de  Versailles, 
greffier  du  conseil,  fut  tué  à  la  St-Barthélemy 
à  Paris  l'an  1572.  Le  roi  de  Navarre,  qui  fut  depuis 
Henri  IV,  avait  toujours  estimé  son  zèle  et  sa  fi- 
délité. 

Henri-Auguste  de  Loménie,  comte  de  Brieuse  et 
de  Montberon  enAngoumois,  fut  secrétaire  d'Etat 
et  des  finances,  mourut  en  1666,baron  dePougy  et 
de  Boussac,  chevalier,  conseiller  du  roi  en  ses 
conseils  ;  lui  et  sa  femme  donnèrent  une  rente  de 
200  livres  à  l'hôpital  des  Incurables  en  1643. 

Armes  :  D'or,  à  l'arme  de  sinople,  aux  racines 
de  métne. 

LONGUEAU  DE  St-MIGHEL  (de). 

En  Gàtinais.Dans  le  dénombrementdesécuyers 
de  la  Chàtellenie  de  Chateau-Landon,  on  trouve 
Bobert  et  Pierre  de  Longueau,  vivant  en  1200,  et 
qui  demeuraient  dans  la  baillie  de  Cessy. 

La  filiation  de  cette  famille  remonte  à  Jean  de 
Longueau, écuyer,  seigneur  de  Parville,  vivant  en 

Au  5me  degré,  nous  trouvons  Jean  de  Longueau, 
écuyer,   seigneur  de  Parville,  de  St-Michel,   etc. 


—  423  - 


424 


qui  épousa  le  13  janvier  1538  Jeanne  de  Courcel- 
les,  dame  de  Thorigny. 

Cette  famille  compte  plusieurs  officiers  des  ar- 
mées du  roi,  chevaliers  de  St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  frettè  d'argent  de  six  pièces. 

LONGUEIL  (de). 

Illustre  et  ancienne  maison  noble,  originaire  de 
Normandie,  qui  a  produit  de  grands  hommes  et 
qui  prétend  tirer  son  nom  des  bourg  et  terre  de 
Longueil,  situés  dans  le  baillage  de  Caux,  près 
de  la  ville  de  Dieppe. 

Adam  de  Longueil,  le  premier  dont  il  soit  fait 
mention,  vivait  en  1066  et  accompagna  Guillaume 
le  Bâtard  à  la  conquête  de  l'Angleterre,  où  il  se 
distingua  a  la  bataille  de  Londres  donnée  le  14 
octobre  de  la  même  année.  Il  laissa  Guillaume  de 
Longueil  qui  épousa  Berthe  de  Villiers  et  en  eut 
un  fils,  dont  le  nom  est  inconnu,  et  une  fille  mariée 
au  seigneur  Loredano,  de  Venise. 

Dans  un  vieux  registre  des  nobles  de  Norman- 
die, on  trouve  un  Elie  de  Longueil,  seigneur  d'E- 
pauville,  Poniquetat  et  Colmesnil. 

Henri,  seigneur  de  Longueil,  depuis  lequel  la 
filiation  est  suivie,  vivaiten  1215  et  épousa  Marie 
de  Saint-Denis-sur-Sarthe. 

Son  arrière-petit-fîls,  Guillaume,  2e  du  nom, 
seigneur  de  Longueil,  capitaine  de  50  lanciers, 
chambellan  de  Charles  d'Anjou,  roi  de  Naples  et 
de  Sicile,  est  nommé  dans  les  lettres  du  roi  Saint 
Louis  de  l'an  1260. 

Geoffroy-Marcel,  au  6e  degré,  chevalier  de  l'or- 
dre de  l'Étoile,  gouverneur  de  Ponloise  sous  le 
roi  Jean,  en  1332  et  1334,  puis  de  toute  la  province 
de  Normandie,  fut  tué  à  la  funeste  bataille  de 
Poitiers  le  19  septembre  1356.  Il  avait  épousé  Isa- 
belle, vicomtesse  d'Ange.  Son  fils,  gouverneur  de 
Caen  et  de  Dieppe,  fut  aussi  tué  à  la  bataille  d'A- 
zincourt  avec  son  fils  aine. 

Cette  famille  compte  un  archidiacre  d'Eu  dans 
l'église  de  Rouen  en  la  personne  de  Richard-Oli- 
vier, vicomte  d'Ange,  et  proposé  pour  être  arche- 
vêque. Depuis  1453,  il  fut  élu  évèque  de  Coutance 
et  envoyé  ambassadeur  vers  le  duc  de  Bourgogne 
par  le  roi  Charles  VII,  qui  le  fit  chef  de  son  Con- 
seil et  premier  président  de  la  Chambre  des  comp- 
tes de  Paris.  Ce  prince,  pour  reconnaître  les  ser- 
vices qu'il  lui  avait  rendus,  lui  procura  un  chapeau 
de  cardinal  que  le  pape  Galixte  III  lui  donna  l'an 
1456.  On  le  nomma  cardinal  de  Coutance  et  quel- 
quefois d'Eu.  11  se  trouva  au  sacre  de  Louis  XI, 
l'an  1461  ;  mais  étant  tombé  dans  la  disgrâce  du 
roi,  qui  lui  confisqua  la  vicomte  d'Ange  et  la  char- 
ge de  1er  président  de  la  chambre  des  comptes,  il 
se  retira  à  Rome  où  le  pape  Pie  II  le  reçut  avec 
honneurs.  Le  cardinal  de  Longueil  mourut  à  Sutri 
ou,  selon  d'autres  à  Pérouse  le  15  août  1470.  Son 
corps  fut  porté  à  Rome  et  enterré  dans  l'église  de 


St-Pierre.  On  voit  encore  dans  l'église  du  Vatican 
à  Rome  ses  armes  écartelées  de  Longueil  et  de 
Bourquenobles  qui  sont  au  bas  de  la  statue  de  St- 
Pierre,  que  le  cardinal  fit  faire  en  bronze. 

Cette  famille  a  fourni  des  présidents  à  mortier, 
des  conseillers,  des  officiers  de  tous  grades  et  des 
chevaliers  de  divers  ordres. 

Elle  a  formé  les  branches  :  1°  des  seigneurs  du 
Rancher  ;  2'  des  seigneurs  de  Sèvres  ;  3'  des  sei- 
gneurs de  Chevreville  ;  4°  des  seigneurs  de  la 
Grange  ;  5"  des  seigneurs  de  Bou  et  des  Chenets. 

Cette  branche  de  Longueil  des  Chenets  subsiste 
depuis  longtemps  dans  l'Anjou  et  dans  le  Maine, 
où  elle  a  toujours  été  en  possession  du  nom  et 
des  armes  de  Longueil-Maisons.  La  terre  des  Che- 
nets située  près  de  Sablé-au-Maine  a  été  possédée 
de  temps  immémorial  par  des  cadets  delà  famille 
de  Longueil. 

Une  autre  branche  de  Longueil  des  Chenets 
subsistait  à  Angers  dans  la  personne  de  Henri- 
Charles  de  Longueil,  seigneur  de  la  Devansaye. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  roses  d'argent;  au  chef 
d'or,  chargé  de  trois  roses  de  gueules. 

Devise  :  Pace  et  arniis. 

Cimier:  Une  tète  humaine 

L'écu  timbré  dune  couronne  de  marquis. 

LONGUEMARE  (de). 

Depuis  un  temps  immémorial,  la  famille  de 
Longuemare  (en  latin  de  Longamara)  est  établie 
dans  la  province  de  Normandie  ;  elle  tire  son  nom 
du  hameau  de  Longuemare,  situé  dans  la  com- 
mune de  Bosgouet,  canton  de  Routot  (Eure). 

Dès  le  milieu  du  xue  siècle,  Robert  de  Longue- 
mare est  cité  comme  témoin  dans  une  donation 
faite  à  l'abbaye  de  Mortemer  par  Robert  de  Gail- 
larbois  (Cart.de  Lîortemer,  p.  90.  Bibl.  Nat  ,mss). 

En  1244,  Guillaume  de  Longuemare  figure  parmi 
les  parents  et  amis  légataires  de  Beaudouin, comte 
de  Gui  nés,  châtelain  de  Hombourg,  inhumé  en 
l'abbaye  d'Andres  (D.Villevieille,  Trésor  général., 
t.  LU,  p.  58). 

La  filiation  suivie  commence  peu  après: 

I.  Baudouin  de  Longuemare,   né  vers  1395,  eut 
!   pour  petits-fils  : 

II.  René  et  Simon  de  Longuemare  qui  figurent 
l'un  et  l'autre,  en  1484,  comme  archers  de  la  garde 
du  Loi,  sous  la  conduite  du  comte  deMaulevrier, 
grand  sénéchal  deNormandie  (Documents  publiés 
par  la  Revue  historiquede  l'Ouest,  t.  XI,  p.86et87). 
Simon  laissa  trois  fils  :  Charles,  Simonnetet  Bau- 
dichon  ou  Baudoin  le  jeune  qui  suivirent  sembla- 
blement  la  carrière  des  armes,  ces  deux  derniers 
sous  les  ordres  de  Messire  de  Wallon,  chevalier, 
seigneur  de  Piennes  et  de  BeaumontdePoulignat 
(Montre  de  1492  et  1499). 

III.  Charles  de  Longuemare,  archer  lui-même 
de  la  garde  du  Roi,  fut  en  reconnaissance  de  ses 


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services  chargé  par  François  1er  de  la  surveillan- 
ce des  travaux  exécutés  au  Havre-de-Gràce  en 
1517.  (Diplôme  original,  dans  les  Archives  de  la 
famille,  charte  datée  d'Amboise  le  15  janvier  1517.) 
On  lui  connaît  deux  fils  :  1°  Gabriel  de  Longue  - 
mare  qui  vient  ci-après  :  2°  Pierre  de  Longuemare, 
natif  de  Gournay  en  Bray,  qui  suivit  le  parti  des 
armes  et  fut  fiancé,  en  1524,  à  Marie  Le  Renoux, 
sœur  de  Jean,  conseiller  en  cour-laie  (Arch.  nat. 
Trésor  des  Chartres  :  François  Ier,  J.  J.  242). 

IV.  Gabriel  de  Longuemare  était  dès  1543  ma- 
réchal des  logis  de  la  compagnie  de  cent,  puis  de 
quatre-vingts  lances  des  ordonnances  du  Roi. 
sous  la  charge  de  Claude  d'Annebaud,  maréchal 
et  amiral  de  France  A  la  mort  de  ce  dernier,  en 
1552,  il  passa  sous  les  ordres  du  prince  de  Ferrare 
et  servait  encore  en  1560  (Cabinet  des  titres.  Piè- 
ces orig.).  Il  eut  pour  fils  Jacques  qui  continuala 
descendance. 

V.  Jacques  de  Longuemare,  seigneur  deMorville 
près  Gournay,  se  fixa  à  Morville  en  y  épousant 
(septembre  1584)  Perrine  l'Hermin'er  de  Clanque 
meule  (Registres  de  l'état-civil  de  Morville,  au 
greffe  de  Neufchàtel,  Seine-Inférieure).  Leurs  en- 
fants furent  :  1°  Guillaume  qui  suit  ;  2°  Pierre;  3° 
Nicolas,  baptisé  à  Morville  en  1587  ;  4°  Fleurent 
(1590-1645),  autour  d'un  rameau  éteint  vers  la  fin 
du  xviip  siècle;  5°  Cardin  de  Longuemare,  tige 
l'une  branche   cadette,  connue  sous  le   nom   de 

Longuemare  de  la  Salle  et  établie  au  Havre  ou  on 
la  suii  jusqu'à  la  Révolution  :  elle  donna  a  cette 
ville  des  capitaines  quartiniers,  un  receveur  géné- 
ral et  des  directeurs  de  la  manufacture  des  tabacs; 
ses  principales  alliances  ont  été  contractées  avec 
les  familles  :  de  la  Croix,  d'Arcizac,  de  Séguy,  de 
Fay  d'Athies,  Grégoire  de  Rumare,  Ferry  de  la 
Fraye,  de  Paix  de  Cœur,  le  Féron  de  la  Heuze. 
(Antoine  le  Féron  de  la  Heuze,  fils  de  Nicolas- 
Gabriel  et  de  Madeleine  de  Longuemare,  épousa 
en  1763  Marie-Marthe  Corneille  de  Vieubourg, 
descendante  du  grand  Corneille.  —  Parmi  les  al- 
liance contractées  également  par  cette  branche  de 
la  famille  de  Longuemare  et  sa  descendance  par 
les  femmes,  nous  devons  citer  les  noms  des  fa- 
milles :  Aubourg  de  Boury,  Méry  de  Bellegarde, 
Lestorey  de  Boulogne,  du  Bocage  de  Bléville,Rlie 
de  Beaumont,  etc. 

VI.  Guillaume  de  Longuemare,  seigneur  deMor- 
ville, né  en  1485,  fils  aîné  de  Jacques,  eut  de  Ma- 
rie de  Montardier,  son  épouse  :  lo  Pierre  III, dont 
l'article  suit  ;  2°  Robert  de  Longuemare,  marié  le 
21  février  1639  à  Denise  de  l'Espinay,  fille  de 
Maurice  et  de  Catherine  de  Gournay  (Registres 
de  l'état-civil  de  Morville). 

VIL  Pierre  III  de  Longuemare,  seigneur  de 
Morville,  fit  aveu  de  cette  terre  aux  abbés  de 
Saint-Ouen  de  Rouen  le  13  juillet  1656  (Archives 
de  la  Seine-Inférieure. —  Papier  terrier  de  1656); 
il  avait  épousé  à  Morville,  le  7  juillet  1637,  Mar- 
guerite Cazier,  dame  d'Oubin,  etc. 


La  famille  de  Longuemare  possède  encore  au- 
jourd'hui la  terre  patrimoniale  de  Morville  dont 
il  vient  d'être  parlé. 

XIV.  Pierre-Henri  de  Longuemare,  mort  le  27 
mars  1887,  issu  au  sixième  degré  de  Pierre  III  de 
Longuemare,  a  épousé  en  1845  Bertille-Adélaïde 
Trolley  de  Prévaux,  d'une  ancienne  famille  de 
robe  de  l'élection  de  Vire,  anoblie  par  Henri  III 
en  mars  1586,  dont  Paul-Alfred  qui  suit. 

Armes  :  D'or,  au  lion  de  sable,  armé  et  lam- 
passé  de  gueules. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 

Devise  :  Virtas  longa  amara  fata  vincit. 

REPRÉS  ENTA  NTS  A  C  TUELS  : 

Longuemare  (Paul-Alfred  de).  Résiden- 
ce :  Château  de  Veudes  par  Noyers-Bocage 
(Calvados).  Marié  en  1882  à  Jeanne-Marie 
Manchon,  fille  d'un  conseiller  à  la  Cour 
d'appel,  dont  :  a)  Pierre-Joseph-Xavier,  né 
à  Caen  le  6  avril  1884;  b)  Jeanne-Marie- 
Bertille,  née  le  26  juin  1886;  c)Jean-Henri, 
né  le  G  juin  1888,  décédé  le  18  juin  1888;  d) 
Elisabeth,  née  le  10  décembre  1890. 

Outre  les  sources  citées,  on  pe;6  consulter  sur 
la  famille  de  Longuemare  :  Y  Armoriai  général 
manuscrit  d'Hozier,  les  Archives  de  la  Seine-In- 
férieure; Borel  d'Hautercoe,  etc. 

Il  ne  faut  pas  confondre  cette  famille  avec  d'au- 
tres portant,  avant  le  nom  de  Longuemare  ou 
Longuemar,  un  autre  nom  patronymique,  tel  que 
Martel,  Mabire,  Gouye.  Le  Touzé,  etc.  Les  Le 
Touzé  de  Longuemar,  aujourd'hui  fixés  en  Poitou 
et  dontune  branche  résidanaguère  en  Normandie, 
blasonnent  :  de  gueules,  à  la  fasce  d'or  accompa- 
gnée de  trois  roses  d'argent,  2  et  1  ;  au  chef  cousu 
d'azur,  chargé  de  trois  fleurs  de  lys  d'or. 

LONGUEVAL  (de). 

Comtes  de  Beaumont,  marquis  d'Haraucourt, 
vicomtes  de  Verneuil,  seigneurs  de  Lieuville,  de 
Leuilly,  du  Pont-St-Mard,  etc.  Election  de  Sois- 
sons,  de  Laon  et  de  Clermont,  ont  produit  depuis 
1452  avec  la  qualité  de  chevalier. 

La  maison  de  Longueval,  déjà  illustre  dès  le 
temps  des  premières  croisades  et  dontunebranche, 
celle  des  comtes  de  Bucquay,  a  été  élevée  au  rang 
de  prince  de  l'Empire,  en  1688,  a  pris  son  nom  delà 
terre  de  Longueval,  ancienne  baronnie  du  comté 
de  Vermandois,  située  près  des  confins  de  l'Artois, 
à  3  lieues  N.-O.  de  Péronne.  Haudicques  de  Blan- 
court  prétend  que  le  nom  primitif  de  cette  maison 
était  le  Chien,  ce  qui  est  faux.  Il  y  a  apparence 
que  Haudicques  avait  à  se  plaindre  de  la  maison 


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de  Longueval,  mais  son  procédé  prouve  qu'il  n'é- 
tait pas  délicat  sur  les  moyens  de  ss  rendre  rai- 
son. Aussi  est-il  probable  que  la  supposition  n'a 
fait  tort  qu'à  lui-même.  La  maison  de  Longueval 
n'a  jamais  eu  d'autre  nom  que  celui  de  sa  terre, 
et  elle  Ta  porté  avec  tant  d'éclat  depuis  l'an  1096, 
que,  lorsque  dans  le  xvi«  et  xvne  siècle,  elle  a  été 
comblée  d'honneurs  et  de  dignités  tant  en  France 
qu'en  Espagne,  où  elle  a  été  décorée  des  ordres 
de  la  Toison  d'or  et  de  Calatrava,  elle  n'a  fait  que 
se  maintenir  dans  son  ancienne  splendeur;  car 
cette  maison  a  été  dans  tous  les  temps  et  sans 
interruption  une  des  plus  considérables  du  ro- 
yaume. 
Armes:  Bandé  de  vair  et  de  gueules. 

LONJON  (de). 

Famille  originaire  de  Guienne,  maintenue  dans 
sa  noblesse  par  jugement  rendu  à  Montauban  le 
10  juin  1667  sur  la  production  de  ses  titres.  Les 
guerres  et  les  troubles  dont  la  Guienne  a  été  si 
souvent  le  théâtre  depuis  lexive  siècle  ont  détruit 
la  plupart  des  dépôts  publics  de  titres,  et  n'ont 
permis  à  cette  famille  de  remonter  sa  filiation 
qu'à  Samuel  de  Lonjon,  qualifié  noble,  seigneur 
de  Ricaumont  et  de  Roquefort,  et  qui  vivait  en 
1518,  ainsi  qu'il  résulte  des  lettres  portant  con- 
cessions de  plusieurs  privilèges  et  indulgences  à 
lui  expédiées  par  le  commissaire  subdélégué  du 
pape  Léon  X  et  du  roi  François  1er  en  considéra- 
tion des  secours  qu'il  avait  donnés  à  la  religion, 
lors  d'une  expédition  faite  dans  ce  temps  contre 
les  Turcs  et  autres  ennemis  du  nom  chrétien. 

Jean  de  Lonjon  de  Ricaumont,  écuyer,  né  le  7 
juin  1622,  fut  maintenu  dans  sa  noblesse  sur  la 
présentation  de  ses  titres,  par  jugement  rendu  le 
10  juin  1667  et  servit,  lors  de  la  convocation  de  la 
noblesse,  à  l'arrière-ban. 

Cette  famille  a  formé  les  branches  : 

1°  des  seigneurs  de  la  Grange  ; 

2°  des  seigneurs  de  la  Prade 
et  une  3e  branche,  sortie  de  la  précédente,  qui  a 
pour  auteur  Etienne  de  Lonjon,  écuyer,  maintenu 
dans  sa  noblesse  le  11  avril  1640. 

Armes:  D'or,  à  une  bande  de  gueules. 

La  branche  de  la  Prade  a  adopté  pour  brisure, 
depuis  environ  1600,  un  chef  de  gueules  chargé 
d'une  croix  pattëeet  alésée  d'argent,  l'écu  sommé 
d'un  casque  à  trois  grilles,  posé  de  profil,  orné 
d'un  bourrelet  tortillé  d'or  et  de  gueules,  et  de 
ses  lambrequins  d'or,  doublés  de  gueules. 

LONLAY  (de). 

Originaire  de  Normandie,  y  maintenue  en  1667. 
Seigneur  de  Mesnil-Broult,  de  Lignières,  de  Vil- 
lepail. 

Elle  a  donné  Guillaume,    seigneur   de   Mesnil- 


Broult,  sénéchal  d'Ecouché  en  1528  ;  un  page  de 
la  petite  écurie  en  1747,  écuyer  du  roi  en  1750. 

Une  branche  de  cette  famille  s'est  établie  en 
Bretagne  et  s'est  alliée  aux  La  Lande-Calan. 

La  branche  aînée  des  marquis  deVu.LKPAiL  s'est 
éteinte  en  1816  dans  la  maison  de  Mailly-Nesle. 

Armes:  D'argent,  à  trois  tessons  (blaireaux)  de 
sable,  à  la  fleur  dç,  lys  de  gueules  en  cœur. 

Amas.  D'argent,  à  la  Jleur  de  lys  de  gueules, 
accompagné  de  t^ois  porcelets  de  sable. 

Devise  :  Fidcs  et  virtus. 


LORDAT  (de). 

Seigneurs  de  Gastagnac,  deCazenove,  de  Erans, 
comtes  de  Lordat,  barons  des  Elats  du  Langue- 
doc, maison  d'ancienne  chevalerie  du  comté  de 
Foix,  qui  florissait  dès  l'an  1154,  que  vivait  Guil- 
laume de  Lordat,  chevalier.  Elle  a  constamment 
suivi  le  parti  des  armes,  a  donné  des  gentilshom- 
mes ordinaires  de  nos  rois,  trois  généraux,  des 
gouverneurs  de  places  et  des  officiers  supérieurs 
décorés  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  St-Louis. 

Armes  :  D'or,  à  la  croix  alésée  de  gueules 


LORDE  (de). 

Languedoc. 

Barons  de  Monfa,  seigneurs  de  Caraybat,  de 
Courtalet,  de  la  Murasse,  de  la  Tour,  etc. 

Une  branche  de  l'ancienne  famille  de  Lorde  ou 
de  Lourde,  ainsi  nommée  d'un  château  du  même 
nom  situé  en  Béarn,  et  qui  paraît  être  son  berceau, 
vint  s'établir  dans  le  comté  de  Foix  vers  If  xiv« 
siècle  et  s'y  est  continuée  jusqu'à  nos  jours.  C'est 
celle  de  Lorde  de  Caraybat,  de  Montgaillard  et  de 
la  Murasse.  Les  titres  originaux  ne  laissent  au- 
cun doute  sur  l'ancienneté  de  cette  famille,  dont 
la  filiation  régulière  commence  vers  la  fin  du  xv« 
siècle. 

En  plusieurs  circonstances,  elle  a  fourni  des 
preuves  de  sa  noblesse  d'extraction,  notamment 
en  décembre  1607,  époque  à  laquelle  Pierre  de 
Lorde  fit  enregistrer  ses  armoiries  dans  le  registre 
armoriai  de  l'élection  de  Rieux  :  en  1698,  lors  de 
l'ordonnance  de  maintenue  rendue  en  faveur  de 
Lorde  Jacques,  seigneur  de  Caraybat;  et,  en  1786, 
pour  l'admission  de  Lorde  de  Montgaillard  aux 
états  de  Montpellier. 

Armes  :  Ecartelè  :  au  1 ,  d'argent,  au  bœuf  pas- 
sant de  gueules  sur  une  terrasse  de  sinople  :  au  2, 
de  gueules,  au  demi-vol  d'argent  :  au  3,  de  gueule* 
à  la  tour  d'argent  crénelée  de  cinq  pièces  :  au  4. 
hurelè  d'argent  et  d'azur  de  huit  pièces. 

Couronne  de  comte. 

Devise  :  Floret  ubique. 


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LORGERIL  (de). 

Seigneurs  de  Lorgeril,  du  Chalonge,  de  Trébé- 
dan,  etc.  Cette  famille  est  une  des  plus  anciennes 
de  Bretagne  ;  son  premier  auteur  connu,  Olivier 
de  Lorgeril,  seigneur  de  Lorgeril  et  du  Boudon, 
vivait  en  1311.  11  eut  pour  fils  Guillaume  de  Lar- 
geril,  chevalier,  seigneur  de  Lorgeril  et  du  Bou- 
don, mort  en  1357.  La  descendance  de  cette  maison 
remonte  jusqu'à  Guillaume  de  Lorgeril,  écuyer, 
issu  des  anciens  seigneurs  et  châtelains  de  ce  nom, 
qui  épousa  demoiselle  Jeanne  de  Bois- Adam  avant 
1533.  On  trouve  dans  cette  famille  dos  officiers  de 
terre  et  de  mer,  un  capitaine  de  vaisseau  et  plu- 
sieurs chevaliers  de  l'ordre  royal  et  militaire  de 
St-Louis. 

Armes  :  De  gueules,  au  chevron  d'argent  chargé 
de  cinq  mouchetures  de  sable  et  accompagné  de 
trois  molettes  d'éperon  d'or. 

LORGNE  D  IDEVILLE  (de). 

Ancienne  famille  qui  remonte  à  François  de 
Lorgne,  conseiller  du  roi  à  Abbevîlle  (1506), marié 
en  1030,  fils  de  Joseph,  conseiller  au  présidial  de 
Provins.  Nous  remarquons  un  membre  de  l'insti- 
tut d'Egypte,  savant  naturaliste  ;  Pierre  André, 
enseigne,  tué  à  Trafalgar  en  1805  ;  Louis  Elisabeth, 
baron  de  Lorgne  d'Ideville  (1780-1852),  député  de 
l'Allier,  maitre  des  requêtes  au  conseil  d'Etat. 

Armes:  Parti:  au  1,  échiqucté  d'or  et  de  gueu- 
les ;  au  2,  d'or,  à  trois  vols  de  sable  en  pal. 

LORME  (de.) 

Seigneurs  de  Périgérès,  de  Mons  et  de  Limous, 
de  Pagnat,  etc.  en  Bourbonnais.  L'auteur  de  cette 
famille  ancienne  est  Jean  de  Lorme,  damoiseau, 
vivant  avec  Baguette  de  Moulhieu,  son  épouse, 
avant  l'an  1408,  à  Charmes  en  Bourbonnais.  L'an 
1556,  Gilbert  de  Lorme,  écuyer.  seigneur  de  la 
Motte  de  Lorme  et  de  Pagnat,  fut  homme  d'armes 
de  la  compagnie  du  comte  de  Villars  ;  et  Jean 
Louis  Gabriel  de  Lorme  de  Pagnat,  écuyer,  sei- 
gneur de  Périgérès,  marié  le  20  novembre  1674 
avec  Isabelle  de  Bèlvèzes'de  Jonchères,  était  alors 
premier  capitaine  dans  le  régiment  de  la  marine. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  merlctles  de  sable, 
accompagnées  de  neuf  étoiles  du  même,  rangées  3 
en  chof,  3  en  fasce  et  3  en  pointe. 

Voy.  Fréville. 

LORT  SÉRIGNAN  (de). 

Seigneurs  de  Lebrettes,  de  Tarraillan,  de  Por- 
oairargues,  de  Cers,  de  Valras,  de  Sérignan,  de 
Maraussan,  de  Perdiguier,  etc.,  barons  de  Savi- 
gnac,  marquis  et  comtes  de  Lort  et  de  Sérignan, 
en  Languedoc 


La  maison  de  Lort  de  Sérignan  est,  parmi  les 
anciennes  familles  du  Languedoc,  une  des  plus 
distinguées  par  ses  alliances  et  ses  nombreux 
services  militaires. 

Elle  est  originaire  de  la  Guyenne  où  son  nom 
est  connu  parmi  ceux  de  la  principale  noblesse 
dès  le  commencement  du  xiir  siècle.  Dans  ce 
temps  vivait  Garcie  de  Lort,  abbé  de  Saint-Pé  de 
Gènerest,  au  diocèse  de  Tarbes,  évêque  de  Com- 
minges  en  1210  et  1213,  puis  archevêque  d'Auch 
où  il  siégeait  dès  l'année  1215,  comme  on  le  voit 
par  les  registres  des  liefs  des  sénéchaussées  de 
Carcassonne  et  de  Beaucaire. 

Pierre-Guillaume  de  Lort  souscrivit  le  12  avril 
12u7  une  ordonnance  des  capitouls  de  Toulouse  ; 
Renaud  de  Lort,  chevalier,  tint  à  Poitiers  en  1314 
les  assises  de  Philippe,  comte  de  Poitiers  ;  enfin 
on  voit  un  Arnaud  de  Lort,  écuyer,  compris,  avec 
cette  qualité,  dans  le  rôle  d'une  montre  faite  à 
Béziers  le  15  juillet  1431. 

Vers  ce  même  temps,  la  maison  de  Lort  s'est 
divisée  en  deux  branches  principales.  L'une,  sub- 
divisée en  deux  rameaux  sous  les  dénominations 
de  seigneurs  de  Montesquiou  et  de  St-Victor,  a 
continué  sa  résidence  en  Guyenne,  et  l'un  de  ses 
rameaux  s'est  établi  en  Alsace  en  1708.  Cette 
branche  a  donné,  dans  le  dernier  siècle,  plusieurs 
officiers  généraux  dont  l'un  fut  commandeur  de 
Tordre  royal  et  militaire  de  St-Louis.  L'autre 
branche  est  passée  en  Languedoc  et  a  été  connue 
sous  la  dénomination  de  seigneurs  de  Sérignan, 
terre  qui  lui  échut  par  suite  d'un  mariage  avec 
l'héritière  de  ce  nom. 

Les  de  Lort  de  Sérignan  ayant  eu  le  malheur 
de  payer  leur  attachement  à  la  religion  catholique, 
dans  les  guerres  civiles  qui  déchirèrent  le  Midi 
de  la  France,  par  la  perte  de  tous  leurs  titres, 
brûlés  lors  de  la  prise  du  château  de  Lebrettes 
par  les  religionnaires  dans  le  xve  siècle,  leur 
branche  s*est  trouvée  privée,  par  cet  événement, 
des  actes  qui  eussent  pu  servir  à  établir  leur  jonc- 
tion avec  la  tige-mère.  Mais  pour  suppléer  autant 
que  possible  à  cette  perte  des  premiers  titres,  les 
diverses  branches  de  la  maison  de  Lort  se  sont 
réunies,  et  ont  pris  acte  de  leur  communauté  d'o- 
rigine dans  une  requête  que  MM.  de  Lort  de  Mon- 
tesquiou, de  St-Victor  et  de  Sérignan  présentè- 
rent conjointement  au  roi  en  1762.  Antérieurement, 
MM.  de  Sérignan  avaient  fait  au  cabinet  du  roi 
des  preuves  dont  le  résumé  avait  été  envoyé  au 
principal  ministre  le  1er  juillet  1750;  et  subsé- 
quemment  le  marquis  de  Lort-Sérignan  eut  l'hon- 
neur de  monter  dans  les  carosses  de  Sa  Majesté, 
le  5  décembre  1773  et  de  chasser  avec  elle,  en 
même  temps  que  la  marquise  de  Lort-Sérignan, 
eut  celui  d'être  présentée  à  S.  M.  et  à  la  famille 
royale . 

La  filiation  de  cette  famille  commence  à  Pierre 
de  Lort,  premier  du  nom,  écuyer,  seigneur  de  Le- 
brettes, de  Tarraillan,  de  Parcairargues  et  de  Cers, 
juge  pour  le  roi  de  la  ville  de  Narbonne,  né  en 


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1459,  et  fils  d'Armand  de  Lort,  écuyer  de  la  com- 
pagnie du  comte  de  Bigorre  dont  la  revue  fut  pas- 
sée à  Béziers  le  14  juillet  1431. 

La  seconde  branche,  aînée  actuelle  des  de  Lort 
de  Sérignan,  a  pour  auteur  Jacques-Joseph  de 
Lort  de  Sérignan,  seigneur  deFarlet;  il  entra  dans 
la  marine  et  fut  fait  successivement  sousdieute- 
nant  de  la  galère  la  Réale  le  26  janvier  1680,  lieu- 
tenant de  la  galère  la  Ferme  le  1er  janvier  1694, 
capitaine  de  la  galère  Madame  le  15  février  1699, 
chevalier  de  St-Louis  le  28  juillet  1705,  et  chef 
d'escadre  des  armées  navales  le  23  novembre  1723. 
Il  eut  plusieurs  enfants  de  son  mariage  avec  de- 
moiselle N.  Pelet  de  Moissac. 

Cette  branche  compte  plusieurs  autres  officiers 
dans  la  marine  et  chevaliers  de  St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  aulinn  d'or,  lampassj  et  armé 
de  gueules,  adextrè  en  chef  d'une  étoile  d'argent. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  griffons  d'or. 

L'écu  est  posé  sur  deux  étendards  armoriés  de 
sable,  à  la  croix  ancrée  d'argent. 

Devise  :  Fortitudo  virtute  superatur. 

LOS  AD  A  (de). 

Famille  originaire  du  royaume  de  Galice. 

Armes:  D'or,  à  six  têtards  passants  de  sinople 
H,  2  et  2  ;  à  la  bordure  de  gueules,  chargée  de  huit 
franchis  d'or. 

LOSSE  (de.) 

Marquis,  comtes,  vicomtes  et  barons  de  Losse, 
seigneurs  de  Losse,  Thonac,  St-Léon,  Pierre- 
Taillade,  St-Rabier,  Banne, Thenon,  Peyrignac,etc. 

Une  des  plus  anciennes  familles  du  Périgord 
où  elle  occupait,  dès  le  xne  siècle,  un  des  premiers 
rangs  parmi  la  noblesse  de  la  province;  elle  a  donné 
son  nom  à  un  château  situé  dans  la  paroisse  de 
Thonac-sur-Vezère.  Depuis  l'époque  où  ils  appa- 
raissent la  première  fois  dans  l'histoire  jusqu'à 
nos  jours,  ses  membres  figurent  dans  nos  armées 
et  occupent  des  postes  éminents  auprès  de  nos 
rois.  De  nombreuses  lettres  écrites  par  les  rois  et 
les  princes  a  plusieurs  d'e«:tre  eux,  et  publiées 
dans  les  recueils  historiques  ou  conservées  par  la 
famille  parmi  ses  titres  les  plus  précieux,  témoi- 
gnent de  l'estime  et  de  la  confiance  que  leur  ac- 
cordaient leurs  souverains.  Leur  sang  a  arrosé 
les  champs  de  bataille  de  Crécy,  d'Azincourt,  de 
Poitiers  -,  ils  ont  combattu  à  côté  de  François  1er 
en  Italie,  veillé  sur  Henri  IV  lorsqu'il  faisait  ses 
premières  armes,  pris  part  aux  triomphes  de 
Louis  XIV  et  fait  la  guerre  de  l'indépendance  en 
Amérique. 

Cette  noble  maison,  que  ses  alliances  suffiraient 
à  illustrer,  s'est  divisée  dans  le  x 1 1 ' '  siècle  en  deux 


branches  ;  une  seule  s'est  perpétuée  jusqu'à  nos 
jours. 

La  filiation  suivie  de  cette  famille  commence  à 
Guillaume  de  Losse,  premier  du  nom,  qui  vivait 
en  1247  ;  mais  avant  lui  on  trouve  mentionnés 
dans  des  baux  de  fief  :  Picaron.  Durhal,  Hélie,  et 
don  Galafer  de  Losse;  Pierre  de  Losse  assistait 
en  1230  comme  témoin  dans  une  donation. 

La  branche  cadette  actuellement  existante  a 
pour  auteur  Emmanuel  de  Losse,  seigneur  de 
Banne,  marquis  de  Losse,  marié  le  16  janvier  1624 
à  Antoinette  de  St-Astier,  dont  postérité. 

Armes  :  D'azur,  à  six  étoiles  d'or,  posées   3,  2 
et  l. 
Couronne  de  marquis. 
Supports"  Deux  lions. 

m 

LOST ANGES  (de). 

Barons,  puis  marquis  de  St-Alvère,  barons  de 
Saverdun  et  du  Vigan,  en  Périgord,  comtes  de 
Corn,  marquis  de  Béduer,  seigneurs  de  Jarnisot, 
seigneurs  et  barons  de  Felzins  et  le  Cuzac,  en 
Quercy  et  en  Bouergue,  barons  de  Paillé,  seigneurs 
de  Montausier  et  de  Bussac,  en  Poitou,  illustre 
et  ancienne  maison  de  chevalerie,  originaire  du 
Bas-Limousin  où  elle  possédait  le  château  de 
Lostanges  dès  avant  le  milieu  du  xive  siècle.  Une 
ancienneté  remontée  a  plus  de  700  ans,  des  pos- 
sessions nombreuses  répandues  dans  le  Périgord 
et  dans  les  provinces  voisines,  des  services  mili- 
taires distingués,  des  emplois  honorables  à  la 
cour  de  nos  rois  et  des  alliances  illustres  lui  as- 
signent son  rang  entre  les  maisons  les  plus  con- 
sidérables de  Guyenne.  La  maison  de  Lostanges 
a  porté  successivement  trois  noms  différents  :  le 
premier  est  celui  de  hx  Brande,  connu  depuis  le 
xne  siècle,  et  porté  par  une  suite  de  sujets  quali- 
fiés chevaliers  ou  damoiseaux.  La  maison  de  la 
Brande  ayant  succédé  vers  l'an  1350,  en  vertu 
d'une  substitution,  à  celle  d'Adhémar  de  Lostan- 
ges, elle  en  porta  le  nom  et  les  armes  pendant  un 
siècle  ou  environ,  et  ce  ne  fut  qu'après  l'alliance 
que  Jean-Adhémar  de  Lostanges  contracta,  l'an 
1448,  avec  Antoinette  de  Veyrines,  dame  de  Saint- 
Alvère,  que  la  branche  établie  en  Périgord  quitta 
ses  premiers  noms  pour  ne  prendre  désormais 
que  celui  de  Lostanges  qu'elle  a  toujours  conservé 
depuis.  Cette  maison  a  donr  é  un  évêque  de  Péri- 
gueux,  nommé  par  le  roi  en  1817  ;  des  chevaliers 
de  l'ancien  ordre  du  roi,  avant  l'institution  de  ce- 
lui du  St-Esprit  ;  des  gentilshommes  ordinaires 
de  la  Chambre  ;  des  capitaines  de  100  et  150  hom- 
mes d'armes,  des  sénéchaux  et  gouverneurs  de 
Quercy  ;  trois  maréchaux  de  camp,  un  lieutenant 
général  et  un  brigadier  des  armées  du  roi,  et 
nombre  d'officiers  supérieurs  décorés  des  ordres 
royaux  et  militaires  de  St-Louis  et  de  la  Légion 
d'honneur. 


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Cette  maison  s'est  alliée  aux  familles  :  de  Nico- 
laï,  d'Huteau,de  Viviers,  de  Bayne,  de  Gourdon- 
Genouillac,  de  Rougé,  de  Crusol  d'Uzès,Gontaud- 
Biron,  etc. 

Armes:  D'argent,  an  lion  de  gueules,  armé  et 
lampassé  d'or,  couronné  d'azur,  accompagné  de 
cinq  étoiles  de  même,  2,  2  et  1. 

Cimier  :  Un  ange. 

Devise  :  Fortitudo  et  sapienfia  ascendant. 

REPRÈSEN TA N TS  ACT UELS 

Lostanges  Beduer  (Marie-Michel- Amé- 
dée-Bobet't,  marquis  de),  né  le  9  février 
1842.  fils  deRaouletdeSidoniedeTAUPJAc, 
comte  et  baron  du  l"rEmpire  (1808).  Ancien 
zouave  pontifical  (18G7),  ancien  capitaine 
des  mobiles  de  la  Haute-Garonne  (1870-71), 
membre  du  Conseil  Héraldique  de  France, 
membre  honoraire  de  l'Istituto  Araldico 
Italiano,  membre  de  l'association  des  Che- 
valiers Equestres  Pontificaux,  décoré  de  la 
médaille  Bene  Merenti,  etc.  Résidences  : 
24,  rue  Vintimille  à  Paris,  et  château  de  la 
Punta  par  Gaivi  (Corse;.  Marié  avec  Rose- 
Marie  Bonacgorsi  dont  un  enfant,  Paul. 

Sœurs  :  1°  Mise  de  Gestas-Montmaurin. 

2°  Comtesse  de  Cheverry. 

3°  Mlle  Claire  de  Lostanges  -  Béduer, 
chanoinesse. 

4°  Mme  de  Lava. 

Cousines  :  1°  Comtesse  de  Lostanges- 
Béduer  (veuve),  née  de  Gerson,  dont  une 
fille  :  Marguerite  de  Lostanges-Béduer. 

2°  Mlle  Célestine  de  Lostanges-Béduer. 

LOUBENS  DE  VERDALLE  (de). 

Maison  des  plus  anciennes  de  la  province  du 
Languedoc  qui  a  possédé,  à  une  époque  très  re- 
culée, la  terre  et  seigneurie  de  Verdalle  dont  le 
nom  est  devenu  patronymique  dans  cette  famille. 

Guillaume  de  Loubens,  chevalier,  fut  un  des 
seigneurs  du  Languedoc  qui  en  1096  se  croisèrent 
sous  la  conduite  de  Raymond  de  St-Gilles,  comte 
de  Toulouse.  Il  était  du  nombre  des  14  chevaliers 
détachés  par  Raymond  en  1099  vers  Tripoli,  pour 
chercher  des  vivres  à  l'armée  chrétienne,  lesquels 
vainquirent  60  Maures  qui  emmenaient  des  pri- 
sonniers chrétiens  et  cinq  cents  pièces  de  bétail. 

Gaufrez  de  Verdalle  est  un  des  seigneurs  qui 
furent  présents  à  l'accord  fait  en  1141  entre  les 
vicomtes  de  Béziers  et  de  Lautrec. 


Bernard  de  Loubens,  damoiseau,  était  un  des 
seigneurs  qui  composaient  la  cour  de  Roger-Ber- 
nard, comte  de  Foix,  troisième  du  nom,  lorsque, 
dans  son  château  fort  de  Pamiers,  il  jugea  en  1302 
le  procès  des  faux-monnayeurs  arrêtés  dans  ses 
états. 

La  filiation  suivie  commence  à  Robert  de  Lou- 
bens, seigneur  de  Verdalle,  qui  rendit  foi  et  hom- 
mage au  roi  pour  cette  seigneurie  en  1381. 

La  seconde  branche  a  pour  auteur  Jehannot  de 
Loubens,  seigneur  de  Loubens,  second  fils  de 
Samson  île  Loubens,  seigneur  de  Verdalle,  qui 
eut  pour  pelit-flls  Jean  de  Loubens  de  Verdalle, 
seigneur  de  Signât,  capitaine  de  50  hommes  d'ar- 
mes de  pied,  qui  vivait  en  1582  et  fut  député  par  la 
noblesse  du  Languedoc  vers  la  comtesse  d'Auver- 
gne, lorsque  cette  princesse  vint  visiter  ses  états. 

La  branche  ainée  de  cette  maison  subsistait  dans 
la  personne  de  Frédéric  de  Loubens,  comte  de 
Verdalle,  ancien  capitaine  des  dragons,  qui  a  eu 
l'honneur  de  monter  dans  les  carosses  du  roi,  et 
dans  celle  du  marquis  de  Verdalle,  son  fds. 

Une  autre  branche  subsistait  encore  en  Auvergne 
dans  la  personne  de  Gilbert  de  Loubens,  seigneur 
de  Thouy,  ancien  chevau-légers,  chasseur  noble  à 
l'armée  de  Condé,  chevalier  de  St-Louis  et  chef 
de  bataillon. 

Armes  :  D'azur,  (alias  de  gueules)  ou  loup  ra- 
vissant d'or. 


LOUGELLES  (de). 

Terre  située  dans  le  diocèse  de  Bayeux,  géné- 
ralité de  Caen,  qui  a  donné  son  nom  à  l'ancienne 
famille  de  Loucelles  dont  l'origine  se  perd 
dans  l'obscurité  des  temps.  Elle  est  au  nombre 
des  familles  nobles  de  race,  dès  1056.  On  voit  Ro- 
bert de  Loucelles  cité  comme  témoin  dans  la 
charte  de  fondation  de  l'abbaye  de  Lessay  en 
Normandie. 

Guillaume  de  Loucelles  se  trouva  en  1236  au 
nombre  des  plus  grands  seigneurs  qui  servirent 
dans  l'arrière-ban  de  1214,  et  se  trouva  aussi  à  la 
bataille  de  Bouvines,  à  celle  de  Taillebourg  sous 
Henri  III,  roi  d'Angleterre  ;  il  fut  encore  aux  arrière- 
bans  de  1255  et  1271,  où  il  parait  qu'il  avait  suivi 
St-Louis  au  voyage  de  Terre-Sainte. 

Olivier  de  Loucelles,  présent  en  1371  à  la  revue 
des  gentilshommes  qui  se  fit  à  Pontorson,  est  au 
nombre  de  ceux  qui  s'étaient  distingués  dans  les 
armées  du  roi  Charles  V.  Il  servit  en  qualité  d'é- 
cuyer  sous  Bertrand  du  Guesclin,  connétable  de 
P>ance,  son  parent,  qui  se  trouva  aux  montres 
et  revues  militaires  des  mois  de  mai,  août  et  oc- 
tobre, et  qui  fut  témoin  du  testament  du  connéta- 
ble fait  le  9  juillet  1380. 

La  filiation  suivie  remonte  à  Jean  de  Loucelles, 
écuyer  des  écuries   du  roi  Charles  VII,   lequel  fit 


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au  Mans  la  montre  et  revue  de  19  écuyers  de  sa 
compagnie  le  2i  avril  1420. 

Cette  famille  a  formé  les  branches  : 

lo  des  seigneurs  de  Mauny  ; 

2»  des  seigneurs  de  St-Martin  ; 

3°  des  seigneurs  du  Fournet  ; 

4°  des  seigneurs  de  Vieuse,  de  la  Noe  et  de 
Villy  ; 

5"  des  seigneurs  de  la  Hertaudière. 

Elle  a  fourni  quantité  d'officiers  de  tous  grades 
dans  les  armées  du  roi,  chevaliers  de  St-Louis  et 
s'est  alliée  aux  meilleures  maisons  du  royaume. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  quintefcuille  d'argent  : 
au-  chef  d'hermine. 

Timbre:  Un  heaume  d'argent,  posé  en  fasce, 
grillé,  liséré  et  damasquiné  d'or,  avec  lambre- 
quins et  hachements  d  argent  et  de  gueules. 

Cimier  :  Un  cygne  au  naturel  posé  en  fasce,  le 
vol  ouvert. 

Supports  :  Deux  lions. 

LOUIS  DE  LA  GRANGE. 

Famille  originaire  de  Lorraine. 

Sa  filiation  remonte  à  Loys  ou  Louis,  demeurant 
à  St-Nicolas,  anobli  par  lettres  duducCharles  III 
le  13 août  1578;  il  fut  fait  gentilhomme  delà  cham- 
bre du  roi  Henri  IV  par  brevet  du  7  avril  16U0.  Il 
avait  encore  été  anobli  par  lettres  de  ce  prince  le 
25  mars  de  la  même  année  en  récompense  de  ses 
longs  services. 

Son  petit-fils,  Jacques  Louis,  seigneur  de  la 
<  ir.uige-aux-Armes,  fut  successivement  gentil- 
homme de  la  chambre  du  roi  Louis  XIII  par  brevet 
du  25  décembre  1618,  ambassadeur  en  Allemagne 
en  1632,  et  en  Suède  en  1633.  Le  8  octobre  1635,  il 
lui  fut  expédié  une  commission  au  grand  sceau, 
pour  lever  de  la  cavalerie  et  la  commander.  Il 
épousa  le  10  septembre  1613  Marie  Charpentier 
dont  il  eut  postérité. 

Armes:  De  gueules,  à  Vours  colleté  d'or,  d'où 
pend  une  chaîne  du  même  et  qui  porte  entre  ses 
pattes  un  rocher  d'argent. 

Le  nobiliaire  de  Lorraine  donne  pour  armes  à 
Jacques  Loys  ou  Louis,  1er  nommé:  De  gueules, 
semé  de  grains  de  sel  d'argent  ;  à  tours  ram,  a  ni 
enchaîné  d'or,  lampassê,  armé  et  colleté  d'azur. 

Cimier  :  L'ours  de  Vécu. 

LOUVEAU  DE  LA  RÈGLE  ET  DE 
LA  GUIGNERAYE. 

Famille  originaire  du  Niort,  ou  pendant  de  lon- 
gues années  elle  a  occupé  les  charges  municipales. 

On  remarque  des  noms  isolés  de  cette  famille 
dès  1620, 


La  filiation  suivie  remonte  à  Louveau (Jacques) 
auteur  de  la  branche  de  Ligné  et  de  La  Règle, 
seigneur  de  Maire,  pair  à  Niort  en  1638,  maire  de 
cette  ville  en  1652.  Il  était  capitaine  au  régiment 
de  Niort  en  1674,  et  fonda  le  12  septembre  1678 
une  chapelle  dans  l'église  des  Cordeliers  de  cette 
ville  où  il  fut  inhumé  le  10  décembre  1679.  Il  avait 
épousé  en  1622  d^e  Marie  Dagris,  dont  il  eut  pos- 
térité. De  lui  descend,  au  6e  degré,  Louis-René- 
François  Louveau  de  la  Règle,  né  le  4  janvier  1762, 
capitaine  adjudant- major  au  régiment  deGuienne 
infanterie  en  1791  ;li  émigra  et  rejoignitl'armée  de 
Condé  le  11  janvier  de  la  même  année,  fît  toute  la 
campagne  ;  fut  chevalier  de  St-Louis  le  22  septem- 
bre 1787  ;  pensionné  du  roi  comme  chef  de  bataillon 
le  16  mars  1816  et  mourut  le  22  février  1845  ;  il 
laissa  postérité  de  Marie-Françoise  Potier  qu'il 
avait  épousée  en  1807. 

La  branche  de  La  Cuigneraye  est  issue  d'Em- 
manuel de  Louveau,  du  2e  degré  de  la  souche- 
mère.  Elle  a  pour  auteur  un  de  ses  fils,  Louis- 
Alexis  Louveau,  chevalier,  seigneur  de  La  Guigne- 
raye  et  de  Touscher,  capitaine  au  îégiment  de 
Beauce-infanterie  le  5  mai  1711;  il  quitta  le  service 
et  épousa  Marie-Thérèse-  daude  de  la  Fitte,  dont  il 
eut  postérité.  Son  petit  fils,  Louis-Anatole  Louveau 
de  La  Guigneraye,  né  en  1762,  assis1  a  à  l'Assem- 
blée de  la  noblesse.  Il  servait  dans  la  marine  où  il 
était  lieutenant  de  vaisseau.  Il  émigra  et  servit  à 
l'armée  des  princes,  fut  fait  chevalier  de  Saint- 
Louis  et  de  la  Légion  d'honneur,  se  retira  ensuite 
à  la  Martinique  où  il  épousa  Marie-Elisabeth-Eglé 
de  la  Bretesque,  dont  il  eut  plusieurs  enfants. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or  accompagné  en 
chef  de  deux  étoiles  d'argent  et  d'une  rose  du  mê- 
me en  pointe. 


LOUVENGOURT  (de). 

Famille  ancienne  et  illustre  de  Picardie  qui  tire 
son  nom  de  la  terre  de  Louvencourt,  située  à  trois 
lieues  de  Doulens.  Colart  de  Louvencourt, écuyer, 
vivait  en  1375.  Agnès  de  Louvencourt  épousa  en 
1380  Simon  Le  Mareschal,  chevalier,  fils  de  Guy 
Le  Mareschal,  franc-fieffé  de  l'évêché  de  Cambrai 
et  gouverneur  de  Thun.  L'an  1403,  Colart  Ausnin 
et  J.  Esoffé,  dempurant  à  Louvencourt,  firent  re- 
lief de  4  fiefs  sis  audit  lieu,  tenus  de  la  demoiselle 
de  Louvencourt. 

La  filiation  de  cette  famille  est  établie  par  titres 
depuis  Robert  de  Louvencourt,  écuyer,  seigneur 
de  Théouenne  et  de  Chàtillon,  vivant  en  1450. Ses 
descendants  ont  fourni  plusieurs  branches  :  l'une 
dans  la  personne  de  Jacques-Eustache  de  Louven- 
court, ancien  officier  au  3e  régiment  de  chevau- 
légers  ;  l'autre  dans  la  personne  de  Marie-Fran- 
çois-Joseph, marquis  de  Louvencourt,  ancien  of- 
ficier de  chevau-légers  de  la  garde  du  roi,  dont  la 
femme,  Mme  la  marquise  de  Louvencourt,  a  été 


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présentée  au  Roi,  à  Madame  à  Monsieur  et  à  toute 
Ja  famille  royale  le  10  août  1818. 

Armes  :  D'azur,  à  la  f as  ce  d'or  chargée  de  trois 
merleltes  de  sable,  et  accompagnée  de  trois  crois- 
sants du  second  émail,  2  et  1 . 

Couronne  de  marquis. 

LOVERDO  {de). 

Famille  originaire  des  possessions  vénitiennes 
dans  la  mer  Ionnienne,  naturalisée  en  France  par 
lettres  de  grande  naturalisation  accordées  le  21 
octobre  1815  à  Nicolas,  comte  de  Loverdo,  lieute- 
nant général,  conseiller  d'Etat,  gentilhomme  de 
la  Chambre  du  roi,  grand-croix  de  St-Louis,  grand 
officier  de  la  Légion  d'honneur,  de  St-Ferdinand 
d'Espagne  et  de  St- Alexandre  de  Russie. 

Armes  :  Venise  :  D'or,  à  V aigle  éployëe  à  deux 
le  tes  de  sable. 

Armes  données  au  général  sous  l'Empire  : 

D'or,  au  vol  ouvert  surmonte  de  deux  tôles  d'ai- 
gle, le  tout  de  sable. 

L'écu  timbré  d'une  couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions  affrontés. 

Devise  :  En  France  seulement:  Terra  maria ue. 

Les  enfants  du  général  portent  :  Ecartelé  :  au 
1  et  4,  des  armes  de  leur  famille  ;  aux  2  et  3,  des 
armes  particulières  de  leur  père. 

LOYNES  (de). 

Famille  noble,  originaire  de  Baugency,  trans- 
férée à  Paris  vers  l'an  1500.  Depuis  ce  temps,  elle 
y  a  toujours  possédé  des  charges  honorables  au 
Parlement  et  à  la  Chambre  des  comptes.  Il  est 
certain  qu'un  Robert  de  Loynes  qui  vivait  en  1353 
possédait  plusieurs  fiefs  aux  environs  de  Paris, 
dans  la  dépendance  du  duc  d'Orléans. 

La  filiation  suivie  de  cette  famille  remonte  à 
Gentieu  de  Loynes.  écuyer,  sieur  de  la  Motte 
en   Beauce,   vivant  en   1148. 

Au  5e  degré,  nous  trouvons  Jean  de  Loynes, 
2e  du  nom,  avocat  au  Parlement,  puis  conseiller 
du  Roi,  Echevin  de  la  ville  de  Pans  en  1582, reçu 
conseiller  de  Ville  en  1583  et  nommé  par  le  roi 
Henri  III,  à  cause  de  sa  fidélité,  l'un  des  capitai- 
nes de  cette  ville  pour  s'opposer  aux  rebelles.  Il 
mourut  en  1587  et  fut  enterré  dans  l'église  Saint- 
Séverin. 

La  famille  de  Loviips  est  très  bien  alliée  et 
tient  à  des  maisons  distinguées  dans  la  robe  et 
dans  l'épée. 

Branche  aînée 

Orléanais:   Coupé:  De  gueules  et  d'azur,   à  un 

chevron   vivre  et  renversé  d'argent  soutenant  un 

autre  chevron  oiorë  de  même  cl  accompagné  en 

pointe  de  sept  besants  d'or  posés  4  et  3,    et    une 


fasce  gironnée  et  contre  gironnée  d'or  et  d'azur  de 
huit  pièces,  brochante  sur  le  tout. 

REPRÉSENTA  XTS  A C TUELS 

Loynes  (Alexandre-Mathieu-Fernand  de) 
né  à  Paris  le  11  septembre  1830.  Résidence  : 
Compiègne,  16,  rue  de  la  Madeleine;  marié 
le  6  août  1860  à  Marie-  Cécile-Gabriel! e 
Poissonnier  de  Prul.vy. 

Enfants:  a)  Louis-Jean,  lieutenant  au 
149e  régiment  d'infanterie,  né  le  30  mai 
1861  ;  b)  Denis-Pierre,  enseigne  de  vaiseau, 
né  le  31  octobre  1862. 

Branches  cadettes: 


Coupé  de  gueules  et  d'azur  ; 
au  1  de  gueules  chargé  d'une 
fasce  gironnée  et  contregiron- 
uée  de  deux  pointes  d'or  et  d'a- 
zur, accompagnée  de  deux  vi 
vres  d'argent  ;  au  2,  d'azur, 
chargé  de  sept  besants  d'or,  4 
et  3. 

Loynes  d'Autroche 
(Qtesse  de),  née  Léonie- 
Alexandrine  -  Marie  Cheronnet  -  Gham  - 
pollion,  mariée,  le  30  avril  1884,  à  Jean- 
Charles  -  Emmanuel  de  Loynes,  comte 
d'Autroche,  décédé.  Résidence  :  30,  ave- 
nue Henri-Martin,  à  Paris. 

Enfant  :  Lionel  -  Léonce  -  Emmanuel  - 
René,  né  le  4  octobre  1885. 

L  Vte  d'A.    (Jean -Raymond- Félicien  - 

Gérard  de),  né  le  14  novembre  1880,officier 

de  cavalerie,  9,  place  Lal'ayette,  à  Rouen, 

marié  le  17  juin  1889  à  Madeleine  Lizé. 

Enfant  :  Guy-René-Marie,  né  le  22  juin 

1890. 

L.  Gle  d'A.  (Pierre-Marie-Auguste  de), 
né  le  2S  août  1853,  capitaine  d'infanterie  de 
marine,  marié  à  Lorient  le  21  août  1888,  à 
Marguerite  de  là  Monneraye. 

Loynes,  Gle  d'Estrées  (Marie-Josepii- 
Aignan-Eogène  de),  château  de  Villedart 
(Loir-et-Cher),  né  le  5  avril  1853,  marié  le 
5  avril  1880  à  Marthe-Marie-Garoline  Ber- 
themy. 

Enfants  :  a)  Jehan-Marie-Louis-Joseph, 


139  — 


—  440 


né  le  10  janvier  1881;  b)  Louis-Marie-Ai- 
gnan,  né  le  11  mai  1885. 

Cette  branche  porte  :  Ecartelè  :  aux  1  et  4  de 
Loynes,  aux  2  et  3  d'argent  frettè  de  sable  :  au 
chef  d'or  chargé  de  trois  merle  lies  de  sable,  qui  est 
d'Estrées. 

Loynes,  Bon  du  Houlley  (Alexandre- 
Marie-  Jacques -Emilien  de),  né  le  14  jan- 
vier 1841,  ancien  officier  de  cavalerie.  — 
Résidence  :  Château  de  Gherupeau  (Loiret), 
marié  le  29  avril  1867à  Suzanne  LeBreton 

DE  VONNE. 

Enfants  :  a)  Marie-Gaston-Ernest,  né  le 
23  avril  1868;  b)  Marie-Jean-Hippolyte- 
Jacques,  élève  de  l'Ecole  spéciale  militaire 
de  Saint-Cyr,  né  le  10  août  1874. 

Loynes,  Bon  de  Fumichon  (Marie-Pier- 
re Adrien  de),  né  le  1er  mai  1854.  —  Rési- 
dence :  Orléans,  rue  des  Anglaises  ;  marié 
le  17  novembre  1880  à  Anne-Marie-Mathilde 
de  Pommereau. 

Enfant  :  Marie -Joseph-Henri-Pierre,né 
le  9  mars  1883. 

L.,  Bon  de  F.  (Henri-Dieudonné-Adrien 
de),  né  le  3  juillet  1855.  Résidence  :  cheâteau 
de  Boncheteau  (Loiret),  marié  le  25  janvier 
1881  à  Louise-Marie-Alice Tassin  deGhar- 

SON  VILLE. 

Enfants  :  a)  Robert-Marie-Richard,  né 
le  26  septembre  1883;  b)  Maurice-Marie- 
Gaston,  né  le  16  octobre  1884  ;  c)  Edgard- 
Marie-Adrien,  né  le  11  juillet  1886  ;  d)  Ro- 
ger-Marie-Joseph, né  le  14  décembre  1889. 

Loynes  (Pierre -Marie-Louis-Paul  de), 
né  le  31  octobre  1841.  Professeur  de  Droit 
civil  à  la  Faculté  de  Rordeaux,  marié  le  26 

avril  1870  à  Louise- Julie-Ermance  Bernard 
de  Bessines. 

Enfant  :  Louis- Charles  -  Joseph  -  Pau], 
né  le  13  septembre  1881. 

L.  (Marie-Joseph  de),  né  le  8  août  1857, 
secrétaire  d'ambassade,  chevalier  de  la  Lé- 
gion d'honneur,  il,  rue  Marbeuf,  à  Paris? 
marié  le  5  juillet  1867,  à  Yvonne  Adam. 

L.  (Georges-Adolphus de),  né  le  18  février 


1834.   Résidence  :    Gorona    (New-Jersey), 
maeié  le  20  mai  1877  à  Elisa  Martin. 

Enfant  :  Lester-Lefrançois,né  le  1er  jan- 
vier 1881. 

LOYS  DE  GHANDIEU  (de). 

Très  ancienne  famille  noble,  d'origine  anglaise, 
passée  en  Suisse,  au  canton  de  Vaud,  au  xive  siè- 
cle, qui  a  possédé  des  fiefs  nombreux,  entre  au- 
tres ceux  de  Mormont,  de  la  Mairie,  de  Lucens, 
de  Chezaux,  de  Baussens,  etc.  Elle  vint  se  fixer 
en  France  sous  le  règne  de  Louis  XIV.  Marie- 
Thérèse  de  Loys,  née  en  1679,  fut  baptisée  en 
1681  dans  la  chapelle  royale  de  Versailles  et  tenue 
sur  les  fonts  par  le  roi  et  la  reine  de  France;  elle 
fut  reçue  à  St-Cyr  en  1691. 

La  famille  de  Loys  a  été  autorisée  tout  récem- 
ment à  joindre  à  son  nom  celui  des  de  Ghandieu 
qui  portaient  le  titre  de  marquis. 

Armes  :  D'azur,  à  un  demi-vol  d'or  écartelé  des 
armes  de  Ghandieu  qui  sont  :  De  gueules,  au  lion 
d'or   armé  et  lampassé  d'azur  ou  de  sable. 

LOZ-COAT  GOURHAUD  (de)  ou 
LOZ  DE  BEAUGOURS  ET  DE  COAT- 
GOURC'HANT. 

Marquis  de  Beaucours,  comtes  de  Loz,  barons 
de  Beaulieu,  seigneurs  de  Coatgourc'hant,  Kergou- 
anton,  etc.  etc. 

D'extraction  chevaleresque,  cette  maison  prend 
rang  parmi  cette  antique  noblesse  de  Bretagne 
dont  l'origine  se  perd  dans  la  nuit  des  temps. 
Maintenue  dans  sa  gentilesse  et  prérogative  par 
arrêts  de  1513, 1555  et  1668,  elle  a  fait  ses  preuves 
en  1786  devant  Cherin  pour  obtenir  les  honneurs 
de  la  cour;  le  comte  Loz  de  St-Illiné, représentant 
de  la  famille,  monta  alors  dans  les  carrosses  du 
roi  et  accompagna  Sa  Majesté  à  la   chasse. 

Elle  s'est  divisée  en  plusieurs  branches  qui  tou- 
tes sesont  distinguées  dans  les  armes,  dans  la  ma- 
gistrature et  parleurs  alliances  ;  deux  se  sont  per- 
pétuées jusqu  à  nos  jours.  Le  premier  de  ses  mem- 
bres dont  l'existencenous  soit  connue  et  prouvée 
par  actes  est  Guy  Loz,  chevalier,  maître  d'hôtel 
du  roi,  qui  obtint  en  1346  des  lettres  patentes  qui 
le  confirmaient  dans  la  moitié  de  la  justice  et  du 
moulin  des  Granges,  sis  au  Goichet  ;  il  fut  proba- 
blement père  de  Guillaume,  premier  du  nom,  au- 
quel remonte  la  filiation  suivie  de  cette  famille, 
qui  parait  dans  les  actes  de  1370,1373,1379,1381. 
11  eut  postérité  de  son  mariage  avec  Olive  de 
Keradgan. 

La  branche  des  seigneurs  de  Coatgourc'hant  a 
pour  auteur  Henry  Loz,  chevalier,  qui  vivait  en 
1407.  Il  fut  du  nombre  des  gentilshommes  de  l'é- 
vêché  de  Tréguier  qui  prêtèrent  serment  de  fidélité 


441  - 


—  442  — 


au  duc   de  Bretagne  le  12  octobre  1437.  Il  avait 
épousé  Anne  Tanguy  donl  il  eut. postérité. 

Armes:  De  y ue ides,  à  trois  êpervie'rs  d'argent 
hecquès  et  grUletès  d'or. 

LUBERSAG  (de). 

Maison  originaire  de  la  province  de  Limousin, 
qui  réunit,  à  l'avantagé  d'avoir  pris  son  nom  d'une 
terre,  les  caractères  de  l'ancienne  chevalerie,  sou- 
tenus par  des  alliances  distinguées  et  de  nom- 
breux services.  Le  juge  d'armes  de  France  la  met 
au  rang  des  plus  anciennes  maisons  du  royaume, 
dans  un  certificat  délivré  le  21  janvier  1766. 

On  connait  en  France  plusieurs  lieux  du  nom 
de  Lubersac,  mais  celui  qu'on  regarde  comme  le 
berceau  de  la  famille  qui  nous  occupe  et  qu'elle  a 
toujours  possédé  est  un  gros  bourg  avec  le  titre 
de  ville,  situé  dans  la  province  de  Limousin,  à 
peu  de  distance  de  la  Chartreuse  de  Glandiers. 
Cette  viguerie  a  toujours  passé  pour  une  des  plus 
anciennes  du  Limousin,  et  son  origine  remonte 
probablement  à  la  création  même  des  comtes  et 
des  vicomtes.  Sa  haute  ancienneté  est  attestée  par 
deux  chartes,  tirées  des  archives  de  l'église  Saint- 
Etienne  de  Limoges. 

Il  y  avait  autrefois  dans  le  bourg  et  prés  du 
château  de  Lubersac  une  ancienne  abbaye  ou 
monastère  de  l'ordre  de  St-Benoit,  dont  les  sei- 
gneurs de  Lubersac  ont  toujours  été  regardés 
comme  les  fondateurs  ;  et  ils  avaient  leurs  tom- 
beaux dans  le  chœur  de  l'Eglise,  qui  subsiste 
encore  sous  l'invocation  de  St-Etienne.  On  ignore 
l'époque  de  sa  fondation  ;  mais  le  savant  abbé  Le 
Bœuf  crut  reconnaître  en  1754  les  caractères  de 
l'architecture  du  vme  siccle,  qui  était  alors  le 
genre  Mauresque. 

Il  est  justifié  que,  dès  le  momeut  où  le  nom 
de  Lubersac  est  connu,  les  seigneurs  de  cette 
maison  se  distinguent  par  leurs  libéralités  pour 
l'Eglise. 

Mais  ce  n'est  pas  seulement  dans  les  temps 
anciens  que  cette  maison  a  été  illustrée:  la  bran- 
che des  seigneurs  de  Chabrignac  a  eu  deux  fois 
l'avantage  de  commander  la  noblesse  du  Limou- 
sin, dans  le  siècle  dernier,  ainsi  que  le  justifie 
une  lettre  écrite  par  le  roi  Henri  IV  à  M.  de  Cha- 
brignac le  15  septembre  16C5,  et  une  autre  par  le 
roi  Louis  XIII  le  2  septembre  1635. 

La  maison  de  Lubersac  ne  s'est  pas  moins  dis- 
tinguée par  ses  alliances  que  par  ses  services 
militaires  ;  le  plus  ancien  monument  que  l'on 
connaisse  sur  l'ancienneté  et  l'illustration  de  la 
maison  de  Lubersac  est  une  charte  de  l'an*1093, 
conservée  autrefois  dans  les  archives  de  l'abbaye 
de  Cluny. 

La  filiation  suivie  de  cette  famille  commence  à 
Pierre  de  Lubersac,  premier  du  nom,  chevalier, 
qui  vivait  on  1146. 


Cette  maison  a  formé  les  branches  : 

1°  des  seigneurs  de  Fayolle; 

2o  des  seigneurs  de  Bacherat  et  de  la  Foucaudie; 

3°  des  seigneurs  du  Verdier  ; 

4°  des  seigneurs  de  St-Germain  ; 

5°  des  seigneurs  de  Montison  ; 

6°  des  seigneurs  de  Chabrignac. 

La  maison  de  Lubersac  avait  formé,  dans  les 
temps  reculés,  plusieurs  autres  branches  ou  ra- 
meaux ;  mais  le  manque  presque  absolu  des  titres 
et  des  documents  qui  les  concernent  ne  nous  per- 
met d'entrer  dans  aucun  détail  a  leur  égard. 

Armes  :  De  gueules,  à  un  loup  passant  d'or. 

Devise  :  In  proeliis  promptus. 

LUBOMIRSKI  (de). 

Pologne.  Comte  du  St  Empire  du  28  juin  1598, 
prince  du  StEmpire  du  8  mars  1647. 

Armes:  De  gueules,  à  la  bande  ondée  d'argent. 

Supports  :  Deux  chevaliers  armés  de  toutes 
pièces  la  visière  levée,  le  casque  panaché  de  trois 
plumes  d'autruche  d'argent,  chacun  posant  la 
main  sur  un  bouclier  ovale,  celui  à  dextre  de 
gueules  au  griffon  d'or,  celui  à  senestre  coupé  : 
a)  d'azur  à  un  annelet  d'argent  ;  b  d'argent  à  un 
rencontre  d'âne  de  gueules. 

Devise  :  Patriam  versus,  ou  nilconscire  sibi. 

Manteau  de  gueules  frangé  d'or,  doublé  d'her- 
mine, sommé  d'une  couronne  princière. 

LUCAS  DE  MONTIGNY 

Angleterre,  Bretagne,  Poitou,  Ile  de  France, 
Picardie,  Normandie. 

"Marquis  de  St-Marc  ;  comte  de  Chauvigny  et  de 
St-Chartier;seigneurs  de  laTallebardière,d'Iraneu, 
de  Vaugueille,  du  Pont,  de  Saclay,  de  la  Fonds, 
etc.,  etc. 

Famille  originaire  d'Angleterre,  où  elle  aurait 
pris  une  part  active  aux  luttes  des  maisons 
d'York  et  de  Lancastre,  et  ce  serait  en  souvenir 
de  cet  événement  qu'elle  aurait  adopté  dans  son 
écusson  les  roses  de  gueules  et  pour  devise  le 
fugalis  hoclibus  angles  rosae,  (les  roses  nous 
viennent  des  ennemis  en  fuite). 

Nous  laissons  la  responsabilité  de  l'origine  de 
cette  maison  à  l'auteur  anonyme  d'une  ancienne 
généalogie. 

Ce  qu'il  y  a  de  certain,  c'est  que  la  famille  Lu- 
cas était  connue  en  Bretagne  dès  le  xive  siècle  et 
qu'elle  a  passée  en  Poitou  par  alliance  au  xve  siècle. 

C'est  de  cette  province  que  se  sont  détachées 
les  diverses  branches  de  cette  maison  pour  aller  se 
fixer  successivement  en  Normandie,  Picardie  et  lie 
de-France. 

Ces  diverses  branches  sont  au  nombre  de  quatre  : 


443  — 


144  — 


1°  La  branche  mère  des  seigneurs  de  Vaugueille, 
de  la  Taillebardière,  marquis  de  St-Marc,  etc.. 
éteinte. 

2°  La  1er  branche  des  seigneurs  du  Bouchet  et 
et  de  Lucques,  éteinte. 

3°  La  2e  branche  des  seigneurs  de  Saclay, 
éteinte. 

4°  Enfin  la  3e  branche  des  Lucas  de  Montigny, 
seule  actuellement  existante  et  qui  peut  revendi- 
quer le  titre  de  marquis  ayant  appartenu  à  la 
branche  aînée. 

La  filiation  suivie  et  non  interrompue  de  la 
famille  Lucas  s'établit  sur  titres  originaux  a 
partir  d'un  Lucas,  qui  vivait  en  1320. 

La  3e  branche  des  seigneurs  de  Montigny,  Vé- 
rines,  etc.,  a  pour  auteur  Philippe  Lucas,  1er  du 
nom  (fils  puîné  de  Jean  Lucas,  seigneur  de  la 
Taillebardière  et  de  Vaugueille,  de  la  branche- 
mère),  Ecuyer,  seigneur  de  Montigny,  qui  vi- 
vait en  1535.  Il  était  maire  de  Poitiers  en  1555. 

Armes  :  D'or,  au  taureau  passant  de  gueules, 
surmonte  de  trois  roses  du  même,  rangées  en  chef 
pour  la  branche  aînée;  et,  d'argent,  aie  chevron 
d'azur,  accompagné  en  chef  de  deux  roses  de 
gueules,  boutonnées  d'or,  et  en  pointe  d'un  tau- 
reau passant  de  gueules,  pour  la  branche  de  Lu- 
cas Montigny. 

Supports  :  Deux  lions . 

Couronne  de  marquis. 

Cimier  :  Taureau  de  gueules  issant. 

Devise  :  In  labore  suacitas. 

LUGOTTE  DE  SOPRETANO. 

Famille  ancienne  anoblie  sous  l'Empire  en  la 
personne  du  lieutenant-général  Lucotte,  créé 
comte  par  décret  impérial  du  24  avril  1815.  mar- 
quis de  Sopretano,  par  le  roi  Joseph,  le  18  février 
1811,  grand  d'Espagne  de  lr- classe,  commandeur 
de  la  Légion  d'honneur  et  de  l'ordre  royal  des 
Deux  Siciles,  chevalier  des  ordres  de  St-Louis  et  de 
la  Réunion,  membre  de  l'archiconfrérie  du  Saint- 
Sépulcre. 

Armes:  E  car  télé  :  au  1 ,  au  franc-quartier  im- 
périal des  comtes  militaires  ;  au  2,  d'azur,  à  trois 
gerbes  d'or,  liées  d'argent  ;  au  3,  d'argent  à  la  tête 
de  maure  de  sable  tortillée  d'argent,  accompagnée 
de  trois  molettes  d'éperon  de  sable:  au  chef 
d'or,  chargé  de  trois  tourteaux  de  gueules;  au  4, 
de  gueules,  à  la  bande  d'azur,  chargée  de  trois 
étoiles  d'argent. 

LUËT  DE  LA  PILORGERIE. 

Maine  et  Bretagne. 

Originaire  de  Bretagne,  celte  famille  s'est  fixée 
dans  Le  Maine  avec  James  Luët,  chevalier  anglais, 
établi  à  Blandouët  vers  1380. 


Cette  famille  a  fourni  un  lieutenant-général  de 
l'artillerie  en  Bretagne  et  en  Anjou,  chevalier  de 
l'ordre  du  roi  en  1595;  un  gentihomme  de  la 
Chambre  en  1009  ;  un  lieutenant-général  des  eaux 
et  forêts  de  Bretagne  en  1075;  des  conseillers- 
maîtres  à  la  Chambre  des  comptes  de  Bretagne; 
un  sénéchal  en  1080;  un  capitaine  au  régiment  de 
Laval,  blessé  sur  la  brèche  de  Berg-ob-Zootn, 
en  1747. 

La  branche  de  La  Pilorgerie. seule  existante  au- 
jourd'hui, et  fixée  en  Bretagne  au  xvie  siècle,  a 
produit  de  nos  jours  un  conseiller-général  de  la 
Loire-Inférieure  et  un  lieutenant-colonel  de  cava- 
lerie, chevalier  de  la  Légion  d'honneur. 

Armes:  De  gueules,  à  trois  lions  d'hermine, 
couronnés  d'or. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 

LUILLIER  D  ORCIÈRES. 

Seigneurs  d'Orcières,  co  -  seigneurs  de  Roche- 
gonde,  des  Ternes,  St-Juery,  et  autres  lieux  près  de 
Saint-Flour. 

Elle  compte  un  conseiller  du  roi,  lieutenant 
criminel  et  particulier  au  baillage  de  Sens,  vers 
1550. 

Alexandre  Luillier,  fut  maintenu  dans  sa  no- 
blesse par  jugement  rendu  à  Paris  le  15  juillet 
1700. 

Gabriel  Luillier  d'Orcières,  a  rempli  pendant 
plusieurs  années  sous  la  restauration, les  fonctions 
d'adjoint  du  maire  de  Clermont  ;  il  fut  l'un  des  signa- 
taires de  l'acte  de  coalition  de  la  noblesse  d'Auver- 
gne en  1791.SonfrèreGuillaume  Luillier  d'Alleuzet, 
chevalier  de  St-Louis,  servit  d'abord  dans  les 
gardes  du  corps,  compagnie  de  Monsieur,  émigra 
et  servit  dans  l'armée  de  Condé.  Rentré  avec  le 
grade  de  chef  d'escadron,  il  épousa  en  1802,  de- 
moiselle Madeleine  de  Monestay  de  Chazeron, 
dont  il  n'eut  pas  d'enfant.  —  Guillaume  Luillier 
d'Orcières,  son  neveu,  fils  de  Gabriel  qui  précède, 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur,  né  en  1788,  a 
occupé  des  fonctions  administratives  sous  la  res- 
tauration ;  marié  le  S>  mai  1808  a  Henriette  de 
Château-Thierry,  dont  il  a  eu  postérité. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  coquilles  d'or. 

LUZE  {de). 

Grand  duché  de  Hesse,  NeuchAtel.  Anobli  le 
7  novembre  1772;  baron  du 30  juin  1875. 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  /  et  4,  d'argent  à  deux 
demi  cols  adossés  de  sable;  aux  2  et  3,  d'azur, 
au  chevron  d'or  accompagné  en  pointe  d'une 
Heur  de  lis  d'argent .-  Vécu  horde  d'or. 

(  îasque  couronné. 

Cimier  :  Une  fleur  de  lis  d'argent  entre  un  vol 
de  sable. 


—  445 


—  446  — 


Lambrequin  d'argent  et  d'azur. 

Supports  :  Deux  léopards  naturels   regardant. 

LUZUY  DE  M AILL ARGUES. 

Seigneurs  de  Maillargues,  de  Refransac,  de 
Fradaux,  de  Chalaniat,  etc.,  très  ancienne  famille 
d  Ardes,  en  Basse-Auvergne  ;  de  1500  à  1600,  les 
de  Luzy  remplirent  de  père  en  fils,  les  fonctions 
de  chanceliers  et  lieutenants  particuliers  du  duché 
de  Mercœur.  Ils  comptent  un  savant  jésuite,  né 
à  Ardes  en  1567;  un  visiteur  général  des  ga- 
belles (1698)  ;  un  directeur  des  gabelles  du  Lan- 
guedoc (1705).  En  1698,  Anne  de  Luzuy  de  Mail- 
largues  épousa  Isabeau  Faure  —  des  chevaliers 
de  St-Louis. 

Armes:  D'azur,  à  six  Losanges  3,  2  et  1,  sur- 
montés de  trois  étoiles  d'argent. 

Couronne  de  comte. 

LUZY  (de). 

Marquis  et  comtes  de  Luzy,  marquis  de  Pellis- 
sac,  de  Couzan;  barons  de  Queyrières;  seigneurs 
des  Bordes,  de  Marsy,  de  Villerma,  de  la  Tour, 
etc.,  etc.,  en  Nivernais,  Forez  et  Dauphiné. 

Famille  noble  et  chevaleresque,  originaire  du 
Nivernais,  où  la  petite  ville  de  Luzy  leur  servit 
de  berceau.  Bertrand  de  Luzy  était  maréchal  de 
l'évêché  de  Langres,  au  commencement  du  xni« 
siècle.  Simon  de  Luzy  fut  le  dernier  de  la  branche 
aînée. 

La  branche  cadette,  qui  s'est  perpétuée  jusqu'à 
nos  jours,  paraît  s'être  détachée  de  la  souche 
commune  avant  le  xin«  siècle.  Par  un  terrier  de 
1380,  on  voit  qu'elle  avait  plusieurs  rentes  sur  la 
terre  de  Luzy.  Mais  elle  avait  quitté  le  Nivernais 
pour  se  fixer  en  Forez,  d'où  plus  tard  elle  se  ré- 
pandit, en  Dauphiné.  Elle  a  formé  plusieurs  ra- 
meaux, parmi  lesquels  celui  du  marqui  de  Cou- 
zan, dont  le  chef  prenait  le  titre,  attaché  à  ce 
marquisat,  de  ler  baron  du  Forez  et  présidait  en 
cette  qualité  les  Etats  de  la  province. 

Les  de  Luzy  se  sont  surtout  distingués  dans  la 
carrière  militaire  ;  la  plupart  d'entre  eux  ont  porté 
les  armes;  ils  comptent  un  grand  nombre  d'officiers 
de  tout  grade  et  de  chevaliers  de  St-Louis  et  plu- 
sieurs chevaliers  de  Malte. Le  chef  actuel  du  nom  et 
des  armes  a  commandé  une  division  à  l'armée  de 
Lyon.  —  La  filiation  suivie  de  cette  maison  re- 
monte à  Pierre  de  Luzy,  qui  vivait  en  1360. 

Jean  de  Luzy,  2«  du  nom,  marquis  de  Pelissac, 
servit  dans  l'arrière-ban  en  1692  et  169<J.  Il  avait 
été  maintenu  dans  sa  noblesse  par  ordonnance 
du  20  avril  1667  et  et  du  2  janvier  1669. 

La  2e  branche,  aujourd'hui  branche  aînée,  a  pour 
auteur  Claude  de  Luzy,  dont  le  descendant,  Louis- 
Henri,  marquis  de  Luzy-Pellissac.  épousa  en  1794 
Sophie  de  Grand,  dont  il  eut  plusieurs  enfants. 


Armes: De  gueules,  au  cheoron  d'argent, accom- 
pagné de  trois  étoiles  d'or. 
Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deux  lions. 

LYÉE  DE  BELLE  AU  (de). 

Ancienne  noblesse  originaire  de  Picardie  et 
connue  en  Normandie  depuis  l'an  1200,  divisée 
en  deux  branches  :  celle  de  Lyée-Tonnencourt  et 
et  celle  de  Lyée-Belleau. 

Raoul  de  Lyée  fut  un  des  seigneurs  qui  accom- 
pagnèrent le  roi  Philippe-Auguste,  lorsqu'il  fit  la 
conquête  du  Duché  de  Normandie.  Un  de  ses  fils 
s'y  établit  et  donna  le  nom  au  fief  de  Lyée,  situé 
dans  la  paroisse  de  Tonnencourt.  Ce  fief  a  tou- 
jours été  possédé  et  l'est  encore  par  la  branche 
ainée.  La  filiation  suivie  de  cette  famille  ne  re- 
monte qu'à  Robert  de  Lyée,  1er  du  nom.  et  da- 
moiselle  Marguerite,  sa  femme,  qui  vivaient  en 
1345.  On  leur  donne  la  qualité  de  noble  d'ancienne 
race  et  lors  «l'une  recherche  faite  par  les  Elus  de 
Lisieux  en  1540,  leur  descendance  fut  prouvée, 
ainsi  que  leur  qualité. 

La  lie  branche  a  eu  pour  auteur  Guillaume  de 
Lyée,  3e  du  nom,  qui  partagea  avec  son  frère 
René  les  biens  de  sa  maison.  Les  terres  de  Lyée, 
Tonnencourt,  du  Coudray  et  Heutevent  lui  échu- 
rent, et  René  eut  celles  de  Bellean  et  de  la  Fosse 
et  fut  l'auteur  de  la  seconde  branche. 

Il  mourut  en  1523,  en  laissant  postérité  de  Ma 
rie  de  Martain  ville  qu'il  avait  épousée  le  19  avril 
1507. 

La  branche  aînée  a  fait  ses  preuves  à  la  maison 
d'Orléans,  lorsque  Henri  César-Auguste  fut  reçu 
page  en  1755,  et  à  St-Cyr  pour  Louise  Aimée,  qui 
y  a  été  élevée. 

La  seconde  branche  les  a  pareillement  faites  en 
1600  et  1735  aux  maisons  d'Orléans  et  de  Condé, 
l'arrêt  de  maintenue  est  du  19  mai  1667. 

Armes  :  D'argent,  au  lion  de  sable,  armé  et 
lampassé  de  gueules. 

LYLE  TAULANE  (de). 

Seigneurs  de  Taulane,  de  Garron,  du  Bour- 
quet,  etc.,  famille  noble  de  Provence,  originaire 
de  Glascow,  en  Ecosse,  passée  en  France  sous  le 
règne  de  Charles  VIL  Sa  filiation  remonte  à  Guil 
laume  de  Lyle,  dont  le  fils  fut  archer  de  la  garde 
du  roi  Charles  VIII,  qu'il  suivit  en  Italie. 

Cette  famille  compte  plusieurs  officiers  distin- 
gués de  notre  marine,  chevaliers  de  l'ordre  royal 
et  militaire  de  Saint-Louis  et  de  la  Légion  d'hon- 
neur. 

Armes  :  D'azur,  à  deux  palmes  d'or  adossées, 
posées  en  pal,  surmontées  d'une  étoile  du  même 
en  chef  (enire  les  deux  palmes). 


—  447  — 


448 


Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deitr  léopards. 

LYON  (du). 

Maison  d'origine  chevaleresque,  d'après  une 
attestation  du  sénéchal  de  Toulouse,  sur  une 
pièce  de  1130.  Cet  écrit  prouve  la  présence  d'un 
Hubert  du  Lyon,  du  temps  de  Charlemagne , 
en  808.  Elle  a  produit  trois  croisés,  qui  étaient 
de  retour  de  la  Terre  Sainte  en  1241. 

Du  Lyon  est  une  des  maisons  les  plus  ancien- 
nes de  Béarn.  Elle  est  établie  depuis  trois  siècles 
dans  la  province  de  Guienne,  en  l'ancienne  séné- 
chaussée de  Launes. 

Cette  maison  a  donné  ou  pris  son  nom  de  la 
terre  de  Deu-Leu,  en  Béarn,  qu'elle  possédait  au- 
trefois. 

Sa  filiation  suivie  commence  à  Armand  Ra- 
mond  du  Lyon,  seigneur  de  Deu-Leu,  qui  vivait 
en  1150. 

Espaing  du  Lyon,  premier  du  nom  (9e  degré), 
est  cité  dans  l'histoire  de  Jean  Froissard  à  plu- 
sieurs reprises.  s 

Gaston  du  Lyon,  capitaine  d'une  compagnie  de 
cent  lances,  suivit  en  Flandre  le  roi  Louis  XI, 
qui  n'était  encore  que  Dauphin.  Ce  prince  étant 
monté  sur  le  trône,  lui  octroya  la  charge  de  sé- 
néchal de  Saintonge,  par  lettres  du  12  août  1461, 
quatre  jours  avant  son  sacre,  et  lui  donna  encore 
la  compagnie  d'hommes  d'armes  qu'avait  Olivier 
de  Coëtivy  et  les  terres  de  Hayan  et  Mornac,  qui 
appartenaient  au  même  Olivier  de  Coëtivy.  Il  le 
fit  son  conseiller,  suivant  une  commission  du 
8  mars  1462. 

L'histoire  appelée  la  Chronique  scandaleuse, 
apprend  que  le  roi  le  mena  un  soir  souper  chez  la 
dame  d'Armenonville. 

Il  fit  hommage,  le  13  novembre  de  la  même 
année,  1465,  des  vicomtes  et  seigneuries  de 
l'isle,  Canet  et  Laval. 

Le  roi,  pour  le  récompenser  des  services  qu'il 
lui  avait  rendus  dans  les  armées  et  grandes 
affaires,  le  pourvût  de  la  charge  de  sénéchal  de 
Guienne.  Launes  et  Bazadois,  seigneur  du  Lan, 
par  lettre  du  27  avril  1468  ;  il  est  qualifié  dans  ces 
lettres  de  conseiller  et  chambellan  du  roi.  Il  fut  du 
nombre  des  députés  que  le  roi  assembla  à  Tours 
en  1470,  contre  le  duc  de  Bourgogne  ;  il  fut  en- 
core envoyé  par  le  roi,  en  1472,  après  la  mort  du 
duc  de  Guienne,  son  frère,  pour  recevoir  en  son 
nom  le  duché  de  Guienne  et  le  comté  d'Arma- 
gnac, et  pour  les  frais  par  lui  faits  pour  exécuter 
cette  commission,  le  roi  lui  donna  la  somme  de 
16.402  livres. 

Après  la  mort  de  Louis  XI,  il  fut  conservé  dans 
ses  charges  et  emplois,  et  continua  ses  services 
sous  le  régne  de  Charles  VIII. 

Au  21e  degré,  nous  trouvons  Laurent-Marc- 
Antonin,  marquis  du  Lyon,  ancien  capitaine  aux 


gardes  françaises,  membre  de  la  chambre  des 
députés,  chevalier  de  Saint-Louis  et  de  la  Légion 
d'Honneur,  qui  contracte  alliance  en  secondes 
noces  avec  demoiselle  Le  Marié  d'Aubigny.  Un 
de  ses  petits-fils,  Marie-Gaston-Joseph  du  Lyon, 
mourut  en  1852;  l'autre,  Marie-Amedée-Laurent 
du  Lyon,  marquis  du  Lyon ,  devint  le  chef  de  la 
famille. 

Armes  :  D'or,  au  lion  contourné  d'azur. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lions. 

Devise  :  Léo  rugiel  et  non  timebit. 

L YONNE  (de). 

Une  des  familles  les  plus  anciennes  et  les  plus 
illustres  du  Dauphiné.  Sa  filiation  commence  à 
Humbert  de  Lyonne,  gentilhomme  gardien  de  la 
chambre  du  Dauphin,  à  qui  ce  prince  fit  don  de 
quelques  fiefs  et  terres,  situés  près  de  Saint- 
Xazaire,  laquelle  libéralité  reçut,  plus  tard,  la 
sanction  du  roi  Jean  et  du  dauphin  Charles,  son 
frère.  Les  d  lïérentes  branches  de  cette  famille 
furent  en  possession  de  riches  domaines  non  seu- 
lement dans  le  Dauphiné,  mais  encore  dans  la 
Marche,  la  Saintonge  et  l'Ile  de  France,  où  nous 
voyons  la  famille  de  Lyohne  appelée  :  1"  par 
Louis-le-Hutin,  dès  1314,  en  la  personne  de  Hélie 
de  Lyonne,  pour  être  procureur  général  ;  2°  par 
François  pr,  en  la  personne  de  Jean  de  Lyonne, 
seigneur  de  Cucilly,  qui  devint  trésorier  de 
l'écurie  du  roi,  avant  1542  ;  3°  par  Louis  XIV,  en 
la  personne  de  Hugues  de  Lyonne,  ambassadeur 
ministre  et  secrétaire  d'Etat,  qui  rendit  d'émi- 
nents  services  à  la  France. 

Ce  qui  est  parfaitement  prouvé,  c'est  que  la 
maison  de  Lyonne  est  d'origine  chevaleresque  et 
remonte  tout  au  moins  au  xi°  siècle.  Un  Guil- 
laume de  Lyonne,  abbé  de  Boscodon,  en  1133, 
est  qualifié  de  Guillelmus  de  Liôna  dans  plu- 
sieurs chartes. 

En  1268,  un  de  Lyonne  fut  un  des  seigneurs 
français  qui  prirent  part  à  la  dernière  croisade 
de  Louis  XI  contre  les  Sarrasins. 

La  famille  de  Lyonne,  depuis  son  origine,  a 
fourni  des  chevaliers,  des  officiers  généraux,  un 
ministre  d'Etat,  deux  évêques,  des  chevaliers  des 
ordres  du  roi,  des  chevaliers  de  Malte,  etc.  Elle 
est  depuis  longtemps  en  possession  des  titres  de 
marquis  et  de  comte  par  lettres  patentes. 

Pierre  de  Lyonne  se  signala  dans  les  guerres 
des  règnes  de  Charles  V  et  Charles  VI  ;  il  se  couvrit 
de  gloire  à  la  bataille  de  Rosebecq,  et  contribua 
puissamment  à  la  victoire  remportée  par  les  Fla- 
mands. Ses  restes  mortels  furent  inhumés  dans 
l'église  de  Saint-Quentin,  devant  la  chapelle  de  la 
Vierge. 

Albert  II  île  Lyonne,  petit-fils  du  précédent, 
mourut   héroïquement,    à  la   bataille    de   Patay, 


—  449  — 


450 


dans  laquelle  Jeanne  d'Arc  défit  complètement 
les  Anglais . 

Hugues  de  Lyonne  fut  un  des  hommes  d'Etat 
les  plus  remarquables  que  la  France  ait  possé- 
dés. Ses  talents  lui  valurent  dès  l'âge  de  18  ans, 
la  première  commission  de  la  charge  d'Abel  Ser- 
vien,  et  Richelieu  voulut  le  conserver  dans  l'ad- 
ministration des  affaires  de  cette  province  ;  mais 
Hugues  refusa,  fit  le  voyage  de  Rome  où  il  connut 
le  cardinal  Mazarin,  dont  il  devint,  pour  toujours 
le  confident  et  l'ami.  Nous  le  retrouvons,  en  165S, 
ministre  plénipotentiaire  de  France  auprès  de  la 
Diète  de  Francfort,  où  il  avait  été  envoyé  conjoin- 
tement avec  le  duc  de  Grammont.  En  récompense 
de  ses  nouveaux  et  signalés  services,  le  roi 
accorda  à  Hugues  de  Lyonne  des  lettres  patentes, 
par  lesquelles  Sa  Majesté  le  nommait  ministre 
d'Etat,  en  1660. 

Quand  Louis  XIV  eut  prononcé  son  fameux 
mot  ;  Y  Etat  c'est  moi,  il  fit  de  M.  de  Lyonne  l'un 
de  ses  conseillers  intimes  et  l'un  des  principaux 
exécuteurs  de  ses  volontés  souveraines.  Pendant 
ce  ministère  de  douze  années,  il  ne  cessa  de  se  dis- 
tinguer dans  le  service  du  roi.  Ce  fut  aussi  M.  de 
Lyonne  qui  négocia  heureusement  la  cession  que 
le  duc  de  Lorraine  fit  de  ses  Etats  au  roi  de 
France,  ainsi  que  l'achat  de  l'importante  ville  de 
Dunkerque.  Il  mourut  en  1671,  âgé  seulement  de 
60  .ans,  laissant  postérité. 

La  seule  branche  encore  existante  de  la  famille 
de  Lyonne  est  la  deuxième  de  l'Ile-de-France,  dite 
des  comtes  de  Servon.  Elle  se  rattache  étroite 
ment  à  celle  de  l'illustre  ministre  de  Louis  XIV. 
L'auteur  de  cette  branche  est  Jean,  deuxième  du 
nom,  seigneur  de  Cucilly  et  trésorier  de  l'écurie 
du  roi. 

Armes  de  t,a  branche  de  Servon  :  D'azur,  à  la 
fasce  d'or  accompagnée  de  trois  têtes  de  lion  du 
même. 

Les  armes  primitives  de  la  famille  étaient  :  De 
gueules,  à  une  colonne  d'argent  posée  en  pal,  au 
chef  d'argent  chargé  d'un  lion  léopardè  d'or. 


Devise  :  Scandit  fostigia  virlus.  —  Impàvidus 
sursum  vigilat. 

LYROT  ou  LIROT  (de). 

Originaire  d'Anjou,  seigneurs  delà  Piltais  et  du 
Boisjoulain,  en  Anjou,  du  Chastellier,  de  la  Ri- 
vière, delaPatouillèro,  de  la  Jarrie,  du  Beele,  etc. 

Cette  famille  a  été  maintenne  par  arrêts  du 
Gonseii  de  1696,  et  du  Parlement  de  1777,  ext. 
dix  générations,  montre  de  1543. 

Le  premier  auteurconnu  est  Hervé,  archer  dans 
une  montre  reçue  à  Honfleur  en  1416,  prisonnier 
à  la  prise  de  cette  ville,  père  de  Jean,  dont  la 
maison,  sise  au  bourg  d'Anverné,  fut  anoblie  et 
franchie  en  1449. 

Nous  trouvons  ensuite  :  Hervé ,  alloué  de 
Nantes,  conseiller  aux  Grands-Jours,  en  1530, 
marié  à  Catherine  Vivien  ;  un  procureur  syndic 
de  Nantes  en  1623  ;  un  conseiller  au  Parlement 
en  1780;  un  chef  de  division  de  la  grande  armée 
vendéenne,  tué  à  la  bataille  de  Savenay,  en  1793. 

Armes  :  D'azur,  aie  lion  d'argent. 

LYVET  D'ARANTOT. 

Famille  ancienne,  originaire  de  Normandie, 
maintenue  dans  sa  noblesse  par  arrêt  de  la  Cour 
des  Aides  du  24  juin  1656  et  par  jugement  du 
21  juillet  1668.  Elle  est  alliée  aux  plus  anciennes 
maisons  de  Normandie,  et  compte  parmi  ses 
ancêtres  Georges  de  Lyvet  dit  le  Queu,  seigneur 
du  fief  de  Lyvet,  à  Oissel.  tué  à  la  bataille  d'Azin- 
court:  elle  possède  depuis  le  commencement 
dn  xvie  siècle,  la  vavassorie  noble  d'Arantot, 
assise  à  Ourville-en-Caux,  et  relevant  du  duché 
d'Estouteville. 

Armes  :  D'argent,  à  la  croix  d'azur,  engrelée 
de  sable,  à  la  bordure  de  gueules  brochant  sur  le 
tout. 


Tome  II 


15. 


MAGE  DE  GASTINES  (de). 

En  Normandie  et  en  Provence;  famille  mainte- 
nue dans  son  ancienne  noblesse  d'extraction  et 
dans  les  qualités  de  noble  et  d'écuyer,  par  arrêt, 
rendu  le  5  avril  1724.  Elle  a  formé-deux  branches  : 
la  première  subsistait  dans  Antoine  Macé,  sieur  de 
Gastines  et  de  la  Tillière,  né  le  18  septembre  1704, 
qui  s'est  marié,  par  contrat  du  22  juillet  1729,  avec 
Marie-Renée-Charlotte  Morel,  dont  sont  issus  plu- 
sieurs enfants  :  Antoine  Macé  a  eu  deux  frères 
mariés,  dont  le  puîné,  Jacques  Macé  a  eu  de  sa 
femme,  Louise-Catherine,  deux  garçons  et  une 
fille. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  d'azur,  accompa- 
gné en  chef  de  deux  roses  du  même,  et,  en  pointe, 
d'un  lion  de  gueules  rampant. 

MAGQUART  DE  TERLINE. 

Cette  famille  a  été  anoblie  en  avril  1317  par 
Philippe-le-Long  ainsi  que  l'attestent  les  lettres  de 
noblesse  conservées  au  trésor  des  chartes  à  Pa- 
ris (section  historique,  série  J.J.  56,  n.  210  folio 
94  recto).  La  généalogie  dressée  sur  titres  a  été 
publiée  par  la  Chesnaye-des-Bois  dans  le  diction- 
naire de  la  noblesse  de  France,  tome  XII,  édité 
en  1778.  A  la  suite  de  cet  article  Macquart  de 
Rullecourt,  la  Chesnaye-des-Bois  fait  suivre  la 
dernière  ligne  de  ces  mots  :  «  Généalogie  dressée 
sur  titres  originaux  qu'on  nous  a  communiqués 
et  que  nous  avons  vérifiés». 


La  famille  Macquart  de  Terline  dont  les  des- 
cendants résident  actuellement  en  Artois  a  con- 
tracté des  alliances  avec  les  familles  suivantes  : 

d'Asnières  (1380).  —  de  Mitry  (1408).  —  du 
Lys  (1456)  d'où  sa  parenté  avec  Jeanne  d'Arc.  — 
de  Rohan  (1501).  —  d'Engleberg  (1536).  —  Van 
der  Stracten  (1585).  —  de  Walckenaere  (1629).  — 
de  Haldat  (1665).  —  d'Alennes  (1675;.  —  de  Fu- 
mai (1706).  —  de  la  Ferté  du  Wissel  (1768).  — 
Liot  de  Nortbécourt  (1813).  — Van  Damme  (1845). 
de   Hauteclocque  (1885-1887). 

Armes  :  D'or,  à  La  palme  de  sinople. 

Devise  :  Consilio  et  Virtute. 

MAGES  (de). 

Cette  maison  est  origi- 
naire du  Languedoc  où  elle 
était  déjà  connue  à  l'époque 
de  la  fondation  de  l'Abbaye 
de  Grandselves  en  1204.  Son 
nom  figure  dans  plusieurs 
chartes  latines  des  xme  et 
xive  siècles. 

Il  existe  à  la  Bibliothèque 
nationale  un  acte  de  vente 
passé  en  1401  par  Guy  de 
Mages  et  Jean  de  Mages, de- 
meurant à  Thouars  (Charte 
originale). 

Ayant  ero  brassé  avec  lan o- 
blesse  du  Midi  le  parti  de  la 
Réforme,  la  famille  prit  part  aux  guerres  de  reli- 


453  — 


—  454  — 


gion  et  revint  au  catholicisme  sous  Louis  XIII. 
Jean  de  Mages  fut  dans  la  région  occidentale  du 
Toulousain,  l'un  des  lieutenants  les  plus  dévoués 
d'Henri  IV,  qui  se  plaisait  à  l'appeler  son  cousin, 
dans  la  correspondance  qu'il  entretenait  avec  lui 
(Monographie  de  l'Abbaye  du  Mas  Grenier,  par 
Jouglar,  membre  correspondant  de  l'Académie  des 
sciences,  inscriptions  et  belles-lettres,  page  151). 
La  maison  a  produit  un  capitaine  de  compa- 
gnie, des  baillis  royaux,  deux  capitaines-gouver- 
neurs de  la  ville  et  château  de  Mazères,  des  gen- 
tilhommes  de  la  Chambre,  des  lieutenants  de 
compagnie  d'ordonnance  Plusieurs  de  ses  mem- 
bres furent  premiers  consuls  de  la  ville  du  Mas- 
Grenier  et  députés  de  la  noblesse  aux  États  tenus 
à  Gimont,  en  1595,  1(307,  1611  et  ceux  tenus  à 
Marliac  en  1615  (Inventaire  des  titres  produits  en 
1666). 

Vers  le  xv°  siècle,  elle  se  divise  en  plusieurs 
branches,  dont  l'une  paraît  s'être  fixée  dans  le 
comté  de  Foix  où  elle  est  encore  représentée. 

I.   —  Branche  de  Salssa. 

(Dioeèse  de  NarbonneJ 

Cette  branche  dont  la  généalogie  est  établie  de- 
puis 1499  en  la  personne  d'Antoine  de  Mages, 
marié  à  Françoise  d'Hébrard,  a  été  maintenue 
dans  sa  noblesse  par  jugement  souverain  du  3 
juin  1669,  en  la  personne  de  Charles  de  Mages, 
seigneur  de  Salssa  et  de  Nouvelles,  marié  le  2 
juin  1659  à  Anne  de  Castillon,  dont  un  fils  :  Ay- 
meric.  Cette  branche  parait  éteinte. 

IL  —  Branche  aînée  de  Beynies  d'Ausseron. 

Filiation  établie  par  titres  depuis  Philippe  de 
Mages,  seigneur  de  Bustiques,  marié  en  1524  à 
Jeanne  du  Caylar  (d'Hozier  —  maison  du  Caylar  — 
Ducs  et  pairs  VII,  484  C.)  dont  une  fille  Marie, 
mariée  à  Gabriel  deCourcelles,seigneur  deFontiès 
et  de  la  Cadières  (P.  Anselme,  Généalogie  des 
grands  officiers  delà  Couronne)  et  un  fils  Léonard, 
capitaine  commandant  une  compagnie  de  cent-cin- 
quante hommes  d'armes  qui  se  distingua  au  siège 
de  la  ville  deFinham  dont  le  commandement  lui 
avait  été  confié  par  ordre  du  2  mai  1593. 

Cette  branche,  dont  est  issue  la  branche  de  la 
Peyrière,  qui  suit,  s'allia  aux  maisons  d'Aramon, 
de  Pompadour,  de  Pages,  de  Gnoux,  elle  a  donné 
deux  gentilshommes  de  la  Chambre  et  deux  capi- 
taines du  château  de  Mazères. 

Jean  de  Mages,  seigneur  d'Ausseron  et  de 
Lannes,  issu  des  précédents  releva  du  chef  de 
son  aïeule  maternelle  le  titre  de  marquis  de 
Reynies,  transmissible  dans  la  descendance  de 
Jean,  son  fils  aîné,  chef  de  la  branche  aînée  de 
Reynies  d'Ausseron  qui  paraît  éteinte  aujour- 
d'hui. 

III.  —  Branche  de  Lapetrière. 

Issue  des  seigneurs  de  Lapeyrière,  maintenue 
dans  sa  noblesse  par   jugement  du  5  mai  1667, 


rendu  en  exécution  de  l'arrêt  du  Conseil  des  26 
janvier  et  20  mars  1666  (Nobiliaire  de  la  généra- 
lité de  Montauban.  —  Bibliothèque  nationale)  en 
la  personne  de  Jean,  seigneur  de  Lapeyrière, 
marié  à  Mauvezin,  le  24  mai  1641,  à  Suzanne  de 
Garripuy. 

Filiation  établie  par  titres  jusqu'à  Jean-Vital- 
Odon  de  Mages  de  Lapeyrière,  marié  le  28  juin 
1852,  à  Marguerite-Olympe-Marie  de  Lenfant, 
dont  : 

1-  Paul-Charles-Victor,  marié  le  20  janvier  1885 
à  Marguerite-Marie  de  Bienassis  de  Cauluson, 
domicile  :  Château  des  Arrodés  (164,  Rue  Fran- 
çois-de-Sourdis,    Bordeaux)  ; 

2-  Pierre-Marie-François,  domicile:  Le   Bugue 

(Dordogne)  ; 

3-  Laure-Jeanne-Marie,  domicile  :  Mirecourt 
(Vosges). 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'or  chargée  de  trois 
losanges  de  gueules. 
Devise  :  Et  mrtute  Vici. 

MAHÉ  DE  BERDOUARÉ. 

La  famille  Mahé  de  Ber- 
douaré,  dans  le  nobiliaire 
général  de  Bretagne,  est  une 
des  plus  anciennes  de  cette 
province,  ells  remonte  à  une 
époque  ou  très  peu  de  fa- 
milles peuventatteindre  par 
une  filiation  suivie  et  prou- 
vée par  titre.  A  l'avantage  de 
l'ancienneté  elle  joint  celui 
d'avoir  fourni  des  hommes 
utiles  à  la  Patrie  qui  ont 
figuré  sous  les  anciens  sou- 
verains de  Bretagne  et  qui  ont  continué  de  servir 
l'Etat  sous  la  domination  française. 

Elle  a  justifié  de  huit  générations  à  la  réforma- 
tion de  1669  et  a  figuré  aux  montres  de  1420  à 
1534. 

Hugues  Mahé  se  trouve  présent  en  1260  à  la 
fondation  de  la  collégiale  de  Guerche  ;  il  était 
chanoine    de   Bennes. 

Jean  Mahé  était  archidiacre  de  Tours  en  1265 
et  fut  élu  évêque  de  Dol.  Albert-le-Grand  dans 
son  catalogue  des  archevêques  de  Dol  dit  qu'il 
fut  sacré  en  l'an  1279  (Dom  Morice,  tom  Ier  des 
preuves,  pages  1000  et  1001). 

Pierre  Mahé,  parent  de  Jean,  évêque  de  Dol, 
abbé  du  Tronchet,  contracta  en  1274  une  société 
de  prières  avec  Simon,  abbé  de  St-Jagu. 

Guillaume  Mahé,  chanoine  de  Bennes,  fut 
évêque  de  Saint-Malo  le  19  novembre  1348,  et 
présida  en  la  Chambre  des  Enquêtes  en  la  même 
année  ;  il  mourut  le  20  mars  1349. 

Hervé  Mahé  se  voit  dans  la  montre  de  Jean 
de  Gouyon  en  1351. 


455 


—  456  — 


Guillaume  Mahé  fut  fait  chevalier  dans  un  temps 
où  cette  qualité  ne  se  donnait  qu'aux  enfants 
mêmes  des  souverains,  qu'à  la  suite  d'un  combat 
ou  de  quelques  belles  actions.  On  le  voit  au  nom- 
bre des  Nobles  du  pays  de  Rennes  qui  entrèrent 
dans  la  fameuse  Ligue  de  l'année  1379,  en  faveur 
du  duc  Jean  IV  le  Conquérant  contre  le  roi  de  France 
qui  ne  se  proposait  rien  moins  que  d'envahir  le 
duché  de  Bretagne.  Cette  célèbre  association  en 
faveur  du  légitime  souverain  fit  le  salut  de  la 
Bretagne  et  fut  une  époque  de  gloire  pour  les  fa- 
milles qui  comptent  parmi  leurs  ancêtres  quel- 
ques-uns de  ces  généreux  Bretons. 

Bretien  Mahé  se  distingua  dans  les  armes;  il 
était  en  1378  dans  la  montre  du  vicomte  de  Di- 
nan. 

Yvon,  fils  Hervé,  sieur  de  Créc'hmorvan,  archer 
dans  la  montre  de  1420,  exempt  de  fouages,  à  la 
réformation  de  1426;  Guyon,  fils  du  précédent, 
vivant  en  1481,  père  :  1-  de  Guyon,  époux  de 
Jeanne  Kérozic,  auteur  des  sieurs  de  Trézéguer 
et  Kermorvan;  2"  d'Olivier,  époux  de  Françoise 
de  Kerbiquet,  auteur  des  sieurs  de  Berdouaré. 

Pierre  Mahé  était  au  nombre  des  ambassadeurs 
qui  furent  envoyés  par  la  duchesse  Anne  au  mois 
d'août  1489,  vers  le  roi  de  France* 

Jean-Paul  Mahé,  contrôleur  général  des  finances 
en  Bretagne,  en  1582,  sous  Henri  III,  se  trouve 
dans  la  même  qualité  aux  états  de  Nantes  dont 
l'ouverture  se  fit  le  1er  octobre  1585. 

Pierre-ThiébaultMahé  de  Berdouaré, fils  de  Jean- 
Nicolas  Mahé,  seigneur  de  Berdouaré,  officier  de 
la  marine  de  l'Etat,  a  épousé  en  1806  Anne-Eulalie 
Chrestien  de  Pomorio  d'où  sont  issus  les  Mahé 
de  Berdouaré  actuels. 

La  famille  Mahé  se  divise  en  plusieurs  bran- 
ches, celles  de  Mahé  de  Berdouaré,  de  Kermor- 
van, de  Tréseguer,  de  Kérouan,  de  Keriver. 

Armes  :  D'argent  à  deux  haches  d'armes  ados- 
sées de  gueides,  surmontées  d'un  croissant  du 
même. 

REPRESENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Mahé  de  Berdouaré  (A.)  à  Querrien 
(Finistère)  ; 

2°  M.  de  B.  (Armand)  âgé  de  79  an  s,  ma- 
rié à  Louise -Alexandrine  Dubos  de  Ta- 
lhouet,  dont  un  fils,  contrôleur  des  Con- 
tributions indirectes  à  Quimper  (Finistère). 

MAILLY-NESLE  (de). 

Il  y  avait  plusieurs  terres  de  ce  nom  en 
France  :  Mailly,  en  Picardie,  ancienne  Baronnie  ; 
Mailly  en  Champagne,  à  12  kilomètres  de  Reims  ; 
Mailly,  à  moitié  chemin  de  Châlons  à  Troyes,  qui 
appartenait  en  1509,    a  Jean  de  Poitiers,  bâtard 


d'Arcy;  Mailly  de-Chàteau  ;  Mailly  en  Bourgo- 
gne, terre  possédée  dans  le  xie  siècle,  par  Thierry 
ou  Théodoric,  seigneur  de  Mailly  et  de  Fauver- 
ney,  premier  baron  de  Bourgogne,  dont  Wautier 
ou  Wederic,  le  second  fils,  peut  avoir  été  père 
ou  frère  d'Anselme  de  Mailly,  chef  delà  maison 
de  Mailly  en  Picardie  ;  Montcavrel,  appelé  Mailly- 
Montcavrel,  par  lettres  patentes  du  Roi,  pour  le 
distinguer  de  l'ancien  Mailly,  et  Rainneval  en 
Picardie,  terre  érigée  en  Comté  sous  le  nom  de 
Mailly,  en  1744. 

L'illustre  maison  de  Mailly  qui  subsiste  au- 
jourd'hui en  troi.;  branches  à  Paris,  possède  en- 
core en  Picardie,  où  elle  tient  le  premier  rang, 
les  plus  grandes  et  les  plus  belles  terres  de  la 
Province.  La  baronnie  de  Mailly,  située  entre 
Amiens  et  Arras,  l'une  des  plus  anciennes  ba- 
ronnies  de  France,  remonte  son  origine  au- 
delà  des  temps  les  plus  reculés.  Plusieurs  histo- 
riens prétendent  qu'elle  fut  donnée  en  800  à  un 
des  enfants  puinés  de  Warin,  comte  souverain 
de  Chalon  et  duc  d'Aquitaine,  qui  fut  revêtu,  en 
810,  du  Comté  d'Auvergne,  par  Louis  le  Débon- 
naire, fils  de  Charlemagne  ;  mais  ce  qui  est  cons- 
tamment établi,  c'est  qu'en  1050,  Anselme  de 
Mailly,  mentionné  ci-dessus,  tuteur  du  comte  de 
Flandres  et  d'Artois,  comme  son  plus  proche  pa- 
rent, possédait  la  baronnie  de  Mailly,  qu'il  laissa 
à  sa  postérité,  et  qui  a  passé  jusqu'à  présent, 
sans  interruption,  à  ses  descendants.  Elle  était 
possédée  par  Louis  de  Mailly,  maréchal  de  camp, 
chef  de  la  maison  de  Mailly.  Cette  même  branche 
possédait  aussi  la  terre  de  Rubempré,  près  d'A- 
miens ;  celles  de  Fontaines,  près  d  Abbeville,  et 
de  Remaugies,  près  de  Montdidier. 

La  seconde  branche  de  cette  maison,  était  re- 
présentée par  Louis  de  Mailly,  marquis  de  Nesle, 
colonel  du  régiment  Royal  d'infanterie  et  premier 
écuyer  de  Madame,  possédait  le  marquisat  de 
Nesle,  près  de  la  Fère  :  C'était  une  des  plus  belles 
terrt  s  du  royaume,  tant  par  son  étendue,  sa  no- 
blesse, ses  revenus,  que  par  le  nombre  des  ter- 
res qui  en  relèvent.  Elle  possédait  de  plus  le 
comté  de  Bohain,  près  de  Noyon  ;  le  marquisat 
de  Mailly-Montcavrel,  près  de  Montreuil,  et  ces 
terres  sont  substituées  dans  la  maison  de  Mailly, 
et  de  branches  en  branches,  à  perpétuité. 

La  troisième  branche  était  représentée  par  Louis- 
Alexandre  de  Mailly,  vicomte  de  Mailly,  colo- 
nel d'infanterie,  qui  possédait  les  terres  du  Fres- 
noy  et  de  Fescamp.près  de  Roye,  et  la  quatrième 
branche  était  représentée  par  Joseph-Augustin 
de  Mailly,  comte  de  Mailly,  lieutenant  général 
des  armées  du  roi,  qui  possédait  plusieurs  ter- 
res entre  Amiens  et  Montdidier. 

Cette  ancienne  et  illustre  maison  semble  n'a- 
voir eu  d'autre  commencement  que  celui  de  la 
monarchie,  et  son  arbre  généalogique  a  des  raci- 
nes qui  vont  se  perdre  sous  ses  fondements.  Il 
n'y  a  point  de  maison  en  Picardie  qui  puisse  le 
lui  disputer  en  antiquité  ni  en  grandeur,  dit  Le 


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Laboureur,  qui  prétendait,  il  y  a  deux  cents  ans, 
lui  déduire  une  suite  d'aïeux  au-delà  de  600  ans. 
Son  illustration  est  connue  dès  lés  premiers  siè- 
cles, et  les  différentes  branches  qu'elle  a  produi- 
tes annoncent  aussi  le  lustre  et  l'authenticité,  suc- 
cessivement transmis  par  l'histoire.  Parmi  ces 
divers  avantages,  elle  a  eu  l'honneur  de  voir  un 
de  ces  aïeux,  régent  du  royaume  sous  Charles  VI, 
et  cette  illustration  a  porté  dans  cette  maison 
une  couronne  particulière  de  fleurs  de  lis,  dont 
l'origine  est  constatée  par  le  tombeau  de  Colart 
de  Mailly,  tué  à  la  bataille  d'Azincourt  et  inhumé 
à  St-Nicolas,  d'Arras.  Nous  la  voyons  ensuite 
honorée  par  nos  rois  du  titre  de  cousin  en  1519. 
L<-  roi  François  Ier  qualifie  de  ce  titre  Adrien  de 
Mailly,  seigneur  d'Haucourt,  par  acte  passé  en 
présence  de  ce  Prince,  le  24  février  de  la  même 
année.  Ce  roi  qualifie  du  même  titre  Antoine 
de  Mailly,  dans  la  donation  qu'il  lui  fit  le  28 
septembre  1535,  ainsi  qu'Henri  II,  dans  les  let- 
tres en  faveur  de  René  de  Mailly  le  29  août  1549  ; 
et  par  le  même  roi,  Madeleine  de  Mailly,  comtesse 
de  Roucy,  est  honorée  du  titre  de  cousine,  dans 
la  donation  que  lui  fit  ce  Prince,  le  30  juillet  1546. 
C'est  sur  ces  titres  précieux  que  les  rois  Louis 
XIV  et  Louis  XV,  dans  la  vue  de  transmettre  à 
l'infini  les  biens  d'une  maison  aussi  illustre  par 
une  substitution  perpétuelle,  en  ont  en  même 
temps  rappelé  le  lustre  et  les  avantages  par  leurs 
lettres  patentes,  en  faveur  des  branches  de 
Mailly-Nesle  et  Mailly  d'Haucourt,  en  y  énon- 
çant, pour  motif  de  cette  grâce,  l'honneur  que 
cette  maison  avait  d'appartenir  à  la  maison 
Royale,  à  plusieurs  autres  maisons  souveraines, 
et  d'être  revêtue  dans  tous  les  temps  des  pre- 
miers emplois  du  Royaume,  par  les  grands  hom- 
mes qui  en  étaient  issus,  et  par  les  services  écla- 
tants qu'ils  en  avaient  reçus. 

Cette  maison  tire  son  origine  des  anciens  sei- 
gneurs de  Vergy,  issus  des  comtes  de  Châlons- 
sur-Saône,  ducs  de  Bourgogne.  Cette  origine  a 
été  découverte  dans  YHisioire  de  l'Eglise  abbatiale 
et  collégiale  de  St-Elienne  de  Dijon,  par  Claude 
Tyot,  abbé  de  la  même  église,  aumônier  ordi- 
naire du  roi,  imprimée  à  Dijon  en  1696,  Cet  au- 
teur très  exact  et  versé  dans  la  connaissance  des 
antiquités  de  Bourgogne,  a  confirmé  ce  qu'il  a 
avancé  dans  les  pièces  justificatives  à  la  suite  de 
l'ouvrage.  Tierry  ou  Théodoric .  seigneur  de  Mailly, 
de  Fauverney,  etc.,  eut  pour  enfants  : 

l°Etienne,  seigneur  de  Fauverney,  Mailly,  etc, 
premier  baron  de  Bourgogne,  qui  prit  le  nom  de 
Fauverney,  qu'il  transmit  à  sa  postérité,  éteinte 
vers  le  xive  siècle. 

Et  2°  Wederic  ou  Wautier,  alias  Garnier  de 
Mailly,  cité  dans  le  cartulaire  de  St-Etienne  de 
Dijon,  qui  fut  présent  à  la  donation  faite  par  le 
roi  Henri  Ie''  à  l'abbaye  d'Hasnon  en  1058,  et  la 
signa  avec  Regnault,  Chambier,  etc.;  il  peut  avoir 
été  père  ou  frère  d'Anselme  de  Mailly,  chef  de 
cette  maison   en   Picardie,  né   en    1020,  l'un  des 


puissants  seigneurs  et  des  plus  grands  hommes 
de  son  siècle,  qui  s'attacha  à  Richilde,  comtesse 
d'Artois,  qui  le  mit  au  nombre  de  ses  favoris,  et 
le  fit  lieutenant  de  son  armée  vers  l'an  1050.  Il 
gouverna  sous  elle  ses  Etats  avec  Dreux,  sire  de 
Coucy,  et  fut  tué  au  siège  de  Lille  en  1070.  Si 
l'on  ne  peut  pas  remonter  la  maison  de 
Mailly  à  une  oripine  plus  ancienne,  on  peut  du 
moins  assurer  qu'elle  est  des  plus  illustres,  le 
rang  que  tenait  Anselme  de  Mailly  à  la  Cour  de 
la  comtesse  Richilde,  n'annonçant  point  un  hom- 
me de  néant,  et  les  premiers  emplois^  n'étant 
alors  confiés  qu'aux  personnes  de  la  première 
naissance.il  laissa  plusieurs  enfants  de  sa  femme 
dont  le  nom  est  ignoré. 

Au  xvnie  degré,  René,  IIIe  du  nom,  baron  de 
Mailly,  laisse  entre  autres  enfants,  René,  l'aîné, 
qui  continue  la  première  branche,  et  Louis  Char- 
les, le  3e,  qui  fut  l'auteur  de  la  branche  des  mar- 
quis de  Nesle  et  de  Montcavrel,  baron  d'Esmery, 
seigneur  de  Remaugier,  Manneville,  Monthulin, 
Beaurevoir,  Balagny,  Maurupt,  etc.  Il  se  trouva 
au  siège  de  Thionville,  de  Mardyck,  d'Ypres,  de 
Dunkerque,  et  aux  batailles  de  Rocroy,  de  Fri- 
bourg  et  Nordlingen,  où  il  reçut  trois  grandes 
blessures;  accompagna  Louis  XVI  dans  ses  con- 
quêtes de  Flandre  et  de  Hollande  et  mourut  le 
26  mars  1708,  âgé  de  90  ans.  Il  avait  épousé,  par 
contrat  du  16  janvier  1649,  Jeanne  de  Mnnchy, 
sa  cousine,  morte  le  13  avril  1713.  Il  avait  acheté, 
avec  sa  femme,  par  contrat  du  30  mars  1666,  ho- 
mologué par  arrêt  du  Parlement  de  Paris,  le  24 
mars  1667,  les  marquisats  de  Nesles  et  de  Mont- 
cavrel et  plusieurs  autres  terres,  moyennant 
1.065.000  livres.  Ils  obtinrent  des  lettres  pa- 
tentes du  roi  pour  faire  appeler  du  nom  de 
Mailly,  le  village  de  Montcavrel,  et,  pour  le  dis- 
tinguer de  l'ancien  Mailly,  on  le  nomma  Mailly- 
Montcavrel.  Le  marquis  de  Nesle  avait  aussi  fait 
bâtir  l'hôtel  de  Mailly,  près  du  Pont-Royal,  et  le 
château  de  Nesle,  et  avait  obtenu,  au  mois  de  dé- 
cembre 1701,  des  lettres  patentes,  portant  con- 
firmation de  la  donation  et  substitution  mascu- 
line à  l'infini,  en  faveur  des  aînés  de  sa  maison. 

Il  laissa  sept  enfants,  l'aîné,  Louis,  fut  colonel 
du  régiment  de  Condé,  maréchal  des  camps  et 
armées  du  roi,  se  distingua  en  diverses  occa- 
sions, particulièrement  à  la  bataille  de  Senef, 
où  il  eût  une  jambe  cassée  d'un  coup  de  mous- 
quet, fut  dangereusement  blessé  au  siège  de  Fhi- 
lisbourg  en  1688,  mourut  à  l'âge  de  36  ans,  de  sa 
blessure,  à  Spire,  cinq  semaines  après,  et  fut 
inhumé  devant  le  grand  autel  des  Cordeliers  de 
Spire. 

Son  fils  aîné  Louis  de  Mailly  IIIe  du  nom,  mar- 
quis de  Nesle  et  de  Mailly-Montcavrel,  prince 
d'Orange,  chevaliers  des  ordres  du  roi,  capitaine- 
lieutenant  des  gendarmes  Ecossais,  se  trouva  à 
plusieurs  batailles  où  il  se  distingua.  Il  fut  nommé 
par  le  roi,  en  1716,  pour  aller  recevoir,  à  son  dé- 
barquement à  Calais,    le   Czar  Pierre  1er  le  com- 


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plimenter  delà  part  de  sa  Majesté  et  le  conduire 
à  la  Cour.  Il  porta  la  queue  du  manteau  du  roi 
Louis  XV,  lorsque  ce  prince  reçut  le  collier  de 
l'ordre  du  St-Esprit,  à  Reims,  le  27  octobre  1722; 
il  fut  nommé  chevalier  du  même  ordre  le  2  février 
1724,  n'ayant  pas  encore  35  ans  accomplis.  Dès 
l'année  1710,  il  fit  prendre  possession,  en  son 
nom,  de  la  principauté  d'Orange,  en  vertu  de  l'ar- 
rêt du  Conseil  d'Etat  prifé  du  roi,  obtenu  le  25 
janvier  1706,  par  Jeanne  Monchy,  son  aïeule,  par 
lequel  il  lui  fut  permis  de  se  qualifier  Prince  d'O- 
range. 11  mourut  à  Paris  le  7  septembre  1767  ;  il 
avait  épousé,  le  9  avril  1709,  Armande  Félice  de 
la  Porte-Mazarin,  dame  du  Palais  de  la  Reine, 
morte  à  Versailles  le  14  octobre  1729.  Ils  ne  lais- 
sèrent qu'un  garçon  mort  au  berceau  et  cinq 
filles. 

Le  quatrième  fils  de  Louis  Charles,  marquis  de 
Nesle,  Louis  de  Mailly,  fut  l'auteur  de  la  branche 
des  comtes  de  Mailly-Rubempré.  Son  fils  aîné, 
Louis  Alexandre,  mourut  sans  postérité,  et  la  bran- 
che fut  continuée  par  son  frère,  Louis  de  Mailly, 
5e  du  nom,  seigneur  de  la  Borde,  ci -devant  appelé 
le  comte  de  Rube-nprè,  puis  marquis  de  Nesle, 
né  en  octobre  1700,  nommé  chevalier  de  l'ordre 
de  Notre-Dame  de  Mont-Car  mel  et  de  Saint-Lazare, 
le  15  octobre  1721  ;  lieutenant-général  des  armées 
du  roi  en  1748,  chevalier  des  ordres  en  1749  ;  il 
avait  épousé  par  contrat  le  22  avril  1791,  Anne- 
Françoise  de  l'Arbaleste  de  Melun,  nommée  en 
1747,  dame  du  Palais  de  Madame  la  Dauphine, 
dont  il  eut  plusieurs  enfants,  qui  continuèrent 
cette  branche. 

La  branche  des  seigneurs  de  Mareuil  et  de 
Fresnoy,  s'est  éteinte  à  la  mort  d'Alexandre- 
Louis,  IIe  du  nom,  marquis  de  Mailly,  seigneur 
de  Mareuil,  qui  ne  laissa  qu'une  fille. 

La  branche  des  comtes  de  Mailly,  marquis 
d'Haucourt,  a  donné  quatre  chevaliers  de  l'ordre 
du  roi,  trois  chevaliers  de  Malte,  un  capitaine 
de  1000  (mille)  hommes  de  pied,  un  capitaine  de 
cinquante  hommes  d'armes  des  ordonnances  du 
roi,  un  capitaine  de  cent  chevaux  légers,  deux 
gouverneurs  de  place  et  six  officiers  tués  à  l'ar- 
mée. —  La  branche  des  Mailly-Couronnel,  sei- 
gneur de  Loiselet,  Mernes,  Hersin,  etc.,  s'est 
éteinte  vers  1650. 

La  branche  des  seigneurs  de  Berghineuse 
etc.,  branche  de  Mailly-Couronnel,  a  eu  pour 
auteur  Pierre  Clérembault  de  Mailly-Couronnel. 

Armes:  D'or,  à  trois  maillets  de  sable. 

Cimier  :  Un  cerf  issanl  au  naturel. 

Cri  :  Mailly  !  Mailly  ! 

Supports  :Deux  lions  au  naturel. 

Devise:   Bongnc  que  vnnra. 

Couronne  ducale  alternativement  fleuronnée  et 
fleurdelisée. 

La  branche  de  Mailly-Couronnel  porte  :  D'or,  à 
trois  maillets  de  gueules. 


MAISTRE  (de). 

Suivant  les  lettres  patentes  du  mois  de  mai 
1769  de  l'érection  de'  la  terre  de  Vaujours  en  -ha- 
ronnie,  cette  famille  noble  est  une  des  plus  an- 
ciennes de  la  province  du  Languedoc  établie  plus 
tard  à  Paris.  Son  nom  s'estécrit  de  Maistre  et  de 
Mestre,  qu'on  a  toujours  prononcé. 

La  filiation  commence  à  Amaury  de  Maistre, 
qui  fut  secrétaire  de  Louis  de  France,  duc  de 
Guyenne.  Le  roi  Charles  VII,  en  considération 
des  services  qu'il  avait  rendus  à  Louis  de  France, 
son  fils,  lui  fit  don  de50  livres  d'or,  par  lettres  du 
10  avril  1410. 

D'anciens  titres  constatent  <jue  la  famille  de 
Maistre  forma  différentes  branches,  dont  l'une 
passa  en  Poitou  et  posséda,  dans  cette  province, 
"dès  l'an  1519,  les  seigneuries  de  la  Papinière, 
de  la  Vascetière  et  d'Aizenay  ;  celle  qui  demeure 
en  Languedoc  a  possédé,  dans  cette  province,  les 
seigneuries  de  SaintFoix,  de  Camplong,  de 
Cabrières  et  de  Léouze. 

Cette  famille  a  fourni  un  grand  nombre  d'offi- 
ciers d'infanterie  et  de  cavalerie  et  des  chevaliers 
de  divers  ordres. 

Armes  :  D'argent,  à  deux  fasces  de  gueules, 
surmontées  de  cinq  mouchetures  d'hermine  de 
sable,  rangées  en  chef '. 

MALET  (de). 

Cette  famille  descend  deN. 
Malet  qui  vivail  en  Norman- 
die en  1025,  et  avait  épousé 
une  Anglaise,  sœurdeGodiva, 
femme  de  Léofric,  comte  de 
Merci e.  Ce  Malet  eut  deux  fils  : 
Guillaume  I,  sire  de  Gravi  lie, 
souvent  qualifié  «  princeps  », 
et  Durand.  Le  roi  Harold  épou- 
sa la  veuve  de  Grifrîth,  roi 
des  Gallois,  Aldith,  fille  d'Al- 
gar,  comte  de  Mercie,  etd'.El- 
gifa  (certains  auteurs  font 
d'Œlgifa  la  sœur  de  Guillaume 
Malet,  d'autres  sa  fille  ;  c'est, 
parait-il,  une  erreur),  et  petite  fille  de  Léofric.  Il 
se  trouvait  ainsi  neveu  de  Guillaume  Malet.  D'au- 
tre part.  Guillaume  Malet  était  neveu,  par  sa 
femme  Hésilie  Crespin,  de  Guillaume,  duc  de  Nor- 
mandie. C'est  à  cette  double  parenté  qu'il  dut 
l'honneur  d'ensevelir  le  dernier  roi  Saxon. 

Ad  tumulandum  prope  littus  maris  quod  diu 
cum  armis  servaverat,  Guillelmo  agnomine  Ma- 
leto,  victoris  jussu,  traditus  est  (Orderic  Vital). 
Quidam  partim  Normanus  et  Anglus  (Normand 
par  son  père,  Anglais  par  sa  mère).  Computer  (il 
est  probable  qu'Harold  et  Guillaume  Malet  étaient 
parrains  d'Adèle,  fille  du  duc  Guillaume)  Haroldi 
corpu  Régis  sepelivit  (Guy  d'Amiens). 


—  461  — 


—  462  — 


Guillaume  Malet  eut  deux  fils  :  Robert  et  Gilbert 
qui    faisaient    également   partie   de  l'expédition 
(leurs  noms  sont  inscrits  dans  l'église  de  Dives), 
et  une  fille,  Béatrix,  mariée  à  Guillaume  des  Ar- 
chis.   Robert  reçut  de  vastes  possessions  en  Suf 
folk.  Il  est  d'abord  qualifié  :  Cornes  Suffolk,  puis 
Dux  Suffolk.  Sa  résidence  était  Eye.  Celle  de  Gil- 
bert était  Curry -Malet  en  Sommerset.  Guillaume  II 
fils  de  Robert,  accompagna  Robert  Courte-Heuse 
à  la  première  croisade  (1096).  Au  retour  de  ce 
prince,  Robert  Malet  prit  parti  pour  lui   contre 
Henri  IPI',  fut  proscrit  et  tué  plus  tard  âla  bataille 
de  Tinchebraie  (1106).  Guillaume  II  n'hérita  que 
d'une  faible  partie  de  ses  biens.   Il  fut  proscrit  â 
son  tour  et  revint  sur  le  continent  avec  Ernest, 
son  fils  aine.  Hugh  le  cadet  resta  en  Angleterre 
sous  le  faux  nom  de  Ficket.  Il  est  l'auteur  de  la 
branche  anglaise  qui  existe  aujourd'hui. 

Les  branches  de  Durand  et  de  Gilbert  sont 
éteintes  dans  la  descendance  masculine.  Celle  de 
Gilbert  a  donné  lord  William  Malet,  l'un  des 
vingt-cinq  barons  signataire  de  la  Grande  Charle 
1215  ;  et  par  les  femmes  Jane  Seymour,  mère  d'E- 
douard VI. 

Parmi  les  personnages  qui  ont  illustré  le  nom 
de  Malet,  il  faut  mentionner  :  1°  Robert  Malet,  3e 
du  nom,  qui  accompagna  Saint-Louis  dans  toutes 
ses  expéditions  et  mérita  de  voir  ses  armes  gra- 
vées sur  la  cassette  de  ce  monarque  ;  2»  Louis 
Malet,  sire  de  Gra ville,  grand  amiral,  mort  au 
château  de  Marcoussis  le  30  octobre  1516.  Son 
cœur,  trouvé  en  faisant  des  fouilles  dans  l'église 
de  Graville,  a  été  réinhumé  au  pied  des  marches 
du  sanctuaire  le  9  décembre  1889  en  présence  de 
l'évêque  de  Soissons  et  du  vicomte  de  Malet,  re- 
présentant la  famille.  L'amiral  ne  laissait  que  des 
filles.  Louise,  l'aînée,  apporta  la  terre  de  Graville 
dans  la  maison  de  Vendôme. 

Rranche  de  la  Jorie 

Henri,  comte  de  Malet  de  la  Jorie,  marquis  de 
Gaillac  en  Quercy,  fit  ses  preuves  de  noblesse 
devant  Chérin,  et  le  18  mai  1783  eut  l'honneur  de 
monter  dans  les  carosses  du  roi.  D'Hozierqui  fut 
chargé  de  dresser  sa  généalogie  la  fait  partir  de 
Guillaume  Malet  qui,  vers  1375,  était  au  service 
du  duc  de  Bretagne.  Borel  d'Hauterive  a  établi 
catégoriquement  que  ce  Guillaume  Malet  était 
frère  de  Jean  III  Malet,  sire  de  Graville,  décapité 
sous  Jean  le  Bon  (5  avril  1356). 

Cette  branche  est  représentée  actuellement  par 
Edouard,  oomte  de  Malet,  né  le  21  juillet  1834, 
ancien  capitaine  d'artillerie,  chevalier  de  la  Lé- 
gion d'honneur,  marié  le  1er  mai  1860  àValentine 
de  Marcellus,  d'où  Robert,  vicomte  de  Malet,  né 
le  27  juillet  1863,  capitaine-instructeur  au  2e  cui- 
rassiers ;  et  Madeleine,  mariée  le  2  juin  1885  au 
comte  de  Tanoûarn  (château  de  Glane  parCoulau- 
res,  Dordogne). 

Frères  et  sœurs:  1°  le  comte  Raoul  de  Malet, 
né  le  24  janvier  1837,  marié  le  29  décembre  1858 


à  Marie  de  St-Etienne,  d'où  :  Marie-Antoinette, 
mariée  le  12  février  1881  à  Henri  de  Douhet  (châ- 
teau de  St-Etienne  par  Riom-es-Montagne  (Cantal); 
2°  le  comte  Maxime  de  Malet,  né  le  23  mars  1841, 
marié  le  11  avril  1866  à  Elise  Lagarde  (â  Fontan- 
ges  par  St-Martin-Valmeroux,  Cantal)  ;  3°  le  comte 
Elie  de  Malet,  né  le  30  novembre  1816,  marié  le 
15  mai  1872  à  Antonie  de  Montferrand,  d'où  :  a) 
Louis,  né  le  5  novembre  1876;  b)  Henri,  né  le  2 
mai  1881;  c)  Gabrielle  ;  d)  Anne-Marie  (château 
de  Montréal  par  Issac,  Dordogne)  ;  4°  Marie  de 
Malet  ;  5°Laure,  vicomtesse  de  Lhermite,  décédée 
dont  postérité  ;  6<>  Edwige  de  Teyssière,  décédée, 
dont  postérité  ;  7o  Cécile  de  Tessières,  dont  pos- 
térité. 

Rameau  de  La  Garde 

Jean,  marquis  de  Malet,  né  le  29  octobre  1848, 
lieutenant-colonel  d'artillerie  breveté,  chevalier 
de  la  Légion  d'honneur,  marié  le  19  mai  1873  à 
Madeleine-Emérance-Marie  de  Rougé,  décédée, 
d'où  :  (a)  Victor-Pie-Louis,  né  le  21  juin  1878  ;  (ô) 
Antoine-Félix-François,  né  le  31  mars  1889;  (c) 
Anne-Simone- Marie,  mariée  le  18  juillet  1895  au 
comte  Karl  de  BeaumontlaBoninière;  (d)  Louise- 
Léonie-Anne  ;  (e)  Marie-Madeleine  Jeanne  (châ- 
teau de  Puycharnaud  par  Nontron,  Dordogne,  et 
69bis,  rue  de  Varenne  à  Paris). 

Rameau  de  Roquefort 

O-car,  marquis  de  Malet-Roquefort,  né  en  1824, 
marié  en  1855  à  Marie-Laure  de  Mares,  d'où 
Raoul  de  Malet-Roquefort,  né  en  1866  (Gironde, 
Gironde,. 

Cousins  :  1°  Léo,  comte  de  Malet-Roquefort,  né 
en  1822,  marié  à  Marguerite  Dartigue,  décédée, 
d'où  Georges,  vicomte  de  Malet-Roquefort,  né  le 
2  décembre  1854,  marié  le  19  mars  1885  à  Louise 
de  Chatenet,  d'où  a)  Louis-Alexandre,  né  le  20 
janvier  1886  ;  6)  Jehan-Philippe-François, né  le  24 
mai  1888  (château  de  la  Gaffelière,  Saint-Emilion, 
Gironde);  2°  Eugène, vicomte  de  Malet-Roquefort, 
né  en  1828,  marié  le  1er  juillet  1853  à  Elisa  de 
Larmandie,  d'où  Henri,  baron  de  Malet-Roquefort, 
né  le  9  juillet  1856,  et  Joséphine,  mariée  le  22  avril 
1885  au  comte  de  Barde,  décédé  (Périgueux)  ;  3° 
Camille,  baron  de  Malet-Roquefori,  né  le 7  février 
1833,  marié  le  27  juillet  1859  à  Marie  deCallières, 
d'où  a)  Guillaume,  né  le  17  mai  1866;  b)  le  baron 
Louis  de  Malet-Roquefort,  né  le  22  avril  1872,  ma- 
rié le  3  mars  1896  à  Marguerite  M  alen(Libourne). 

Branche  de  Coupigny 

lo  Henri-Marie-Robert  de  Malet,  comte  de  Cou- 
pigny, né  le  8  juin  1855,  ancien  ingénieur,  marié 
le  7  mai  1885  â  Gabrielle  de  Thieulloy,  d'où  (a) 
Charles,  né  le  26  mai  1888;  [b)  Jean  ;  (c)  Françoise  ; 
[d)  Henriette  (château  de  Louverval  par  Hermies, 
Pas-de-Calais)  ;  2°  Jean-Marie-Stanislas,vicomte 
de  Coupigny,  né  le  5  décembre  1861,  lieutenant 
au  21'  dragons  â  St-Omer,   marié  le  3  juillet  1889 


—  463 


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à  Marguerite  du  Muizon,  d'où  a)  Antoine,  né  le 

11  septembre  1895  ;  b)  Jacqueline;  c)  Marie-Thé- 
rèse. 3o  Henriette  de  Cannettemont  et  deux  sœurs 
religieuses  au  Sacré-Cœur. 

Rameau    d'Espagne 

Le  général  comte  de  Goupigny,  mort  en  1830,  a 
laissé  trois  fils  en  Espagne,  sur  lesquels  nous 
n'avons  pu  avoir  aucun  renseignement. 

Rameau  de  Noyelles 

Albert  de  Malet,  marquis  de  Coupigny,  né  le 
18  mai  1832,  marié  à  N.  Von  Pradel  de  Palmaert, 
a  un  fils  et  deux  filles,  dont  l'une,  Laure,  mariée 
le  10  juin  1891  à  Guy  de  Fromont  de  Bouaille 
(château  de  Hucqueliers  par  Hucqueliers  (Pas-de- 
Calais)  ;2°  Fortuné  de  Malet,  comte  de  Coupigny, 
né  le  18  décembre  1836,  marié  à  Célestine  Petit 
(château  de  Courset  par  Desvres,  Pas-de-Calais) . 

Branche  cadette  de  Graville 
(précédemment  de  Drubec  et  de  Cramesnil) 

La  branche  de  Graville  s'éteignit  en  la  personne 
de  l'amiral.  Un  Malet  de  Drubec,  en  1716,  Ferry 
Malet,  capitaine-lieutenant  des  chevau-légers  du 
duc  d'Orléans,  releva  le  nom  qui  s'éteignit  encore 
en  la  personne  de  Louis-Robert  Malet,  marquis 
de  Graville,  gouverneur  du  Roussillon,  mort  en 
1776.  Les  deux  rameaux  de  cette  branche  le  re- 
cueillirent alors.  L'aîné  est  représenté  aujour- 
d'hui: lo  par  Henri  Malet,  comte  et  marquis  de 
Graville,  né  en  1851,  ancien  officier  d'infanterie, 
marié  le  19  août  1884  à  Marie -Thérèse  deBodard, 
d'où  Marie-Thérèse  et  Elisabeth  (château  de  la 
Chaize  par  St-Hilaire  du  Harcouët,  Manche)  ;  2e 
par  Robert  Malet,  vicomte  de  Graville,  ancien  of- 
ficier de  cavalerie,  marié  le  26  mars  1885  à  Thé- 
rèse Le  Mercier-Mousseaux,  d'oùcr)  Joseph,  né  le 

12  mai  1886  ;  &)  Paul,  né  le  10  avril  1889  (à  Fou- 
gères). 

Rameau  de  Cramesnil 

Ce  rameau  s'est  éteint  le  1er  mai  1892  par  la 
mort  de  Guillaume-Eustache,  comte  de  Graville, 
ancien  élève  de  l'Ecole  polytechnique,  qui  a  cédé 
à  son  neveu,  M.  Le  Vaillant  du  Douët,le  château 
de  Cramesnil  et  le  titre  de  marquis    de  Graville. 

Branche  d'Angleterre 

Sir  Alexander  Malet,  baronet,  ancien  ministre 
plénipotentiaire,  commandeur  de  l'Ordre  du  Bain, 
a  laissé  deux  fils  :  1°  Sir  Henri-Charles-Eden  Ma- 
let, baronet,  né  le  25  septembre  1835,  lieutenant- 
colonel  en  retraite,  marié  le  18  février  187:!  à 
Laura-Jane  Campbell  Hamilton,  d'où  Vera-Jane 
(Wilbury-House,  Salisbury)  ;  2°  Sir  Edward 
Baldwin  Malet,  ancien  ambassadeur, Grand-Croix 
de  l'Ordre  du  Bain,  né  le  10  octobre  1837,  marié 
le  19  mars  1885  à  lady  Ermyntrude  Sackville  Rus- 
sel,  fille  du  feu  duc  de  Bedft  rd  (château  Malet, 
près  St-Laurentd'Eyze, Alpes-Maritimes,  France) . 

Sir  Alexander  Malet  avait  sept  frères  dont  l'un, 


Georges  Grenville  Malet,  lieutenant-colonel  de 
cavalerie,  fut  tué  en  Perse  le  9  décembre  1856 
(voir  le  Peerage). 

Armes  :  Malet  de  France  :  De  gueules,  à  trois 
fermaux  d'or,  2  et  1. 

Couronne  ducale. 

Cimier:   Une  tête  de  griffon. 

Supports  :  Deux  griffons. 

La  branche  de  Coupigny  porte  :  D'azur,  à  l'é- 
cusson  d'or,  au  chef  de  gueules,  chargé  de  trois 
fermaux  d'or. 

La  branche  d'Angleterre  a  recueilli  vers  1272 
les  armes  de  la  maison  de  Deandon  qui  sont  : 
D'azur,  à  trois  coquilles  d'or  2  et  1. 

Couronne  ducale. 

Cimier  :  Une  tête  de  tigre. 

Devise  commune  :  Ma  force  de  en  Hault. 

Devise  de  la  branche  de  Coupigny  :  Pâtir  pour 
jouir. 

Cri  de  Guerre  :  Malet. 

Il  existe,  paraît-il,  en  Sicile  une  branche  de 
Malet  échappée  aux  Vêpres  Siciliennes, 

MALÉZIEU  (de). 

Nicolas  de  Malézieu,  seigneur  de  Chastenay, 
chancelier  de  la  souveraineté  de  Dombes,  secré- 
taire général  des  suisses  et  grisons,  l'un  des  40  de 
l'Académie  française,  et  honoraire  de  celle  des 
sciences,  mourut  le  4  mai  1727.  Il  avait  épousé 
Françoise  Faudel,  ci-devant  gouvernante  des  en- 
fants du  duc  du  Maine. 

Il  laissa  plusieurs  enfants  qui  tous  ont  occupé 
des  places  élevées  :  l'aîné  fut  évêque  déLavauren 
1713,  les  autres  furent  lieutenant  général  de  l'ar- 
tillerie, commandeur  de  l'ordre  de  Saint  Louis,  un 
colonel  d'une  brigade  de  carabiniers,  fait  briga- 
dier de  cavalerie,  et  un  mestre  de  camp  de  cava- 
lerie, ancien  exempt  des  gardes  du  corps  du  roi, 
lieutenant  général  de  la  province  d'Aunis,  etc. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  lis  d'urgent  et,  en  pointe,  d'un 
lion  d'or. 

MAGLAIVE  {de). 

Joseph  de  Malglaive,  avocat  à  Nancy,  a  obtenu, 
le  17  février  1815,  des  lettres  d'anoblissement  de 
S.  M.  Louis  XVIII;  il  a  épousé,  en  1785,  Marie- 
Monique  Thierry  de  Rembau,  dont  entre  autres 
enfants,  Claude-Joseph  de  Malglaive,  capitaine- 
lieutenant  des  cuirassiers  de  la  garde  royale, 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur,  nommé  par  le 
roi. 

Armes:  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagii) 
en  chef  de  deux  molettes  d'argent  et,  en  pointe, 
d'un  glaive  de  même. 

L'écu  sommé  d'un  casque  d'écuyer. 


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MALHERBE  (de). 

Maison  des  plus  anciennes  de  Normandie,  qu'on 
croit  issue  d'un  seigneur  danois,  ce  qui  est  prouvé 
par  un  extrait  de  l'histoire  de  Vincentis  (rapporté 
par  du  Chesne).  qui  l'a  tiré  de  l'histoire  de  Nor- 
mandie, par  St-Othon,  abbé  de  Saint-Martin  de 
Tours.  Cet  extrait  a  été  attesté  par  Bignon,  biblio- 
thécaire   du   roi,   par  lettres   du  29  juillet  1767. 

Ce  compagnon  des  travaux  de  Rollon,  premier 
duc  de  Normandie,  eut  en  partage  entr'autres 
terres  :  la  Baronnie  de  la  Haye-Malherbe,  près 
de  Pont-de-1'Arche,  diocèse  de  Rouen,  de  laquelle 
il  emprunta  le  surnom  et  le  transmit  à  ses  des- 
cendants. Ils  ont  formé  un  nombre  prodigieux  de 
branches  tant  en  France  qu'en  Angleterre,  les- 
quelles, par  une  tradition  conservée  de  siècle  en 
siècle,  reconnaissent  toutes  avoir  la  même  origine 
et  réclament  également  pour  souche  commune 
les  anciens  barons  de  la  Haye-Malherbe.  C'est 
aujourd'hui  l'abbaye  de  Royaumont  qui  possède 
cette  baronnie.  Elle  fut  confisquée  avec  tant  d'au- 
tres belles  terres,  parce  que  Payen  de  Malherbe 
fit  un  appel  au  fils  du  roi  de  France,  depuis  Louis- 
le-Hutin,  qui  avait  insulté  gravement  le  filsdu  duc 
de  Normandie.  Plusieurs  seigneurs  étaient  du  com- 
plot (Voir  les  œuvres  de  Malherbe  dans  ses  lettres). 

On  distingue  trois  branches  principales  qui 
portent  des  armes  différentes  les  unes  des  autres. 

Les  armes  des  seigneurs  de  Saint-Agnan-le- 
Malherbe,  sont  : 

D'argent,  semé  d'hermines,  et  six  roses  de  gueu- 
les, 3,  2  et  1. 

Supports  :  Deux  lions. 

Celles  des  seigneurs  de  la  Meausse,  sont  : 

D'or,  à  deux  jumelles  de  gueule<,  p>osées  en 
fasce,  l'une  au-dessus  de  l'autre,  et  deux  lions 
aussi  de  gueules,  affrontés  et  posés  aie  chef  de 
Vécu. 

Et  celles  des  seigneurs  de  Meuvaines,  sont  : 

De  gueules,  à  six  coquilles  d'or,  3,  2  et  1  ;  au 
chef  d'or,  chargé  d'un  lion  passant  de  gueules . 

Cette  diversité  d'armes  n'est  point  une  raison 
de  croire  que  ces  branches  soient  de  familles  dif- 
férentes. On  sait  qu'anciennement,  dans  les  xm5 
et  xive  siècles,  il  était  assez  d'usage  parmi  les  ca 
dets  de  maisons  nobles  de  changer  de  métaux  et 
de  pièces  pour  diversifier  leurs  armes.  Ce  change- 
ment allait  jusqu'à  quitter  le  nom  patronymique 
pour  prendre  celui  d'une  terre  ou  d'une  seigneu- 
rie ;  nous  n'entreprendrons  pas  ici  de  donner  la 
filiation  exacte  de  cette  nombreuse  famille  de 
Malherbe,  ou  de  ses  trois  principales  branches, 
il  faudrait  un  volume  pour  la  contenir. 

Les  Malherbe  sont  nobles  de  nom  et  d'armes 
et  ont  été  confirmés  à  plusieurs  reprises  où  iis 
sont  mis  au  nombre  des  anciens  nobles. 

Le  baron  de  la  Haye-Malherbe  accompagna,  en 
1034,  Robert  Ier  du  nom,  duc  de  Normandie,  dans 


son  pèlerinage  de  la  Terre-Sainte;  Raoul  de 
Malherbe,  chevalier,  seigneur  et  baron  de  la  Haye- 
Malherbe,  fut  du  nombre  des  héros  qui  aidèrent 
le  duc  Guillaume,  en  1066,  dans  la  conquête  d'An- 
gleterre ;  c'est  ce  qui  est  prouvé  par  Masseville 
dans  son  histoire  de  Normandie;  —  Jean  de 
Malherbe,  chevalier,  seigneur  de  Saint-Agnan-le- 
Malherbe,  est  compris  parmi  les  chevaliers 
Bannerets  qui  furent,  en  1096,  à  l'expédition  de 
la  Terre-Sainte,  et  à  la  prise  de  Jérusalem  en 
1099. 

C'est  de  lui  que  descendent  ceux  dont  la  filia- 
tion commence  à  Jean  de  Malherbe,  chevalier, 
seigneur  de  Saint-Agnan-le-Malherbe,  qui  servit 
sous  Philippe  Auguste,  à  la  bataille  de  Bouvines 
en  1214  et  accompagna  Saint-Louis  dans  son 
voyage  d'outre-mer  en  1248. 

Voici  la  liste  des  différentes  branches  issues 
de    cette    famille  : 

1.  Des  seigneurs  du  Bouillon,  etc.,  éteinte  en 
1750  environ  ; 

2 .  Des  seigneurs  d'Arry,  du  Bois-d'Escures,  etc. 

3.  Des  seigneurs  de  Fresnay: 

4.  Des  sieurs  d'Amanville  et  de  Granchamp  ; 

5.  Des  sieurs  de  Missy,  La  Pigacière  et  de 
Digny. 

Cette  branche  a  fourni  François  de  Malherbe, 
2e  du  nom,  sienr  de  Digny,  né  en  1555,  écuyer  du 
roi,  gentilhomme  de  sa  Chambre  ;  il  est  regardé 
comme  le  piince  des  poètes,  et  le  premier  qui  ait 
fait  sentir  que  la  langue  française  pouvait  s'éle- 
ver à  la  majesté  de  l'Ode  :  il  a  saisi  le  génie  de 
cette  langue,  et  en  est  en  quelque  sorte  le  créateur. 
Il  fut  comblé  des  faveurs  de  Henri  IV,  et  mourut 
en  1628.  Il  avait  épousé  en  Provence,  Madeleine 
de  Coriolis,  veuve  :  1.  de  Balthazar  de  Catin;  et 
2.  de  Jean  de  Bourdon.  François  eut  plusieurs 
enfants,  morts  avant  lui,  entr'autres  Marc-Antoine, 
brave  et  bien  fait,  qui  fut  tué  en  duel  par  un  gen- 
tilhomme provençal,  nommé  Piles.  Il  n'avait  pas 
dégénéré  de  son  père  pour  le  génie. 

Eléazar  de  Malherbe,  frère  de  François  continua 
la  descendance  de  cette  branche. 

De  cette  même  famille  était  un  de  Malherbe, 
gentilhomme,  qui  fut  nourri  fort  jeune  en  Espagne, 
se  mit  sur  la  flotte  des  Indes  et  passa  au  Pérou,  où  il 
fit  de  nouvellesdecouvertes.il  revint  en  France  pour 
en  donner  avis  ;  mais  il  ne  fut  point  prophète  en  sa 
patrie,  ce  qui  l'obligea  de  retourner  en  Espagne, 
où  il  fut  mieux  reçu.  On  lui  fit  armer  quelques 
vaisseaux  avec  lesquels  il  passa  aux  Indes,  et 
y  eut  le  succès  qu'il  s'était  promis.  Etant  de  re- 
tour pour  la  seconde  fois  en  Espagne,  le  roi  lui 
donna  10,000  écus  de  pension  et  le  soixantième 
denier  de  but  l'or  que  S.  M.  tirerait  de  ces  terres- 
là.  dont  Malherbe  se  fit  un  parti  qui  lui  valait 
90,000  écus  par  an. 

A  cette  famille  appartenait  Augustin  de  Mal- 
herbe, chef  de  la  branche  établie  àParis,  chevalier, 
né  le  22  décembre  1715,  procureur  général  du  roi 


—  467  — 


46S  — 


en  la  Chambre  souveraine  Ce  la  Marée  depuis  le 
6  août  1756,  etc. 

Nous  avons  dit  au  commencement  de  cette 
notice  qu'il  y  avait  plusieurs  branches  de  cette 
ancienne  race  établies  en  Angleterre,  et  en  effet, 
elles  ont  sollicité  plusieurs  de  celles  de  France 
d'y  passer,  où  elles  auraient  eu  un  sort  distingué  ; 
mais  nos  Malherbe  français,  attachés  à  leurs  sou- 
verains, ont  toujours  préféré  d'être  simples  offi- 
ciers en  France,  aux  grades  supérieurs  qu'on  leur 
faisait  espérer  dans  ce  pays  étranger.  Ils  y  ont 
même  abandonné  ce  qui  leur  appartenait  par  l'ex- 
tinction de  quelques  branches  de  la  famille 
d'Angleterre,  par  le  même  motif  qui  les  a  toujours 
conduit  et  animé. 

Le  bailli  de  Caen,à  la  réquisition  de  la  famille, 
se  transporta  à  l'abbaye  de  St-Etienne  de  Caen, 
fit  faire  ouverture  des  salles  de  cette  abbaye,  où 
il  y  avait  plusieurs  écus^ons  peints  des  armes 
des  anciennes  familles  nobles  de  la  province  de 
Normandie,  et  entre  lesquelles  il  attesta,  par  son 
procès-verbal  du  13  juin  1619.  avoir  vu  celles  de 
la  famille  de  Malherbe-Saint-Agnan,  qui  sont  : 

D 'argent^  semé  d'hermines  sans  nombre  ;  à  six 
roses  de  gueules; 

Et  les  religieux  attestèrent  savoir,  par  tradi- 
tion des  religieux  qui  les  avaient  précédés,  que 
ces  armes  avaient  été  peintes  par  ordre  du  duc 
Guillaume,  en  faveur  de  la  noblesse  qui  l'avait 
suivi  à  la  conquête  du  royaume  d'Angleterre,  et 
le  bailli  de  Caen  ordonna  que  l'écusson  des  armes 
de  la  famille  de  Malherbe-Saint-Agnan  serait  peint 
en  marge  de  son  procès- verbal:  Ce  qui  fut  exécuté 
par  le  peintre  Voyer,  de  ladite  ville  de  Caen,  qui 
en  donna  son  attestation.  La  famille  de  Malherbe 
est    en  possession  do    ce  titre. 

MALLORTIE  (de). 

Famille  marquée  parmi  les  nobles  de  Norman 
die,  et    connue   anciennement    sous   le    nom    de 
Benel. 

Richard  ditCardot  de  Malorlie,  seigneur  de  la 
Motte,  rendit  des  services  considérables  au  roi 
Charles  VII.  Parmi  les  titres  de  cette  famille  on 
trouve  des  lettres  de  ce  prince,  données  aux 
Montilsdès-Tours,  le  9  janvier  1451,  par  lesquelles 
S.  M.  ordonne,  en  considération  des  services  que 
lui  avait  rendus  Cardot  Benel,  dit  de  Malortie. 
au  grand  sénéchal  de  Normandie  et  au  bailli  dp 
Rouen,  qu'en  cas  que  Marie  l'Empereur,  fille  héri- 
tière de  Jacques  l'Empereur,  écuyer,  eut  donné 
volontairement  et  sans  contrainte  une  promesse 
de  mariage  audit  Cardot  Benel,  ils  la  fissent 
accomplir  et  donnassent  à  l'un  et  à  l'autre  main- 
levée de  la  saisie  qui  avait  été  faite  de  leurs  corps 
et  de  leurs  biens. 

Gabriel  de  Malortie,  marié  en  1682,  se  relira 
dans  l'électorat  de  Hanovre  étant  protsstant  ainsi 
que  sa   femme.  11  eut  un   fds  qui  mourut  enfant 


en  1688,  et  une  fille,  morte  aussi  protestante  à 
Hanovre  vers  1742,  et  les  biens  de  cette  branche 
n'ont  point  passé  à  cette  sœur  ;  mais  après  la 
mort  de  Louis,  son  frère,  ils  ont  été  confisqués  et 
la  confiscation  accordée  à  Jacques-Gustave,  son 
cousin-germain,  qui  continua  la  descendance  de 
cette  maison.  Il  était  chevalier,  seigneur  de 
Poutteville,  brigadier  des  armées  du  roi,  inspec- 
teur général  de  cavalerie  et  dragons,  en  faveur 
auquel  la  seigneurie  de  Hombourg  fut  confirmée, 
et  en  tant  que  besoin  serait  érigée  en  titre  et 
dignité  de  comté  de  Hombourg,  par  lettres  don- 
nées à  Versailles,  en  janvier  1715. 

Une  branche  de  cette  ancienne  famille  établie 
en  Picardie  à  Merlieux,  élection  de  Laon,  fut 
confirmée  dans  sa  noblesse  le  23  novembre  et  le 
4  avril  16-38.  Elle  subsistait  alors  clans  Claude  do 
Mallortie,  seigneur  de  Roys  et  de  Manneville-la- 
Raoult  et  dans  Louis  de  Mallortie,  seigneur  de 
Compigny,  frères,  qui  produisirent  leurs  titres 
en  remontant  à  Richard  dit  Cardot  de  Malortie, 
écuyer,  qui  obtint  des  lettres  patentes  du  roi 
Charles  VII,  le  24  janvier  1451. 

Armes  :  D'azur,  à  deux  chevrons  d'or,  accom- 
pagnés de  trois  fers  de  lance  ou  dards  à  l'antique 
renversés  d'argent,  posas  2  et  1 . 

La  branche  de  Picardie  écartelait  d'azur,  à 
quatre  croix  d'argent,  posées  2  et  2. 

MALUQUER  {de.) 

Famille  originaire  de  la 
vallée  d'Ossau,  en  Béarn, 
qui  a  possédé,  au  xvme  siè- 
cle, les  seigneuries  de  Cas- 
téra  d'Argagnon,  d'Andoins 
de  Gan  et  d'Fstialescq,  pour 
lesquelles  elle  siégeait  aux 
états  de  Béarn  dans  l'ordre 
de  la  noblesse. 

Jean  de  Maluquer  figure 
comme  procureur  de  la  com- 
munauté de  Buzy,  dans  un 
compromis  passé,  le  22  août 
1507,  entre  les  voisins  de 
Laruns  et  de  Buzy. 
Arnaud  d  s  Maluquer  était  chanoine  de  Lescar, 
en  1531. 

Pierre  de  Maluquer,  aussi  clnnoine  de  Lescar, 
est  cité  dans  un  acte  du  7  novembre  1541. 

Me  Rocq  de  Maluquer,  de  Buzy,  fils  de  Me  Jean 
de  Maluquer,  notaire  de  la  vallée  d'Ossan,  et  de 
damoiselle  Anne  de  Drouillet,  —  épousa  à  Saint- 
Faust,  prés  Pau,  le  23  juin  1675,  damoiselle  Mar 
guérite  de  Vignan, —  leur  lils. 

Noble  Jean-Pierre  de  Maluquer,  né  à  Saint- 
Faust,  le  21  février  1679,  capitaine  dans  les  bandes 
béarnaises,  le  15  septembre  1713,  seigneur  de  Cas- 
téra  d'Argagnon,  contracta  mariage  à  Buzy,  le  11 
février  1716,  avec  demoiselle  Hiéronime  de  Bor- 


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deu-Saint-Gaudens,  fille  de  Me  Antoine  de  Bordeu- 
Saint-Gaudens,  conseiller  du  roi,  assesseur  de  la 
vallée  d'Ossau  (1695),  et  de  Jeanne  de  Puyo,  et 
tante,  à  la  mode  de  Bretagne  du  célèbre  médecin 
Théophile  deBordeu.—  De  cette  union  vint  Jean, 
qui  suit  : 

Messire  Jean  de  Maluquer,  né  à  Buzy,  le  19 
juin  1719,  successivement  avocat  (1740),  subdé- 
légué de  l'intendance  en  Béarn,  conseiller  au 
parlement  de  Navarre  (1765),  seigneur  de  Castéra 
d'Argagnon,  d'Andoins  de  Gan  et  d'Estialescq, 
mourut  à  Pau,  le  20  septembre  1793,  membre  du 
Directoire  des  Basses-Pyrénées,  laissant  entre 
autres  enfants  de  Marie-Elisabeth  de  Larin,  dame 
d'Estialescq  : 

Jean-Pierre-Joseph  de  Maluquer,  seigneur  d'An- 
doins de  Gan,  garde  du  corps  dans  la  compagnie 
de  Gramont  (1778),  député  des  Basses-Pyrénées 
au  Conseil  des  Cinq-Cents,  puis  conseiller  géné- 
ral des  Basses-Pyrénées.  Né  à  Pau  le  24  mars 
1755,  il  mourut  à  Gan,  le  18  juillet  1828,  chef 
d'escadron  de  gendarmerie  retraité,  chevalier  des 
ordres  de  la  Légion  d'honneur  et  de  Saint-Louis, 
laissant  entre  autres  enfants,  d'Anne  Manescau- 
Saint-Martin  : 

Joseph-Fabien  de  Maluquer,  avocat  à  la  Cour 
d'appel  de  Paris  en  1830,  décédé  :'i  Saint-Faust,  le 
18  lévrier  1889,  ne  laissant  de  Dorothée-Olympe 
Mieussens,  qu'une  fille  Félicie-Sophie  Caroline 
de  Maluquer,  mariée  à  Saint-Faust  lé  6  septem- 
bre 1859,  à  Melchior-^lZ^Aon^e  de  Dufau  (d'une 
famille  béarnaise  mentionnée  plus  bas),  fils  cadet 
de  Jean -Louis  de  Dufau,  premier  président 
honoraire  de  la  Cour  d'appel  de  Pau,  ancien  dé- 
puté des  Basses-Fyrénées,  ancien  maire  de  la 
ville  de  Pau,  officier  de  la  Légion  d'honneur,  et 
de  Jeanne  Filhos.  —  Un  décret  du  président  de  la 
République,  du  18  août  1884,  a  autorisé  M.  de 
Dufau  et  ses  fils  majeurs  à  joindre  leur  nom  à  celui 
de  :  de  Maluquer. 

Armes  :  D'azur,  à  la  colonne  d'or  sur  une  ter- 
rasse d'argent,  accompagnée,  à  deœtre,  d'un  mar- 
teau (en  béarnais,  malkuquei  aussi  d'argent,  posé 
en  barre  au-dessus  d'un  boulet  de  sable  et,  à 
scnestrc,  d'une  croix  pattèe  d'argent:  à  la  Cham- 
pagne de  pourpre,  chargée  d'une  rivière  ou  d'une 
fasce  ondée  d'argent. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 
Branche  aînée. 

1°  Maluquer  (F elicie-Sophie- Caroline 
de),  veuve  de  Melchior- Alphonse  de  Dufau 
de  Maluquer.  —  Résidence  :  Château  de 
Bernet,  commune  de  Monlaur-  Bernet 
("Gers)  ; 

2°  Dufau  de  Maluquer  ((Jean-Joseph- 


Albertde).  fils  des  précédents,  propriétaire 
à  Saint-Faust  (Basses-Pyrénées)  ; 

3°  Dufau  de  Maluquer  (Henri  Armand- 
Alphonse  de),  frère  du  précédent,  juge 
d'instruction  à  Foix  (Ariège)  ; 

4J  Dufau  de  Maluquer  (Pierre-Louis  - 
Henri  de),  frère  des  précédents. 

Branche   g\dette. 

1°  Maluquer  tJiarie-Angélique-Athalie 
de),  veuve  de  M.  Joseph  Pourtalet,  avocat, 
notaire  à  Monein  (Basses-Pyrénéesj  ; 

2°  Maluquer  (Marie -Caroline  -A thalie 
de),  sœur  de  la  précédente,  femme  de  Théo- 
dule  Lacau-Saint-Guily,  propriétaire,  à 
Salies-de-Béarn  (Basses  Pyrénées)  ; 

3°  Maluquer  (Mavie-L1  ulalie  de),  sœur 
des  précédents,  femme  de  Antoine  Broqua, 
receveur  de  l'enregistrement  et  des  do- 
maines à  Pré-en-Pail  (Mayenne). 

MALVEZZI. 

La  famille  Malvezzi,  qui  a  son  origine  commune 
avec  les  Pic  de  la  Mirandole,  est  une  des  maisons 
les  plus  anciennes  et  les  plus  nobles  de  l'Italie  et, 
plus  particulièrement,  de  Bologne  où  ses  membres 
ont  toujours  occupé  les  premières  places  et 
situations.  Au  moyen-àge  et  à  différentes  reprises, 
ils  ont  même  eu  en  main  le  gouvernement  de  la 
République  de  Bologne.  —  C'est  surtout  dans  les 
armes  et  dans  la  diplomatie  qu'ils  se  sont  illus- 
trés. 

En  1569,  Pirrhus  Malvezzi  se  trouva  à  la  ba- 
taille de  Moncontour,  où  il  fit  des  prodiges  de 
valeur,  capitaine  des  chevau-légers  (à  l'âge  de 
28  ans)  d'un  corps  d'armée  que  le  Pape  Pie  V 
avait  envoyé  au  secours  de  Charles  IX. 

Vers  le  milieu  du  xviie  siècle,  Virgile  Malvezzi, 
—  un  des  hommes  les  mieux  doués  et  les  plus 
instruits  de  son  temps  et  auteur  de  plusieurs 
œuvres  de  politique  et  d'histoire  très  estimées  — 
après  avoir  parcouru  avec  honneur  la  carrière  des 
armes,  fut  ambassadeur  de  Philippe  IV,  roi 
d'Espagne  (dont  il  était  conseiller  d'Etat  et  de 
guerre)  auprès  de  Charles  Ier,  roi  d'Angleterre. 

Dans  la  seconde  partie  du  xvm**  siècle,  Vin- 
cent Malvezzi  fut  cardinnl  et  archevêque  de  Bo- 
logne. 

De  tout  temps,  les  différentes  branches  de  la 
famille  Malvezzi  se  sont  alliées  aux  familles  les 
plus  nobles  et  les  plus  illustres  telles  que  les  Cac- 
cianemici,  les  Bentivoglio,  les  Orsini,  les  del 
Carretlo,  les  Sanseverino,  les  Sforza,  les  Bevi- 


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lacgua,  les  Savelli,  les  Colonna,  les  Metternich, 
les  Pepoli,  etc.,  etc. 

Une  des  branches  de  la  famille  Malvezzi  alla 
s'établir  à  Ferrare  où,  de  même  que  à  Bologne, 
ses  membres  remplirent  toujours  les  premières 
fonctions  et  les  premières  charges  de  la  ville. 

Plus  tard,  ayant  acquis  des  propriétés  en  Lom- 
bardie,ils  devinrent  citoyens  de  Mantoue,  tout  en 
restant  Patriciens  de  Ferrare.  A  Mantoue  aussi, 
ils  occupèrent  des  situations  publiques.  Le  plus 
marquant  de  ces  personnages  fut  François  Mal- 
vezzi, un  jurisconsulte  des  plus  estimés  de  son 
époque.  Après  avoir  siégé  à  Ferrare,  de  1697  à 
1705,  au  Grand  Conseil  national  et  à  la  Magistra- 
ture des  Sages  —  la  principale  et  la  plus  honori- 
fique de  la  ville  —  il  fut,  en  1706,  nommé  membre 
du  Sénat  de  Mantoue  dont,  plus  tard,  il  devint 
le  vice-président,  fonctions  en  ces  temps-ln  des 
plus  considérables  et  qu'il  conserva  jusqu'à  sa 
mort. 

C'est  au  fils  de  ce  dernier,  Joseph,  que  le  28 
mars  1778,  Marie-Thérèse,  impératrice  d'Autriche 
(la  Lombardie  appartenait  alors  à  l'Autriche)  ac- 
corda le  titre  de  Comte  de  Lombardie,  lui  recon- 
naissant une  noblesse  ancienne  déjà  «  de  plus  de 
cinq  siècles  »,  suivant  des  documents  vérifiés 
comme  authentiques  par  la  commission  héral- 
dique de  Mantoue,  ainsi  qu'il  est  dit  dans  le  di- 
plôme, approuvant  et  lui  confirmant  l'usage  des 
armoiries  communes  à  toutes  les  branches  de  la 
famille  Malvezzi  et  dont  la  description  et  le  dessin 
se  trouvent  dans  ledit  diplôme. 

Parmi  les  alliances  contractées  par  la  branche 
des  Malvezzi  de  Ferrare-Mantoue,  il  convient  de 
citer  : 

Les  familles  Graziadei,  Sonzonia,  Forasangw, 
Robe  ni,  Scacerna,  Raspi,  Prosperi,  Mazza,  de 
Ferrare  ;  Sammaffei,  Auregi,  Marchetti,  Riccini, 
Casali,de  Mantoue;  Ferrari,  Venluri,  de  Parme; 
Pellicciari,  de  Modène  ;  Frassoni,  de  Final  de 
Modène;  Papini,  de  Forli;  GiglioU,  de  Reggio. 

Le  comte  Malvezzi  (Alexandre-François-Marie- 
Gaëtan)  est  le  représentant  actuel  de  cette  branche. 
Il  est  établi  à  Paris  depuis  plus  de  quarante  ans 
et  a  été  naturalisé  Français,  par  décret  du  13  no- 
vembre 1867.  —  Il  est  veuf  d'Augusta-Frédérique- 
Marie-Johanna-Hélène-Charlotte  de  Struve  ;  fille 
de  Gustave  de  Struve,  envoyé  extraordinaire  et 
ministre  plénipotentiaire  de  Russie,  et  de  la  ba- 
ronne Alexandrine  de  Driesen. 

De  ce  mariage  sont  nés  : 

1-  Antoinolte-Mathilde-Alexandrine-Pia,  mariée 
à  sir  William  Howard  Russell,  un  des  hommes  les 
plus  distingués  de  la  Grande-Bretagne,  docteur 
de  l'Université  d'Oxford,  historien  de  la  guerre  de 
(  Irimée  (185'i-1855),  à  laquelle  il  s'est  trouvé  comme 
correspondant  militaire  du  Times; 

2'  Joséphine,  baptisée  :  Joséphine  -  Eugénie- 
Anne-Alexandrine-Blanche,  mariée  avec  le  baron 
Georges  de  Saint-Brisson  de  la  Ghesnaye. 


Une  autre  branche  de  la  famille  Malvezzi,  de 
Bologne,  est  établie  depuis  des  siècles  en  Bohême 
où  son  nom  s'est  modifié,  en  se  germanisant,  et 
est  devenu:  «  Malovetz  ».  —Les  barons  Malovetz, 
de  Prague,  ont  les  mêmes  armoiries  que  celles 
des  Malvezzi  d'Italie  et  de  France.  —  Le  cardinal 
Ernest,  premier  archevêque  de  Prague,  dit  le  car- 
dinal de  Prague,  était  de  la  famille  des  barons 
Malovetz. 

Armes  :  D'azur,  à  la  bande  d'or  accompagnée 
en  chef  d'un  la/nbel  de  gueules  à  quatre  pendants 
intercalés  de  trois  fleurs  de  lis  d'or  ;  à  un  écusson 
posé  en  abîme,  de  gueules,  chargé  d'une  aigle 
essorant  d'argent  regardant  à  droite. 

L'écu  surmonté  d'une  couronne  de  comte  du  mi- 
lieu de  laquelle  s'élève  un  casque  de  profil,  fermé 
de  grilles  et  couronné.  Le  tout  accosté  de  feuillages 
à  droite,  d'or  et  d'azur  ;  à  gauche,  d'argent  et  de 
gueules. 

MANDAT  DE  GRANCEY 

Ancienne  famille  noble,  originaire  du  Limou- 
sin. Des  recherches  faites  nous  apprennent  que 
cette  ancienne  famille  a  non  seulement  fait  ses 
preuves  de  noblesse  chez  le  juge  d'armes  de 
France,  mais  qu'elle  était  encore  connue  dans  le 
cabinet  des  Ordres  du  roi. 

Dans  l'histoire  du  Barry,  par  la  Thaumassière, 
on  trouve  Guillaume  Mandat  et  Armiste  Gomi- 
nier,  qui  donnèrent  a  l'Eglise  et  aux  chanoines 
de  Saint-Cyr,  tout  ce  qu'ils  possédaient  en  l'église 
de  Saint-Pierre  de  Bussy,  avec  les  dîmes  qui  en 
dépendaient;  ce  titre,  très  ancien,  est  du  règne 
de  Philippe  1er  roi  de  France,  et  sous  le  pontificat 
de  Richard,  archevêque  de  Bourges,  ce  qui  prou- 
verait l'origine  ancienne  des  Mandat.  Deux  Pierre 
Mandat  vivaient  en  1339,  dans  la  paroisse  de 
Pressignac.  Il  y  avait  au  cabinet  des  ordres  du  roi 
un  titre  de  1366,  qui  faisait  mention  qu'un  Jean 
Mandat  était  receveur  du  duc  dAnjou,  comte  de 
Toulouse,  frère  du  roi  Charles  V,  suivant  un  titre 
original  déposé  au  cabinet  du  prieuré  de  Saint- 
Martin-des-Champs,  à  Paris  ;  un  autre  Jean  Man- 
dat est  compris  en  qualité  d'écuyer  dans  une 
montre  faite  au  Blanc,  en  Berry,  le  7  septem- 
bre 1418.  Le  mémoire  domestique  marque  que 
cette  famille  a  d'ancienneté  sa  sépulture  au  bas 
du  maitre-fiutel  de  l'église  paroissiale  de  la  ville 
d'Aixe,  diocèse  de  Limoges,  etunbanc  à  la  chapelle 
de  cette  sépulture.  Ses  armes  se  voient  à  la  clef  de 
voûte,  au  dessus  du  maître-autel.  Le  juge  du  sei- 
gneur d'Aix,  ennemi  de  Pierre  Mandat,  sieur  de 
la  Pouyale,  voulut,  vers  l'an  1620,  faire  ôter  ce 
banc  du  lieu  où  il  était;  mais  par  le  crédit  de 
deux  Mandat,  l'un  conseiller  au  Parlement,  et 
l'autre  maître  des  Comptes  à  Paris,  cette  famille 
fut  maintenue  dans  son  droit. 

La  filiation  suivie  de  la  branche  qui  subsiste 


—  473 


474 


de  cette  ancienne  maison,  remonte  à  Guillaume 
Mandat,  jnge  châtelain  de  la  terre  et  baronnie  de 
Lastours,  du  diocèse  de  Limoges. 

Son  second  fils,  Galiot  Mandat,  écuyer,  sieur 
de  Jonchère,  seigneur  de  Lastours,  fut  d'abord 
élevé  page  d'Henri  II,  roi  de  Navarre  ;  il  est  qua- 
lifié de  trésorier  d'Armagnac  et  secrétaire  de  la 
reine  de  Navarre,  Marguerite  d'Orléans,  duchesse 
d'Alençon  et  du  Berry,  sœur  unique  de  Fran- 
çois pr.  Il  est  qualifié  de  noble  homme  dans  plu- 
sieurs actes.  Il  échappa  aux  horreurs  de  la 
Saint-Barthélémy,  et  ne  vivait  plus  le  18  oc- 
tobre 1574,  ;jue  sa  veuve,  lors  du  décès  de  la 
reine  de  Navarre,  obtint  du  roi  de  France,  son 
neveu,  des  lettres  patentes,  données  à  Lyon,  por- 
tant confirmation  en  sa  faveur  des  mêmes  hon- 
neurs, privilèges,  exemptions  et  immunités,  dont 
jouissaient  les  officiers  et  les  veuves  des  officiers 
de  Sa  Majesté,  de  la  reine  sa  mère,  et  des  frères 
et  sœurs  de  cette  princesse,  en  considération  des 
bons,  agréables  et  continuels  services  que  deux 
des  fils  de  ladite  veuve,  Marie  Brodeau,  avaient 
ci-devant  et  dès  longtemps  rendus  au  feu  roi 
Charles  IX,  frère  de  Sa  Majesté  régnante,  et  con- 
tinuaient encore  à  lui  rendre.  Ces  lettres  sont 
signées  Henri. 

De  cette  branche  en  est  issue  une  seconde,  des 
seigneurs,  barons  de  Nully,  etc.,  qui  a  pour  au- 
teur Claude  Mandat,  de  qui  est  descendu  Galiot- 
Jean-Marie  Mandat,  chevalier  baron  de  Nully, 
seigneur  de  Thil,  de  Grancey  et  de  Bouron,  en 
Champagne,  né  le  13  octobre  1733.  Successive- 
ment mousquetaire  du  roi  dans  sa  première  com- 
pagnie, depuis  le  19  juin  1750  jusqu'au  4  décem- 
bre 1653,  il  fut  enseigne  à  drapeau  le  même  jour 
au  régiment  des  Gardes,  enseigne  à  pique  le  G  fé- 
vrier 1759,  ensuite  sous-lieutenant  le  23  décem- 
bre 1759,  fait  chevalier  de  Saint -Louis  le 
7  mai  1769;  il  a  rendu  hommage  au  roi  entre  les 
mains  de  Lamoignon,  le  9  novembre  1757, 
de  sa  terre  et  baronnie  de  Nully;  pourvu  de 
l'office  de  grand  bailli  de  la  ville  de  Chaumont- 
en-Bassigny,  par  lettres  données  à  Versailles  le 
7  juin  1769;  fait  lieutenant  aux  Gardes  en  1771,  il 
s'est  retiré  du  service  avec  le  brevet  de  lieute- 
nant-colonel. Il  avait  épousé  par  contrat  du  4  no- 
vembre 1764,  célébration  du  5  du  même  mois,  en 
la  paroisse  de  Chamarandes,  diocèse  de  Langres. 
Marie-Françoise-Charlotte  Petit  de  Lavaux,  dont 
il  a  eu  huit  enfants. 

Adrien-Simon-Marie  Mandat,  comte  de  Grançey, 
lieutenant  des  vaisseaux  du  roi,  né  le  8  novem- 
bre 1765,  fit  la  campagne  des  Princes,  laissant 
de  son  union  avec  Marguerite  Paris  de  la  Brosse, 
Ernest,  comte  de  Grançay. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  d'or,  armé  et  lampassé 
du  même;  au  chef  d'argent,  chargé  d'une  hure  de 
sanglier  de  sable,  défendue  d'argent  et  accostée 
de  deux  roses  de  gueules. 

Supports  :  Deux  lions  d'or. 


M  ANDRE  (de). 

Maison  de  l'ancienneChe- 
valerie  de  Lorraine,  qui 
tire  son  nom  du  château 
de  Mandres-sous-Châtillon 
(Barrois). 

Les  de  Mandre  (alias  de 
Mandres)  sont  mentionnés 
dès  le  commencement  du 
xne  siècle  et  souvent  quali- 
fiés Illustres  ou  Hauts  et 
Puissants  Seigneurs  ;  che- 
valiers, seigneurs  de  Man- 
dres, de  la  Tour  du  Bois, 
de  Montureux,  de  Véreux,  de  Montarlot,  de  Tres- 
tondans,  de  Savoyeux,  d'Autet,  de  Prantigny,  de 
l'Aigle,  etc. 

Cette  maison,  dont  la  généalogie  remonte  à 
Gérard  de  Mandre,  chevalier,  vivant  en  1219,  par 
titres  de  l'abbaye  de  Soulle,  a  fourni  cinq  cheva- 
liers de  Malte,  neuf  chevaliers  de  Saint-Georges, 
cinq  gouverneurs  ou  capitaines  de  la  garnison  de 
Besançon,  etc. 

L'établissement  de  cette  famille  en  Franche- 
Comté  est  dû  à  Jean  de  Mandre,  chevalier,  sei- 
gneur de  Mandre  et  autres  lieux,  époux  de  Dame 
N.  de  Montureux,  inhumé  aux  Cordeliers  deGray 
au  mois  de  mars  1313. 
Nous  citerons  seulement  : 

Guillaume  de  Mandre,  chevalier  de  Malte  et  de 
Saint-Georges,  seigneur  de  Montureux,  Montarlot, 
Prantigny,  etc.,  qui  épousa  Anne  de  Senailli, 
suivant  contrat  du  1er  août  1549,  et  duquel  on  lit 
encore  aujourd'hui  l'épitaphe  suivante  dans  l'é- 
glise de  Montureux-les-Gray  : 

«  Cy-gist  Haut  et  Puissant  Seigneur  Guillaume 
de  Mandre,  créé  chevalier  par  Charles-Quint, 
empereur  des  Bomains,  et  depuis  a  suivi  le 
même  au  voyage  qu'il  fit  au  Saint  Sépulcre  de 
Jérusalem.  Il  suivit  ledit  maître  en  son  couron- 
nement fait  l'an  1511  par  le  pape  Clément,  à 
Bologne  en  Italie,  et  à  la  repousse  et  grande 
perte  du  Grand  Turc  en  Ongrie.  Il  a  suivi  le  dit 
maître  et  Phi.,  roi  d'Espagne,  son  fils,  en  toutes 
guerres  à  ses  propres  frais.  Après  avoir  fortifié 
le  vieux  Châtel  de  Montureux,  il  fit  élever  cette 
chapelle  en  laquelle  il  fut  inhume,  étant  trépassé 
le  mardi  dernier  jour  d'avril  1560  ». 

Georges  de  Mandre,  chevalier  de  Malte,  com- 
mandeur de  Pont-Aubert,  témoin  au  contrat  de 
mariage  d'Errard  du  Chatelet  avec  Lucrèce  d'Or- 
sans,  en  1584  ;  et  son  frère,  Guy  de  Mandre,  cheva- 
lier de  Saint-Georges  et  de  Malte,  commandeur  de 
Sugny,  enterré  le  22  novembre  1627  à  Montureux. 
Humbert  II,  dit  le  Capitaine  de  Mandre  l'ainé, 
et  Ermenfroy,  son  cousin  germain,  dit  le  Capi- 
taine de  Mandre  le  jeune,  en  1636,  se  succé- 
dèrent dans  les  charges  de  commissaire  général 
de  la  cavalerie    et   gouverneur  de  Besançon,  et 


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sont  célèbres  dans  l'histoire  de  la  Franche-Comté 
qu'ils  contribuèrent  vaillamment  à  défendre  contre 
les  troupes  françaises  et  suédoises  réunies. 

Pierre-François  de  Mandre,  frère  de  ce  dernier, 
est  cité  dans  le  martyrologe  des  chevaliers  de 
Saint-Jean  de  Jérusalem,  parmi  ceux  qui  furent 
tués  par  les  Turcs  au  rivage  des  Zimbres  où  la 
tempête  avait  jeté  les  galères  de  Malte  le  7  avril 
1606.  Ses  armoiries  y  sont  représentées  avec  la 
bande  d'or  accompagnée  seulement  de  quatre 
billettes  2  et  2,  portant  en  chef  les  armes  de  la 
Religion  ;  l'écu  timbré  de  la  conronne  comtale  est 
placé  devant  la  croix  de  l'ordre  de  Malte,  entouré 
d'un  chapelet  auquel  pend  la  croix  à  huit  pointes. 

Guillaume  de  Mandre,  seigneur  de  Véreux,  en 
1620  épousa  une  demoiselle  de  Laubespin  qui  lui 
apporta  la  baronnie  de  Laigle  dont  son  fils  prit 
le  titre. 

Antoine  de  Mandre,  seigneur  de  Montureux  et 
Prantigny,  père  de  Claude  et  Léonard,  est  le  der- 
nier chevalier  de  Saint-Georges  en  1613. 

Jean-Baptisle  de  Mandre  ou  Demandie,  savant 
polyglotte,  curé  de  Saint-Pierre  a  Besançon  en 
1769,  député  du  clergé  aux  Etats-Généraux,  fut 
élu  Evêque  en  1798  et  mourut  en  1823. 

Charles  de  Mandre,  au  château  de  Chaudeau, 
en  1864,  conseiller  général  de  la  Haute-Saône, 
chevalier  de  Malte  et  de  la  Légion  d'honneur. 

Armes  :  D'azur,  à  la  bande  d'or,  accompagnée 
de  sept  billettes  du  même,  4  en  chef  et  3  en 
pointe. 

Casque  taré  en  tiers  ayant  deux  trompes  pour 
cimier;  ou  couronne  de  comte. 

Tenants  :  Deux  sauvages. 

Devise  :  Aliquid  in  minimo. 

MANGOT  DORGÈRES  et  DE  VILLE 
RAN. 

Cette  famille  est  originaire  du  Poitou. 

Le  premier  auteur  connu  est  Guillaume  Man- 
got  ou  Maengot  IIIe  du  nom,  qui  était  sénéchal 
du  Poitou  en  1177. 

Nous  trouvons  ensuite:  Claude  Mangot  cheva- 
lier, seigneur  d'Orgères  et  de  Villeran,  qui  fut 
ambassadeur  en  Suisse,  premier  président  du 
Parlement  de  Bordeaux,  puis  garde  des  sceaux 
de  France  en  1616  ;  Claude-Pierre  Mangot  d'Orgè- 
res, qui  fut  secrétaire  du  roi,  conseiller  au  grand 
Conseil,  mort  en  1778. 

Armes:  D'azur,  à  trois  êperviers  d'or,  chape- 
ronnés et  longés  de  gueules. 

M  ANNE  VILLE  (de). 

Il  y  avait  plusieurs  terres  seigneuriales  de  ce 
nom  en  Normandie  :  l'une  près  de  Montivilliers  ; 
l'autre  dans  le  diocèse  de  Lisieux,  et  la  troisième 


dans  le  diocèse  de  Bayeux,  élection  de  Caen. 
Ses  premiers  seigneurs  en  avaient  pris  le  nom, 
et  portaient  aussi  celui  de  Mande  ville  et  Magne - 
ville. 

Guillaume  de  Mandeville  ou  Manneville  comte 
d'Essex  et  d'Aumale,  fut  chargé  avec  le  sénéchal 
de  Normandie,  en  1118,  par  Henri  II,  roi  d'Angle- 
terre, de  veiller  à  la  garde  du  Mans. 

Un  autre  Manneville  est  cité  dans  une  charte 
de  1136  et  vivait  encore  en  1153. 

Ceux  de  ce  nom  firent  preuve  d'ancienne  no- 
blesse en  1463. 

Guillaume  de  Manneville  et  son  neveu  Abel, 
justifièrent  également  de  leur  qualité  de  noble 
d'ancienne  race  en  1598,  devant  M.  de  Boissy. 

Cette  terre  de  Manneville,  dans  le  diocèse  de 
Bayeux,  fut  portée  en  mariage  vers  l'an  1340,  par 
Jeanne  de  Manneville  a  Richard  de  Brione,  che- 
valier, seigneur  d'H&ntot.  Elle  passa  depuis, 
dans  d'autres  maisons  et  appartint,  en  1766,  à 
Jean-Robert  Gosselin,  seigneur  et  patron  de  Man- 
neville, du  Quesnoy,  Nevers,  etc.,  chevalier  de 
St-Louis. 

Armes  :  D'or,  au  lion  de  gueules,  dit  le  diction- 
naire des  Gaules  ;  mais  nous  trouvons  qu'ils  por- 
taient : 

De  gueules,  à  l'aigle  èployèe  d'argent,  becquée 
et  membrée  d'or. 

MANNOURY  DE  CROISILLES  (de). 

Ancienne  noblesse  de  Normandie,  maintenue 
par  les  Commissaires  députés  du  roi,  pour  la  re- 
cherche des  nobles  en  1595,  1611,  1641  et  en  der- 
nier lieu  par  de  Marie,  en  1666. 

On  trouve,  dans  l'histoire  de  la  maison  d'Har- 
court,  Jean  de  Mannoury,  écuyer  de  la  Compa- 
gnie de  Messire  Jean  d'Harcourt,  qui  passa  en 
revue  le  3  juillet  1368  ;  Guillaume  de  Mannoury, 
chevalier,  et  autre  de  Mannoury,  qui  vivaient 
en  1460.  Jacques  de  Mannoury,  êcuyer,  seigneur 
de  St-Germain-le-Vasson,  vivait  le  il  juin  1578. 

Cette  famille  a  formé  plusieurs  branches:  celle 
des  seigneurs  du  Mont-de-la-Vigne,  éteinte  à  Louis 
de  Mannoury,  qui  mourut  ne  laissant  que  trois 
filles. 

Celle  des  seigneurs  de  Magny-les-Bailleul,  Per- 
duville,  La  Brunetière,  etc.,  éteinte   également; 

Celle  des  seigneurs  d'Haleine,  d'Ectot,  St- 
Eugène,  d'Aubry,  Bonménil,  etc. 

Et  enfin  la  branche  des  seigneurs  de  Croisilles, 
qui  subsistait  dans  la  personne  d'un  de  Mannoury, 
seigneur  de  Croisilles,  lequel  descendait  de  Gi- 
rard de  Mannoury,  seigneur  de  Fontaine,  le  Pin, 
Treppel,  qui  était  sorti  d'un  puiné  de  Mannoury, 
des  seigneurs  du  Mont-de-la-Vigne. 

Tous  les  membres  de  cette  branche  ont  servi 
de  père  en  fils  l'Etat  et  sa  Majesté  tant  dans  la 
robe  que  dans  le  militaire. 


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Arnes:  D'argent,  à  trots  mouchetures  d'her- 
mine de  sable.  2  et  1 . 

Supports:  Deux  Licornes . 

Devise  :  Regifidelis. 

Cimier  :  Une  Licorne. 

La  branche  des  Mannoury  d'Aubry  les  porte  : 
Ecartelè:  aux  1  et  4  comme  ci-dessus  ;  et  nux  2  et 
3  d'argent,  à  trois  coqs  de  gueules,  becquès  et  crê- 
tes d'or,  2  et  l,  qui  est  de  Roux  et  de  Grancey. 

MARGE  {de). 

Terre  en  Anjou,  située  à  côté  de  Jarzé,  qui  a 
donné  son  nom,  ou  qui  le  tient  d'une  ancienne 
noblesse  originaire  de  la  même  province.  Elle  a 
pour  auteur  Guillaume  de  Marcé.  écuyer,  sei- 
gneur du  dit  lieu,  qui  v'.vait  en  1380. 

Son  petit  fils,  Guillaume  de  Macé  IIe  du  nom, 
seigneur  du  dit  lieu,  prouva  sa  noblesse  devant 
les  Commissaires  du  roi,  les  20  juin  1448  et  15 
décembre  1460. 

Cette  maison  a  fourni  des  officiers  de  cavalerie, 
un  capitaine  de  cent  hommes  d'armes,  un  cham- 
bellan du  duc  d  Orléans,  des  chevaliers  des  or- 
dres du  roi,  deux  grands  maîtres  le  l'ordre  de  St- 
Jean  de  Jérusalem. 

Armes:  D'argent,  à  six  quintefeuillcs  de  gueu- 
les. 

Couronne  de  comte. 

Cimier  :  Un  lion   d'or,  tenant  dans  sa  patte  se- 

nestre  une  fleur  de  lis  d'argent. 

Devise:  Arte  et  Morte. 

MARET  DE  BASSANO. 

Cette  famille  est  originaire  de  Bourgogne  et  a 
été  anoblie  sous  le  Ie'"  Empire,  en  la  personne  de 
Hugues-Bernard  Mur  H  créé  comte  en  1807  ; 

Titre  confirmé  en  1807. 

Le  titre  de  duc  de  Bassano  est  du  29  septem- 
bre 1809. 

Le  duc  de  Bassano  fut  pair  de  France  le  20  no- 
vembre 1831. 

Le  titre  de  duc  fut  reconnu  a  son  fils,  Napo- 
léon-Hugues-Charles-Marie-Ghislain,.lfar^,  comte 
Maret,  ancien  ministre  plénipotentiaire,  sénateur 
et  grand  chambellan  de  Napoléon  III,  né  le  2 
juillet  1803  et  mari^  le  25  octobre  1848.  à  Pauline- 
Marie-Ghislaine  Van  dekLindiïn  d'Hooghvorst,  dé- 
cédée. 

Armes:  Coupé:  au  1,  tiercé  en  pal  d'or,  de  gueu- 
les et  d'argent;  au  2,  de  gueules  à  la  main  ailée 
d'or  écrivant  avec  une  êpée  d'argent  ;  sur  le  tout, 
d'argent  à  la  colonne  de  granit  surmontée  d' une 
couronne  de  chêne  au  naturel  et  accompagnée 
de  deux  lions  de  gueules,  ajfronlés  et  rampants 
contre  la  colonne. 


REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Maret,  Mis  de  Bassano  (Napoléon  -  Hu- 
gues- Charles-Marie-Ghislain)  né  àMeysse 
(Belgique)  le  8  novembre  1844,  ancien  se- 
crétaire d'ambassade.  Résidence  :  9,  rue 
Dumoiit-d'Urville  à  Paris,  marié  à  Lon- 
dres le  26  août  1872,  à  Marie-An  ne-  Claire 
Symes,  née  à  Québec  le 28  mai  1845,  dont: 

a)  Pauline,  née  à   Londres  le  17  mai  1873; 

b)  Glaire,  née  à  Londres  le  27  novembre 
1874  ;  c)  Marie,  née  à  Londres  le  14  no- 
vembre 1879. 

Sœurs  :  1°  J/arie-Glaire-Emmanuelle- 
Ghislaine,  née  à  Bruxelles  le  19  juin 
184(3,  mariée  à  Paris  le  21  juin  1864,  à 
Edmond,  baron  Van  der  Linden  d'HooGH- 
vorst,  décédé.  Résidence  :  cbàteau  de 
Bestin  (Belgique.) 

2°  G^roZme-Marie-Eugénie-Philippine- 
Gbislaine,  née  à  Bruxelles  le  9  avril  1847, 
mariée  à  Paris  le  7  septembre  1871,  à 
Antonin  de  Viel,  comte  de  Lemâs  mar- 
quis d'Espeuilles,  général-commandant 
le  13e  corps  d'armée  à  Glermont-Ferrand. 

MARQUESSAG  {de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Périgord. 

Ponce  de  Marquessac  acheta,  le  15  mars  1497, 
dAlain,  sir  d'Albret,  et  de  Jean,  roi  de  Navarre, 
les  paroisses  de;  St-Pantoly,  de  St-Pardoux,  etc., 
dont  il  forma  la  terre  de  Marquessac  à  laquelle 
il  donna  son  nom. 

Parmi  les  personnages  marquants  nous  trou- 
vons :  Pierre  de  Marquessac,  seigneur  de  St-Pan- 
taly,  etc.,  qui  fut  conseiller  du  roi,  lieutenant- 
général  et  juge  mage  de  Périgord  en  1548;  Pierre 
de  Marquessac,  page  du  roi  en  1787,  qui  fut  co- 
lonel de  cavalerie  et  chevalier  de  St-Louis  ;  Pierre- 
Jean  qui  fut  lieutenant- colonel,  officier  de  la  Lé- 
gion d'honneur  et  chevalier  de  St-Louis,  et  de 
nos  jours  un  vice-amiral,  commandant  de  la  Lé- 
gion d'honneur. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  besanls  d'argent,  2  et  1. 

MARRAUD  DES  GROTTES. 

Cette  famille  est  connue  depuis  le  xive  siècle. 
Sa  filiation  suivie  remonte  à  Jean-Baptiste  Mar- 
raud  des  (.Trottes  vivant  en  1480. 

Des  lettres-patentes  de  confirmation  de  noblesse 
données  à  Saint-Cloud  par  Louis  XVI,  le  24  mai 


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1788,  à  Etienne-Isaïë  Marraud  des  Grottes,  che- 
valier de  St-Louis,  commandant  supérieur  du 
quartier  du  Macouba,  et,  enregistrées  au  Conseil 
Souverain  de  la  Martinique  le  5  mai  1789,  cons- 
tate que  sa  famille  se  distingue  par  ses  alliances 
et  par  les  services  militaires  qu'elle  rend  depuis 
plus  de  deux  cents  ans. 

Originaire    de    l'Agénais,   cette   famille    dont 
le    nom    figure   dans  l'indicateur    nobiliaire    de 
d'Hozier  page  168,  passa  aux  Antilles  il  y  a  deux 
siècles  et  demi.  Son  chef  fit  alors  partie  de  la 
célèbre  expédition  du  capitaine  Diel  d'Enambuc, 
qui,  monté  sur  un  brigantin  et  n'ayant  pour  équi- 
page  que   quarante   marins    déterminés,    soutint 
une  lutte  contre  un  galion  espagnol  de  trente-cinq 
canons  et  aborda  â  l'Ile  de  St-Christophe  dont  il 
prit  possession   au  nom  du  roi   Louis  XIII.  Dix 
ans  après,  sous  le  patronage  du  cardinal  de  Ri- 
chelieu, d'Enambuc  alla  former  un-  établissement 
plus  important    à  la    Martinique.    Marraud   des 
Grottes  l'accompagna  dans   cette  nouvelle  rési- 
dence et  s'y  fixa  au  fort  de  St-Pierre  où  il  épousa 
Mlle    de    Ménégault.    —   Jacques    Marraud    des 
Grottes,  fils  du   précédent  servait  en  qualité  de 
capitaine  et  reçut  la  croix  de  St-Louis.  Il  épousa 
Marie-Anne  de  Gérard  dont  il  eut  :  Etienne  Mar- 
raud des  Grottes  qui  fit  partie  pendant  38  ans  de 
milices  actives  et  qui  commandait  le  quartier  du 
Macouba  durant  les  deux  sièges  de  la  Martinique, 
1759  et  1762.  —  Le  fils  aîné   d'Etienne  était  mort 
en  1770  au  service  du  roi,  ayant  suivi  delà  ma- 
nière la  plus  brillante  la  carrière  des   armes.  Le 
second  fils  d'Etienne  succéda  à  son  frère  dans  la 
place  de  commandant  du  quartier  du  Macouba  ; 
son  troisième  fils  commandait  en    second  le  ba- 
taillon du   vice-amiral  comte  d'Estaing,  lorsque 
celui-ci  fut  envoyé  en  1778   au  secours  des  Amé- 
ricains à  la  guerre  de  l'Indépendance. 

La  souche  de  cette  famille  a  donné  plusieurs 

branches    dont    trois     habitent    aujourd'hui     la 

France.   1°  Jules   Marraud    des   Grottes,   ancien 

conseiller  général  de  la  Gironde,  fixé  au  château 

de    Turpau  (Gironde),  a  épousé  Mlle  de  Laval  de 

Lostanges  dont  il  a  quatre  fils  :  1°  Emmanuel, 

2°  Roger,  3°  Joseph,  4<>  Raoul.  —  Emile  Marraud 

des  Grottes,   frère  de  Jules,  a  eu   de   son   union 

avec   Aline   de    Lamothe     trois    enfants  :     Mar- 

guerito,  Madeleine  et  Gérard. — La  comtesse  Arthur 

de  Richemont  sœur  des  deux  précédents,  fixée  au 

château  de  la  Sauque  (Gironde)  :  2°  la  seconde 

branche  est  représentée  par  Just   Marraud   des 

Grottes,  ancien  membre  du  Conseil  souverain  de 

la   Martinique,  chevalier   de    Saint-Louis,  qui  a 

épousé  Robertine  de  Lagrange.  Leur  fille  unique 

Sereine  Marraud  des  Grottes  a  épousé  son  cousin 

Gaston,  comte  de  Bouille,  ancien  officier  de  la 

garde  royale  et  fils  du  général  comte  de  Bouille 

du  Chariol,  pair  de  France  sous  la  Restauration. 

3°  Pierre-Joseph-Aristide   Marraud  des   Grottes, 

ancien  membre  du  Conseil  général  et  du  Conseil 

privé  de  la  Martinique,  chef  de  la  3e  branche  est 


fixé  à  Nantes.  Il  a  épousé  sa  cousine  Marie-Anne- 
Vincent  Marraud  des  Grottes  de  Rosville  dont  il 
a  1°  Marie-Josephine-Vincente-Caroline,  2°  Louis- 
Vinsent-Cyrille  Marraud  des  Grottes,  3°  Henri- 
Louis-Joseph-Roseville  des  Grottes. 

Trois  rameaux  détachés  de  la  branche  cadette 
primitive  sont  restés  dans  leurs  propriétés  des 
colonies.  A,  celui  de  Marraud  des  Grottes  dont  le 
chef  a  épousé  Mlle  de  Reynal  de  Saint-Michel. 
B,  celui  de  Marraud  des  Grottes  de  Roseville.  C, 
celui  de  Paul-Marie-Marraud  des  Grottes. 

Armes  :  De  gueules,  à  une  êpée  d'argent  posée  en 
bande  ;  au  chef  d'azur,  chargé  de  trocs  étoiles 
d'or. 

Devise  :  Fidelis  étiam  solus. 

Supports  :  Deux  levrettes. 

MARTIN  DE  BOUDARD. 

La  famille  Martin  de  Boudard,  d'ancienne  ori- 
gine florentine  s'est  transportée  à  Avignon  et  à 
Barbentane,  en  Provence,  dès  le  xvie  siècle.  Bar- 
thélemy-Auguste-Martin  de  Boudard,  chef  d'es- 
cadron de  cavalerie,  officier  de  la  Légion  d'hon- 
neur, fut  page  de  Napoléon  1er.  Pierre,  le  grand- 
père  de  Barthélémy-Auguste,  était  fils  de  Fran- 
çois qui  épousa  l'héritière  de  la  branche  Chabert 
Baudard,  au  nom  de  laquelle  il  fut  substitué  et 
dont  les  armes  sont  â  l'Armoriai  manuscrit  de 
d'Hozier  de  1696.  Ce  Pierre,  premier  du  nom,  doc- 
teur ès-droits  de  l'Université  d'Avignon,  fut,  en 
1766,  lieutenant-général  criminel  pour  le  roi  en  la 
sénéchaussée  d'Avignon;  ses  deux  fils,  tous  deux 
chevaliers  de  St-Louis,  furent  l'un  garde  du  corps, 
capitaine  de  cavalerie,  et  l'autre,  cadet  gentil- 
homme, puis  capitaine  au  régiment  de  Lorraine, 
infanterie. 

Armes  :  D'argent,  aux  deux  jumeaux  accouplés 
de  carnation,  posés  sur  une  terrasse  de  sinople. 

Devise  :  Concordia  crescunt. 

Dicton  :  Modestes,  mais  toujours  dignes. 

MARTINENG  (de). 

Famille  originaire  de  Provence,  Jules  François 
de  Martineng  fut  conseiller  du  roi,  visiteur  géné- 
ral des  gabelles  et  greniers  à  sel  de  Provence. 

Armes  :  De  gueules,  au  chevron  d'or,  chargé 
d'un  croissant  de  sable,  surmonté  d'une  étoile 
d'or,  et  accompagné  de  trois  canettes  du  même, 
2  en  chef,  abaissées  à  l'égal  de  l'étoile,  et  1  en 
pointe. 

MARTRIN  DONOS  (de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Languedoc. 
Gomezinde,    seigneur   de   Donos,  en  faveur  de 
qui  la  terre  de  Donos  fut  érigée  en  seigneurie  par 


481  — 


482  — 


le  roi  Charles  le  Chauve,  par  charte  donnée  et 
signée  au  palais  d'Attigny  en  859,  avait  rendu 
des  services  importants  à  ce  prince. 

Jean  de  Martrin  obtint  du  roi  Charles  VIII  la 
chàtellerie  de  Roquecésière  en  Rouergue,  en  1484, 
en  reconnaissance  des  services  qu'il  avait  rendus 
à  la  couronne  ;  il  fut  pourvu,  en  1487,  de  la  charge 
de  capitaine  de  la  place  de  Bonabas  et  Montasie. 

Armes  :  Ecarlelé  :  aux  1  et  4,  d'or,  à  l'aigle  à 
deux  têtes,  armée,  lampassce,  et  couronnée  de 
gueules  qui  est  de  Martrin  ;  aux  2  et  3,  d'argent, 
à  trois  fasces  de  gueules,  qui  est  de  Donos. 

MASGUREAU  (de). 

En  Poitou.  Famille  qui  remonte  à  Jean  Mascu- 
reau,  vivant  en  1310. 

Jean  de  Mascureau,  ler  du  nom,  Ecuyer,  sei- 
gneur de  Puyraveau,  qualifié  Ecuyer  dès  l'an 
1511,  fournit  son  aveu  du  village  de  Puyraveau,  en 
1544,  au  connétable  Anne  de  Montmorency,  comme 
seigneur  et  baron  de  Montberon. 

Cette  maison  fut  maintenue  dans  sa  noblesse 
en  1067  dans  la  personne  de  Jean  de  Mascureau, 
dont  la  branche  s'éteignit  à  la  mort  de  son  fils 
Charles. 

La  branche  des  seigneurs  de  Sainte-Tère  a  pour 
auteur  Jean  de  Mascureau,  Ecuyer,  sieur  de  la 
Gaudinie,  second  fils  de  Jean  2e  du  nom.  Elle  fut 
maintenue  dans  sa  noblesse  en  1701  et  1715  dans 
la  personne  de  Jacques  de  Mascureau  qui  laissa 
postérité  de  Marie-Anne-Augron,  qu'il  avait  épou- 
sée en  1699. 

Arres  :  Coupé:  au  1 ,  fascé  d'argent  et  de  gueules 
de  six  pièces  ;  au  2,  d'argent,  à  trois  étoiles  de 
gueules,  2  et  1 . 

MASSOL  (de). 

Massol,  Mazzoli,  Mazzolini  et  Mazzola,  noms 
synonymes  suivant  les  prononciations  italiennes. 
Cette  famille  noble  tire  son  origine  de  Casale, 
dans  leMontferrat.  Auguste  Mazzoli  vint  en  Bour- 
gogne et  y  épousa,  en  1507,  Anne  le  Goux  de  la 
Berchère;  il  y  fixa  sa  demeure  et  depuis  ce  temps 
sa  postérité  a  donné  des  présidents,  des  conseil- 
lers, des  avocats  généraux  aux  cours  souveraines, 
des  officiers  généraux  des  armées  du  Roi  et 
d'autres  officiers  distingués,  dont  beaucoup  sont 
morts  au  service.  Cette  famille  est  aussi  connue 
à  Malte  et  dans  plusieurs  chapitres  nobles,  elle 
a  fait  de  très  belles  alliances  dans  la  Bourgogne 
et  ailleurs. 

La  filiation  remonte  à  Georges-Marie-Louis, 
appelé  le  marquis  de  Massol,  seigneur  de  Col- 
longes,  Brevis,  Magny-la- Ville  et  Vergy,  en  Bour- 
gogne, qui  vivait  en  1689.  Il  fut  blessé  au  siège 
de  Lille,  où  il  était  premier  aide-de-camp  du  ma- 


réchal de  Boufflers.  Louis  XIV  lui  donna  une 
compagnie  de  dragons  dans  le  régiment  de  Belle- 
Isle,  le  fît  gentilhomme  ordinaire  de  sa  Chambre 
en  1711,  le  nomma  envoyé  extraordinaire  à  Gênes 
en  1718  et  lui  donna  la  croix  de  St-Louis  le  15  juil- 
let 1722. 

Le  chef  de  la  seconde  branche  est  Georges 
de  Massol,  appelé  le  marquis  de  Serville,  cheva- 
lier de  St-Louis,  lieutenant-colonel  dans  le  régi- 
ment mestie  de  camp  général,  cavalerie. 

Elisabeth  de  Massol  était  mère  du  maréchal  de 
France  Gaspard  de  Clermont-Tonnerre  ;  et  Marie 
de  Massol,  grand'mère  delà  duchesse  de  Luynes. 

Armes  :  Coupé  :  au  1  d'or,  à  l'aigle  èployèe  de 
sable;  au  2  de  gueules,  au  dextrochère  armé 
d'argent,  tenant  une  massue,  et  mouvant  d'une 
nuée  d'argent  à  sénestre. 

MATH  AN  (de). 

C'est  une  des  plus  anciennes  maisons  de  la  pro- 
vince de  Normandie.  La  preuve  indubitable,  c'est 
la  terre  de  Mathan  qu'elle  possède  de  temps  im- 
mémorial, à  laquelle  elle  a  donné  son  nom.  Elle 
est  située  dans  le  bailliage  de  Caen,  près  l'abbaye 
d'Aulnay,  dont  les  seigneurs  de  Mathan  furent 
bienfaiteurs  lors  de  sa  fondation.  Cette  terre, 
relevant  du  duché  de  Normandie,  à  laquelle  le  roi 
remit  celles  de  St-Pierre  de  Semilly,  de  St-André 
de  l'Epine,  du  Mesnil-Agar  et  du  Soulaire,  a  été 
érigée  en  marquisat,  sous  le  même  nom  de  Ma- 
than, par  Lettres  Patentes  données  à  Versailles 
au  mois  de  février  1736,  enregistrées  au  Parlement 
et  en  la  Chambre  des  comptes  de  Rouen  les  17  mai 
et  27  juillet  de  la  même  année,  en  faveur  de  Ber- 
nardin de  Mathan,  baron  d'Aussay,  etc.,  chevalier 
de  St-Louis,  etc.  On  ne  doute  point  que  cette 
maison  tire  son  nom  d'une  paroisse  qu'elle  pos- 
sédait originairement,  distante  de  Caen  de  deux 
lieues,  et  appelée  présentement  Mathieu,  par  cor- 
ruption du  nom  de  Mathan  qu'elle  portait  encore 
dans  le  xive  siècle.  Plusieurs  chartes  de  donations 
faites  par  cette  maison  à  l'abbaye  de  Barbery  et  à 
la  collégiale  du  St-Sépulcre  de  Caen  de  portions 
de  terre  de  leur  domaine,  situées  dans  cette  pa- 
roisse, appelée  Mathan  dans  ces  chartes,  prouvent 
incontestablement  ce  fait. 

Jean  de  Mathan,  ler  du  nom,  est  le  premier 
dont  la  mémoire  se  soit  conservée;  il  vivait  dans 
le  xie  siècle,  et  est  cité  dans  une  charte  du  prieuré 
de  St-Vigor,  près  de  Bayeux,  datée  de  l'an  1096. 
Il  fut  du  nombre  des  chevaliers  Bannerets  qui 
suivirent,  la  même  année,  à  la  première  croisade 
de  la  Terre-Sainte,  Robert  Courteheuse,  duc  de 
Normandie. 

Jean,  15e  du  nom,  chevalier,  seigneur  de  Mathan, 
Longvillcrs,  etc.,  fit  preuve  d'ancienne  noblesse 
devant  Raymond  de  Montfaut,  commissaire  nom- 
mé par  le  roi  en  1469. 


Tome  H 


10. 


—  483  - 


484  — 


Cette  maison  a  formé  plusieurs  branches  qui 
sont: 

1°  Celle  des  seigneurs  de  Vains  et  de  Pierrefitte  ; 

2°  Des  seigneurs  de  Canapville  et  de  Graye- 
Mannetot.. 

3°  Des  seigneurs  de  Semilly,  marquis  deMathan- 

De  cette  branche  était  Bernardin,  chevalier, 
marquis  de  Mathan,  baron  d'Aussay,  qui  servit 
dès  sa  plus  tendre  jeunesse  dans  le  régiment  de 
Bugey,  sous  Louis,  comte  de  Mathan,  son  cousin- 
germain,  qui  en  était  colonel  ;  il  passa  dans  le  ré- 
giment du  Dauphin  ;  se  trouva  au  siège  de  Nice  et 
à  celui  de  Turin  où  il  fut  fait  prisonnier  en  1707; 
il  fut  fait  capitaine  et  major  du  régiment  Dauphin, 
infanterie,  en  1712;  chevalier  de  St-Louis  en  1718; 
nommé  la  même  année  lieutenant  duRoi  des  Ville 
et  château  de  Caen  ;  rendit  d'importants  services 
à  sa  Patrie  et  au  Roi  dans  des  temps  difficiles  ; 
maintint  en  1725  la  paix  et  la  tranquillité  de  cette 
ville  et  empêcha  par  sa  prudence  et  l'affection  que 
les  habitants  lui  portaient  les  désordres  auxquels 
la  populace  commençait  à  se  livrer  pour  la  cherté 
des  grains.  C'est  en  considération  de  ses  services, 
de  ceux  de  ses  ancêtres,  de  l'ancienneté  de  sa  no- 
blesse et  de  ses  grandes  alliances,  que  Louis  XV 
érigea  en  sa  faveur,  par  lettres  patentes  données 
à  Versailles,  au  mois  de  février  173G,  la  terre  de 
Mathan,  avec  union  de  plusieurs  autres,  en  mar- 
quisat. 

4»  Des  seigneurs  de  Beaucoudray  ; 

5*  Et  des  seigneurs  de  Than. 

Le  fils  aine  de  Jean  de  Mathan,  auteur  de  cette 
branche,  Pierre  de  Mathan,  fut  maintenu  dans  sa 
noblesse  en  1349. 

Armes:  De  gueules,  à  deux  jumelles  d'or, accom- 
pagnées en  chef  d'un  Lion  passant  de  même. 

Supports  :  Deux  lions. 

Cimier  :  Une  tête  humaine. 

Devise  :  Nil  deest  timentibus  Deum  ;  au  Féal, 
rien  ne  fait. 

Cri  :  Mathan. 

MATHAREL  [dé). 

Maison  originaire  de  la  ville  de  Ravenne,  en 
Italie,  connue  et  établie  en  France  depuis  1385, 
distinguée  par  les  grands  hommes  qu'elle  a  don- 
nés à  l'Etat,  par  deux  cardinaux  et  un  évêque  à 
l'Eglise,  et  par  ses  belles  alliances.  Elle  a  formé 
plusieurs  branches,  dont  deux  subsistent,  l'une 
en  Auvergne  et  l'autre  en  Normandie.  Cette  mai- 
son a  été  très  puissante  parmi  les  Patrices  de  la 
ville  de  Ravenne.  Nicolas  de  Matharel,  un  des 
principaux  de  celle  de  Mulina,  vivait  en  1300  ; 
François  de  Matharel,  très  attaché  au  prince  de 
Spolète,  auquel  il  était  devenu  cher  par  les  belles 
qualités  de  son  âme,  s'étant  glorieusement  fait 
connaître  par  son  intégrité  après  la  liberté  rendue 
à  la  ville  de  Ravenne,  vivait  en  1332. 


Dans  le  même  siècle,  Lambin  de  Matharel,  très 
vaillant  guerrier,  mérita  d'être  créé  Tribun  de  la 
Milice.  —  Depuis  l'année  1332  jusqu'en  1500,  il  ne 
reste  aucun  vestige  de  cette  famille,  parce  que, 
dans  cet  intervalle  de  siècles  la  ville  de  Ravenne 
fut  souvent  incendiée,  dévastée  ou  dépeuplée, 
malheur  qu'essuya  la  maison  de  Matharel,  com- 
me les  autres  de  la  même  ville. 

Armand  de  Matharel.  chevalier,  seigneur  de 
Chéry,  descendant  de  François,  mentionné  ci- 
dessus,  pour  éviter  la  fureur  des  séditieux  passa 
en  France  et  s'établit  en  Auvergne.  Il  s'attacha 
au  service  de  Louis,  duc  d'Anjou,  oncle  du  roi 
Charles  VI,  qu'il  suivait  dans  son  expédition  du 
royaume  de  Naples,  où  ce  prince  mourut  en  1384; 
et,  par  ordre  de  Charles  VI,  il  repassa  en  France 
avec  quelques  troupes. 

La  seconde  branche  est  celle  des  seigneurs  de 
la  Marthe,  en  Auvergne,  et  la  troisième  celle  éta- 
blie en  Normandie.  Une  quatrième  branche  des 
seigneurs  de  Jousse  s'est  éteinte  dans  la  maison 
de  Miremont. 

Jean  de  Matharel  fut  reconnu  noble  et  issu  de 
noble  race.  Le  même  Jean  de  Matharel  et  Louis, 
son  cousin-germain,  furent  encore  sur  la  produc- 
tion de  leurs  titres,  maintenus  dans  leur  ancienne 
noblesse  par  arrêt  du  Conseil  d'état  du  1er  janvier 
1608,  contradictoirement  rendu  en  leur  faveur. 

Cette  maison  compte  un  grand  nombred'officiers 
distingués  dans  nos  armées,  des  chevaliers  de 
St-Louis,  des  ordres  du  roi  et  de  l'ordre  de  Malte. 

Armes  :  D'azur,  à  la  croix  alésée  d'or,  accom- 
pagnées de  trois  étoiles  du  même,  1  en  chef  et  2 
en  flancs  ;  à  la  Champagne  de  gueules,  chargée  de 
trois  losanges  d'or,  rangées  en  fasce,  moitié  sur 
l'azur  et  moitié  sur  le  gueules. 

Légende  :  In  hoc  signo  vinces. 

Supports  :  Deux  léopards. 

MAULÉON  (de). 

Cette  famille  descend  par  mâles  d'Haton  ou  Na- 
tonis,  2e  fils  d'Eudes,  duc  d'Aquitaine.  Hunolt, 
duc  d'Aquitaine  (tige  des  rois  de  Navarre  et  dont 
descendent  les  Aranda  et  les  d'Esclignac),  son 
frère,  lui  fit  arracher  les  yeux  en  746.  L'on  sait 
que  le  duc  Eudes  était  fils  de  Boggis,  lequel  l'é- 
tait de  Caribert,  roi  de  Toulouse  et  dAquitaine  ; 
et  que  ce  roi  Caribert  était  le  2e  fils  de  Clotaire  II, 
roi  de  France  et  frère  de  Dagobert.  Cette  origine 
est  constatée  par  tous  les  auteurs  contemporains 
des  premiers  roi  de  la  2e  race,  et  par  la  charte  de 
la  fondation  d'Alaon. 

Haton,  2e  fils  d'Eudes,  duc  d'Aquitaine,  ainsi 
qu'il  a  été  dit  plus  haut,  laissa  plusieurs  enfants, 
selon  la  charte  de  fondation  d'Alaon. 

Au  7e  degré,  nous  remarquons  Athon,  premier 
vicomte  de  Mauléon  de  Soûle,  titré  de  comte  de 
Ribagorce.  Son   petit-fils,    Raimond-Guillaume, 


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surnommé  Salamace,  qui  confirma  Alaon  étant 
au  château  de  Mauléon  en  1040.  Ses  descendants 
changèrent  avec  Philippe  le  Bel,  roi  de  France  et 
de  Navarre,  la  vicomte  de  Soûle  contre  le  mar- 
quisat de  Rada  et  d'autres  terres  en  Navarre;  cette 
branche  s'allia  avec  la  famille  royale  de  France, 
qui  régnait  alors  en  Navarre,  avec  les  Grammont 
d'Aster  et  autres  des  plus  puissantes  familles  de 
ce  royaume.  Cette  branche  s'éteignit  dans  le  xvie 
siècle  et  se  fondit  dans  les  maisons  des  ducs  de 
Grenade  et  marquis  de  Montéhermozo.  Son  frère, 
Loup  Athon,  continua  la  descendance. 

Au  16e  degré,  Géraud  de  Mauléon  eut  entre  au- 
tres fils,  Bernard,  qui  continua  la  branche  des 
barons  de  Barousse.  Sa  postérité  s'est  continuée 
dans  les  Mauléon-Nébias.  Il  y  a  eu  plusieurs 
branches  éteintes  dans  les  siècles  passés  descen- 
dantes de  Géraud  qui  furent  établies  en  Langue- 
doc et  Gascogne  ;  elles  fournirent  nombre  de  su- 
jets illustres  cités  par  les  historiens  du  Languedoc, 
du  Dauphiné  et  de  la  Provence.  Géraud  de  Mau- 
léon, seigneur  de  Gourdan,  gouverneur  de  Calais, 
fut  chevalier  du  St-Esprit  dans  la  promotion  de 
1585. 

La  maison  de  Mauléon  a  eu  le  bonheur  de  con- 
server tous  les  titres  qui  servirent  à  former  ses 
preuves  pour  l'entrée  dans  les  carosses  du  Roi, 
par  devant  le  généalogiste  des  ordres  de  Sa  Ma- 
jesté ;  elle  en  a  même  augmenté  la  collection  et  y 
a  ajouté  des  découvertes  intéressantes  pour  l'his- 
toire de  la  première  et  de  la  seconde  race  de  nos 
rois. 

Au  nombre  de  ces  documents  est  la  charte  ou 
privilège  de  Charles  le  Chauve  en  faveur  du  mo- 
nastère d'Alaon  ;  cette  pièce,  jointe  aux  confirma- 
tions des  descendants  des  fondateurs  et  d'autres 
chartes  extraites  de  différents  ouvrages  espagnols 
et  français,  formeront,  avec  les  autres  titres,  les 
preuves  non  équivoques  de  l'origine  mérovin- 
gienne des  rois  et  ducs  d'Aquitaine,  des  premiers 
rois  de  Navarre,  troncs  de  ceux  d'Aragon,  Cas- 
tille  et  Léon,  etc. 

Cette  maison  a  fourni  quantité  d'officiers  et  des 
chevaliers  de  plusieurs  ordres,  entre  autres  de 
l'ordre  de  Malte. 

Un  comte  de  Mauléon,  à  la  date  du  17  décembre 
1782,  fit  ses  preuves,  avec  son  cousin  le  marquis 
de  Mauléon,  pour  monter  dans  les  carosses  du  roi 
et  avoir  chacun  une  souslieutenance  des  gardes 
du  corps  du  roi  :  le  premier  dans  la  compagnie 
de  Noailles,  et  le  dernier  dans  celle  de  Villeroi. 
puis  Grammont.  Ils  furent  l'un  et  l'autre  (1815) 
lieutenants  des  gardes  du  corps  du  roi,  compagnie 
de  Wagram. 

Armes  :  De  gueules,  au  Lion  d'or,  armé  et  lam- 
passé  de  sable. 

MAULMONT  (de)  alias  Maumont  (de). 
Maison  connue  dans  l'an  1088,  qui  tient  un  des 


premiers  rangs  dans  la  province  du  Limousin, 
tant  par  les  services  importants  qu'elle  a  rendus 
à  l'Etat  et  ses  illustres  alliances,  que  par  son  an- 
cienneté. Elle  tire  son  nom  de  la  ville  et  de  la 
chàtellenie  de  Maulmont,  dont  on  voit  encore  les 
ruines  du  château.  Cette  ville  et  cette  chcàtellenie 
furent  réunies  à  celle  de  Chalus-Ghabrol  en  1303 
et  1307,  lors  des  échanges  que  Guillaume  et 
Pierre  de  Maulmont,  chevaliers,  firent  avec  le  roi, 
Philippede-Bel.  Les  noms  de  ville  et  chàtellenie 
de  Maulmont,  qu'elle  portait  dès  le  xi6  siècle, 
étaient  conservés  jadis  dans  les  actes  que  l'on 
passait  pour  ce  qui  la  concerne,  lesquels  com- 
mençaient par  ces  mots  :  Par  devant  le  garde  des 
sceaux  de  toute  la  terre,  ville  et  chàtellenie  de 
Maulmont,  qui  a  appartenu  autrefois  à  ceux  de 
Maulmont.  —  Lors  des  séparations  des  branches 
de  cette  maison,  les  cadets  donnèrent  le  nom  de 
Maulmont  aux  terres  qu'ils  eurent  en  partage  :  le 
premier  fut  Jean  qui  donna  le  nom  de  Maulmont 
a  une  seigneurie  qu'il  possédait  vers  l'an  1220 
dans  la  paroisse  de  Dournazac  ;  il  était  à  cette 
époque  seigneur  de  la  Trie.  Ses  successeurs  en 
ligne  directe  ont  possédé  ces  deux  terres,  depuis 
l'an  1220  jusqu'en  1695,  que  Marie,  fille  unique  de 
François,  les  porta  en  mariage  à  Jean  Cagnac, 
ainsi  que  la  baronnie  de  Montbrun  qu'elle  eut  de 
la  succession  de  Marie,  née  comtesse  de  Lamber- 
tye,  marquise  de  Choiseul.  Le  second  exemple  de 
donner  son  nom  à  la  terre  que  l'on  eut  en  partage 
fut  donné  en  1320  par  Bertrand  III,  fils  de  Pierre, 
qui  donna  le  nom  de  Maulmont  à  une  terre  dans 
la  paroisse  de  Roziers,  en  Bas-Limousin  :  ce  qui 
annoncerait  qu'il  lui  donna  ce  nom,  c'est  que  Guil- 
laume, son  frère  aîné,  prenait  seulement  le  titre 
de  seigneur  de  Tonnay-Boutonne,  et  que  Pierre, 
son  autre  frère,  prit  celui  de  seigneur  de  Château- 
neuf  et  de  Tournoël,  qui  étaient  les  terres  que 
Philippe-le-Bel  leur  avait  données. 

Cette  maison  remonte  par  filiation  suivie  à 
Ebrard  de  Maulmont  qui  souscrivit  avec  Hélis,  sa 
femme,  à  un  titre  de  l'an  1088,  lequel  se  trouve  à 
l'abbaye  de  Solignac. 

Cette  maison  a  formé  les  branches  : 

lo  Des  seigneurs  de  Maulmont,  barons  de  St-Vit, 
éteinte. 

Jacques  de  Maulmont,  seigneur  de  Maulmont, 
rendit  hommage  au  roi  de  la  seigneurie  de  St-Vit, 
vers  1590. 

2o  Branche  dite  de  Saraize  ; 

3»  Branche  dite  de  Maraffy,  éteinte. 

4o  Des  seigneurs  d'Aragen,  barons  du  Chalard, 
éteinte  ; 

5°  Des  seigneurs  de  Pontfeuille,  barons  du 
Chalard  ; 

6°  Des  seigneurs  de  Briansolle  et  de  laRibeyrie. 
7o  Des  seigneurs  de  Maulmont-St-Vit  ; 
8°  Des   seigneurs  de  Fromental,    vicomtes  de 
Bridiers,  éteinte  ; 


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9»  Des  seigneurs  de  Saint-Quentin,  vicomtes  de 
Beaumont-le-Roger,  éteinte  ; 

10»  Des  seigneurs  de  Maulmont  et  de  La  Trie; 

éteinte  ; 

llo  Des  seigneurs  de  Maulmont,  du  Chadeau  et 
de  Puyiaud,  éteinte  ; 

12»  Des  seigneurs  des  Places  et  de  Marsac,  qui 
subsiste. 

Une  treizième  branche  a  pour  auteur  Pierre  de 
Maulmont-St-Quentin,  de  Beauregard  delà  Roche 
et  de  St  Firmin,  fils  naturel  de  Guy,  seigneur  de 
St-Quentin,  dernier  mâle  de  la  neuvième  branche 
rapportée  ci-dessus. 

Armes:  D'azur,  au  sautoir  engrelè  d'or,  accom- 
pagné de  quatre  tours  bastiUées  d'argent. 

MAUPEOU  (de). 

Famille  distinguée  dans  la  robe  et  l'épée,  divi- 
sée en  trois  branches,  et  qui  remonte  à  Pierre  de 
Maupeou  et  à  Gilles  de  Maupeou,  son  frère,  au- 
teur de  la  branche  de  Maupeou  d'Ableiges. 

La  filiation  remonte  à  Pierre  de  Maupeou,  sei- 
gneur de  Noisy,  anobli  en  janvier  1586,  qui  fut 
trésorier  d'armes,  duc  de  Joyeuse,  amiral  de 
France,  mari  d'une  sœur  de  la  reine  Louise  de 
Lorraine,  femme  du  roi  Henri  III. 

René-Nicolas-Charles-Augustin  de  Maupeou, 
marquis  de  Bully,  etc.,  conseiller  au  Parlement 
le  11  août  1733,  fut  conseiller  du  roi  en  son  conseil 
d'Etat,  président  à  mortier  en  survivance  de  son 
père,  le  1er  avril  1737,  président  du  Parlement  et 
nommé  chancelier  et  garde  des  sceaux  de  France 
le  16  septembre  1768. 

Cette  famille  a  formé  la  branche  des  seigneurs 
de  Sablonnières,  issue  de  la  précédente,  qui  a 
pour  auteur  Louis  de  Maupeou,  dont  le  fils,  René, 
fut  nommé  maréchal  de  camp  le  20  mars  1709  et 
lieutenant  général  des  armées  le  8  mai  1718  ;  et  la 
branche  des  seigneurs  d'Ableiges  dont  le  chef 
était  le  frère  de  Pierre  duquel  il  est  parlé  en  pre- 
mier lieu.  Il  fut  conseiller  du  roi  en  ses  conseils, 
l'un  des  intendants  et  contrôleurs  généraux  sous 
Henri  IV.  C'est  en  faveur  de  son  fils  Gilles, maître 
des  requêtes,  que  la  terre  d'Ableiges,  au  Vexin 
français,  a  été  érigée  en  Comté  en  décembre  1691, 
par  lettres  patentes  enregistrées  le  12  mars  1692. 
Armes  :  D'argent,  au  porc-cpic  de  sable. 

MAUSSABRÉ  (de). 

Autant  qu'on  a  pu  le  connaître  et  découvrir  par 
les  titres,  cette  famille  est  originairede  la  province 
du  Blaisois  ou  de  Touraine,  où  elle  a  possédé, 
dès  le  xip  siècle,  les  seigneuries  de  Châteauvieux, 
près  de  St-Aignan,  en  Blaisois,  d'où  elle  relève  ; 
de  la  Sabardière,  qui  relève  de  Mon  trésor,  et 
d'Heugnes,  qui  relève  du  comté  de  Buzançois  : 


c'est  ce  qu'on  voit  par  les  anciens  aveux  rendus 
à  ces  seigneurs.  On  ne  peut  découvrir  en  quel 
temps  ces  seigneuries  sont  entrées  dans  cette  fa- 
mille ni  comment  celle  d'Heugnes  en  est  sortie, 
ainsi'que  celle  de  Châteauvieux.  En  1380,  il  ne 
restait  à  cette  famille,  de  la  seigneurie  d'Heugnes, 
que  la  terre  du  Bois-St- André,  qui  en  est  un  dé- 
membrement. 

Dans  le  temps  des  guerres  de  religion,  qui  ont 
causé  l'incendie  des  châteaux  de  cette  maison, 
temps  où  plusieurs  de  ses  membres  ont  embrassé 
la  religion  protestante,  elle  a  perdu  plusieurs  de 
ses  anciens  titres,  ce  qui  empêche  de  prouverson 
antiquité  ;  cependant  elle  existait  du  temps  des 
croisades,  puisqu'on  trouve  dans  cette  histoire 
des  gentilshommes  du  nom  de  Maussabré.  Cette 
famille,  séparée  en  cinq  principales  branches,  ne 
remonte  sa  filiation  qu'à  Guillaume,  dont  le  nom 
des  père  et  mère  est  inconnu.  Il  est  qualifié  des 
titres  de  noble  homme,  écuyer,  et,  dans  quelques 
contrats,  capitaine  du  château  de  Loches,seigneurs 
du  Bois-St-André,  etc. 

Louis  de  Maussabré,  premier  du  nom,lieutenant 
général  en  date  du  26  janvier  1555,  fut  tué  à  la 
bataille  de  Gravelines  en  1557.  Le  commissaire 
du  roi,  à  la  recherche  de  la  noblesse,  certifia  que 
le  dit  Louis  de  Maussabré  était  d  extraction  noble 
et  de  tout  temps  adonné  aux  armes. 

Son  fils  aîné,  Claude,  fut  l'auteur  de  la  branshe 
des  seigneurs  de  la  Sabardière  et  de  Bussière.  Il 
fut  déclaré  exempt  du  ban  et  arrière-ban  en  sa 
qualité  d'hommes  d'armes  par  acte  rendu  en  jus- 
tice le  14  octobre  1568. 

Son  petit-fils,  Gaspard  de  Maussabré,  homme 
d'armes  dans  la  compagnie  d'Henri  de  Bourbon, 
prince  de  Condé,  et  ensuite  lieutenant  de  cent 
hommes  d'armes  du  seigneur  de  Gargilesse,  ce 
qui  est  prouvé  par  un  certificat  donné  parle  même 
prince  de  Condé  le  10  janvier  1626,  fut  jugé  noble 
d'extraction  par  jugement  du  4  juin  1664.11  servit 
le  roi  avec  honneur,  et  ne  quitta  le  service  qu'à 
cause  de  son  grand  âge  et  parce  qu'il  avait  deux 
enfants  qui  servaient. 

Cette  branche  a  formé  à  son  tour  les  branches 
lo  des  seigneurs  de  Gastesouris  et  2°  celle  des 
seigneurs  de  Puibarreau. 

François  de  Maussabré,  auteur  delà  branche 
des  seigneurs  de  Villablin,  sortie  de  la  branche 
aînée,  seigneur  de  Villablin,  fut  page  de  Louis  de 
Bourbon,  1er  prince  de  Condé,  et  ensuite  homme 
d'armes  dans  sa  compagnie.  Son  attachement  pour 
ce  prince  l'engagea  à  embrasser  la  religion  pro- 
testante réformée,  et  il  périt  dans  les  guerres  de 
religion,  après  avoir  dépensé  la  meilleure  partie 
de  sou  bien  à  soutenir  le  parti  où  il  s'était  jeté. 
Après  sa  mort,  Claude  de  Maussabré,  son  frère, 
seigneurs  de  la  Sabardière,  s'empara  de  tous  ses 
papiers  qui,  depuis  ce  temps,  sont  restés  dans 
cette  branche,  paya  ses  dettes,  se  chargea  de  ses 
enfants,  les  fit  tous  élever  dans  la  religion  catho- 


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lique,  pourvut  à  leur  établissement  et  dota  ses 
nièces. 

Cette  maison  a  encore  formé  lss  branches  des 
seigneurs  du  Bois-St-André  ;  des  seigneurs  de  la 
Balatrie  ;  et  celle  des  seigneurs  de  la  Croix, cadets 
des  seigneurs  de  la  Balatrie. 

Elle  a  fourni  un  grand  nombre  d'officiers  dans 
nos  armées  et  plusieurs  chevaliers  de  St-Louis. 

Les  armes  de  cette  famille  sont  sculptées  et 
peintes  dans  plusieurs  châteaux  qui  ont  appartenu 
à  ceux  de  ce  nom,  et  dans  plusieurs  églises  ou 
chapelles  dont  ils  ont  été  seigneurs. 

Armes  :  D'azur,  au  lambel  d'or  en  chef,  à  trocs 
pendants. 

Cimier  :  Un  cavalier  armé  de  toutes  pièces,  te- 
nant un  sabre  à  la  main. 

MAZIS  (des). 

Famille  noble  et  ancienne,  que  quelques  auteurs 
croient  originaire  de  Flandre,  et  issue  d'un  Bailli 
de  Gand.  Il  est  certain  qu'au  commencement  elle 
était  attachée  à  la  maison  de  Bourgogne  ;  cepen- 
dant, dès  1339,  on  trouve  un  Jean  Desmazis,  1er  du 
nom,  gouverneur  de  Dourdan,  qu'on  peut  croire 
avec  assez  de  vraisemblance,  père  de  Jean  Des- 
mazis, qui  commence  la  filiation  de  cette  maison. 
Charles  VII  accorda  à  Jean  Desmazis,  qu'il  fit  gou- 
verneur des  Villes  et  Châteaux  d'Etampes  et  de 
Dourdan,  par  des  Lettres-Patentes  du 30  novembre 
1437,  les  revenus  des  gabelles  et  aides  d'Estampes, 
pour  l'entretien  des  dites  villes,  alors  frontières, 
et  près  des  marches  des  Anglais,  anciens  enne- 
mis de  la  France. 

Cette  maison  a  formé  les  branches  :  1°  des  sei- 
gneurs de  la  Varenne  et  de  Fontenailles. 

2°  Des  seigneurs  du  Tronchet,  éteinte. 

Elle  compte  parmi  ses  membres  plusieurs  offi- 
ciers, des  chevaliers  de  St-Louis  et  des  ordres  du 
roi. 

Armes  :  De  gueules,  à  une  fascc  d'or,  chargée 
de  trois  motettes  d'éperon  de  sable. 

Supports  :  Deux  pucelles  vêtues  à  l'antique. 

Cimier  :  Unepucelle  naissante  du  casque,  vêtue 
de  même,  et  tenant  en  main  l'écu  plein  des  dites 
armes. 

MEGFLET  (de) 

Famille  noble  et  ancienne  de  Normandie.  Elle 
remonte  sa  filiation  suivie  à  Bobert  de  Mecflet, 
qui  vivait  vers  l'an  1600. 

D'une  autre  branche  fut  Jean-ŒJaptiste  de  Mec- 
flet, écuyer,  seigneur  d'Asseville,  âgé  de  48  ans, 
en  1774. 

Et  une  troisième  branche  de  cette  famille  sub- 
sistait dans  François-Barnabe  de  Mecflet,  écuyer, 
sieur  de  Plainemare. 


Armes  :  D'azur,  à  deux  chevrons  d'hermine  ; 
au  chef  de  ne  hé. 

MEGRET  D'ETIGNY  DE  SERILLY 
DE  GHAPELAINE. 

Famille  originaire  de  Picardie,  passée  en  Béarn, 
dont  il  est  parlé  dans  le  Mercure  de  France  de 
juillet  1734. 

François-Nicolas  Megret,  seigneur  de  Passy, 
d'Etigny  et  autres  lieux,  conseiller  du  roi  en  ses 
conseils,  grand  audiencier  de  France  en  1725, 
auparavant  général  des  Finances  en  Auvergne, 
mort  subitement  le  30  juillet  1734,  âgé  de  61  ans, 
laissa  entre  autres  enfants  de  Marguerite  de  Beau- 
cousin  :  1°  Jean  Nicolas,  seigneur  de  Serilly,  avoe 
cat  général  en  la  Cour  des  aides  en  1706,  maître 
des  requêtes  de  l'hôtel  du  roi  en  1732,  intendant 
de  Franche  Comté  qui  mourut  sans  laisser  de 
postérité  en  1762;  2°  Megret  de  Fouquières  qui 
fut  receveur  général  des  finances  en  Auvergne  et 
3°  Megret,  seigneur  d'Etigny. 

Armes  :  Parti  :  au  1  d'azur,  à  trois  be sauts 
d'argent,  2  et  1  ;  au  chef  d'or  chargé  d'une  tête 
de  lion  arrachée  de  gueules;  au  2  d'argent,  à 
une  bande  d'azur  chargée  de  trois  étoiles  d'or. 

MÉHÉRENG  DE  ST-PIERRE  (dé). 

Famille  noble,  originaire  deNormandie,élection 
de  Baveux,  dont  une  branche  s'est  établie  en  Bre- 
tagne, diocèse  de  St-Brieuc,  au  château  de  Bois- 
de  la-Salle,  sous  le  nom  de  MéhérencdeSt-Pierre. 
La  Boque,  en  parlant  des  familles  de  cette  pro- 
vince, dit  que  celle  de  Me harenc,  comme  on  l'écri- 
vait anciennement,  avait  porté  le  nom  de  Bouchard. 
Ceci  est  justifié  par  deux  aveux  rendus  à  la  cham- 
bre des  comptes  :  le  1er  par  Baoul  Bouchard,  dit 
Méhérenc,  et  sa  femme,  en  date  du  5  avril  1372 
et  le  second  aveu  est  du  6  desdits  mois  et  an,  par 
Henry  Bouchard  de  Méhérenc,  pour  le  fief  de 
Méharenc,  aussi  situé  dans  la  paroise  de  Trévières. 

On  voit  dans  la  recherche  des  nobles  faite  par 
Raymond  de  Montfaut,  que  Guillaume  de  Méhé- 
renc passa  à  la  réformation  de  Normandie  en  1469, 
son  descendant  au  6e  degré,  Pierre  de  Méhérenc, 
écuyer,  sieur  de  Saint-Pierre  fut  la  tige  de  la 
branche  établie  en  Bretagne.  Son  frère  Gabriel 
de  Méhérenc  écuyer,  sieur  de  Saint-Pierre,  fut 
maintenu  dans  sa  noblesse  par  arrêt  du  con- 
seil d'état,  le  25  avril  1669.  Il  avait  épousé  le  20 
juin  1659,  une  de  Tiercelin  de  Brosses,  dont  il 
laissa  trois  enfants  qui  continuèrent  sa  postérité. 

Delà  branche  aînée  est  sortie  la  branche  de  Mé- 
hérenc de  Saint-Christophe. 

Armes  :  D'argent,  au  chef  d'azur. 

(Quelques  branches  de  cette  famille  ajoutent  à 
ces  armes  une  bordure  de  gueules). 


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MENOU  (de). 

Ancienne  maison  originaire  du  Perche,  qui  y 
était  connue  dès  l'an  1055  ;  elle  se  transplanta  en 
Touraine.  La  branche  aînée  y  a  possédé  la  terre 
de  Boutfay,  depuis  le  commencement  du  xiV  siècle. 
Elle  a  toujours  été  au  service  de  nos  rois,  soit  à 
la  guerre  ou  dans  leurs  maisons,  et  principalement 
dans  les  dernières  guerres  de  Louis  XIV  ;  elle  a 
donné  dans  un  même  temps  jusqu'au  nombre  de 
36  officiers  du  même  nom,  dont  plusieurs  ont  été 
tués  au  service.  Cette  maison,  aujourd'hui  répan- 
due dans  les  provinces  de  Touraine,  Berry,  Niver- 
nais, Poitou,  Sologne,  Normandie  et  Bretagne, 
est  divisée  en  différentes  branches. 

Jean,  sire  deMenou,  qualifié  écuyer,  le  premier 
de  ce  nom  que  l'on  connaisse,  rendit  foi  et  hom- 
mage, en  1055,  d'un  fief  qu'il  possédait  dans  le 
pays  du  Perche  :  il  y  est  qualifié  chevalier,  et 
eut  un  fils  également  qualifié  d'écuyer  dans  une 
charte  de  l'abbaye  de  Thiron,  de  l'an  1121,  sous 
le  règne  de  Louis  le  Gros. 

La  filiation  de  cette  famille  remonte  à  Gervais 
de  Menou,  chevalier,  seigneur  de  Menou  qui  vivait 
en  1728. 

Au  9e  degré,  Philippe  de  Menou,  chevalier,  fut 
chambellan  de  Louis  XI  dans  les  deux  dernières 
années  de  son  règne,  en  1482  et  1483,  puis  am- 
bassabeur  en  Espagne  sous  Charles  VIII,  par 
lettres  du  25  octobre  1492,  maître  d'hôtel  de  la 
reine  Anne  de  Bretagne,  par  commission  du  5 
janvier  1501  ;  ensuite  de  la  reine  Claude  et  du 
dauphin  de  France,  par  lettres  de  François  Ie''  en 
date  du  29  janvier  1518. 

De  cette  maison  sont  sorties  les  branches  : 

1»  Des  seigneurs  de  la  Roche-Alais,  au  pays  du 
Maine,  éteinte  ; 

2°  Dos  seigneurs  de  Narbonne,  en  Berry; 

3°  Des  seigneurs  de  Champlivault,  en  Sologne; 

4ê  Des  seigneurs  de  Cuissy  ; 

5°  Des  seigneurs  de  Charnizay,  en  Touraine  ; 

6°  Des  seigneurs  du  Mée,  en  Berry. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  bande  d'or. 
Cimier  :  Une  tête  de  maure  de  sable. 

(Cette  maison  avait  autrefois  pour  supports  : 
Deux  femmes  vêtues  en  déesses  ou  en  sibylles  de 
l'antiquité). 

MENTHON  (de). 

Ancienne  et  illustre  maison  de  Savoie  et  de 
Bresse,  qui  Uorissait  dès  le  xie  siècle,  et  de  laquelle 
est  issu  Saint-Bernard,  chanoine  d'Aouste,  vivant 
en  1120  lequel  était  fils  de  Richard,  seigneur  de 
Menthon,  et  de  Berlione  de  Duyn. 

Robert,  seigneur  de  Menthon,  issu  au  4e  degré 
de  Thomas,  vivait  en  1219.  Son  petit  fils  François 
a  donné  origino  à  la  seconde  branche  des  barons 
de  Menthon,  lequel  fut  écuyer  de  Philippe,  duc 
de  Bourgogne  et  grand  bailli  de  la  Montagne. 


René  de  Menthon  a  continué  la  branche  des 
comtes  de  Menthon,  et  enfin,  Claude  de  Menthon, 
baron  d'Aubonne,  grand  écuyer  de  Savoie  a  fait 
la  branche  des  barons  de  Rochefort. 

Cette  maison  a  produit  beaucoup  de  grands 
hommes,  et  s'est  divisée  en  plusieurs  branches. 

Armes  :  De  gueules,  au  lion  d'argent,  à  la  bande 
d'azur,  brochante  sur  te  tout. 

MÉRI  DE  LA  GANORGUE  (de). 

Famille  noble  dont  il  est  parlé  dans  l'histoire 
héroïque  de  la  noblesse  de  Provence. 

Elle  remonte  sa  filiation  à  Gabriel  Méri,  origi- 
naire d'Italie,  qui  quitta  sa  famille  pour  quelques 
mécontentements  domestiques,  vers  le  commen- 
cement du  xvie  siècle,  et  vint  s'établira  Bonnieux, 
dans  le  comtat  Venaissin.  Il  servit  avec  distinc- 
tion sous  Antoine  Colonna  ;  se  distingua  au  siège 
de  Seguy,  et  fut  employé  en  qualité  d'officier  dans 
la  garnison  de  cette  place,  où  il  reçut  une  bles- 
sure dangereuse. 

Au  6e  degré,  Georges  de  Méri,  3e  du  nom,  obtint 
en  sa  faveur  l'érection  en  comté  du  fief  de  la  Ca- 
norgue,  ou  Lacanorgve,  par  bref  du  pape  Benoit 
XIV,  le  2i  avril  1747,  enregistré  aux  archives  du 
roi  de  Provence,  le  17  novembre  suivant.  Il  a  eu 
plusieurs  enfants  de  Marie-Thérèse  de  Vaccon, 
qu'il  avait  épousée  par  contrat  à  Arles,  le  31  jan- 
vier 1700. 

En  1757,  Joseph-Pierre  de  Méri  fut  reçu  conseil- 
ler au  Parlement  de  Provence. 

Armes  :  D'argent,  au  dauphin  de  sable,  sur 
une  mer  de  sinople  ;  au  chef  d'azur,  chargé  de 
trois  étoiles  d'or. 

MÉRIG  DE  BELLEFON  (de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Guyenne. 

Les  preuves  de  la  branche  de  Vivons  dont  l'ori- 
gine est  commune  a  celle  de  Bellefon,  ont  été 
faites  le  3  février  1670  par  devant  Dugué,  inten- 
dant de  Lyon.  Elles  remontent  jusqu'en  1551  ;  les 
armes  de  la  famille  y  sont  constatées. 

Armes  :  D'azur,  à  la  biche  d'or. 

MERLE  (Baron). 

Cette  famille  est  originaire 
de  Provence.  Le  titre  de  ba- 
ron a  été  concédé  à  Merle  (Jean- 
Joseph),  colonel,  né  le  11  dé- 
cembre 1770,  à  Allauch,  près 
Marseille,  par  l'empereur  Na- 
poléon Ier,  par  lettres  patentes 
du  2  août  1811. 

Son  fils  unique.  Jean-Lazare- 
Achille,  né  le  31  août  1809, 
mort  le  20  novembre  1876,  fut 
investi  du  titre  de  baron,  par 
lettres  patentes  du  15  juillet 
1813. 


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403  — 


-  494  - 


Cette  famille  est  aujourd'hui  représentée  par 
quatre  petits  enfants  du  colonel  Merle,  dont  deux 
garçons  et  deux  filles  : 

1°  Lazare,  l'aîné,  né  en  1858,  commis  principal 
des  contributions  indirectes,  investi  du  titre  hé- 
réditaire de  baron,  par  arrêté  du  ministre  de  la 
justice, du  22  janvier  1885; 

2°  Henri,  né  en  1860  ; 

3"  Lazarine-Cëctle- Antoinette ;  en  religion  sœur 
Marie-Sophie  de  l'ordre  de  la  Présentation; 

4°  Marie-Joséphine-Sophie,ma.riéeh  Joseph  La- 

MOTTE . 

Armes  :  D'azur,  au  cheoron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  molettes,  et,  en  pointe,  d'un  lion 
rampant,  le  tout  d'argent,  surmonté  d'un  comble 
d'or  chargé  de  trois  merlettes  en  fasce  d'azur  ; 
au  franc-quartier  des  barons  tirés  de  l'armée 
brochant  au  neuvième  de  Vécu. 

Couronne  de  baron. 

Devise  :  Sanguinem  pro  patria  profundere. 


MERLE  DES  ISLES. 

Famille  originaire  du  Bourbonnais. 

Elle  suit  sa  filiation  depuis  la  fin  du  xvie  siècle. 

Depuis  cette  époque,  elle  a  fourni  jusqu'à  la 
Révolution,  plusieurs  procureurs  et  conseillers 
du  roi,  dans  les  provinces  du  centre  et  princi- 
palement à  Moulins. 

Déclarée  noble  par  Louis  XV,  le  nom  de  des 
Isles  fut  ajouté  au  nom  patronymique,  du  nom 
d'une  terre  sise  sur  l'Allier  en  Bourbonnais. 

La  Révolution  détruisit  plusieurs  de  ses  mem- 
bres. 

Un  seul,  échappé  à  la  tourmente,  étant  officier 
d;ms  les  armées,  resta  le  dépositaire  du  nom  et 
des  armes  de  la  famille. 

Il  eut  deux  fils  :  le  cadet  laissa  postérité. 

Armes  :  D'or,  au  merle  de  sable,  becquè  et 
membre   d'or. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Merle  des  Isles  (André),  marié  à  Elisa 
de  Tourdonnet  de  Joussinaud  ;  chef  de 
nom.  —  Résidence  :  Val  d'or,  Eutménïa, 
par  Constantine  ; 

2°  M.  des  Isles  (Léon),  marié  à  Léonie 
Dassonville.  —  Résidence  :  Jemmapes, 
Constantine  ; 

3"  M.  des  Isles  (Emile),  capitaine  de  ca- 
valerie. Constantine. 


MESGHINET  DE  RIGHEMOND. 

(Saintonge.  -Charente-Inférieure.  -  La  Rochelle). 

Maison  noble  et  fief  de  Richemond  dans  la  pa- 
roisse d'Ecurat,  près  Saintes. 

On  lit  encore  aujourd'hui  l'inscription  du  por- 
tail, crénelé.  Une  sculpture  figure  un  arbre  chargé 
de  feuilles  et  de  fruits  sur  les  rameaux  duquel  se 
posent  des  oiseaux  : 

1601 

DE.    LIEV.    DÉSERT.    EN.    CVLTVRE 

J'AI.    ESTÉ.    MIS.    PAR.    LA.    CVP- 
DE.    MESCHINET.    ET.    r- 
DE.    TRÈS.    AGRÉABLE^ 
PAR.    SIT.    FORTVy 

La  filiation  suivie  *•■ 
(1457-1500). 

Samuel  Mesc 
mond,  prit  pr 
dant  le  siè^ 
au  bras  à  ] 

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l'écu,  argi 

Devise,  i 
Vinces. 


—  495 


—  490  — 


REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Meschinet  de  Richemond  (Louis-Marie), 
fils    de  feu  Samuel-Louis  de  Meschinet 
de  Richemond,  officier  supérieur  de  la  ma- 
rine, chevalier  des  ordres  du  Mérite  mili- 
taire et  de  la  Légion  d'honneur,  etc.,  et  de 
feueMarie-Catherine-Elie  Pichez,  marié,le 
25     septembre    1802,    à    Charlotte-Lucie 
'ïesnon  des  Mesnards,  fille  de  feu  Pierre- 
V  G.  des  Mesnards  el  de  feue  Anne- 
Claire  de   Clervaux,  dont  :  a) 
•Adolphe,   né   le    3   juillet 
>,  marié  le  16  mai  1895, 
me  Leenhardt  ;    b) 
le  11  mai  1873,  à 
^ie-André,  né 


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é  vers 
baron 
•  Mar- 
'igny, 
ies  du 


duc  de  Bourgogne,  mort  en  1895,  épousa  Cathe- 
rine de  Foissy.  De  ce  mariage,  2  fils  :  1°  Jean  qui 
suit,  2°  Denisot  de  Mesgrigny,  tige  de  la  branche 
des  marquis  de  la  Villeneuve-Mesgrigny  ;  V.  Jean 
de  Mesgrigny,  écuyer,  mort  vers  1407,  servit  sous 
Charles  VII  et  Louis  XI.  Sa  fille  Jeanne  épousa 
Jean  Mole,  écuyer,  d'où  descendent  les  Molé- 
Champlatieu  ;  avec  Jean  II  s'éteignit  la  première 
maison  de  Mesgrigny;  V.  bis)  Denisot  de  Mesgri- 
gny, écuyer,  baron  de  Poussé,  second  fils  de 
Guyot  et  de  Catherine  de  Foissy,  épousa  Benoite 
le  Cartrier,  dont  Jean  qui  suit  ;  VI.  Jean  servit 
dans  toutes  les  guerres  de  Charles  VII,  il  était 
qualifié  vicomte  de  Troyes  en  1440,  il  épousa 
Jeannette  Le  Cierge,  dont  Jean  III  qui  suit  ;  VII. 
Jean  III,  né  vers  1441,  servit  en  qualité  d'hommes 
d'armes  sous  Gilbert  de  Clèves,  comte  de  Nevers  ; 
il  fut  maintenu  dans  la  noblesse  militaire  du  bail- 
liage de  Troyes  par  sentence  du  28  décembre  1487, 
il  épousa  en  1470,  Gillette  de  Vittel,  dont  Jean  IV 
qui  suit  ;  VIII.  Jean  IV,  né  vers  1408,  conseiller 
du  roi,  dressa  le  procès  verbal  de  comparution 
des  nobles  du  bailliage  de  Chaumont,  en  1513, 
mourut  en  1530.  Il  épousa  en  1497  Jehannette  Do- 
rey,  dont  Jean  qui  suit  ;  IX.  Jean  V,  seigneur  de 
Choignes,  Bercenay,  Anneville,  Vaux,  Villiers, 
etc.,  président  au  siège  présidial  de  Troyes,  mort 
en  1509,  il  épousa  en  1530  Marie  de  Pleure,  dont 
Jean  V,  qui  suit,  et  Eustache,  tige  de  la  branche 
des  comtes  de  Ville! tertin  ;  X.  Jean  IV.  écuyer, 
seigneur  de  Villeneuve,  avocat  au  Parlement  de 
Paris  conseiller  du. roi,  maîtres  des  comptes,  il 
épousa  Nicole  de  Grené,  dont  Jean  VU  qui  suit  ; 
XL  Jean  VIII,  chevalier,  marquis  de  Villeneuve- 
Mesgrigny,  seigneur  de  Briel,  vicomte  de  Troyes, 
né  en  1573,  fut  conseiller,  maître  des  comptes  en 
1010,  il  acquit  en  mai  1038  la  terre  de  Vendeuvre 
de  la  maison  de  Peney-Luxembourg,  et  obtint 
l'érection  de  la  baronnie  de  la  Villeneuve  en  mar- 
quisat, sous  la  dénomination  de  la  Villeneuve- 
Mesgrigny  en  1040;  il  épousa  en  1597  MarieBou- 
guier,  dont  :  1°  Jean  VIII  qui  suit,  2°  Jacques  de 
Mesgrigny,  tige  de  la  branche  des  marquis  de 
Bonnivet,  3°  François  de  Mesgrigny,  tige  des 
seigneurs  de  Marans  ;  XII.  Jean  VIII,  chevalier, 
marquis  de  la  Villeneuve-Mesgrigny  et  de  Ven- 
deuvre, vicomte  de  Troyes,  fut  reçu  conseiller  au 
grand  conseil  en  102'i,  maître  des  requêtes  et  con- 
seiller en  1034,  intendant  de  Champagne  en  1035, 
premier  président  au  parlement  de  Provence  en 
1043,  mort  en  1078  ;  il  avait  épousé  en  1034  Hu- 
berte  de  Bussy,  baronne  d'Emery,  dont  François, 
qui  suit;  XIII.  Jean-François,  marquis  de  la  Vil- 
leneuve-Mesgrigny, baron  de  Vendeuvre,  né  en 
1035,  conseiller  du  Roi  ;  il  épousa  Henriette  du 
Mesnil.  De  ce  mariage  :  Charles-Hubert,  conseiller 
au  parlement  de  Paris,  mort  en  1732  sans  posté- 
rité. En  lui  finit  la  branche  des  seigneurs  de  la 
Villeneuve-Mesgrigny . 

IL  —  Branche  des  marquis  de  Bonnivet 
XII.  Jacques   de  Mesgrigny,  3e  fils  de  Jean  VII 


—  497  — 


—  498  — 


et  de  Marie  Bouguier,  marquis  de  Bonnivet,  pré- 
sident à  mortier  au  parlement  de  Rouen,  conseil- 
ler d'honneur  au  parlement  de  Paris,  épousa  en 
1644  Eléonore  deRochechouart,  marquise  de  Bon- 
nivet, dont  François-Romain  ;  XIII.  François- 
Romain  de  Mesgrigny,  marquis  de  Bonnivet. 
épousa  Marguerite  de  Bency.  La  branche  des 
marquis  de  Bonnivet  finit  avec  François-Romain 
de  Mesgrigny. 

RI. — Branche  des  seigneurs  de  Marans 

XII.  François  de  Mesgrigny,  comte  de  Marans 
et  de  Briel,  6e  fils  de  Jean  VII  et  de  Marie  Bou- 
guier, né  en  1619,  se  distingua  dans  les  guerres 
maritimes  de  son  époque  et  fut  nommé  chef  d'es- 
cadron des  armées  navales  ;  il  fit  bâtir  le  château 
de  Briel  et  épousa  Renée  de  Marans  en  1655,  dont 
François  II  qui  suit  ;  XIII.  François  II  de  Mesgri- 
gny, comte  de  Marans  et  de  Briel,  né  en  1657,  fut 
capitaine  au  régiment  du  roi  Louis  XIV,  il  épousa 
Charlotte  de  Blicy.  En  lui  s'éteignit  la  branche 
des  seigneurs  de  Marans. 

IV. —  Branche  des  seigneurs  de  Villebertin 

X.  Eustache  de  Mesgrigny,  écuyer,  seigneur  de 
Villebertin,  second  fils  de  Jean  V  et  de  Marie  de 
Pleurre,  naquit  à  Troyes  en  1544.  Il  prit  parti 
contre  la  Ligue  en  faveur  de  HenrilV,  commanda 
un  corps  de  7.000  hommes,  occupa  la  ville  de 
Troyes  qu'il  ramena  à  l'obéissance  du  roi.  Il  fut 
nommé  procureur  général  du  parlement  de  Paris. 
Eustache  avait  épousé  en  1571  Simone  Le  Mairat, 
dont  Jérôme  ;  XI.  Jérôme,  chevalier,  seigneur  de 
Villebertin,  né  en  1575,  capitaine  d'une  compagnie 
de  chevau-légers,  fut  député  de  la  noblesse  du 
bailliage  de  Troyes  aux  Etats-Généraux  d'Orléans 
en  1614,  il  le  fut  encore  en  1651  aux  Etats-Généraux 
de  Tours.  Il  épousa  en  1620  Marguerite  Goiffart 
de  Marcilly,  dont  :  1°  Nicolas,  2«  Jean  IX,  comte 
de  Mesgrigny,  lieutenant  général,  commandeur 
de  St-Louis,  officier  du  génie.  Il  fit  construire  la 
citadelle  de  Tournay,  prit  part  aux  guerres  du 
règne  de  Louis  XIV.  Sa  défense  de  Tournay  en 
1709  lui  valut  les  éloges  de  Vauban  et  l'estime  du 
roi.  IL  avait  épousé  en  1700,  à  l'âge  de  72  ans,  Ma- 
rie de  Tenremonde:  XII.  Nicolas,  chevalier.comte 
d'Aunay,  né  en  1624,  capitaine  au  régiment  de 
Navarre  en  1650,  se  distingua  comme  son  frère 
Jean  dans  la  carrière  des  armes.  Il  servit  dans 
les  armées  de  Turenne  et  fut  nommé  maréchal  de 
camp  en  1652.  Il  épousa  Georgette  de  Régnier 
d'Aunay,  dont  :  1°  Louis  de  Mesgrigny,  tige  de  la 
branche  des  comtes  d'Aunay,  2°  François,  tige  de 
la  branche  des  seigneurs  de  Souleaux,  3o  Jean- 
Nicolas,  tige  de  la  branche  de  Savoie-Villebertin. 

V.  —  Branche  des  comtes  d'Aunay 

Jacques-Louis  de  Mesgrigny,  comte  de  Ville- 
bertin et  d'Aunay,  fils  de  Nicolas  et  de  Georgette 
d'Aunay,  fut  capitaine  au  régiment  de  Navarre, 
il  épousa  en  1681  Charlotte  Le  Prestre  de  Vauban, 


fille  du  célèbre  maréchal  de  France,  dont  il  eut 
onze  enfants  :  1°  Jean-Charles  qui  suit;  XIV.  Jean- 
Charles  fut  aide  de  camp  de  Vauban,  son  aieul 
maternel,  devint  colonel  d'un  régiment  d'infante- 
rie nommé  le  régiment  de  Mesgrigny,  il  le  com- 
manda à  la  bataille  de  Malplaquet,  il  fut  nommé 
maréchal  de  camp  en  1738  et  lieutenant-général 
en  1744.  Jean  Charles  épousa  en  1713  Cécile  de 
Poussé,  dont  Jean  XI  de  Mesgrigny,  colonel  du 
régiment  du  Vexin,  mort  sans  postérité  en  1738. 
Sa  sœur  épousa  Le  Pelletier  de  Rosambo,  prési- 
sident  à  mortier  au  parlement  de  Paris. 

VI.  —  Branche  de  Souleaux 

François  III  de  Mesgrigny,  3e  fils  de  Nicolas  et 
de  Georgette  de  Régnier,  né  en  1666,  servit  avec 
distinction  dans  toutes  les  guerres  de  son  époque, 
il  fut  ingénieur  en  chef  des  travaux  et  fortifica- 
tions, mort  en  1732.  Il  épousa  Madeleine  de  Ne- 
velet,  dont  plusieurs  enfants  qui  n'ont  pas  laissé 
de  descendance. 

MI.  —  Branche  de  Savoie-Villebertin 

XIII.  Jean  -  Nicolas  de  Mesgrigny,  chevalier, 
comte  de  Briel,  seigneur  de  Savoie,  Villebertin, 
etc.,  fils  de  Nicolas  III  de  Mesgrigny  et  de  Geor- 
gette de  Régnier,  capitaine  au  régiment  de  Saint- 
Géry  en  1704.  Il  épousa  Catherine  de  Pradel,dont 
François  ;  XIV.  François,  marquis  de  Mesgrigny 
par  lettres  patentes  d'octobre  1646,  comte  de  Briel, 
fut  grand  bailli  d'épée  en  1767,  il  présida  l'assem- 
blée des  trois  ordres  tenue  pour  la  nomination 
des  députés  du  bailliage  de  Troyes  aux  Etats- 
Généraux  de  1789.  Il  épousa  Louise  Le  Febvre  de 
St-Benoît,  dont  1°  Louis-Marie  qui  suit;  2° Louis, 
chevalier  de  Mesgrigny,  Grand-Croix  de  l'ordre 
de  Malte,  chevalier  de  St-Louis  et  officier  de  la 
Légion  d'honneur,  colonel  au  régiment  de  Foix 
en  1788.  En  1815,  il  fut  nommé  maréchal  de  camp 
et  mourut  en  1828  ;  33  Pierre-Antoine,  comman- 
deur de  l'ordre  de  Malte,  était  maréchal  de  camp 
en  1791  ;  XV.  Louis-Marie,  marquis  de  Mesgrigny, 
comte  de  Briel,  né  en  1744,  servit  dans  la  pre- 
mière compagnie  des  mousquetaires,  fut  nommé 
député  de  la  noblesse  du  bailliage  de  Troyes  aux 
Etats-Généraux  de  1789,  émigra  en  1791,  fut  nom- 
mé maréchal  de  camps  en  1815  et  commandeur  de 
St-Louis  en  1821.  Il  épousa  en  1778  Anne  Marchai 
de  Saincey.  De  ce  mariage  :  1°  Pierre-François, 
qui  suit,  2°  Adrien-Charles,  tige  de  la  branche 
des  comtes  de  Briel  ;  XVI.  Pierre-François,  né  en 
1772,  fut  enseigne  au  régiment  des  gardes  fran- 
çaises, était  lieutenant-colonel  au  4e  régiment  de 
la  garde  royale  en  1821,  et  maréchal  de  camp  en 
1826.  Il  épousa  en  1802  Alexandrine  de  Trémau- 
ville,  dont  Edmond  ;  XVII.  Edmond,  marquis  de 
Mesgrigny,  né  en  1803,  ancien  lieutenant  de  dra- 
gons, a  épousé  en  1832  Rosalie  Pages,  dont  Clau- 
de-François, comte  de  Mesgrigny,  né  en  1836, 
mort  sans  alliances. 


499 


—  500 


VIII.  —  Branche  des  comtes  de  Briei 

XVII.  Adrien  de  Mesgrigny,  comtes  de  Briel, 
second  fils  de  Louis-Marie,  né  en  1V"«8,  chef  d'es- 
cadron en  18L3,  député  de  l'Aube  de  1834  à  1848, 
mort  en  1849,  épousa  Marie-Antoinette  de  Bam- 
buleau.  dont  Gaston-Claude  ;  XVIII.  Gaston-Clau- 
de, comte  de  Briet.néen  1804,  élève  de  Saint-Cyr, 
fut  officier  de  carabiniers,  épousa  en  1836  Eugé- 
nie de  Bossancourt.  De  ce  mariage  sont  encore 
existants  : 

!.  Louis-Jean,  marquis  de  Mesgrigny,  a  pris  le 
titre  de  marquis  à  la  mort  du  marquis  Edmond 
de  Mesgrigny  ; 

2.  Henriette,  mariée  au  colonel  comte  de  Bofli- 
gnac.  De  ce  mariage  sont  nés:  1°  Emmanuel- 
Maurice-Marcel;  2°  Marie-Henriette- Agathe  ; 

3.  Agathe-Eugénie,  mariée  à  X.  Allart,  sans 
enfants  ; 

4.  Cécile- An  toi  nette,  non  mariée. 

De  Claude  de  Mesgrigny  (1250)  à  Henriette, 
XIX  générations. 

Aumes  :  D'argent,  au  lion  de  sable. 
Supports  :  Deux  griffons. 
Couronne  de  marquis. 
Devise  :  Dsus  fortiiudo  moa. 

Cette  famille  a  aussi  fourni  à  l'église  plusieurs 
membres  remarquables  par  leurs  vertus.  Citons 
seulement:  Athanase,  qui  quitta  le  service  mili- 
taire pour  entrer  dans  les  ordres,  et  fut  évèque 
Grasse  de  1711  à  1726.  Ce  prélat  fonda  un  hôpital 
qu'il  entretint  à  ses  frais. —  Benée  de  Mesgrigny, 
religieuse  bénédictine,  à  l'exemple  de  son  frère, 
l'évêque  de  Grasse,  consacra  ses  biens  au  soula- 
gement des  pauvres.  Devenue  abbesse,  elle  se 
distingua  par  une  sage  administration  ;  elle  fut 
vénérée  comme  une  sainte  à  sa  mort  survenue  en 
1696. 

Plusieurs  chevaliers,  deux  commandeurs  et  un 
grand-croix  de  l'ordre  de  Malte  appartiennent 
aassi  \  la  famille  de  Mesgrigny. 


MESMAY  (de). 

Cette  maison  a  tiré  son  nom  de  la  terre  de 
Mesmay,  qui  était  située  dans  le  bailliage  de 
(Juingey.  près  de  la  rivière  de  Loue.  Le  premier, 
dont  la  filiation  est  certaine,  est  noble  homme  Mi- 
chel de  Mesmay,  qualifié  tel  dans  les  provisions 
d'uu  office  que  lui  donna  Charles,  duc  de  Bourgo- 
gne, lesquelles  sont  datées  du  20  décembre  1473 

Etienne  de  Mesmay,  son  fils,  fut  écuyer,  con- 
trôleur de  la  Maison  de  Marie,  reine  de  Hongrie 
et  de  Bohême,  lequel  reçut  une  pension  de 
200  livres,  du  roi  d'Espagne  Philippe  II,  en  con- 
sidération des  services  qu'il  avait  rendus  à  l'em- 
pereur Charles-Quint,  ensuite  à  la  reine  de  Hon- 


grie et  de  Bohême,  par  lettres  patentes  en  date 
du  13  juillet  1565. 

Elle  a  formé  les  branches  des  seigneurs  de 
Montaigne  et  celle  des  seigneurs  de  Genevreuille. 
Cette  dernière  s'est  éteinte  dans  les  mâles,  à  la 
mort  de  Jean-François,  dit  le  chevalier  de  Mes- 
may, le  2?  mai  1747,  qui  ne  laissa  qu'une  fille, 
Jeanne-Marie,  qui  s'est  alliée  à  Claude-Antoine- 
Eugène  de  Mesmay  de  Montaigne,  son  parent. 

Il  subsiste  en  Espagne  une  branche  de  cette 
maison,  établie  depuis  plus  de  deux  siècles,  qui  y 
a  contracté  de  bonnes  alliances. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'or,  chargée  d'un 
losange  de  gueules. 
Devise  :  De  rien  je  ne  m'esmoye. 


MESNIL  {du). 

Il  existe  un  grand  nombre  de  familles  portant 
ce  nom,  établies  sur  tous  les  points  de  la  France. 

La  plupart  ont  encore  des  représentants.  Dans 
l'impossibilité  où  nous  nous  trouvons  de  les  dis- 
tinguer entre  elles,  nous  nous  bornons  à  les  men- 
tionner purement  et  simplement. 

En  Picardie  :  Famille  dont  il  est  parlé  dans  le 
nobiliaire  de  Picardie.  Louis  du  Mesnil,  seigneur 
de  Maricourt,  demeurant  m  Boubers,  en  Ponthieu, 
rapporta  les  lettres  de  relief  de  noblesse,  accor- 
dées à  François  du  Mesnil  son  aïeul,  au  mois  de 
février  1604,  vérifiées  en  la  Chambre  des  Comptes 
et  Cour  des  Aides,  les  20  et  23  décembre  de  la 
même  année.  Il  produisit  encore  une  copie  colla- 
tionnée  des  lettres  d'anobli ssemet  données  par 
Louis  XI,  au  mois  d'avril  1477,  en  faveur  de 
Louis  du  Mesnil  son  cinquième  aïeul. 

Armes  :  D'azur,  à  la  bande  d'or,  accompagnée 
de  deux  roses  d'argent. 

Autre  famille  de  Normandie,  maintenue  dans  sa 
noblesse,  le  23  février  1668. 

Armes  :  D'argent,  à  deux  jumelles  de  gueules; 
au  chef  du  même,  chargé  d'un  lion  léopardé  d'or. 

Nous  trouvons  un  du  Mesnil  écuyer,  sieur  de 
Pi  val,  élection  d'Avranches. 

Armes  :  D'or,  à  trois  molettes  d'éperons  de 
gueules. 

Un  autre  dans  l'élection  de  Caen,  qni  porte  pour 
armes  :  D'argent,  à  trois  lions  de  gueules. 

Dans  l'élection  de  Mortain.  nous  trouvons  un 
du  Mesnil,  écuyer,  sieur  de  laGondonnière. 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  croissants  d'argent. 

Un  autre  du  Mesnil  écuyer,  sieur  de  Hubertans 
existait  dans  l'élection  de  Valognes. 
Armfs  :  De  sable,  fretté  d'argent.      » 

Nous  en  trouvons  un  en  Champagne  qui  portait 
pour  armes  :  D'azur,  à  trois  fasces  d'argent. 


501 


—  502  — 


MEYNARD  DE  FRANC. 

Famille  originaire  de  Pro- 
vence. 

Armes  :  Ecartclè  :  aux  1 
et  4  d'or,  à  V arbre  de  s>no- 
ple  planté  sur  u ne  montagne 
de  cinq  coupeattx  de  même, 
accompagné  d'un  arc  de 
gueules  cordé  de  sable,pas- 
së  en  bande  dans  le  pied  de 
l'arbre  :  au  chef  d'azur, 
chargé  de  trois  étoiles  d'or, 
celle  du  milieu  comète e,  qui 
est  de  Meynard  ;  aux  2  et  3  d'azur,  à  deux  tours 
d'or  maçonn.es  de  sable  et  ouvertes  de  gueules  ; 
au  chef  d'or,  chargé  d'une  croix  de  Malte  fleuron- 
née  de  gueules,  qui  est  de  Franc. 

REPRÉSENTANTS  ACT UELS 
Meynard  de  Franc  (Raymond  -  Louis  - 
Maxime).  Résidences  :  château  de  Guigues, 
par  Beaugency  (Loiret),  et  château  de  l'Or- 
tie, par  Orléans  (Loiret),  marié  à  Lucile, 
fille  du  général  baron  Berger  de  Castellax. 
Enfants:  a)  Maxime-Raymonde-Hen- 
riette-Françoise,  née  le  12  juillet  1885;  b) 
Marie-Justinien-Maxime,  né  le  30  décembre 
1887. 

MEYRAN  DE  LAGOY  (de) 

Famille  qui,  en  vertu  d'une  transaction  faite, 
l'an  1657,  avec  une  autre  famille  du  même  nom  et 
habitant  également  la  ville  d'Arles,  porte  les 
mêmes  armes,  et  est  issue  d'Etienne  de  Meyran, 
lequel  fut  anobli  par  lettres  d'Henri  III,  au  mois 
de  juillet  1582,  en  considération  de  ses  services 
et  de  ceux  que  Barthélémy  de  Meyran,  son  père 
et  Etienne  de  Meyran,  son  aïeul,  avaient  rendus 
à  nos  rois  pendant  les  guerres  civiles  en  plu- 
sieurs endroits,  même  dans  la  ville  d'Arles,  en 
qualité  de  capitaine  de  cette  ville,  où  ils  s'étaient 
fidèlement  comportés,  pour  la  conservation  de  la 
même  ville,  dans  le  service  du  roi.  Ces  lettres  ont 
depuis  été  confirmées  par  d'autres  de  Louis  XIV, 
données  à  Saint-Germain-en-Laye,  en  janvier 
1670.  Cet  Etienne  de  Meyran  fut  envoyé  en  1617 
ambassadeur  de  la  Porte  Ottomane,  et  il  est  fait 
mention  des  services  qu'il  rendit  au  roi,  en  cette 
occasion  dans  les  lettres  patentes  que  le  roi  fit 
expédier,  en  érigeant  la  Baronnie  de  la  Goy  en 
marquisat.  Il  s'était  marié  avec  Marguerite  de 
Lacetta  ou  la  Geta,  le  6  juin  1595.  Son  fils  aîné 
Jacques,  capitaine  pour  le  roi  de  La  ville  d'Ar- 
les, mourut  sans  postérité.  Son  frère  Guillaume 


lui  succéda  et  continua  la  postérité  de  cette  mai- 
son qui  s'est  poursuivie  jusqu'il  nos  jours. 

Armes  :  Paie  et  contre-palé  d'argent  et  d'azur 
de  cinq  pièces  ;  à  la  fasce  d'or,  brochante  su>-  le 
tout. 

Supports:  Deux  centaures,  la  partie  de  l'homme 
de  carnation,  et  la  partie  du  cheval  d'argent. 

Cuinier  :  Une  givre  d'azur,  couronnée  d'or  et 
issante  de  gueules. 

Ces  armes  paraissent  fort  anciennes.  On  les 
trouve  à  Arles,  dans  l'église  do  Ste-Trophime  et 
dans  celle  des  Minimes  et  de  Saint-Lucien  où  ceux 
de  cette  famille  avaient  leur  chapelle  et  leur  sépul- 
ture, aussi  bien  que  dans  l'église  des  Bécollets 
où  ils  étaient  bienfaiteurs. 

MEYRONNET  (de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Provence. 

Alphonse  de  Meyronnet  St-Marc  fut  procureur 
général  de  la  cour  des  Comptes  de  Provence  en 
1656  et  conseiller  d'Etat  en  1660.  Son  lils,  son  pe- 
tit-fils et  son  arrière  petit-fils  furent  conseillers 
au  Parlement  de  Provence. 

Paul  de  Meyronnet  conseiller  au  parlement  de 
Provence,  en  1688,  obtint  l'érection  de  la  terre  de 
Chàteauneuf  en  marquisat,  par  lettres  patentes 
d'avril  1727,  enregistrées  par  arrêt  du  parlement 
de  Provence  en  date  du  5  mai  suivant  : 

Charles  de  Meyronnet  fut  maréchal  des  camps 
et  armées  du  roi,  commandeur  de  Tordre  royal 
et  militaire  de  Saint-Louis,  et  mourut  à  Aix  en 
1772. 

Philippe-Auguste  de  Meyronnet  St-Marc,  fut 
capitaine  de  vaisseau  en  178't,  et  chevalier  de 
St-Louis.  Il  était  frère  du  baron  de  St-Marc.  con- 
seiller au  parlement  de  Provence.  Trois  autres 
de  ses  frères  furent  comme  lui  officiers  supérieurs 
dans  la  marine  et  chevaliers  de  St-Louis. 

On  trouve  la  généalogie  de  cette  famille  dans 
Le  Chesnays  des  Bois,  T.  X.  p.  111  et  suivantes. 

Arivies  :  D'azur,  à  un  rocher  d'argent  sortant 
d'une  mer  du  même,  accompagné  en  chef  de 
deux  croissants  aussi  d'argent. 

MICHEL  DU  ROC  DE  BRION. 

La  famille  Michel  qui  a  donné  un  maréchal  de 
France,  créé  duc  de  Frioul,  est  originaire  de  Nor- 
mandie, d'où  une  branche  établie  à  Marvejols  et 
en  Lorraine,  a  donné  des  magistrats,  des  avo- 
cats généraux  aux  cours  des  Aides  de  Cahors,  et 
de  Montauban,  des  officiers  distingués,  etc.,  et  a 
été  maintenue  dans  sa  noblesse,  le  25  janvier 
1699,  par  M.  de  Lamoignon,  intendant  du  Lan- 
guedoc. 

Armes  :  D'azur,  au  roc  d'argent,  surmonté  de 
deux  étoiles  d'or. 


—  503 


—  504  — 


RE  PRÉSENTA NTS  ACT  UELS 
Michel  du  Roc,  Mis  de  Brion  (Henri), 
Conseiller  général  à  Fournels,  (Lozère), 
marié  en  avril  1863,  à  Alix  des  Mazis, 
dont  :a)  Joseph-Marie  Christian  ;  b)  Marie  ; 
c)  Madeleine. 

MILLEVILLE  (de). 

Famille  originaire  de  Normandie,  Election 
d'Arqués,  divisée  en  deux  branches  :  L'aînée  est 
établie  en  celte  province,  et  l'autre  au  pays  de 
Chartrain;  son  origine  se  perd  dans  l'antiquité 
la  plus  reculée,  et  elle  est  en  possession  de  sa 
noblesse,  qui  est  prouvée  par  un  arrêt  du  conseil 
d'Etat  du  roi,  du  18  janvier  1774,  en  faveur  de 
Jacques  de  Milleville,  5e  du  nom,  écuyer,  sei- 
gneur de  Boutonvilliers  et  de  la  Pàtrière,  contre 
l'adjudicataire  des  Fermes. 

Frère  Jean  de  Milleville,  commandeur  de  Re 
pentigny,  vivait  en  1463  ;  un  autre  Jean,  écuyer 
d'écurie  du  roi,  vivait  en  1485  ;  mais  la  filiation 
suivie  ne  commence  qu'à  Archambaud  d^  Mille- 
ville,  qui  paraît  être  le  fils  du  précédent,  et  qui 
vivait  en  1503.  On  ignore  le  nom  de  sa  femme 
dont  il  eut  postérité.  Ses  descendants  furent  re  • 
connus  comme  nobles  de  race. 

Cette  branche  porte  pour  armes  :  De  gueules, 
au  sautoir  d'argent,  cantonné  de  quatre  glands 
d'or. 

La  seconde  branche  établie  au  pays  Chartrain 
a  pour  auteur  le  second  fils  d'Archambaud  au- 
teur de  la  l'e  branche.  Il  fut  en  considération  de 
ses  services  et  de  sa  noblesse,  déchargé  d'une 
commission  à  laquelle  il  avait  été  établi,  sui- 
vant une  sentence  du  bailliage  de  Chartres, 
rendu  le  12  janvier  1592,  à  son  profit,  contre 
Philippe  Foucher,  sergent  royal. 

Cette  branche  porte  pour  armes  :  De  gueules. 
au  sautoir  d'argent,  cantonné  de  trois  glands 
d'or,  au  lieu  que  l'aînée  en  a  quatre. 

MILLY  DE  THIL 

Ancienne  maison  chevaleresque  originaire  de 
Picardie  et  Bourgogne. 

Guy  de  Milly  époux  de  Stéphanie  de  Flandre, 
accompagne  le  comte  de  Flandre  son  seigneur  et 
parent  à  la  première  croisade,  et  fait  souche 
en  Palestine  d'une  grande  et  glorieuse  dynastie 
féodale  investie  par  les  rois  de  Jérusalem  des 
principautés  de  Naplouse  (Samarie)  et  de  Mon- 
réal. 

Du  xue  siècle  au  xve  siècle,  trois  de  ses  mem- 
bres :  Philippe  de  Milly  (dit  :  de  Naplouse),  Gar- 
nier  de  Milly  (dit  :  de  Naplouse),  Jacques  de  Milly, 
sont  élus  grand-maîtres  des  ordres   du  Temple 


et  de  St-Jean  de  Jérusalem  (Salle  des  croisades  à 
Versailles).  Un  grand  nombre  d'autres  sont  che- 
valiers de  Malte,  officiers  supérieurs  sur  terre  et 
sur  mer. 

Philibert-Joseph  comte  de  Thy  de  Milly  (fils 
d'Alexandre  et  de  Christine  de  la  Fage-Péronne) 
obtient  les  honneurs  de  la  Cour  en  1785,  en  vertu 
des  preuves  faites  au  cabinet  des  ordres  du  roi, 
s'arrêtant  à  Simon  de  Thil  (de  Tilio)  vivant  en 
1394. 

Marie-Claude-Anne  de  Villers-la-Faye,  épouse 
du  comte  de  Thy,  est  aussi  présentée  au  roi,  la 
famille  de  Villers-la-Faye  ayant  également  fourni 
les  preuves  de  la  Cour. 

Armes.  Ecarteté :  aux  1  et  4  d'argent  à  trois 
lions  passants  de  gueules,  2  en  chef,  1  en  pointe, 
le  1er  tenant  dans  sa  patte  droite  une  fleur  de  lis 
d'or,  qui  est  de  Thil;  aux  2  et  3,  de  sable  au 
chef  d'argent  qui  est  de  Milly. 

Supports  :  Deux  lions  d'or  tenant  d'une  patte 
Vécu,  de  l'autre  un  guidon  d'azur  charge  d'une 
fleur  de  lys  d'or. 

Cimier  :  Un  cygne. 

Devise  :  Eidelis  sed  Infelix. 

MITRY  (de), 

Famille  originaire  de  Metz,  établie  depuis 
longtemps  en  Lorraine.  Elle  est  comptée  au  rang 
des  plus  illustres  de  cette  province. 

Elle  remonte  à  Thibaut  de  Mitry,  maître  éche- 
vin  de  Metz  en  1343  et  qui  commence  la  filiation 
suivie.  Jean  de  Mitry,  au  5e  degré,  seigneur  de 
Fouconcourt,  épousa  le  10  décembre  1524,  Yo- 
lande de  Ferange,  de  qui  il  eut  entre  autres 
enfants:  Jacques,  l'aîné,  qui  continua  la  branche 
mère,  et  son  4e  frère,  Christophe,  qui  a  fait  la 
branche  des  seigneurs  de  Fouconcourt. 

Armes  :  D'or,  à  trois  tourteaux  de  gueules. 

MOLETTE  DE  MORANGIÈS  (de). 

Famille  ancienne,  originaire  du  Languedoc, 
distinguée  par  ses  alliances  et  ses  services  mili- 
taires. Elle  remonte  par  filiation  suivie  à  Ber- 
trand de  Molette,  1er  ,m  nom,  qui  vivait  en  1237. 
Il  appert  par  plusieurs  actes  que  noble  Bertrand 
de  Molette  habitait  le  château  de  la  Garde- 
Guérin,  dépendant  d'un  fief  considérable,  dont  il 
était  coseigneur.  Son  arrière  petit-fils,  Jean  de 
Mollette,  1er  du  nom,  damoiseau,  seigneur  de  Mo- 
rangiès,  acquit,  par  acte  du  5  septembre  1392, 
plusieurs  rentes  nobles  et  la  3e  partie  d'une  pa- 
riérée.des  péages, cartelages  et  droits  seigneuriaux 
que  dame  Agnès  de  Chàteauneuf  avait  au  dit 
lieu  de  la  Garde-Guérin,  dont  il  était  coseigneur. 

Charles  de  Molette  de  Morangiès,  IIe  du  nom, 
comte  de  Morangiès,  marquis  de  St  Albin,  baron 


505  — 


—  506  — 


de  la  Garde-Guérin,  servit  d'abord  en  Hongrie, 
sous  les  ordres  du  maréchal  de  Coligny,  et  rentra 
en  France  en  1664,  Il  fut  pourvu,  sur  la  démission 
de  son  père,  de  la  charge  de  bailli  du  Gévaudan, 
gouverneur  de  la  ville  de  Marvéjols,  etc.,  il 
obtint  la  charge  de  commis  de  la  noblesse  du 
pays  de  Gévaudan,  qu'il  exerça  jusqu'à  sa  mort. 

Du  14e  degré,  se  détache,  avec  Jean,  Anne  de 
Molette,  vicomte  de  Morangiès  la  seconde  bran- 
che de  cette  famille  vers  1781.  Elle  avait  été 
maintenue  dans  sa  noblesse,  par  jugement  de 
l'intendant  du  Languedoc,  du  24  septembre  1669. 

Armes;  D'azur,  au  cor  de  chasse  d'argent, 
lie  de  gueules,  l'embouchure  à  dcjctre,  et  accom- 
gnc  de  trois  molettes  d'éperon  d'or. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lions  couronnés  d'or. 

MONSEIGNAT  (de). 

Famille  originaire  de  la  Champagne  où  elle 
possédait  plusieurs  fiefs  ;  les  archives  de  Soissons 
et  de  Verdun  ayant  été  incendiées  pendant  la 
campagne  de  France,  sous  le  premier  Empire,  sa 
filiation  par  titres  réguliers  n'a  pu  être  établie 
qu'à  partir  du  xvne  siècle. 

I.  Félix  de  Monseignat,  marié  à  Paris  en  l'é- 
glise St-Germain-PAuxerrois  avec  Marie-Etien- 
nette  Berney,  veuve  de  Antoine  Gondieu  de  la 
Jaingue,  capitaine  des  portes  de  la  ville  de  Ver- 
dun, mort  le  27  décembre  1685.  De  ce  mariage  : 
1°  Marie-Hélène,  née  le  1er  octobre  1689;  2°  Félix, 
(dont  l'article  suit)  né  le  22  décembre  1692;  et  3e 
Marie-Magdeleine . 

II.  Félix  de  Monseignat,  receveur  des  traites  à 
Givet  et,  depuis  1739,  receveur  des  gabelles  à 
Rhodez  en  Rouergue,  marié  le  15  avril  1728  à 
Marie-Denise  de  Jossé,  dont  dix  enfants  : 

1°  Marie-Denise,  née  le  6  janvier  1720,  baptisée 
par  son  cousin  Domino,  chapelain  de  Mgr  le  duc 
d'Orléans  ; 

2o  Jacques-Félix,  né  le  5  décembre  1721,  mort  à 
Paris  le  23  mai  1723  ; 

3°  Simon,  né  le  1«  décembre  1722  ; 

4°  Louis-Félix  (qui  continua  la  descendance), 
né  le  26  mars  1724  ; 

5o  Magdeleine-Denise,  née  le  19  juin  1726; 

6°  Marie-Gabrielle,  née  le  25  septembre  1727, 
religieuse  Annonciade  ; 

7o  Denise-Geneviève,  dite  de  Chèvremont, aussi 
religieuse  aux  Annoncia.les  de.  Rodez  ; 

8°  Charles-Alexandre-Furey,  né  le  19  juillet  1734  ; 

9°  Marie  ; 

10°  François-Pierre-Fréj us,  baptisé  à  St-Hylaire 
de  Givet  le  6  octobre  1737,  parrain  messire  Pierre- 
Anne  de  Sommerecourt,  contrôleur  des  fermes  du 
Roi  ;  longtemps  officier  de  dragons,  au  régiment 
de  Royal-Navarre,  fut,    après  être  rentré  dans  la 


vie  civile,    administrateur    de    la  commune  de 
Rodez. 

III.  Louis-Félix  de  Monseignat,  pourvu  le  2 
août  1782  de  la  charge  déconseiller-secrétaire  du 
Roi  près  la  chancellerie  de  Paris,  épousa  le  l"fé- 
vrier  1757  demoiselle  Marie- Anne  Hémard  de 
Lambesc,  fille  de  noble  Hyacinthe  Hémard,  capi- 
toul  de  Toulouse.  De  ce  mariage,  sept  enfants  : 

1°  Denis-Félix,  né  le  21  mars  1758,  mort  dans 
la  traversée  de  Saint-Domingue,  laissant  un  seul 
fils,  Adèle-Léon,  professeur  à  la  Faculté  de  Droit 
de  Grenoble,  qui  n'a  eu  lui-même  qu'une  fille, 
Marie-Clotilde-Sophie,  mariée  en  1856  au  vicomte 
Brunetaud  de  Ste-Suzanne  ; 

2°  Jean-Louis-Paul  (qui  continua  la  descendance 
masculine,  né  le  3  juin  1759  ; 

3°  Marie-Gabrielle-Jeanne,née  le  19  juillet  1760; 

4°  Geneviève -Rosalie,  née  le  7  octobre  1761, 
mariée  le  24  juin  1784,  à  Murât  en  Auvergne,  avec 
M.  Félix  Dubois  de  Niermont,  et  a  eu  3  enfants, 
dont  l'un  fut  plus  tard  député  du  Cantal  ; 

5*  Marie-Victoire,  née  le  25  juillet  1763  ; 

6°  Félix-Hippolyte-Fréjus,  né  le  13  août  1764, 
avocat  au  parlement  de  Toulouse,  incarcéré  en 
1793  et  rendu  à  la  liberté  par  la  chute  de  Robes- 
pierre, président  de  l'Assembiée  électorale  et  dé- 
puté au  conseil  des  Cinq-Cents,  trois  fois  élu  au 
Corps  législatif,  président  en  1811  de  la  commis- 
sion de  législation,  a  eu  l'honneur  d'attacher  son 
nom  au  Code  pénal,  président  du  Conseil  général 
de  l'Aveyron  et  de  la  Société  d'agriculture,  allié 
le  25  avril  1794  à  Marie-Anne  Béteille,  sœur  du 
général  baron  de  Béteille  dont  il  a  eu  : 

a)  Marie-Rosalie,  mariée  le  24  février  1812  à 
Jean-François  Vergnes,  intendant  divisionnaire 
et  député  de  l'Aveyron  ; 

b)  Marie-Fanny,  mariée  à  Henri  Affre  de  Saint- 
Rome,  frère  de  l'archevêque  de  Paris,  dontquatre 
enfants,  parmi  lesquels  Auguste  Affre,  fixé  à  Pa- 
ris, rue  de  Rennes,  147,  et  Virginie,  mariée  au 
baron  Gabriel  de  Nogaret  ; 

c)  Amélie,  supérieure  des  religieuses  de  Saint- 
Vincent-de-Paul  à  Rével  (Haute-Garonne). 

d)  Désirée,  vouée  aux  soins  des  pauvres  et  aux 
bonnes  oeuvres,  décédée  à  Rodez  ; 

e)  Virginie,  mariée  à  Adrien  deSéguret,  avocat 
général  à  Montpellier,  démissionnaire  en  1830; 

f)  Hippolite-Marie-Félix,  député  comme  son 
père,  président  de  la  Société  d'agriculture  et  de 
la  Société  des  lettres,  sciences  et  arts  de  l'Avey- 
ron, marié  le  21  janvier  1834  à  Hortense  de  Bo- 
relli  dont  la  fille  unique,  Marie-Bastienne,  née  le 
1er  janvier  1836,  avait  épousé  le  vicomte  Edouard- 
Henry  de  la  Bonninière  de  Beaumont,  attaché  à 
l'ambassade  d'Autriche. 

7°  Félix-Louis-Séverin,  né  le  11  février  1778, 
sous-directeur  de  la  Caisse  des  dépôts  à  Paris, 
officier  de  la  Légion  d'honneur,  marié  le  24  octo- 
bre 1808  à  Françoise-Désirée-Marie  de  St-Aubin, 
de  Chartres  (Eure-et-Loir),  dont  deux  enfants  : 


507  — 


508  — 


a)  Eugène-Auguste,  né  le  12  janvier  1811,  offi- 
cier de  la  Légion  d'honneur  et,  comme  son  père, 
sous-directeur  de  la  Caisse  des  dépôts,  marié 
d'abord  à  Mademoiselle  Picques,  et  en  secondes 
noces  à  Sophie  Lefèbvre.  qui  l'a  rendu  père  de 
deux  garçons,  décédés  en  bas-âge,  et  d'une  fille, 
nommée  Louise,  mariée  au  vicomte  d'Anthouard, 
haliitnnt  Paris,  avenue  d'iéna,  19; 

b)  Charles-Félix,  né  à  Paris  le  8  février  1814, 
docteur  en  droit,  homme  de  lettres,  auteur  de 
plusieurs  publications  historiques. 

IV.  Jean-Louis-Paul  de  Monseignat  épousa  le  9 
janvier  1797  Marie-Procule-Elisabeth  Cassan,  iille 
de  Joseph,  consul  de  Rodez,  qui  l'a  rendu  père 
de  trois  enfants  : 

1°  Paul-Félix-Fréjus,  qui   continne  la  descen- 
dance ; 
2°  A.déline-Esther  ; 

3°  Théophile,  marié  à  Adèle  de  Berthier,décédé 
sans  enfant  le  11  mai  1860. 

V.  Paul  Fehx-Fréj us  de  Monseignat,  né  à  Rodez 
le  27  octobre  1799,  conservateur  des  hypothèques, 
marié  le  5  novembre  1833  à  Marie-Philippine  Lé- 
vesque,  et  décédé  le  16  février  1883  ;  il  a  eu  trois 
enfants  : 

1°  Paul-Emile,  né  le  2  décembre  1834,  décédé  le 
8  juillet  1830; 

2°  Clémence-Marie,  née  le  22  août  1830,  mariée 
le  12  novembre  1»61  à  Alphonse  de  Vivier  ; 

2°  Marie-Jules-Théophile,  qui  continue  la  des- 
cendance. 

Marie-Jules-Théophile  de  Monseignat,  né  à  Ro- 
dez le  20  septembre  1838,  marié  le  20  novembre 
18(17  a  Emma  de  la  Barre,  en  ce  moment  conser- 
vateur des  hypothèques  à  Angoulème.  De  ce  ma- 
riage sont  nés,  savoir  : 

lo  Blanche-Marie-Amélie-Horteuse,  née  le  16 
septembre  1868,  mariée  le  3  février  1891  à  Emile 
Boutilber  du  Bétail,  habitant  Saint-Brieuc  (Côtes- 
du-Nord)  ; 

2°  Paul-Félix-François,  né  le  12  mai  1870,  dé- 
cédé le  16  juillet  1871  ; 

3°  Jean-Louis-Paul,  né  à  Marmande  (Lot-et- 
Garonne)  le  21  novembre  1873,  étudiant  en  droit 
à  Poitiers  ; 

i°  Françoise-Mario-Denise,  née  le  12  oct.  1879. 

">o  Emma-Geneviève-Fanny,  née  le  7  février 
1885  ;  ces  deux  dernières  avec  leurs  parents  à 
Angoulème. 

Alliances  :  Familles  de  Roncherolles,  de  Girar- 
din,  de  Jossé,  d'Hémard,  de  Borelli,  Brunetaud 
de  Ste-Suzanne,  de  Séguret,  Affre  de  St-Rome, 
de  la  Bonninière  de  Beaumont,  de  Vivier,  de  la 
Barre. 

Armks  :  Dans  l'ouvrage  de  M.  de  Barrau  sur  les 
familles  de  Rouergue,  tome  IV,  page  362,  on  lit  : 
«  D'azur,  à  un  ckeeron  d'argent  accompagné  de 


«  3  maillets  d'argent,  posés  deux  en  chef  et  un  en 
«  pointe  ». 

C'est  une  erreur  ;  recherches  faites  à  la  Biblio- 
thèque nationale,  l'armoriai  général  de  i'Hozier 
de  1796,  volume  Soissons,  pages  331  et  A78,  porto 
que  les  armes  de  la  famille  de  Monseignat  sont  : 

D'azur,  à  un  cygne  d'argent  becquè  de  sable, 
pose  sur  un  terrant  de  sinople  et  surmonté  de  trois 
étoiles  d'or  rangées  en  chef.  Ces  dernières  armes 
sont  les  seules  exactes. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 


MONTALBO  (de). 

Famille     originaire    de 
Saint-Marin    (Italie). 

Armes  :  Coupé  :  au  1  de 
gueules,  à  trois  tours  d'or 
ouvertes,  ajourées  et  cré- 
nelées de  sable  ;  au  2, 
d'azur,  au  mont  d'argent. 

Représentants  Actuels 

Montalbo  (Louis-A.- 
B.,  Bon  de),  praticien 
héréditaire  delarépubliqnede  Saint-Marin  ; 
A.  y,  G.  C,  :«.  G.  O.  *.  #.  #.  G°  #,  O.  *, 
C.  #.  #.  #.  Résidences  :  20,  rue  Masséna, 
à  Nice  (Alpes-Maritimes)  et  République  de 
Saint-Marin  (Italie). 

MONTALEMBERT  {de). 

Maison  originaire  du  Poitou,  où  sont  un  châ- 
teau et  une  paroisse  du  même  nom,  sur  les  con- 
fins du  Poitou  et  de  l'Angoumois.  Par  quatre  titres 
latins  qui  étaient  dans  le  Trésor  du  marquis  Mon- 
talembert  de  Vaux,  aîné  de  cette  maison,  il  est 
prouvé  qu'elle  existait  dès  l'an  1050;  mais  elle  n'a 
des  titres  bien  suivis  que  depuis  Jean  de  Monta- 
lembert,  Ier  du  nom,  chevalier,  seigneur  dudit 
bien,  qui  épousa,  l'an  1250,  Sibylle  de  Gourville, 
dont  il  eut  postérité  jusqu'au  7e  degré  et  cette 
branche  s'éteignit  à  Gilles  de  Montalembert,  vers 
1450. 

Celles  des  seigneurs  de  la  Rivière,  Coulonges, 
etc.,  éteinte. 

Celles  des  seigneurs  de  Vaux,  issue  de  la  pré- 
cédente et  dont  était  Jacob  de  Montalembert, 
auteur  de  la  branche  des  seigneurs  de  la  Vigerie, 
éteinte,  mais  qui  a  fourni  Marc-René,  marquis  de 
Montalembert,    seigneur   de   Maumont,    de    Jui- 


—  509  — 


—  510  — 


gnac,  etc.,  capitaine  de  cavalerie  en  mars  1734, 
colonel  en  1744,  de  l'Académie  royale  des  sciences 
le  13  juillet  1747,  brigadier  en  1758  et  maréchal 
de  camp  en  février  1761.  Lieutenant-général  des 
provinces  de  Saintonge  et  d'Angoumois,  etc.,  etc. 

Il  a  fait  les  campagnes  de  1733,  1734  et  1735  en 
Allemagne;  celles  de  1741,  1742  et  1743  en  Wes- 
phalie,  Bohème  et  Bavière  ;  celles  de  1044  en 
Piémont;  celles  de  1745  sur  le  Mein  et  le  Rhin; 
celles  de  1746  et  1747  en  Flandre  et  celle  de  1757 
au  pays  de  Hanovre,  d'où  il  fut  envoyé,  par  ordre 
du  roi,  à  l'armée  suédoise,  en  Poméranie,  pour 
y  être  employé  a  la  correspondance  militaire  re- 
lative aux  opérations  de  cette  armée,  et  il  y  finit 
la  campagne  de  1757  et  il  fit  celle  de  1753,  etc.,  etc. 
Enfin,  il  fut  rappelé  pour  être  employé  maréchal 
de  camp,  commandant  en  chef  dans  l'Isle  d'Olé- 
ron,  où  il  a  fait  exécuter  un  camp  retranché  et 
divers  ouvrages  de  fortifications  à  la  citadelle, 
suivant  de  nouveaux  systèmes  qu'il  avait  ima- 
ginés. 

La  branche  des  seigneurs  de  Cers,  celles  des 
seigneurs  de  Montalembert,  Saint-Simon,  éteinte; 
des  seigneurs  des  Essarts,  éteinte  ;  des  seigneurs 
d'Essé  d'Epanvillier,  etc..  qui  a  fourni  un  officier 
supérieur  distingué  dans  la  personne  d'André  de 
Montalembert,  éteinte  ;  des  seigneurs  de  Roger, 
établie  en  Angenois,  éteinte;  des  seigneurs  des 
Rouets,  etc.,  éteinte,  des  seigneurs  de  la  Bourbe, 
des  seigneurs  de  Monbeau,  sortie  des  seigneurs 
de  Roger  ;  un  rameau  des  seigneurs  de  Monbeau  ; 
la  branche  des  seigneurs  de  Najejouls,  sortie  des 
seigneurs  de  Monbeau  ;  une  branche  établie  en 
Bretagne,  éteinte;  des  seigneurs  de  Saint-Grave 
et  de  Montmayer,  éteinte. 

Akmes  :  D'argent,  à  la  croix  ancrée  de  sable. 
Supports  :  Une  autruche  et  un  singe. 
Voy.  Tryon-Montalembert  (de). 

MONTANGON  (de). 

Terre  et  seigneurie  près  de  Troyes,  en  Cham- 
pagne, qui  a  donné  son  nom  à  une  ancienne  no- 
blesse militaire  de  cette  province.  Elle  appartient 
actuellement  à  la  maison  de  Montmorency  Luxem- 
bourg, et  est  annexée  au  duché   de  Piney. 

Selon  toutes  les  apparences,  cette  terre  a  été 
vendue  par  Nicolas  de  Montangon,  ou  par  quel- 
qu'un de  ses  ancêtres,  à  l'ancienne  maison  de 
Luxembourg-Brienne,  dont  la  famille  de  Montan- 
gon a  toujours  relevé,  à  cause  de  la  terre  de 
Crespy. 

Le  premier  connu  de  cette  famille  et  qui  en 
commence  la  filiation  suivie,  est  Nicolas  de  Mon- 
tangon, écuyer,  seigneur  de  Crespy  et  Rouvroy, 
qui  vivait  en  1470. 

Il  y  a  dans  le  chœur  de  l'église  de  Saint-Léger- 
sous-Brienne,  du  côté  de  l'évangile,  un  vitrail, 
qui  a  plus  de  trois  cents  ans  d'antiquité,  lequel, 
à   cause  de  plusieurs  accidents  qui  ont  donné 


lieu  à  le  réparer  quantité  de  fois,  n'est  plus  dans 
le  même  état  qu'il  a  été  donné;  cependant  le  côté 
droit  est  encore  entier,  avec  le  portrait  et  les 
armes  au-dessus  de  ceux  qui  l'ont  donné  ;  et  au 
bas,  on  distingue  encore  un  reste  d'écriture  go- 
thique, sur  deux  lignes,  coupées  de  cette  façon  : 

Noble  homme  Philibert  de  Montangon 

. .  .  mol,  sa  femme,  dame  en  partie  de  Sain. . . . 

A  l'égard  du  blason,  c'est  un  écusson  à  l'antique, 
accolé  des  armes  dudit  Philibert  et  de  sa  femme. 
Celles  du  mari,  à  droite,  représentent  un  écu 
coupé  de  travers  par  le  milieu,  sur  lequel  sont 
posés  en  chef  douze  girons  d'or  et  d'azur,  qui  sont 
les  anciennes  armes  des  seigneurs  de  Montan- 
gon, et  non  pas  de  six  girons,  comme  le  marque 
le  nobiliaire  de  Champagne  et  les  jugements  de 
maintenue,  ce  qui  provient  d'une  erreur.  Quant 
aux  armes  qui  sont  au-dessous  de  la  barre,  pour 
les  séparer  des  girons,  nous  n'en  ferons  pas  men- 
tion, parce  que  ce  sont  des  alliances.  Ces  faits 
sont  attestés  par  un  acte  de  notoriété,  passé  le 
7  novembre  1700,  en  l'église  dudit  St-Léger. 

Claude-Nicolas  de  Montangon,  chevalier,  sei- 
gneur de  Longchamps-lès-Millières,  fut  élevé  page 
de  S.  A.  S.  Charles  de  Bourbon,  comte  de  Charo- 
lais,  et  successivement  capitaine  au  régiment  de 
Bourbon,  infanterie,  par  commission  du  3  décem- 
bre 1740, il  fut  si  dangereusement  blessé  à  l'attaque 
du  village  des  Picards,  le 5  juillet  1744,  qu'ilresta 
trois  mois  entre  la  vie  et  la  mort,  ce  qui  le  mit 
hors  d'état  de  continuer  ses  services.  Il  épousa, 
par  contrat  passé  à  Langres,  le  6  mai  1740,  Fran- 
çoise d'Hémery. 

Les  seigneurs  de  Montangon  ont  été  maintenus 
par  deux  jugements,  l'un  de  Nicolas  de  Bretel, 
seigneur  de  Grémonville,  rendu  à  Bar-sur  Aube, 
le  13  avril  1641,  et  le  second  de  Louis-François  le 
Fèvre  de  Caumartin,  aussi  intendant  de  Cham- 
pagne, rendu  à  Chàlons,  le  8  novembre  1068, 
comme  étant  issus  d'ancienne  race  noble  et  d'ex- 
traction. 

Armes  :  Gironnè  d'or  et  d'azur  de  douze  pièces. 

Celles  des  branches    cadettes   de  Montangon 
Rouvroy  et  de  Montangon-Crespy-la-Force,  sont 
de  six  pièces. 

MONTARBY  (de). 

Ancienne  noblesse  de  Langres,  en  Champagne, 
dont  la  fdiation  remonte  à  Gille  de  Montarby, 
écuyer,  qui  vivait  en  1375. 

Cette  famille,  qui  a  donné  plusieurs  officiers 
dans  les  armées  du  roi  s'est  divisée  en  deux 
branches  :  celle  des  seigneurs  de  Fréville,  dont  la 
tige  part  de  Jacques  de  Montarby,  fils  de  Philippe, 
sixième  degré  de  la  branche  mère,  et  celle  des 
seigneurs  de  Louveny  ou  Louvigny,  qui  commence 
à  Thibaud  de  Montarby,  seigneur  de  Louvigny, 
4e  fils  de  Jean,  5e  degré  de  la  branche  mère. 

Armes  :  De  yueules,  au  ckeoron  d'argent. 


—  511  — 


—  512  - 


MONTBEL  (de). 

Maison  qui  tire  son  origine  de  Savoie,  où  la 
terre  de  ce  nom  est  située,  à  trois  lieues  d'Yenne, 
et  où  il  ne  reste  plus  que  les  ruines  d'un  vieux 
château. 

Les  mémoires  de  cette  maison  portent  que  Ro- 
bert, fils  puîné  de  Baudouin,  comte  de  Flandres, 
revenant  des  guerres  d'Italie  en  1047,  épousa  Alix, 
fille  et  héritière  de  Rodolphe,  seigneur  souverain 
de  Montbel  etd'Entremont,  et  de  Marie  de  Grand- 
son,  et  que  ce  Rodolphe,  seigneur  de  Montbel, 
était  descendu,  en  ligne  directe,  d'Astolphe,  roi 
de  Lombardie. 

Pour  marque  de  cette  alliance,  ce  Robert  de 
Flandres,  qui  portait  :  d'or,  au  lion  de  sable, 
armé  etlampassé  de  gueules  (armes  de  la  maison), 
y  ajouta  la  bande  de  Montbel,  brochante  sur  le 
tout,  laquelle  est  composée  d'hermine  et  de 
gueules  de  six  pièces.  Que  ceci  soit  vrai  ou  non, 
nous  croyons  pouvoir  dire  avec  Guichenon,  qu'en 
l'an  1020,  sous  Berold,  marquis  d'Italie,  vivait  un 
seigneur  qualifié,  appelé  Montbel,  qui  peut  bien 
avoir  été  la  souche  de  cette  maison.  Il  mourut 
vers  l'an  1040,  et  de  lui  peut  être  sorti  Philippe, 
seigneur  de  Montbel,  qui  commence  la  filiation 
suivie  de  cette  famille,  qui  a  été  au  voyage  de  la 
Terre-Sainte  en  1096,  où  il  fut  tué  à  l'assaut  delà 
ville  d'Antioche.  Le  fils  qu'il  laissa  de  Lucrèce  de 
Lascaris,  sa  femme,  fut  aussi  au  voyage  de  la 
Terre  Sainte  en  1100. 

La  seconde  branche  part  du  second  fils  de 
Guillaume,  au  5e  degré,  Humbert,  seigneur  de 
Montbel,  chevalier,  qui  eut  entre  autres  descen- 
dants Guillaume  de  Montbel,  2°  du  nom,  qui  fut 
fait  héritier  d'Aimar  de  Montbel,  son  cousin, 
dernier  membre  de  la  branche  aînée,  mort  sans 
hoirs.  Il  fut  à  la  bataille  de  Varey,  où  il  retira 
Edouard,  comte  de  Savoie,  des  mains  du  seigneur 
de  Tournon,  qui  le  menait  prisonnier. 

La  quatrième  branche,  issue  de  la  précédente  a 
pour  auteur  Guillaume  de  Montbel  dont  le  second 
fils,  Charles,  fut  la  tige  d'une  quatrième  branche. 

La  seconde  branche  a  en  outre  donné  naissance 
a  deux  autres  branches,  celle  des  seigneurs  de 
Frusasque,  et  celle  des  seigneurs  de  Dulling  et 
de  Veray. 

Armes  :  D'or,  au  lion  de  sable,  armé  et  lampassé 
de  gueules;  à  la  bande  comportée  d'hermine  et  de 
gueules  de  six  pièces,  brochant  sur  le  tout. 

MONTBOISSIER-BEAUFORT- 
CANILLAG  (de). 

Cette  maison  est  originaire  d'Auvergne. 

Le  premier  auteur  connu  est  Hugues-Maurice, 
seigneur  de  Montboissier  qui  fonda,  en  960, 
l'abbaye  de  Saint-Michel  de  la  Cluse,  en  Piémont, 
ainsi  que  les  prieurés  de  Salviac,  Cunhac  et 
d'Arlène,  en  Auvergne. 


Pierre-Maurice  de  Montboissier,  surnommé  le 
vénérable,  fut  abbé  et  général  de  l'ordre  de 
Cluny  de  1122  à  1158. 

Héraclius  de  Montboissier,  archevêque  de  Lyon, 
légat  du  Saint-Siège,  fut  élevé  à  la  dignité  d'exarque 
du  royaume  de  Bourgogne  par  l'empereur  Frédéric 
Barberousse. 

Eustache  de  Montboissier  institua  Alphonse  de 
France,  frère  de  Saint-Louis,  pour  tuteur  de  son 
fils,  au  moment  de  partir  pour  la  croisade  en  1246. 

Jacques  de  Montboissier  releva,  en  1511,  la 
maison  de  Beaufort  qui  venait  de  donner  «leux 
papes  à  l'église  sous  les  noms  de  Clément  VI  et 
de  Grégoire  XI. 

Charles-Maurice-Philippe  de  Montboissier-Beau- 
fort-Canillac  fut  patrice  romain,  prince  de  l'église, 
colonel  du  23e  de  ligne,  officier  de  la  légion  d'hon- 
neur et  de  Saint-Ferdinand  d'Espagne.  Il  fit  les 
campagnes  de  Saxe  et  d'Allemagne  en  1813  ;  de 
France  en  1814  ;  d'Espagne  en  1824,  et  d'Afrique 
en  1830.  Il  avait  épouaé,  le  10  février  1824, 
Bomarde-Caroline-Louise-Stéphanie  Prévost  de 
Chantemesle. 

Son  frère  Héraclius-Hugues-Augustin  comte  de 
Montboissier-Beaufort-Canillac  fut  officier  d'in- 
fanteries et  fît  les  campagnes  d'Espagne  en  1823 
et  1824,  et  d'Afrique  en  1830.  Veuf  sans  enfants, 
en  1841,  de  Charlotte-Louise  de  Lomknie,  il  se 
remaria  en  1845  avec  Alix-M.-L.  de  Wignacourt, 
dont  il  eut  postérité. 

La  maison  de  Montboissier  a  fourni  des  grands 
sénéchaux  et  gouverneurs  d'Auvergne,  de  Lan- 
guedoc; des  lieutenants  généraux,  un  chevalier 
commandeur  de  l'ordre  du  Saint  Esprit,  et  a  été 
admise  aux  honneurs  de  la  cour,  notamment 
en  1754  et  1770. 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  1  et  4,  d'argent  à  la 
bande  d'azur,  accompagnée  de  six  roses  de  gueules 
en  orle,  qui  est  Roger  de  Beaufort  ;  aux  2  et  3, 
d'azur,  au  lévrier  rampant  d'argent,  armé  et  col- 
leté de  gueules  et  àla  bordure  crénelée  d'or,  qui  est 
de  Canillac;  sur  le  tout,  d'or,  semé  de  croisettcs 
de  sable,  au  lion  de  même  brochant,  qui  est  île 
Montboissier. 


MONTGHENU  (de). 

Cette  maison  est  originaire  de  Dauphiné. 

Claude  de  Montchenu,  croisé  en  1122,  mourut  en 
Palestine.  Son  tombeau  y  existait  encore  au  sièle 
dernier  dans  l'église  Saint-Jacques  le  Mineur,  hors 
des  murs  de  Jérusalem.  Sur  ce  tombeau  étaient 
gravés  ses  armes  et  une  épitaphe,  avec  cette  ins- 
criptions :  Hic  J acet  C laudius  Montecanutus,  obiit 
anno  MCXXIT. 

Ces  faits  sont  consignés  dans  les  preuves  de 
cour  de  la  maison  de  Montchenu,  et  rapportés  par 
La  Chesnayedes  Bois,  T.  IX,  p.  278; par  Chorrier, 
historien  du  Dauphiné;  Guy  Allard,  etc.,  etc. 


—  513  — 


514  — 


Marin  de  Montchenu,  premier  maître  d'hôtel  du 
roi  François  P1',  sénéchal  du  Limousin,  bailli  du 
Viennois,  et  commandant  pour  le  roi  dans  les 
provinces  du  Lyonnais,  p'orez  et  Beaujolais,  fut 
l'ami  du  roi,  auprès  de  qui  il  combattit  dans  les 
journées  d'Aignadel  et  de  Marignan.  Pris  à  Pavie 
avec  le  roi,  il  .ie  voulut  jamais  le  quitter  et  fut 
conduit  en  Espagne  prisonnier  avec  lui.  Son 
désintéressement  lui  fit  engager  ses  terres  qui 
furenf  vendues  pour  payer  les  dépenses  faites 
pour  le  service  du  roi,  aussi,  lorsqu'il  mourut, 
François  Ier  ordonna  qu'il  fut  inhumé  à  Saint-Denis. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  bande  engrêlée  d'argent. 


MONTEIL  (de). 

Maison  connue  en  Dauphiné  dès  le  xe  siècle  : 
elle  y  possédait  la  seigneurie  de  Monteil,  qui  de- 
vint son  propre  nom.  Les  historiens  qui  en  ont 
écrit,  prétendent  que  les  premiers  comtes  de  Va- 
lentinois  et  d'Orange  étaient  de  cette  maison. 

Un  acte  du  16  novembre  1095,   entre  Giraud- 
'Lambert,  Giraudonnet,  ses  neveux,  et  Hugues  de 
Monteil,  son  frère,  exclut  celui-ci  de   toutes  pré- 
tentions a  la  seigneurie  de  Monteil,  qui  fut  parta- 
gée entre  ses  neveux. 

Giraud-Lambert  et  Giraudonnet  furent  les  au- 
teurs de  diverses  branches  qui  possédèrent  par 
indivise  la  ville  de  Monteil,  aujourd'hui  Montéli- 
mar,du  nom  patronymique  d'Aimarou  d'Adhémar, 
que  portaitcommunément  ses  possesseurs.  —  Les 
branches  issues  de  Giraud-Lambert  et  de  Giraudon- 
net, s'éteignirent  en  1559,  par  la  mort  de  Louis 
d'Adhémar  de  Monteil,  baron  de  Grignan,  dont  les 
biens  passèrent,  avec  le  nom  et  les  armes,  dans  une 
branche  de  la  maison  de  Gastellane,  par  le  ma- 
riage de  Blanche  de  Monteil,  sa  sœur,  avec 
Gaspard  de  Castellane. 

La  postérité  de  Hugues  de  Monteil  fut  également 
divisée  en  plusieurs  branches,  dont  la  principale 
s'éteignit  au  commencement  du  xiv"  siècle,  et  dont 
les  biens  passèrent  dans  la  maison  de  Gomminges, 
en  1309.  D'autres  descendants  de  Hugues  de  Mon- 
teil conservèrent  les  fiefs  situés  en  Dauphiné,  et 
plusieurs  titres  originaux  de  la  Chambre  des 
Comptes  de  Grenoble  font  connaître  les  noms  des 
seigneurs  d'entre  eux  qui  en  possédaient  dans  la 
chàtellenie  de  Serves,  appartenant  au  Dauphiné, 
et  autres  lieux. 

L'histoire  générale  du  Languedoc,  par  Dom 
Vaissette,  fait  mention  d'Aimée  de  Monteil,  parmi 
les  seigneurs  qui  défendaient  la  ville  de  Toulouse 
en  1219.  Il  est  cité  dans  un  dénombrement  de  la 
chàtellenie  de  Serves,  rendu  au  Dauphiné  l'an  1210, 
oii  il  est  qualifié  de  seigneur,  en  latin  Dominus. 
D'autres  membres  de  ce  nom  sont  cités  dans 
des  actes  de  1262,  1287,  1312,  et  entre  autres, 
Hugues  de  Monteil,  en  1344,  est  nommé  parmi  les 
nobles  et  puissants  hommes  qui  refusaient  l'hom- 


mage à  Gérard  de  Roussillon,  pour  la  terre  de 
Serves  que  le  Dauphin  lui  avait  donnée. 

La  filiation  suivie  de  cette  maison  remonte  à 
Roland  de  Monteil,  qui  épousa,  le  26  janvier  1375, 
Marguerite,  héritière  des  seigneurs  du  Port  Saint- 
Vallier  et  veuve  de  Jean  de  Batarnay.  Depuis  ce 
mariage  les  descendants  de  Roland  de  Monteil 
joignirent  à  leurs  armes  celles  de  la  maison  du 
Port. 

Au  8e  degré,  Balthazar  de  Monteil,  seigneur  de 
la  Font,  Chazotte,  etc.,  produisit,  devant  M.  de 
Bezons, intendant  duLanguedoc, ses  preuves  de  no- 
blesse, dans  lesquelles  il  est  dit  issu  de  l'ancienne 
maison  de  Monteil,  et  obtint  un  arrêt  de  confirma- 
tion, ainsi  que  Louis  de  Monteil,  son  frère,  sei- 
gneur de  la  Forêt,  lors  employé,  pour  le  service 
du  roi,  dans  les  pays  étrangers. 

Cette  maison  compte  quantité  d'officiers  supé- 
rieurs dans  les  armées,  entre  autres  Charles  Fran- 
çois-Juste, marquis  de  Monteil,  baron  du  Lac,  etc., 
lieutenant-colonel  en  1747,  dans  le  régiment  du 
Nivernais  ;  puis  colonel  en  1753  dans  les  grena- 
diers de  France  ;  il  fut  nommé,  en  1756,  ministre 
plénipotentiaire  du  roi  près  de  l'Electeur  de  Co- 
logne et  donna  une  fête  magnifique  le  13  février 
1756,  à  l'occasion  du  rétablissement  de  la  santé 
de  Louis  XV  ;  le  8  novembre  1758,  il  fut  nommé 
en  qualité  de  ministre  plénipotentiaire  de  France, 
auprès  du  Roi  et  de  la  République  de  Pologne.  Il 
était  maréchal  des  camps  et  armées  du  Roi. 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  1  et  4  d'or,  à  trois 
bandes  d'azur,  qui  est  de  Monteil;  aux  2  et  3, 
d'azur,  au  grijfon  rampant  d'argent,  armé,  lam- 
passë,  becqué  et  ongle  de  gueules,  qui  est  du  Port. 


MONTESQUIOU  {de). 


Terre  et  baronnie  dans  le  comté  d'Armagnac, 
dont  le  possesseur  a  le  droit  de  siéger  dans  le 
cœur  de  la  cathédrale  d'Auch,  après  les  digni- 
taires et  avant  les  autres  chanoines,  en  qualité  de 
fils  et  de  chanoine  de  l'église  d'Auch,  qualité 
qu'Arcieux  de  Montesquiou  acquit  pour  lui  et  sa 
postérité,  le  5  des  Ides  de  septembre  1226,  au 
moyen  de  certaines  dîmes  qu'il  céda  au  chapitre 
de  cette  église.  Cette  baronnie  fut  démembrée  du 
comté  de  Fezenzac,  et  donnée  en  partage,  dans  le 
xie  siècle,  Raymond-Emeric,  ou  Aimeric  de  Fe- 
zensac,  suivant  acte  du  cartulaire  de  Sainte- 
Marie  d'Auch. 

Les  descendants  de  Raymond-Emeric  de  Fezen- 
zac, connus  depuis  plus  de  800  ans,  sous  le  nom 
de  Montesquiou,  ont  non  seulement  le  rare  avan- 
tage d'avoir  une  filiation  bien  prouvée  et  sans  in- 
terruption depuis  le  xtii"  siècle,  mais  encore  ils 
peuvent  se  glorifier  d'avoir  pour  aïeux  les  premiers 
Monarques  français  :  c'est  ce  que  dit  l'auteur  du 
dictionnaire  des  Gaules,  T.  IV,  page  845  d'après 


Tome  II 


17. 


515  — 


—  516  — 


les  titres  qui  lui  ont  été  communiqués,  et  l'abbé 
Velly,  dans  sa  nouvelle  histoire  de  France. 

La  maison  de  Montesquiou  divisée  en  plusieurs 
branches,  a  donné  un  cardinal  à  l'église,  des 
évêques  à  divers  diocèses,  trois  maréchaux  de 
France,  dont  deux  sous  le  nom  de  Montluc,  le 
troisième,  sous  celui  de  Montesquiou;  des  che- 
valiers des  ordres  du  roi,  plusieurs  lieutenants 
généraux  depuis  les  derniers  temps. 

Sa  filiation  suivie,  suivant  les  preuves  qui  se 
trouvaient  au  cabinet  de  l'ordre  du  Saint-Esprit, 
commence  à  Raymond  Emeric,  premier  baron 
de  Montesquiou  et  d'Angles  qui  vivait  vers  l'an 
1020.  Les  différentes  branches  formées  par  cette 
maison  sont  celles  : 

1°  Des  seigneurs  de  Poylobon; 

2°  Des  seigneurs  de  Marsan  et  de  la  Serre  ; 

3°  Des  seigneurs  de  Salles  et  d'Artagnan,  qui 
a  fourni  Pierre  de  Montesquiou  d'Artagnan,  m.i- 
réchal  de  France,  chevalier  des  ordres  du  roi, 
lieutenant  général  de  la  province  d'Artois,  etc., 
qui  assista  à  presque  toutes  les  guerres  de  son 
temps  où  il  illustra  son  nom  ; 

4°  Des  seigneurs  de  Tarasteix  issue  de  la  pré- 
cédente,  et  porte  comme  elle  :  d'or,  à  deux  tour- 
teaux de  gueules  en  pal; 

5°  Des  seigneurs  de  Faget  etd'Auriac,  qui  porte  : 
Ecarteiè  :  au  1  et  4  de  Montesquiou  ;  aux  2  et  3 
d'azur,  à  trois  colombes  d'argent,  et  un  croissant 
d'argent  en  chef,  qui  est  de  Sainte-Colombe  ; 

6°  Des  seigneurs  de  Montluc,  éteinte. 

Armes  :  Parti  :  au  1,  de  gueules  plein;  au  2, 
dor,  à  deux  tourteaux  de  gueules  l'un  sur  l'autre. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Montesquiou-Fezensac,  comte  de  Fezen- 
sac,  baron  de  Montesquiou  (Philippe-Àn- 
dré-Aimery  Charles,  duc  de),  né  à  Paris  le 
26  septembre  1843;  marié  le  28  janvier 
1865  à  Suzanne-Armande,  née  Roslin 
d'Ivry,  dont  :  a)  Madeleine  de  Montes- 
quiou-Fezensac, née  le  28  octobre  1865  ; 
b)  Jeanne  de  Montesquiou-Fezensac,  née 
le  8  février  1868. 

Branche  des  marquis 

Montesquiou-Fezensac  (Eugène, marquis 
de),mariéàElione,  née  deCvpiERRE,  dont: 
a)  Aline,  mariée  au  comte  Pozzo  di 
Borgo  ;  b)  Mathilde,  mariée  au  comte  de 
Grisenoy  de  Lyonne  ;  c)  Jeanne,  mariée  au 
vicomte  de  Chézelles  ;  d)  Pierre,  Gte  de 
M. -F.,  marié  le  10  lévrier  1874  à  Anne-Ma- 


rie-Josèphe-Radegonde,   née   Rouan-Cha- 
bot. 

MONTEYNARD  (de). 

Ou  Montainard, Terre  et  seigueurieen  Dauphiné, 
à  quatre  lieues  de  Grenoble,  possédée  dès  l'an  965, 
par  la  maison  des  Aynard,  qui,  dans  le  xve  siècle, 
prit  le  nom  de  Monteynard.  Cette  maison  ne  sub- 
siste plus  que  dans  les  deux  branches  du  marquis 
de  Monlfrin,  en  Languedoc,  et  du  marquis  de 
Monteynard,  de  Grenoble.  Elle  remonte  à  Rodol- 
phe, l'un  des  seigneurs  qui  suivirent  Izarn,  évêque 
de  Grenoble,  dans  l'expédition  qu'il  entreprit 
pour  chasser  les  Sarrazins  des  terres  de  son  dio- 
cèse. Ce  prélat,  qui  vivait  vers  l'an  965,  gratifi- 
Rodolphe  de  quelques-unes  de  celles  qu'il  avait 
conquises  sur  ces  infidèles  et  les  lui  donna  en  fief. 

La  maison  de  Monteynard  jouit  du  rare  avan- 
tage d'une  suite  d'aïeux,  prouvés  par  les  titres 
les  plus  authentiques,  depuis  le  milieu  du  x°  siècle 
jusqu'à  aujourd'hui. 

Le  marquis  de  Monteynard  possédait  une  par- 
tie des  terres  que  Rodolphe,  le  premier  de  ses 
pères,  qui  vint  s'établir  en  Dauphiné,  avait  reçu 
d'Izarn,  évêque  de  Grenoble,  en  reconnaissance 
de  ce  qu'il  l'avait  aidé  à  chasser  les  Sarrazins  des 
terres  de  son  église,  dont  ces  inlideles  s'étaient 
emparées;  cette  possession  n'a  point  été  inter- 
rompue depuis  l'an  965. 

La  riche  chartreuse  de  Saint-Hugon,  en  Savoie, 
a  aussi  été  fondée  l'an  1175,  par  la  maison  de 
Monteynard,  dont  les  principales  alliances  sont 
avec  les  Dauphins  de  la  première  race;  les  comtes 
de  Die;  les  comtes  de  Faucigny;  les  marquis  de 
Monlferra,  de  Sassenage,  etc.,  etc. 

Armes  :  De  vair,  au  chef   de   gueules,  chargé 
d'un  lion  issant  d'or . 
Supports  :  Deux  lions. 

Cimier  :  Un  bonnet  vairè,  chargé  d'un  lion  d'or 
Cri  de  guerre  :  Plutôt  mourir. 
Devise  :  Pro  Deo,  Fide  et  Rege. 

MONTFORT  {de). 

Ancienne  et  illustre  maison  de  Bretagne,  qui 
a  donné  un  maréchal  et  amiral  de  France, 
un  grand  maître  des  eaux  et  forêts,  un  grand 
maitre  de  France,  deux  gouverneurs,  un  amiral 
de  Bretagne,  un  archevêque  de  Reims  et  un 
évêque  de  Dol,  dont  la  filiation  suivie  remonte  à 
Raoul.sire  de  Montfort,  en  Bretagne,  qui  vivait  en 
1383  et  portait  pour  armes  :  D'argent,  à  la  croix 
de  f/ueules,  guivrée  d'or. 

Son  fils  Jean  de  Montfort,  seigneur  de  Kergo- 
lay,  succéda  en  1412,  aux  droits  de  sa  femme,  à 
toutes  les  seigneuries  de  Guy,  comte  de  Laval,  de 
Vitré   et  du  Gavre  et  prit  le  nom  de  Guy  XII, 


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518  - 


comte  de  Laval.  Son  fils  André  de  Laval  fut  fait 
chevalier  au  combat  de  Gravelle.  n'ayant  encore 
que  douze  ans  en  1423.  Les  Anglais  le  prirent 
dans  le  château  de  Laval  en  1428,  et  mirent  sa 
rançon  à  24.000  livres.  11  se  trouva  au  siège  d'Or- 
léans et  à  la  bataille  de  Patay,  se  démit  de  la 
charge  d'amiral  et  fut  fait  maréchal  de  France  en 
1439.  Le  roi  Louis  XI  lui  donna  le  collier  de  son 
ordre  en  1466,  et  le  18  décembre  1476,  il  eut  les 
villa,  chàtel,  châtellenie,  terre,  seigneurie  et  capi- 
tainerie de  Sainte-Ménéhould  et  la  capitainerie 
de  Pontoise,  le  16  mai  1481.  11  mourut  âgé  de  75 
ans  en  1486.  Il  portait  pour  armes  :  d'or,  à  la  croix 
de  gueules,  chargée  de  cinq  coquilles  d'argent,  et 
cantonnée  de  seize  alérions  d'azur,  et  un  lambel 
sur  le  tout.  Il  mourut  sans  enfants  et  la  succes- 
sion passa  à  Louis  de  Laval,  son  frère  qui  mou- 
rut également  sans  postérité  et  le  nom  fut  pour- 
suivi par  Guy  XIIIe,  dit  XIVe  du  nom,  sire  de  La- 
val, frère  aîné  des  deux  précédents.  Il  succéda  à 
Raoul  de  Montfort,  son  aïeul  paternel,  aux  terres 
et  seigneuries  de  Montfort,  Gaël,  etc.  Ce  fut  en 
sa  faveur  que  la  baronnie  de  Laval  fut  érigée  en 
comté  le  17  août  1429. 

Une  autre  famille  du  même  nom,  portant  ancien- 
nementle  surnom  de  Marie,  originaire  de  Norman- 
die, et  établie  en  Champagne,  a  formé  plusieurs 
branches.  Jean  de  Montfort,  sieur  du  Breuil  et  de 
Montfort,  avait  pour  trisaïeul  Jean-Marie  de 
Montfort,  écuyer,  seigneur  des  fiefs  de  Saint- 
Julien  et  de  Noirville,  qui  vivait  avant  1450.  Ce 
Jean  de  Montfort  épousa  1°  en  1608  Marie  Bau- 
douin ;  et  2°  en  1616,  Marie  Guellouet.  Il  n'eut 
des  enfants  que  du  premier  lit. 

Cette  famille  compte  plusieurs  officiers  supé- 
rieurs, entre  autres  deux  lieutenants  des  maré- 
chaux de  France,  et  des  chevaliers  de  l'ordre 
royal  et  militaire  de  Saint-Louis. 

Armes  :  Ecartelê  :  aux  i  et  4,  d'argent  à  trois 
trèfles  de  gueules  ;  aux  2  et  3  de  gueules,  à  la 
croix  d'hermine,  gringolée  à" or. 

Nous  trouvons  encore  en  Bretagne  une  famille 
dont  étaient  François  de  Montfort,  sieur  de  Ker- 
séham  ;  Guillaume  de  Montfort,  sieur  de  Grech- 
millon,  Louis  et  Jacques  de  Montfort,  sieurs  de 
Penquer  et  de  la  Villeneuve  qui  furent  d'abord 
interloqués  par  arrêt  rendu,  en  la  chambre  de  la 
Réformation,  le  28  janvier  1669,  au  rapport  de 
M.  Deniau  ;  mais  ils  furent  maintenus  par  arrêt 
du  Conseil  du  27  juin  1672. 

Armes  :  Ecartelê  d'azur  et  de  gueules,  à  la 
croix  denchée  d'argent  sur  le  tout,  cantonnée  aux 
1  et  4  d'un  cygne  au  naturel;  et  aux  2  et  3  d'une 
molette  d'ergent. 

Une  autre  famille  originaire  de  Provence,  a 
pour  auteur  Guillaume  de  Montfort,  lequel,  en 
considération  de  ses  services,  obtint  des  lettres 
de  noblesse  au  mois  d'août  1648,  enregistrées  aux 
archives  du  roi,  en  Provence,  le  19  octobre  de  la 


même  année,  et  confirmées  au  mois  de  juillet 
1669.  Son  petit-fils,  Honoré  de  Montfort,  élevé 
page  du  roi,  fut  premier  consul  d'Arles  et  acquit 
la  seigneurie  de  Fos. 

Armes  :  D'azur^  au  rocher  d'argent  surmonté 
d'une  étoile  d'or. 

MONTHOLON  (de). 

Maison  illustre  dans  la  robe  féconde  en  grands 
hommes,  à  laquelle  Montholon,  bourg  situé  en 
Bourgogne,  près  dAutun,  a  donné  le  nom.  D'elles 
sont  sortis  deux  gardes  des  sceaux  de  France,  un 
garde  des  sceaux  de  Bretagne,  un  ambassadeur, 
plusieurs   premiers    présidents,  etc. 

Blanchard,  dans  ses  présidents  à  mortier  au  Par- 
lement de  Paris,  rapporte  la  généalogie  de  cette 
maison,  et  la  remonte  à  Jacques  de  Montholon, 
seigneur  de  la  terre  et  châtellenie  de  Montholon, 
qui  fit  une  fondation  à  l'église  cathédrale  dAutun 
en  1213  ;un  de  ses  descendants,  Guillaume,  Ier  du 
nom,  seigneur  de  la  châtellenie  de  Montholon 
et  de  Pluvyeron,  vivait  en  1326,  temps  où  il 
imposa  une  taille  seigneuriale  de  50  écus  sur  ses 
tenanciers  de  Puvyeron,  pour  marier  sa  sœur 
Antoinette. 

Il  eut  entre  autres  enfants,  Nicolas  l'aîné,  qui 
continua  la  descendance  et  Guillaume,  cardinal 
du  titre  de  Saint-Etienne  in  Cœlio  Monte,  honoré 
de  cette  dignité  par  le  Pape  Clément  VI,  le  4  des 
calendes  de  juin  1348. 

Au  8e  degré,  François  de  Montholon,  1er  du 
nom,  chevalier,  président  â  mortier,  le  9  fé- 
vrier 1534  et  enfin  garde  des  sceaux  de  France  et 
de  Bretagne,  par  lettres  patentes  du  9  août  1542 
et  20  février  de  la  même  année,  fut  célèbre  par  sa 
probité  et  son  érudition. 

Cette  maison  a  formé  les  branches  : 

1°  Des  seigneurs  de  Fléville  et  de  la  Plisse, 
éteinte  ; 

2°  Des  seigneurs  de  Cuterelles  ; 

3»  Une  branche  issue  de  la  précédente  ; 

4o  Des  seigneurs  de  Perrousseaux,  sortie  de  la 
première  branche  ; 

5°  Des  seigneurs  de  Mussy-la- Fosse  ; 

Et  6e  des  seigneurs  de  Pluviers. 

Armes  :  D'azur,  à  un  mouton  passant  d'or,  sur~ 
mouté  de  trois  roses  aussi  d'or. 


MONTI  (de) 

Maison  ancienne  de  Toscane,  connue  dès  le  xm 
siècle.  On  prétend  qu'elle  tire  son  nom  de  celui 
d'un  bourg,  appelé  Monte  di   Saufovino,  dans   le 
diocèse  d'Arezzo. 

Jean-Marie  Monti,  fait  cardinal  par  le  Pape 
Paul  III,  fut  élevé  depuis  sur  le  trône  pontifical, 
sous  le  nom  de  Jules  III.   Ce  Pape  adopta  ses 


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cousins,  fils  de  sa  tante,  Marguerite  Monti  :  Chris 
tophle,  qu'il   fit  cardinal;  Pierre,  chevalier  puis 
grand  prieur  de  Capoue  ;  et  Fabiens,  qui  continua 
le  nom  de  cette  famille. 

Son  fils  Silvio  Monti  vint  en  Franc  e,  l'an  1600, 
avec  Marie  de  Médicis,  épouse  de  Henri  IV.  Il 
obtint  un  hrevet  de  mestre  de  camp  de  cavalerie, 
et  mourut  quelque  temps  après  à  Avignon. 

Il  y  avait  une  branche  de  cette  maison  établie  en 
Bretagne,  qui  subsistait  dans  la  personne  d'Yves 
de  Monti,  troisième  du  nom,  comte  de  Rezé  ;  elle 
tirait  son  origine  de  Bernard  de  Monti,  l'un  des 
douze  conseillers  d'Etat  du  duc  de  Toscane,  qui 
vint  en  France  l'an  1552,  avec  Catherine  de  Mé- 
décis.  Charles  IX,  à  la  sollicitation  de  Cosme  II 
de  Médicis,  duc  de  Toscane,  accorda  des  lettres 
de  naturalisation  à  Bernard  de  Monti  en  1568  et 
le  gratifia  l'une  pension  de  500  livres  quelque 
temps  après,  laquelle  fut  continuée  après  sa  mort, 
à  Pierre  de  Monti,  son  fils,  qu'il  eut  de  Renée  du 
Verger,  son  épouse - 

Un  de  ses  descendants,  Yves  de  Monti,  deu- 
xième du  nom,  seigneur  de  Rézé,  servit  longtemps 
avec  beaucoup  de  valeur  dans  les  armées  de 
Flandre  et  d'Italie.  En  1672,  il  obtint  des  lettres 
patentes  par  lesquelles  Louis  XIV  érigea  en 
comté  la  vicomte  de  Rezé,  avec  union  de  plusieurs 
fiefs  et  seigneuries. 

11  mourut,  lorsque  le  roi  venait  de  le  nommer 
lieutenant  de  ses  gardes  écossaises  ;  et  son  fils, 
Yves-Joseph  de  Monti,  comte  de  Rezé,  fut  page 
du  roi,  mousquetaire,  puis  capitaine  dans  le  régi- 
ment du  roi. 

Il  y  a  encore  quelques  branches  de  la  maison 
de  Monti,  à  Bologne,  à  Ferrare,  à  Vérone  et  en 
Sicile. 

Par  arrêt  rendu,  en  la  chambre  de  la  ré  forma- 
tion, le  22  janvier  1669,  ceux  de  la  branche  éta- 
blie en  Bretagne,  ressort  de  Nantes,  furent  décla- 
rés noble  d'ancienne  extraction. 

Armes  :  D'azur,  à  la  bande  d'or,  accostée  de 
deux  monts,  chacun  de  six  coupeaux  du  même. 

MONTIGNY  (de). 

Seigneurs  de  Hacqueville,  en  Gâtinois,  de  l'Isle 
et  de  Montigny,  en  Brie.  Un  Montigny  eut  le 
surnom  de  Boulanger,  pour  un  service  notable 
qu'il  rendit  à  l'Etat  en  faisant  entrer  une  grande 
quantité  de  blé  dans  le  royaume,  au  temps  d'une 
mortelle  famine. 

Raoul  de  Montigny,  chevalier,  seigneur  de 
Montigny  et  de  Hacqueville,  fut  grand  panetier 
du  roi  et  capitaine  des  gardes  du  duc  de  Bour- 
gogne. Il  vivait  en  1442.  C'est  son  fils,  Jean  de 
Montigny,  qui  fut  surnommé  Boulanger  ;  il  fut 
conseiller  au  Parlement  de  Paris,  puis  président  à 
mortier  en  la  même  Cour,  en  1456,  et  en  cette  qua- 
lité sa  compagnie  le  députa  pour  aller  au  château 
de  Beauté,  conférer  avec  le  duc  de  Berry,  depuis 


duc  de  Guyenne,  frère  unique  du  roi  Louis  XI, 
qui,  formant  un  parti  avec  le  comte  de  Charolais 
et  autres  princes  ligués,  sous  prétexte  du  bien 
public,  tenait  la  ville  de  Paris  assiégée.  Cette  en- 
trevue donna  un  grand  acheminement  à  la  paix, 
conclue  a  Conflans  en  1465.  En  reconnaissance 
de  ses  services,  il  fut  fait  premier  président  du 
Parlement  de  Paris,  le  8  décembre  1471  et  décéda 
le  24  février  1481. 

Cette  famille  porta  le  nom  de  Boulanger  jus- 
qu'en 1493,  qu'elle  obtint  une  déclaration  du  roi, 
vérifiée  au  Parlement  le  1er  août  1495,  pour  quitter 
ce  surnom  et  reprendre  l'ancien  nom  de  Mon- 
tigny. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'or,  accompagnée 
en  chef  de  trois  étoiles,  rangées  dit  même,  et,  en 
pointe,  de  trois  roses  d'argent. 

Nous  trouvons  une  autre  famille  du  même  nom, 
originaire  de  Picardie. 

Marthe  de  Turcq,  veuve  de  Jacques  de  Monti- 
gny, seigneur  de  Saint-Oyne  ou  Saint-Eugène, 
élection  de  Château-Thierry,  Charles  de  Montigny 
son  fils  ;  Louis  de  Montigny,  frère  de  Jacques, 
demeurant  à  Margny,  élection  de  Crépy,  produi- 
sirent des  titres  de  cinq  races  depuis  l'an  1500,  et 
furent  confirmés  dans  leur  noblesse. 

Les  seigneurs  de  Cratnoiselle,  vicomte  de  Savi- 
gny  et  de  Montbernault  et  le  seigneur  de  Vio- 
laine, sont  de  cette  maison,  originaire  de  Cham- 
pagne. 

On  lit  dans  une  généalogie  de  cette  famille, 
produite  en  1668,  à  l'intendant  de  Champagne, 
lors  des  recherches  de  la  noblesse,  que  Jacques 
de  Montigny,  seigneur  de  Cramoiselle,  auteur  du 
premier  degré  connu,  descendait  de  Gaulant  de 
Montigny,  brave  chevalier,  qui  se  signada  à  la 
journée  de  Bouvines  en  1214,  où  il  eut  l'honneur 
de  porter  l'oriflamme  et  d'acquérir  la  réputation 
que  les  historiens  français  lui  ont  conservée,  en 
s'opposant  aux  efforts  des  ennemis  qui  pres- 
saient de  toutes  parts  le  roi  Philippe-Auguste, 
qui  fut  abattu  de  son  cheval,  et  en  donnant  le 
temps,  par  sa  valeur  extraordinaire,  à  Tristan, 
écuyer  de  S.  M.  de  le  remonter,  et  aux  Français 
de  venir  secourir  leur  Prince.  Ce  fut  en  considé- 
ration de  ce  signale  service  et  de  cette  action 
éclatante,  que  Philippe-Auguste  lui  permit  de 
porter  pour  armes  :  Semé  de  France,  au  lion 
naissant  d'argent. 

Le  même  fait  historique  est  énoncé  dans  une 
sentence  produite  en  original,  rendue  le  6  fé- 
vrier 1659,  par  les  élus  de  Reims,  en  faveur  et 
relativement  à  la  noblesse  de  Charles-Claude  de 
Montigny,  écuyer,  seigneur  de  Violaine,  lieute- 
nant de  vaisseau,  puis  capitaine  de  frégate,  en 
août  1767,  dont  ce  même  Jacques  de  Montigny, 
seigneur  de  Cramoiselle,  était  le  quatrième 
aïeul . 

Nous  trouvons  aussi  en  Bretagne,  ressorts  de 
Ploërmel,  Auray,  Vannes  et  Rennes,  une  famille 


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du  même  nom,  qui  remonte  à  Jean  de  Montigny, 
vivant  en  1455. 

Par  deux  arrêts  rendus  en  la  Chambre  de  la 
Réformation,  le  28  lévrier  1669  et  le  27  mai  de  la 
même  année,  ceux  de  ce  nom  furent  déclarés 
nobles  d'extraction  et  maintenus  dans  la  qualité 
de  chevalier. 

Armes  .  D'argent,  au  lion  de  gueules,  chargé  sur 
l'épaule  gauche  d'une  étoile  d'or,  et  accompagné 
de  huit  coquilles  d'azur,  en  or  le,  3,  2,  2  et  1. 

Nous  trouvons  encore  en  Champagne  une  famille 
qui  remonte  à  Giraudde  Montigny,  vivant  en  1236. 

Armes  :  Burelé  d'or  et  de  gueules  de  douze- 
pièces  . 

Une  branche  des  Pays-Bas  portait  : 
Fascé  ou  burelé  d'argent   et  d'azur  de   douze 
pièces. 

Nous  trouvons  enfin  une  autre  famille  dont 
l'état  de  noblesse  nous  est  inconnu,  qui  porte  : 
De  sable,  à  cinq  tours  d'or,  2,  1  et  2. 

MONTMORENCY  (de). 

Après  le  nom  de  Bourbon,  il  n'en  est  pas  dont 
l'histoire  soit  plus  étroitement  liée  à  celle  de  nos 
gloires  que  celui  de  Montmorency. 

Le  premier  auteur  connu  est  Mathieu  II  de 
Montmorency  (Seine-et-Oise)  qui  vivait  en  1214 
et  que  la  tradition  fait  descendre  de  Bouchard  de 
Barbu,  seigneur  de  Saint-Denis  en  998. 

Un  Montmorency  fut  créé  premier  baron  de 
France  en  1327. 

Anne  de  Montmorency  fut  créé  Pair  de  France 
en  1522,  duc  de  Montmorency  le  5  juillet  1551, 
titre  confirmé  le  4  août  1552. 

Le  titre  de  duc  de  Montmorency  s'étant  éteint 
le  18  août  1662,  François-Henri  de  Montmorency- 
Belleville  fut  revêtu,  par  suite  de  son  mariage 
avec  Madeleine,  héritière  de  la  maison  de  Luxem- 
bourg-Piney,  du  titre  de  duc  de  Montmorency- 
Luxembourg. 

Ce  Montmorency,  l'ami,  l'élève  et  le  rival  du 
grand  Condé,  fut  maréchal  de  camp  à  20  ans, 
maréchal  de  France  à  47  ans.  Les  murs  de  la 
cathédrale  de  Paris  furent  couverts  de  drapeaux, 
qu'il  avait  pris  sur  les  ennemis  à  Nerwinde, 
en  1693,  ce  qui  le  lit  appeler  par  le  prince  de 
Conti  le  tapissier  de  Notre-Dame. 

Le  titre  de  duc  de  Beaumont  et  de  prince  de 
Luxembourg  est  du  22  août  1765.  Le  titre  de 
pair  de  France  est  du  4  juin  1814. 

Cette  maison  a  donné  six  connétables,  quatre 
amiraux,  onze  maréchaux  de  France  et  un  nombre 
difficile  à  établir  de  grands  officiers  de  la  cou- 
ronne, de  chanceliers  des  Ordres  de  Saint-Michel, 
du  Saint-Esprit,  de  la  Toison  d'or,  etc.,  etc.  C'est 


surtout  en  parlant  des  Montmorency  qu'on  peut 
dire  : 

Fortia  facta  patrum,  séries  longissima  rerum 
Per  tôt  ducta  viros,  antiquœ  ab  origine  gentis. 

Le  dernier  Montmorency  (Edouard)  est  décédé 
le  15  janvier  1878,  ne  laissant  que  des  filles.  Cette 
maison  est  donc  éteinte  quant  aux  maies. 

Adalbert  de  Talleyrand-P-érigord  avait  obtenu, 
par  suite  du  mariage  de  son  frère  Louis  avec 
Alix,  sœur  de  Raoul,  dernier  duc  de  Montmo- 
rency, décédé  ie  18  août  1862,  la  collation  du  titre 
de  duc  de  Montmorency,  le  14  mai  1864. 

Armes  :  D'or,  à  la  croix  de  gueules,  cantonnée 
à    chaque    quartier  de    quatre   alésions    d'azur. 
L'écu  en  bannière  arrondie. 
Supports  :  Deux  anges. 
Devise  :  Dieu  ayde  au  premier  baron  chrétien. 

Primitivement,  les  armes  de  Montmorency 
étaient  :  D'or,  à  la  croix  de  gueules.  Lors  de  l'ex- 
cursion que  l'empereur  Othon  fit,  en  978,  jus- 
qu'aux portes  de  Paris,  Bouchart  de  Montmo- 
rency, dont  il  avait  brûlé  le  château,  fut  un  de 
ceux  qui  se  distinguèrent  le  plus  contre  ce  for- 
midable ennemi.  Lorsque  Lothaire  et  Hugues 
Capet  battirent  son  arrière-garde  au  passage  de 
l'Aisne,  il  enleva  aux  Allemands  quatre  éten- 
dards ou  aigles  impériales.  En  mémoire  de  cet 
exploit,  la  croix  de  ses  armes  fut  canlonnée  de 
quatre  aiglettes  ou  alérions.  Ses  descendants  le 
portèrent  ainsi  jusqu'à  la  bataille  de  Bouvines, 
dans  laquelle  Mï  thieu  II  de  Montmorency,  dit  le 
Grand  connétable  de  France,  ayant  enlevé  douze 
aigles  impériales,  chargea  son  écu  de  douze  alé- 
rions, par  ordre  de  Philippe- Auguste. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

±o  Montmorency  -  Beaumont  -  Luxem- 
bourg, (Marie- Anne  de),  fille  de  Edouard, 
née  en  1839.  Résidence  :  81,  rue  de  Gre- 
nelle, Paris  ;  mariée,  le  28  mai  1859,  à 
Antoine,  vicomte  d'HuNOLSTEiN, 

2°  M.B-L.,  (Aime-Marie-Eugénie?  de), 
sœur  de  la  précédente,  née  en  1840,  mariée 
le  30  mai  1864,  à  Marie-Louis-Augustin 
<lg  Durfort-Givrac,  vicomte  de  Durfort. 

Voy.  Talleyrand-Pêrigord. 

MONTMORILLON  (de). 

Ancienne  et  illustre  maison,  une  des  premières 
du  duché  de  Bourgogne,  qui  possède,  depuis  plus 
de  350  ans,  la  terre,  seigneurie  et  domaine  d'Es- 
sanlay.  Elle  est  connue  du  temps  des  croisades 
par  un  chevalier  de  Montmorillon,   qui  fut  fait 


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prisonnier  par  le  Soudan  Saladin  avec  un  cheva- 
lier d'Anglure  et  un  troisième,  et  qui,  étant  hors 
d'état  de  payer  leur  rançon,  furent,  sur  leur  pa- 
role, renvoyés  dans  leur  patrie  pour  trouver  de 
quoi  la  payer,  avec  promesse,  s'ils  ne  pouvaient 
pas  y  satisfaire,  qu'ils  reviendraient  se  rendre 
ses  prisonniers  :  ce  qu'ils  firent,  ne  voulant  pas 
ruiner  leurs  familles  et  incommoder  leurs  amis. 
Saladin,  étonné  de  leur  grand  cœur  et  de  leur 
fermeté,  leur  rendit  la  liberté,  en  les  comblant 
même  de  présents,  ne  leur  demandant  pour  toute 
reconnaissance  de  ce  bienfait  que  de  joindre  à 
leur  nom  de  baptême  celui  de  Saladin  :  ce  qui 
s'observe  régulièrement  dans  les  maisons  d'An- 
glure et  de  Montmorillon,  et  même  dans  la  troi- 
sième, dont  le  nom  ne  nous  est  pas  connu. 

Suivant  des  recherches  faites  sur  ces  noms,  et 
qui  nous  ont  été  communiquées,  Montmorillon 
est  une  ville,  dans  le  Poitou,  qui  a  dans  son  en- 
ceinte un  bâtiment  de  figure  octogone,  qu'on  croit 
être  du  temps  des  romains.  On  dit  que  huit  per- 
sonnes se  plaçant  dans  ces  huit  angles  peuvent 
s'entretenir  chacune  et  en  même  temps  avec  celles 
qui  sont  dans  l'angle  opposé,  sans  que  les  autres 
les  entendent.  Il  est  vraisemblable  que  c'est  de  ce 
château  que  la  maison  de  Montmorillon  a  pris 
son  nom,  ou  qu'elle  le  lui  a  donné. 

On  lit  dans  l'histoire  de  Bretagne  par  D.  Lobi- 
neau  que  le  connétable  de  Clisson  étant  allé  dans 
le  Poitou  avec  le  duc  de  Berry.  à  la  tête  de  3,000 
lances,  prit  Montmorillon  en  1370. 

En  1220,  la  baronnie  de  Montmorillon  apparte- 
nait à  Emeric  de  Magnac. 

Le  premier  connu  de  la  maison  de  Montmoril- 
lon est  un  Bernard  de  Montmorillon,  surnommé 
Quatre  Barbes  qui  vivait  sur  la  tin  du  x«  siècle  ou 
au  commencement  du  xi«.  Son  petit  fils  Bernard 
fut  aussi  surnommé  Quatre  Barbes. 

Le  cartulairedeSaint-Cyprien  de  Poitiers,  p.  627, 
fait  mention  d'un  Banulphe  de  Montmorillon,  qui 
donna  à  ce  monastère  la  terre  de  Buxia,  etc. 

Monseigneur  de  Montmorillon,  sous  le  règne  de 
Philippe  de  Valois,  est  employé  dans  le  rôle  de 
guerre  depuis  le  15  juillet  1340,  jusqu'au  27  sep- 
tembre suivant,  avec  un  autre  chevalier  et  dix 
écuyers  de  la  compagnie  à  raison  de  4  livres  15  sols 
par  jour. 

Dans  le  nombre  des  chevaliers  morts  à  la  ba- 
taille de  Poitiers,  donnée  le  19  septembre  1256, 
on  trouve  que  messire  Jean  de  Montmorillon  et 
son  fils  furent  enterrés  dans  le  cloître  des  frères 
Prêcheurs.  Saladin  de  Montmorillon  eut  un  fils  de 
Jacqueline  de  Vésigneux,  qui  porta  aussi  le  nom 
de  Saladin.  11  était  chevalier  de  l'ordre  du  roi,  et 
vivait  en  1540. 

L'abbé  de  Vertot,  dans  son  histoire  de  Malte, 
parle  de  plusieurs  chevaliers  de  la  vénérable 
langue  d'Auvergne,  du  nom  de  Montmorillon, 
entre  autres  de  Saladin  de  Montmorillon,  environ 
l'an  1524  et  de  Claude  Montmorillon,  reçu  le  2 
avril  1554. 


Faute  de  titre  qui  n'ont  point  été  fournis  sur 
cette  maison,  on  n'a  pu  rapporter  que  ce  que  les 
recherches  ont  procuré  sur  la  seconde  branche, 
la  seule  qui  subsiste. 

Elle  a  pour  auteur  Antoine  de  Montmorillon, 
fils  de  Louis,  écuyer,  marié  à  Louise  d'Essenlay, 
comme  il  est  prouvé  par  un  acte  du  28  octobre 
1439;  c'est  aux  descendants  de  cette  branche 
qu'appartenait  Claude  de  Montmorillon,  chevalier 
de  Malte  et  grand  prieur  d'Auvergne  et  de  Florent 
de  Montmorillon. 

Elle  a  fourni  plusieurs  officiers  à  nos  armées. 

Armes  :  D'or,  à  l'aigle  èployée  de  gueules. 
Supports  :  Deux  Turcs. 

Nous  en  avons  trouvé  du  nom  de  Montmorillon 
qui  portaient  pour  armes  :  D'azur,  à  la  croix  en- 
grelèe  d'argent. 

Nous  ignorons  s'ils  étaient  issus  de  cette  an- 
cienne et  illustre  maison;  mais  cette  différence 
d'arme  n'est  d'aucune  conséquence, parce  qu'avant 
le  xie  siècle,  époque  de  leur  institution,  les  armes 
étaient  encore  particulières  à  chaque  personne,  et 
n'étaient  pas  fixes  dans  les  maisons,  chacun  les 
portant  comme  il  le  jugeait  â  propos . 

MORANT  ou  de  MORAND  (de). 

Seigneur  du  Mesnil-Garnieren  Normandie,  puis 
marquis  du  Mesnil-Garnier,  seigneurs  d'Estre- 
ville,  barons  de  Courcelle,  comtes  de  Penses. 

La  famille  de  Morant  ou  de  Morand,  qui  n'est 
plus  représentée  que  par  les  femmes,  est  de  très 
ancienne  noblesse  de  Normandie.  Elle  s'est  ré- 
pandue et  a  formée  plusieurs  branches  dans  les 
provinces  voisines.  Dès  l'année  1271,  trois  mem- 
bres de  cette  famille,  dont  l'un  est  qualifié  cheva- 
lier, figuraient  ainsi  qu'on  le  voit  dans  le  traité 
de  la  noblesse  de  La  Roque,  dans  le  catalogue  des 
nobles  de  la  province  de  Normandie. 

En  1381,  sous  Charles  VI,  Jean  de  Morand,  cin- 
quième du  nom,  eut  un  duel  célèbre  dont  le  duc 
de  Lancastre  fut  témoin. 

Un  cadet  de  la  maison  de  Morant  de  Norman- 
die, établi  à  Angers  avant  1413,  est  l'auteur  de 
la  maison  de  Morand  qui  est  l'objet  de  la  présente 
notice,  et  dont  on  peut  établir  la  généalogie  sui- 
vie et  non  interrompue  depuis  cette  époque  jus- 
qu'à nos  jours. 

En  1621,  Thomas  de  Morant,  conseiller  au 
grand  Conseil,  puis  trésorier  de  l'Epargne  et 
grand  trésorier  des  ordres  du  roi  fonda  un  cou- 
vent de  jacobins  dans  sa  terre  de  Mesnil-Garnier, 
qui  fut  érigée  en  marquisat  par  lettres  de  1672. 

Son  fils,  N.  de  Morant  fut  premier  président  au 
parlement  de  Toulouse. 

En  1722,  Thomas-Gui  de  Morant,  comte  de 
Penses,  était  lieutenant-colonel  du  régiment  de 
Laffai  avec  brevet  de  colonel. 


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En  1752,  Thomas -Charles  de  Morant  était  colo- 
nel des  dragons  de  la  reine. 

De  1752  jusqu-à  la  fin  du  xviiic  siècle,  nous  trou- 
vons la  famille  de  Morant  alliée  aux  familles  : 
de  Vieux-Pont,  de  Bréguigni,  de  Kerninon,  de  la 
Rivière  de  Plœuc,  de  la  Bande  dTberville,de  Bru- 
Ion,  de  la  Galézière,  Fillion  de  Rougemont,  de 
Cheverue  de  Chamont,  de  Charnacé,  de  Mervé,  de 
Morambert,  Giroufle  de  Marcilly,  de  Gaulret,  du 
Chêne,  Cardin  Le  Bret. 

En    1794,    Nicolas- Joseph-Pierre- Jean-Louis, 
comte  de  Morant,  seigneur  de  l'Epinay  et  de  La 
Fontaine,  émigra.  Il  fut  successivement  officier  au 
régiment  du  duc  de  Laval-Montmorency,  et  chas- 
seur noble  de  la  lre  compagnie  du  régiment  noble 
à   pied  de  l'armée  de  Condé.  Il  servit  ainsi  jus- 
qu'en 1800.  Il  avait  épousé  en  Allemagne,  en  1796, 
demoiselle   Adélaïde    de    Wenhort.   En   1815,  il 
passa  en  Vendée   avec    monseigneur  le  duc  de 
Bourbon,  puis  il  se  rendit  en  Espagne  avec  son 
Altesse  Boyale  le  duc  d"Angoulème  qui  lui  con- 
féra le  grade  de  chef  de  bataillon  le  26  juillet  1815. 
Le  26  octobre  1814.  il  avait  reçu  le  brevet  de  che- 
valier de  Saint-Louis,  titré   de  comte,  en  récom- 
pense de  son  dévouement  à  la  cause  royale.  Il  se 
retira  alors  en  Anjou,  dans  sa  terre  de  La  Fon- 
taine au  village  de    Montigné,   près    de  Durtal. 
Son  frère,  chevalier  de  Saint-Louis,  fut  nommé  le 
26  mars  1823  au  commandement  de  la  place  de 
Béfort,  et  le  18  mai  suivant  au  commandement  du 
château  de  Saumur  qu'il  conserva  jusqu'au  5août 
1830,  époque  à  laquelle  il  donna  sa  démission 
pour  refus  de  serment. 

Du  mariage  de  Nicolas-Jean  de  Morant  avec  de- 
moiselle de  Wenhort  sont  nés  trois  enfants  : 

1°  Auguste  de  Morant.  lieutenant  d'infanterie. 
Il  fit  la  campagne  d'Espagne  en  1823  et  fut  créé 
pendant  cette  guerre  chevalier  de  l'ordre  de 
Charles  III  d'Espagne.  Il  donna  également  sa 
démission  en  1830,  et  fixa  sa  résidence  au  Mans, 
où  il  fut  chargé  du  commandement  de  la  garde 
nationale  en  1848.  Il  est  mort  dans  son  hôtel,  rue 
de  Taschers,  en  1875; 

2°  Adélaïde  de  Morant,  mariée  au  comte  Har- 
doin  de  la  Girouardière,  décédée  au  château  de  La 
Fontaine  en  1879,  sans  enfant  ; 

3°  Henry  de  Morant ,  qui  après  avoir  servi 
comme  officier  dans  les  cuirassiers  de  la  garde 
de  Louis  XVIII,  épousa  Clémence  de  Bodard  de 
la  Jacopière,  fille  du  chevalier  de  Bodard,  cheva- 
lier de  Saint-Louis,  ancien  officier  dans  la  gen- 
darmerie royale  et  maire  de  Chinon,  et  de  demoi- 
selle Benau  des  Granges.  Il  est  mort  en  1881, 
laissant  deux  filles  : 

a)  Adèle  de  Morant,  mariée  à  M.  de  Girard  de 
la  Chaise  ; 

b)  Clémence  de  Morand,  mariée  en  premières 
noces  à  M.  Le  Barrois  de  Lemmery,  sans  enfants; 
et  en  secondes  noces  à  M.  le  vicomte  du  Rousseau 
de  Ferrières,  également  sans  enfants. 


Du  mariage  de  Mlle  Adèle  de  Morant  avec  M. 
de  Girard  de  la  Chaise,  est  né  un  fils  :  Jean  de 
Girard  de  la  Chaise,  officier. 

Armes:  D'azur,  à  trois  cormorans  d'argent. 

Les  seigneurs  de  l'Epinay  et  de  La  Fontaine,  et 
comtes  de  Morant  en  Anjou,  avaient  pour  armes: 
D'azur,  à  trois  fasces  d'or,  chargées  de  trois  croi- 
se ttes  de  gueules. 

Cimier  :  Un  sauvage  à  mi-corps. 

Tenants  :  Deux  sauvages. 

Devise  :  Impavide. 

Couronne  de  marquis. 

MOREAU  DE  BONREPOS. 

La  famille  Moreau  de  Bonrepos  est  originaire 
de  la  Bresse,  fixée  à  Saint-Rambert  en  Dauphiné, 
et  à  Savigneux  en  Dombes. 

lien  est  fait  mention  dès  le  xive  siècle. 

Armes  :  D'argent,  auchearon  d'azur,  accompagné 
de  trois  tètes  de  maures  de  sable. 

MOREAU  DE  LA  ROGHETTE. 

Famille  ancienne,  originaire  de  Bourgogne. 

Jean-Baptiste-François  Moreau  d'Olibon,  baron 
de  la  Bochette,  né  le  5  novembre  1751,  mai  lre 
d'hôtel  de  la  reine  et  lieutenant  des  chasses  delà 
capitainerie  de  Fontainebleau,  fut  créé,  en  1769, 
chevalier  de  l'ordre  de  Saint  Michel,  en  récom- 
pense de  plantations  et  de  défrichements  consi- 
dérables qu'il  effectua,  tant  dans  l'intérieur  de  la 
France,  que  dans  sa  terre  de  la  Rochette,  près 
Melun,  où  il  fonda  une  école  d'agriculture  et  de 
vastes  pépinières. 

Armand-Bernard  Moreau  de  la  Rochette,  son 
neveu,  auditeur  d'Etat  en  1810,  fut  sous-préfet 
de  l'arrondissement  de  Provins,  par  ordonnance 
du  roi  du  26  juillet  1814. 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  1  et  4  d'argent,  à  trois 
têtes  de  maures  de  sable,  ayant  leur  bandeau 
aussi  d'argent,  et  posées  2  et  i  ;  aux  2  et  3  coupé 
d'or  et  d'azur,  à  trois  roses  posées  2  et  1  ;  les 
deux  premières  de  gueules  sur  or,  et  la  troisième 
d'argent  sur  azur. 

MOREL  (de). 

Maison  originaire  de  Franche-Comté  et  de 
Bresse. 

Ancienne  noblesse  dont  le  premier  connu  qui 
commence  la  filiation  est  Jean  de  Morel,  qui  vi- 
vait en  1359. 

Armes  :  De  sable,  à  trois  fusées  d'argent,  posées 
en  pal  rangées  en  fasce. 


—  527  — 


—  528  — 


MORILLOT. 

Le  nom  delà  familleMorillot 
ou  Morilhot  apparaît  au  xive 
siècle  dans  les  aveux  et  dénom- 
brements des  fiefs  du  Bourbon- 
nais, dont  cette  famille  était 
vraisemblablement  originaire. 
Au  xve  siècle,  elle  a  dû  pas- 
ser en  Bourgogne.  En  1342, 
Etienne  Morilhot,  de  la  paroisse 
de  Contigny  (Allier),  fait  hom- 
mage àPierre,  duc  de  Bourbon, 
pour  sa  châtellenie  de  Verneuil. 
Plus  tard,  Roger  Morilhot, 
damoiseau,  fait  hommage,  en  1349,  à  Pierre  de 
Bourbon  pour  sa  maison  de  Gannat. 

Le  11  février  1398,  Guillaume  Fromenthal  fait 
hommage  en  son  nom  et  en  celui  de  sa  femme 
Pétronille,  fille  de  défunt  Roger  Morilhot,  à  Louis 
de  Bourbon  pour  la  moitié  de  l'hôtel  de  la  Raelle. 
Vers  cette  époque,  la  famille  Morilhot  émigré 
en  Bourgogne  en  la  personne  de  Jean  Morilhot, 
probablement  fils  de  Roger,  et  l'un  des  dix-neuf 
écuyers  de  Philippe  de  Saveuse  (monstre  et  revue 
faite  à  Beauvais  31  août  1417). 

On  peut  conjecturer  que  la  postérité  de  Jean 
Morillot  se  sera  vouée  au  métier  des  armes,  car 
son  nom  ne  se  rencontre  plus  pendant  une  longue 
période  dans  les  documents  qui  ont  échappé  à  la 
destruction. 

Vers  le  milieu  du  xvne  siècle,  la  famille  Morillot 
paraît  être  rentrée  dans  la  vie  civile,  et  s'être  fixée 
à  Nuits. 

Simon  Morillot,  que  nous  avons  pu  rattacher  à 
la  branche  principale,  était,  en  1(538,  capitaine  des 
gardes  et  forêts  royales  en  Bourgogne,  ainsi  qu'on 
le  voit  par  un  arrêt  du  Parlement  du  26  juin  1638, 
en  faveur  de  ses  héritiers  (Titre  original  en  par- 
chemin). Depuis  lors,  la  famille  Morillot  a  suivi 
la  carrière  du  barreau  et  contracté  des  alliances 
avec  les  familles  principales  de  la  Bourgogne,  du 
Bourbonnais,  de  la  Flandre,  de  la  Picardie  et  de 
la  Champagne,  telles  que  celles  de  Midan,  Tri- 
bollet,  d'Esté,  Barbuot,  Montagne,  de  Fontenay, 
Joly,  Marrey-Monge,  Prévôt  de  Mironval,  deVaux, 
d'Aumale,  de  Chàtenay,  Davy  de  Ghavigné,  etc. 

La  filiation  n'a  pu  être  établie  qu'à  partir  de 
Vincent  Morillot  qui  suit. 

I.  Vincent  Morillot,  né  en  1665,  syndic  de  Nuits, 
de  1642  à  1651,  mort  le  1er  janvier  1685,  avait  épousé 
Bénigne  Midan,  morte  en  1690,  dont  deux  enfants: 
1°  Suzanne  Morillot,  bienfaitrice  de  l'hôpital  de 
Nuits,  morte  en  1712  ;  2°  Philippe  qui  suit. 

II.  Philippe  Morillot,  avocat  au  Parlement  de 
Bourgogne,  né  en  1681,  dont  les  armoiries  figurent 
à  l'Armoriai  général  officiel  de  1696  (registre  de 
la  généralité  de  Bourgogne)  ainsi  décrites  :  d'ar- 
gent, à  une  tête  de  Maure  de  sable,  bandée  (tortil- 


lée d'argent,  épousa  en  1690  Anne  Tribollet,  mou- 
rut en  1702,  et  fut  enseveli  dans  la  nef  de  l'église 
de  Nuits,  comme  une  personne  de  qualité.  Il  a 
laissé  deux  enfants  :  1° Claude  qui  suit;  2°  Pierre 
Morillot,  auteur  de  la  branche  cadette. 

III.  Claude  Morillot,  né  en  1691  à  Nuits,  lieute- 
nant particulier  du  bailliage  de  Dijon  en  1720, 
figure  dans  l'état  des  notables  habitants  de  Nuits 
pour  1741.  Il  avait  épousé  en  1712  Jeanne  Monta- 
gne, fille  de  Louis  Montagne,  directeur  des  pou- 
dres et  salpêtres  de  Bourgogne. 

Claude  Morillot  mourut  à  Nuits,  en  1753,  lais- 
sant deux  enfants  :  1°  Jacques-Bernard,  qui  suit  ; 
2°  Antoinette  Morillot,  née  en  1721,  morte  en  1724. 

IV.  Jacques-Bernard  Morillot,  né  à  Nuits  le  30 
août  1717,  avait  épousé  vers  1747  Marie-Jeanne 
d'Esté  (d'une  famille  originaire  de  Flandre),  dont 
il  eut  trois  enfants  :  1°  Joseph -Auguste,  qui  suit  ; 
2o  Philippe  Morillot,  doyen  et  chanoine  de  l'église 
collégiale  de  Saint-Denis,  à  Nuits,  mort  en  1779  ; 
3°  Charles  Morillot,  prêtre  et  chanoine  de  la  mê- 
me église,  mort  en  1792. 

V.  Joseph- Auguste  Morillot,  né  en  1750,  fermier 
général  à  Paris,  épousa  en  1778  Marie-Magdeleine- 
Gatherine  Cliquet  de  Fontenay,  dont  un  fils  qui 
suit. 

VI.  Charles-Marie-Joseph  Morillot,  né  en  1780, 
gentilhomme  ordinaire  surnuméraire  du  roi  Ghar- 
ies  X,  avait  épousé  Anna-Véronique  Noyer,  de 
laquelle  il  n'eut  que  deux  filles  :  lo  Eulalie  Mo- 
rillot, mariée  à  Louis  de  la  Porte  :  2°  Caroline- 
Aglaé-Alexandrine-Louise-Morillot,  décédée  en 
1874. 

BRANCHE    CADETTE 

ACTUELLEMENT  EXISTANTE 

III.  Pierre  Morillot  (fils  puîné  de  Philippe  Mo- 
rillot et  d'Anne  Tribollet,  avocat  au  Parlement  de 
Bourgogne  et  échevin  de  Nuits,  avait  épousé 
Jeanne  Barbuot.  Il  mourut  en  1780,  laissant  plu- 
sieurs enfants,  entre  autres  :  1°  Jean-Baptiste  qui 
suit:  2°  Anne-Charlotte  Morillot,  mariée  à  mes- 
sire  Louis  Joly  le  22  août  1775  ;  3»  Marguerite- 
Morillot,  femme  de  Me  Claude  Marey,  de  la  famille 
de  l'illustre  Marey-Monge  ;  4°  Denis  Morillot, 
prêtre  en  1743,  religieux  de  l'ordre  d,j  St-Benoît, 
doyen  de  Nuits  en  177"). 

IV.  Jean-Baptiste  Morillot,  né  à  Nuits  le  20  jan- 
vier 1731,  épousa,  en  1771,  Marie-Jeanne-Fr:m- 
çoise  Prévost  de  Mironval,  fille  d'un  président  de 
l'élection  de  Doullens.  Il  eut  trois  enfants  :  lo  Jean- 
Baptiste-François,  qui  suit;  2°  Claude-Sophie- 
Marie-Marguerite  Morillot,  mariée  à  Alexandre 
Genêt  de  Chàtenay  :  3°  Claude-Louis  Morillot. 

V.  Jean-Baptiste-François  Morillot,  né  à  Doul. 
lens  en  1772,  inspecteur  de  la  régie  de  l'enregis- 
trement et  des  domaines,  mort  à  Meaux  le  3  juil- 
let 1824,  a  épousé  en  1805  demoiselle  Angélique- 
Elisabeth  de  Vanx,  fille  de  Philippe  de  Vaux,  of- 
ficier de  la  maison   du  comte  d'Artois.  Ils  ont  eu 


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trois  enfants  :  1»  Jean-Baptiste-Ange,  qui  suit  ; 
2°  François-Etienne- Armand  Morillot,  né  en  1808, 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur,  qui  a  épousé 
Charlotte-Marie  Dumaine,  dont  il  a  eu  :  a)  Louis- 
Gabriel-Christian  Morillot,  conservateur  des  hy- 
pothèques à  Thonon  ;  b)  Paul-Adrien  Morillot,  ca- 
pïtnine  de  frégate,  officier  de  la  Légion  d'honneur; 
c)  Maria-Elisabeth-Armande  Morillot,  épouse  de 
Claude-Marie-Ernest  d'Aumale.  3o  Adolphe  Mo- 
rillot, né  le  27  mai  1812,  officier  de  la  Légion 
d'honneur,  qui  a  épousé  Magdeleine-Pauline  Rol- 
let,  dont  il  a  eu  :  a)  André  Morillot,  avocat  au 
Conseil  d'Etat  et  à  la  Cour  de  Cassation  ;  b)  Geor- 
ges-Etienne Morillot,  avocat  à  la  Cour  d'Appel  de 
Paris. 

VI.  Jean-Baptiste-Ange  Morillot,  né  à  Nogent- 
sur-Seine  le  15  mars  1806,  chevalier  de  la  Légion 
d'honneur,  directeur  de  la  Compagnie  des  mines 
de  Roche-la-Molière  et  Firminy.  conseiller  géné- 
ral du  département  de  la  Loire,  mourut  le  25  avril 
1879.  Il  avait  épousé,  en  1837,  Félicité-Adrienne- 
Claude  Davy  de  Chavigné,  née  en  1818,  morte  en 
1868,  dont  il  a  eu  Jean-Baptiste-Léon,  qui  suit  • 

VIL  Jean-Baptiste-Léon  Morillot,  né  au  château 
d'Étrépy  le  19  juillet  1838,  docteur  en  droit,  audi- 
teur au  Conseil  d'Etat,  député  de  la  Marne,  marié  : 
lo  le  4  septembre  1872  à  Joséphine-Marguerite 
Davy  de  Chavigné,  née  en  1847,  décédée  sans  pos- 
térité en  1873  ;  2°  à  Lyon,  le  1.6  juin  1875,  à  Léo- 
nore-Joséphine-Mathilde  Ducros,  fille  du  comte 
Ducros,  préfet  du  Rhône,  grand  officier  de  la  Lé- 
gion d'honneur,  dont  six  enfauts  :  1°  Jeanne- 
Françoise  Morillot,  née  en  1876,  décédée  la  même 
année  ;  2°  François-Joseph-Jean-Adrien  Morillot, 
né  en  1877  ;  3°  Joseph-Ange-Léon-Octave  Morillot, 
né  en  1878;  4°  Marie-Charlotte-Aline-Eléonore- 
Claudiane  Morillot,  née  en  1880  :  5°  Christine- 
Fanny-Mathilde-Eléonore-Noële  Morillot,  née  en 
1882  ;  6o  Antoine-Joseph-Louis-Roland  Morillot, 
né  en  1885. 

Armes  ■  D'argent,  à  une  tête  de  Maure  de  sable, 
tortillée  d'argent  (Armoriai  général  1698,  Registre 
de  Bourgogne,  t.  I,  p.  100). 

MORTEAUX  (de) 

Très  ancienne  famille  de 
Normandie. 

Elle  s'établit  avec  filiation 
au  pays  de  Foix  dès  la  fin 
du  xxe  siècle,  où  elle  s'allie 
aux  principales  familles  no- 
bles et  y  forme  les  branches 
de  la  Bourdette,  de  Martinat, 
de  Montaget,  de  Montcru, 
de  Sarraute. 

Presque  tous  les  membres 
serventavecdistinction  dans 
les  armées  du  roi  ou  dans 
les  rangs  du  clergé. 

Cette  famille  est   mainte- 


nue dans  sa  noblesse  d'extraction  sur  titres  re- 
montés à  l'an  1509  par  arrêt  du  Conseil  d'Etat  du 
roi,  Sa  Majesté  y  étant  à  Fontainebleau  le  18  oc- 
tobre 1783. 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  chevrons  d'argent 
accompagnes  en  pointes  d'un  olifan  (espèce  de 
hochet)  versé  d or;  au  chef  cousu  d azur  charge 
d'un  croissant  d'argent  accosté  de  deux  étoiles 
dor. 

Supports  :  Deux  levrettes  couronnées. 

Couronne  de  marquis. 

Devise  :  Mes  souffrances  à  Dieu,  ma  vie  au  roi. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 
Morteaux  de  Montcru  (Ferdinand-Marie 
de),  château  de  Montcru  par  la  Bastide-de- 
Sérou  (Ariège),  et  Toulouse,  7,  rue  Pha- 
raon, dont  un  fils  :  Henri-Maurice. 

MOULINS-ROCHEFORT  (de). 

Cette  maison  originaire  du  Poitou  fut  mainte- 
nue dans  sa  noblesse  en  1702.  Il  en  est  parlé  dans 
l'histoire  des  grands  officiers  de  la  couronne 
comme  ayant  donné  un  grand  aumônier  de  France 
sous  le  règne  de  François  Ier  et  le  premier  dont 
il  soit  fait  mention  est  Louis  de  Moulins,  seigneur 
de  Rochefort,  qui  vivait  en  1342.  Il  est  parlé  de 
lui  dans  l'histoire  de  la  grande  chancellerie  de 
France  ;  mais  la  filiation  suivie  ne  commence  qu'à 
Gilles  de  Moulins,  un  des  clercs  de  notaire  du 
roi,  sous  Charles  VI,  en  1418. 

C'est  Louis  de  Moulins,  chevalier,  comte  de 
Rochefort  et  de  Villelouet,  etc.,  capitaine  du  ré- 
giment de  Nettancourt,  qui  fut  maintenu  dans  sa 
noblesse  par  jugement  de  M.  Jubert  de  Bouville, 
intendant  d'Orléans,  le  29  novembre  1702. 

Son  fils  aine,  Louis  de  Moulins,  chevalier,  mar- 
quis de  Rochefort,  fut  intendant  de  la  Rochelle  et 
de  Rochefort. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  croix  nillées  de  sable. 

Supports  :  Deux  lions. 

MOUSTIER  (de). 

Maison  originaire  de  Franche-Comté. 

Etienne  de  Moustier  paraît  avoir  été  la  tige  de 
la  maison  de  Moustier,  qui  subsiste  encore  au- 
jourd'hui. Elle  a  pris  son  nom  d'un  fief  que  les 
gentilshommes  de  cette  maison  ont  possédé  jus- 
qu'au xvie  siècle  dans  la  terre  de  Moustier- Haute- 
Pierre  et  qu'ils  ont  aliéné  dès  lors.  Ce  fief,  qui  re- 
levait de  la  seigneurie  de  Vuillafans,  en  avait 
d'autres  sous  sa  mouvance,  comme  il  se  voit  par 
un  partage  fait  en  1519,  entre  Simon  et  Jean  de 
Moustier,  chevalier  qui  vivait  en  l'an  1260. 

Cette  maison  s'est  divisée  en  deux  branches,  à 


531  — 


—  532  — 


la  mort  de  Philippe-Antoine  de  Moustier,  celle 
des  seigneurs  de  Nant,  Cubry,  Bonnal,  etc.  qui 
compte  Philippe  Xavier,  marquis  de  Moustier, 
seigneur  de  Nant,  Cubry,  etc.  chevalier  de  St- 
Georges,  capitaine  de  cavalerie,  chevalier  de  St- 
Louis  en  1749,  colonel  d'un  régiment  de  cavalerie 
de  son  nom  le  1er  janvier  1748  et  maréchal  de 
camp  le  20  février  1761.  Il  a  obtenu,  par  lettres  pa- 
tentes de  l'an  1741,  l'érection  des  terres  de  Nant 
et  de  Cubry  en  marquisat  sous  le  nom  de  Mous- 
tier. 

Et  la  branche  des  seigneurs  de  Bermont  qui  a 
pour  auteur  Philibert  de  Moustier,  chevalier,  ca- 
pitaine de  cavalerie  pour  le  service  du  roi,  cheva- 
lier de  St-Georges  en  1623,  fut  tué  à  l'attaque  du 
château  de  Ray  en  combattant  pour  la  défense  de 
sa  patrie,  dans  les  troupes  du  duc  de  Féria.  Il 
avait  épousé  Claire  de  Vy,  de  qui  il  eut  plusieurs 
enfants. 

Armes  :  Le  gueules,  au  chevron  d'argent  accom- 
pagné de  trois  aigles  èployècs  d'or  et  membrées 
de  sable. 

MOY  (de)  ou    MOUY. 

Cette  maison  est  originaire  de  Picardie.  Par  son 
antiquité,  ses  alliances,  les  riches  et  belles  sei- 
gneuries dont  elle  était  en  possession,  elle  joint 
à  la  beauté  de  son  origine  tous  les  caractères  de 
l'illustration  et  de  la  grandeur  qui  distinguent  les 
premières  maisons  du  royaume  au  dessus  des 
autres.  La  terre  de  Moy,  en  titre  de  sirerie,  située 
dans  la  province  de  Picardie,  comté  de  Verman- 
dois,  sur  la  rivière  de  l'Oise,  lui  a  donné  son  nom. 

Elle  a  donné  des  gouverneurs,  des  lieutenants 
généraux  des  Provinces,  des  officiers  distini: 
qui  ont  rendu  de  grands  services  à  la  France,  Mes 
capitaines  de  100  et  de  50  lances  et  des  compa- 
gnies d'ordonnances,  des  grands  maitres  des 
eaux  et  forêts  de  Normandie  et  de  Picardie,  di- 
gnité qui  ne  se  conférait  sous  les  anciens  règnes, 
qu'aux  plus  anciennes  et  illustres  maisons  du  ro- 
yaume, des  sénéchaux  héréditaires  du  Verinan- 
dois  ;  un  grand  maître  surintendant  des  postes  et 
courriers  du  royaume  ;  un  grand  maître  d'artille- 
rie  durant  les  guerres  civiles  de  la  ligue,  et  enfin 


des  chevaliers  de  l'ordre  du  roi  et  des  chevaliers 
du  Saint-Esprit.  Mais  si  la  maison  de  Moy  est 
connue  dans  notre  histoire  par  les  dignités  dont 
nos  rois  ont  décoré  successivement  ceux  de  ce 
nom,  on  y  lit  aussi,  qu'ayant  l'honneur  d'être 
deux  fois  alliée  à  la  maison  royale  de  France, 
elle  l'est  encore  à  celles  de  Portugal,  de  Lorraine 
et  de  Savoie,  et  aux  plus  anciennes  et  plus  distin- 
guées du  royaume  et  des  Pays-Bas,  telles  entre 
autres  :  Hénin-Liétard,  Ailly,  Chabannes,  Estoute- 
ville,  Joyeuse,  Lorraine,  etc. 

Outre  le  marquis  de  Moy  qui  était  au  service 
d'Espagne,  il  y  a  eu  une  branche  de  cette  maison 
établie  à  Vernon  en  Normandie  et  de  laquelle  est 
un  de  Moy,  qui  était  lieutenant  des  gardes  de 
M.  le  duc  d'Orléans. 

La  filiation  suivie  de  cette  famille  remonte  à 
Goulard  de  Moy  qui  est  reconnu  pour  chef  de 
cette  ancienne  race  ;  il  vivait  dans  le  xip   siècle. 

Une  branche  s'est  détachée  du  tronc  principal, 
celle  des  seigneurs  de  la  Meilleraye,  Pierrecourt, 
Hermainville,  Bétheville,  Héritot  et  autres  lieux  à 
laquelle  appartenait  Charles  Salomon,  marquis  de 
Moy,  dit  le  marquis  de  Sons. 

Armes  :    De  gueules,  fretté  d'or  de  six  pièces. 


MUN  {de). 

> 

Maison  d'ancienne  chevalerie,  une  des  premiè- 
res et  des  plus  anciennes  de  la  province  de  Bi- 
gorre,  où  sont  situés  le  château  et  la  terre  de  son 
nom,  qu'elle  a  constamment  possédés  jusqu'au 27 
février  1687,  qu'elle  les  a  vendus  à  M.  dAstorg, 
comte  d'Aubarède. 

Le  premier  seigneur  de  Mun,  connu  par  titre, 
est  Austor  de  Mun,  chevalier,  seigneur  de  Mun, 
né  vers  l'an  1180. 

Elle  a  formé  au  xe  degré,  la  branche  des  sei- 
gneurs et  marquis  de  Sarlabans;  etc. 

Elle  compte  quantité  d'officiers  distingués,  des 
chevaliers  de  Malte  et  de  St-Louis. 

Armks  :    D'azur,   au  monde  ou  globe  d'argent, 
cintré  et  croisé  d'or. 
L'écu  en  bannière. 


NAMUROY  (de). 

Famille  originaire  du 
comté  de  Namur,  établie  à 
Saint-Quentin  en  Picardie,  à 
la  suite  du  mariage  d'un 
comte  de  Namur  (Godofridus 
Namurcensis)avec  une  com- 
tesse de  Vermandois. 

L'orthographe  du  nom, 
après  avoir  subi  diverses 
modifications  ,  Namurois , 
Namuroi ,  Namuroys ,  est 
aujourd'hui  définitivement 
fixée  Namuroy.  Au  xvie  siè- 
cle. François  de  Namuroy 
époux  d'une  petite-fille  de 
Gobert  de  Brebis,  échevin  de  Saint-Quentin,  des- 
cendant d'un  bienfaiteur,  et  bienfaiteur  lui-même 
des  églises  de  Saint-Quentin  \  Histoire  de  Saint- 
Quentin,  par  de  la  Fons,  édition  Gomart,  1854, 
t.  I,  p.  417,  184  et  185;  Coliette,  histoire  du  Ver- 
mandois, t.  III,  p.  139),  était  inhumé  dans  l'église 
Saint-André.  (Recueil  d'Epitaphes  manuscrites 
de  la  Bibliothèque  nationale,  t.  XIII,  p.  420). 

Deux  de  ses  descendants  établis  dans  le  Rethe- 
lois,  morts  sans  postérité,  furent  l'aîné  Melchior 
(f  1719),  conseiller  à  la  Cour  souveraine  d'Arches 
et  Charleville;  l'autre  Charles-François  (f  1742),  sei- 
gueur  de  la  Francheville,  d'abord  conseiller  du 
roi,    commissaire    des    finances  en    Champagne, 


puis  capitaine  des  chasses  de  la  principauté 
d'Arches  et  consnl,  maire  de  Charleville  (lettres 
patentes  du  duc  de  Mantoue,  et  des  princesses 
d'Arches,  de  Salm,  de  Condé  ;  duchesse  de  Bruns- 
wick, des  13  juin  1704,  28  décembre  1722,  etc.  — 
Archives  départementales  des  Ardennes,  B  11  et 
140,  etc). 

Les  armes  de  ce  dernier  figurent  à  l'armoriai 
général  de  d'Hozier  (1097)  registre  X, (description), 
p.  501  et  registre  X  (copie  des  blasuns),  p.  291. 
Bibliothèque  nationale,  et  sont  ainsi  décrites  : 

D'or,  à  une  hure  de  sanglier  de  sable  défendue 
d'argent,  soutenue  de  deux  pieds  de  sanglier  de  sa- 
ble, passés  en  sautoir,  accompagnée  de  sept  croix 
recroisettées  au  pied  fiché  de  sable  posées  quatre 
en  chef,  deux  à  chaque  flanc,  et  une  en  pointe;  au 
chef  d'azur  chargé  de  trois  palmes  d'or,  posées  en 
bandes. 

Un  arrière-neveu  de  ces  Namuroy,  resté  en 
Picardie,  Pierre-François,  seigneur  d'Ofïémont, 
époux  d'une  Fouquier  d'Hérouël,  mort  sans  pos- 
térité le  20  mai  1770,  servit  dans  les  gardes  du 
corps  de  Louis  XV.  Pierre-François  portait  d'a- 
zur, à  un  chevron  d'or,  accompagné  de  trois 
quintefeuilles  du  même,  deux  en  chef,  une 
en  pointe. 

Trois  descendants  de  son  frère  furent  succes- 
sivement maire  de  Saint-Quentin,  savoir  : 

Ie  Jean-Pierre-Marie,  (né  le  15  mai  1745;  fie  25 
avril  1810),  en  1790  ; 


535  — 


536  — 


2*  Jean-Charles-Marie,  (né  le  25  juillet  1773;  fie 
9  novembre  1841),  sous  la  Monarchie  de  Juillet, 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur  ; 

3°  Charles,  conseiller  général  de  l'Aisne,  officier 
de  la  Légion  d'honneur  (•{•  le  11  septembre  1875), 
sous  le  second  Empire. 

Le  chef  actuel  de  la  famille  est  Charles-Marie- 
Jules  de  Namuroy,  conseiller-doyen  à  la  Cour 
d'appel  d'Amiens,  chevalier  de  la  Légion  d'hon- 
neur. 

NARBONNE  (de). 

Cette  maison  a  pour  auteur  Guillaume,  sur- 
nommé au  court-ne^,  connétable  de  France,  qui 
se  distingua  par  sa  valeur,  en  chassant  les  Sar- 
razins  des  villes  d'Orange,  de  Nîmes  et  de  tout 
le  pays  du  Languedoc. 

Il  fonda  un  monastère  dans  le  diocèse  de 
Lodève,  de  l'ordre  de  Saint  Benoît,  aujourd'hui 
appelé  Saint  Guillaume,  s'y  fit  religieux  et  laissa 
plusieurs  enfants,  entre  autres  :  Aimeri,  premier 
vicomte  de  Narbonne,  dont  descend  Mayeul,  qui 
commence  la  filiation  de  cette  famille.  Il  existait 
vers  l'an  900. 

Ses  descendants  ont  formé  une  quantité  de 
branches  dont  voici  la  liste  : 

1°  Des  vicomtes  de  Narbonne-Pelet,  comtes  de 
Melguiel  ; 

2°  Des  barons  de  Combas  ; 

3°  Des  seigneurs  de  Cannes,  établie  à  Beau- 
caire  ; 

4°  Des  seigneurs  de  Morenton,  en  Dauphiné; 

5°  Des  seigneurs  de  Saïgas  ; 

6°  De  Nar bonne-Lara. 

La  maison  de  Lara  est  une  des  plus  illustres 
familles  d'Espagne,  et  descend  des  anciens  comtes 
de  Castille.  Elle  remonte  à  Manrique  de  Lara, 
comte  de  Molina  et  de  Mesa,  lequel  fut  gouver- 
neur d'Avila  en  1133  ;  assista,  le  jour  de  la 
Pentecôte,  26  mai  1135,  au  couronnement  d'Al- 
phonse VII,  roi  de  Castille,  qu'il  accompagna, 
en  1147,  à  la  conquête  de  Cordoue,  et  contribua 
beaucoup  à  la  prise  de  Calatrava  ;  se  trouva  la 
même  année  à  celle  de  Bacca,  dont  il  fut  fait  gou- 
verneur, et  a  la  défaite  des  Sarrazins  qui  vou- 
laient secourir  cette  ville.  Il  fut  tué  d'un  coup  de 
lance  dans  le  côté  gauche,  en  1164,  dans  un  com- 
bat qu'il  livra  à  Ferdinand  Buiz  de  Castro,  et  ses 
troupes  furent  entièrement  défaites.  Il  avait 
épousé,  eu  1140,  Ermessinde,  vicomtesse  de  Nar- 
bonne, fille  d' Aimeri  II,  vicomte  de  Narbonne  et 
d'Ermengarde  (lrc  branche  des  vicomtes  de  Nar- 
bonne, 9e  degré).  Elle  devint  héritière  avec  sa 
sœur  aînée  de  la  vicomte  de  Narbonne,  parla  mort 
d' Aimeri  IIP  du  nom,  leur  frère,  tué  à  la  bataille 
de  Praga,  en  1133.  Sa  sœur  aînée  étant  morte  sans 
postérité,  tous  les  biens  de  cette  maison  restèrent 
aux  enfants  d'Ermessinde,  qui  fit  des  donations 
au  mois  d'août    1154,    à  l'église  de    Burgos,  et 


en  1167,  au  monastère  de  N.  D.  deHuerta,  où  elle 
fut  inhumée.  C'est  à  cause  de  ce  mariage  que  sa 
postérité  a  joint  le  nom  de  Narbonne  à  celui  de 
Lara. 

Son  fils  aîné,  Pierre  Manrique  de  Lara,  vicomte 
de  Narbonne,  fut  fait  tuteur  d'Alphonse,  roi  de 
Castille,  après  la  mort  de  Manrique  son  père. 

Il  prit  la  qualité  de  comte,  dans  un  acte  du 
l«r  septembre  1166.  11  était  au  siège  de  Cuenca, 
en  1177,  combattit  et  tua,  en  1179,  un  espèce  de 
géant. 

Un  de  ses  descendants,  Aimeri  II»  du  nom,  vi- 
comte de  Narbonne,  rendit  hommage  au  roi  Saint 
Louis  en  1240,  et  s'obligea  de  démolir  les  fortifica- 
tions de  Narbonne.  L'année  suivante,  il  déclara 
qu'il  ne  relevait  plus  que  du  roi  de  France;  mais 
cela  ne  l'empêcha  point  de  se  joindre,  en  1242, 
avec  les  comtes  de  Toulouse  et  de  Foix  et  autres 
seigneurs,  qui  voulaient  rétablir  le  comté  de  Tou- 
louse dans  ses  Etats.  Dans  une  rencontre.,  il  défit 
les  troupes  du  roi,  et  reçut  le  comte  de  Toulouse 
dans  Narbonne.  La  paix  se  fit  l'année  suivante,  et 
il  reconnut  de  nouveau  le  roi.  Il  eut  un  différent 
avec  Guillaume  de  Broa,  archevêque  de  Nar- 
bonne, qui  l'excommunia  :  ce  différend  ne  fut  ter- 
miné que  six  ans  après,  en  1251,  et  le  vicomte 
mourut  vers  l'an  1270. 

Tous  les  membres  de  cette  branche  se  sont 
distingués  dans  les  guerres  et  dans  leur  fidélité 
à  leur  roi,  qui  a  donné  ses  ordres  à  plusieurs 
d'entre  eux. 

7o  Des  barons  de  Talairan  ; 

8°  Des  seconds  barons  de  Talairan; 

9°  Des  seigneurs  d'Auriac. 

Armes  anciennes  de  Narbonne  :  De  gueules 
'plein. 

Devise  :  Nos  descendonos  de  reyes,  si  no  los 
reyes  de  nos. 

Armes  actuelles  de  Narbonne-Laba  -.Ecarlelé  : 
au  1  et  4  de  gueules,  à  deux  chaudières  fascées 
d'or  et  de  sable  en  chacune  huit  serpents  de  si- 
nople,  issants  du  côté  de  l'anse,  qui  est  de  Lara  ; 
aux  2  et  3  de  gueules,  qui  est  de  Narbonne. 

La  maison  de  Pelet  est  aussi  illustre  que  sa 
devancière. 

Baymond  Pelet,  dit  le  Croisé,  comte  de  Mel- 
gueil  et  d'Alais,  accompagna  le  comte  de  Toulouse 
à  la  croisade  de  1096,  et  s'empara  de  Tortose  en 
Phénicie. 

Le  comte  de  Narbonne-Pelet-Fritzlar,  fit  le 
siège  de  Minorque  sous  le  maréchal  de  Bichelieu, 
en  1756,  puis  fut  aide-major  général  de  l'infante- 
rie, en  1757,  dans  l'armée  du  Bas-Rhin,  sous  le 
maréchal  d'Estrées.  Il  surprit,  en  1761,  à  Stalberg, 
un  bataillon  de  la  légion  britannique  qu'il  fit  pri- 
sonnier. Plus  tard,  étant  brigadier  et  colonel  d'un 
régiment  de  grenadiers  royaux,  il  se  distingua  si 
brillamment  h  la  défense   du   poste  de  Fritzlar, 


537  — 


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regardée  comme  impossible,  que,  à  son  retour  de 
l'armée,  le  roi  Louis  XV,  lui  donna  le  nom  de 
Fritzlar. 

Successivement  commandant  de  l'ordre  royal 
et  militaire  de  Saint  Louis,  colonel  commandant 
des  grenadiers  de  France,  commandeur  de  Saint 
Lazare,  il  mourut  lieutenant-général  des  armées 
du  roi,  en  180i.  Il  avait  épousé,  en  175G,  une  de 
ses  parentes,  Charlotte-Philippine,  fille  de  Claude 
de  Narbonne-Pelet-Salgas  et  de  Françoise  de 
Pierre  de  Bernis,  dont  il  eut  Raymond- Jacques- 
Marie,  qui  eut  a  son  tour  trois  enfants  :  Albéric, 
Aimery  et  Ermessinde,  mariée  au  fils  unique  de 
l'ancien  duc  de  Luynes. 

Raymond-Jacques-Marie  de  Narbonne-Pelet  fut 
créé  pair  de  France,  le  17  août  1815  ;  duc  en  1816. 
Il  fut  ministre  d'Etat  et  membre  du  Conseil  privé 
de  1814  à  1830,  chevalier  des  ordres  du  roi  en 
1825.  Il  avait  épousé  Emilie  de  Sérent-Kerfily, 
dame  d'honneur  de  la  comtesse  de  Provence,  dont 
il  eut  postérité. 

Armes  :  De  gueules  plein,  qui  est  de  Narbonne  : 
à  Vécu  posé  en  abîme  d'argent,  au  chef  de  sable, 
qui  est  de  Melgueil. 

NATHAN  (de). 

La  famille  de  Nathan  est  originaire  de  Norman- 
die ;  elle  est  alliée  aux  principales  familles  de 
cette  province.  Plusieurs  de  ses  membres  ont 
pris  part  aux  expéditions  de  Jacques  Cartier, 
en  1530  et  de  Samuel  de  Champlain,  en  1620,  et 
s'établirent  les  uns  à  Saint-Domingue,  les  autres 
au  Canada,  où  ils  occupèrent  les  premières 
charges. 

Une  branche  vint  se  fixer  en  Périgord,  où 
Guillaume-Charles  de  Nathan ,  ancien  référen- 
daire aux  sceaux  de  France,  a  été  pendant  41  ans 
consécutifs  conseiller  général  du  canton  de  Vé- 
lines, de  1850  à  1891,  époque  de  sa  mort. 

Par  son  mariage,  il  s'était  allié  à  l'illustre  fa- 
mille des  Chastillon,  l'une  des  plus  anciennes  de 
la  chrétienté,  au  dire  de  l'historien  Mazas. 

De  cette  union  sont  nés  six  enfants  : 

1°  Henri,  chef  actuel  de  la  famille,  ancien  ma- 
gistxat,  avocat  au  barreau  de  Libourne. 

2°  Georges,  capitaine  au  57e  régiment  d'infan- 
terie. 

3°  Louis,  contrôleur  des  Finances. 

Albert,  Anatole  et  Alfred  sont  décédés. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'argent,  chargée 
d'un  cœur  de  gueules,  accompagnée  en  chef  d'un 
lion  d'or  passant,  et,  en  pointe,  d'un  croissant 
d'argent. 

Couronne  de  comte. 

NAYS  ou  NEYS  (de). 

La  maison  de  Nays,  d'origine  féodale,  établie 
en  Béarn  depuis  1300, est  originaire  de  Bretagne. 


Ce  qui  le  prouve,  c'est  un  testament  de  l'année 
1310,  mentionné  plus  bas,  ainsi  qu'une  sentence 
rendue  vers  1400  à  la  réquisition  de  Guilhelmin 
de  Nays,  seigneur  de  Cassaet, Béarn,  par  le  prési- 
dial  ou  sénéchal  de  Nantes  sur  la  noblesse  de  la 
maison  de  Nays  en  Bretagne,  d'où  il  était  issu. 
Cette  sentence  fut  du  reste  vérifiée  avec  les  autres 
titres  de  la  maison  de  Nays,  le  14  mars  1671,  par 
Henri  d'Aguesseau,  juge  réformateur  du  domaine 
dans  le  ressort  du  Parlement  de  Navarre. 

«  La  maison  Nays  de  Bretagne,  comme  celle  de 
Béarn,  dit  l'abbé  Marseillon  dans  son  «  Histoire 
de  la  maison  de  Nays  »  a  fourni  un  grand  nombre 
d'hommes  distingués  par  leur  mérite,  à  l'église  à 
la  magistrature,  à  l'armée.  Elle  a  eu  l'honneur  de 
compter  parmi  ses  membres  des  évêques  et  des 
commandants  de  troupe.  La  branche  de  cette  an- 
cienne maison  établie  en  Béarn  ne  s'est  pas  seule- 
ment rendue  recommandable  par  les  services 
éminents  que  les  gentilshommes  sortis  de  son 
sein  ont  rendus  à  l'Etat  et  à  l'Eglise,  mais  encore 
par  les  alliances  contractées  avec  les  principales 
maison  du  pays  telles  que  les  Montesquiou  d'Ar- 
tagnan,  les  Béarn,  les  de  Selettes,  les  de  Lagarde 
de  Maure,  les  de  Vie,  les  de  Lalanne-Souye,  les 
Navailles,  les  Gassion,  les  Miossens,  les  d'An- 
douins,  les  d'Espalungue,  les  de  Caseaux  de  Saint- 
Cricq,  de  Lons,  de  Lescun,  de  Caumont,  de  Bel- 
loc,  d'Abbadie,  de  Parterrieu,  de  Day-Gardères, 
d'Idron,  d'Auture,  de  Brunet,  de  Laurens,  de 
Lannepla,  de  Noguès  Gerderest,  et  une  foule 
d'autres  qu'il  serait  trop  long  de  citer  ». 

Des  histoires  de  cette  maison  ont  été  publiées 
par  M.  de  Picamilh,  par  l'abbé  Marseillon,  par 
M.  Cauna,  par  M.  Dufau  de  Maluquer,  par  La 
Chesnaye  des  Bois  et  d'Hozier. 

Cette  maison  a  formé  les  branches  des  Nays, 
barons  de  Labassère,  Nays,  marquis  de  Caudau, 
Nays,  marquis  de  Boirslant  en  Picardie,  Nays 
d'Idron,  Nays  Coarraze,  Nays-Castéra,  Nays  Lahil- 
londé. 

Noble  Jean  de  Nays,  fils  puiné  de  la  maison 
noble  de  Nays  en  Bretagne,  écuyer  de  la  vicom- 
tesse Constance,  s'établit  à  Montaner  du  temps 
où  cette  princesse  possédait  Marsan  et  Montaner. 
Elle  lui  fit  un  legs  dans  son  testament  de  l'année 
1310.  Il  épousa  l'héritière  du  Cassaet,  fief  près  de 
(touzo  (canton  de  Lagor,  arrondissement  d'Or- 
thèz). 

Guilhem  de  Nays,  fils  du  précédent,  rend  hom- 
mage en  1345  à  Eléonore  de  Comminges  avec  les 
notables  de  Montaner. 

Noble  Bernard  de  Nays,  Domenger  de  Cassaet, 
homme  d'armes  en  1360,  servait  avec  Gailhard  de 
Nays  dans  l'armée  de  Gaston  Phœbus  en  1376-1378. 

Noble  Guilhelmin  de  Nays,  seigneur  de  Cassaet 
vers  1400,  fit  constater  sa  noblesse  et  son  origine 
bretonne  devant  le  présidial  de  Nantes.  Il  eut  un 
fils,  Jacques  de  Nays,  seigneur  de  Cassaet.  Ce- 
lui-ci laissa  deux  fils,  Fortaner  et  Audribert  de 
Nays. 


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Fortaner  vivait  vers  1450  ;  il  fut  juge  criminel 
du  Béarn,  et  il  eut  un  fils  et  une  fille,  Ramond  et 
Catherine  de  Nays.  Il  était  seigneur  de  Cassaet, 
Montardon,  Sarpoureux,  et  Mouliaa,  fief  de  Sar- 
poureux. 

Noble  Ramond  de  Nays,  fils  de  Fortaner,  com- 
missaire réformateur  du  domaine  vers  1510,  con- 
seiller du  Roy  au  conseil  souverain  institué  en 
1519,  se  maria  avec  Blanche  d'Andouins,  sœur 
de  Paul  d'Andouins,  sénéchal  du  Béarn,  et  mourut 
sans  postérité.  Catherine  sa  sœur  et  héritière, 
fille  du  second  mariage  de  Fortaner  de  Nays  et 
d'Izabelle  d'Erbity,  épousa  en  premières  noces 
Pierre  d'Auga,  commandant  à  Orthèz  pour  la  reine 
Jeanne  d'Albret,  et  en  secondes  noces  avec  Jean 
de  Lescun  du  Castéra,  issu  des  barons  de  Lescun. 
Noble  Audribert  de  Nays,  syndic  général  de 
Béarn  en  1482,continuela  postérité  mâle. Il  épousa 
l'héritière  du  Castaing  de  Lucgarrier,  dont  :  Ra- 
mond et  Gratianne  de  Nays.  Il  avait  pris  à  titre 
de  rente  une  partie  des  notariés  de  Béarn,  qu'il 
faisait  exercer  par  des  gentilshommes. 

Noble  Ramond  de  Nays,  fils  d'Audribert,  suit 
la  profession  des  armes,  devient  capitaine  de  ca- 
valerie, et  se  maria  deux  fois  :  du  premier  ma- 
riage, Jean  de  Nays,  seigneur  de  Bédeille,  qui 
eut  beaucoup  de  part  à  la  bienveillance  de  la 
reine  Jeanne  d'Albret  et  de  son  fils  qui  l'honorait 
souvent  de  ses  lettres.  Elle  lui  donna  le  gouver- 
vernement  de  Coarraze  et  la  seigneurie  de  Bédeille. 
Du  second  mariage,  Samson,  son  héritier,  Ber- 
nard et  Bertrand. 

Noble  Samson  de  Nays,  seigneur  du  Castaing 
de  Lucgarrier,  devint  mestre  de  camp  de  cava- 
lerie et  gouverneur  du  château  de  Montaner.  Il 
épousa  Isabeau  de  Narcastet.  Il  fonda  les  bran- 
ches de  Nays  Labassère,  Nays  du  Castéra,  Nays 
d'Idron,  Nays  Lahilloudé. 

De  toutes  ces  branches  une  seule  subsiste  ; 
celle  des  Nays  de  Labassère. 

Branche  aînée  des  barons  de  Labassère. 

Branche  formée  par  Paul  de  Nays,  fils  de  Sam- 
son. Les  lettres  patentes  de  1664  comprennent 
Paul  de  Nays  parmi  ceux  de  cette  maison  qui 
rendirent  de  grands  services  à  l'Etat.  Il  succède 
à  son  père  Jean  de  Nays  dans  le  gouvernement 
du  château  de  Montaner.  Les  lettres  de  provision 
que  Laforce,  lieutenant  du  roi  en  Béarn  lui  concéda 
le  18  juin  1652,  furent  confirmées  par  Louis  XIII, 
le  23  de  la  même  année.  Paul  de  Nays,  obtint  par 
décret,  la  terre  et  seigneurie  de  Doat,  de  plus  la 
seigneurie  de  Labassère,  qui  faisait  partie  de  la 
seigneurie  de  Doat,  depuis  l'anoblissement  de 
Labassère  et  union  de  cette  ancienne  maison  à  la 
seigneurie  de  Doat,  par  Gaston  IV  de  Foix,  sou- 
verain de  Béarn. 

Bernard  de  Nays  Labassère,  fils  de  Théophile 
de  Nays,  obtint  de  Louis  XIV  le  titre  de  baron 
en  l'année  1664.  Il  fit  preuve  de  noblesse  en  1670, 


et  fut  nommé  le  22  avril  1676,  gouverneur  du 
Béarn  et  de  La  Navarre  et  lieutenant  général  du 
duc  de  Grammont  pour  les  chasses  en  Béarn. 

Branche  des  Nays,  marquis  de  Candau 

Cette  branche  a  pour  auteur  Bernard  de  Nays, 
frère  puiné  de  Samson  de  Nays.  qui  devint  capi- 
taine de  cavalerie.  Il  épousa  en  1580,  Anne  de  Can- 
dau, fille  de  Jean  de  Candau,  conseiller  ordinaire 
du  Roy  de  Navarre,  poignardé  avec  les  chefs  ca- 
tholiques dans  les  prisons  de  Navarrenx.  Il  fit  rebâ- 
tir le  château  de  Candau,  rasé  par  Montgommery, 
lorsque  Jean  de  Caudau,  son  beau-père  fut  fait 
prisonnier,  après  la  prise  d'Orthèz  en  1569. 

Henry  de  Nays  Candau,  obtient  de  Louis  XIV 
l'érection  en  baronnie  de  la  seigneurie  de  Candau 
en  1652.  Devint  gentilhomme  de  la  Manche  en 
1706,  et  sous-gouverneur  du  duc  de  Bourgogne. 

Jean-Paul  de  Nays  Candau,  fils  de  Jean  de  Nays 
et  de  demoiselle  de  Miossens,  baron  deCandau  et 
de  Vanzé  ;  c'est  en  sa  faveur  que  Louis  XV,  vou- 
lant récompenser  les  éclatants  services  rendus  à 
l'Etat  par  la  Maison  de  Nays,  érigea  la  baronnie 
de  Candau  en  marquisat,  sous  le  nom  de  Nays, 
marquis  de  Candau. 

Henri- Alexandre  de  Nays,  marquis  de  Candau, 
qualifié  eh  plusieurs  pièces  de  «  Haut  et  puis- 
sant seigneur  »  devint  la  tige  des  marquis  de 
Candau  actuels.  Il  fit  mettre,  par  erreur  ou  autre- 
ment, sur  l'Armoriai  de  France,  comme  armes  de 
la  maison  de  Nays  «  d'azur  à  une  croix  d'or 
fleuronnée  ».  Son  arrière  petit  fils,  le  marquis 
Alexandre  de  Candau  devint  député  sous  la  Res- 
tauration. 

Pierre  Alexandre,  vicomte  de  Nays  Candau, 
seigneur  de  Lucarré,  capitaine  au  régiment  de 
Navarre, frère  du  marquis  Henri-Alexandre,  épousa 
demoiselle  Noguès,  fille  du  baron  de  Noguès 
Gerderest.  La  vicomtesse  de  Nays  mourut  à  Pau, 
sur  l'échafaud  révolutionnaire  en  1793,  son  fils 
épousa  la  baronne  de  Duplaa,  née  de  Charritte, 
sa  fille,  Henriette  de  Nays,  épousa  noble  Jacques 
de  Lalanne  Souye,  avocat  au  Parlement,  seigneur 
de  Souye  et  Uzan.  —  Louis,  vicomte  de  Nays 
Caudau,  sous-préfet  du  corps  de  S.  M.  Louis  XVIII. 

Possessions  de  la  maison  de  Candau  :  Marquisat 
de  Candau,  baronnie  de  Vauzé,  seigneuries  de 
Castétis,  Balansum,  Bellegarde,  Lucarré,  Abos, 
Laneplaa,  de  Marimbordes  de  Loubieng,  de  Peyre- 
longue,  baronnie  de  Duplaa  d'Escout,  de  Placùs, 
et  autres  places. 

Ordre  de  Saint-Louis,  de  la  Légion  d'honneur, 
de  Saint-Maurice  et  Saint-Lazare  de  Sardaigne. 

Armes:  D'oryent.â  la  croix  de  sable  fleuronnée. 

Devise  :  «  Tollam  et  Deffendam  !  » 

Support  :  Un  lion  couché. 

Couronne  de  marquis. 


—  541  — 


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REPRESENTANTS  ACTUELS 
Branche  aînée  des  barons  de  Nays  Labassère 

Nays,  baron  de  Labassère  (Ignace  de), 
chef  du  nom  et  des  armes,  marié  le  17  fé- 
vrier 1835  à  Jeanne  Laurence  de  Gan  ;  — 
Résidence  :  château  de  Rousse,  par  Juran- 
çon (Basses-Pyrénées). 

Nays-Labassère  (le  chevalier  Jean-Henry 
de),  né  le  11  mai  1842,  même  résidence. 

Nays-Labassère  (Paul  de),  fils  du  précé- 
dent, même  résidence. 

Nays-Labassère  (Elisabeth  et  Marie  de), 
sœurs  da  précédent,  même  résidence. 

Branche  des  marquis  de  Gandau 

Chef  de  branche  :  Nays,  marquis  de 
Candau  (Alexandre  de),  marié  à  sa  cousine 
Louisa  Xaviérine  de  Perpigna.  —  Rési- 
dence :  Ghcâteau  de  Gandau,  par  Gastétis 
(Basses-Pyrénées). 

Nays-Candau  (Alice  de),  fille  du  précé- 
dent, mariée  à  Louis  de  Laporterie,  avocat. 

Nays-Candau  (Nelly  de),  mariée  à  Joseph 
de  Laporterie,  frère  de  Louis  Laporterie. 

Nays-Candau  (Henriette  de),  mariée  à 
Raymond  Joly  de  Sailly. 

Nays-Candau  (Marie  et  Louise  de),  sœurs 
du  marquis  Alexandre  de  Gandau.  —  Ré- 
sidence :  Villa  Mossié  à  Bizanos,  près  Pau. 

Rameau  des  vicomtes  de  Nays  Candau  (qui  a 
pour  auteur  Pierre-Alexandre,  vicomte  de  Nays 
Candau,  second  fds  du  marquis  Jean-Paul  de  Nays 
Candau,  né  en  1740. 

Nays-Candau  (Agéno  r  -  Alexandre  -  Ar- 
mand Ferdinand,  vicomte  de).  —  Rési- 
dence :  Hôtel  de  Nays,  rue  du  Lycée  à  Pau. 
Marié  à  Mademoiselle,  de  Suger. 

Nays-Candau  (Renée  Caroline  de),  sœur 
du  précédent,mariée  à  Jean-Louis-Auguste- 
Fra.içois  Plieux,  décédée. 

Nays-Candau  (Caroline  de),  mariée  au 
vicomte  Frentz  Toussaint. 

Nays-Candau  (Marie  de),  mariée  au  ba- 
ron René  Toussaint,  décédée. 

Nays-Candau  (Fanny  de),  mariée  à  Gus- 


tave de  Beauquesne,  colonel  d'infanterie  de 
marine  en  résidence  à  Toulon. 

Nays-Candau  (Fernand,  baron  de),  frère 
des  précédentes,  fils  du  vicomte  Ferdinand 
de  Nays,  lieutenant-colonel  d'artillerie  de 
marine,  breveté  d'état-major,  chevalier  de 
la  Légion  d'honneur,  et  la  baronne  de  Nays 
Gandau  née  de  Morgan.  —  Résidence  : 
Lorient. 

Rameau  des  barons  de  NaysCaudau,  qui  a  pour 
auteur  Jean  de  Nays  Candau,  seigneur  d'Abos, 
capitaine  au  régiment  Nivernais,  troisième  fds 
du  marquis  Jean-Paul  de  Nays  Caudau,  en  1750. 

Nays-Candau  (baron  de)  et  baronne,  née 
de  Lagarrigue. 
Nays-Candau  (M1,e  de),  mariée  à  M.  de 

Lagarrigue. 

Nays-Candau  (M1Ie  de),  veuve  de  M.  Foch. 

Nays-Candau  (Mllft  de), mariée  à  M.  d'Es- 
peaux. 

Nays-Candau  (Mlle  de),  mariée  à  M.  de 
Govarrubias,  décédée. 

NEUF  VILLE  {de). 

La  maison  de  Neufville,  originaire  de  l'Artois 
tire  son  nom  d'un  village  situé  à  une  lieue  d'Ar- 
ras.  Elle  a  été  maintenue  trois  fois  dans  sa  no- 
blesse :  1°  par  lettres  patentes  de  la  reine  Anne 
d'Angleterre,  en  date  du  18  mars  1711,  2°  par 
diplôme  de  l'Empereur  François  Ier,  le  29  mars 
1753,  3°  par  diplôme  du  comte  Paladin  Carl-Théo- 
dor  le  11  avril  1792.  Elle  a  possédé  les  titres  de 
seigneurs  et  barons  de  Neufville,  de  seigneur  de 
Matringhem,  Damicourt,  Meaulens,  Cauroy,  Bou- 
bers,  etc.  de  baronnets  de  Neufville  (1711),  de 
chevaliers  héréditaires  de  Neufville  (1753),  de  ba- 
rons de  Malapert  (1792),  etc. 

Cette  ancienne  et  noble  race  est  connue  depuis 
Eustache  de  Neufville,  chevalier  qui  parut  au 
tournoi  d'Auchim  en  1096,  se  croisa  l'année  sui- 
vante et  mourut  au  siège  du  château  de  Montmo- 
rency où  il  combattait  sous  les  ordres  de  Louis-le- 
Gros,  en  1101.  La  Chesnaye-Desbois  et  d'autres 
généalogistes  disent  que  deux  autres  rejetons 
contemporains  de  la  même  souche  ayant  été  apa- 
nages des  terres  de  Lameth  et  de  Hamelaincourt, 
en  prirent  le  nom  et  furent  les  auteurs  des  fa- 
milles qui  le  portent.  Telle  serait  aussi  l'origine, 
dit-on  des  seigneurs  de  Markuais  et  de  Bacque- 
hem  qui  parurent  plus  tard.  Des  lettres  du  bailli 
d'Amiens  en  1355,  disent  qu'Isabelle  de  Markais 
était  issue  de  la  maison  de  Neufville,  etBacquehem 
a  toujours  eu  pour  armes    le  frettè  avec  le  franc 


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canton  de  Roubaix  et,  pour  cri    de  guerre,  Neuf- 
ville,  Neufville  ! 

Le  fds  et  le  petit-fils  du  chevalier  de  Neufville 
appelés  Eustache  comme  leur  père  figurent  dans 
un  grand  nombre  de  Chartes  de  1102  à  1180,  no- 
tamment dans  plusieurs  donations  en  faveur  des 
abbayes  de  St-Aubert  et  du  Mont-St-Eloi.  Wagon 
de  Neufville,  qui  parait  dans  un  de  ces  actes  que 
(it  son  père  en  1180,  laissa  deux  fils .  Baudoin, le  plus 
jeune,  accompagna  le  comte  de  Flandre  à  la  4e  croi- 
sade, assista  à  la  prise  de  Constantinople  en  120i, 
périt  l'année  suivante  dans  un  combat  contre  les 
Bulgares.  Il  avait  épousé  demoiselle  d'Antioche, 
dont  le  père  était  maréchal  de  Chypre  et  il  en  eut 
une  fille  d'une  rare  beauté,  que  Robert  de  Cour- 
tenay,  devenu  empereur  de  Constantinople  enleva 
à  son  fiancée,  le  chevalier  de  Cahian  pour  l'épou- 
ser lui-même.  Une  vieille  chronique  ajoute  que 
«  la  fureur  du  chevalier  jeta  plus  d'éclat  sur  la 
«  fille  de  Baudoin  que  le  haut  rang  auquel  elle 
«  était  parvenue.»  On  n'est  point  d'accord  sur  les 
détails  de  la  vengeance  exercée  contre  elle,  mais 
l'empereur  Robert,  disent  tous  les  historiens,  en 
conçut  un  tel  désespoir  qu'il  en  mourut  de  cha- 
grin. 

Eustache  de  Neufville,  fils  aine  de  Wagon,  est 
qualifié  chevalier  dans  plusieurs  actes  de  1192  à 
1226.  Par  l'un  d'eux,  passé  au  mois  de  mars  1214 
il  se  porta  caution,  avec  son  fils  Eustache,  pour 
Hellin  de  Waurin,  qui  s'engageait  à  ne  point 
inquiéter  le  roi  de  France  pendant  la  captivité  du 
comte  de  Flandre  fait  prisonnier  à  la  bataille  de 
Bouvines,  où  les  deux  Neufville  avaient  combatiu. 
(Titre  scellé:  archives  de  l'Empire,  In»  532).  Eus- 
tache de  Neufville,  chevalier  ayant  inutilement 
réclamé  les  arrérages  que  lui  devaient  les  habitants 
de  Monteri,  en  vin  et  en  argent,  l'official  d'Arras 
avait  excommunié  les  débiteurs  récalcitrants.  C'est 
ce  que  nous  apprennent  les  chartes  de  l'an  1270 
assez  curieuses  pour  que  nous  reproduisions 
ici  le  texte  de  la  seconde  :  «  Je  Wistasses,  sires 
«  de  Noevile,  chevaliers  à  sey  Loin  am  maistre 
«  Robert  de  Souchies,  canoine  de  Lens  en  Artoys 
«  salut  et  bone  amour.  Je  vous  faich  asavoir  que 
«  li  home  de  Monteri  ont  fait  men-grès  des  deniers 
«  que  ils  me  devaient  pour  arrérages  et  dont  ils 
«  étaient  escumenié  de  par  vous,  pour  laquelle 
«  chose  je  vous  prie  que  vous  les  absolés  et  leurs 
«  baillies  leur  absolution  ;  car  tel  il  est  bien  mes 
«  grès.  En  témoignage  de  laquelle  chose,  je  vous 
«  envoie  ces  présentes  lettres  scelées  de  mon  seel. 
«  —  Données  à  Arras  en  l'an  1779,  lejœdi  devant 
«  migaresme.  » 

Les  deux  actes  sont  scellés  du  sceau  d'Eustache 
de  Neufville,  qui  a  été  moulé  et  fait  partie  de  la 
collection  des  archives  de  l'Empire  (J.  383,  n°53). 
Ce  chevalier  mourut  en  1285.  Son  fils,  Gilles  de  N. 
combattit  àla  journée  de  Saint-Omer,  en  1340  sous 
les  ordres  du  duc  de  Bourgogne  et  son  petit  fils 
Eustache  IX,  épousa  la  dame  d'Alennes,  dont  il 
eut  :  1°  Jean   de  N.  Chevalier,  seigneur  de  Nouf- 


ville,  du  Cauroy,  d'Alennes,  etc.  mort  en  1386 
sans  postérité.  2°  Hugues  de  N.  qui  épousa  en 
1393  Isabelle  de  Ghistelles,  et  périt  avec  son  fils 
unique  à  la  bataille  d'Azincourt.  3°  Jeanne  de  N. 
qui  mariée  à  Robert  d'û  coche,  cadet  d'une  an- 
cienne maison  d'Artois  et  devenue  dame  de  Neuf- 
ville,  du  Cauroy,  d'Alennes,  Hennin,  etc.  par  la 
mort  de  ses  deux  frères  transmit  ses  biens  à 
Jean  d'O'coche,  son  fils  aine  le  substitua  aux 
nom  et  armes  de  Neufville. 

Cette  nouvelle  souche  se  divisa  en  plusieurs 
branches  ;  celle  des  barons,  seigneurs  de  Bou- 
bers,  d'Alennes,  de  Guinaumont,  etc.  qui  resta  en 
Artois  et  qui  s'éteignit  à  la  quatrième  génération, 
aprè  avoir  contracté  des  alliances  avec  les  mai- 
sons de  Baileul,  de  Créquy,  de  Fosseux,  (éteinte 
dans  Montmorency)  de  Tramecourt,  de  Lignes 
d'Ollehain,  etc.  Ses  deux  derniers  rejetons  furent 
les  deux  fils  de  Jean  de  Neufville  et  de  Catherine 
de  Créquy.  L'un  appelé  Jean  comme  son  père, 
figure  dans  nn  acte  de  1529  (titre  scellé  ;  archives 
de  l'Empire,  n°  70).  Il  avait  épousé  Anne  (alias 
Louise)  de  Longueval  et  mourut  sans  postérité. 
11  a  été  enterré,  ainsi  que  sa  femme,  dans  l'Eglise 
de  Ste-Claire  d'Arras.  L'autre  François  de  Neuf- 
ville,  seigneur  de  Boubers,  de  Guinaumont,  etc. 
Ayant  recueilli  la  succession  de  son  frère  en  1560 
et  se  voyant  lui-même  sans  enfants,  vendit  la  ba- 
ronnie  de  Neufville  au  cardinal  de  Granvelle,  qui 
ne  la  posséda  pas  longtemps  parce  que  Baudoin 
de  Montmorency,  seigneur  de  Croisilles  en  opéra 
le  retrait  lignages.  François  de  Neufville  mourut 
avant  le  10  décembre  1589  et  avec  lui  s'éteignit 
la  branche  ainée. 

Branche  Allemande. 

Jean  de  Neuville,  dit  Mensart,  fils  puiné  de 
Robert  de  Neufville,  seigneur  d'Alennes,  de  Bou- 
bers, etc.  et  de  Jeanne  de  Fosseux  et  grand  oncle 
des  deux  derniers  rejetons  de  la  souche  arlésienne 
forma  la  branche  cadette.  Il  fut  père  de  Robert  de 
Neufville  qui,  ayant  embrassé  la  religion  réformée 
quitta  l'Artois  et  alla  s'établir  à  Anvers,  d'où  il 
passa  en  Angleterre.  Il  y  resta  jusqu'à  l'avène- 
ment de  Marie  la  Catholique  et  se  réfugia  alors  à 
Emde,  en  Westphalie.  Après  bien  des  vicissitu- 
des il  se  fixa  à  Francfort-sur-le-Mein,  ou  il 
obtint  le  droit  de  cité,  le  28  mai  1573.  Daniel  de 
Neufville  son  fils  cadet,  forma  la  branche  de  Hol- 
lande, rapportée  plus  loin. 

Sébastien  de  Neufville,  frère  aine  de  Daniel, 
épousa  le  30  septembre  1577,  Anna  Cockx  von 
Opeynen,  née  en  1549,  décédée  le  27  avril  1615. 
Il  obtint  le  droit  de  bourgeoisie  à  Francfort  le  26 
juillet  1580,  et  mourut  le  3  mars  1609. 

Les  descendants  de  Sébastien  prospérèrent 
dans  leur  nouvelle  patrie  et  contractèrent  des 
alliances  soit  avec  les  principales  familles  des 
réfugiés  français,  comme  celles  de  Malapert,  du 
Fay,  d'Orville,  de  Campoing,  de  Bary,  de  Passa- 


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vant,  de  Gontard,  etc.  soit  avec  les  meilleures 
maisons  du  pays.  Un  d'eux  Robert  de  N.  né  à 
Francfort  en  167X),  s'établit  en  Angleterre  ou  il 
obtint  de  la  reine  Anne  le  titre  héréditaire  de  ba- 
ronnet, par  lettres  patentes  du  18  mars  1721,  qui 
rappellent  sa  noble  et  ancienne  origine.  Il  mou- 
rut sans  postérité  en  1735. 

Deux  frères,  David  et  Jacob  de  N.  formèrent 
chacun  une  branche  séparée.  Le  premier,  né  le  8 
décembre  1663,  décédé  le  10  mars  1718,  avait 
épousé  le  2  octobre  1694,  Maria  Magdalena  du 
Fay  et  en  eut  un  iils  Johann-David,  né  à  Franc- 
fort le  3  novembre  1696,  reconnu  noble  d'origine 
et  admis  en  conséquence  dans  la  chevalerie  alle- 
mande sons  le  nom  de  von  N.  par  décret  impérial 
de  François  Ie''  le  2J  mars  1753.  Johann-David, 
veuf  de  Cornélie-Gertrude  Gontard,  se  remaria 
avec  Elisabeth  du  Fay  et  fut  l'aïeul  de  Frédéric 
Wilhelm  von  N.  né  le  26  avril  1755,  chambellan 
de  sa  majesté  le  roi  de  Prusse,  créé  baron  du  St- 
Empire  par  décret  rendu  à  Munich  le  11  avril  1792. 
Frédéric  Wilhelm  avait  déjà  adopté  le  nom  de 
von  Malapert,  dit  von  N.  pour  se  conformer  au 
désir  de  son  aieul  maternel  le  major  Frédéric- 
Wilhelm  von  Malapert,  qui  n'avait  point  laissé 
d'héritier  mâle.  Cette  branche  contracta  ses 
alliances  avec  la  noblesse  allemande  et  exerça  de 
hautes  charges  militaires.  Elle  est  aujourd'hui 
représenté  à  Francfort  par  Philippe-Auton-Félix, 
baron  von  Malapert,  dit  von  N.  né  le  28  janvier 
1834. 

Jacob  de  N.,  frère  cadet  de  David,  né  le  5  mars 
1668,  décédé  le  1er  juillet  1730,  avait  épousé  le  4 
août  1691,  Anna  Campoing.  Leurs  descendants 
ont  continué  jusqu'à  nos  jours  à  résider  à  Franc- 
fort. Quoiqu'ils  n'aient  point  fait  reconnaître  leur 
noblesse  en  Allemagne,  ont  toujours  joui  d'une 
grande  considération  et  occupé  une  position  émi- 
nente  parmi  leurs  concitoyens.  Ils  ont  pris  une 
part  active  aux  événements  politiques  et  reli- 
gieux qui  ont  agité  le  sort  de  la  ville  de  Franc- 
fort. Leur  chef  actuel  est  Gustave-Adolphe  de  N. 
né  le  24  décembre  1820,  marié  le  26  avril  1852,  à 
Caroline  Buttner,  dont  il  a  plusieurs  enfants. 

Une  autre  branche  s'attache  à  la  maison  des 
princes  d'Orange-Nassau  et  occupa  à  leur  cour 
les  charges  les  plus  honorables  et  les  plus  éle- 
vées. Elle  est  établie  aujourd'hui  à  Bonn  et  elle  a 
pour  chef  actuel  Balduin-Johann-Robert-Wilhelm 
von  Neufville,  né  à  Dillenbourg  le  12  mars  1807, 
marié  le  12  mars  1844  à  Auguste  Sophie-Caroline 
von  Herf  (résidences,  les  châteaux  de  Miel  et  de 
Mariesthal). 

Branche  Hollandaise 

Daniel  de  N.,  frère  puiné  de  Sébastien,  ment 
tionné  plus  haut,  naquit  à  Emde  en  1553  et  obtin- 
le  droit  de  bourgeoisie  à  Francfort  en  1589.  Onse 
ans  après,  il  quitta  cette  ville  et  l'Allemagne,  pour 
aller  s'établir  à  Harlens  en  Hollande  où  il  épousa 


Mayke  Coppens.  Sa  postérité,  quoique  moins 
nombreuse  que  celle  de  son  frère,  forma  plusieurs 
rameaux,  qui  s'éteignirent  tous  avant  la  fin  du 
siècle  dernier,  sauf  un  seul  dont  le  chef  actuel, 
Abraham  de  N.  né  à  Amsterdam  le  31  mars  1787, 
a  épousé  le  18  février  1810,  Margarelha-Clara- 
Carnelia  van  de  Pool,  née  le  25  décembre  1788, 
décédée  à  Harlens  le  2  octobre  1854.  De  cette 
union  sont  issus  plusieurs  enfants. 

Armes  :  D'or,  frotté  de  gueules. 

Les  branches  émigrées  ont, 
après  plusieurs  modifications, 
adopté  définitivement  pour 
blason  :  De  gueules,  au  sau- 
toir d'or,  cantonné  de  quatre 
tours  d'argent. 

L'ainée  de  ces  branches  place 
sur  un  écusson  d'azur  cette 
ancre,  qui  rappelle  leur  espé- 
rance d'avoir  enfin  trouvé  un 
asile  définitif. 

Supports  :  Deux  griffons  d'or  et  de  gueules. 

Cimier  :  Une  tète  et  un  col  de  griffon  d'or  dans 
un  vol  d'or  et  de  gueules . 

Cri  de  Guerre  :  Neufville  !  Neufville  !  en  let- 
tres d'or  sur  un  listel  de  gueules. 

Devise  :  Mon  désir  tend  à  la  Neufville. 

RE  PRÈS  ENTANTS  A  C  TUELS  : 

Neufville  (Sébastien-David-Guillaume 
de)  frère  cadet  de  Gustave-Adolphe,  né  le 
9  juillet  1822,  marié  le  28  août  1850  à  Mina 
Bienvenue  de  Melay  et  décédé  le  4  octobre 
1890  s'était  établi  en  France  en  1846. 

Il  a  repris  pour  lui  et  sa  postérité  le 
droit  de  bourgeoisie  en  vertu  de  la  loi  qui, 
dès  le  retour  dans  la  patrie  de  leurs  ancê- 
tres, défère  le  titre  de  citoyen  français  à 
tous  les  descendants  de  ceux  qui  émigrè- 
rent  pour  cause  de  religion. 

De  son  mariage  sont  issus  huit  fils  : 

1°  Jacob-Guillaume,  demeurant  à  Paris, 
11,  rue  Ampère,  marié  à  Ernestine-Louise 
Bongrànd,  dont  :  a)  Gérard-Roger-Sébas- 
tien, né  le  29  août  1879  ;  b)  Gilbert- Jean- 
Antonin,  né  le  25  décembre  1883. 

2°  Sébastien,  demeurant  à  Paris,  21, 
avenue  Montaigne,  marié  à  Jeanne  de  Neuf- 
ville. 


Tome  II 


18 


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3°  Henri-Auguste,  demeurant  à  Paris, 
marié  à  Miss  Nelly  Gasrett,  dont  :  Sébas- 
tien. 

4°  Robert-Adolphe. 

5°  Gustave-Frédéric,  demeurant  à  Paris, 
48,  cours  la  Reine,  marié  à  Henriette-Inès 
Saussine,  dont  :  a)  Godefroy-Sébastien- 
Léon-Frédéric,  né  le  15  octobre  1891  ;  b) 
Baudoin-Alain-Paul-Albert,  né  le  11  juil- 
let 1895. 

6°  Paul-Hippolyte,  demeurant  à  Paris,  35 
avenue  du  Bois  de  Boulogne. 

7°  Jean-Georges. 

8°  Alexandre. 

NIGOLAY  ou  NIGOLAÏ  (de). 

Ancienne  noblesse,  originaire  de  Vivarais,  très 
distinguée  dans  la  robe  par  une  suite  non  inter- 
rompue de  premiers  présidents  de  la  Chambre 
des  comptes  de  Paris,  et  dans  l'épée,  par  un 
maréchal  de  France,  de  la  promotion  du  24  mars 
1775. 

Le  premier  de  cette  maison  dont  il  soit  fait 
mention  est  Jean  de  Nicolaï,  qui  demeurait  au 
bourg  de  Saint- Andréol. 

Son  fils  Jean,  deuxième  du  nom,  suivit  Char- 
les Vill  dans  ses  expéditions  d'Italie;  fut  son 
ambassadeur,  chancelier  du  royaume  de  Naplos 
sous  Louis  XII;  premier  président  de  la  Cham- 
bre des  comptes  en  1500  et  honoré  du  titre  de 
cousin  par  ce  prince. 

Un  de  ses  descendants,  brigadier  par  brevet  du 
1er  janvier  1740,  alla  servir  l'armée  du  Bas-Rhin, 
sous  les  ordres  du  maréchal  de  Maillebois  ;  mar- 
cha avec  la  première  division  des  troupes  de 
l'armée  de  Westphalie  en  Bohème  au  mois  d'août, 
se  distingua  particulièrement  dans  plusieurs 
escarmouches;  contribua  au  ravitaillement  de 
Braunau,  dont  on  fit  lever  le  siège  aux  ennemis  ; 
cantonna  pondant  l'hiver  à  Eggenfeld,  sous  les 
ordres  de  M.  le  prince  de  Conti;  concourut  à  la 
défense  de  de  poste  et  à  la  retraite  hardie  que  fit 
ce  prince  en  présence  des  ennemis  ;  rentra  en 
France  avec  la  réserve  de  l'armée,  commandée 
par  ce  général,  en  juillet  1743;  finit  la  campagne 
dans  la  Haute-Alsace,  sous  les  ordres  du  maré- 
chal de  Cuigny,  et  contribua  à  la  défense  du  Rhin, 
il  continua  a  se  distinguer  dans  toutes  les  ba- 
tailles où  il  assista.  Se  trouva  en  dernier  lieu  à  la 
bataille  de  Minden  le  i°r  août;  commanda  le  8 
l'arrière -garde  de  l'armée  lors  de  sa  retraite 
d'Einbeck,  battit  le  prince  héréditaire,  lui  tua  plus 
de  cinq  cunls  hommes,  et  se  retira  en  bon  ordre. 
Louis  XV  lui  donna  le  commandement  de  la 
province  d'Hainaut,  où  il  commandait  depuis  le 


31  mai  1700,  et  en  considération  de  tous  ses  ser- 
vices, Louis  XVI,  à  la  promotion  du  24  mars  1775, 
l'a  élevé  à  la  dignité  de  maréchal  de  France.  Il  est 
mort  à  Paris  le  10  mars  1777  et  a  été  inhumé  en 
l'église  Saint-Sulpice.  Il  avait  épousé,  en  1703, 
Marie -Hyacinthe  Ralet  de  Chalet. 

De  cette  famille,  il  y  a  encore  la  branche  des 
barons  de  Sabran,  qui  subsiste  en  Languedoc. 

Armes  :  D'azur,  au  lévrier  d'argent,  colleté 
d'un  collier  de  yiteules,  bardé,  bouclé  el  cloue 
d'or. 

Voy.  Tome  1er,  coi.  1873. 

NOAILLAN  {de). 

Cette  famille  dont  le  nom  s'écrit  aussi  Noailhan, 
est  originaire  de  l'Armagnac,  où  elle  possédait  les 
seigneuries  de  Villeneuve  et  de  Lamezan.  Elle  a 
été  maintenue  dans  sa  noblesse,  le  31  mai  1008, 
par  l'intendant  de  la  généralité  de  Montauban. 
Elle  s'est  apparentée  avec  les  familles  de  Bre- 
thous,  de  Brocas,  de  Lartigue,  de  Loze,  etc. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  croix  vidée  et  trèflée 
d'argent. 

NO  AILLES  {de). 

Cette  maison  est  une  des 
plus  anciennes  et  des  plus 
illustres  de  la  province  du 
Limousin.  Il  en  est  sorti  un 
cardinal-archevêque  de  Pa- 
ris, deux  évêques  comtes  et 
pairs  de  Chàlons,  deux  évê- 
ques de  Dax,  un  évèque  de 
Saint-Flour,  puis  de  Rodez, 
quatre  maréchaux  de  France, 
un  amiral  de  Guyenne,  des 
ducs  et  pairs,  des  grands 
d'Espagne  de  la  première 
classe,  des  ambassadeurs, 
des  ministres  d'Etat,  des 
gouverneurs  généraux  et  un  vice-roi,  un  com- 
mandeur et  des  chevaliers  de  l'ordre  du  Saint- 
Esprit  et  deux  de  la  Toison  d'or,  etc. 

La  terre  et  le  château  de  Noailles  dont  cette 
maison  prend  son  nom,  sont  situés  près  de  Brive 
et  de  Turenne,  et  elle  les  possède  de  temps  immé- 
morial par  les  soins  qu'ont  eu  les  seigneurs  de 
Noailles  de  les  conserver  aux  mâles  de  leur  mai- 
son par  une  substitution  perpétuelle,  comme  il 
est  prouvé  par  les  titres  énoncés  dans  un  arrêt 
du  parlement  de  Paris,  du  24  mars,  avant  Pâques, 
1528,  qui  remonte  la  filiation  jusqu'en  1248,  que 
vivait  Hugues,  fils  de  Pierre,  qui  est  nommé, 
comme  étant  décédé,  dans  le  testament  de  Hugues, 
son  fil»,  de  l'an  1248,  et  dans  lequel  il  substitua 
sa  terre  de  Noailles  graduellement  à  tous  ses  (ils, 
à  l'exclusion  des  filles  :  ce  qui  devint  dans  la 
maison  une  loi  héréditaire.  Il   mourut  dans   le 


—  549  — 


-  550 


voyage  qu'il  fit  de  la  Terre-Sainte  avec  le  roi 
Saint-Louis,  et  son  corps,  comme  il  avait  ordonné, 
fut  apporté  à  Noailles,  pour  être  enterré  auprès 
de  ses  prédécesseurs. 

La  seconde  branche  commence  au  6e  degré, 
avec  le  fils  de  Jean,  premier  du  nom;  Jean  de 
Noailles,  troisième  du  nom  ;  c'est  en  faveur  d'un 
membre  de  cette  branche,  Henri,  seigneur  de 
Noailles,  chevalier,  comte  d'Ayen,  etc.,  que  la 
terre  d'Ayen  fut  érigée  en  comté  en  1592. 

Henri,  comte  d'Hayen,  qui  se  distingua  par  sa 
valeur  à  la  bataille  d'Avin  en  1635,  et  mourut  à 
celle  de  Rocroi  en  1643,  sans  alliance.  Son  qua- 
trième frère  continua  la  descendance  de  cette 
maison,  Anne,  duc  de  Noailles,  pair  de  France, 
marquis  de  Montclar,  et  de  Mouchy-le  Chàtel, 
arriva  au  grade  de  général  des  armées  du  roi  et 
fut  reçu  chevalier  de  ses  ordres,  le  31  décembre 
1061.  Il  obtint  l'érection  du  comté  d'Ayen,  en 
duché-pairie,  sous  le  nom  de  Noailles,  par  lettres 
du  mois  de  décembre  1663.  Prêta  serment  au 
Parlement  en  qualité  de  duc  et  pair,  le  25  du 
même  mois. 

Philippe  de  Noailles  (second  fils  de  feu  le  ma- 
réchal de  France  Adrien-Maurice),  appelé  d'abord 
le  marquis  de  Mouchy,  dit  ensuite  le  comte  de 
Noailles,  marquis  d'Arpajon,  seigneur  de  l'ancien 
duché-pairie  (aujourd'hui  principauté)  de  Poix,  en 
Picardie,  baron  de  Mouchy-le-Chàtel,  etc.,  etc., 
entra  aux  mousquetaires  le  20  novembre  1729,  fut 
capitaine  au  régiment  de  Montrevel,  cavalerie,  le 
23  mai  1731,  et  fit  sa  première  campagne  au  siège 
de  Khel  en  1733  ;  puis  colonel  d'un  régiment  en 
son  nom  par  commission  du  10  mars  1734,  qu'il 
commanda  la  même  année  à  l'armée  d'Allemagne, 
entra  le  premier,  l'épée  à  la  main,  dans  les  lignes 
de  Dettingen,  qui  furent  forcées  par  le  comte  de 
Saxe,  sous  les  ordres  du  du-;  de  Noailles  et  servit 
ensuite  avec  distinction  au  siège  de  Philippsbourg. 

Le  maréchal,  son  père,  ayant  été  nommé  le  24  fé- 
vrier 1735,  pour  commander  l'armée  d'Italie,  le 
comte  de  Noailles  l'y  suivit  par  ordre  du  roi  et  où 
il  se  distingua.  Il  entra  en  exercice  du  gouverne- 
ment de  Versailles  le  7  décembre  173'.)  ;  il  fut  fait 
grand  d'Espagne  de  la  première  classe,  sur  la 
cession  de  son  père,  par  brevet  du  20  janvier  1741, 
et  par  décret  du  roi  d'Espagne,  le  28  février  sui- 
vant; chevalier  de  l'ordre  de  Malte,  pour  lui  et 
ses  fils  aînés  à  perpétuité,  par  substitution  au 
privilège  de  la  maison  d'Arpajon,  dont  il  épousait 
l'héritière,  par  bulle  du  grand  maître  du  28  sep- 
tembre de  la  même  année.  Passa  à  l'armée  de 
Bavière  avec  son  régiment  en  avril  1742,  sous  les 
ordres  du  duc  d'Harcourt  et  se  distingua  en  plu- 
sieurs circonstances.  A  la  tête  de  cinq  compagnies 
de  grenadiers  et  de  dix  piquets,  il  fit  l'arrière- 
garde,  chargea  trois  fois  les  ennemis,  au  nombre 
de  3.000  hommes,  et  par  une  manœuvre  hardie, 
et  un  feu  ménagé,  rétablit  l'ordre,  ranima  le  cou- 
rage par  son  exemple,  et  rentra  au  camp  sans 


avoir  pu  être  entamé,  quoique  vivement  suivi  par 
les  ennemis,  ce  qui  lui  mérita  les  éloges  de  l'ar- 
mée et  du  duc  d'Harcourt,  qui  loua  beaucoup  son 
sang-froid,  son  courage  et  son  intelligence,  reçut 
la  grand  croix  de  Saint-Louis,  le  11  avril  1743  ; 
servit  avec  la  plus  grande  distinction  à  la  bataille 
de  Dettingen, où  il  eut  deux  chevaux  tués  sous  lui, 
en  portant  un  drapeau  de  son  régiment  ;  en  1746, 
il  suivit  son  père  dans  son  ambassade  en  Espagne, 
y  reçut  son  diplôme  de  grand  d'Espagne,  sous  la 
dénomination  de  duc  de  Mouchy;  il  fut  nommé  le 
27  mai,  chevalier  de  la  Toison  d'or,  dont  il  reçut 
le  collier  des  mains  du  Dauphin,  père  du  roi  ré- 
gnant, le  12  juillet;  fut  au  siège  de  Maëstricht,  en 
1748,  et  obtint  le  grade  de  lieutenant-général  des 
armées  du  roi,  par  lettres  du  10  mai  de  la  même 
année.  Nommé  chevalier  et  grand  croix  de  l'ordre 
de  Malte,  par  bulle  du  grand  maître  du  16  novem- 
bre 1750;  il  fut  reçu  par  l'ambassadeur  de  Malte, 
le  15  janvier  1752;  fut  nommé  par  le  roi  en  juin 
1755,  ambassadeur  extraordinaire  auprès  du  roi 
de  Sardaigne,  s'acquitta,  à  la  satisfaction  des  deux 
cours,  de  l'importante  commission  dont  il  avait 
été  chargé  ;  passa  ensuite   à   Parme,  où  il  s'ac- 
quitta d'une  autre  commission  que  le  roi  lui  avait 
donnée  ;  revint  en  France  au  mois  d'octobre.    Il 
fut  fait  chevalier  des  ordres  le  2  février  1767,  et 
élevé  à  la  dignité  de  maréchal  de  France,  à  la 
promotion  du  30  mars  1775,  en  considération  de 
tous  ses  services. 

Il  laissa  plusieurs  enfants  de  Anne-Claudine- 
Louise  d'Arpajon,  qu'il  avait  épousée  le  27  no- 
vembre 1741. 

Armes  :  De  gueules,  à  La  bande  d'or. 

REPRÉSENTANTS    ACTUELS    : 

lre  Branche  :  Ducs  de  Noailles. 

Noailles,  duc  de  Noailles  (Adïien-Mau- 
rice-Victurnien-Mathieu  de),  né  à  Paris, 
le  22  septembre  1869,  fils  du  duc  Jules.  — 
Résidence  :  avenue  Kléber,  à  Paris,  marié 
le  6  décembre  1892,  à  Yolande  d'ALBERTDE 
Luynes,  dont  Jm/i-Maurice-Paul-Jules,  né 
le  18  septembre  1893. 

Frères  et  Sœurs  : 

1°  Elisabeth-Victurmeime,nèe  le  24  août 
1865.  Résidence  :  60,  boulevard  de  la  Tour- 
Maubourg,  à  Paris;  mariée  le  3  juillet 
1886  à  Wilfrid,  marquis  de  Virieu  ; 

2°  Af«rïe-Emma-Madeleine,  née  à  Paris, 
le  20  novembre  1866.  Résidence  :  60,  Bd  de 
la  Tour-Maubourg,  à  Paris  ;  mariée  le  4 
juin  1889,  à  Henri  de  Montesquiou-Fezen- 
sac  : 


—  551  — 


—  552  — 


3°  i7e7ie-Guillaume-Hubert,  comte  de  N. 
né  le  26  mai  1871,  sous-lieutenant  au  27e 
dragons,  à  Versailles  ; 

4°  Mathieu  -  Fernand  -  Frédéric -Pascal, 
comte  de  N.,  né  le  13  avril  1873. 

Mère  : 

Duchesse  Die  Glotilde,  née  de  La  Ferïé- 
Meun  Mole  de  Champlatreux.  Résidence  : 
Château  de  Ghamplâtreux  (S.-et-O.). 

Cousin-Germain  : 

Emmanuel -Hemi-Victumien  ,  marquis 
de  Noailles,  né  le  15  septembre  1830,  am- 
bassadeur de  France  à  Berlin;  marié  le  30 
janvier  1868,  à  Eléonore,  comtesse  Swiey- 
Kowska,  décédée,  dont  :  Emmanuel- Jeam- 
Maurice -Félix,  comte  de  N.,  né  le  30  mai 
1869. 

2e  Branche  :  Ducs  de  Mouchy,  princes  de  Poix. 

Noailles,  duc  de  Mouchy,  prince-duc  de 
Poix,  marquis  d'Arpajon  (Ant  oine- Jnste- 
Léon-Marie  de),  né  à  Paris,  le  19  avril  1841, 
fils  du  duc  Henri,  décédé  ;  marié  le  18  dé- 
cembre 1865,  à  Anna,  princesse  Murât,  née 
le  3  lévrier  1841,  dont  :  Francois-Eus,ène- 
Joseph-Napoléon-Emmanuel-Marie  de  N., 
prince-duc  de  Poix,  né  à  Paris,  le  25  dé- 
cembre 1866.  Résidences  :  6,  rue  Paul- 
Baudry,  à  Paris;  et  château  de  Mouchy 
(Oise)  :  marié  le  25  juillet  1889 à  Madeleine 
Marie-Isabelle  Dubois  de  Courval,  dont  : 
a)  7/enW-Antoine-Marie  de  N.,  comte  de 
N.,  né  à  Paris,  le  9  avril  1890  ;  b)  Charles- 
Arthur-Anne-Marie  de  N.,  né  à  Paris,  le  28 
septembre  1891. 

Tante  : 

N.  (comtesse  de),  née  Héléna  Cosvelt. 
Résidence  :  Hyères  (Var). 

Cousins-Germains  : 

1°  N.  (Marie-Olivier-^. lexis,  comte  de), 
né  à  Paris,  le  10  novembre  1853.  Résidence  : 
16,  rue  Ghaveau-Lagarde,  à  Paris  ; 

2°  6¥a7e-Marie-Gabiïelle-Elisabeth,  née 
à  Paris,  le  26  octobre  1854.  Résidence  :  60, 


Bd  de  la  Tour-Maubourg,  à  Paris  ;  mariée 
le  5  juillet  1877,  à  Rémy,  comte  de  La 
Groix-Laval. 

3°  N.  (AmW«r<i-Marie-Raymond-Amé- 
dée,  vicomte  de),  né  le  28  avril  1856,  capi- 
taine au  8e  chasseurs  à  pied  à  Amiens;  ma- 
lié  le  6  octobre  1884  à  Mane-Suzanne- 
Louise-Garoline  de  Gourjault,  dont  :  Ma- 
rie Thérèse-An  ne-  Thaïs,  né  le  11  mars 
1886; 

4°  N.  (Marie-O^ier-Antoine-Lucien  de), 
né  le  27  janvier  1858,  missionnaire  au 
Japon  septentrional  ; 

5°  Geneviève  -  Marie  -  Edmée  -  Euphémie, 
née  le  28  septembre  1860.  Résidence  :  14, 
rue  Lincoln,  à  Paris;  mariée  le  19  juin 
1883  à  Auguste-Ferdmanà-MaYie.  vicomte 
de  Bruneteau  de  Sainte-Suzanne. 

MÈRE  DES  ci-dessus  : 

N.  ("comtesse  Alfred  de),  née  Pauline- 
Françoise- Marie  de  Beaumont,  née  le 
16  juillet  1833.  Résidence  :  château  de 
Noailles  (Gorrèze). 

NOBLET    DANGLURE  {de). 

Les  terres  et  seigneuries  d'Anglure,  Montcha- 
nin,  Montgesson,  Avaize,  Grandvaux  furent  unies 
et  érigées  en  marquisat,  sous  le  nom  de  Noblet- 
d'Anglure,  par  lettres  du  mois  de  mai  1715,  enre- 
gistrées au  Parlement  de  Paris  le  29  avril  1718, 
en  faveur  de  Bernard  de  Noblet.  En  1730,  le  roi 
érigea,  en  faveur  du  marquis  de  Noblet,  la  baron- 
nie  de  la  Clayte  en  comté.  Il  se  maria  deux  fois 
et  eut  postérité  des  deux  lits. 

Armes  :  D'azur,  au  sautoir  alésé  d'or. 

NORMANT  DE  LA  VILLE  -  HEL- 
LEUG. 

Famille  des  plus  anciennes  de  la  Bretagne;  elle 
a  toujours  tenu  un  rang  parmi  la  noblesse  de  cette 
province.  Elle  s'honore  d'avoir  produit  un  cheva- 
lier croisé  sous  Saint-Louis,  et  d'avoir  donné  des 
officiers  distingués  à  nos  armées. 

Ses  membres  figurent  comme  hommes  d'armes 
dans  les  montres  et  revues  de  Bretagne  depuis  le 
xive  siècle.  Ils  se  trouvent  dans  les  anciennes  ré- 
formations de  1423,  1448  et  1535,  et  ont  prouvé 
huit  générations  suivies  à  la  réformation  de  1G69. 

Le  premier  que   nous  connaissions  est  Jehan 


553  — 


—  554 


Normant,  qualifié  miles,  chevalier,  présent,  avec 
Jacques  de  Kerbec  ou  de  Kerlec  et  plusieurs  au- 
tres seigneurs,  à  une  transaction  de  1191. 

Armes  :  D'azur,  au  rencontre  de  cerf  d'or,  ac- 
compagné de  quatre  molettes  de  même,  1  en  ehep 
2  en  fasce  el  1  en  pointe, 

Couronne  de  comte. 

NOUHES  (des). 

Cette  famille,  d'après  le 
savant  Bénédictin  Dom 
Fouteneau  (Manuscrits  dé- 
posés à  la  Bibliothèque  de 
Poitiers),  remonterait  à  la 
conquête  de  la  Gaule  par 
les  Francs  et  à  la  consti- 
tution des  premiers  fiefs. 

Ce  qui  est  incontestable, 
c'est  qu'elle  est  d'ancienne 
chevalerie,  et  que,  dés  le 
xme  siècle,  elle  occupait 
une  grande  situation  en 
Poitou.  -  -  En  1247,  St-Louis  adresse  au  seigneur 
des  Nouhes,  pour  le  convoquer  à  la  Croisade,  une 
patente  en  lettres  d'or  sur  grand  vélin  (décrite  en 
1750  parDomFonteneau.  qui  l'avait  trouvée  à  cette 
époque  dans  les  archives  de  la  Tabarière).  Le  sei- 
gneur des  Nouhes  suit  le  saint  Roi  en  Egypte  ;  et 
pour  le  récompenser  d'un  acte  de  vaillance,  Saint- 
Louis  détache  de  son  manteau  royal  une  fleur  de 
lis  d'or,  autorisant  le  chevalier  croisé  à  la  placer 
sur  sa  bannière  (Dom  Fonteneau,  tome  35).  Telle 
est  l'origine  des  armoiries  «le  la  famille  des  Nou- 
hes. En  1309,  Guillaume  des  Nouhes  est  lieute- 
nant-général d'Anjou. 

Filiation  suivie.  —  En  1330  vivait  un  Jean  des 
Nouhes,  qui  commence  la  filiation  suivie.  En  1336. 
sa  fille  Catherine  épouse  Michea  de  Béjarry  (Ar- 
chives de  Béjarry).  En  1404,  Colin  des  Nouhes 
épouse  Marguerite  Prévost  de  laBoutetière,dame 
de  la  Tabarière  (Saint-Alais,  tome  X,  page  264). 
Il  a  deux  fils,  auteurs  des  deux  branches  de  la 
famille  : 
La  branche  aînée  ou  branche  de  la  Tabarière  ; 
La  branche  puinée  ou  branche  du  Pally. 

Branche  de  la  Tabarière. —  Cette  branche,  riche 
et  illustre,  a  contracté  les  plus  belles  alliances, 
tant  dans  la  noblesse  de  Poitou  et  de  Bretagne, 
qu'à  la  Cour.  —  En  1572,  François  des  Nouhes 
épouse,  au  château  dejosselin,  Catherine  d'Avau 
gour,  descendante  des  anciens  ducs  de  Bretagne, 
et  devient  ainsi  cousin  des  Rohan  (Archives  de  la 
Trémoille). Baron  de  Ste-Hermine,  il  est  seigneur 
de  54  clochers.  Ardent  calviniste  et  compagnon 
d'armes  d'Henri  IV,  aux  côtés  duquel  il  combat 
à  Arques  et  à  Ivry,  avec  le  grade  de  lieuteuant- 
général  (Rég.  d'hom.  du  château  de  Thouars,  1599), 
il  ne  suit  pas  le  Roi  dans  sa  conversion  au  catho- 


licisme. Il  devient  au  contraire  le  protecteur  de 
ses  coreligionnaires,  tant  en  Poitou  qu'à  Paris, 
et  organise  pour  eux  un  lieu  de  réunion  et  un 
asile  touchant  la  capitale  daus  une  rue  qui,  de 
son  nom,  s'appelle  encore  aujourd'hui  rue  delà 
Cour  des  Noues  (xxe  arrond.  actuel  de  Paris,  près 
de  la  place  des  Pyrénées).  Il  meurt  gouverneur  de 
Fontenay-le-Comte  en  1604. 

Son  fils,  Jacques  des  Nouhes,  a  les  plus  glo- 
rieuses destinées.  En  1603,  il  épouse  Anne  de 
Mornay,  3e  fille  du  grand  Duplessis-Mornay,  dit 
le  pape  des  Huguenots  (Vie  de  Duplessis-Mornay 
par  le  général  Ambert,  pages  369  et  400).  Il  est 
créé  marquis  de  la  Tabarière,  Chambellan  du  Roi 
Louis  XIII,  qu'il  a  l'honneur  de  recevoir  en  per- 
sonne dans  son  château  de  Ste-Hermine,  en  Bas- 
Poitou,  le  21  avril  1622.  Il  meurt  en  1631. 

Son  fils  aîné,  Philippe,  est  lieutenant  du  prince 
de  Condé,  qui  le  tenait  en  haute  estime,  et  meurt 
tout  jeune  au  siège  de  Bois-le-Duc  le  24  août  1629. 

François  des  Nouhes,  frère  de  Philippe,  est 
aussi  tué  à  l'ennemi  au  début  de  la  guerre  de 
Trente-Ans,  en  1636,  et  avec  lui  s'éteint  la  bran- 
che de  la  Tabarière. 

La  fortune  de  cette  maison,  évaluée  à  cette  épo- 
que à  plus  d'un  million  de  revenus,  est  partagée 
entre  les  trois  filles  de  Jacques  des  Nouhes  : 

1°  Charlotte,  marquise  de  Dangeau,  mariée  en 
1632,  mère  du  Grand  Dangeau,  le  célèbre  courti- 
san de  Louis  XIV  (Mémoires  de  Dangeau). 

2°  Elisabeth,  marquise  de  Juigné,  mariée  en  1633. 

3o  Françoise,  marquise  de  Goigne,  mariée  en 
1645. 

(Voir  pour  la  généalogie  de  la  famille  des  Nou- 
hes, à  la  Bibliothèque  Nationale  à  Paris  :  Dossiers 
bleus,  n°  12834  —  Cabinet  de  d'Hozier,  vol,  256, 
dossier  6816). 

Branche  du  Pally.  —  Les  des  Nouhes  du  Pally 
occupent  le  rang  le  plus  distingué  dans  la  no- 
blesse du  Poitou,  et  sont  surtout  connus  sous  le 
titre  de  comtes  de  Beaumont-Pally.  Ils  sont  aussi 
attachés  a  la  foi  catholique  que  leurs  cousins  de 
la  Tabarrière  au  protestantisme,  et  sont  pour  la 
plupart  officiers  dans  les  arméps  du  roi. 

Au  xvne  siècle,  Jacob  des  Nouhes,  page  du 
Grand-Maître,  puis  chevalier  de  Malte  (autogra- 
phe du  Grand-Maître  de  Paulo  du 28  janvier  1628. 
Dom  Fonteneau,  tome  33,  page  297); 

Gabriel  des  Nouhes,  frère  du  précédent,  décoré 
du  collier  de  l'ordre  de  St-Michel  pour  ses  hauts 
faits  d'armes  (Brevet  du  10  août  1650)  ; 

Son  fils,  René  dec  Nouhes,  lieutenant  des  vais- 
seaux du  Roi,  chevalier  de  St-Louis,  blessé  griè- 
vement au  combat  de  la  Hogue,  en  1691  ; 

Gabriel  des  Nouhes,  frère  de  René,  abbé  des 
Fontenelles,  conseiller  et  aumônier  du  Roi 
Louis  XIV,  en  1695; 

Joseph  des  Nouhes,  blessé  à  Fleurus  en  1690, 
cité  encore  à  la  bataille  de  Nerwinde,  en  1693, 
chevalier  de  Saint-Louis. 


—  555 


—  556  — 


Quatre  des  Nouhes  figurent  à  la  réformation  de 
1096  (Armoriai  général  d'Hozier  ;  Généralité  de 
Poitiers,  tome  28,  pages  212  et  255  ;  —  Blasons 
coloriés  d'Hozier,  tome  27,  pages  81,  114  et  245). 

Au  xvine  siècle,  plusieurs  membres  de  la  famille 
des  Nouhes  sont  encore  dans  les  armées  royales. 

Mais  c'est  surtout  lorsqu'éclate  la  période  révo- 
lutionnaire que  cette  famille,  toute  militaire, 
montre  sa  vaillance,  en  même  temps  qu'un  dé- 
vouement inaltérable  à  la  Religion  et  à  la  Monar- 
chie légitime.  La  Vendée  se  soulève  pour  la  dé- 
fense religieuse  et  sociale  (mars  1793).  Alexis- 
Hilaire  des  Nouhes,  ancien  officier  au  régiment 
Condé-Dragons,  est  à  la  tête  d'une  division  de  la 
grande  armée  Vendéenne,  prend  part  ta  toutes  les 
batailles  sous  les  ordres  d'Henri  de  Larochejac- 
quelein,  et  meurt  en  combattant  dans  les  rues  de 
Savenay,  avec  sa  vaillante  épouse,  née  de  Mari 
gny,  le  23  décembre  1793  (Mémoires  de  Madame 
de  Larochejacquelein,  édition  1889,  p.  142  et  441). 
Il  avait  laissé  en  Vendée  son  fils  à  la  garde  d'un 
serviteur  dévoué.  Le  jeune  Alexis-Joseph  des 
Nouhes  va  bientôt  retrouver  Stofïlet  dans  la  forêt 
de  Maulévrier  et  combat  sous  ses  ordres  jusqu'à 
la  mort  de  cet  illustre  chef,  en  1796.  Il  reprend 
les  armes  en  1799,  et  aussi  en  1815,  où,  sous  les 
ordres  de  Louis  de  Larochejacquelein, il  commande 
les  fils  des  anciens  soldats  de  son  père.  La  ré- 
volution de  1830  ne  le  décourage  pas  ;  et  il  son- 
geait à  une  nouvelle  insurrection  vendéenne,  sous 
ladirection  d'Auguste  de  Larochejacquelein, quand 
il  mourut  le  9  novembre  1830. 

Son  fils,  Alexis-François  des  Nouhes,  répond 
encore  à  l'appel  de  la  duchesse  de  Berry,  en  1832, 
fidèle  jusqu'à  la  fin  aux  traditions  de  sa  famille. 

Alliances.  —  Les  principales  alliances  de  la 
famile  des  Nouhes  sont  : 

De  Goulaine,  Prévost  de  la  Boutetière,  de  Gri- 
gnon,  Turpin  de  Crissé,  d'Avaugour,  de  Mornay, 
de  Courcillon  de  Dangeau,  de  Juigné,  de  Coigne, 
d'Appelvoisin,  de  Lespinay,  de  Ferey  de  Rozen- 
gat,  Poignant  de  la  Salinière,  de  Moulins  de  Ro- 
chefort,  de  Marigny,  de  Béjarry,  Pantin  de  Lande- 
mont. 

Titres  et  Seigneuries.  —  Marquis  de  la  Taba- 
rière  ;  comtes  de  Beaumont-Pally  ;  barons  de  la 
Lande,  de  Ste-HermLie,  de  Rozengat;  seigneurs 
de  la  Javelière,  de  Bodet,  de  Ghantonnay,  de  Puy- 
béliard,  de  Sigournais,  de  la  Normandelière,  de 
la  Cacaudière,  de  Loucherie,  de  Robineau,  etc. 

Armes:   De  gueules,  à  une  fleur  de  lis  d'or. 

Devise  :  Armis  p^otegam. 

Supports:  JOenx  lévriers  d'argent  à  collier  d'or, 
sur  les  colliers  l'inscription  :Fides,  spes. 
Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Nouhes   (Eugène-Louis,  comte  des), 


chef  de  nom  et  d'armes  de  la  famille,  né  en 
1814,  a  épousé  :  1°  Amicie  de  Moulins  de 
Rochefort;  2°  Alix  de  laBARBÉE,  dontune 
fille,  Marie-,  demeurant  au  château  de  la 
Cacaudière,  près  Pouzauges  (Vendée). 

2°  Nouhes  (Arthur-Alexis  des),  cousin 
du  précédent,  né  en  1837,  a  épousé  en  1803 
Aliette  Pantin  de  Landemont,  conseiller 
conseiller  général  de  Maine-et-Loire,  de- 
meurant au  château  de  Somloire,  près  de 
Vihiers  (Maine-et-Loire),  et  19,  rue  Royale, 
à  Nantes,  dont  :  a)  Aymar-Alexis-Jo- 
seph, né  en  1863,  ingénieur,  sorti  de 
l'Ecole  Centrale  en  1880  ;  marié  en  1894  à 
Mathilde  Torchon  ;  demeurant  au  château 
de  Somloire,  près  de  Vihiers  (Maine-et- 
Loire),  et  14,  rue  de  l'Abbaye,  à  Paris  ;  b) 
René-Marie-Alexis,  sorti  de  l'Ecole  Poly 
technique,  actuellement  lieutenant  d'artil- 
lerie au  20e  régiment,  à  Poitiers  ;  c)  Made- 
leine-Alix-Marie, mariée  le  20  janvier  1897 
à  Guillaume,  Mis  de  Menou. 

3°  Nouhes  de  Rozengat  (Philippe-Henri- 
Amédée,  baron  des),  cousin  des  précé- 
dents, né  en  1862  ;  a  épousé  en  1894  Mar- 
guerite Poignant  de  la  Salinière  ;  demeu 
rant  au  château  de  la  Pommeraye,  près  de 
Vertou  (Loire-Inférieure),  et  3,  rue  de  la 
Tranchée,  à  Poitiers. 

NOVALÈS  {de). 

Très  ancienne  famille  no 
ble,  originaire  des  provinces 
Basques,  que  la  tradition 
fait  descendre  des  premiers 
seigneurs  souverains  de  Bis- 
caye (Archives  de  la  no- 
blesse. Madrid) . 

Cette  maison  a  fourni , 
depuis  le  xne  siècle,  de  nom- 
breux chevaliers  de  l'ordre 
militaire  de  Santiago  (Saint- 
Jacques  de  l'Epée).  Parmi 
eux,  Don  Juan  de  Novales 
y  Rozas,  né  en  1642,  s'illus- 
tra particulièrement  comme 
commissaire  général  de  la  cavalerie  de  Milan.  Un 
autre  chevalier  de  cet  ordre,  Don  Juan-Joaquin 
de  Novales  y  Angulo,  né  en  1702,  fut  magistrat 
municipal  à  vie  (regidor  perpetuo)  de  la  ville  de 
Madrid  (Archives  delà  noblesse). 


—  557 


—  558  — 


De  la  souche  espagnole,  qui  a  fourni  plusieurs 
rameaux  encore  existants  en  Biscaye,  dans  la 
Vieille  Castille  et  l'Andalousie,  s'est  détachée  une 
branche  cadette,  qui  a  passé  en  France  en  1850  et 
a  acquis  la  naturalisation.  Elle  a  pour  auteur 
Manuel-Maria  de  Novales  y  Bringas,  chevalier 
héréditaire  de  Saint-Jacques,  chevalier  de  l'ordre 
militaire  de  Saint-Ferdinand  de  lr«  classe,  ancien 
maire  de  quartier  (alcade  de  barrio)  de  Madrid, 
ancien  commandant  de  la  Garde  Civique,  décédé 
à  Bayonne  (Basses-Pyrénées)  en  1885,  laissant 
postérité. 

Armes  :  D'argent, à  V arbre  de  sinople  et  au  loup 
de  sable  passant  à  son  tronc,  à  la  bordure  d'ar- 
gent, cousue  de  sable,  chargée  de  quatre  têtes 
d'aigles  coupées. 

La  branche  française  porte  :  Parti  :  au  1  d'ar- 
gent à  l'arbre  de  sinople  et  au  loup  de  sable  pas- 
sant à  son  tronc,  à  la  bordure  d'argent,  cousue  de 
sable,  chargée  de  quatre  têtes  d'aigles  coupées  — 
qui  est  de  Novales  ;  au  2  d'azur  aux  trois  tours 
d'argent,  posées  2  et  1,  surmontées  chacune  d'une 
étoile  d'argent  et  flanquées  d'un  lévrier  du  môme 
regardant  l'étoile,  à  la  bordure  de  gueules  cousue 
d'or,  chargée  de  huit  hermines  d'argent —  qui  est 
de  Bringas. 

Timbré  d'un  casque  d'acier  bruni,  cloué  etbrodé 
d'or,  doublé  de  gueules,  regardant  à  droite,  sur- 
monté d'un  panache  de  plumes  et  lambrequins 
des  mêmes  émaux  décrits  dans  l'écu. 

Titres  :  Une  branche  espagnole  de  la  famille  de 


Novales  est  titrée  marquis  de  Vivanco  ;  un  Brin- 
gas porte  le  titre  de  comte  de  Cuevas. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 
(branche  française) 

1°  Novales  {Gabrielàe),  né  le  16 août  1852, 
sous-préfet  à  Libourne  (Gironde). 

2°  N.  {Emile  de),  né  en  1859,  résidence  : 
35,  rue  Victor-Hugo,  à  Bayonne. 

NOVION  (de). 

Famille  noble,  originaire  de  Champagne.  Sa 
filiation  commence  à  Jacques  de  Novion,  qui  exis- 
tait en  1461. 

Une  seconde  branche  s'est  formée  au  4me  degré 
et  a  pour  auteur  Cirus,  dit  Ignace  de  Novion,  en- 
seigne au  régiment  de  Marlousset,  qui  se  trouva 
à  la  bataille  de  Prague,  servit  dans  les  mousque- 
taires du  roi  puis  dans  les  chevaux-légers  du 
cardinal  de  Bichelieu. 

Cette  famille  a  fourni  entre  autres  officiers 
dans  nos  armées,  Jean-Victor,  comte  de  Novion, 
maréchal  des  camps  et  armées  du  roi,  chevalier 
de  Saint-Louis  etde  Saint-Lazare,  commandeur  de 
l'ordre  du  Christ  en  Portugal,  qui  fut  le  secrétaire 
de  l'assemblée  de  la  noblesse  du  bailliage  de 
Vermandois. 

Armes:  D'azur,  à  la  bande  i'or,  accompagnée 
de  trois  colombes  d'argent. 


OBERKAMPFF  DE  DABRUN. 


Contrexeville, 
25  juillet  1889. 

Je  soussigné,  Louis-Eugène 
Timothée,  baron  von  Ober- 
kamp,  chevalier  du  Saint-Em- 
pire, demeurant  à  Francfort- 
sur-le-Mein.  actuellement  à 
Contrexeville,  déclare,  par  la 
présente,  en  raison  de  la  com- 
mune origine  de  nos  familles, 
autoriser  mes  cousins  Emile- 
Georges-Charles  Oberkampff, 
propriétaire  au  chcàteau  de  Saint  -Magne  (Gironde), 
et  Ernest-Louis  Oberkampff,  rentier  à  Lyon,  à  se 
servir  du  diplôme  donné  le  28  juin  1629  par  l'Em- 
pereur Ferdinand,  à  Johann  Oberkamp,  conseiller 
d'Etat  (dont  je  leur  ai  remis  une  copie  d'après 
l'original  en  ma  possession),  et  à  prendre,  eux  et 
leurs  descendants,  le  titre  de  Chevalier,  hérédi- 
tairement, dans  les  conditions  où  il  a  été  conféré 
à  mon  ancêtre,  sans  aucune  réserve,  joignant  mes 
armoiries  aux  leurs.  Si  la  branche  que  je  repré- 
sente, la  seule  existante,  venait  à  s'éteindre,  je 
les  substitue  par  ordre  de  primogéniture  dans 
mon  titre  de  baron. 

Approuvé  l'écriture  ci-dessus. 

F.-L.  von  OBERKAMP. 

Vu  par  nous,  Maire  de  Contrexeville,    pour  la  lé- 


galisation   de  la   signature   de   M.    Oberkamp, 
apposée  ci-dessus. 
Contrexeville,  le  28  juillet  1889. 
Le  Maire,  MOREL. 

Vu  pour  la  légalisation  de  la  signature  de  M.  Mo- 

rel,  maire  de  Contrexeville. 
Mirecourt,  le  31  juillet  18S9. 

Le  Sous-Préfet,  COLLIGNON. 

Armss  :  E  car  télé  :  au  1,  d'argent,  à  un  gri.JJ  bu 
issant  de  gueules,  couronne  d'or  ;  au  2,  d'argent 
chargé  d'une  rose  de  gueules,  à  la  Champagne  de 
même  ;  au  3,  de  gueules  à  un  pal  d'argent,  chargé 
d'une  rose  de  gueules  ;au4,  d'argent,  chargé  d'une 
fleur  de  lis  d'azur,  au  chef  de  gueules. 

Par  suite  du  décès  du  baron  von  Oberkamp, 
ses  cousins  se  sont  trouvés  investis  du  titre  de 
baron,  conformément   à  la  déclaration  ci-dessus. 

OBRY   DE    LABRY. 

Cette  famille  descend  par  les  femmes  et  porte 
les  armes  de  Pierre  Maujean,  seigneur  de  Labry, 
dernier  maître  échevin  de  Metz,  élu  député  du 
tiers-Etat  aux  Etats  généraux  de  1789. 

Armes:  D'azur,  au  cheoron  d'or,  accompagne 
en  chef  de  deux  étoiles  d'or,  et,  en  pointe,  d'an 
cygne  du  même. 

OGIER  DE  BAULNY. 

Cette  famille   se  divise  en  plusieurs  branches 
qui  ont  existé  les  unes  à  Paris,  les  autres  dans 


561 


-  562  — 


différentes  provinces  de  France.  Les  membres 
de  la  branche  qui  nous  occupe  se  sont  tous  dis- 
tingués, soit  dans  les  armées,  soit  dans  la  haute 
magistrature,  soit  enfin  dans  l'Eglise. 

Nous  citerons  entre  autres  Pierre  Ogier,  avocat 
au  Parlement  de  Paris,  sous  François  Ier,  son 
petit-fils,  Charles  Ogier  de  Baulny,  seigneur  de 
Villiers,  avocat,  conseiller  d'état  et  privé  du  roi 
son  fils,  ancien  major  des  gendarmes  de  Mon- 
sieur frère  du  roi,  officier  de  la  fauconnerie  de 
S.  M.  Louis  XIV.  Cette  famille  compte  encore  plu- 
sieurs officiers  distingués  des  armées  du  roi  et 
des  chevaliers  de  St-Louis. 

Amédée- Etienne -Fau -Marguerite  Ogier  de 
Baulny,  après  avoir  rempli  plusieurs  places  im- 
portantes tant  à  l'armée  d'Italie  qu'en  France,  fut 
admis  dans  la  première  compagnie  des  mous- 
quetaires sous  Louis  XVIII  qu'il  rejoignit  à  Gand 
en  1815.  Au  retour  du  roi,  il  fut  nommé  lieute- 
nant à  la  légion  du  Cher,  puis  le  5  novembre 
1816,  lieutenant  au  1er  régiment  de  grenadiers  à 
cheval  de  la  garde  royale,  où  il  obtint  le  brevet 
de  capitaine  de  cavalerie;  le  16  septembre  1820, 
il  épousa  Françoise-Zéphirine-Perrin  de  Bois-la- 
Ville,  dont  il  a  eu  postérité. 

Armes  :  D'argent,  au   chevron    d'azur,  accom- 
pagné de  trois  trèfles  de  sable. 
Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  lions. 

OILLIAMSON  {d'). 

Ou  Williamson,    originaire   d'Ecosse,  dans  la 
province  de   Cromarty  :   maison  noble    d'extrac- 
tion, qui  subsiste  encore  en  plusieurs  branches 
dans  les  trois  royaumes  de  la  Grande  Bretagne. 
Elle  a  eu,  avant  son   arrivée   en  France,   des  al- 
liances les  plus  illustres,  principalement  avec  la 
maison   royale    de  Stuart,  et  depuis   qu'elle   est 
établie  en  France,  (sous  le  règne  de  Charles  VIII) 
elle  a  toujours  été  attachée  à  la  personne  de  nos 
rois  et  à  leurs  services  :  elle    a   aussi   contracté 
des  alliances  avec  les  maisons  les  plus  illustres 
du  royaume,  surtout   de   la  province  de  Norman- 
die. —  La  difficulté  de  prononcer  le  nom  de  Wil- 
liamson, conformément  aux  langues    écossaises 
et  anglaises,  a  fait  varier  la  manière  d'écrire  ce 
nom,   ce  qui  fait   qu'on  trouve   dans    différents 
actes    Willanson,     de    Oillenson,     d'Ouillenson, 
Oeillanson,  d'Olleançon,  Eoillianson,  enfin  d'Oil- 
liamson,  qui  est  celle    adoptée,  depuis  plus    de 
300  ans,  par  toutes  les  branches  de  cette  maison. 
Le  premier  connu  par  filiation  suivie  est  Duncan 
Williamson,    chevalier,   qui     épousa,     en    1381, 
Alix,  fille  de  Mackenzie  de  Kintail  dont  il  eut  un 
fils. Le  roi  François  Ie'-  fit  don  à  un  de  ses  descen- 
dants, par  lettres  données  à  Paris  le 30  décembre 
1518,  de  70  écus  d'or.  Cette  maison  a   formé  les 
branches  des  seigneurs  de  Saint-Germain,  d'Oil- 
liamson-Courcy,  et  d'Oillianson  d'Ouilly. 


Armes  :  D'azur,  à  Vaigle  êployée  d'argent,  bec- 
quée et  membrée  d'or,  posée  sur  un  baril  du 
■même,  cerclé  d'argent. 

Devise  :  Venture  and  Win  ;  en  Français  : 
Hasard  et  Gain. 

ORLÉANS  (<T). 

Famille  noble,  qui  était  connue  dans  la  ville  de 
Vicence  dès  le  xnie  siècle.  Les  historiens  de  cette 
ville  ont  rendu  justice  à  son  ancienneté  et  à  sa 
noblesse,  ainsi  qu'aux  hommes  illustres  qu'elle  a 
fournis. 

Octavien  de  Aurelianis,  le  premier  connu,  sorti 
de  cette  illustre  famille,  s'attacha  à  la  maison  de 
Visconti,  et  fut  fait  chambellan  du  duc  Philippe- 
Marie,  par  lettre  du  mois  de  juin  1440.  Les  révo- 
lutions dont  l'Italie  fut  agitée  dans  ces  temps-là, 
et  les  disgrâces  du  duc  de  Milan,  son  maître, 
l'ayant  obligé  de  passer  les  monts,  il  alla  s'établir 
dans  le  Comtat-Venaissin,  où  il  acquit,  en  1446, 
la  seigneurie  de  Bédouin,  d'Astorgue  de  Peyre, 
baron  de  Beaumes.  Il  en  rendit  foi  et  hommage  la 
même  année  (dans  l'acte  duquel  il  est  qualifié 
grand  et  puissant  homme)  à  l'Eglise  romaine, 
entre  les  mains  du  recteur  du  Comtat.  Elevé  au 
métier  de  la  guerre,  il  entra  au  service  du  roi 
Charles  VIL  On  ne  sait  positivement  à  quel  grade 
il  porta  les  armes  ;  mais  il  n'y  a  guère  d'appa- 
rence qu'il  ait  servi  la  Cour  de  ce  prince  sans 
payer  de  sa  personne.  La  branche  aînée  s'étant 
éteinte,  et  les  titres  ayant  passé  dans  des  mains 
étrangères,  on  n'a  pu  avoir  les  instructions  né- 
cessaires sur  ses  services.  Une  procuration  qu'il 
donna  pour  exiger  les  émoluments  de  la  charge 
de  Viguier  d'Avignon,  dont  il  avait  été  pourvu  en 
1471,  prouve  qu'il  était  maître  d'hôtel  ordinaire 
du  roi  Louis  XI.  Il  se  maria  à  Bourges,  lorsque 
la  Cour  était  dans  cette  ville,  avec  Anne  Besson, 
dont  il  eut  un  fils,  François  d'Orléans,  seigneur 
de  Bédouin,  de  Villefranche,  etc. 

Un  de  ses  descendants,  François  d'Orléans,  IIe 
du  nom,  surnommé  le  Capitaine,  à  cause  de  ses 
services,  fut  gendre  de  Catilina,  gouverneur  des 
armes  du  Pape  à  Avignon  et  dans  le  Comtat-Ve- 
naissin. 

Au  3e  degré,  Jean,  fils  de  François  d'Orléans, 
fut  la  tige  de  la  branche  des  seigneurs  de  la 
Motte,  Il  fut  capitaine  de  100  hommes  de  pied 
et  commissaire  des  guerres  dans  les  troupes  de 
la  Ligue  en  Provence. 

Cette  famille  compte  deux  chevaliers  de  l'ordre 
de  Saint  Jean  de  Jérusalem,  un  chevalier  de 
Malte,  ci-devant  général  des  galères  du  Pape, 
nommé  en  1734,  colonel  des  chevaux  légers  de  la 
garde  de  S.  S.  à  Avignon,  avec  une  pension  con- 
sidérable et  les  émoluments  de  capitaine  de  ga- 
lères, en  récompense  de  ses  services  ;  un  autre 
chevalier  du  même  ordre,  grand  vicaire  d'Arles, 
puis  évêque  d'Amiens,  en  décembre  1733. 


—  563 


—  564  — 


Armes  :  De  gueules,  au  Léopard  lionne  d'or  :  à 
vne  burêle  fazur,  brochant,  sur  le  tout:  au  chef 
d'or,  chargé  d'une  aigle  de  yable. 

ORO  DE  PONTOUX  (cV). 

Famille  noble  de  la  Guienne,  au  diocèse  de 
Dax. 

On  trouve  dans  les  registres  de  l'église  cathé- 
drale et  dans  ceux  de  l'hôtel  de  la  même  ville  de 
Dax,  à  commencer  depuis  l'an  1259,  que  les 
maires  ont  toujours  été  pris  dans  la  noblesse  la 
plus  ancienne  et  la  plus  illustre,  tant  que  les  élec- 
tions ont  duré;  cela  se  justifie  par  le  mot  en, 
qu'on  mettait  dans  ce  temps-la  devant  les  noms 
des  personnes  nobles  :  les  noms  des  maires 
étaient  placés,  dans  les  actes  publics,  après  celui 
du  roi.  du  duc  de  Guienne  et  de  l'évêque  de  Dax. 
Ou  trouve  dans  les  mêmes  archives  que  En 
Guassaren,  seigneur  d'Oro,  fut  élu  maire,  au 
mois  d'août  1400,  sous  le  règne  de  Henri,  roi 
d'Angleterre  et  de  France,  duc  de  Guienne.  C'est 
de  lui  que  part  la  filiation  suivie  de  cette  famille. 

Au  10e  degré,  nous  remarquons  Jenn  d'Oro,  IIe 
du  nom,  marquis  de  Pontoux.  qui  fut  reçu  page 
du  roi  en  sa  grande  écurie,  le  2  juin  1728. 

Armes  :  Ecarlelè  :  avx  1  et  4  d'azur,  au  lion 
d'or,  armé  et  lampassé  de  gueules  ;  aux  S  et  3 
paie  d'or  et  de  gueules:  sur  le  tout  d'argent,  à 
l'aigle  éployée  de  sable,  becquée  et  armée  de 
gueules. 

ORSEL. 

Très  ancienne  et  noble  fa- 
mille issue  des  Orselli  du 
marquisat  de  Saluées  où  on 
les  trouve,  dès  le  xie  siècle, 
seigneurs  de  Melle  et  de  Bras- 
sasco. 

Peu  après  cette  époque,  ils 
s'établirent  en  France  sur  les 
confins  de  la  Savoie  et  du 
Dauphiné. 

Au  xne  siècle  (Grand  cartu- 
laire  de  l'abbaye  d'Ainay), 
Bérard  Orselli,  archidiacre 
d'Ainay,  avant  de  partir  pour 
la  Croisade  avec  son  frère  Humbert,  vend  tout  ce 
qu'il  possède  sur  la  paroisse  de  Vaise. 

En  F/âO,  Joseph  Orsel,  dont  les  ancêtres  habi- 
taient Briançon,  naît  à  Fyon  et  devient  seigneur 
de  labaronie  de  Chatillon  de  Corneille  Montgrif- 
fon,  la  Tour  des  Echelles,  etc. 

Armes  :  Du  marquisat  de  Saluées:  D'or, à  l'ours 
de  sable. 
Devise:  Deus  in  adjutorium. 
Savoie  et  Dauphiné  :  D'or,  à  l'ours  de  gueules, 


armé  et  lampassâ  de  sable,  tenant  un  demi-vol 
d'azur. 

Lyonnais  :  D'or,  aux  rochers  de  sel  d'argent 
sur  une  mer  ondée  de  sinople  surmontée,  à  dextre 
de  Vécu,  d'un  soleil  rayonnant  d'azur  cantonné 
en  chef. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Orsel  (Henri),  né  le  1er  août  1839.  Rési- 
dence :  Château  des  Sagets  par  Artaix 
(Saône-et-Loirej  ;mariéàLuciledes  Sagets 
dont  :  a)  Gilbert,  ingénieur  civil  des  Mines  ; 
h)  Charles,  lieutenant  au  38e  de  ligne, marié 
à  MathildeGuÉRiN  ;  oMaurice;  d) Raphaël; 
e)  Eugène. 

ORTOLI  {d3). 

Maison  des  plus  anciennes  et  des  plus  illustres 
de  lltalie,  originaire  de  la  ville  d'Ancône.  Le 
comte  Jules  Ortoli  fut  élu  pour  faire  la  guerre 
contre  les  Lombards  lorsqu'ils  vinrent  assiéger 
la  ville  de  Rome,  alors  défendue  par  l'empereur 
Charlemagne,  lequel  s'était  cons'itué  le  défen- 
seur du  pape  Adrien  et  l'instaurateur  des  Etats 
de  l'Eglise;  il  fut  du  nombre  des  comtes  ro- 
mains qui  amenèrent  en  773,  Didier,  roi  des 
Lombards,  aux  pieds  du  .Saint  Pontife. 

A  cette  époque,  quarante-trois  comtes  furent 
élus  et  choisis  pour  expulser  les  Sarrasins  de  l'Ile 
de  Corse;  on  les  investit  du  commandement 
d'une  armée  composée  de  17,000  fantassins  et 
5,000  cavaliers. 

Cette  armée  se  conduisit  avec  une  telle  vail- 
lance, que  les  Sarrasins  furent  expulsés  de  l'Ile 
de  Corse,  et  le  comte  Jules  Ortoli  reçut  pour  sa 
récompense  l'investiture  d'un  chateau-fort  situé 
sur  le  haut  de  Sarté  (aujourd'hui  Sartène)  et  au 
milieu  d'un  fief  d'une  vaste  étendue,  comprenant 
la  vallée  connue  depuis  sous  la  dénomination 
de  l'Ortolo  à  laquelle  il  imposa  son  nom,  et  qui 
est  l'une  des  plus  belles  et  des  plus  riches  du 
pays. 

Comme  les  plus  grandes  familles,  la  maison 
Ortoli  eut  sa  fée  protectrice  :  la  fée  des  Ortoli  est 
aussi  légendaire  que  la  fée  Mélusine  en  Bretagne, 
la  fée  Baushée  en  Irlande,  la  fée  Morgane  à  Beg- 
gio,  etc.  Tous  ces  faits  sont  consignés  dans  un 
diplôme,  qui  se  termine  par  ces  mots:  «  Nous 
«  affirmons  et  confirmons  dans  notre  livre  de 
«  noblesse,  ladite  noble  famille  Ortoli,  et  le  noble 
«  Alexandre  Ortoli  ayant  fait  connaître  sa  des- 
«  cendance,  pour  cela  nous  lui  octroyons  le  pré- 
«  sent  certificat,  avec  son  diplôme  en  parchemin 
«  et  l'avons  admis  au  livre  de  la  noblesse  lui,  et 
«  pour  ses  descendants  à  venir,  le  tout  dans  la 
«  forme,  etc.  Muni  de  notre  sceau  accoutumé  et 
«fait  par  nous,  Chancellier,  de  l'excellentissime 


565  — 


—  566  — 


«  chambre  de  la  Sérénissime  République  de 
Gênes:  signé  de  Xegri,  chancelier,  à  la  date  du 
4  mai  1452. 

Un  autre  diplôme  octroyé  par  le  doge  et  les 
gouverneurs  de  la  République  de  Gênes,  le  13 
décembre  1591,  reconnait  pour  principaux  gen- 
tilhommes  de  l'Ile  de  Corse,  les  nobles  Piretto, 
Marc-Antoine  et  Jean-François,  tous  de  la  fa- 
mille Ortoli. 

Le  roi  Louis  XV  ayant  rendu  un  édit  en  1770. 
par  lequel  il  fut  déclaré  que  tous  ceux  qui  se  pré- 
tendaient nobles  eussent  à  produire  leurs  titres  au 
greffe  du  conseil  supérieur  de  l'Ile,  la  maison 
d'Ortoli  fut  reconnue  dans  son  ancienne  nobles-e 
sur  un  arrêt  du  conseil  supérieur  du  21  mai  1772. 

Cette  famille  s'est  divisée  en  deux  branches 
qui  ont  fourni  chacune  plusieurs  rameaux.  La 
première  branche,  dite  de  Bernardin,  a  pour  au- 
teur messire  Bernardin  d'Ortoli  qui  vivait  vers 
1550. 

Et  la  seconde  branche  dite  de  Piretto,  a  pour 
auteur  noble  Messire  Piretto  d'Ortoli,  frère  du 
précédent. 

De  cette  seconde  branche  est  issu  Roch  d'Or- 
toli, avocat  général  à  la  Cour  de  Rome,  sous  le 
premier  Empire  et  Commissaire  extraordinaire 
de  l'Empereur  en  Corse  pendant  les  Cent-jours. 

Une  branche  de  cette  famille  s'est  établie  en 
Languedoc,  où  son  nom  s'est  orthographié  tantôt 
Ortoli,  Ortolis,  et  Ortouli,  ainsi  quil  résulte  de 
deux  chartes  originales,  l'une  de  l'année  1532  du 
22  octobre,  l'autre  de  l'année  1596,  du  7  juillet. 

Une  autre  branche  s'est  fixée  dans  l'Ile  de  Sar- 
daigne,  à  la  suite  des  guerres  de  la  féodalité. 
Son  chef  prit  le  titre  de  comte,  et  plus  tard  son 
domaine  fut  érigé  en  marquisat  connue  sous  le 
nom  de  Sedulo,  titre  que  ses  descendants  con- 
servent toujours.  Il  s'appelait  ltalo  d'Ortoli. 

Armes:  Ecarteiê  :  aux  1  et  4  d'or,  à  une  tour 
d'azur,  sommée  d'une  balance  de  sable;  au  2 
d'azur,  à  un  phénix  posé  sur  un  brasier,  sur- 
monté à  dextre  d'un  soleil,  et  à  senestre  d'une 
fleur  de  Us,  le  tout  d'or  ;  au  3,  d'azur,  an 
lion  d'argent,  couronné  d'or,  rampant  contre  un 
chêne  de  sinople,fâté  de  sable. 

Couronne  de  comte. 

OUDINOT  DE  REGGIO. 

Maison  originaire  de  Lorraine  annoblie  par 
l'Empereur  Napoléon  pr  dans  la  personne  de  Ni- 
colas Charles  Oudinot,  né  à  Bar-le-Duc  le  24  avril 
1767  et  mort  le  13  septembre  1817. 

Créé  comte  le  19  mars  (lettres  patentes  25  juil- 
let) 1808  ;  il  fut  fait  duc  de  Reggio  le  15  août 
P09  et  pair  de  France  le  ï  juin  1814. 


Son  fils  aîné  Nicolas-Charles- Victor  Oudinot, 
né  en  1791,  fut  premier  page  de  l'empereur  dès 
1808,  lieutenant  en  1809,  aide  de  camp  de  Mas- 
séna,  en  Portugal,  et  fut  créé  colonel  de  Napo- 
léon, qui  en  remit  le  brevet  à  son  père  au  mo- 
ment de  quitter  Fontainebleau.  En  1814  Louis 
XVIII  le  confirma  dans  son  grade  et  le  créa 
maréchal  de  camp  au  commencement  de  1822. 
En  1835,  son  frère,  colonel  au  2e  chasseurs  à 
cheval,  fut  tué  en  Algérie,  au  défilé  de  Muley- 
Ismaël,  à  la  tête  de  l'avant-garde  Française.  Il 
partit  alors  pour  Oran,  commanda  la  première 
brigade  du  corps  expéditionnaire  de  Mascara,  et 
fut  blessé  dans  une  reconnaissance  dont  l'avait 
chargé  le  maréchal  Clauzel.  Sa  blessure  le  ra- 
mena en  France  et  il  se  présenta  à  la  députation 
et  siégea  à  la  Chambre  de  1842  à  18'i6. 

Armes  :  Parti  :  au  /  de  gueules,  à  trois  cas- 
ques d'argent,  tarés  de  profil;  au  2  d'argent,  au 
lion  de  gueules,  tenant  de  la  dextre  une  grenade 
de  sable,  allumée  de  gueules. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS. 

Oudinot,  duc  de  Reggio  (Armand-Char- 
les-Jean)  né  à  Paris,  le  1 1  décembre  1851  ; 
résidence:  121,  avenue  des  Champs-Ely- 
sées à  Paris  ;  marié  le  21  juillet  1879  à  Su- 
zanne de  la  Haye  de  Cormenin,  née  à  Paris 
le  30  mai  1858. 

Enfants  :  a)  Lotm^-Charlotte-Hélène, 
née  à  Paris  le  25  mars  1881  ;  b)  Henri- 
Charles-Victor  Roger,  né  à  Chailleux  le 
23  octobre  1883. 

Sœur  : 

O.  de  R.  (Charlotte-  M arte-Sophie- Vic- 
toire; née  à  Paris  le  20  août  1850  ;  mariée 
à  Paris  le  6  novembre  1871  au  marquis 
de  Quinsonas,  décédé.  —  Résidence:  44, 
rue  de  Bourgogne  à  Paris. 

Mère  : 
Duchesse     Dre    Pauline-  Louise-Fran- 
çoise, née  de  Gastelbajac,   née  le  24  oct. 
18"^5,  et  mariée  le  17   avril  1840.  --  Rési- 
dence :  44,  rue  de  Bourgogne  à  Paris. 

Grand'Tante. 
Louise-Mai'ie  Thérèse  O.   de  R.   née  le 
28  mars  1816,  mariée   au  marquis  de  Ve- 
sins,  décédé.  —  Résidence:  Gaylns  (T-et- 
Gar.) 


PALLU  DE  LA  BARRIÈRE. 

Seigneurs  de  la  Barrière,  du  Parc,  du  Ruault- 
Persil,  des  Perriers,  de  Vaux,  d'Andigny,  etc. 

Poitou,  Touraine,  Isle-de-France. 

Originaire  du  Poitou,  où  elle  est  connue  depuis 
la  fin  du  xme  siècle,  cette  famille  a  acquis  la  no- 
blesse par  les  charges  de  judicature  et  les  fonc- 
tions municipales  remplies  par  ses  membres  pen- 
dant une  série  de  générations,  tant  dans  son  pays 
natal  qu'6n  Touraine,  où  l'une  de  ses  branches 
s'est  fixée  vers  le  commencement  du  xvie  siècle. 

Son  premier  auteur  certain  est  Godefroi  Pallu, 
échevin  de  Poitiers,  qui  vivait  en  1448.  Au  8e  de- 
gré, nous  remarquons  Antoine  Pallu,  4e  du  nom, 
sieur  de  la  Barrière,  juge-consul  à  Poitiers,  qui  fit 
enregistrer  ses  armes  dans  l'armoriai  général, 
conformément  à  l'Edit  de  1695. 

Charles-Pierre  Pallu  de  la  Barrière,  en  1724  fut 
le  médecin  titulaire  de  S.  A.  R.  le  comte  d'Artois. 

Cette  famille  a  formé  la  branche  des  seigneurs 
du  Parc,  qui  a  pour  auteur  Pierre  Pallu,  qui  vi- 
vait en  1714. 

Armes  :  D'or,  à  deux  palmes  de  sinople. 
Timbre  :  Un  casque  de  chevalier. 
Supports  :  Deux  licornes. 
Devise  :  Monent  avorum  palmœ. 


PALYS  (de). 

En  Languedoc. 
Famille  qui,  d'après  la 
tradition,  est  originaire  de 
Florence,  et  que  les  troubles 
de  cette  ville  forcèrent  à 
s'expatrier.  Le  premier  de 
ce  nom,  Jean  de  Palys  qui 
vint  en  France,  habitait  en 
1432  près  de  Lussan,  bourg 
du  diocèse  d'Uzès.  Il  avait 
pour  frère  «  vénérable  » 
homme,  messire  Jacques  de 
Palys,  prêtre,  natif  du  lieu 
de  Lussau  ;  ainsi  qualifié 
dans  l'acte  d'achat  d'une  maison  située  à  Mont- 
frin,  village  d'Uzès,  le  20  avril  1541,  et  qui  mou- 
rut en  1599. 

Le  fils  de  Jean,  qualifié  capitaine  dans  un  acte 
du  28  novembre  1593,  avait  pris  les  armes  contre 
les  protestants  à  l'occasion  des  troubles  qu'ils 
suscitèrent  dans  le  comtat  Venaissin.  C'est  pour 
reconnaître  les  services  qu'il  rendit  dans  cette 
circonstance  à  la  religion  catholique  et  au  Saint- 
Siège  que  le  pape  Paul  V  l'éleva  à  la  dignité  de 
comte  de  Saint-Jean  de  Latran  et  du  Palais  apos- 
tolique et  de  chevalier  de  la  milice  dorée.  Ses  let- 
tres patentes  lui  en  furent  expédiées  de  Rome, 
sous  la  date  du  17  mars  1612. 


—  509  — 


—  570  — 


Cette  famille  a  fourni  des  officiers  distingués 
dans  nos  armées  et  des  chevaliers  de  Saint-Louis* 

Armes  :  D'or,  à  V yeuse  de  sinople  arrachée  et 
églantce  d'or. 

PARC  (du). 

La  maison  du  Parc,  de  Bretagne,  dont  l'origine 
se  perd  dans  la  nuit  des  temps,  descend,  selon 
plusieurs  écrivains,  des  anciens  souverains  de 
cette  province  par  les  seigneurs  d'Avaugour.  Il  y 
avait  alors  en  Bretagne  deux  branches,  issues  de 
la  maison  dAvaugour,  connues  sous  le  nom  de  du 
Parc.  On  remarque  cette  descendance  sur  un  tom- 
beau dnns  l'église  des  Carmélites  de  Gisors,  en 
Normandie. 

Le  2e  registre  de  la  noblesse  de  France,  p.  2  et 
23,  porte  :  «  Un  des  puînés  fut  Guillaume  d'Avau- 
<(  gour,  seigneur  du  Parc,  qui  prit  le  nom  de  cette 
«  terre.  C'est  de  là  qu'est  venu  en  Bretagne  le 
«  proverbe  où  git  Avaugour  du  Parc  à  son  tour, 
«  ce  qui  s'accorde  avec  la  coutume  de  cette  pro- 
«  vince,  qui  dit,  art.  258,  qu'en  ligne  directe,  le 
«  mort  saisi  le  vif.  Une  preuve  non  moins  cer- 
«  taine  est  celle  qui  résulte  des  armes  des  maisons 
«  d'Avaugour  et  du  Parc. 

«  D'avaugour  portait  d'argent,  au  chef  de  gueu- 
«  les,  avec  le  cri  de  guerre  honour,  honour  à 
«  dou  Parc  Aoaugour.  Du  Parc  porte  d'argent,  à 
«  la  triple  jumelle  de  gueules.  Ces  armes  dénotent 
«  et  démontrent  la  descendance  d'Avaugour.  Les 
«  jumelles  sont  en  effet  une  double  brisure  à  la- 
ce quelle  on  reconnaît  le  deuxième  fils  des  descen- 
«  dants  du  premier  sixième.  C'est  ici  une  preuve 
«  écrite  et  fondée  sur  les  règles  de  l'art  héraldique. 
«  Cette  preuve  indestructible  est  fortifiée  par  tout 
«  ce  qui  la  suit.  Services  militaires,  emplois  con- 
«  sidérables,  gouvernements,  chevalerie,  posses- 
«  sion  de  grandes  terres  et  alliances  continuelle- 
«  ment  assorties  depuis  plus  de  six  siècles  à  la 
«  splendeur  de  l'origine  tirée  des  souverains  de 
«  Bretagne.  »  (Généalogie  de  la  maison  du  Parc 
par  M.  Tatin  des  Bivieres). 

Les  aines  des  seigneurs  de  la  Motte  du  Parc,  et 
précédemment  de  la  Bochepagu,  avaient  d'abord 
porté  d'argent  au  croissant  de  gueules,  comme  on 
le  voit  dans  un  vieil  armoriai  breton. Ils  portèrent 
ensuite  les  trois  jumelles,  comme  on  le  voit  pour 
Bertrand  du  Parc  ;  mais  Charles  du  Parc,  son  frère, 
adopta  les  armes  de  l'ancienne  maison  de  Paynel, 
en  épousant  une  héritière  de  cette  famille:  D'or, à 
deux  faces  d'azur,  accompagnées  de  neuf  merlet- 
tes  de  gueules,  4,  3  et  2,  qui  furent  prises  après 
lui  par  la  branche  établie  en  Normandie  ;  mais, 
pour  conserver  la  trace  de  son  origine,  cette  bran- 
che, qui  n'avait  jamais  quitté  la  devise  vaincre 
ou  mourir,  ainsi  que  Faigle  et  le  lion  pour  supports, 
brisait  ses  armes  d'un  franc  quartier  de  Bretagne, 
qui  est  d'hermine,  ce  qui  réduit  les  merlettes  à  7, 
comme  on  le  voit  à  Cresnay,  Avranches,  etc.  Les 


aînés  avaient  à  tort  pendant  quelque  temps  quitté 
cette  brisure  honorable.  Les  cadets  revenus  aînés 
l'ont  conservée  et  ont  fini  par  réunir  aux  armes 
des  Paynel  les  trois  jumelles  qu'ont  portées  cons- 
tamment les  branches  restées  en  Bretagne. 

Les  branches  diverses  de  la  maison  du  Parc  ont 
fait  à  différentes  époques  leurs  preuves  de  très 
anciennes  et  très  noble  extraction.  En  1463,  par 
Bertrand  du  Parc  ;  en  1541,  par  Nicolas  du  Parc  ; 
Bobert  et  Guyon  du  Parc,  frères,  seigneurs  du 
Mesnil,  Barville,  etc.,  prouvèrent  leur  noble  et 
ancienne  extraction,  et  obtinrent  des  lettres  de 
maintenue  le  18  septembre  1624.  Ledit  Bobert  ob- 
tint encore  en  1641,  comme  ancien  noble,  des  let- 
tres de  maintenue  qui  remontent  sa  filiation  jus- 
qu'à Jean  du  Parc,  son  trisaïeul,  et  le  déchargent 
du  droit  de  franc  fief. 

Enfin,  le  môme  Bobert  du  Parc  fit  encore  ses 
preuves  devant  Chamillard,  commissaire  du  roi, 
pour  la  vérification  des  titres  de  noblesse  en  Nor- 
mandie, et  obtint  de  lui  en  1668  des  lettres  de 
maintenues  dans  lesquelles  le  dit  commissaire 
certifie  que  Bobert  du  Parc  est  ancien  noble  et 
descend  en  ligne  directe  de  Bertrand  du  Parc, 
baron  d'Ingrande,  Cresnay,  etc.,  et  que  ses  ancê- 
tres étaient  nobles  du  temps  de  Monfault. 

Le  comte  de  Parc  ayant  pour  trisaïeul  le  dit 
Bobert  du  Parc,  a  produit  les  lettres  de  mainte- 
nue précitées  dans  les  preuves  qu'il  a  faites 
devant  Chérin,  généalogiste  de  la  Cour,  et  il  a 
eu  l'honneur  de  monter  dans  les  carrosses  du  roi 
et  de  suivre  S.  M.  à  la  chasse  le  11  avril  1788. 
(Voir  la  Gazette  de  France  du  18  avril  et  le  Mer- 
cure de  France  du  26  avril  1788).  Et  la  comtesse 
du  Parc,  née  Caillebot  la  Salle,  a  été  présentée 
par  Madame  la  duchesse  de  Mortemart,  sa  cou- 
sine, le  27  avril  1788. 

Parmi  les  individus  qui,  sous  le  nom  de  du  Parc, 
furent  les  plus  illustrés  par  leur  services  ou  leurs 
emplois,  on  doit  remarquer  : 

Alain  et  Bobert  du  Parc,  frères,  capitaines 
d'hommes  d'armes  dans  le  xme  siècle,  qui  signè- 
rent comme  parents  les  partages  faits  en  1270  en- 
tre Allain,  vicomte  de  Bohan,  et  ses  puînés. 

N...  du  Parc  (Alain),  qui  fut  en  1306,  comme 
parent,  un  des  exécuteurs  du  testament  du  duc 
Jean  II. 

Maurice  du  Parc,  un  des  chevaliers  du  combat 
des  Trente,  en  1351.  Sa  valeur  fut  tellement  re- 
connue que  le  roi  d'Angleterre  partant  pour  aller 
délivrer  Chizay,  ses  soldats  voulaient  tuer  tous 
les  Bretons,  excepté  le  connétable,  Maurice  du 
Parc,  et  Geoffroi  Kerimet.  Le  combat  de  Chizay 
eut  lieu  le. . .  1372.  Alain  de  Beaumanoir  et  Mau- 
rice du  Parc  commandaient  l'aile  gauche  dans 
cette  journée. 

Henri  du  Parc,  grand  et  premier  chambellan, 
capitaine  d'hommes  d'armes,  qui  fut  un  des  con- 
servateurs de  la  trêve  conclue  en  1414  entrt  l'An- 
gleterre et  la  Bretagne.  Il  fut  en  1420,  comme  pa- 


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rent,  un  des  signataires  du  contrat  de  mariage  de 
Louis  d'Anjou  avec  Isabelle  de  Bretagne,  dont  il 
avait  arrêté  les  articles  en  1417. 

Ctiarles  et  Bertrand  du  Parc,  frères,  furent,  dans 
le  xive  siècle,  capitaines  d'hommes  d'armes,  cham- 
bellans, et  ce  dernier,  en  outre,  maître  de  l'artil- 
lerie. 

Adrien  du  Parc,  chevalier  de  l'ordre  du  roi,  un 
des  chefs  du  parti  catholique  sous  Charles  IX  et 
Henri  III.  Son  fils  fut  un  des  principaux  seigneurs 
tué  à  la  bataille  de  Jarnac  er.  1569. 

François  du  Parc,  marquis  des  Cresnays,  che- 
valier de  l'ordre  du  roi.  fut  tué  a  la  bataille  d'Iviy 
en  1590,  portant  la  cornette  du  duc  de  Montpeu- 
sier.  Il  avaitété  envoyé  comme  ambassadeur  pour 
traiter  de  la  paix. 

Adrien  et  François  du  Parc  susnommés  étaient 
chevaliers  de  l'ordre  du  roi  avant  l'institution  du 
Saint-Esprit,  ce  qui  était  alors  en  France  la  dis- 
tinction la  plus  honorable. 

La  maison  du  Parc  fut,  dans  tous  les  temps, 
fidèle  à  sa  religion  et  à  son  souverain.  Le  nom  de 
du  Parc  qui  figura  avec  honneur  au  combat  des 
Trente,  en  1351,  aux  batailles  de  Jarnac  et  d'Ivry, 
a  pu  être  encore  remarqué  au  nombre  des  braves 
et  zélés  royalistes  qui,  le  31  mars  1814,  arborèrent 
la  cocarde  blanche  sur  la  place  Louis  XV,  pour 
aller  au  devant  des  alliés.  On  y  compte  quatre 
membres  de  cette  famille. 

L'histoire  nous  apprend  qu'Henri,  1er  du  nom, 
3e  fils  d'Etienne,  comte  de  Fenthièvre,  fut  chef  de 
la  maison  d'Avaugour.  Il  mourut  en  1190,  après 
avoir  épousé  en  1151  Mathilde  de  Vendôme,  dont 
il  eut  deux  fils  :  Alain,  comte  deGoello  et  d'Avau- 
gour, qui  forma  la  branche  aînée  ;  et  Conan,  comte 
de  Bretagne,  qui  fut  père  d'Alain,  lequel,  selon 
de  vieux  mémoires  domestiques  et  selon  les 
preuves  de  noble  extraction,  fut  chef  d'une  des 
deux  branches  de  la  maison  d'Avaugour,  qui,  se- 
lon Uom  Lobineau,  prirent  le  nom  de  du  Parc,  et 
c'est  à  lui  que  remonte  la  généalogie  de  la  famille 
en  1237. 

Au  3e  degré,  nous  remarquons  Alain  du  Parc, 
3e  du  nom,  dont  le  second  fils  est  l'auteur  de  la 
branche  des  barons  d'Ingrande,  en  Anjou,  vers 
1385,  et  son  3e  fils,  Thomas  ou  Alain  du  Parc,  est 
la  tige  des  marquis  de  Locmaria,  dont  la  terre  de 
Locmaria,  réunie  auGuerrand,  fut  érigée  en  mar- 
quisat, en  1637,  en  faveur  de  Vincent  du  Parc, 
maréchal  de  camp. 

Nousremarquons  encore  la  branche  des  marquis 
des  Cresnays.  barons  des  Biards,  en  Normandie, 
ayant  pour  auteur  Nicolas  du  Parc,  vivant  vors 
1552  ;  et  la  branche  des  barons  du  Mesnil,  Cresnay , 
marquis  de  Barville,  comtes  du  Parc,  etc.,  en 
Normandie,  commençant  avec  Etienne  du  Parc, 
vers  1598. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4  d'argent,  à  trois 
jumelles  de  gueules,  qui  est  de  du  Parc  ;  aux  2  et 


3  d'or,  à  deux  fasces  d'azur,  accompagnées  de 
neuf  merlettes  de  gueules,  4,  3  et  2  ;  au  franc 
canton  d'hermine,  qui  est  de  Paynel. 

Supports  :  Un  lion  et  une  aigle. 

Devise  :    Vaincre  ou  mourir. 

Branche    de  Locmaria 

Vincent  du  Parc,  marquis  de  Locmaria,  ma- 
réchal des  camps  et  armées  du  roi,  présida  la 
noblesse  aux  Etats  de  Bretagne  en  1053.  A  la 
mort  du  cardinal  de  Richelieu,  il  commandait  ses 
gendarmes,  et  sa  brigade  était  toute  composée 
de  gentilshommes  ;  il  était  conseiller  dans  tous 
les  conseils  d'état  et  privé  de  S.  M.  Il  épousa 
Claude  de  Névet,  dont  il  eut  plusieurs  enfants  qui 
continuèrent  sa  descendance. 

Cette  branche  a  formé  les  rameaux  ; 

1°  Des  seigneurs  de  Keranroux, 

2»  Des  seigneurs  de  Parchappe, 

3°  Des  sieurs  des  Noyers,  issu  du  précédent. 

4°  Des  seigneurs  de  Broussy,  également  issu 
du  2e. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagne 
de  trois  colombes  d'argent,  becquées  et  membrées 
de  gueules. 

PARDIEU  (dé). 

Maison  connue  en  Normandie  depuis  plus  de 
600  ans,  et  dont  les  seigneurs  d'Avremesnil  sont 
une  branche.  Le  premier  de  cette  maison,  dont  on 
ait  connaissance,  est  Henri  de  Pardieu,  chevalier, 
qui,  avec  Jeanne  d'Ailly,  sa  femme,  fonda,  en  1260, 
les  cordeliers  d'Evreux;  ils  sont  inhumés,  avec 
Jeanne  de  Pardieu,  leur  fille,  devant  le  grand 
autel  de  cette  église. 

Cette  maison  s'est  partagée,  au  commencement 
du  xve  siècle,  en  plusieurs  branches,  par  les 
enfants  de  Nicolas  ou  Collard  de  Pardieu,  gou- 
verneur îles  villes  et  comté  d'Eu,  qui  commence 
la  filiation.  Henri  V,  roi  d'Angleterre,  lui  rendit, 
en  1419,  les  biens  qui  lui  avaient  été  confisqués. 

Son  fils  aîné,  Robert,  fut  le  chef  de  la  branche 
des  seigneurs  d'Ossigny. 

Son  second  fils  Nicolas,  fut  auteur  de  celle  des 
seigneurs  de  Maucoinbe,  et  son  troisième  fils, 
Martin,  tige  de  la  branche  des  seigneurs  de  Bou- 
deville  et  d'Ecotigny  et  de  laquelle  sont  sortis 
les  seigneurs  d'Avremesnil,  qui  subsistent  seuls 
aujourd'hui. 

Cette  branche  a  fourni  bon  nombre  d'officiers 
distingués  dans  nos  armées,  des  capitaines,  colo- 
nels, un  grand  maître  d'artillerie  et  des  chevaliers 
de  Saint-Louis,  des  gentilshommes  ordinaires  de 
la  chambre  du  roi,  un  chef  de  la  noblesse  du  pays 
de  Caux  en  1649. 

Armes  :  D'or,  au  Lion  couronné  de  gueules. 


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PARENT  DU  MOIRON 

Primitivement  Moëron, 
comtes  du  Moëron ,  vi- 
comtes de  Rouen,  barons 
de  Launoy,  seigneurs  de 
haut  et  bas  Moëron,  de 
St-Christophe,  de  Fleurini 
en  Hallatte,  de  Villemètrie, 
de  Cohen  en  Thérouanne, 
de    Saint-Maurice,  etc. 

Flandre,  Champagne,  Va- 
lois, Ile-de-France. 

Cette  famille,  originaire 
des  Flandres,  est  de  très 
ancienne  noblesse. 
En  1477,  Messire  D...  Parent,  chevalier,  sei- 
gneur de  haut  et  bas  Moëron,  en  Champagne,  était 
grand  bailli,  gouverneur  de  Valois  pour  le  Roy  ; 
son  frère  Zacharie  de  Parent  (Parentis),  était,  dès 
1454,  prieur  de  l'abbaye  de  Saint-Christophe,  en 
Hallatte. 

Elle  a  produit,  en  outre,  un  légat  du  Pape  en 
1516,  un  maître  d'hôtel,  un  des  gentilhommes  de 
la  maison  du  roi,  plusieurs  chevaliers  de  Saint- 
Louis,  etc. 

La  branche  aînée  de  la  famille  Parent  du  Moi- 
ron,  était  représentée  par  Georges  Parent,  comte 
«le  Moiron,  procureur  de  la  République  à  Nice, 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur,  grand  officier 
et  commandeur  de  plusieurs  ordres,  décédé  récem- 
ment. 

Armes:  Fascé  de  quatre  pièces  argent  et  azur, 
accompagné  d'une  bande  d'or,  brochante  sur  le 
tout,  chargée   de  trois  coqs   de   sable,    crêtes   et 
membres  de  gueules. 
Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  lions. 
Devise  :  De  tout  temps  suis  apparent. 

PARFOURRU  (de). 

En  Normandie,  diocèse  de  Bayeux  :  terre  et 
seigneurie  qui  dépendait  de  la  haute  justice  de 
Torigni  pour  les  cas  ordinaires,  et  du  bailliage 
de  Bayeux  pour  les  cas  royaux.  Elle  appartint  à 
l'héritier  d'Hervé-Joseph  le  Cordier,  écuyer,  sei- 
gneur et  patron  de  Parfouru-l'Eclin.  Il  en  résulte 
plusieurs  fiefs  avec  de  beaux  droits.  Elle  a 
donné  le  nom  à  l'ancienne  maison  de  Parfourru, 
qui  se  prétend,  par  tradition,  issue  d'un  prince 
de  France,  ce  qui  s'appuie  par  ses  armes.  La 
maison  forte  qu'elle  avait  à  Parfourru  fermée  de 
mottes  et  de  ponts-levis,  fut  prise  et  ruinée  par 
les  Anglais  sous  le  règne  des  Valois.  Elle  perdit 
alors  tous  ses  biens,  titres  et  chartes,  de  sorte 


qu'il  ne   lui  est  resté  presque  plus  d'anciennes 
preuves. 

Sa  filiation  remonte  à  Jean  de  Parfourru,  sei- 
gneur dudit  lieu,  qui  vivait  en  1391.  Il  avait 
épousé  Jeanne  de  Pierrefitte,  de  laquelle  il  eut 
cinq  enfants  qui  perpétuèrent  son  nom. 

Armes  :  D'azur,  à  la  Jleur  de  lis  d'ur. 

PARISOT  DE  BERNEGOURT  (de). 

En  Lorraine,  le  premier  conuu  de  cette  famille 
qui  commence  la  filiation  suivie  est  Jean  Parisot, 
originaire  de  Mirecourt,  vivant  en  1598.  Son  petit- 
fils  Charles  Parisot,  fut  créé  baron  par  lettres  pa- 
tentes du  duc  de  Lorraine  du  7  septembre  1707, 
chevalier  du  St-Empire,  conseiller  d'Etat,  etc. 

Son  fils  Didier-Charles,  baron  de  Parisot  et  de 
Bernécourt,fut  colonel  d'un  régiment  de  cavalerie 
au  service  du  duc  Léopold  et  lieutenant  d'une 
compagnie  de  chevau-lé>gers  de  la  garde.  Il  laissa 
postérité  qui  s'est  poursuivi  jusqu'à  nos  jours. 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  1  >'t  4  d'or,  à  l'aigle  de 
sable  ;  aux  2  et  3  d'argent,  à  la  fasce  de  sable, 
accompagnée  de  trois  glands  de  sinople. 

PARTZ  DE  PRESSY  (de), 

La  famille  noble  de  Partz  est  très  ancienne,  et 
tire  son  nom  de  la  terre  de  Partz,  située  en  Alle- 
magne, dont  elle  est  originaire. 

L'un  des  membres  de  cette  famille  vint  s'étiiblir 
dans  les  Pays-Bas  dans  le  quatorzième  siècle  ; 
ses  descendants  ont  toujours  été  comptés  au  rang 
des  principales  familles  nobles,  et  ont  toujours 
contracté  des  alliances  avec  les  maisons  les  plus 
illustres  de  ces  provinces. 

Nous  ne  pouvons  faire  remonter  cette  famille 
qu'à  Jean  de  Partz,  qui  vivait  en  1490. 

Un  de  ses  descendants  au  6e  degré,  François- 
Joseph  de  Partz,  Ier  du  nom,  chevalier,  marquis 
de  Pressy,  fut  député  ordinaire,  et  à  la  cour  pour 
le  corps  de  la  noblesse  des  Etais  d'Artois,  en 
1711  et  1717. 

Un  de  ses  fils,  François-Joseph-Gaston  de  Partz 
de  Pressy,  fit  en  1722,  ses  preuves  de  noblesse, 
pour  entrer  au  collège  des  Quatre-Nation?,  à  Pa- 
ris ;  il  fut  docteur  en  théologie,  abbé  de  Ham  et 
mourut  en  1743,  laissant  plusieurs  ouvrages  de 
théologie  très  estimés. 

Son  frère  aîné,  Ambroise-Emmanuel-Antoine 
de  Partz  de  Pressy,  continua  la  postérité  de  la 
famille. 

Armes  :  D'argent,  au  léopard  de  sinople,  armé 
et  eilené  de  gueules. 


—  575  — 


—  576  — 


PARSEVAL  {de). 


Les  recherches  faites  pour 
établir  l'origine  exacte  de 
cette  famille,  antérieure- 
ment au  xvne  siècle,  sont 
restées  jusqu'à  présent  in- 
fructueuses ;  ces  recherches 
présentent  en  effet  de  très 
grandes  difficultés,  car, 
d'une  part,  l'orthographe 
actuelle  du  nom  ne  s'est  dé- 
finitivement fixée  dans  tou- 
tes les  branches  qu'au  com- 
mencement du  xixe  siècle, 
tandis  qu'antérieurement  les  divers  membres 
de  cette  famille  signaient  indifféremment  Par- 
seval,  Parceval,  et  même  Perceval;  d'autre 
part,  au  moyen  âge,  ce  nom  de  Parseval,  avec 
une  orthographe  quelconque,  était  un  prénom 
assez  usité,  qui  a  été  porté  fréquemment  dans 
certaines  familles,  telles  que  les  Billy,  Kerga- 
riou,  Doria,  etc.  Ce  fait  explique  l'opinion 
parfois  émise,  sans  qu'elle  soit  fondée  sur  aucun 
document  authentique,  que  la  famille  de  Parse- 
val aurait  pour  auteur  le  fameux  Perceval,  che- 
valier de  la  Table-Ronde. 

On  trouve  aux  xive  et  xve  siècles  un  assez 
grand  nombre  de  seigneurs  de  ce  nom,  entre  au- 
tres: 1°  Jehan  et  Guillaume  Parceval  de  Ho- 
denc,  fils  de  Jehan  Parceval,  seigneur  de  Ho- 
denc,  chevaliers  de  la  ville  de  Neufchatel-en- 
Luicourt,  auxquels  le  roi  Charles  VI  accorda  en 
décembre  1380,  des  lettres  de  rémission  pour 
participation  à  un  meurtre  commis  dans  une  rixe 
publique  (Archives  nationales,  charte  159,  regis- 
tre JJ.  118,  i°  84)  —  2°:  Guillaume  Parseval, 
écuyer,  à  qui  le  roi  Charles  VII  octroya  à  Chi- 
non,  en  mars  1445,  des  lettres  de  rémission 
«  pour  quelques  malversations  commises  sur  le 
«  fait  de  la  guerre,  en  considération  de  ses  bons 
«  services,  car  il  avait  été  chargé  du  commande- 
ce  ment  d'une  compagnie  de  gens  de  guerre,  avait 
«  été  capitaine  commandant  la  place  et  forteresse 
«  de  La  Bataille,  et  avait  remis  sous  l'obéissance 
«  du  roi  les  ville  et  chastel  de  Melleen  Poitou.  » 
(Archives  nationales,  charte  171,  registre  JJ.  177, 
f»  114  )  —  3*  Jehan  Parceval,  ecuyer,  seigneur  de 
Luceray,  qui  fut  autorisé  par  lettres  du  roi  Char- 
les VIII,  octroyées  à  St-Just  de  la  ville  de  Lyon, 
en  1497  «  à  établir  deux  foires  par  an  en  sa  sei- 
«  gneurie  de  Luceray,  sise  en  la  chastellenie 
«  de  Melle  en  Poitou,  sur  laquelle  il  a  haulte, 
«  moyenne  et  basse  justice.  »  (Archives  nationa- 
les, charte  504,  registre  JJ.  227,  fo  259). 

On  peut  présumer  que  ces  seigneurs  faisaient 
partie  de  la  famille  dont  nous  nous  occupons  ici; 
mais  sa  filiation  complète  n'est  authentiquement 
établie  que  depuisAlexandre  Parseval,  avocat  au 


Parlement,  né  en  1633,  mort  en  1689,  qui  avait 
épousé  Marie  Pinceloup,  d'une  famille  noble 
ayant  à  cette  époque  une  grande  situation  dans 
le  Perche. 

Les  descendants  d'Alexandre  Parseval  et  d}  Ma- 
rie Pincelo  up  habitèrent  aux  xvne  et  xvme  siècles,  le 
Perche,  l'Orléanais  et  l'Ile-de-France,  provinces 
dans  lesquelles  ils  possédèrent  les  fiefs  de  la 
Brosse,  Briou,  Beauvilliers,  Oucques,  Autry,  la 
Chevallerie,  Pont,  la  Thuilerie,  Frileuse,  la  Val- 
lée, la  Goubaudière,  la  Pillardière,  Fontaine,  le 
Perthuis,  Conflans,  Montmartin,  Glatigny,  les 
Chênes,  Grandmaison  etc Depuis  la  révolu- 
tion, la  famille  de  Parseval  s'est  disséminée  dans 
l'Ile-de-France,  l'Orléanais,  la  Bretagne,  la  Bour- 
gogne, la  Provence,  le  Languedoc  et  la  Bavière.  • 

Elle  a  fourni  des  conseillers  et  secrétaires  du 
roi,  un  maire  perpétuel  de  Nogent-le-Rotrou,  un 
gouverneur  du  Perche,  des  fermiers-généraux  et 
receveurs  généraux  des  Finances,  des  officiers 
généraux,  un  amiral  de  France,  un  grand  nom- 
bre d'officiers  de  tous  grades  des  armées  de  terre 
et  de  mer,  des  gardes  du  corps,  un  gentilhomme 
de  la  chambre  du  roi  Charles  X,  un  chevalier  de 
Malte,  un  grand  nombre  de  hauts  dignitaires  et 
de  chevaliers  de  St-Louis,  de  la  Légion  d'hon- 
neur et  des  différents  ordres  français  et  étran- 
gers, un  membre  de  l'Académie  française,  etc 

Plusieurs  gentilshommes  de  cette  famille  suivi- 
rent en  émigration  les  princes  frères  du  roi  et 
prirent  part  aux  opérations  militaires  de  l'armée 
de  Condé  et  plus  tard  à  l'expédition  de  Quiberon. 
D'autres  payèrent  de  leur  tête,  en  1794,  leur  fidé- 
lité et  leur  attachement  à  la  maison  Royale  de 
France.  De  nos  jours,  le  colonel  de  Parseval  eut 
l'honneur  d'être  choisi  par  M.  le  Cte  de  Paris 
pour  remplir  les  fonctions  de  gouverneur  de  M. 
le  duc  d'Orléans. 

La  famille  de  Parseval  a  formé  cinq  branches 
principales  : 

I.  —  La  branche  des  comtes  de  Briou,  éteinte. 
IL  —  La  branche  de  Pont,  de  laquelle  est  issu 
le  rameau  de  Frileuse. 

III.  —  La  branche  de  Fontaine,  qui  a  formé  le 
rameau  de  Perthuis  et  un  deuxième  rameau,  fixé 
en  Bavière  à  la  suite  de  l'émigration,  dont  les 
membres  ont  occupé  et  occupent  encore  dans  ce 
pays  de  hautes  situations  à  la  cour  et  dans  l'ar- 
mée. 

IV.  —  La  branche  de  Glatigny,  éteinte. 

V.  —  La  branche  des  Chênes,  de  laquelle  est 
issu  le  rameau  de  Grandmaison. 

Parmi  les  nombreuses  illustrations  de  cette  fa- 
mille, il  convient  de  citer  : 

1.  Pierre  Parseval  (1658-1728),  seigneur  de  la 
Chevallerie,  conseiller  du  roi,  maire  perpétuel 
de  Nogent-le-Rotrou  (titre  attributif  de  noblesse 
héréditaire  par  décret  du  roi  Henri  II),  lieutenant 
général  et  particulier  de  Nogent,  gouverneur  du 
Perche,    inscrit    à    l'armoriai    général    de    1696 


577  — 


—  578 


(Biblioth.  Richelieu,  tome  733,  Alençon,  n°  278). 
De  lui  descendent  toutes  les  branches  de  la  la- 
mille  à  l'exception  de  celle  des  comtes  de  Briou, 
éteinte  ; 

2.  Pierre  Parseval  (1687-1766),  seigneur  de  la 
Brosse,  Beauvilliers  et  Briou,  colonel  de  Dra- 
gons. Il  prit  part  à  toutes  les  campagnes  de  la  tin 
du  règne  de  Louis  XIV  et  du  commencement  du 
règne  de  Louis  XV;  passé  au  service  de  l'Espagne 
pendant  l'union  des  deux  couronnes,  il  se  distin- 
gua dans  un  grand  nombre  de  sièges  et  de  com- 
bats, particulièrement  au  siège  de  Cordone  où  il 
monta  deux  fois  à  l'assaut  et  à  la  bataille  de  Mé- 
lasso  où,  à  la  tête  de  100  dragons,  il  rompit 
l'avant-garde  de  l'empereur,  battit  un  corps  d'in- 
fanterie qui  la  soutenait  et  lui  enleva  trois 
drapeaux.  Il  rentra  en  France  lors  de  la  rup- 
ture de  l'alliance  malgré  les  instances  de  Sa  Ma- 
jesté Catholique  qui  lui  offrait  la  grandesse  d'Es- 
pagne ; 

3.  Pierre-Charles  de  Parseval  (1743-1822),  fils  du 
précédent,  comte  de  Briou,  seigneur  de  la  Brosse, 
Beauvilliers,  Oucques  et  Autry,  officier  de  cava- 
lerie dans  le  régiment  d'Orléans,  puis  lieutenant 
a  la  compagnie  écossaise  des  gardes  du  corps, 
maréchal  de  camp  et  chevalier  de  Saint-Louis  en 
1788.  Il  était  de  service  auprès  de  S.  M.  la  reine 
Marie-Antoinette  pendant  les  funestes  journées 
des  5  et  6  octobre  1789.  Ayant  suivi  les  frères  du 
roi  en  1791,  il  fit  la  campagne  de  1793  à  l'armée 
des  princes,  puis  passa  en  Russie  où  il  dirigea 
l'Ecole  des  cadets-nobles  et  fut  nommé  général- 
major  ;  jusqu'à  la  Restauration,  il  resta  chargé  des 
intérêts  politiques  de  S.  M.  le  roi  Louis  XVIII  à 
la  cour  de  Bussie.  Rentré  en  France  en  1814,  il 
fut  promu  Lieutenant-Général,  décoré  du  Cordon- 
rouge,  et  reçut  le  commandement  de  la  compa- 
gnie des  gardes  du  corps  dite  de  Wagram.  En 
1815,  il  suivit  le  roi  à  Gand  et  reçut  le  commande- 
ment de  tous  les  corps  de  cavalerie  composant  la 
maison  militaire  du  roi.  A  la  deuxième  Res- 
tauration, il  fut  promu  grand-croix  de  Saint- 
Louis. 

4.  Alexandre  de  Parseval  des  Chênes  (1790- 
1800),  amiral  de  France  et  sénateur.  Il  prit  part  à 
la  bataille  de  Trafalgar,  au  combatdes  Sables  d'O- 
lonne,  à  l'expédition  d'Alger,  dirigea  celle 
de  Bougie,  se  distingua  au  blocus  de  la  Vera- 
Cruz. 

Il  eut  l'honneur  d'avoir  sous  ses  ordres  à  diffé- 
rentes reprises  Mgr  le  prince  de  Joinville  qui, 
dans  son  ouvrage  :  Vieux  Souoenirs,  a  fait  de 
lui  le  portrait  le  plus  flatteur  et  relaté  sa  brillante 
conduite  à  l'affaire  de  Saint-Jean  d'Ulloa.  Après 


avoir  exercé  à  deux  reprises  comme  vice-amiral 
le  commandement  en  chef  de  l'escadre  de  la  Mé- 
diterranée et  deux  fois  aussi  les  fonctions  de  pré- 
fet maritime,  il  fut  appelé  au  Conseil  d'amirauté  et 
à  la  présidence  du  conseil  des  travaux  de  la  ma- 
rine. Il  couronna  sa  brillante  carrière  par  le  com- 
mandement de  l'escadre  de  la  Baltique  pendant  la 
guerre  de  Crimée  et  attacha  son  nom  à  la  prise 
do  Bomarsund,  à  la  suite  de  laquelle  il  fut  promu 
amiral  de  France  et  grand-croix  de  la  Légion 
d'honneur. 

Principales  Alliances.  —  Branche  de    Briou  : 
Léonard,  de  Maillé-Brézé,  de  Pbilmain,  Colas  de 
Maimusse,  Le  Moyne,  de  Nispen,  de  Malleret  de 
St-Maixent,  de  Moracin.—  Branche  de  Pont  :  Fer 
rand,Pinceloup  delà  Grange,  de  Montaran,  André 
de  la  Guerche,  du  Vaucel,  de  Floissac,  Brac  de  la 
Perrière,  Brossin  de  Saint-Didier,  Fabus  de  Ver- 
nan,  Delahante,  Mondot  de  la  Gorce,  de  Pestre, 
Laurens  de  Waru,  Bergeron  d'Anguy,  Le  Duc  de 
Bernières,  de  Montpinson,   Brulley   de   la   Bru- 
nière,  de  Frotté,  Puyhabillier  de  Leyrac,  Delfau 
Pontalba,  Quirouard,  Le  Forestier  de  Vendeuvre, 
Gautier  de  Charnacé,  des  Hameaux.  —   Branche 
de  Fontaine  :  de  Potor,   des  Brets,   de  Bastard, 
baron    d'Autigny,  de  Bergh,  Desmé  de  Gagnon- 
ville,  O'Hegerty,  de  Foudras,  d'Arros,  du  Chesne, 
Dupont  de  Saint-Ouen,  de  Reinhard,  de  Schaden, 
de  Rennenkempff,  de  Wangenheim,  de  Bourcet, 
Michon  de  Pierreclos,  Sain  de  Mannévieux,  Ale- 
xandre d'Hanache,  Brossin  de  Saint-Didier,  Be- 
noist  de  Laumont,  de  Méreuil,   d'Amoreux,  Le 
Charpentier,  Passerat  de  la  Chapelle,  Boyer,  de 
Montaudouin.  —  Branche  de  Glatigny  :  de  Gois- 
lard,  d'Alvimare,  Morin,  Tiger  de  Bouffigny,  Bes- 
sirard  de  la  Touche.  —  Branche  des  Chênes  :  Co- 
chis  de   Chaumont,  Gromaire  de  la  Bapomerie. 
Despaulx,  Le  Breton   de   Vannoise,  Randon    du 
Thil,  de  Gaze  de  Méri,  Benon  de  Vosgines,  Calla- 
nan. 

Preuves  à  consulter  :  d'Hozier,  Magny,  O'Gilvy, 
Courcelles,  Archives  nationales,  Archives  d'Eure- 
et  Loir,  Archives  des  ministères  de  la  guerre  et 
de  la  marine,  pièces  originales  de  la  bibliothèque 
Richelieu. 

Armes:  D'argent  au  pat  de  sable  chargé  de  trois 
étoiles  du  champ. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lions. 

PASQUIER  DE  FRANGLIEU. 

Famille  distinguée  par  les  services  militaires 


Tome  II 


19 


579 


—  580 


qu'elles  a  rendus  à  l'Etat,  et  par  les  alliances  con- 
sidérables qu'elle  a  contractées,  avec  les  meilleures 
familles  du  royaume.  Les  lettres  d'érection  en 
marquisat  des  terres  et  seigneuries  de  Lasca- 
zères,Hagedet,  etc.  sous  le  nom  de  Franclieu,  en 
faveur  de  Jean-Baptiste- Madeleine-Isidore-Char- 
les-Laurent  Pasquier  de  Franclieu,  données  par 
Louis  XV  au  mois  de  juillet  1767,  portent  en 
substance  que  :  la  noblesse  de  la  famille  de  Pas- 
quier de  Franclieu,  originaire  de  l'Isle-de- France 
est  trop  ancienne  pour  qu'on  puisse  en  indiquer 
l'origine.  Mais  la  filiation  suivie  ne  remonte  qu'à 
Robert  Pasquier  qui  vivait  en  1356.  Il  fut  l'un  des 
vingt-sept  écuyers  de  la  compagnie  de  Hue  de 
Kaurtrec,  chevalier,  sous  la  charge  de  messire 
Foulques  de  Laval,  capitaine  général  des  pays 
d'Anjou  et  du  Maine,  reçu  à  Paris  le  20  novembre 
1356. 

Le  29  mai  1580,  Pierre  Pasquier  de  Franclieu, 
IIIe  du  nom,  obtint  l'agrément  de  Henri  III,  pour 
une  place  de  l'un  des  cent  gentilshommes  de  la 
chambre  de  ce  prince.  Il  fit  prisonnier  de  guerre 
le  sieur  de  Voisins,  ligueur,  suivant  une  ordon- 
nance du  maréchal  de  Biron,  en  date  du  30  octo- 
bre 1591. 

Au  12e  degré,   nous  remarquons  Jacques-Lau- 
rent-Pierre-Charles Pasquier,  seigneur  de  Franc- 
lieu,   qui  emporta  l'épée  à  la  main,  à  la  tête  d'un 
piquet  de  soixante  caporaux,  la  Bastia  en  Italie, 
défendue  par  six  cents  hommes,  ce  qui   lui  valut 
un  régiment  d'infanterie  qui  a  porté  son  nom,  et 
dont  il  fut  nommé  colonel   par  commission  du  3 
mars  1706.  Il  se  distingua  à  la  tête  de    son  régi- 
ment dans  la  campagne  de  la  même  année,  étant 
du  corps  qui  détendait  les  ligues  le  long  du  Rhin 
qu'il  commanda  en  chef  pendant  plusieurs  jours. 
Il  se  distingua  dans  plusieurs  autres  affaires.  Le 
roi  d'Espagne  Philippe  Ar,  l'ayant  nommé  son  aide 
de  camp,  il  passa  à  son  service  avec  l'agrément  du 
roi  Louis  XIV,  qui  lui  permit  de  vendre  son  régi- 
ment, et  lui  dit  qu'il  lui  tiendrait  compte  des  ser- 
vices qu'il  rendrait  au  roi,  son  petit-fils.  Le  même 
prince  lui  donna  le  gouvernement  de  Fraga,  dans 
le  royaume  d'Aragon,  le   18  décembre  1723,  après 
l'avoir  nommé,  en  1719,  brigadier  de  ses  armées. 
Il  laissa  onze  enfants.  Son  fils  aine,   Jean-Bap- 
tiste-Madeleine-Isidore-Charles-Laurent  Pasquier, 
marquis   de  Franclieu,  né  à  Fraga,    au  royaume 
d'Aragon,  le  5  août  172i,  d'abord  mousquetaire  du 
roi  dans  la  première  compagnie,  ensuite  capitaine 
au  régiment  de   Bourbon-cavalerie,   chevalier  de 
St-Louis,  se  trouva  dans   plusieurs    batailles   et 
autres  actions  où  il  signala  son  courage  et  son 
habileté.  Ce  fut  lui    qui,   en  récompense   de  ses 
services  et  de  ceux  de  ses  prédécesseurs,   obtint 
du  roi  Louis  XV,  les  lettres  d'érection  en  marqui- 
sat de  ses  terres  et  seigneuries. 

Le  petit-fils  de  son  frère  Jean-François-An- 
selme  Pasquier,  comte  de  Franclieu,  Anselme- 
Florentin-Marie   Pasquier,   baron    de   Franclieu, 


capitaine  de  vaisseau,  chevalier  de  l'ordre  royal 
et  militaire  et  St-Louis,  a  fait  la  guerre  d'Améri- 
que, a  émigré  avee  son  père,  au  mois  de  mai 
1791,  fut  aide  de  camp  de  son  altesse  sérénissi- 
meire  monseigneur  le  duc  de  Bourbon,  et  s'est 
trouvé  au  siège  de  Maestricht,  en  1793. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  têtes  de  ma,ures  de  sable,  tortil- 
lées d'argent,  et, en  pointe,  de  troisfleurs,  appelées 
pâquerettes,  d'or,  terrassées  de  même,  celle  du 
milieu  supérieure. 

PASSAGE  (du). 

Seigneurs  de  Sincheny,  d'Autreville,  de  Ther- 
mes, Caillouet,  Plenoy,  Betencourt.  Vaux,  Les- 
grenaux,  Sainte-Segrée,  etc.,  etc. 

Originaire  du  duché  de  Bade,  où  ses  ancêtres 
prenaient  rang  dès  le  xiie  siècle,  parmi  les  plus 
nobles  maisons  de  la  province,  la  famille  du  Pas- 
sage s'établit  en  France  en  1440.  Jacques  du  Pas- 
sage, son  chef,  accompagnait  Marie  de  Clèves 
lorsque  cette  princesse  vint  épouser  Charles,  duc 
d'Orléans  ;  il  se  fixa  en  Picardie  par  son  mariago 
avec  une  demoiselle  de  la  maison  de  Vaux  qui 
lui  apporta  les  seigneuries  de  Sincheny  et  d'Au 
treville.  Ses  descendants  ont  constamment  habité 
cette  province,  et  se  sont  distingués  par  une  suite 
non  interrompue  de  services  dans  les  armées,  où 
ils  ont  souvent  occupé  des  grades  supérieurs  ;  ils 
ont  donné  des  gentilshommes  ordinaires  de  la 
maison  du  roi,  des  maîtres-d'hôtel  et  des  écu- 
yers aux  ducs  d'Orléans,  des  chevaliers  du  Saint- 
Esprit  de  Montpellier,  de  Saint  Michel,  de  Saint- 
Louis  et  de  Malte,  des  capitaines  des  chasses,  des 
gouverneurs  de  villes  fortes,  etc.  Plusieurs  de- 
moiselles de  cette  maison  ont  été  élevées  à  Saint- 
Cyr  ;  une  a  été  abbesse  de  l'abbaye  royale  de 
Mouchy.  Cette  maison  a  été  maintenue  dans  sa 
noblesse  par  jugement  du  11  mars  1599,  du  27 
novembre  1634  et  du  21  décembre  1697. 

Sa  filiation, depuis  son  établissementenFrance, 
remonte  à  Christophe  du  Passage,  gentilhomme 
du  duché  de  Clèves,  qui  avait  épousé  Marguerite 
de  Michiels,  dont  il  eut  postérité.  Son  fils  Jacques 
du  Passage,  reçut  en  1491,  un  certificat  d'Engil- 
bert,  comte  de  Nevers,  qui  constatait  son  origine 
et  sa  qualité  de  gentilhomme.  Il  rendit  hommage 
à  ce  prince  pour  la  seigneurie  de  Sincheny,  dé- 
pendante du  château  de  Coucy,  en  février  1481. 

Armes  :  De  sable,  à  trois  fasces  ondées  d'or. 

Supports  :  Deux  lions. 

Couronne  de  comte. 

PATARD  DE  LA  VIEU VILLE. 

Cette   famille    nous    est   connue  depuis  Pierre 


—  581  — 


—  582  — 


Patard,  seigneur  du  Fertis,  lieutenant  du  juge 
civil  et  criminel  de  Chateaubriand,  en  1400. 

Mahiet  Patard,  son  fils,  était  un  des  trois  pages 
de  Monseigneur  le  duc  d'Orléans,  en  1403.  Il  ser- 
vit plus  tard  en  qualité  de  capitaine  dans  le  ré- 
giment d'Orléans-infanterie,  où  il  était  encore 
en  1426,  époque  de  son  mariage  avec  Guillette  Le 
-Boutier. 

André  Patard  de  la  Vieuville  faisait  partie  de 
l'armée  des  Princes  durant  l'émigration. 

Armes  :  D'argent,  au.  chêne  arraché  de  sinople, 
au  chef  d'azur,  chargé  d" 'un  cœur  d'or. 

Timbre  :  Un  casque  de  profil,  orné  de  ses  lam- 
brequins. 

PAVANS  DE  GEGGATY. 

Famille  ancienne,  originaire  de  Venise,  et  ve- 
nue en  France  au  commencement  du  xviie  siècle. 
Elle  a  produit  un  gouverneurde  l'académie  royale 
de  Besançon,  un  brigadier  des  armées  du  roi  et 
des  officiers  supérieurs  distingués. 

Depuis  son  établissement  en  France,  la  filiation 
de  cette  famille  se  déduit  depuis  François  de  Pa- 
vans  de  Ceocaty,  noble  vénitien,  qui  fut  nommé 
gouverneur  de  l'Académie  royale  de  Besançon,  par 
lettres-patentes  de  Philippe,  roi  de  Castille,  de 
Léon,  etc.  en  date  du  26  juin  1662.  Le  30  octobre 
1672,  il  fit  l'acquisition  de  la  terre  et  seigneurie  de 
Fourg,  en  Franche-Comté.  Le  28  novembre  1673, 
Charles,  roi  deCastille,  de  Léon, etc.  lui  accorda  des 
lettres  de  récognition  de  noblesse.  Créé  baron  par 
lettres  patentes  du  même  souverain,  au  commen- 
cement de  1676,  il  prêta  serment  comme  baron 
et  seigneur  de  Fourg,  en  février  1676.  Il  épousa 
en  premières  noces,  en  1663,  demoiselle  de  Fré- 
merie  de  Rousselot,  et,  en  secondes  noces,  Caro- 
line de  Hédival.  Il  n'eut  postérité  que  du  premier 
lit. 

Armes*  D'azur,  à  deux  lions  affrontés  d'or,  sur 
une  terrasse  d'argent,  soutenant  de  leurs  pattes 
un  ècu  d'argent,  à  une  aigle  aux  ailes  éployêes  de 
sable,  timbrée  d'une  couronne  de  marquis. 

Couronne  de  comte. 

Timbre  :  Un  heaume  grille  et  liséré,  avec  bour- 
relet et  hache  me  nts  d'or  et  d'azur. 

Cimier  :  Une  tête  de  chqt-huant . 

PAYAN  DU   MOULIN  (dé). 

Cette  maison  est  probablement  originaire  d'I- 
talie, où  l'on  rencontre  le  nom  de  Pagani,  famille 
dont  un  de  ses  membres  aura  suivi  le  Pape  à  Av  - 
gnon.  Lors  de  l'établissement  du  Saint-Siège  dans 
cette  ville,  on  la  trouva  effectivement  fixée  dans 
le  Comtat-Venaissin  dès  le  milieu  du  xv  siècle, 
époque  à  laquelle  elle  jouissait  déjà  d'une  grande 


considération,- elle  s'est,  dans  la  suite,  répandue 
dans  le  Languedoc  et  le  Daupiiiné,  et  a  reçu  de 
Louis  XIII  des  lettres  de  naturalisation. 

Elle  a  pour  auteur  certain,  Philibert  de  Payan 
qui  testa  le  26  août  1495,  voulant  être  enterré 
dans  l'église  paroissiale  de  Saint-Martin  de  Vi- 
san,  diocèse  de  Saint-Paul-Trois-Châteaux,  où 
était  le  tombeau  de  sa  famille.  Il  y  avait  épousé, 
en  premières  noces,  Catherine  Albi  et  en  secondes 
noces,  Marie  de  Champié. 

Son  fils  aine,  Perrin  de  Payan,  laissa  une  pos- 
térité dont  la  destinée  est  inconnue. 

François  de  Payan,  un  de  ses  autres  fils,  du 
second  lit,  tut  l'auteur  de  la  branche  cadette. 
Nous  remarquons  parmi  ses  descendants,  Fran- 
çois de  Payan  du  Moulin,  qui  fut  écuyer,  avocat 
au  Parlement,  conseiller  du  roi,  vice-bailli,  juge 
royal  et  criminel  au  bailliage  de  Saint-Paul,  etc., 
il  épousa  le  9  février  1754,  Marthe  d'Iscard,  dont 
il  eut  postérité. 

Une  troisième  branche,  issue  de  la  précédente, 
a  pour  auteur  Jean  de  Payan,  avocat  au  parle- 
ment de  Grenoble,  qui  vivait  en  1676. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
de  trois  molettes  du  même,  2  en  chef  et  1  en 
pointe. 

PAYEN  DE  LA  GARENDERIE. 

En  Normandie. 

Noble  et  ancienne  famille  qui  se  dit  être  une 
branche  de  la  maison  de  Vassy,  une  des  plus 
anciennes  et  des  plus  illustres  de  la  Basse-Nor- 
mandie. Lors  de  la  recherche  de  la  noblesse,  faite 
par  le  commissaire  Montfaut  en  1463,  sous  le  rè- 
gne et  par  l'ordre  de  Louis  XI,  Jean  Payen,  sei- 
gneur de  Campagnolles,  et  Jean  Payen,  son  frère, 
seigneur  de  la  Garenderie,  prouvèrent,  conjointe- 
ment avec  Olivier  de  Vassy,  seigneur  de  la  Foret, 
être  tous  descendants  de  Guillaume  Mauhias  ou 
Mahéas,  frère  puîné  de  messire  Richard  Mahéas, 
chevalier,  seigneur  et  baron  de  Vassy. 

Jean  Payen,  seigneur  de  la  Garenderie,  la  Pi- 
chonnière  et  du  Plantis,  qui  fit  ses  preuves,  com  • 
me  on  vient  de  le  dire,  avec  son  frère,  épousa 
Gillonne  de  laBroise  dont  il  eut  plusieurs  enfants. 

Son  troisième  fils,  Guyon,  continua  la  branche 
aînée  qui  s'éteignit  dans  les  mâles  au  75  degré,  à 
la  mort  de  René  qui  n'eut  que  deux  filles  ;  et  son 
4e  fils,  François,  fut  l'auteur  de  la  branche  des 
seigneurs  de  la  Mitaudière. 

Cette  maison  a  formé  en  outre  les  branches  des 
seigneurs  de  Saint-Sauveur,  de  laquelle  est  sortie 
celle  des  seigneurs  de  la  Garenderie  ;  celle  des 
seigneurs  de  Beaulinge,  des  seigneurs  de  Noyant, 
des  seigneurs  de  Chavoy  et  des  seigneurs  de  Mé- 
zières. 

On  trouve  dans  l'Isle-de-France  plusieurs  bran. 


—  583  — 


—  584  — 


ches  de  Payen,  originaires  de  Normandie,  qui, 
par  transmutation  ou  changement  d'émaux  com- 
me cadets,  portent  :  d'azur,  à  trois  besants  d'or. 
Supports:  Deux  athlètes  et  un  en  cimier.  Devise 
et  Cri  de  guerre  :  In  arduis  fortior. 

Une  de  ces  branches  avait  embrassé  le  parti  de 
la  robe  ;  elle  s'est  alliée  aux  maisons  d'Estrées,de 
Lionne,  etc.  et  avait  une  chapelle  dans  l'église  des 
Filles-de-Saint-Thomas,  rue  Vivienne  à  Paris. 

La  première  branche  qui  s'est  établie  à  Paris  a 
pour  souche  Payen  de  la  Chauiïraye,  en  1420. 
C'est  de  lui  qu'est  descendu  Guillaume  Payen, qui 
fit  bâtir  les  maisons  de  la  rue  Payenne,  à  laquelle 
il  donna  son  nom.  Les  plus  anciens  auteurs  de 
Normandie  font  mention  des  seigneurs  du  nom 
de  Payen,  qui  tous  ont  tenu  le  plus  haut  rang 
dans  cette  province. 

On  voyait  sur  la  muraille  de  la  chapelle  du  Tré- 
sor à  Mont-St-Michel,  dans  l'aile  droite,  le  nom 
et  les  armes  d'un  Payen  qui,  en  1400,  aida  à 
conserver  cette  place  contre  les  Anglais.  Les  ar- 
mes des  différents  nobles  qui  s'y  conservaient 
sont  une  preuve  de  l'ancienneté  et  de  la  valeur  des 
gentilshommes  qui  s'y  portèrent  volontairement. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  tourteaux  de  sable,  le 
premier  charge  d'une  rose  d'or. 

Supports  :  Deux  athlètes,  et  un  en  cimier. 
Devise  et  Cri  de  guerre  :  In  arduis  fortior. 

PELAGOT  (de). 

Seigneurs  de  la  Rousse  et  de 
la  Prias,  paroisse  de  Bansat, 
élection  d'Issoire. 

Isaac  de  Pélacot,  seigneur 
des  dits  lieux,  fut  maintenu 
dans  sa  noblesse,  en  1606,  snr 
preuves  remontant  à  Jacques 
du  Pélacot,  son  trisaïeul,  ma- 
rié le  2  août  1527  avec  Anne 
de  Buisson.  Mais  cette  famille 
est  beaucoup  plus  ancienne, 
puisqu'elle  comptait  déjà  une 
ad  mission  au  chapitre  de  Briou- 
de,  en  1490,  et  que  pour  cela  il  fallait  être  noble 
d'au  moins  quatre  générations. 

Damien  de  Pélacot,  père  d'Isaac,  déjà  nommé, 
servit  pendant  plusieurs  campagnes  dans  divers 
corps,  notamment  dans  les  chevaux-légers  du 
marquis  de  Canillac,  suivant  attestations  de  1625 
et  1628.  Ses  descendants  firent  foi-hommage  au 
roi,  à  raison  de  la  seigneurie  de  la  Prias,  en  1669, 
168o,  L699,  et  furent  convoqués  à  l'assemblée  de 
la  noblesse  de  la  sénéchaussée  de  Biom  en  1789. 
Un  de  Pélacot,  officier  do  gendarmerie,  cheva- 
liar  de  St-Louis  et  de  la  Légion  d'honneur,  épousa 
en  1818  ou  1819  Adèle  du  Lac,  d'une  famille  très 
distinguée  de  l'arrondissement  de  Brioude.    Ce 


nom  paraît  encore  dans  un  procès  pour  succes- 
sion, en  cour  royale  de  Biom,  le  30  août  18'j3. 

Eugène  de  Pélacot  fut  maire  de  Bansat  ;  né  le 
15  août  1806,  il  mourut  le  14  octobre  1851. 

Outre  les  alliances  déjà  citées,  la  famille  de  Pé- 
lacot en  compte  avec  celles  de  Vigier,  de  Vors 
ou  Vaures,  de  la  Vernède,  de  Miremont,  etc.  etc. 

Armes:  Ecartelé ;  aux  1  et  4,  d'or,  à  la  rose  de 
gueules;  aux  2  et  3,  échiquelés  d'or  et  d'azur. 
Alias  :  D'azur,  à  la  croix  d'or. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL 

Pélacot  (Gharles-Balthazar,  comte  de), 
*  ♦  ♦  ♦>  lieutenant-colonel  d'infanterie 
de  marine,  breveté  d'Etat-Major,  marié  à 
Marie  de  Brives.  Résidence  :.  Château  de 
Chavagnac  par  Murât  (Cantal). 

PELLEGARS  MALORTIE  (de). 

Famille  noble  de  Normandie  dont  on  ne  peut 
assurer  l'origine,  ses  titres  et  ses  chartes  ayant 
été  brûlés  par  les  Anglais  qui  désolèrent  la  Pro- 
vince ;  on  croit  cependant  qu'elle  est  sortie  d'Ita- 
lie. Il  parait  que  le  nom  de  Malortie,  qu'elle  a 
joint  au  sien,  lui  vient  d'une  alliance  faite  par 
Bobert  de  Pellegars  avec  une  demoiselle  de  Ma- 
lortie, ce  qui  fait  que,  dans  la  plupart  des  actes, 
ceux  de  cette  famille  sont  nommés  Pellegars,  dit 
Malortie.  Elle  était  divisée  en  deux  branches:  la 
première  faisait  sa  résidence  sur  la  terre  delaBi- 
vière,  élection  de  Pont-Audemer  ;  la  seconde,  sur 
la  terre  de  Mirouèt,  élection  de  Pont-1'Evêque. 

Le  premier  dont  on  ait  connaissance  est  Nicolas 
de  Pellegars,  seigneur  de  Corneville,  qui  fut  fait 
prisonnier  par  les  Anglais,  et  envoyé  en  Angle- 
terre ;  ayant  payé  sa  rançon,  il  fut  renvoyé  chez 
lui,  et,  peu  de  temps  après  son  retour,  il  eut  le 
malheur  de  voir  sa  maison  brûlée  par  les  Anglais 
en  1447  et  1448,  avec  tous  ses  titres,  chartes,  écri- 
tures et  meubles  <jui  s'y  trouvèrent. 

Ses  deux  fils,  voyant  la  plus  grande  partie  de 
leurs  eflets  perdus  dans  l'incendie  et  par  le  pil- 
lage des  Anglais,  eurent  recours  à  leurs  parents 
et  amis  qui  les  firent  entrer  au  service  où  ils  se 
concilièrent  l'estime  et  la  bienveillance  de  S.  M. 
et  des  Princes,  tant  par  leur  conduite  que  parleur 
bravoure,  qu'ils  signalèrent  aux  batailles  de  Ver- 
neuil,  du  Perche,  Montlhéry,  Perpignan,  à  Paris 
contre  les  Bretons  et  les  Bourguignons,  et  dans 
plusieurs  autres  occasions.  L'un  d'eux,  Charles, 
fut  tué  à  la  bataille  de  Perpignan,  et  l'aîné,  Bobert, 
chevalier,  fut,  en  récompense  de  ses  services  et 
de  sa  valeur,  fait  chambellan  du  roi  Charles  VII, 
qui  écrivit  à  l'évèque  de  Lisieux  pour  lui  faire 


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épouser  une  de  Malortie,  demoiselle  de  la  Motte, 
fille  de  Cardot  de  Malortie,  qui  était  un  seigneur 
très  distingué  ;  et  par  considération  pour  le  dit 
Cardot,  son  beau-père,  il  en  prit  le  nom  et  les  ar- 
mes. Il  fut  continué  dans  sa  qualité  de  chambellan 
sous  Louis  XI,  qui  le  fit  chevalier,  comte  de  Con- 
ches,  de  Breteuil,  baron  de  la  Tour-du-Pin,  en 
Dauphiné,  et  seigneur  de  Guirrier.  Il  obtint  encore 
plusieurs  terres  titrées,  ce  qui  est  prouvé  par  des 
lettres  patentes  en  date  du  28  octobre  1463.  Il  se 
maria  en  secondes  noces  avec  une  dame  du  Dau- 
phiné, nommée  de  Vernay,  mais  il  n'eut  des  en- 
fants que  de  son  premier  lit.  Il  mourut  le  25  mai 
1472  et  fut  inhumé  dans  le  chœur  de  l'abbaye  des 
Conches,  où  l'on  voit  sur  son  épitaphe  qu'il  est 
qualifié  chevalier,  conseiller,  chambellan  du  roi, 
comte  de  la  Baranne,  en  Viennois,  de  Conches  et 
de  Breteuil,  baron  de  la  Tour-du-Pin  et  seigneur 
de  Guirrier. 

Son  petit-fils,  Guillaume  de  Pellegars,  élevé 
dans  la  maison  de  Bourbon,  se  trouva  à  plusieurs 
batailles,  entr'autres  à  la  prise  d'Arras,  où  il  se 
distingua.  Lui  et  ses  trois  autres  frères  obtinrent 
du  Pape  Léon  X,  la  8e  année  de  son  pontificat, 
une  bulle,  le  22  juillet  1521,  qui  leur  accordait  et 
à  toute  leur  postérité,  pour  eux,  leurs  femmes  et 
à  celles  de  leurs  descendants,  des  indulgences 
très  étendues  et  d'autres  prérogatives  en  recon- 
naissance des  services  qu'ils  avaient  rendus  au 
Saint-Siège,  tant  par  leurs  armes  que  par  leurs 
charités  et  libéralités. 

Au  99  degré,  François  de  Pellegars,  officier  de 
cavalerie,  obtint,  avec  ses  frères,  une  maintenue 
de  noblesse,  le  27  octobre  1661,  qui  les  reconnut 
d'ancienne  race  et  elle  fut  confirmée  en  1668. 

Son  frère,  Etienne,  fut  l'auteur  de  la  seconde 
branche  qui  compte,  parmi  ses  descendants,  Jean- 
Jacques  de  Pellegars  qui  obtint,  avec  Jean-Etien- 
ne, son  aine,  le  9  novembre  1766,  une  lettre  du 
roi  par  laquelle  S.  M.  ordonna  au  Conseil  supé- 
rieur de  la  Martinique  d'enregistrer  les  titres  de 
sa  noblesse,  et  de  le  faire  jouir  de  tous  les  privi- 
lèges accordés  à  celle-ci. 

Armes  :  Ecartclé  :  aux  l  et  4,  d'azur,  à  deux 
chevrons  d'or,  accompagnés  de  trois  merlettes  de 
sable;  aux  2  et  3  d'asur,  à  deux  chevrons  d'or, 
accompagnés  de  trois  dards  d'argent,  la  pointe  en 
bas. 


PELOUX  DE  SAINT-ROMAIN  (du). 

Ce  nom,  fort  ancien  en  Forez  et  en  Dauphiné, 
est  celui  d'une  famille  très  distinguée,  fixée  de- 
puis très  longtemps  à  Saint-Bomain-la-Chalm, 
près  de  St-Didier  (Haute-Loire). 

Elle  a  fourni  un  chanoine  comte  du  chapitre  de 
Brioude  enll36.  Elle  compte  une  nombreuse  sé- 


rie d'officiers  dont  plusieurs    ont  été  décorés    de 
l'ordre  de  St-Louis. 

Armes  :  D'argent,  à  un  sautoir  dentelé  d'azur. 


PENFENTENYOU 
T AINES  {de). 


DE    CHEFFON 


Maison  issue  d'ancienne  chevalerie  de  Bretagne, 
où  elle  est  connue  depuis  Hervé  de  Penfentenyou, 
qui,  l'an  1310,  souscrivit  un  accord  passé  entre 
Hervé  de  Léon,  seigneur  de  Noyon,  et  les  moines 
de  Bellec.  La  filiation  est  établie  depuis  Jean  de 
Penfentenyou  vivant  vers  1450.  Cette  maison  aété 
maintenue  dans  son  ancienne  extraction,  et  le 
chef  de  la  branche  aînée  dans  la  qualité  de  cheva- 
lier par  trois  arrêts  de  la  Chambre  de  la  réforma- 
tion de  Bretagne,  des  12  août  1669,  4  septembre 
1670  et  23  mars  1671. 

Armes:  Burelè  d'argent  et  de  gueules  ;  alias: 
Burelè  d'argent  et  de  gueules  de  six  pièces. 

PÉRIER  {de). 

En  Provence.  Nom  qui  y  est  très  connu  par 
deux  anciennes  familles  nobles,  nommées  Périer; 
la  première,  qui  s'établit  à  Aix,  fut  maintenue 
dans  sa  noblesse  en  1667,  et  sa  filiation  commence 
k  Balthazar  de  Périer,  qui  fut  reçu  au  Parlement 
dAix  en  1586  Son  petit-fils,  François  de  Périer, 
marquis  de  Flayosc,  en  1678,  fut  également  con- 
seiller au  Parlement  d'Aix,  le  15  octobre  1694. 

Cette  famille  portait  pour  armes  :  T)'or,  au 
poirier  de  sinoplc,  fruité  d'argent  ;  au  chef  de 
gueules,  chargé  d'une  étoile  à  huit  rais  d'argent. 

Devise  :  Ad  sidera  ramos. 

Elle  a  ajouté,  aux  branches  qui  subsistent  en 
Provence,  à  ses  armes,  une  aigle  éployée  d'ar- 
gent, couronnée,  becquée  et  membrée  d'or,  posée 
sur  le  fût  de  l'arbre,  et  chargée  en  cœur  d'un 
écusson  de  sable,  surchargé  d'une  fleur  de  lis 
d'or. 

Supports  :  Une  aigle  de  sable  à  dextre,  becquée 
et  membrée  d'or,  et  un  lion  d'or  à  senestre,  armé 
et  tampassé  de  gueules. 

Cimier  :  Une  aigle  naissante  de  sable  ou  bien 
un  cygne  d'argent. 

Aujourd'hui,  cette  branche  porte  :  D'or,  au 
poirier  de  sinople,  fruité  d'or  ;  à  l'aigle  cou- 
ronnée de  sable,  brochante;  et  au  chef  de  gueules, 
chargé  d'une  molette  à  huit  rais  d'argent. 

Le  cette  ancienne  noblesse,  il  subsista  encore 
une  branche,  reconnue  noble  par  le  Parlement 
d'Aix,  le  9  novembre  1701,  et  qui  a  été,  sur  des 
titres  et  pièces  justificatives,  confirmée  dans  son 
ancienne  noblesse,  le  21  juin  1726. 

L'état  actuel  de  cette  branche  commence  à  Gilles 


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de  Périer,  écuyer,  sieur  de  Rives,  comte  Palatin, 
marié  en  décembre  1678,  à  Ursule  de  Vivet,  dont 
il  eut  deux  fils  et  une  fille. 

Cette  branche  porte  les  mêmes  armes  que  ci- 
dessus,  c'est-à-dire  :  d'or,  au  poirier  de  sinople, 
fruité  d'argent',  au  chef  de  gueules,  chargé  d'une 
étoile  à  huit  rais  d'argent. 

Devise  :  Ad  sidéra  ramos. 

Il  n'y  a  de  différence  de  ces  armes,  avec  les  pré- 
cédentes, que  pour  les  émaux  et  quelques  pièces 
ajoutées. 

Cette  branche  a  été  établie  quelque  temps  dans 
le  comtat  Venaissin,  d'où  elle  a  passé  en  Dau- 
phiné,  à  la  réserve  d'un  de  ses  descendants,  qui 
était  sans  postérité,  et  un  autre  en  Languedoc. 


PÉRIER  (du). 

Du  Perrier,  de  Perier,  de  Perier,  du  et  de  Perer, 
ainsi  qu'il  est  indistinctement  écrit  dans  les  ti- 
tres, et  en  latin  de  Percrio. 

Le  château  du  Perrié  fut  assiégé  en  1394  par 
le  connétable  de  Clisson,  ainsi  que  celui  de  la 
Roche-d'Iré. 

Cette  maison  est  sans  contredit  une  des  plus 
anciennes  et  des  plus  illustres  de  la  province  de 
Bretagne  :  elle  est  sortie  incontestablement  des 
anciens  rois,  comtes  et  princes  de  Bretagne,  de 
la  branche  cadette  des  comtes  de  Cornouailles, 
qui  avait  une  origine  commune  avec  les  rois, 
comtes  et  ducs  do  Bretagne.  Dom  Morice  établit 
que  Grerenton,  prince  d'Albanie,  fut,  suivant 
Ingomar,  père  de  Conan,  qui,  ayant  suivi  le  tyran 
Maxime  dans  les  Gaules,  l'an  383,  fut  gratifié  par 
cet  ursupaleur  d'une  portion  de  l'Armorique  : 
c'est  de  ce  Conan,  reconnu  généralement  pour  le 
premier  auteur  de  la  maison  des  rois,  princes, 
comtes  et  ducs  de  Bretagne,  que  sont  sortis  sui- 
vant Dom  Morice,  les  comtes  de  Cornouailles,  les 
comtes  de  Léon,  les  seigneurs  de  Chàteauneuf  et 
de  Noyon-sur-Andelle,  sortis  de  ceux-ci;  les 
comtes  de  Vannes,  de  Rennes  et  de  Nantes,  d'où 
sont  sortis  les  comtes  de  Penthièvre,  auteurs  des 
comtes  de  Quintin  et  les  comtes  de  Porhoët,  au- 
teurs des  vicomtes  de  Rohan.  Budic,  1er  du  nom, 
comte  de  Cornouailles,  fut  père  de  Budic,  comte 
de  Cornouailles,  mort  très  âgé,  vers  l'an  080  et 
qui  avait  eu  Beneric,  comte  de  Cornouailles,  et 
Periou,  ou  Perrier,  que  l'on  croit  l'auteur  de  la 
maison  du  Perrier,  qui  a  pris  son  nom  de  la 
sirerie  du  Perrier,  premier  fief  du  comté  de  Cor- 
nouailles, où  cette  terre  est  située.  Cette  maison 
est  donc  d'une  origine  des  plus  illustres  et  elle 
possédait  cette  sirerie  du  Perrier,  déjà  dans  Le 
Xe  siècle  et  au  commencement  du  xie  et  l'a  pos- 
sédé encore  plus  de  450  ans  après  que  l'héritier 
de  la  branche  aînée  l'a  portée  dans  la  maison  de 
Laval. 


Elle  a  produit,  dans  ses  différentes  branches, 
plusieurs  officiers  de  mérite,  des  ambassadeurs, 
de  grands  magistrats,  un  maréchal  de  Bretagne 
et  nombre  de  chevaliers  de  l'ordre  de  Saint-Jean 
de  Jérusalem  et  de  différents  ordres  ;  tous  les 
historiens  de  Bretagne  en  parlent  avec  le  plus 
grand  avantage. 

Le  premier  de  ce  nom  dont  la  descendance  est 
établie,  est  Hudran,  sire  du  Périer,  mori  l'an 
1000,  qui  paraît,  suivant  toutes  les  présomptions, 
être  le  fils  ou  le  frère  de  Guegon,  vivant  vers 
l'an  980  et  petit-fils  de  Periou,  ou  Perrier,  en  fran- 
çais, fils  puîné  de  Budic,  ou  Benedic  II,  comte  de 
Cornouailles. 

Cette  maison  a  formé  les  branches  : 

1°  Une  établie  en  Béarn  ; 

2°  Des  seigneurs  de  Bentayou,  etc.  ; 

3°  Des  barons  d'Ussau,  établie  à  Saint-Jean  de 
Luz; 

4»  Des  seigneurs  de  la  Hitole  ; 

5°  Une  branche  établie  en  Prusse  ; 

6°  Des  seigneurs  de  Lillefort,  etc.,  établie  en 
Guyenne. 

7°  Des  du  Perrier  de  Larsan,  issue  de  la  précé- 
dente ; 

8°  Branche  établie  à  Aix.  en  Provence,  depuis 
plus  de  quatre  cent  ans,  formée  au  10e  degré.  Un 
des  membres  de  cette  branche,  comte  du  Perier 
de  Mouriès,  fut  commandant  à  Cherbourg,  puis 
en  dernier  lieu  brigadier  des  armées  du  roi. 

Les  membres  de  cette  maison  ont  toujours  eu 
un  goût  décidé  pour  la  robe  et  la  littérature,  où 
ils  se  sont  distingués,  et  ils  ont  eu  dans  tous  les 
temps  une  liaison  particulière  avec  les  gens  de 
lettres  de  leur  siècle.  Le  poète  Malherbe,  qui 
était  contemporain  et  ami  d'un  de  leurs  descen- 
dants, lui  envoya  une  belle  épître,  dont  l'adresse 
est  à  un  gentilhomme  Provençal.  Ces  stances 
commencent  par  ce  vers  : 

Ta  douleur,  du  Périer,  sera  donc  éternelle  ? 

C'est  à  François  du  Perier,  gentilhomme  de  la 
chambre  du  roi  Henri  le  Grand,  en  1607,  que 
Malherbe  adressa  cette  poésie. 

Les  alliances  de  cette  ancienne  maison  sont 
avec  les  premières  de  la  province  de  Bretagne  et 
du  royaume,  telles  que  du  Quélenec,  Niblemont, 
du  Pont,  Laneelot.  La  Motte-Bossac,  Malestroit, 
Montauban,  Goyon  de  Matignon,  Le  Borgne, 
Tournemine  ,  La  Guerche,  Laval,  Visconti,  ducs 
de  Milan,  Montmorency,  La  Trémoïlle,  Béarn, 
Garnier,  Duranty,  Fabri  de  Ri  ans,  Noailles, 
Dubreuil,  Verthamon  de  Saint-Fort  et  quantité 
d'autres,  dont  le  détail  serait  trop  long  à  rappor- 
ter ;  ce  qui  donne  aujourd'hui  à  la  maison  du 
Périer  des  alliances  directes  avec  les  plus 
mandes  maisons  de  France,  quelques-unes  des 
pays  étrangers,  et  même  des  souverains. 


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Armes  :  D'azur,  à  dix  biilettes  d'or,  4,  3,  2 
et  1. 

La  branche  de  Béarn  écartèle  :  au  1  d'or,  à 
deux  vaches  passantes  de  gueules,  colletées,  ac- 
cornées  cl  clarifiées  d'azur,  qui  est  de  Béarn  ; 
aux  2  et  4  d'argent,  au  lion  de  (jueules,  cou- 
ronné d'or,  qui  est  de  Léon;  au  3  d'azur,  à  la 
tour  crénelée  d'argent,  qui  est  de  Castille;  et  sur 
le  tout  :  d'azur,  à  dix  billelles  d'or,  4,  3,  2  et  L, 
qui  est  du  Perrier. 

Supports  :  Deux  lions,  tenant  à  leur  patte, 
chacun  un  étendard,  le  premier  aux  armes  de 
Bretagne,  et  le  second  aux  armes  de  du  Perrier, 
comme  le  portait,  en  1387,  Alain  du  Perrier,  petit- 
fils  d'Alain,  maréchal  de  Bretagne. 

Devise  :  Ni  vanité,  ni  faiblesse. 

Couronne  de  comte  ou  de  baron  indistincte- 
ment. 

La  branche  de  Provence  écartèle  :  aux  1  et  3 
d'azur,  à  la  bande  d'or,  accompagnée  en  chef 
d'une  tête  de  lion,  arrachée  et  couronnée  d'or, 
lampassée  de  gueules;  aux  2  et  4  de  du  Per- 
rier, d'azur  à  dix  biilettes  d'or. 

Supports,  cimier  et  devise  de  même. 

Et  la  branche  de  Guyenne,  porte  :  Ecartelé  : 
aux  1  et  3  d'azur,  à.  trois  poires  feuillées  et  tiyées 
d'or,  à  un  épervier,  perché  sur  un  bâton  en 
abgme  du  même;  aux  2  et  4  de  du  Perrier, 
d'azur,  à  dix  biilettes  d'or. 

Supports,  cimier  et  devise  de  même. 

PERPIGNA  {de). 

Cette  famille,  originaire  de  la  Navarre  espa- 
gnole, s'établit  a  Pau,  du  temps  du  roi  Henri  IV. 
Dans  sa  nouvelle  patrie,  elle  a  rempli  les  plus 
hautes  fonctions  de  la  magistrature.  Elle  s'est 
alliée  aux  plus  nobles  de  sa  province,  et  ses  reje- 
tons ont  siégé  pendant  plusieurs  générations  aux 
états  de  Béarn. 

Raymond  de  Perpigna,  auquel  commence  la 
filiation  établie  sur  actes  authenthiques,  était  en 
1G96,  conseiller  du  roi,  payeur  des  gages  des  offi- 
ciers du  Parlement  de  Navarre.  Ayant  oublié  de 
se  conformer  à  l'édit  de  Louis  XIV  du  4  novembre 
1097  et  de  faire  inscrire  son  nom  et  ses  armes 
dans  les  registres  de  l'Armoriai  général  de 
d'Hozier,  il  reçut  d'office  pour  blason  :  Fuselé 
d'er  et  d'argent,  à  deux  fasces  de  gueules,  et  son 
nom  fut  écrit  par  erreur  Perpignan  au  cabinet 
des  titres  de  la  Bibliothèque  nationale. 

Son  fils  aîné  Raymond  de  Perpigna,  continua 
la  descendance  ;  il  fut  secrétaire  du  roi  en  la 
Chancellerie  de  Navarre,  acheta  la  seigneurie  de 
Sendetz,  par  contrat  passé  le  25  août  1718,  et  fut 


reçu  aux  états  de  Béarn  pour  cette  seigneurie,  en 
1727. 

Son  troisième  frère,  Jean-Ignace  de  Perpigna 
fut  l'auteur  de  la  branche  cadette.  Il  passa  aux 
colonies  où  il  se  maria  à  dame  Angélique  Do- 
mergue,  dont  il  eut  postérité.  Son  fils  Jean- 
de  Perpigna,  revint  en  France  et  fit  son  testament 
à  Belle  ville,  près  Paris,  le  25  mai  1823,  laissant 
quatre  enfants. 

Armes  :  D'azur,  à  cinq  molettes  d'éperon,  po- 
sées en  croix. 

PERRIEN  DE  GRÉNAN  (de). 

Château  et  terre,  dans  l'évêché  de  Tréguier, 
qui  a  donné  son  .iom  à  une  ancienne  noblesse  de 
Bretagne,  qui  remonte  à  Alain  de  Perrien  qui 
existait  vers  1434. 

Ceux  de  ce  nom,  qui  sont  des  ressorts  de  St- 
Brieuc  et  de  Lannion,  ont  été  déclarés  nobles  d'an- 
cienne extraction,  par  arrêt  rendu   en  janvier  1071. 

Cette  famille  est  divisée  en  deux  branches  :  de  la 
première  est  Claude  Charles,  dit  l'abbé  de  Per- 
rien, seigneur  et  chef  des  noms  et  armes  de  sa 
maison,  qui  a  eu  deux  frères  aînés  :  le  premier, 
Gabriel,  comte  de  Perrien,  est  mort  sans  enfants  ; 
et  le  second,  nommé  Jean  Baptiste,  dit  le  cheva- 
lier de  Perrien  de  Crénan,  ancien  lieutenant-colo- 
nel du  régiment  de  Penthièvre,  infanterie,  mort  a 
Paris  sans  avoir  été  marié. 

De  la  seconde  branche  est  Charles  Bonaven-" 
ture,  Cte  de  Perrien,  chevalier,  seigneur  deLan- 
nouan  et  autres  terres,  fils  de  Louis  Bonaventure 
de  Perrien,  chevalier  de  Crénan,  et  arrière  petit- 
fils  de  Pierre  de  Perrien,  marquis  de  Crénan, 
grand  échanson  de  France,  lieutenant-général 
des  armées  du  roi  et  gouverneur  de  Cosal.  Le 
comte  de  Perrien  a  épousé,  en  1769,  Bonne-Josê- 
phe  de  Kerboudel  de  la  Courpéan,  dont  il  a  eu 
deux  enfants. 

Cette  noblesse  est  d'ancienne  chevalerie  et  la 
généalogie  présente  les  plus  belles  alliances  avec 
les  premières  maisons  de  Bretagne. 

Armes:  D'argent,  à  cinq  fusées  de  gueules  en 
bande. 

PERRIN  DE  LABESSIÈRE  (de). 

Anciennement  Perin,  Pierrin,  ouPairin,  famille 
ancienne,  issue  de  noble  race  et  lignée,  établie  à 
Castres,  en  Languedoc,  et  divisée  en  plusieurs 
branches  subsistantes,  au  nombre  de  quatre  et 
elle  tire  son  origine  de  celle  de  la  Baulme-Saint- 
Amour,  seigneur  de  la  Balme-surCerdon,  en 
Bresse,  qui  subsistait  en  1086.  La  filiation  suivie 
de  cette  famille  remonte  à  Déodat  de  Perrin,  qui 
vivait  en  1110. 


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De  la  branche  aînée,  au  17e  degré,  est  issu  le 
rameau  de  la  Bessière,  qui  a  pour  auteur  Michel 
de  Perrin,  chevalier,  connu  sous  le  nom  de  che- 
valier de  la  Bessière.  Il  servit  53  ans  dans  le  régi- 
ment de  Rouergue,  dont  29  en  qualité  de  lieute- 
nant-colonel, et  mourut  étant  lieutenant  et  com- 
mandant pour  le  roi  à  Villef ranche  de  Constant. 
Ce  rameau  a  fourni  des  officiers  distingués  et  des 
chevaliers  de  St-Louis. 

Cette  ancienne  noblesse,  qui  de  tout  temps  a 
servi  le  roi  et  l'Etat  par  les  armes,  a  pris  des  al- 
liances dans  les  meilleures  maisons  du  royaume. 

Armes:  De  gueules,  à  trois  fasces  d'or. 

Au-dessus  de  l'écusson,  on  voit  un  faisceau  lié 
d'un  seul  lien,  avec  cette  devise  ;  Un.  Li,  Su. 
Ten. 

PÉRUSSE  DES  CARS  (de). 

L'origine  de  cette  maison  n'est  point  connue. 
Quelques  généalogistes  ont  supposé  qu'elles  des- 
cendait des  anciens  princes  de  Pérouse,  en  Italie, 
à  cause  sans  doute  de  l'analogie  des  noms  et  de 
la  conformité  des  armoiries  que  l'on  voyait  en- 
core, il  y  a  deux  siècles,  sur  les  portes  de  la  ville 
de  Pérouse.  Une  autre  tradition  la  faisait  remon- 
ter à  un  chevalier  nommé  Rodulphe,  qui  possé- 
dait la  terre  de  Pérusse  en  790,  sous  le  règne  de 
Charlemagne.  Il  n'existe  de  ces  deux  assertions 
aucune  preuve  suffisante,  et  on  ignore  si  un  Pé- 
russe a  donné  ou  au  contraire  a  emprunté  son 
nom  au  château  et  à  la  terre  seigneuriale  que  la 
maison  possédait  dans  la  province  de  la  Marche, 
à  huit  lieues  de  Limoges.  Elle  tenait  un  rang  dis- 
tingué dans  la  noblesse  du  pays  dès  le  xie  siècle, 
comme  l'atteste  une  donation  faite  en  1027,  à  l'ab- 
baye de  St-Etienne  de  Buxeuil  en  Poitou. 

Le  nom  des  Cars  que  la  maison  de  Pérusse  a 
joint  au  sien  lui  vient  d'une  terre  qui,  après  avoir 
appartenu,  dit-on,  à  une  branche  issue  de  Ber- 
nard frère  d'Aimeri,  éteinte  en  1226,  fut  réincor- 
porée à  son  patrimoine  par  le  mariage  d'Audoin 
Ier,  seigneur  de  Pérusse,  avec  Marguerite  de  Sé- 
gur,  en  1281.  Il  s'écrit  de  diverses  manières,  et 
l'on  trouve  dans  les  chroniques  tantôt  Descars, 
des  Cars,  d'Escars  et  plus  anciennement  en  latin 
de  Carlo  et  de  Quadris.  Ce  qu'il  y  a  de  certain, 
c'est  que  le  nom  de  la  terre  des  Cars  doit  s'écrire 
en  deux  mots  distincts,  comme  l'indique  son  ori- 
gine, Caslrum  de  Quadris.  On  dit  encore  dans  le 
pays  :  Aller  aux  Cars,  la  paroisse  des  Cars.  Mais 
une  objection  sans  réplique  se  tire  des  lettres 
patentes  d'érection  de  la  baronnie  des  Cars  en 
Comté.  Dans  ces  lettres,  données  à  St-Germain- 
en-Laye,  en  mars  1501,  par  le  roi  Charles  IX,  le 
nom  des  Cars  est  constamment  écrit  en  deux 
mots  et  par  un  C  majuscule. 

Sa  fdiation  sur  preuves  remonte,  d'après  le  père 
Anselme,  à  Audoin  de  Pérusse,  seigneur  de  Saint 


Bonnet,  qui  épousa  en  1281,  Marguerite  de  Ségur, 
héritière  de  la  terre  des  Cars.  Sa  descendance 
s'est  divisée  en  trois  branches  principales,  dont 
une  seule  existe  encore.  C'est  la  seconde  branche 
qui  a  pour  auteur  François-Marie,  colonel  d'infan- 
terie, qui  succéda  à  son  père  dans  la  lieutenance- 
générale  du  gouvernement  du  Limousin  en  1754. 
Cette  branche  des  barons  de  Caubon,  comtes, 
puis  ducs  des  Cars,  seule  existante  aujourd'hui, 
s'est  détachée  de  la   souche  aînée  au  19e  degré. 

Amédée  de  Pérusse,  vicomte,  comte,  puis  duc 
des  Cars,  colonel  en  1815,  commandait  un  corps  de 
volontaires  qui  remporta  quelques  avantages  à 
Montmirail  pendant  les  Cent  jours,  et  il  fut 
nommé  maréchal-de-camp  sur  le  champ  de  ba- 
taille. Il  recueillit  en  1822  la  pairie  de  son  père,  à 
laquelle  fut  attaché  héréditairement  le  titre  de 
duc  par  lettres  patentes  du  30  mai  1825.  Il  lit  la 
campagne  d'Espagne  et  dirigea  la  deuxième  co- 
lonne d'attaque  à  la  prise  du  ïrocadéro.  Lieute- 
nant-général, il  commandait  en  1830  une  division 
d'infanterie  de  l'armée  dAfrique  à  la  prise  d'Al- 
ger. A  la  nouvelle  des  événements  de  Juillet,  il  se 
retira  auprès  de  Charles  X  à  Lullewort,  puis  re- 
vint en  France  rejoindre  sa  famille. 

Armes:  De  gueules,  au  pal  de  vair  appointé. 
Supports  :    Deux  sauvages  appuyés   sur    leurs 
massues. 
Cimier.  Un  dextrochère  tenant  une  épée. 
Légende  :  Sic  per  usum  suljet. 
Devise:  Fais  que  dois,  advienne  que  pourra. 

PETITJEAN  DE  MARGILLY. 

Le  nom  de  Petitjean  est  ce- 
lui d'une  famille  de  Champa- 
gne et  de  Bourgogne  qui  de- 
puis longtemps  n'a  cessé  de 
jouir  de  toutes  les  prérogati- 
ves réservées  à  la  noblesse  : 
—  Guillaume  Petitjean  était 
seigneur  de  Trouhans  en 
L331.  —  Henri  Petitjean,  son 
fils,  était  capitaine  châtelain 
de  Chaussin  pour  le  duc  de 
Bourgogne,  1381.  —  Etienne 
Petitjean,  officiai  deLangres, 
conseiller  du  duc*  de  Bourgo- 
gne, 1391. —  Guillaume  Petit- 
jean était  capitaine  de  la  for- 
teresse de  Semur  en  Brionnais,  en  1435.  —  Louis 
Petitjean  est  seigneur  du  Lacet  du  Chancciin, 
152r,.— Claude  Petitjean,  mort  en  1673,  était  sei- 
gneur de  Marcilly,  fief  dont  la  famille  a  depuis 
conservé  le  nom.  —  Louis-Auguste  Petitjean  do 
Marcilly,  était  écuyer  de  la  duchesse  de  Berry  en 
1711. 


—  593  — 


594 


Armes  :  D'argent  à  un  bourdon  d'azur,  posé  en 
pal. 
Devise:  Vagus per  orbem  in  virtute  sto. 

REPRÉSENTANTS   ACTUELS 

Marcilly  (Jean-Baptiste-Henri  P.  de), 
ancien  magistrat,  chef  actuel,  domicilié  à 
Orville  (Côte  d'Or),  marié  à  Valentine- 
Adélaïde  Rigogne,  arrière-petite-fille  du 
célèbre  marin  Jean-Bart  dont  : 

a)  Jean-Frédéric-Bernard,  marié  à  Emilie 
Mancel  ;  b)  Jean-Charles-Paul,  capitaine 
au  11e  bataillon  de  chasseurs  ;  c)  Jeanne- 
Marie-Françoise-Caroline. 

PEYRONNY  (de). 

Languedoc,  Agenais,  Périgord,  seigneur  du 
Vigneau,  de  Monrepos,  de  Pérateau,  de  Beaure- 
gard,  de  Bridoine  et  autres  lieux. 

Au  nombre  des  familles  nobles  du  midi  de  la 
France,  il  faut  compter  celle  de  Peyronny, 
comme  étant  une  des  plus  recommandables  par 
la  position  qu'elle  a  occupée  et  les  alliances 
qu'elle  a  contractées. 

La  famille  de  Peyronny  est  originaire  du  Lan- 
guedoc et  elle  s'est  étendue  successivement  dans 
la  Catalogne,  PAgenais,  le  Périgord  et  le  Quercy. 

En  1226,  un  de  ses  premiers  auteurs,  Armand 
de  Peyronny,  était  capitoul  à  Toulouse,  charge  qui 
n'était  alors  conférée  qu'aux  familles  les  plus 
distinguées  et  les  plus  considérables. 

En  1370,  trois  chartes  données  par  le  roi  d'An- 
gleterre, à  qui  appartenait  alors  le  Languedoc, 
qualifient  un  Michel  de  Peyronny,  de  noble  et 
puissant  seigneur. 

La  première  lui  accorde  l'autorisation  de  rele- 
ver les  murs  de  son  château  de  Montréal,  incen- 
dié par  un  des  partis  qui  désolaient  le  pays  en 
ces  temps  de  guerre  incessante. 

La  deuxième  qui  fait  remonter  sa  noblesse  à 
un  temps  bien  reculé,  lui  octroie,  en  témoignage 
de  satisfaction  pour  ses  bons  et  agréables  servi- 
ces, une  sauvegarde,  afin  de  lui  faire  remettre  ce 
qu'on  lui  retient  injustement  et  le  maintenir  dans 
ses  possessions. 

La  troisième  lui  accorde  un  délai  de  six  mois 
pour  rendre  foi  et  hommage  du  fief  de  Montréal. 

Un  autre  Michel  de  Peyronny  figura  à  la  der- 
nière croisade  entreprise  au  xiv°  siècle,  et  rap- 
porta de  Palestine,  à  son  château  de  Montréal, 
une  épine  de  la  couronne  du  Christ,  précieux 
souvenir  de  valeur  et  de  piété.  Il  fut,  d'après  un 
vieux  chroniqueur,  un  braoe  éeuyer  du  ■>  ays  de 
Navarre,  précepteur  militaire  d'Arthur,  comte  de 


Bichemond,  qui,  sous  Charles  VII,  devint  conné- 
table de  France. 

Il  résulte  de  plusieurs  chartes  que  la  branche 
aînée  de  la  maison  de  Peyronny  s'est  éteinte,  de 
de  1490  à  1500  dans  celle  de  Pontbriand,  et  que 
la  race  s'est  perpétuée  en  la  personne  de  Michel 
de  Peyronny,  damoiseau,  seigneur  de  Ste  Ame- 
raud. 

Ses  descendants  émigrèrent  en  Catalogne,  vers 
la  fin  du  xive  siècle,  puis  ce  pays  s'étant  soulevé 
pour  se  donner  à  la  France,  en  1640,  ils  furent 
appelés  par  le  service  militaire  dans  l'intérieur 
du  royaume,  et  s'établirent  dans  le  Quercy  et  le 
Périgord. 

L'un  d'eux,  Charles  de  Peyronny,  fit  enregis- 
trer officiellement  les  armoiries  de  sa  famille  à 
Y  armoriai  général  du  20  novembre  1696.  Ils  sui- 
virent la  carrière  des  armes  et  servirent  particu- 
lièrement dans  la  maison  militaire  du  roi,  où  ils 
se  distinguèrent. 

La  première  branche  commence  avec  messire 
Joseph  -  François  de  Peronny,  seigneur  du  Vi- 
gneau, officier  au  régiment  de  Boissière-infante- 
rie,  qui  vivait  en  1730.  Cette  branche  a  fourni 
plusieurs  officiers  distingués  et  compte  plusieurs 
chevaliers  de  St-Louis. 

La  seconde  branche  a  pour  auteur  François  de 
Peyronny,  IIe  du  nom,  seigneur  en  partie  de  la 
terre  de  Bridoire,  frère  du  précédent,  marié 
en  1742  à  Catherine  Vennac  dont  il  eut  posté- 
rité. Jean-Baptiste  son  fils  aîné,  fut  avocat  au 
Parlement,  inspecteur  général  des  domaines  du 
roi  en  la  généralité  de  Bordnaux. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  tours  d'argent  maçon- 
nées de  sable. 

Timbre  :  Un  casque  orné  de  ses  lambrequins. 

Supports  :   Un  lion  et  un  grijfon. 

PÊZET  DE  CORVAL. 

La  famille  Pezet  de  Cor- 
val  est  originaire  de  Nor- 
mandie. Son  premier  auteur 
connu  fut  noble  homme 
Adrien  Pezet,  marié  à  de- 
moiselle Comtois. 

La  filiation  suivie  com- 
mence à  Adrien  Pezet,  dont 
le  fils  est  Nicolas  Pezet, 
éeuyer,  seigneur  de  Corval, 
nommé  gentilhomme  ser- 
vant le  15  mars  1654,  dont 
copie  de  brevet  de  gentil- 
homme servant  accordé  par 

le    roi  Louis  XIV,  à  Nicolas  Pezet,  seigneur  de 

Corval. 

«  Généralité  de  Dijon.  Le  roi  dit  :  l'affection  que 

témoigne  pour  notre  service,  notre  cher  et  bien- 


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aimé  Nicolas  Pezet  de  Corval  et  les  preuves  qu"il 
en  a  données  en  nos  armées  de  Flandres  et  de 
Champagne,  commandées  par  nos  cousins,  le 
comte  d'Harcourt  et  maréchal  de  Turenne,  nous 
ont  fait  résoudre  de  l'approcher  de  notre  personne 
et  de  lui  témoigner  la  confiance  que  nous  avons 
en  son  courage  et  sa  fidélité.  » 

Nicolas  Pezet,  écuyer,  seigneur  de  Corval,  était 
marié  à  demoiselle  Marthe  Comte.  Son  fils, Nicolas 
Pezet,  seigneur  de  Corval,  épousa  demoiselle 
Catherine  Cousin,  il  eut  pour  fils  Pierre  Pezet  de 
Corval,  marié  à  demoiselle  Catherine  de  Vtmdi- 
chon. 

De  ce  mariage,  Pierre-Jacques  Pezet  de  Corval. 
marié  à  demoiselle  Marie-Madeleine  Dufresne. 

De  ce  mariage,  Antoine  Pezet  de  Corval,  marié 
à  demoieelle  Amélie  Mallet. 

Dâ  ce  mariage,  Charles  Pezet  de  Corval  (en  Rus- 
sie). 

De  ce  mariage,  Jules  Pezet  de  Corval,  vice-pré- 
sident du  tribnnal  civil  de  Nijni-Nowgorod  (Rus- 
sie); 

Amédée  Pezet  de  Corval,  général  de  cavalerie 
(en  Russie)  ; 

Pierre-François  Pezet  de  Corval,  marié  à  demoi- 
selle Marguerite  Bataillard. 

De"  ce  mariage,  Aimé-Antoine-Théodore  Pezet 
de  Corval,  marié  à  demoiselle  Madeleine-Claire 
Danguin. 

De  ce  mariage,  Benoist-Théodore-Louis  Pezet 
de  Corval  : 

MarcAntoine  Pezet  de  Corval,  marié  à  demoi- 
selle Catherine  Callard  de  Thésut. 

D^  ce  mariage,  Antoine  Pezet  de  Corval,  marié 
à  Victoire-Appoline-Eléonore  Martin. 

De  ce  mariage,  Georges- Alexandre  Pezet  de 
Corval,  marié  à  demoiselle  Blanche  Gaillard. 

De  ce  mariage,  Nicolas  Pezet  de  Corval  et 
Pierre  Pezet  de  Corval. 

Armiis  :  D'azur,  à  un  cor  de  chasse  d'argent, 
surmonté  de  trois  étoiles  mal  ordonnées,  1  et  2, 
d'or  :  à  la  c/tampagne  du  même. 

PICARD  DU  GHAMBON. 

Cette  famille,  originaire  du  Bourbonnais,  a  été 
anoblie  en  1709.  en  la  personne  de  Gaspard  Picard 
du  Chambon,  lieutenant-général  des  armées  du 
roi. 

■  Elle  a  donné  de  nombreux  officiers  de  tous  gra- 
des et  chevaliers  de  Saint-Louis. 

Armes  :  Lie  gueules,  à  la  tète  de  cheval  d'ur- 
gent bridée  de  sable,  le  /nors  d'or,  à  la  bordure 
d'argent  chargée  de  huit  chausses-trappes  d'azur. 


PICHON  LONGUEVILLE  (de). 

Famille  originaire  de  Guienne,  province  où  elle 
réside  encore  de  nos  jours,  divisée  en  deux 
branches,  issues  de  Bernard  de  Pichon,  président 
à  mortier  au  Parlement  de  Bordeaux.  Sous  les 
rois  Louis  XIII  et  Louis  XIV,  il  était  seigneur 
haut  justicier  et  baron  de  Parampuyre,  baron  de 
Longueville,  seigneur  de  Carriet  et  autres  lieux. 
Ces  deux  branches  étaient  représentées  par  les 
fils  du  baron  de  Pichon,  mort  dans  son  châ- 
teau de  Carriet  de  Pichon,  près  Karmont.  en 
avril  1815,  et  par  Joseph,  baron  de  Pichon-Lon- 
gueville,  né  en  novtmbre  1748,  marié  en  1784, 
avec  Marguerite-Rosalie-Sophie-Félicité  de  Nar- 
bonne  Peletd'Anglade,  dont  il  a  eu  cinq  enfants  ; 
l'aîné  fut  officier  de  cavalerie,  chevalier  de  la  Lé- 
gion d'honneur  et  décoré  du  Brassart. 

Armes  :  D'azur,  au  cheoron,  accompagné  en 
chef  de  deux  molettes  d'éperon,  le  tout  d'or,  et, 
en  pointe,  d'un  croissant  d'argent,  surmonté  d'un 
agneau  du  même. 

PICOT  DE  VAULOGÉ. 

Seigneurs,  comtes,  vicomtes  et  barons. 

Angleterre,  Bretagne,  Maine,  Poitou,  Autriche 
et  Hanovre. 

D'ancienne  extraction,  la  famille  Picot  de  Vau- 
logé  a  été  maintenue  dans  sa  noblesse  à  la  géné- 
ralité de  Poitiers,  le  10  février  1659,  par  arrêts 
des  commissaires  généraux,  le  4  avril  1715,  le 
10  septembre  1776,  et  enfin  par  arrêt  du  Parlement 
de  Bretagne,  en  date  du  10  avril  1781. 

Au  nombre  des  illustrations  qu'elle  a  produites, 
on  remarque  plusieurs  pages,  des  officiers  géné- 
raux, un  feld-maréchal,  etc. 

La  famille  Picot  de  Vaulogé  comprend  d9ux 
branches. 

Armes  :  D'or,  au  cheoron  d'azur,    accompagné 
de  trois  falots  de  gueules,  au  chef  de  même. 
Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deux  lévriers. 
Devise  :  Nullus  extinguitur. 

PIELLAT  (de). 

La  famille  de  Piellat  est  originaire  d'Italie,  d'où 
elle  est  venue  se  fixer  dans  le  Comtat,  lors  du 
séjour  des  papes  à  Avignon. 

Parmi  les  fiefs  qu'elle  a  pissédés,  on  peut  citer 
Buisson,  hagarde,  Paréol,  la  baronnie  de  Séri- 
gnan,  qu'elle  avait  acquise  en  1652  et  rétrocédée 
en  1658. 

Plusieurs  membres  de  cette  famille  ont  pos- 
sédé les  premières  charges  auprès  du  gouverne- 
ment  des   papes.    Le   titre    de   comte  avait    été 


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octroyé  à  noble  Dominique  de  Piellat  en  1739,  et 
celui  de  marquis  de  Favier  était  venu  s'y  ajouter 
parle  testament  de  Henry  de  Favier,  auditeur  et 
lieutenant-général  de  la  vice-légation  d'Avignon. 
La  branche  aînée  de  la  famille  de  Piellat  Favier 
est  représentée  aujourd'hui  par  Arthur  de  la  Car 
délie,  marquis  de  Favier. 

Les  branches  cadettes  sont  représentées  par  le 
comte  Amédée  de  Piellat  et  Joseph  de  Piellat. 

Les  alliances  principales  ont  été  avec  les  fa- 
milles :  de  Chailus,  de  Cambis,  de  Caulaincourt, 
de  Benoist,  de  Guilhermier,  de  la  Gardette,  du 
Treyve,  de  Favier,  de  Vauxonne,  etc.,  etc. 

Armes  :  D'or,  au  chevron  d'azur,  à' trois  tètes 
de  lion  arrachées  de  même. 

PIERRE  DE  BERNIS  (de). 

Maison  d'ancienne  che- 
valerie, originaire  du  Lan- 
guedoc, où  Pierre  de  Pier- 
re, seigneur  de  la  baronnie 
de  Ganges,  vivait  en  1050. 
C'est  l'une  des  plus  nobles 
et  des  plus  illustres  de 
France  (existantes).  Guil- 
laume de  Pierre,  seigneur 
de  Ganges,  chev.ilier  croisé 
en  109(i,  se  signal .  au  siège 
d'Antioche  et  au  siège  de 
Tyr  (voir  dom  Vaissette  et 
Albert  d'Aix)  ;  il  est  inscrit 
dans  les  salles  des  croisades  de  Versailles.  Jean  de 
Pierre,  baron  de  Ganges  et  de  Castries,  vendit 
la  baronnie  de  Castries  à  Guillaume  de  La  Croix, 
kfin  1495.  Celte  maison  a  formé,  entre  autres 
branches,  celle  de  Bernis,  qui  s'est  surtout  illus- 
trée par  le  cardinal  de  Pierre  de  Bernis,  ambassa- 
deur en  Espagne  et  à  Vienne,  pour  le  traité  de 
Versailles  de  1756,  et  ministre  d'Etat  en  1757, 
ministre  ambassadeur  à  Borne  jusqu'à  sa  mort. 
Elle  a  produit  des  évèques,  des  archevêques,  des 
mestres  de  camp,  des  brigadiers,  des  maréchaux 
de  camp,  des  pairs  de  France,  des  chevaliers  de 
Malte  et  de  Saint-Louis,  et  elle  a  eu  les  honneurs 
de  la  cour  et  l'entrée  dans  les  carrosses  du  roi.  La 
seigneurie  de  Saint-Marcel  d'Ardèche  fut  érigée 
en  marquisat  sous  le  nom  de  Pierre-Bernis, 
en  1751.  en  faveur  de  Philippe-Charles-François 
de  Pierre  de  Bernis,  baron  de  Chateauneuf. 

Armes'  :  D\uur,  à  la  bande  d'or  accompagnée 
en  chef  d'un  lion  de  même,  lampassé  et  armé  de 
gueules. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

1°  Bernis  (Hervé,  marquis  de), (petit-fils 
d'Armande-Louise,  princesse  de  Rohan- 
Rochefort),chef  du  nom,  qui  a  épousé  Mlle 


Luée,  dont  il  a  des  enfants,  et  habite  le 
château  de  Saint-Marcel  d'Ardèche. 

2°  Beruis  (comte  Jules  de),  député  de 
Nîmes,  ancien  officier  de  cavalerie,  marié, 
en  1867,  à  Paule  de  Charert,  dont  il  a  Re- 
né, Albert,  Alfred  et  Paule. 

3°  Bernis  (vicomte  de),  général  de  divi- 
sion, grand  officier  de  la  Légion  d'honneur, 
marié  à  Jeanne-Marguerite  de  Laeerrière 
(château  de  Fléchères,  Ain). 

4°  Bernis-Calvière  (Cce  Charles  Hippo- 
lyte  de),  marié  en  1836  à  Anne-Clémence  de 

RoCHECHOUART-MONTEMART,   dont  I  Heill'i, 

ancien  officier  de  cavalerie,  qui  a  épousé 
Marie-Catherine  de  Rerthier  du  Vivier, 
dont  des  enfants. 

5°  Et  le  comte  Pierre,  le  vicomte  Aimé  et 
les  barons  Pons  et  Guillaume  de  Bernis. 
Tous  descendants  de  Pons-Simon  de  Pierre, 
vicomte  de  Bernis,  baron  de  Picrrcbourg 
et  des  Etats  Généraux  de  la  province  de 
Languedoc,  maréchal  de  camp,  comman- 
deur de  l'ordre  de  Saint-Lazare  ;  seul  (les 
autres  branches  éteintes)  ayant  fansouche, 
marié  à  Jeanne-Francoise-Sophie  du  Puy- 
Montbrun,  propra  nièce  du  cardinal  de 
Bernis,  dame  de  compagnie  de  S.  A.  R. 
Madame  Victoire  de  France. 

PINDRAY  D'AMBELLE(^). 

Seigneurs  de  Pindray ,  de  la  Touche,  de  Beau  puy 
de  Saint-Denis,  de  Milsens,  de  Villars.  du  Chas- 
tenet,  de  Montaigon,  dAmbelle,  duBouchet,  de 
Fontenilles,  de  Sainte-Cruix,  de  Marafy,  de  la 
Sudrie,  de  Fremonville,  etc. 

En  Poitou,  en  Touraine,  en  Saintonge,  en  An- 
goumois,  en  Périgord  et  en  Lorraine. 

Cette  maison  est  originaire  du  Poitou,  et  l'une 
des  plus  anciennes  de  cette  province  ;  elle  a  pris 
son  nom  de  la  terre  et  seigneurie  de  Pindray,  en 
la  châtellerie  de  Montmorillon.  Elle  a  formé  de 
nombreux  rameaux,  qui  se  sont  élendus  en 
diverses  provinces  et  qui  tous  ont' pour  auteur 
commun  Josselin.  qualifié  sire  de  Pindray,  dans 
deux  chartes  de  1353  et  1361. 

Au  5e  degré,  nous  trouvons  François  de  Pin- 
dray, 1er  du  nom,  dont  le  fils  puiné,  Pierre  de 
Pindray,  est  l'auteur  de  la  branche  des  seigneurs 
du  Bouchet.  de  Theuzy  et  d'Ambelle.  Son  petit-fils 
Jean  de  Pindray,  2e  du  nom,  fut  maintenu  avec 


—  599  — 


—  600  — 


son  fils  dans  leur  noblesse  par  jugement  de 
M.  Begon,  intendant  de  la  généralité  de  la  Ro- 
chelle, devant  lequel  ils  produisirent  leurs  titres 
constatant  leur  filiation  depuis  l'année  1388. 

Son  fils  aîné  René  de  Pindray,  servait  au  ban 
et  arrière-ban  de  la  noblesse  d'Angoumois  en  1702 
suivant  un  certificat  du  lieutenant-général  des 
armées  du  roi,  du  25  août  de  la  même  année. 
Le  26  janvier  1739,  par  acte  passé  devant  Salvat, 
notaire  à  Mareuil,  il  ratifia  avec  son  fils  aîné  la 
vente  du  noble  repaire  d'Ambelle  faite  par  son 
père  et  son  oncle,  le  15  juillet  1669. 

Un  de  ses  descendants,  Pierre-Simon-Louis  de 
Pindray  d'Ambelle,  chevalier  de  l'ordre  royal  et 
militaire  de  Saint-Louis,  ancien  officier  au  régi- 
ment de  Vexin,  émigra,  et  fit  dans  son  régiment, 
à  l'armée  des  princes,  la  campagne  de  1792  ; 
il  se  trouva  à  la  défense  de  Maestricht,  et  fit  deux 
campagnes  dans  les  chasseurs  nobles  à  l'armée 
de  Condé,  où  il  prit  part  à  différentes  batailles, 
notamment  à  celle  d'Oberhamlach.Il  a  laissé  pos- 
térité de  son  mariage  qui  eut  lieule  19  juillet  1802, 
avec  dame  Catherine-Victoire  de  Sarlandie. 

Armes  :  D'argent,  au  sautoir  de  gueules. 
Tenants  :  Deux  sauvages. 

Timbre  :  Un  casque  orné  de  ses  lambrequins, 
et  sommé  d'une  couronne  de  marquis. 

PINGRE  (de). 

Seigneurs  du  Quesnoy,  du  Chaussoy-sur-d'Avc- 
necourt,  de  Marceaux,  de  Sourdon,  de  Fricamps, 
de  Vraignes,  du  Tronquoy,  d'Ambreville,  de  Fren- 
coille,  deGouy,  de  Thiepval,  de  Saveuse,  de  Gui- 
micourt,  Forêt  d'AUy,  duCandas,  etc.,  en  Picardie. 

La  famille  de  Pingre,  originaire  du  Cambrésis, 
est  une  des  plus  anciennes  de  ce  pays.  Aussi  dis- 
tinguée par  ses  services  que  par  ses  alliances, 
elle  a  produit  nombre  d'hommes  utiles  et  remar- 
quables, soit  dans  l'église,  à  la  cour  ou  dans 
l'armée. 

Son  nom  figure  parmi  les  fondateurs  de  l'abbaye 
de  Prémy  en  1180  et  dans  l'état  de  la  noblesse  du 
Cambrésis  à  cette  époque.  (Le  Carpéntier,  histoire 
de  Cambray,  p,  517). 

Dans  le  massacre  de  Cambray  par  Louis  XI, 
Arnault  de  Pingre  perdit  la  vie,  avec  nombre 
d'autres  qui  avaient  voulu  défendre  leur  pays. 

A  ce  moment  la  famille  de  Pingre  était  diviséo 
en  deux  branches,  celle  d'Arnaultqui  alla  se  fixer 
à  Amiens.  La  branche  restée  fidèle  au  roi  changea 
ses  armes  et  porta  :  d"argent  à  trois  trèfles  de 
sinople,  et  une  rose  de  gueules  en  cœur. 

La  famille  de  Pingre,  qui  est  établie  en  Picardie, 
et  qui  est  représentée  par  M.  Louis-Jacques- 
Gilbert  de  Pingre  de  Guimicourt  et  M.  Victor  de 
Pingre,  a  obtenu  des  lettres  patentes  en  1594,  et 
des  lettres  de  maintenue  en  1646,  plus  un  arrêt  de 


maintenue  de  M.    Bignon,  intendant  de  Picardie 
en  1699. 

Louis-Jacques-Gilbert,  comte  de  Pingre,  lieute- 
nant-colonel, chevalier  de  la  Légion  d'honneur  a 
eu  plusieurs  enfants  de  Eulalie  de  Septenville, 
entr'autres  :  Valentine  de  Pingre  de  Guimicourt, 
mariée  à  M.  le  marquis  de  Landreville. 

Adrien-Pierre-Paul,  comte  de  Pingre  de  Guimi- 
court épousa  Louise  de  Grouches  de  Gribeauval. 
C'est  a  lui  qu'aux  Cent-jours.  S.  M.  Louis  XVIII 
confia  tous  ses  papiers,  lors  de  son  passage  à 
Abbeville. 

Il  a  eu  de  son  mariage  :  1°  Adrien-Timoléon- 
Victor  qui  suit;  2°  Marie-Adrienne-Pauline  de 
Pingre  de  Fricourt,  mariée  à  Philippe  d'Entend. 

Adrien-Timoléon-Victor,  comte  de  Pingre  de 
Guimicourt  né  en  1828,  officier,  chevalier  de  la 
Légion  d'honneur  a  épousé  Clara  de  Lagrené  dont 
il  a  eu  quatre  enfants  entr'autres  ;  1°  Louis-Victor- 
Eudoxe  de  Pingre  de  Guimicourt,  dernier  repré- 
sentant de  la  famille  de  Pingre  :  2e  Marie-Louise- 
Adrienne  Clara  qui  a  épousé  Gabriel  de  Saint- 
Victor  Jacquemont. 

Alliances  :  Les  familles  de  Louverval  de  Quel- 
leris,  de  la  Fontaine-Wicart,  de  Bernenicourt,  de 
l'Aumônier,  de  Louvencourt,  de  Blottefière,  de 
Morel,  de  Colbert,  de  Pont-Chartratn,  de  Créquy, 
de  Grouchy,  de  Rune,  de  Blin-de-Bourdon,  de 
Gomer,  de  Guilbon,  de  Herté,  de  Sachy,  de  Condé, 
de  Grouches,  de  Septenville,  de  Lagrené,  de 
Landreville,  etc.  MM.  de  Pringré  sont  petits 
neveux  de  Saint-François-de-Paule. 

Preuves  :  Le  Carpéntier,  histoire  de  Cambray  et 
du  Cambrésis;  lettres  patentes  de  1584-1646;  bre- 
vets, actes,  etc.,  entre  les  mains  de  la  famille, 
archives  de  la  Cour  impériale  dAmiens. 

Armes  :  D'azur,  au  pin  arraché  de  sinople, 
fruité  d'or,  surmonté  d'un  gré  ou  grève  de  sable. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  licornes. 

Devise  ancienne  :_  Mewn  est  Yindicare.  Devise 
donnée  par  Henri  IV  :  Victoire  en  main  d'une  forte 
pucellc. 

PLAGE  (de). 

Famille  ancienne  en  Limousin  et  en  Forez  ;  son 
origine  remonte  à  Toussaint  de  Place,  écuyer,  né 
au  Crozet  (Forez)  vers  1569,  lequel  figure  dans  une 
charte  militaire  du  4  mai  1591,  dressée  au  Crozet 
par  le  sire  Thévenon,  commandant  de  la  ville  de 
Crozet  et  le  château  de  la  Salle,  en  Forez,  com- 
prenant le  ban  .de  la  noblesse  de  la  localité,  au 
nombre  de  vingt-huit  gentilshommes. 

De  lui  est  descendu  au  6e  degré.  Jean-Baptiste 
de  Place,  écuyer,  né  en  1713,  qui  laissa  deux  fils 
les  auteurs  des  deux  branches  actuellement  exis- 
tantes de  la  famille. 


—  601  — 


—  602  — 


La  branche  aînée,  qui  a  pour  auteur  Claude- 
Marie  de  Place,  savant  littérateur,  marié  en  1771, 
à  Jacqueline  Brissot. 

C'est  à  cette  branche  qu'appartenait  l'archi prêtre 
de  Notre-Dame  de  Paris,  Charles  de  Place,  pré- 
dicateur célèbre,  qui  a  laissé  des  ouvrages  estimés 
sur  la  religion. 

Elle  compte  aussi  Etienne  de  Place,  frère  du  pré 
cèdent,  ecclésiastique  très  distingué  qui  fut  le- 
précepteur  du  comte  de  Chambord  et  supérieur 
des  pères  de  la  compagnie  de  Jésus,  à  Marseille; 
et  Guy-Marie  de  Place,  aîné  des  précédents,  qui 
fut  aussi  un  littérateur  distingué  et  collaborateur 
de  Joseph  de  Maistre. 

La  branche  cadette  a  pour  auteur  Mathieu  de 
Place,  littérateur  de  grand  talent  né  en  1752. 

Cette  branche  a  fourni  quantité  d'officiers  de 
terre  et  de  mer,  et  plusieurs  chevaliers  de  la 
Légion  d'honneur. 

Armes  :  De  gueules,  à  une  main  dextre  appaumec 
d'or,  posée  en  pal. 

L'écu  timbré  d'un  casque  de  chevalier  orné  de 
lambrequins  aux  couleurs  de  l'écu. 

PLAN  DE  SIÈYES  [de). 

La  famille  de  Plan,  seigneurs  des  hautes  et 
basses  Sièyes,  est  originaire  de  la  Sénéchaussée 
de  Digne  (Basse-Provence).  Ces  gentilshommes 
occupèrent  de  hautes  positions  dans  les  armées  du 
roi,  le  clergé  et  la  magistrature,  et  appartiennent 
par  leurs  alliances  aux  premières  maisons  de 
Provence  et  du  Dauphiné,  où  ils  furent  trans- 
plantés vers  le  milieu  du  xvne  siècle.  L'un  d'eux, 
à  cette  époque,  était  évêque  de  Die;  son  frère, 
conseiller  au  Parlement  de  Grenoble,  épousa  la 
fille  du  marquis  de  Veynes,  dont  le  dernier  reje- 
ton, mort  sans  postérité,  laissa  la  famille  de  Plan 
héritière  de  ses  titres  et  domaines  seigneuriaux 
de  Bourg-les-Valence. 

Pour  son  histoire,  en  ne  remontant  qu'aux 
notions  certaines,  on  trouve,  dans  une  charte  du 
temps  de  Charles  IX,  la  ville  de  Colmars  prise  et 
saccagée  par  des  troupes  dites  bandes  de  la 
ligue.  Bientôt  après  l'armée  catholique  de  Pro- 
vence  l'assiège  et  la  reprend  au  capitaine  de  par- 
tisans Plan  (du  nom  patronymique  de  cette 
famille)  qui  fait  sa  soumission  et  stipule  de  sa 
rançon  le  dernier  jour  de  février  1594,  entre  les 
mains  de  Jobert  de  Pontevès,  alors  lieutenant  des 
armées  pour  le  roi  à  Aix. 

Nous  remarquons  entre  autres  membres  distin- 
gués de  cette  famille,  Alexis  de  Plan,  dernier 
comte,  évèque  de  Die,  qui  acheva  la  réédifica 
tion  de  son  église  cathédrale,  né  en  1717,  évêque 
en  1741  ;  il  finit  sa  longue  carrière  à  Paris  où  il 
était  allé,  doyen  des  évoques  de  France,  s'offrir 
pour    otage  du  roi  Louis  XVI.  Ce  dévouement, 


malheureusement  inutile,  fut  cause  de  la  fin  de 
cet  illustre  prélat,  mort  dans  les  prisons  au 
milieu  de  la  tourmente  révolutionnaire,  en  jan- 
vier 1793. 

Jean-Baptiste-Louis  de  Plan  de  Sièyes, lieutenant 
des  gardes  S.  A.  B.  Monsieur  le  comte  d'Artois, 
mestre  de  camp  des  armées  du  roi,  chevalier  de 
Saint-Louis,  obtint  en  1712  des  lettres  patentes 
érigeant  en  marquisat  les  seigneuries  des  hautes 
et  basses  Sièyes  ;  il  fut  élu  par  la  noblesse  de  Mon- 
télimart  pour  la  représentation  aux  états  de  Bo- 
mans.  Son  oncle,  le  marquis  de  Veynes,  étant 
mort  sans  enfants,  l'institua  son  héritier,  à  charge 
par  lui  et  ses  descendants  d'ajouter  à  leur  nom 
celui  de  Veynes.  Son  fils,  François-Frédéric, 
marquis  de  Plan  de  Sieyès  de  Veynes,  contre- 
amiral,  né  en  1762,  entré  dans  la  marine  en  1776, 
émigré  ;  réintégré  dans  ses  biens  seigneuriaux 
de  Bourg-lès-Valence,  devint  contre-amiral,  che- 
valier de  Saint-Louis,  puis  de  la  Légion  d'honneur 
en  1823,  maire  de  la  ville  de  Valence,  et  élu 
jusqu'en  1830  à  la  présidence  du  conseil  général 
delaDrôme;  il  fut  appelé  au  sacre  de  Charles  X, 
refusa  le  serment  à  la  révolution  de  1830  et  par 
là  devint  démissionnaire  des  places  honorifiques 
qu'il  sut  toujours  remplir  avec  un  rare  dévoue- 
ment au  roi  et  à  son  pays. 

Armes  :   D'or,  à  la  fasce  d'azur,  accompagnée 
de  trois  roses  de  gueules. 
Couronne  de  marquis. 
Supports  :  Deux  liovs. 
Devise  :  Trahit  candore  ruborem. 


PLESSIS  DE  GRENÉDAN  (du). 

La  maison  du  Plessis-Mauron  de  Grenédan 
prend  son  origine  de  l'ancienne  seigneurie  du 
Plessis,  située  paroisse  de  Mauron,  évêché  de  St- 
Malo.  De  cette  terre,  dépendaient  de  vastes  do- 
maines, un  grand  nombre  de  fiefs,  plusieurs  juri- 
dictions, etc.  Le  nom  du  Plessis  est  écrit  et  or- 
thographié dans  les  anciens  titres  et  dans  les  ré- 
formations de  1426  et  1513,  Plesseis,  Pleisseix, 
Plessix,  et  Plexis,  en  latin,  Plessiacus,  Plexia- 
cus,  Ploissiacus,  Plesseicius  et  Plexeius. 

Cette  maison  a  occupé  de  hautes  fonctions 
dans  les  armées  et  dans  la  magistrature.  Elle  a 
été  maintenue  par  les  arrêts  de  réformations  de 
1426  et  1513,  et  a  été  déclarée  noble  d'ancienne 
extraction  par  celui  de  1668.  Les  preuves  de  cour 
ont  été  faites  devant  Chérin,  au  cabinet  des  or- 
dres du  roi,  et  le  chevalier  du  Plessis  de  Grené- 
dan est  monté  dans  les  carrosses  de  Sa  Majesté 
le  24  mai  1787. 

Le  premier  auteur  connu  de  cette  maison,  Guil- 
laume, sire  du  Plessis,  chevalier,  vivant  en  1190, 
fut  un  des  seigneurs  bannerets  qui  firent  le  siège 
du  Mont  Saint-Michel  en  1204,  et  qui  assistèrent 


603  — 


—  604  — 


à  la  bataille  de  Bouvines  en  1214.  Ubald,  son  fils» 
envoyé  en  ambassade  auprès  de  Philippe- Au- 
guste, fut  père  de  Geoffroy  du  Plessis,  qui  suivit 
le  roi  Samt-Louis  en  Palestine,  comme  il  appert 
d'un  titre  de  1249,  en  vertu  duquel  le  nom  et  les 
armes  delà  maison  du  Plessis  de  Grenédan  figu- 
rent dans  les  nouvelles  salles  des  croisades  du 
Musée  de  Versailles. 

La  filiation  de  cette  maison  est  authentique- 
ment  établie  depuis  Jehan  Ier,  sire  du  Plessis, 
qui,  en  1335,  épousa  Raoulette  de  Montfort,  fille 
de  Raoul,  sire  de  Monfort  et  de  Gaël.et  d'Aliénor 
d'Ancenis. 

Olivier  le  Prodigue,  chevalier,  fut  un  des  sei- 
gneurs qui  rassemblèrent  en  1483  les  troupes 
Bretonnes  à  Rennes,  et  les  conduisirent  à  Saint- 
Aubin  du  Cormier,  où  il  périt  en  combattant 
pour  son  prince  et  sa  patrie,  à  la  tète  d'une  com- 
pagnie de  cent  hommes  d'armes.  François  du 
Plessis-Mauron,  son  second  fils,  forma  la  branche 
des  seigneurs  de  Grenédan,  du  nom  d'une  terre 
dont  il  se  rendit  acquéreur  par  échange  en  1580. 
Ce  fief,  érigé  en  vicomte  en  1577,  fut  confirmé 
dans  son  titre  et  dans  ses  droits  de  haute, 
moyenne  et  basse  justice  par  lettres  patentes  de 
Louis  XIV,  données  l'an  1559  en  faveur  de  René 
du  Plessis-Mauron,  vicomte  de  Grenédan,  petit-  v 
fils  de  François. 

Il  laissa  un  fils  dont  la  postérité  se  divisa  en 
trois  branches  par  ses  trois  enfants  : 

René  II,  l'aîné,  marié  en  1695,  avec  Elisabeth 
Huchet  de  la  Bédoyère,  forma  la  branche  aînée 
des  marquis   de  Grenédan. 

Armes:  D'argent,  à  une  bande  de  gueules, 
chargée  de  trois  maclrs  d'or,  surmontée  d'un 
lion  de  gueules,  armé,  couronné  et  lampassé  d'or. 

Couronne  de  marquis. 

Cri  de  guerre:  Plessis-Mavron. 

Supports  :  Deux  lions. 

Cimier  :  Un  lion  issant. 


PLESSIX-QUINQUIS  (du). 

La  famille  du  Plessix-Quinquis,  en  Breton  de 
Quenquis,  seul  nom  connu  autrefois  puisqu'il 
avait  la  même  signification,  se  trouve  mentionnée 
dans  Courcy.  Elle  est  d'ancienne  extraction  de 
l'évèché  de  Léon  et  a  pris  part  aux  références  et 
montres  de  1446  à  1534.  Elle  a  prouvé  une  suite 
de  huit  générations,  et  a  donné  un  capitaine  des 
zouaves  pontificaux,  volontaires  de  l'Ouest  en 
1878. 

Armes:  D'argent,  au  sautoir  accompagné  en 
chef  et  en  flanc  de  trois  quinte  feuille  s,  et  en 
pointe,  d'une  molette,  le  tout  de. gueules. 


PLŒUG  (de). 

Famille  bretonne,  qui  parait  être  un  ramage 
(branche  cadette)  de  Polies,  issue  de  Tanguy, 
qui  épousa,  vers  la  fin  du  xme  siècle,  Jeanne, 
fille  et  unique  héritière  des  anciens  seigneurs  de 
Plœuc,  à  la  condition  que  leurs  descendants  relè- 
veraient le  nom  et  les  armes  de  la  maison  de 
leur  mère.  Guillaume  de  Plœuc  fut  un  des  signa- 
taires de  la  ratification  du  Traité  de  Troyes  en 
1427.  Jean,  son  frère,  élu  évêque  de  Tréguier  le  4 
mars  1442,  érigea  en  Collégiale,  par  l'ordre  du 
pape  Eugène  IV,  l'église  paroissiale  de  Tongue- 
dec.Il  mourut  le  7  avril  1453,  et  eut  pour  succes- 
seur Jean  de  Coetquis. 

La  seigneurie  de  Plœuc  a  été  érigée  en  comté 
par  lettres  patentes  de  1696,  en  faveur  de  la  mai- 
son de  la  Rivière,  dont  la  branche  s'est  fondue 
dans  celle  de  Cœtrieux  et  dont  l'autre  a  fini  en 
1754,  par  mariage  dans  la  maison  des  Mortier  de 
la  Fayette. 

Guillaume,  sire  de  Plœuc  et  du  Timeur,  che- 
valier banneret,  vivait  en  1455. 

Sébastien,  marquis  de  Plœuc,  fut  fait  chevalier 
des  ordres  du  roi,  et  marquis  de  Sourdéac. 

Ceux  de  ce  nom  qui  sont  du  ressort  de  Quim- 
per  ont  été  déclarés  nobles  d'ancienne  extraction 
et  maintenus  dans  la  qualité  de  chevalier,  par  ar- 
rêt rendu,  en  la  Chambre  de  la  réformation,  le  29 
mars  1671. 

Cette  famille  a  donné  :  un  Prélat  dans  la  per- 
sonne de  François-Hyacinthe  de  Plœuc  du  Ti- 
meur, qui  fut  député  des  Etats  de  Bretagne  pour 
le  clergé  en  1712  et  harangua  Louis  XIV,  en 
cette  qualité,  à  la  tête  de  la  députation  de  cette 
province  le  13  février  1713  ;  un  gouverneur  de  la 
Banque  de  France,  député  en  1871. 

Armes  :  Ecartelé;  aux  1  été  d'hermines,  à  trois 
chevrons  de  gueules,  qui  est  de  Plœuc  ;  aux  2  et  3, 
vairé  d'or  et  de  gueules,  qui  est  de  Kergorlay. 

Couronne  de  marquis. 

Devise:  L'âme  et  l'honneur. 


POINTE   DE  GEVIGNEY  {de). 

Ces  noms  se  rapportent  à  deux  familles  de 
Franche-Comté,  qui  se  sont  réunies  dans  le  xiv 
siècle. 

La  maison  de  Pointe  portait  :  D'or,  à  trois 
lionceaux  naissants  de  sable. 

La  maison  de  Gevigney  d'ancienne  chevalerie 
de  la  province  de  Franche-Comté,  tirait  son  nom 
d'une  seigneurie  située  près  de  Jussey.  Jean  de 
Gevigney,  damoiseau,  testa  en  1447.  Guillaume 
de  Gevigney  fut  reçu  à  la  confrérie  de  Saint-Geor- 
ges, en  1461. 

Cette  famille  portait  :  Fascé  d'or  et  d»  gueules. 


605 


606 


POMPERY  DE  LOZERAY  (de). 

Cette  fort  ancienne  maison' 
la  seule  de  ce  nom,  est  d'ex- 
traction noble.  Elle  est  origi- 
naire de  la  Brie-Champagne, 
La  Maison  de  Pompery  a  sa 
filiation  non  interrompue  à 
partir  de  Messire  Carlovo  de 
Pompery, seigneur  deLozeray, 
qui  vivait  en  1400.  —  Mais  il 
existe,  à  la  Bibliothèque  Na- 
tionale, une  charte  sur  Messire 
Thibault  de  Pompery,  pour  le 
pèlerinage  de  1240  avec  le 
comte  de  Champagne. 
I.  —  Messire  Philippe  de 
Pompery,  écuyer,  gentilhomme  ordinaire  de  la 
chambre  du  roy  Louis  XII  (1507),  achète  en  1512 
la  seigneurie  d'Acy-en-Multien  (d'Antoine  Dumou- 
lin), y  compris  les  fiefs  qui  en  dépendaient  et  qui 
relevaient  du  duché  de  Valois.  Philippe  de  Pom- 
pery devint  premier  huissier  de  la  chambre  du 
roi  François  Ier  et  fut  par  lui  créé  comte  d'Acy. 
Philippe  de  Pompery  obtint  du  roi  des  lettres 
patentes  pour  ne  faire  de  tous  ces  fiefs  qu'un  seul 
fief-lige  relevant  du  château  de  Meaux. 

Les  seigneurs  d'Acy-en-Multien  ont  pris  et  con- 
servé, jusqu'en  1668,  la  qualité  de  comte  d'Acy. 

Philippe  de  Pompery  épousa  damoiselle  Antoi- 
nette de  Radingant  qui  mourut  le  21  janvier  1524  ; 
quant  à  lui,  il  vécut  jusqu'en  1530. 

Leurs  restes  ont  été  déposés  devant  l'autel  de 
St-Nicolas,  dans  l'église  d'Acy.  Philippe  de  Pom- 
pery laissa  un  fils,  Guy  de  Pompery,  et  une  fille, 
Françoise  de  Pompery. 

Françoise  de  Pompery  épousa  en  1519  Louis  de 
Pontbriant,  écuyer,  seigneur  des  Bordes,  de  Bré- 
champ,  etc.,  lequel  était  le  fils  de  Jean  de  Pont- 
briant, seigneur  de  Vaurun,  l'un  des  100  gentils- 
hommes de  la  maison  du  Roi,  capitaine  du  vieux 
palais  de  Rouen,  —  et  de  Jeanne  de  Mauterne  de 
Ruffin.  —  Françoise  de  Pompery,  dame  de  Pont- 
briant, eut  pour  enfants  Antoine  de  Pontbriant, 
chevalier,  marié  avec  Roberte  de  Morais  delaGa- 
rancière  et  fille  d'Anne  de  Harcourt,  et  Marguerite 
de  Pontbriant,  mariée  le  6  janvier  1588  avec 
Jacques  de  Houdetot. 

Françoise  de  Pompery,  dame  de  Pontbriant. 
résida  au  château  de  Pontbriant.  Ce  château  fut 
assiégé,  pendant  les  guerres  civiles,  par  les  trou- 
pes de  la  Ligue  que  commandait  en  Bretagne  le 
duc  de  Mercceur  ;  Jean,  Jacques,  Louis  et  François 
du  Breil,  seigneur  de  Pontbriani,  qui  soutenaient 
la  cause  du  roi  Henri  IV  résistèrent  à  une  attaque 
en  règle  et  très  meurtrière  pendant  22  jours  ;  enfin, 
n'ayant  pas  reçu  les  secours  et  les  approvisionne- 
ments des  roualistes,  ils  signèrent  le  22  juin  1500 
unecapitulation  honorable  et  sortirent,  ainsi  que 


tous  les  gentilshommes   de  leur   garnison,  avec 
leurs  armes  et  bagages  et  leur  liberté. 

IL  —  Messire  Guy  de  Pompery  do  Lozeray, 
seigneur  de  Vendrest  et  autres  lieux,  premier 
huissier  de  François  P1',  épousa  en  1546  Françoise 
de  Biecques.  Ils  moururent  à  Rademont-en-Brie, 
laissant  deux  fils  :  Claude  et  Antoine. 

III.  —  Messire  Claude  de  Pompery,  seigneur  de 
Vendrest,  de  Lozeray  et  autres  lieux,  épousa  le 
18  mars  1578  Louise  Le  Chevalier;  il  était  assisté 
de  son  frère  Antoine. 

IV.  —  Messire  François  de  Pompery,  seigneur 
de  Vendrest,  de  Lozeray  et  autres  lieux,  épousa 
â  Châlons,  le  13  septembre  1619,  damoiselle  Mag- 
deleine  de  Hérisson,  de  la  Paulnerie,  de  Vigneux, 
de  Courtemont,  etc. 

De  ce  mariage  sont  nés  : 

Olivier  pr  de  Pompery,  qui  épousa,  le  24  juillet 
1651,  damoiselle  de  Tassin. 

Pierre  Ier  de  Pompery,  né  en  1636,  seigneur  de 
Biercy  et  Grand-Ccur  en  partie ,-  porte-étendard 
des  gendarmes  de  la  garde  du  Roi,  épousa  le  20 
septembre  1679,  en  la  chàtellenie  de  Montmirail- 
en-Brie,  damoiselle  Jeanne  de  Soissy,  fille  de 
Jacques  de  Soissy,  écuyer,  seigneur  du  Marais, 
des  Grandes,  de  Villefontaine,  des  Bordes,  Ber- 
gère, Sogny  et  Montflobert,  —  et  de  Jeanne  de 
Turcq.  Il  mourut  le  25  février  1721 . 

Pierre  de  Pompery  eut  Henry  Pierre  de  Pompe- 
ry, mestre  de  camp  en  1736.  et  une  fille  mariée  à 
M.  de  Fontenelle,  amie  de  M.  Belland,  évêque  de 
Messino. 

V.  —  Messire  Olivier,  1er  de  Pompery, 
écuyer,  seigneur  de  Lozeray,  de  la  Courte-lès- 
Biercy,  de  Landricourt  et  des  Déserts,  épousa  le 
24  juillet  1651,  au  comté  des  Vertus,  damoiselle 
Appoline  de  Tassin,  des  seigneurs  de  la  Noue,  de 
la  Moricerie.  de  Montceau  et  des  Déserts. 

Du  mariage  d'Olivier  Ier  et  de  damoiselle  de 
Tassin  est  issu  Charles  Ier  de  Pompery. 

Messire  Charles  Pr  de  Pompery,  écuyer,demeu- 
rant  à  Coribert,  seigneur  de  Bierzy,  de  Vendrest, 
épousa  damoiselle  Claude  de  Testard  en  la  pré- 
vôté de  Chàtillon-sur-Marne ,  le  23  octobre  1681. 
Ils  résidèrent  à  Jouis,  paroisse  de  Boursault. 

De  ce  mariage  :  Olivier-Henry,  Louis-Charles, 
Louise  et  Marie. 

Olivier-Henry  de  Pompery,  écuyer,  épousa,  en 
1711,  damoiselle  Esmée  du  Puis,  des  seigneurs  du 
Mesnil-la-Cauré,  d'Aunizieux,de  la  Chapelle,  etc. 
Sont  issus  de  ce  mariage  :  Claude  II  de  Pompery, 
qui  épousa  Anne  du  Maugin,etCharles,  qui  épou- 
sa Françoise  de  la  Buée. 

VIL  —  Messire  Louis-Charles  de  Pompery  de 
Lozeray  naquit  le  22  juin  1687  en  la  paroisse  de 
Saint-Pierre  de  Boursault.  Seigneur  en  partie  de 
Salsogne  et  de  Ciry-Sermoise,  il  épousa  le  18  mars 
1716  Marie-Anne  Le  Roy  d'Acquest,   veuve  de  G. 


—  607  — 


—  608 


Firmin  de  Berdemet,  lieutenant  des  grenadiers  au 
régiment  de  Grimaldi,  —  et  fille  de  Théodore  Le 
Roy  d'Acquest  de  Noue,  chevalier  de  Saint-Louis, 
maréchal  de  la  garde  du  Roi,  écuyer,  seigneur 
d'Aboval,  de  Genvilliers,  etc.  Il  était  assisté  à  son 
mariage  de  son  frère  Olivier  Henry  de  Pompery, 
seigneur  du  Mesnil-la-Cauré. 

Du  mariage  de  Louis-Charles  Dr  de  Pompery 
sont  nés  à  Ciry-Salsogne  : 

1°  Jacques- François,  le  31  janvier  1723. 
2°  Nicolas-Charles,  le  26  mai  1726. 
3°  Christophe,  le  30  janvier  1731. 
4"  Marie-Catherine. 

Louis-Charles  Ier  de  Pompery  mourut  le  11  mars 
1759  à  Ciry-Salsogne,  et  Anne -Marie  Le  Roy 
dAcquest  le  31  mars  1768,  âgée  de  82  ans. 

Des  enfants  de  Louis-Charles  Ier  de  Pompery, 
Jacques-François  est  le  seul  qui  continua  la  des- 
cendance. —  Nicolas-Charles  de  Pompery  eut, 
comme  parrain,  Nicolas  de  Berthemet,  et,  pour 
marraine,  Anne-Catherine  de  A'illeneuve.  ne  se 
maria  point,  a  servi  4  ans  dans  Royal-Artillerie 
(bataillon  de  Gaudechard),  officier  des  chevau- 
légers  d'Orléans  le  9  novembre  1746,  fît  les  cam- 
pagnes 1747-1748  Flandie,  et  de  1757  à  1762  celles 
dAllemagne.  Il  fut  admis  à  l'Hôtel  des  Invalides, 
lieutenant  le  19  juillet  1762. 

Le  chevalier  Christophe  de  Pompery  naquit  à 
Ciry  le  30  janvier  1731,  fut  lieutenant  au  bataillon 
de  milice  le  10  février  1747,  lieutenant  des  gardes- 
du-corps  du  roi  le  15  juillet  1749,  capitaine  à  la 
compagnie  des  canonniers  gardes-côtes  deBéziers 
le  1er  mars  1759,  devint  mousquetaire  de  la  deu- 
xième compagnie  du  Roi.  —  Il  épousa  à  Couvrel- 
les,  le  2  octobre  1770,  Geneviève-Françoise  Re- 
gnault  de  Salsogne,  fille  de  feu  Jean-Baptiste 
Regnault,  écuyer,  seigneur  de  Salsogne,  et  de 
Marie  Quinquet.  Il  était  assisté  de  son  beau-frère, 
Messire  Charles-Jean  du  Roux  de  Vérdon, vicomte 
de  Couvrelles,  de  Théodore  Le  Roy  d'Acquest,  de 
Christophe  Quinquet,   chanoine  de  Soissons,  etc. 

Le  chevalier  Christophe  de  Pompery  fut  fait 
chevalier  de  St-Louis  le  9  juin  1772.  Il  est  mort  a 
Ciry-Salsogne  en  1811,  et  son  épouse  (née  en  1730), 
en  1825.  Ils  ne  laissèrent  aucune  postérité. 

Les  restes  du  chevalier  Christophe  de  Pompery 
reposent  dans  le  cimetière  du  parc  du  château  de 
Salsogne. 

VIII.  —  Jacques-François  de  Pompery,  seigneur 
de  Salsogneet  en  partie  de  Ciry-Sennoise,  vicomte 
en  partie  de  Couvrelles, est  né  â  Ciry  le  31janvier 
1723;  il  épousa,  le  25  juin  1743,  ù  Ciry-Salogne, 
Marie  Quinquet,  laquelle  avait  épousé  en  premiè- 
res noces, le  9févrierl728,  Jean-Baptiste  Regnault, 
écuyer,  seigneur  de  Salsogne  et  en  partiede  Ciry, 
lieutenant  au  régiment  de  Condé-Dragons,  fils  de 
Jean-Baptiste  Regnault,  conseiller  du  Roi,  com- 
missaire   des  guerres,  —  et   de  Anne-Marie  de 


Vinciel,  dame  de  Salsogne. — Marie  Quinquet  était 
la  fille  de  Nicolas  Quinquet,  procureur  du  Roi  au 
bureau  des  finances  de  Soissons. 

Messire  Jacques-François  de  Pompery  fut  gen- 
darme de  la  garde  du  Roi  en  1744,  rang  de  capi- 
taine de  cavalerie  en  1759,  fut  fourrier  général, 
fit  les  campagnes  de  1744,  1745,  1746, 1747  et  1758 
en  Flandre  et  de  1761  en  Allemagne,  chevalier  de 
St-Louis'  le  22  mai  1770.  —  Il  a  eu  deux  enfants  : 
Marie-Anne-Françoise,  née  à  Ciry-Salsogne  le  19 
mars  1745,  et  François-Hyacinthe  qui  naquit  à 
Braisne  le  28  février  1749,  fut  baptisé  le  1er  mars 
1749.  Il  eut  pour  parrain  :  Charles-Hyacinthe  de 
Noue,  gentilhomme  de  la  Manche  du  Roi. 

Marie  Quinquet,  dame  de  Pompery*,  est  morte 
en  son  château  de  Salsogne  le  19  mars  1777. —  De 
son  premier  mariage  avec  J.-B.  Regnault  de  Sal- 
sogne, elle  avait  eu  deux  enfants  :  1»  Marie  Re- 
gnault, mariée  le  18  juin  1765  avec  Messire  Char- 
les-Jean du  Roux  de  Verdon,  vicomte  de  Couvrelles 
et  d'Augy,  veuf  de  Marguerite  Levant  de  Louâtre, 
demeurant  en  son  château  de  Couvrelles.  Messire 
du  Roux  de  Verdon  est  mort  le  30  ventôse  de  la 
6e  année  de  la  République,  âgé  de  75  ans.  Marie 
Regnault,  sa  2e  épouse,  est  morte  le  3  nivôse  de 
la  12e  année  de  la  République.  —  2°  Geneviève 
Regnault,  né  en  1730,  mariée  à  Couvrelles,  le  2 
octobre  1770,  avec  le  chevalier  Christophe  de 
Pompery. 

IX.  —  Messire  François  Hyacinthe  de  Pompery, 
seigneur  de  Salsogne,  vicomte  de  Couvrelles, 
propriétaire  des  châteaux  de  Couvrelles  et  de  Sal- 
sogne, naquit  à  Braisne  le  28  février  1749,  Garde 
du  corps  du  Roi  le  4  mai  1766,  lieutenant  de  ma- 
réchaussée générale  de  Bretagne  le  8  septembre 
1778,  capitaine  de  cavalerie  le  28  septembre  1778. 

Messire  François-Hyacinlhe  de  Pompery,  che- 
valier de  Notre-Dame  du  Mont-Carmel  et  de  Saint- 
Lazare,  épousa  à  Quimper,  en  premières  noces, 
Marie-Corentine  du  Marc'hallac'h,  grand'tante  de 
l'abbé-député  de  l'Assemblée  de  1871  et  grand- 
vicaire  à  Quimper. 

Devenu  veuf,  Messire  François-Hyacinthe  de 
Pompery  se  remaria,  le  29  avril  1786,  avec  Anne- 
Marie  Audouyn,  fille  de  Guillaume-François  Au- 
douyn,  avocat. 

Anne-Marie  Audouyn  était  de  la  maison  des 
seigneurs  de  Kériner,  du  Cosque,  de  Kergues  ; 
elle  était  cousine  du  célèbre  docteur  Laënnec.  — 
Anne-Marie  Audouyn,  dame  de  Pompery,  fut 
mise  en  arrestation  le  14  novembre  1793  et  enfer- 
mée au  château  de  Pont-Labbé  avec  Mademoiselle 
de  Lestriaga,  dame  Rioultde  Courtonne,  plus  tard 
Mme  de  Chabrol,  femme  du  ministre  de  la  Res- 
tauration. Toutes  deux  furent  mises  hors  d'arres- 
tation le  28  frimaire. 

Du  mariage  de  François-Hyacinthe  de  Pompery 
et  d'Anne-Marie  Audouyn,  sont  nés  h  Quimper  : 
1"  le  18  avril  1787,    Louis-Char  le  s -Hyacinthe   qui 


—  609  — 


—  610  — 


eut  pour  marraine  demoiselle.  Marie-Barbe  du 
Marc'hallac'h  de  Tréouron  ;  2<>  Antoine  qui  naquit 
en  1795;  38  Marie,  née  en  1799,  qui  épousa  en  1818 
le  comte  du  Parc  de  Locmaria,  gouverneur  du 
comte  de  Chambord  et  père  du  général  comte  Al- 
fred du  Parc  de  Locmaria. 

François-Hyacinthe  de  Pompery  fut  fait,  le  23 
février  1791,  chevalier  de  Saint-Louis  ,-  ie  12  juin 
de  la  même  année,  il  fut  nommé  lieutenant-colonel 
de  la  gendarmerie  nationale  du  Finistère  et  re- 
traité le  1er  août  1792.  —  A  partir  de  cette  époque, 
il  résida,  soit  dans  ses  propriétés  de  Bretagne  (à 
Penhars,  à  Sequer  ou  à  Pont-L'abbé),  soit  dans 
ses  châteaux  de  Couvrelles  ou  de  Salsogne.  En 
1814,  François -Hyacinthe  de  Pompery  et  son 
épouse  allèrent  se  fixer  à  Soissons.  C'est  là  que 
Anne  Marie  Audouyn,  dame  de  Pompery,  mourut 
en  1830,  et  son  mari,  l'année  suivante,  le  7  sep- 
tembre 1821. 

On  a  d'Anne-Marie  Audouyn,  dame  de  Pompery, 
une  «  Correspondance  avec  Bernardin  de  Saint- 
Pierre  ». 

X.  —  Le  comte  Louis-Charles  H  de  Pompery, 
fils  aîné  de  François- Hyacinthe  de  Pompery, 
naquit  le  18  avril  1787  à  Quimper. —  Gendarme  le 
10  décembre  1806,  chasseur  de  la  Garde  impériale 
le  24  novembre  1807.  —En  1810,  Louis-Charles  II 
épousa  Mlle  Aléno  de  Saint-Alouarn,  dont  le  père 
fut  exécuté  en  1793  comme  ardent  royaliste  (à 
l'âge  de  28  ans).  —  En  1814,  Louis-Charles  II  de 
Pompery  fut  lieutenant  des  gardes-du-corps  du 
Roi,  puis,  en  1816,  lieutenant  à  la  compagnie  de 
gendarmerie  des  Côtes-du-Nord.  —  Devenu  veut, 
il  épousa  par  autorisation  ministérielle,  le  19  no- 
vembre 1823  Marthe  de  Saisy,  fut  capitaine  en 
1828,  prit  sa  retraite  en  1830,  et  acheta,  à  cette 
époque,  le  manoir  et  les  terres  du  Parc,  prèsRos- 
noën  (Finistère).  —  Louis-Charles  II  de  Pompery 
est  décédé  à  Brest  le  2  mai  1854.  Il  avait  fait  en 
1867  les  campagnes  de  la  Grande-Armée. 

De  son  premier  mariage  avec  Mademoiselle  de 
Saint-Alouarn,  le  comte  Louis-Charles  II  de  Pom- 
pery avait  eu  4  enfants  :  1°  Aimée,  née  au  château 
de  Couvrelles  (Aisne)  en  1810,  mariée  au  marquis 
d'Engente  ; 

2°  Edouard  de  Pompery,  né  le  7  avril  1812  au 
château  de  Couvrelles,  auteur  de  plusieurs  livres 
philosophiques,  membre  de  la  Société  des  gens 
de  lettres,  mort  sans  postérité  le  23  novembre  1895 
à  Paris  ; 

3°  Théophile  de  Pompery,  né  au  château  de  Cou- 
vrelles (Aisne)  en  1814  ;  son  parrain  fut  le  célèbre 
docteur  Laënnec  ;  chevalier  de  la  Légion  d'honneur 
le  13  août  1864,  président  du  Comice  agricole  du 
Faou  (Finistère),  député  du  Finistère  de  1871  jus- 
qu'à sa  mort,  au  manoir  du  Parc,  en  août  1880, 
sans  postérité. 

4°  Henry  de  Pompery,  né  à  Soissons  en  1816, 
conseiller  général  du  canton  de  Faou  (Finistère), 


grand  agriculteur,  fondateur  du  haras  de  Faou, 
mort  sans  postérité,  au  manoir  du  Parc,  en  1881. 
—  Les  corps  de  Théophile  et  d'Henry  de  Pompery 
reposent  dans  une  sépulture  de  famille  à  Rosmeur 
(Finistère). 

Du  deuxième  mariage  de  Louis-Charles  II  de 
Pompery  avec  Marthe  de  Saisy,  il  y  eut  encore  4 
enfants  :  1°  Emmanuel  et  2°  Ludovic  1,  pas  de  pos- 
térité ;  3°  Xoémie,  qui  épousa  le  comte  de  Parce- 
vaux,  inspecteur  général  honoraire  des  Haras, 
mort  en  1891.  Noémie  de  Pompery,  comtesse  de 
Parcevaux  est  morte  en  son  château  de  Kéruscar 
(Finistère),  le  28  mars  1892,  laissant  3  enfants  : 
1°  comte  Charles  de  Parcevaux  qui  épousa  Made- 
moiselle Marie  de  Bigore  de  la  Londe,  fille  d'un 
conseiller  référendaire  à  la  Cour  des  Comptes  ; 
2°  Madame  de  Castellan;  4°  Madame  deTréverret. 

4o  Le  dernier  fils  du  comte  Louis-Charles  II  de 
Pompery,  le  comte  Victor  de  Pompery,  se  maria 
en  1855  à  Mademoiselle  de  Madec,  devint  sous- 
préfet  de  Lannion,  propriétaire  du  château  de 
Trémarec  près  Quimper.  Il  mourut  en  1878  ayant 
eu  10  enfants,  dont  3  fils  :  Ludovic,  Charles  et 
Victor. 

Le  comte  Ludovic  II  de  Pompery  a  épousé,  en 
1887,  Mademoiselle  d'Oulleinbourg  (3  enfants  : 
Stanislas,  Geneviève,  Xavier). 

Le  vicomte  Charles  de  Pompery  s'est  marié,  en 
1891  à  Mademoiselle  de  Kermel  (1  enfant  :  Hugues). 

Victor  II  de  Pompery  est  mort  célibataire  en 
1896. 

Le  vicomte  Antoine  de  Pompery  est  le  second 
fils  de  François-Hyacinthe  de  Pompery,  vicomte 
de  Couvrelles,  chevalier  de  St-Louis,  de  St-Lazare 
et  du  Mont-Garmel.  Il  est  né  à  Quimper  en  1795. 
Proprétaire  des  châteaux  de  Couvrelles,  de  Salso- 
gne et  de  Vilblin.  Il  a  épousé  en  premières  no- 
ces Mademoiselle  Jodon  de  Villeroché,  dont  il 
eut  :  1°  Fortuné  qm  a,  eu.  trois  iilles  :  Marie,  Emma 
et  Aline,  et  qui  résida  a  Vic-sur-Aisne  (Aisne)  ; 
2°  Ernest  (pas  de  postérité)  ;  3°  Flore,  devenue  ba- 
ronne de  Chanlaire  et  dont  la  fille,  Hermine,  a 
épousé  M.  du  Bos  d'Hornicourt,  4°  Eléonore,  plus 
tard  baronne  de  Ligeac  et  dame  d'honneur  de  la 
duchesse  de  Parme  ;  5°  Clémentine,  devenue 
marquise  de  Chizeray,  demeurant  au  château  de 
Fougeray  (Indre-et-Loire),  morte  en  1895. 

Le  vicomte  Antoine  de  Pompery  épousa,  en 
secondes  noces  Mademoiselle  Suzanne  Cambier 
de  Buat,  veuve  de  Monsieur  Bérenger,  capitaine 
de  frégate  (oncle  du  sénateur  auteur  de  la  loi 
Bérenger). 

De  ce  deuxième  mariage,  le  vicomte  Antoine 
de  Pompery  eut  encore  deux  enfants  : 

1°  Antoinette,  née  au  château  de  Salsogne,  ma- 
riée au  général  comte  de  Curten  ;  ils  eursnt  deux 
enfants  .  Charles  de  Curten,  Villa  Joyeuse,  par 
Créon  (Gironde);  Marie-Thérèse  de  Curten,  mariée 
au  baron  Alfred  de  Montreuil,  maire  de  Sarron  et 


Tome  II 


20 


—  611  — 


—  612  — 


propriétaire   des  châteaux  de  Villette    (Oise)   et 
d'Yvoy-le-Pré  (Cher)  ; 

2°  Charles  de  Pompéry,  né  au  château  de  Sal- 
soge,  épousa  en  1834  Mademoiselle  Jeanne-Marie- 
Caroline  de  Maniquet  (descendante  d'Hector  de 
Maniquet,  seigneur  du  Fayet,  grand-maître  en- 
quêteur et  réformateur,  pour  les  eaux  et  forêts, 
des  parlements  de  Toulouse  et  de  Bordeaux,  am- 
bassadeur extraordinaire  auprès  des  électeurs 
Palatin  de  Saxe  et  le  Landsgrave  deHessen  (1572), 
maistre  d'hôtel  de  la  reine  Marguerite  de  Valois. 
C'est  au  château  du  Fayet,  propriété  de  Hector  de 
Maniquet,  que  la  favorite  de  Charles  IX,  Marie 
Touchet,  fille  d'un  lieutenant  particulier  auprési- 
dial  d'Orléans,  accoucha  le  28  avril  1578,  de  Char- 
les, bâtard  de  Valois,  appelé  plus  tard  comte 
d'Auvergne  et  duc  d'Angouléme,  qui  avait  pour 
sœur  utérine  Henriette  de  Balzac  d'Entragues.  — 
Hector  de  Maniquet  laissa  plusieurs  enfants  :  son 
fils  Philibert-Emmanuel,  sieur  des  Bergeries-en- 
Brie,  paroisse  des  Chartrettes,  homme  d'armes 
de  la  compagnie  de  Lesdiguières,  avait  été  tenu 
sur  les  fonts  baptismaux  par  Catherine  de  Médicis 
et  le  duc  Philibert-Emmanuel  de  Savoie.  La  fille 
d'Hector  de  Maniquet,  Marie,  épousa  François  de 
Vonnes,  seigneur  du  Breuil-en-Brie. 

Le  vicomte  Charles  de  Pompery  fut  propriétaire 
à  Indiane  Lorette  (Canada),  puis  directeur-com- 
mandant des  pénitenciers  deYahoué,  de  l'île  Nou, 
et  de  Bourail  (Nlle-Calédonie-Océanie). 

De  son  mariage  avec  Jeanne  de  Maniquet  sont 
issus  :  Ol'wier,  né  à  Nancy  le  B>  août  1865;  Alexan- 
dre, né  à  Bennes  en  1866,  Officier  d'Académie, 
membre  de  la  Société  académique  de  Brest. 

Armes  :  De  gueules,  à  trois  coquilles  d'argent, 
2  et  1. 
Casque  taré  du  tiers. 

Messire  Pierre  I  de  Pompery,  écuyer,  seigneur 
de  Biercy  et  autres  lieux,  les  fit  enregistrer  le  21 
du  mois  de  janvier  1701.  Elles  ont  été  reçues  à 
l'Armoriai  général  dans  le  registre,  coté  Soissons. 

La  maison  de  Pompery  a  été  maintenue  dans 
ses  droits  et  privilèges  nobiliaires  par  Mgr  Lâr- 
cher,  intendant  en  la  province  et  frontière  de 
Champagne,  le  10  décembre  1698,  par  un  jugement 
souverain  rendu  à  Châlons. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

1.  Pompery  (Gtesse  de),  née  de  Madeg,  au 
château  de  Trémarec  (Finistère). 

2.  Pompery  (Gte  Ludovicde)  et  Gtesse,née 
d'OuLLEMBOURG,  au  château  de  Kerlosseï' 
(Finistère),  dont:  a)  Stanislas;  b)  Geneviè- 
ve ;  c)  Xavier. 

3.  Pompery  (Vle  Charles  de)  et  Vtesse,  née 


de   Kermel  ,     au    château    de   Trémarec 
(Finistère)  :  dont  Hugues. 

4.  Pompery  (Vtesse Fortuné  de),  dont:  a) 
Marie  ;  b)  Emma  ;  c)  Aline.  A  Paris  et  à  Vic- 
sur-Aisne  (Aisne). 

5.  Pompery  (Vte  Charles  de)  et  Vtesse,  née 
de  Maniquet,  dont  :  a)  Olivier;  b)  Alexan- 
dre. A  Paris. 

6.  Pompery  (Florede),  mariée  au  baron  de 
Chanlaire.  Château  de  Longpré-les-Corps- 
Saints  (Somme). 

7.  Pompery  (Eléonore  de),  mariée  au  baron 
de  Ligeac.  A  Tours  (Indre-et-Loire). 

8.  Pompery  (Antoinette  de),  mariée  au 
Gal  Cte  de  Curten.  Château  de  Salsogne,  à 
Ciry-Sermoise  (Aisne),  et  château  de  Vil- 
lette par  Pont-Ste-Maxence  (Oise). 

Pièces  justificatives 

Bibliothèque  Nationale,  département  des  Manuscrits. 

Ie  Dossiers  bleus  533  et  carré  d'Hozier,  vol.  502. 

2°  Pièces  originales  52.450. 

3e  Procès-verbal  des  preuves  de  la  noblesse  de  Fran- 
çois-Hyacinthe de  Pompery  (preuves  4),  cinquième  vo- 
lume, commençant  le  11  décembre  1759,  finissant  le  28 
mars  1760. 

4e  Nouveau  Carton  d'Hozier. 

5e  Armoriai  général  de  Champagne,   pages  794-797. 

6e  Armoriai  général  du  Soissonnais  63-668. 

7e  Brevet  des  armes  dans  Pièces  originales  52.450. 

8e  Documents  latins  sur  Pompery  de  Lozeray. 

99  Archives  Nationales  :  Les  Maréchaux  de  France. 

10e  Pour  la  seigneurie  d'Acy  :  Histoire  du  ducué  de 
Valois,  par  Carlier  ;  notice  statistique  du  canton  de.  Betz 
par  Graves. 

11e  Ministère  de  la  Guerre  :  Etats  de  service  de  la 
Maison  de  Pompery. 

12e  Calendrier  de  la  Cour,  imprimé  pour  la  famille 
royale  et  maison  de  Sa  Majesté,  1787;  imprimé  chez 
Veuve  Hérissant,  du  Cabiuet  du  Roi. 

13e  Nobiliaire  de  Picardie,  d'Haudiqué  de  Blancourt. 
Paris  1695,  pages  123. 

14e  Archives  parlementaires  de  1787  à  1860,  page  667. 
Bailliage  de  Château-Thierry. 

15e  Chronique  de  Louis  XII,  par  d'Auton,  tome  IV0, 
page  367. 

16e  Archives  généalogiques  et  historiques  de  la  No- 
blesse de  France,  par  Laine,  tome  premier,  page  6. 

17e  Archives  de  Montmirail-en-Brie 

18e  Archives  de  l'Aisne  antérieures  à  1790,  rédigées 
par  M.  J.  Souchon,  archiviste,  tome  cinquième,  canton 
de  Braisne,  etc.,  etc. 

PONGELIN  DECHEVANNES. 

Famille  ancienne,  originaire  d'Espagne,  et  qui 
a  formé  deux  branches,  celle  des  seigneurs  de 
Raucourt  et  celle  des  seigneurs  d'Echevannes. 
Elle  a  produit  des  officiers  distingués  et  des  ma- 
gistrats de  mérite.  Sa  filiation  suivie  et  autlien- 


613  — 


—  614  — 


tique  se  déduit  depuis  le  commencement  du 
xvie  siècle,  par  Charles-Ferdinand  Poncelin,  1er 
du  nom,  qui  vivait  en  1590  et  laissa  postérité  qui 
s'est  poursuivie  jusqu'à  nos  jours. 

Armes  :  D'azur,  à  une  plante  de  lin  d'or,  posée 
en  pal,  accostée  en  fasce  de  deux  étoiles  d'argent 
et  soutenue  d'un  croissant  de  môme. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions  couchés. 


PONS  (de). 

Famille  noble  et  ancienne  de  la  province  de 
Guienne,  ou  comté  d'Agenois,  où  elle  réside 
encore  de  nos  jours,  établie  dans  la  ville  de  Saint- 
Pastour,  qui  eut  pu  faire  remonter  l'origine  de  sa 
noblesse,  bien  plus  haut  qu'elle  ne  le  fait  aujour- 
d'hui, si  elle  n'avait  éprouvé  des  pertes  considé- 
rables, pendant  les  troubles  de  la  minorité  de 
Louis  XIV,  et  durant  la  guerre  de  la  province  de 
Guienne.  Son  chef,  qui  avait  pris  le  parti  de 
Mgr  le  prince  de  Condé,  fut  fait  prisonnier,  avec 
son  fils,  en  165?.  Ses  biens  fureut  dévastés,  ses 
maisons  pillées,  et  la  plupart  de  ses  titres  enle- 
vés ou  détruits.  Le  premier  auteur  qui  nous  reste 
connu  de  cette  maison  est,  après  ces  désastres, 
Pierre  de  Pons,  ler  du  nom,  qualifié  de  noble  et 
d'écuyer,  né  vers  la  fin  du  quinzième  siècle.  Ce 
fut  son  petit-fils,  Jean  de  Pons,  1er  du  nom,  qui 
prit  le  parti,  dans  les  troubles  civils  de  1654,  pour 
Mgr  le  prince  de  Condé  ;  il  fut  fait  prisonnier  avec 
son  fils,  par  les  troupes  royales;  sa  rançon,  pour 
obtenir  sa  liberté,  fut  fixée  à  3.000  livres,  et 
celle  de  son  fils  à  1.500  livres.  Il  avait  épousé,  le 
20  avril  1637,  Françoise  de  Philippe,  dont  il  eut 
postérité  qui  s'est  continuée  jusqu'à  nos  jours. 

Armes:  D'argent,  à  trois  navires  de  gueules  (en- 
registrées sur  lArmorial  général  de  France,  coté 
Bordeaux,  page  952,  n°  188). 

Nous  trouvons,  en  Dauphiné,  une  famille  du 
même  nom  établie  au  pays  du  Briançonnais. 

Le  premier  mentionné  de  cette  famille  est  Fran- 
çois Pons,  dont  le  fils  Antoine  fut  compris  au 
rang  des  nobles,  dans  la  revision  particulière  qui 
fut  faite  en  Briançonnais,  le  25  septembre  1474. 
Son  descendant  au  8e  degré,  Joseph  de  Pons, 
avocat  du  roi  au  baillage  de  Briançon,  fut  main- 
tenu dans  la  possession  de  sa  noblesse  par  juge- 
ment, daté  du  26  avril  1702. 

Armes  :  Echiqueté  d'argent  et  de  sable,  à  Vécu 
en  cœur  d'azur,  à  deux  lions  d'or,  affrontas,  te- 
nant un  cœur  de  gueules,  surmontés  de  trois 
étoiles  d'or,  rangées  en  chef,  et  soutenues  d'un 
croissant  du  même,  posé  à  la  pointe  de  Vécu . 

Nous  trouvons  encore  en  Saintonge,  une  fa- 
mille de  Pons   qui  possédait  une  sirerie,  au  Si- 


rauté,  qui  ne  relevait  que   du  roi,  et  d'elle  rele- 
vaient 52  paroisses  et  près  de  250  fiefs  nobles. 

La  manière,  dont  les  sires  de  Pons  rendaient 
hommage  à  leur  roi,  est  assez  singulière  pour 
mériter  d'être  rapportée.  Le  sire  de  Pons,  armé 
de  toutes  pièces,  ayant  la  visière  baissée,  se  pré- 
sentait au  roi  et  lui  disait  :  d'ire,  je  riens  à  vous, 
pour  vous  faire  hommage  de  ma  terre  de  Pons,  et 
vous  supplier  de  me  maintenir  en  la  jouissance 
de  mes  privilèges.  Le  roi  le  recevait.  —  La  sirerie 
de  Pons  fut  constamment  possédée  par  les  sei- 
gneurs du  même  nom,  jusqu'à  la  fin  du  xvie  siè- 
cle, ensuite  elle  passa  dans  la  maison  d'Albret 
de  Miossens,  et  depuis  dans  celle  de  Lorraine, 
de  la  branche  de  Marsan,  dont  l'ainé  porte  ordi- 
nairement le  titre  de  prince  de  Marsan. 

La  maison  de  Pons,  en  Saintonge,  est  connue 
par  son  antiquité,  ses  illustrations  et  ses  al- 
liances. 

Boger,  2e  du  nom,  comte  de  Comminges,  vi- 
vant en  l'an  1114,  maria  sa  fille,  nommée  Brune, 
à  Geoffroy,  2e  nom,  sire  de  Pons,  duquel  on  fait 
descendre  la  maison  de  Pons,  en  Saintonge  :  il 
en  est  parlé  dans  l'histoire  des  grands  officiers  de 
la  Couronne.  T.  II,  p.  630. 

Un  sire  de  Pons,  Bertrand,  eut  entre  autres 
enfants,  Baymond  et  Pons,  le  premier  évêque  de 
Périgueux  vers  l'an  1220,  et  le  second  évêque  de 
Saintes  dès  l'an  1216. 

L'ouvrage  ci-dessus  cité  fait  mention  de  Pe- 
naud IV,  sire  de  Pons,  lequel  eut  un  différent  sur 
le  vicomte  de  Turenne,  qui  fut  terminé  par  un 
arrêt  du  25  janvier  1328.  Il  était  petit-fils  de  Pe- 
naud, 3e  du  nom,  et  de  Marguerite  Budel  de 
Bergerac,  dite  de  Turenne.  Ce  Benaud  III,  sire  de 
Pons  conduisit  400  chevaux  au  voyage  de  Naples 
pour  le  service  de  Charles  de  France,  comte 
dAnjou,  frère  du  roi  Saint-Louis,  contre  le  bâtard 
Mainfroy,  usurpateur  du  royaume  de  Sicile.  Il  eut 
deux  garçons  de  son  mariage  contracté  avec 
Marguerite  Budel  qui,  devenue  veuve,  testa  en 
faveur  de  son  second  fils,  Geoffroy  de  Pons,  et  le 
fils  de  ce  dernier  fut  bisaïeul  de  Jacques,  sire  de 
Pons,  qui  est  le  dernier  qualifié  de  seigneur  en 
partie  de  Turenne,  et  la  terre  de  Pons  fut  con- 
fisquée sur  lui  et  sur  sa  mère  en  l'an  1451.  11 
épousa  Isabelle  de  Foix,  dont  la  mère,  Margue- 
rite d'Albret,  était  nièce  de  Beine,  femme  de 
Charles  V,  dit  le  Sage;  et  par  cette  alliance  il  se 
voyait  cousin  issu  de  germain  de  Charles  VII, 
qui  lui  fut  en  partie  redevable  de  sa  couronne. 
Son  fils  Guy  est  qualifié  de  cousin,  par  le  roi, 
dans  un  acte  du  15  novembre  1498. 

L'arrière  petit-fils  de  Guy,  comte  de  Marennes, 
premier  baron  et  lieutenant-général  de  Saintonge, 
capitaine  de  100  gentilhommes  de  la  maison  du 
roi,  fut  créé  chevalier  de  l'ordre  du  Saint-Esprit 
lors  de  son  institution,  à  la  première  promotion 
faite   à  Paris,  dans  l'église   des   Augustins  du 


—  615  — 


616  — 


grand  couvent,  le  31  décembre  1578,  et  après 
51  ans  de  service,  il  fit,  la  guerre  à  ses  dépens 
aux  Huguenots  de  Saintonge  et  des  provinces 
voisines,  qu'il  conserva  sous  l'obéissance  du  roi. 
Ses  conquêtes,  ses  victoires,  sa  vigoureuse  et 
admirable  défense  lorsqu'il  fut  assiégé  dans  sa 
ville  de  Pons,  et  un  grand  nombre  de  beaux  ex- 
ploits en  font  foi.  Il  avait  obtenu  main-levée  de  la 
terre  de  Pons,  le  18  janvier  1543,  et  mourut  en 
1586,  ne  laissant  que  deux  filles. 

Les  branches  puînées  de  cette  maison  sont 
celles  de  Bourg-Charente,  de  Mirabeau,  de  la 
Caze  et  de  Roquefort  :  la  première  ne  subsista 
pas  longtemps  ;  la  seconde  fut  formée  par  Jac- 
ques de  Pons,  baron  de  Mirabeau.  C'est  lui  qui 
jeta  les  premiers  fondements  de  la  ville  de 
Brouage,  et  la  nomma  Jacopolis,  de  son  nom. 

Un  de  ses  descendants  eut  le  titre  de  comte, 
puis  marquis  de  Pons,  etc.,  il  fut  guidon  des  gen- 
darmes de  la  garde  du  roi. 

Un  autre  Pons  de  Pons  fut  comte  de  Roquefort, 
faisant  partie  d'une  autre  branche. 

Son  petit-fils,  Charles-Armand  de  Pons,  comte 
de  Roquefort,ditle  vicomte  de  Pons, fut  mestre  de 
camp  d'un  régiment  de  cavalerie  en  1735,  gentil- 
homme de  la  chambre  de  Mgr  le  duc  d'Orléans, 
brigadier  des  armées  du  roi  en  mars  1740,  chef 
de  la  seconde  branche  de  cette  illustre  maison. 

Armes  :  D'argent,  à  la  fasce  coticée  d'or  et  de 
gueules  de  six  pièces. 

PONTAVIGE   (du). 

Bretagne.  Comtes  du  Pontavice;  seigneurs  delà 
Hussonnais,  des  Landes,  des  Renardières,  de 
St-Pierre  de  Heussey,  de  Rouffigny,  terre  érigée 
en  marquisat  sous  Louis  XIII,  en  faveur  d'un 
membre  de  cette  famille  fixé  en  Normandie,  de  la 
Béchardière,  de  la  Chaudronneraie  et  autres 
lieux. 

La  famille  du  Pontavice  tire  son  origine  du 
comté  de  ce  nom,  que  Guillaume,  chevalier,  sei- 
gneur  du  Pontavice,  possédait  au  xme  siècle, 
Lequel  Guillaume  descendait  de  Roland  de  Pon- 
tavice,  qui  se  croisa,  comme  le  constatent  l'ép.i- 
taphe,  et  les  deux  épées  placées  en  croix  sur  son 
tombeau  en  l'église  du  Tremblay.  Cette  maison 
figure  de  toute  antiquité  comme  noble  d'extrac- 
tion dans  toutes  les  montres  et  revues,  et  dans 
toutes  les  convocations  des  bans  et  arrières-bancs 
de  la  noblesse  de  sa  province. 

Ainsi,  dans  l'histoire  de  Bretagne,  de  D.  Mo- 
rice,  t.  II,  p.  1105,  il  est  fait  mention  d'un  Guil- 
laume du  Pontavice,  chevalier,  qui  figure  dans  le 
mandement  du  23  août  141*.»,  donné  par  le  duc  de 
Bretagne  à  son  frère  Richard,  pour  mettre  et 
bouter  dehors  aucun  gens  d'armes  qui  étaient 
venu  piller  le  pays  de  Bretagne. 


Dans  la  revue  et  montre  faite  à  Fougères,  le 
28  janvier  1464,  figurent  des  membres  de  cette  fa- 
mille. Sa  filiation  suivie  remonte  à  Guillaume  du 
Pontavice,  qui  vivait  en  1400. 

Cette  maison  a  produit  des  commandants  d'ar- 
mées et  de  compagnies,  des  gouverneurs  de 
places,  des  chevaliers  des  ordres  du  roi.  Elle  a 
joui  des  honneurs  de  la  Cour  en  1771  et  1788,  en 
vertu  des  preuves  faites  au  cabinet  du  roi. 

Un  arrêt  rendu  en  mars  1841,  a  restitué  le  nom 
de  la  Tour  d'Auvergne,  Ie''  grenadier  de  France, 
à  la  comtesse  du  Pontavice  de  Heussey,  née  de 
Kersausie,  comme  légitime  et  unique  héritière  de 
ces  restes  précienx. 

Les  principales  alliances  de  la  famille  de  Pon- 
tavice sont  avec  les  :  Montmorency-Laval  ;  de 
Goyon  de  Matignon;  d'Harcourt  ;  de  Budes  de 
Guébriant  ;  de  Tessé  ;  de  Coulanges;  de  Canisy; 
Hay  ;  de  Coatquin  ;  de  Rosmadec  ;  de  Poilley  ;  du 
Bourg  ,  de  Lantivy  ;  d'Andigné  ;  de  Pontbriand, 
etc.,  etc. 

Armes  :  D'argent,  au  pont  de  quatre  arches  de 
gueules. 

Supports  :  Deux  lions. 
Couronne  de  marquis. 


PONTIGH  {de). 

Famille  originaire  d'Espagne,  et  fixée  en  France 
depuis  la  réunion  du  Roussillon,  qui  a  obtenu  des 
lettres  patentes  de  Philippe  IV,  roi  d'Espagne,  en 
date  du  20  février  1639. 

Elle  s'honore  d'avoir  produit  un  évêque  de  Gi- 
rone,  en  Catalogne,  en  1686,  Michel  de  Pontich, 
mort  en  odeur  de  sainteté,  en  1698,  après  avoir 
employé  une  fortune  considérable  en  fondations 
pieuses.  Le  magnifique  escalier  de  la  cathédrale 
de  Girone  a  été  construit  à  ses  frais  et  sous  sa 
direction . 

François  et  Paul  de  Pontich  figurent  parmi  les 
gentilshommes  convoqués  pour  l'élection  des  dé- 
putés de  la  noblesse  aux  Etats-Généraux  de  1789, 
dans  les  comtés  de  Roussillon,  Confient  et  Cer- 
dagne. 

Antoine  de  Pontich,  chevalier  de  Saint-Louis, 
est  mort  émigré  en  Espagne. 

Pontich  de  Sicart  fut  député  sous  la  Restaura- 
tion. 

François  de  Pontich  fut  chef  de  bataillon  et 
officier  de  la  Légion  d'honneur. 

Armes  :  D'or,  au  chevron  d'azur,  accompagné 
de  trois  merlcttes  de  sable,  2  cl  i,  et  d'un  pont 
d'argent,  sur  une  onde  aussi  d'azur,  au-dessous 
du  chevron. 

Casque  de  chevalier. 


—  617  — 


-  618  — 


PONTON  D'AMECOURT. 

Issus  de  l'ancienne  et  illustre  maison  de  Lan_ 
dricourt,  qui  joua  un  rôle  important  dans  les 
croisades,  les  de  Ponthon  ou  Ponton  prennent 
leur  nom  d'une  seigneurie  ainsi  appelée  et  située 
dans  le  Perthois.  Par  leurs  alliances  comme  par 
leurs  services,  ils  occupent  un  rang  distingué 
parmi  la  noblesse,  et  l'honneur  d'avoir  produit 
un  lieutenant-général  admis  à  la  pairie,  des  offi- 
ciers de  tous  grades,  des  magistrats  de  mé- 
rite, etc. 

L'auteur  de  cette  famille  est  Henry  de  Ponton, 
qui  figure  dans  plusieurs  actes  de  1232.  Il  a  dans 
un  de  ces  actes,  non  seulement  le  titre  de  sei- 
gneur de  Ponthon,  mais  aussi  celui  de  chevalier 
de  Longchamps. 

Plusieurs  membres  de  la  famille  de  Ponthon 
quittèrent  la  Champagne  vers  1416.  En  1491,  nous 
trouvons  en  Normandie,  Jean  de  Ponthon,  porté 
dans  les  montres  et  revues  des  nobles,  et  ayant 
prouvé  par  certificat  qu'il  avait  servi  dans  la  dite 
province. 

Une  branche  de  Ponthon  se  fixa  à  Calais,  dont 
un  des  membres  fut  maire  de  cette  ville. 

D'autres  branches  s'établirent  à  Lyon,  à  Castel- 
naudary,  dans  les  Landes  et  en  Espagne.  Celle 
des  Landes  avait  pour  chef  le  marquis  de  Pon- 
thon ;  celle  des  Landes  était  représentée  par  les 
comtes  et  vicomtes  de  Ponthon  ;  celle  de  Castel- 
naudary  l'était,  en  1780,  par  deux  chevaliers  du 
nom,  et  celle  de  Lyon  paraît  s'être  éteinte  dans 
la  personne  d'un  ecclésiastique,  qui  était  curé  de 
Saint-Michel-d'Aisnay,  vers  la  fin  du  xvne  siècle. 

Le  château  de  Ponthon  fut  brûlé  pendant  les 
guerres  de  religion  ;  les  terres  qui  en  dépendaient 
furent  dévastées  et  le  village  fut  anéanti. 

La  priucipale  branche  de  la  famille  de  ce  nom 
vint  s'établir  à  Perthes,  une  autre  se  fixa  àEscla- 
ron. 

Jehan  de  Ponthon  fut  le  dernier  qui  resta  au 
milieu  des  ruines  de  son  château  et  de  ses  terres 
dévastées.  Vers  1630,  il  vint  s'établir  à  Perthes, 
près  de  ses  frères. 

Son  fils  aîné,  Jean-Baptisle  de  Ponthon  alla 
habiter  Paris,  où  il  épousa  Louise  de  la  Marti- 
nière,  et  eut,  entre  autres  enfants,  Augustin, 
comte  de  Ponthon  d'Amécourt,  qui  fut  la  tige  de 
la  branche  de  ce  nom.  De  cinq  frères  qu'ils 
étaient,  Augustin  est  le  seul  dont  la  postérité 
masculine  subsiste  aujourd'hui.  Il  débuta  dans  la 
carrière  des  armes  ;  fait  prisonnier  par  les 
Anglais,  en  1762,  il  rentra  en  France  l'année  sui- 
vante, et  mourut  en  1808,  après  avoir  exercé  des 
fonctions  civiles  jusqu'en  1787,  laissant  posté- 
rité. 

Armes  :  De  sable,  à  une  fasce  ondée  d'argent. 
Couronne  de  comte. 


Supports  :  Deux  lions. 

Devise  :  Aide  à  aultruy.  Dieu  Vaydera. 

PONTUAL  (de). 

Diocèse  de  Saint-Malo,  en  Haute  Bretagne. 
Terre  et  seigneurie  nommée  Pontual-Saint-Lu- 
naire,  parce  que  le  saint  de  ce  nom  descendit  chez 
le  seigneur  de  Pontual,  en  1100,  et  y  fixa  sa 
demeure.  Ses  hautes  vertus  le  firent  élire  évêque 
de  Rennes,  et,  à  sa  mort,  il  demanda  à  être  inhu- 
mé dans  l'église  de  Pontual,  où  l'on  conserve  ses 
reliques  depuis  le  xne  siècle,  laquelle,  ainsi  que 
la  paroisse  porte  le  nom  de  Saint-Lunaire-de-Pon- 
tual,  Auparavant  elle  s'appelait  Pontual,  et  l'on 
ignore  si  elle  a  donné  son  nom  à  la  famille  de 
Pontual,  ou  si  elle  l'a  reçu  de  cette  famille. 

Un  ancien  titre  apprend  qu'un  duc  de  Bretagne, 
vers  l'an  1000,  ayant  passé  huit  jours  chez  le  sei- 
gneur de  Pontual,  et  ayant  pris  le  plaisir  de  la 
chasse  dans  sa  forêt,  lui  donna  et  octroya,  à  per- 
pétuité, le  droit  de  foire  et  de  marché. 

Voici  les  termes  du  titre  :  Pour  les  bons  et 
loyaux  traitements  que  nous  avions  reçus  chez  le 
seigneur  de  Pontual,  nous  lui  avons  donné  et  oc- 
troyé, à  perpétuité,  le  droit  de  foire  et  de  marché 
dans  notre  ville  de  Pontual.  Ce  titre  prouve  l'an- 
tiquité du  nom  ;  mais  comme  l'origine  de  cette 
famille  se  perd  dans  la  nuit  des  temps,  que  les 
guerres,  les  incendies  et  autres  désastres,  leur  en 
ont  fait  perdre  les  plus  précieux  monuments, 
nous  ne  pouvons  en  remonter  la  filiation  qu'a 
Jehan,  qui  vivait  en  1400.  Elle  a  été  déclarée 
noble  d'ancienne  extraction,  par  trois  arrêts  ren- 
dus en  la  Chambre  de  la  Réformation  de  la  no- 
blesse de  Bretagne;  l'un  le  27  octobre  1668;  le 
second,  le  12  avril  16..  et  le  troisième,  le  25  oc- 
tobre 1070. 

Au  XIe  degré,  René  de  Pontual  obtint  des 
lettres  patentes  de  S.  M.  le  l°r  octobre  1681,  por- 
tant érection  en  chàtellenie  de  ses  fiefs  et  sei- 
gneuries de  Pontual,  la  Ville-Revault  et  la  Ville- 
Morel,  pour  en  jouir,  lui  et  ses  successeurs,  avec 
haute,  moyenne  et  basse  justice. 

Un  de  ses  descendants,  Toussaint-Marie  de 
Pontual,  chef  du  nom  et  des  armes  de  cette  an- 
cienne noblesse  né  en  octobre  1725,  chevalier, 
comte  de  Pontual,  grand  veneur  et  gentilhomme 
de  la  Chambre  d'exercice  de  feu  S.  A.  R.  l'Infant 
duc  de  Parme,  de  Plaisance  (dont  il  possédait  cinq 
lettres  remplies  de  bonté  et  de  bienveillance  de 
ce  prince)  chevalier  de  l'Ordre  royal  et  illustre  de 
la  Clef  d'or  d'Espagne,  fut  reçu  chevalier  de  Malte 
delà  Langue  de  France,  au  grand  prieuré  d'Aqui- 
taine. Sur  ses  preuves  faites,  il  quitta  l'Ordre  pour 
se  marier;  mais  le  grand  maître  Pinto,  en  faveur 
de  ses  services  et  de  sa  naissance,  lui  permit, 
quoique  marié,  de  porter  la  croix  qu'on  nomme 


619  — 


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dans  l'Ordre  croix  de  dévotion.  La  lettre  que  lui 
écrivit,  a  ce  sujet,  le  grand  maître,  très  gracieuse 
et  des  plus  flatteuses,  est  du  16  juillet  1771.  Il  a 
servi  32  ans,  a  été  capitaine  de  cavalerie  au  régi- 
ment Dauphin-étranger  ;  a  reçu,  le  22  mai  1771, 
par  ordre  du  feu  roi,  la  croix  de  saint  Louis,  et 
lui-même,  par  ordre  de  S.  M.  Louis  XVI,  a  décoré 
de  cette  croix,  le  24  janvier  1775,  le  sieur  Guy- 
André-Bernard  de  Courville. 

Cette  maison  a  formé  la  branche  des  seigneurs 
du  Pas-Richeux,  au  discèse  de  Nantes. 

Armes  :  De  sinople,  an  pont  de  trois  arches 
d'argent,  à  trois  canes  dit  même,  membrèes  et 
becquées  de  sable,  passant  sur  le  pont. 

PORT  DE  LORIOL  (du). 

Loriol, terre  et  seigneurie  dAsnières-les-Bois,  en 
Bresse,  fut  érigée  en  Comté,  sous  la  dénomination 
de  Loriol,  par  lettres  patentes  du  mois  de  janvier 
1749,  enregistrées  au  Parlement  de  Dijon  le  7  in;ii 
suivant,  en  faveur  de  Louis-Alexandre  Catherine 
du  Port,  seigneur  de  Montplaisant,  Fromentin, 
etc.,  en  considération  de  tous  ses  services  dans 
les  charges  de  Conseiller  et  de  Président  à  mor- 
tier au  Parlement  de  Bourgogne,  que  de  ceux  de 
ces  ancêtres  et  notamment  de  ceux  du  Port  de 
Court,  son  oncle. 

Akmes  :  Coupé  de  gueules  sur  argent;  à  deux 
portes  ouvertes  de  l'un   à  l'autre. 

POSSEL  DEYDIER  (de). 

Famille  dont  la  noblesse  ancienne  compte  de 
longs  et  remarquables  services  dans  la  marine 
militaire  et  administrative  et  dans  la  magistrature 
du  Languedoc  et  en  Provence,  et  qui  a  continué  à 
habiter  cette  dernière  province,  à  Toulon  d'abord, 
puisa  La  Ciotat,  et  aujourd'hui  à  Marseille. 

Les  aïeux  ayant  négligé  la  conservation  des 
titres  anciens,  Jean-Paul  Hyacinthe  de  Possel- 
Deydier,  commissaire-général  ordonnateur  à 
Toulon  obtint,  en  1784,  une  nouvelle  expédition 
de  lettres  de  noblesse.  Jean  Possel,  son  grand- 
père,  avait  précédemment  fait  reconnaître  les  ar- 
mes anciennes  de  sa  famille,  et  elles  avaient  été 
enregistrées  dans  l'armoriai  de  Provence,  à  Tou- 
lon, en  1697. 

Jean-Paul-Hyacinthe  de  Possel  épousa  demoi- 
selle Deydier  de  Puechmejean,  d'une  famille  an- 
cienne et  distinguée  de  Montpellier.  Ses  ser- 
vices furent  très  appréciés  du  roi  Louis  XVI, 
mais  la  révolution  vint  briser  cette  belle  carrière. 
Poursuivi  comme  aristocrate,  il  fut  pendu  a  la 
lanterne.  Il  dut  son  salut  aux  ouvriers  du  port 
qui,  se  souvenant  de  sa  sollicitude  et  de  sa  bonté, 
vinrent,  le  brigalier  Coste  à  leur  tète,  couper  la 


corde,  ainsi  qu'il  est  rapporté  dans  l'histoire  de 
Toulon  depuis  1789  jusqu'au  Consulat,  par  M.  D. 
M.  J.  Henry. 

Son  fils,  capitaine  de  vaisseau,  émigra  et  fut 
fusillé  à  sa  rentrée  à  Toulon,  durant  la  révolu- 
tion, âgé  de  32  ans. 

Cette  famille  compte  parmi  ses  plus  proches 
parents  le  célèbre  Duquesne,  grand  amiral  sous 
Louis  XV,  et  la  hliation  des  temps  anciens  tend 
à  prouver  que  la  famille  retrouvée  en  Languedoc 
et  en  Provence,  partout  où  sont  les  Porcellets, 
descend  de  ces  derniers,  suivant  la  tradition 
conservée  d'âge  en  âge. 

On  peut  faire  remonter  la  filiation  suivie  à  Ma- 
thieu de  Possel,  docteur  en  droit,  conseiller  du 
roi  et  juge  royal  de  la  ville  d'Hyères,  vivant  en 
1625. 

Armes  :  D'or,  à  trois  hures  de  sanglier  de  sa- 
ble. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lévriers. 

POSTEL  DES  MINIÈRES  (de). 

Dans  la  haute  Normandie,  élection  de  Couches: 
ancienne  noblesse,  divisée  en  deux  branches.  Le 
premier  connu  est  Nicolas  Postel,  seigneur  du 
Colombier,  dont  le  fils,  Hugues  Postel,  écuyer, 
seigneur  et  patron  des  Minières  et  du  Colombier, 
vivait  encore  sous  Charles  VII,  en  1415. 

Un  de  ses  descendants,  Antoine  Postel,  I°r  du 
nom,  seigneur  des  Minières,  conseiller  au  Parle- 
ment de  Normandie  lors  de  son  institution,  qui 
eut  pour  ennemi  le  chancelier  Poyet,  lequel,  en 
plein  conseil  le  chargea  de  plusieurs  calomnies 
et  lui  fit  donner  des  Commissaires.  Pour  éviter 
les  persécutions,  il  fit  courir  le  bruit  de  sa  mort: 
on  mit  une  bûche  dans  un  cercueil,  et  l'on  fit  des 
funérailles  dans  l'église  de  St-Laurent,  sa  pa- 
roisse, auxquelles  assistèrent  la  plupart  dus 
conseillers.  Il  se  retira  secrètement  en  Allema- 
gne, où  il  découvrit  certaines  intrigues  de  Char- 
les-Quint avec  le  roi  d'Angleterre  et  le  Grand  Sei- 
gneur contre  François  Ior,  dont  il  donna  avis  à 
ce  Monarque,  qui,  après  la  disgrâce  du  chance- 
lier Poyet,  le  rappela  et  le  rétablit  dans  les  fonc- 
tions de  sa  charge,  par  lettres  du  26  janvier  1543. 
Ce  même  Postel  obtint  aussi,  du  même  prince,  un 
droit  de  marché  avec  deux  foires  par  an  dans  la 
paroisse  de  Beambray,  sur  son  fief  des  Minières, 
par  lettres  de  juillet  1544. 

Son  petit-fils  forma  la  seconde  branche  dite  du 
Coulombier. 

La  première  branche  des  Minières  a  fourni 
trois  chevaliers  de  St-Louis  en  1761. 

Armes  :  D'argent,   à  trois  trèfles  de  sinople,  au 
poteau  de  gueules  mis  en  bande. 
Devise:  Ou  tout  te  heurte,  tout  l'appuie. 


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POTIER  DE  GOURGY. 

Cette  famille  est  originaire  des  environs  de 
Coutances,  en  Normandie,  où  elle  a  été  mainte- 
nue dans  sa  noblesse  en  15119,  en  1634  et  en  1666. 
°t  où  elle  a  possédé  les  fiefs  de  la  Galaisière,  de 
Boisroger,  de  Courcy,  de  la  Verjuissière,  de  la 
Varde,  de  Pommeraye,  du  Parc  etdelaHoussaye. 
Jean  Potier,  resséant  et  franchement  tenant  en 
la  paroisse  de  la  Haye-Pesnel,  est  mentionné 
dans  une  assiette  de  rente  faite  en  1342,  par  Phi- 
lippe, roi  de  Navarre  et  comte  de  Mortain,  à 
Blanche  de  France. 

Nicolas  et  Guillaume  Potier,  rebelles  au  roi 
d'Angleterre  Henri  V,  eurent  leurs  terres  confis- 
quées en  1419,  (grands  rôles  de  l'échiquier  de 
Normandie.) 

La  filiation  établie  sur  titres  remonte  à  Arnouf 
Potier,  qui  est  l'auteur  commun  de  toutes  les 
branches.  Il  était  né  en  1390,  et  servit  dans  les 
guerres  contre  les  anglais  jusqu'à  la  bataille  de 
Formigny,  en  1150.  Il  eut  deux  fils:  1»  Pierre 
Potier,  auteur  de  la  branche  de  Courcy  et  des 
rameaux  s'y  rattachant;  2°  Girard  Potier,  auteur 
de  la  branche  de  la  Varde. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  fasce  d'argent,  ac- 
compagnée de  trois  croisetlcs  du  même,  2  en  chef, 
1  en  pointe. 

POTTIN  DE  VAUVINEUX. 

Ancienne  famille  de  Saintonge,  établie  en  Nor- 
mandie, au  château  du  Chesne,  près  de  Conches, 
depuis  le  xve  siècle. 

Robert  Potlin,  cadet  de  Sologne,  commandant 
l'armée  en  l'absence  du  maréchal  de  Saint-André, 
acquit  la  terre  du  Chesne  en  1484,  qui  était  restée 
depuis  ce  temps  dans  la  famille,  et  fut  possédée 
jdus  tard  par  Louis-Philippe  Poltin,  comte  de 
Vauvineux,    baron  de  Montgaudri,  etc. 

Seul  de  ses  nom  et  armes,  connu  en  Normandie, 
il  épousa  le  1er  octobre  1765,  Elisabeth-Geneviève 
Ladvocat. 

Ses  ancêtres  ont  tous  été,  depuis  ledit  Robert 
Pottin,  employés  avec  distinction  dans  les  trou- 
pes, soit  à  la  tête  de  régiments,  soit  en  qualité 
de  capitaines,  etc. 

Armes  :  D'argent,  à  la  fasce  d'azur,  accompa- 
gnée de  six  meriettes  rangées  de  sable. 

POUGET  DE  NADAILLAG  {du). 

Seigneurs  et  barons,  puis  comtes  et  marquis 
de  Nadaillac,  comtes  de  Nuaillé,  vicomtes  de 
Monteil,  etc.,  etc.,  la  maison  du  Pouget  peut  à  bon 
droit  être  comptée  parmi  les  plus  anciennes  et 
les  plus  illustres  de  la  province  de  Quercy,  où 


elle  a  pris  son  origine,  puisqu'on  la  retrouve 
dans  les  chartes  et  les  chroniques  de  ce  pays 
dès  le  commencement  du  xne  siècle. 

A  celte  époque  vivait  Guidinel,  seigneur  du 
Pouget,  dont  le  fils  aîné  rendit  hommage,  en 
1059,  à  Guillaume  III,  seigneur  de  Montpellier. 
Cette  branche  s'éteignit  dans  le  xne  siècle. 
Une  autre  branche  de  cette  maison  s'était  éta- 
blie dans  le  Quercy  vers  le  milieu  du  siècle  pré- 
cédent, et  sa  descendance  s'est  continuée  jusqu'à 
nos  jours.  Cette  branche  a  eu  pour  chef  Géraud 
du  Pouget,  cité  dans  la  chronique  de  Raymond 
d'Agiles  parmi  les  principaux  seigneurs  du 
Quercy  qui  accompagnerait  le  comte  de  Toulouse 
à  la  première  croisade. 

Cet  exemple  fut  imité  par  ses  descendants;  son 
neveu,  Philippe  du  Pouget,  engagea  deux  de  ses 
terres,  en  1147,  pour  accompagner  Louis  le  Jeune 
a  la  Terre-Sainte,  et  une  charte  datée  de  St-Jean 
d'Acre,  en  1250,  cite  Bertrand  et  Hugues  du 
Pouget  parmi  les  seigneurs  qui  suivirent  Saint- 
Louis  à  sa  croisade  en  Eypte  et  en  Palestine. 

Bertrand  du  Pouget,  cardinal  et  doyen  du 
Sacré-Collège,  fut  envoyé  en  Italie  par  le  Pape  en 
1319,  comme  légat  à  latere,  à  la  tête  des  troupes 
pontificales  pour  combattre  les  Gibelins;  il  y  resta 
jusqu'en  1334  avec  des  succès  assez  éclatants 
pour  que  le  Pape  le  créât  successivement  comte 
d'Ancone,  marquis  de  la  Romagne  et  prince- 
souverain  de  Bologne.  Lorsqu'il  mourut,  il  fut 
inhumé  dans  l'église  des  Glaristes  du  Pouget, 
couvent  qu'il  avait  fondé  en  1321. 

La  maison  du  Pouget  ajouta  à  son  nom  celui  de 
Nadaillac  vers  1450,  par  suite  du  mariage  de 
Guillaume  II  du  Pouget  avec  Allamande  de  la 
Manhanie,  dame  de  Nadaillac. 

Cette  maison  a  constamment  suivi  la  carrière 
des  armes,  et  il  est  peu  des  grandes  guerres  de 
notre  histoire  ancienne  et  moderne  où  elle  n'ait 
été  glorieusement  représentée  ;  ses  services  lui 
ont  valu  des  distinctions  particulières  de  nos  rois, 
et  elle  a  fourni  plusieurs  officiers  généraux, 
nombre  de  capitaines  d'hommes  d'armes  et  des 
compagnies  d'ordonnance,  des  chevaliers  de 
l'ordre  du  roi,  et  des  officiers  de  la  maison 
royale.  Ses  alliances  ont  constamment  été  avec 
les  plus  nobles  familles. 

Elle  a  formé  deux  branches,  qui  ont  pour 
auteur  : 

L'aînée,  Charles-Joseph-François-Michel  du 
Pouget,  comte  de  Nadaillac,  maréchal  de  camp, 
lieutenant-commandant  des  gardes  du  corps  du 
roi  Charles  X,  etc. 

Et  la  cadette,  Jean-François-Albert  du  Pouget, 
marquis  de  Nadaillac,  inspecteur  général  de 
cavalerie. 

Armes  :  D'or,  au  chevron  d'azur,  accompagné  en 
pointe  d'un  mont  de  six  coupeaux  de  sinople. 


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Couronne  de  marquis. 

Cimier  :  La  Mélusine,  en  mémoire  d'une  alliance 
avec  les  Lusignan,  sous  Louis  XIII. 

Supports  :  Deux  sauvages  de  carnation,  armés 
de  leur  massue. 

Devise  :  Yirtus  in  Hœredes. 

Légende  :  Por  loyaulté  maintenir. 


POURQUERY  DE  PUEGHAVET. 

Comtes  de  la  Roque,  barons  de  la  Roche,  de  la 
Bigotie;  seigneurs  des  dits  lieux,  de  Puechavet, 
de  Roussille,  de  Négobie,  de  la  Caserie,  de  Blanzac, 
de  Tontifaux  et  autres  lieux. 

Ancienne  famille  originaire  du  Périgord,  sans 
principe  connu,  les  de  Pourquery  ont  formé  plu- 
sieurs branches,  dont  l'aînée,  celle  de  Bigotie, 
s'est  divisée  en  plusieurs  rameauxexistants  encore 
aujourd'hui. 

Le  premier  de  cette  maison  dont  l'existence 
nous  soit  connue  authentiquement,  est  Jean 
Pourquery,  écuyer,  qui  comparut  à  la  montre,  le 
ler  juin  de  l'année  1418,  à  Bayac. 

Charles  de  Pourquery,  2e  du  nom,  écuyer,  ba- 
ron de  la  Bigotie,  seigneur  de  Puechavet,  capi- 
taine au  régiment  de  Poitou- infanterie,  par 
commission  donnée  par  le  roi  à  Versailles,  le 
24  octobre  1691,  fut  reçu  conseiller  du  roi  en  1701, 
il  s'était  marié,  le  8  avril  1687,  à  Marie  de  Pour- 
query, d'une  famille  qui  paraît  étrangère  à  celle 
qui  nous  occupe. 

Armes  primitives  :  D'azur,  au  porc-épic  d'argent; 
au  chef  d'argent,  semé  de  trèfles  de  sable  et  char- 
gé d'une  aigle  du  même. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  griffons. 

Armes  enregistrées  dans  l'Armoriai  général  au 
nom  de  Charles  de  Pourquery  :  D'azur,  à  l'aigle 
couronnée  d'argent,  chargée  sur  l'estomac  d'une 
croix pattée  de  gueules  et  accompagnée  en  pointe, 
à  dextre  d'un  porc-épic  d'argent;  à  senestre  d'un 
lion  d'or. 

POURROY     LAUBERIVIÈRE     DE 
QUINSONNAS. 

Famille  originaire  du  Dauphiné  et  d'une  souche 
commune,  elle  s'est  partagée  en  deux  branches, 
au  commencement  du  xvn°  siècle  dans  la  person- 
ne de  deux  frères. 

Abraham  Pourroy,  l'aîné,  fut  pourvu,  le  26  sep- 
tembre 1600,  d'un  office  de  secrétaire-audiencier 
en  la  Chambre  des  comptes  du  Dauphiné,  charge 
à  laquelle  étaient  attachés  les  mêmes  privilèges 


qu'à  celle  du  secrétaire  du  roi.  Il  épousa  Marie 
de  Verdonnay,  et  mourut  en  1644,  laissant  de 
cette  union  Philippe  Pourroy,  avocat  général, 
puis  conseiller  en  la  Chambre  des  comptes. 
Leur  descendance  a  formé  la  première  branche, 
celle  d'Auberivière,  aujourd'hui,  éteinte  ;  la  se- 
conde a  relevé  le  nom  en  le  joignant  à  celui  de 
Quinsonnas. 

Paul  Pourroy,  frère  cadet  dAbraham,  maître 
de  la  Chambre  des  comptes  du  Dauphiné,  a 
formé  la  tige  des  marquis  de  Quinsonnas. 

Paul  Pourroy  eut  entre  autres  enfants  :  Arthur, 
son  second,  qui  fut  l'auteur  de  la  branche  des  sei- 
gneurs de  Quinsonnas.  Il  était  seigneur  de  Quin- 
sonnas, Lauberivière,  Guillemières,  etc. 

Il  fut,  comme  son  père,  maître  ordinaire  en  la 
Chambre  des  comptes  de  Grenoble. 

Ses  descendants  ont  fourni  des  hommes  distin- 
gués dans  l'épée,  la  robe,  la  magistrature,  et  un 
chevalier  de  Malte. 

Cette  branche  était  représentée  au  siècle  der- 
nier par  Joseph-Gabriel  Pourroy,  marquis  de 
Quinsonnas,  né  à  Grenoble  en  1730,  président  au 
Parlement,  qui  se  démit  de  sa  charge  pour  cul- 
tiver les  lettres,  en  1770,  et  mourut  en  1786,  en 
laissant  postérité,  à  Venessieu. 

Ses  descendants  comptent  des  officiers  supé- 
rieurs dans  l'armée,  des  chevaliers  de  St-Louis  et 
de  l'ordre  de  Malte. 

Une  troisième  branche,  celle  des  seigneurs  de 
Lamerie,  issue  de  la  branche  aînée,  s'établit  à 
Crest. 

Armes:  D'or,  à  trois  pals  de  gueules:  au  chef 
d'azur  chargé  de  trois  molettes  d'éperon  d'argent. 


POURTALÈS  (de.) 


Famille  protestante  de  Neuchâtel,  qui  s'était 
réfugiée  en  Suisse  lors  de  la  révocation  de  l'édit 
de  Nantes.  Jacques-Louis  Pourtalès,  né  en  L722, 
premier  auteur  connu  de  cette  souche,  fonda  une 
maison  de  banque  qui  de  Neufchâtel  étendit  ses 
ramifications  sur  toutes  les  grandes  places  de 
l'Europe.  Il  venait  de  mourir,  en  1814,  lorsque  le 
roi  de  Prusse,  en  reconnaissance  de  son  dévoue- 
ment et  de  celui  de  tous  les  siens,  conféra  le  ti- 
tre de  comte  à  ses  trois  fils.  Les  deux  aînés  sont 
restés  au  service  de  la  cour  de  Berlin.  Le  3e,  né 
en  1778,  fonda  la  ligne  de  Pourtalès-Gorgter,  éta- 
blie en  Fr.ance,  et  mourut  en  1855  laissant  quatre 
fils  dont  un  fut  député. 

Armes:  Ecartelé:  aux  1  et  4  d'azur,  au  péli- 
can avec  sa  piété  de  gueules:  aux  2  ci  3  de 
gueules, à  deux  chevrons  d'argent;  sur  le  tout: 
de  gueules,  au  portique  ouvert  d'argent. 


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POZZO  DI  BORGO. 

La  maison  Pozzo-di-Borgo 
est  une  de  ces  familles  nobles 
de  Corse  qui  se  trouvent  men- 
tionnées dans  l'histoire  de  Gio- 
vanni délia  Grossa,  le  plus  an- 
cien des  chroniqueurs  de  cette 
île.  Elle  florissait  dès  le  xne 
siècle  dans  la  province  d'Ajac- 
cio,  et  habitait  alors  le  château 
de  Monticchi,  dont  elle  portait 
le  nom,  et  qui  figure  encore 
dans  ses  armoiries.  Ses  pos- 
sessions embrassaient  le  terri- 
toire des  villages  de  Piétra, 
Villa -Nova,  Pozzo-di-Borgo,  Monticchi,  Cas- 
Soprano,  etc. 

Lorsque  les  Génois,  après  une  lutte  de  plu- 
sieurs siècles,  eurent  renversé  la  puissance  des 
hauts  barons  de  la  partie  ultramontaine  de  l'île, 
la  maison  Pozzo-di-Borgo  fut  du  petit  nombre  de 
celles  qui  conservèrent  leur  influence.  Elle  ac- 
cepta, comme  les  Christinacce,  la  dignité  de  Ca- 
porali,  dont  l'importante  autorité  avait  succédé 
au  pouvoir  féodal  des  anciens  barons. 

En  1465,  elle  obtint  du  pape  Paul  II,  l'exemp- 
tion de  la  dîme  et  de  toute  redevance  de  services 
rendus  à  l'église  ;  privilège  qui  lui  fut  confirmé 
en  1619,  à  la  requête  de  Suzzone-Pozzo-di-Borgo, 
colonel  des  bataillons  Corses  de  la  garde  du  Sou- 
verain-pontife. 

Lorsque  les  familles  qui  composaient  l'élite 
de  la  noblesse  de  l'île  furent  appelés  en  1582  à 
constituer  la  suprême  magistrature  du  Conseil 
des  sir  d'Ajaccio,  la  maison  Pozzo-di-Borgo  y  fi- 
gura en  première  ligne,  et  ce  fut  parmi  ses  reje- 
tons que  l'ont  choisit  presque  toujours  le  député, 
oratore,  que  le  souverain  conseil  envoyait  à  Gè- 
nes pour  représenter  le  peuple  Corse.  Elle  donna 
Pasquate  Pozzo-di-Borgo,  élu  en  1585,  Santo  en 
15S7,  s^condo,  en  1597  ;  Pasquate  réélu  en  1598, 
Secondo,  en  150»,  et  Geronimo,  choisi  en  1611. 
Quelques  années  après,  cette  fonction  d'oralore 
fut  abolie. 

Le  gouvernement  génois,  en  considération  du 
haut  crédit  dont  jouissait  la  maison  Pozzo-di- 
Borgo,  accorda  à  tous  ses  membres,  en  1582, 
l'exemption  de  tout  impôt  et  l'insigne  privilège 
d'entrer  dans  les  forteresses  et  villes  de  guerre 
de  l'île  avec  une  suite  de  300  hommes  armés. 
Lorsque  Louis  XV,  pour  incorporer  à  la  no- 
blesse de  France  celle  de  l'île  dont  il  venait  de 
faire  la  conquête,  ordonna  que  tous  ceux  qui  se 
prétendaient  nobles  eussent  à  produire  leurs  ti- 
tres devant  le  Conseil  supérieur  de  Corse,  et  à 
justifier  de  leur  possession  d'état  depuis  au  moins 
deux,  cents  ans,  la  famille  Pozzo-di-Borgo  fut  du 


nombre  des  quatre-vingt  dont  le  conseil  admit 
les  preuves. 

Lorsque  la  révolution  française  éclata,  les 
Pozzo-di-Borgo  se  déclarèrent  contre  la  tyrannie 
des  partisans  de  la  convention  et  furent  obligés 
de  s'exiler  avec  Paoli.  Le  chef  de  la  famille  se  re- 
tira alors  en  Bussie,  où  ses  talents  diplomatiques 
le  firent  nommer  ambassadeur  près  la  cour  de 
France,  fonctions  qu'il  fut  autorisé  à  accepter 
par  Louis  XVIII.  Comme  son  intention  n'avait 
jamais  été  de  s'éloigner  des  intérêts  et  du  ser- 
vice de  sa  patrie,  il  reçut  de  Louis  XVIII,  sous 
le  ministère  du  duc  de  Bichelieu,  le  titre  de 
comte  et  la  dignité  de  pair  de  France  transmissible 
en  ligne  collatérale,  honneurs  qui  lui  furent 
confirmés  par  Charles  X,  sous  le  ministère  du 
comte  de  la  Feronays.  Il  était  rentré  depuis  plu- 
sieurs années  dans  la  vie  privée,  lorsqu'il  mourut 
à  Paris,  en  février  1842,  laissant  pour  héritier  de 
ses  biens  et  de  ses  titres  ses  neveux  et  petits  ne- 
veux. 

Le  comto  Charles  Pozzo-di-Borgo  fut  créé  duc 
par  lettres  patentes  de  Ferdinand  II,  roi  des  deux 
Siciles,  titre  transmissible  en  ligne  collatérale 
aux  neveux  et  même  aux  cousins  germains  du 
nouveau  duc. 

Armes:  Ecarlelê:  aux  1  et  4  d'azur,  au  châ- 
trait de  trois  tours  d'argent,  posé  sur  un  rocher 
du  même,  qui  est  de  Pozzo-di-Borgo  ;  aux  2  et  3 
d'argent,  à  l'ècusson  d'azur,  chargé  d'une  fleur 
de  Us  d'or,  par  concession  de  Louis  XVIII;  sur 
le  tout,  au  chef  d'or,  brochant  sur  les  êcarle- 
lures  chargé  de  l'aigle  issante  de  Russie. 

Devise  :  Concilio  et  virtute. 

PRADEL  (DE  GOUTRAY  de). 

Famille  noble  et  ancienne,  originaire  de  Gasco- 
gne, qui  dès  les  temps  les  plus  reculés  s'est  dis- 
tinguée par  son  attachement  à  ses  légitimes 
souverains,  et  dont  le  zèle  n'a  jamais  été  altéré, 
ni  par  les  circonstances  des  temps,  ni  par  les 
différentes  révolutions  que  le  fanatisme  a  sus- 
citées en  France,  pendant  les  xive,  xve  et  xvie  siè- 
cles. Le  parti  delà  Ligue  ayant  subjugué  toute  la 
Gascogne,  Samatan,  principale  ville  de  Commin- 
ges,  fut  la  seule  de  ce  canton  qui  résista  avec 
succès  aux  armes  de  Montgomery,  des  Guise 
et  des  Joyeuse.  Les  plus  anciens  registres  de 
l'administration  politique  et  économique  de  cette 
ville  font  mention  de  la  maison  de  Coutray-de- 
Pradel,  comme  d'une  famille  qui  jouissait,  dans 
la  province,  d'une  grande  considération  acquise 
par  le  patriotisme,  et  par  le  zèle  avec  lequel  elle 
a  toujours  servi  ses  rois,  soit  dans  les  armées, 
soit  dans  le  gouvernement  politique. 

On  lit  dans  les  annales  manuscrites  de  la  ville 
de  Samatan  .  «  Que,  le  4  février   1589,  noble  Ar- 


—  627 


—  628  — 


«  mand  de  Coutray-de-Pradel,  militaire,  et  pre- 
«  mier  consul  de  cette  ville,  fut  instruit  par  le 
«  premier  président  du  parlement  du  Languedoc, 
_'<  son  parent,  que  les  Ligueurs  favorisés  par  une 
«  partie  îles  SamaLnais,  devaient  incessamment 
«  surprendre  dans  la  nuit,  et  s'emparer  du  cha- 
(  teau  et  de  la  ville  de  Samatan.  Coutray  lit  pro- 
«  vision  de  munitions  de  guerre  et  de  bouche.  11 
«  intimida  et  harangua  le  peuple  et  les  soldats, 
«  et  les  fit  tous  se  déclarer  en  faveur  du  roi.  » 

C'est  ainsi  que  Coutray  fit  échouer  le  projet  des 
Ligueurs,  et  qu'il  maintint  sa  patrie  dans  la  fidé- 
lité qu'elle  devait  à  son  légitime  Souverain.  Les 
ennemis  d'Henri  IV  se  vengèrent  et  saccagèrent 
les  fertiles  campagnes  qui  environnaient  la  ville 
de  Samatan;  ils  pillèrent  les  maisons  et  enlevè- 
rent les  h. ■stiaux.  Ils  s'attachèrent  surtout  à  dé- 
vaster les  fermes  et  possessions  d'Armand  de 
Coutray;  ils  incendièrent  son  château  de  Prade), 
où  étaient  les  archives  de  sa  maison  :  ch  fut  cause 
de  la  perte  totale  des  titres  de  cette  ancienne 
maison,  et  que  l'on  ne  peut  en  commencer  la  gé- 
néalogie qu'a  cette  époque,  à  noble  Jean  de  Cou- 
tray, chevalier,  seigneur  de  Pradel,  qui  vivait 
en  1530.  Cette  famille  s'est  continuée  jusqu'à  nos 
jours  en  fournissant  quantité  d'officiers  distin- 
gués dans  nus  armées  et  plusieurs  chevaliers  de 
l'ordre  royal  et  militaire  de  St-Louis. 

Armes:  D'or,  an  chevron  d'azur  accompagné 
de  t" ois  faucons  éplogésde  sable,  armés  de  gueu- 
les, 2  en  chef  et  1  en  pointe. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  griffons  d'or,  armés  et  lampas- 
sés  de  gueules. 

PRÉ  DE  SAINT-MAUR  (du). 

Famille  noble,  célèbre  dans  la  magistrature  à 
Paris.  Ses  litres  ont  été  produits  devant  M.  d'Ho- 
zier,  juge  d'armes  de  France,  suivant  certificat 
d  livré  le  2S  juillet  1757,  qui  ne  la  remonte  qu'a 
Nicolledu  Pré,  seigneur  de  Lieusault.  vivant  en 
1501.  Mais  nous  trouvons  dans  un  inventaire  de 
tdres,  qu'elle  prouve  une  filiation  suivie  depuis 
Xicaise  ou  Cash]  du  Pré,  éuuyer,  soigneur  de  Cof- 
ûgny,  valet  de  chambre  du  duc  de  Bourgogne, 
Philippe  le  Bon,  qui  reçut  le  15  juin  1444,  foi  et 
hommage  d'une  maison  et  héritages,  située  à  Mi- 
gnieres. 

Cette  famille  a  formé  entres  autres  brandies 
cdle  qui  eut  pour  auteur  Nicolas  du  Pré  de  Saint 
Maur,  chevalier,  né  en  1640  qui  fut  maintenu 
dans  la  qualité  de  noble  et  d'écuyer.  avec  Louis 
et  Jacques  du  Pré,  ses  frères,  par  arrêt  du  con- 
seil d'Etat  du  10  décembre  1668. 

Son  petit  fils,  Nicolas  du  Pré  de  St  M-uir  fut 
d'abord  trésorier  de  France  au  bureau  de  la  gé- 
néralité de  Paris,   puis  conseiller  du  roi,  maître 


des  comptes,   intendant  du   Berry  en  1764  et  à 
Bordeaux  en  1776. 

Armes:  Parti:  au  1  d'azur,  à  la  bande  d'or 
chargée  de  trois  cosses  de  pois  de  sinople,  qui  est 
du  Pré  de  Cossigny;  au  S  d'argent,  à  la  fasre 
de  sinople,  accompagnée  de  trois  trèfles  du 
même. 

PRÉAULX  OU  PRÉAUX  {de). 

Grande  et  jadis  puissante  maison  de  chevalerie, 
de  haut  parage  et  baronnage  de  Normandie,  qui 
a  pris  son  nom  de  la  sirerie  et  baronnie  de 
Préaux,  située  à  une  lieue  et  demie  de  Rouen. 

Elle  a  pour  premier  auteur  connu  Robert-le- 
Danois,  prince  de  Danemark,  gouverneur-régent 
en  Normandie,  lequel  reçut  le  baptême  à  Rouen, 
en  912,  avec  son  parent  Rollon,  premier  duc  de 
Normandie.  Hendeberge,  héritière  de  la  première 
race  des  sires  de  Préaux,  épousa  vers  1160, 
Osbert,  deuxième  seigneur  de  Cailly,  près  de 
Rouen,  d'une  maison  les  plus  considérables  de 
la  Normandie,  à  qui  elle  porta  la  siierie  de 
Préaux.  Leurs  descendants  en  ont  perpétué  le 
nom  et  les  armes,  et  se  sont  alliés  aux  plus 
grandes  maisons  du  royaume,  entre  autres  à 
celles  de  Bourbon,  de  Lusignan,  du  Bec-Grespin 
et  autres.  Une  branche,  dite  de  Préaulx,  subsiste 
encore,  en  Angleterre,  où  elle  s'était  fixée  il  «-s 
l'an  1400,  d'abord  à  Guernesey,  puis  au  comté  de 
Southampton. 

Armes  ■  De  gueules,  à  l'aigle  d'hermine. 

PRÉVOST  DE  SANSAG  DE  LA 
VAUZELLE. 

Cette  famille  noble  et  ancienne  qui  habite  en- 
core le  Poitou,  a  fourni  à  la  France  des  officiers 
distingués  de  terre  et  de  mer,  des  gouverneurs 
du  Bordelais,  un  grand  fauconnier;  et  à  la  Russie, 
le  créateur  de  sa  marine.  C'est  à  cette  famille  (pie 
se  rattache  le  nom  de  l'un  des  plus  valeureux 
tenants  du  roi  chevalier,  Louis  Prévost,  cheva- 
lier, seigneur  de  Sansac,  chevalier  de  l'ordre  du 
roi,  capitaine  de  50  hommes  d'armes  de  ses 
ordonnances,  gentilhomme  ordinaire  de  sa  cham- 
bre, gouverneur  et  surintendant  de  la  maison  de 
Mgr  le  Dauphin.  Les  contemporains  de  cet  homme 
remarquable  à  tous  égards  lui  rendaient  justice, 
témoin,  ce  dicton  si  connu  de  François  Ier  : 
«  Nous  sommes  quatre  gentilhommes  de  la 
«  Guyenne  qui  combattons  en  lice,  et  courons  la 
«  bague  contre  tous  allants  et  venants,  moi, 
«  Sansac,  d'Essô  et  la  Châteigneraye  ». 

Cette  famille  a  formé  plusieurs  branches.  Au 
10e  degré  de  la  première,  nous  trouvons  Jean 
Prévost,  seigneur  de  Sansac,  qui  vivait  en  1407, 


629  — 


630  — 


et  dont  le  fils  puîné,  Guyot  Prévost,  est  l'auteur 
de  la  branche  Prévost-Sansac,  la  Vauzelle,  Puy- 
bottier,  etc.  Au  19e  degré  de  cette  branche,  nous 
remarquons  François  Prévost-Sansac,  marquis 
de  la  Vauzelle,  né  en  1751  ,  lieutenant  au  régi- 
ment de  la  Sarre  en  1776  ;  il  y  servit  dix  années, 
puis  fut  nommé  en  1787,  membre  de  l'Assemblée 
provinciale  du  Poitou  pour  l'élection  de  Confo- 
lens. 

Séduit  par  de  généreux  instincts,  il  crût  un 
instant  à  la  mission  régénératrice  de  la  Répu- 
blique, en  adopta  les  vues  avec  enthousiasme,  et 
accepta,  en  L790,  les  fonctions  de  membre  du 
Directoire  de  Confolens  ;  mais  il  recula  bientôt 
devant  la  conséquence  des  doctrines  révolution- 
naires, dont  il  n'avait  envisagé  que  le  côté  réfor- 
mateur; suspect  aux  révolutionnaires,  il  fut 
expulsé  du  district  en  1793,  et  ne  songea  plus 
qu'à  sauver  sa  tête. 

Après  la  chute  du  gouvernement  révolution- 
naire, M.  de  la  Vauzelle  fut  réintégré  dans  l'ad- 
ministration municipale  de  son  canton,  secrétaire 
générai  de  l'administration  centrale  du  départe- 
ment, puis  administrateur  jusqu'au  18  brumaire. 

Le   premier   Consul   l'ayant   nommé  secrétaire 
général  de   la  préfecture  de  la  Charente,  il  en 
exerça  les  fonctions  jusqu'à  la  chute  de  l'Empire, 
et  mourut  en  1835,    à  Champagne-Mouton,    lais 
sant  postérité. 

Armes  :  D'argent,  à  deux  fasces  de  sable,  ac- 
compagnées de  six  merlettes   de   même,  vosées 


«V,  2  el  1. 


PUY  (du). 

Famille  noble  d'extraction,  originaire  du  Lyon- 
nais, qui  s'est  divisée  en  deux  branches,  l'une 
établie  en  Languedoc  et  l'autre  en  Normandie. 

Le  premier  connu  de  cette  famille  est  Jean  du 
Puy,  qui  quitta  la*  ville  de  Lyon  vers  le  com- 
mencement du  xv  siècle  et  vint  s'établir  à  Paris, 
où  il  se  maria  et  laissa  postérité. 

Un  de  ses  descendants,  Jérôme  du  Puy,  écuyer, 
seigneur  de  Choisy,  des  Bergeries  et  des  Ormeaux, 
servit   pendant   plus    de    vingt    ans    en    qualité 


d'archer,  puis  d'homme  d'armes  dans  lacompagnie 
de  don  Francisco  d'Est,  prince  italien,  au  service 
de  France.  Il  obtint  sa  retraite  en  1576,  et  le  roi 
en  récompense  de  ses  services,  le  nomma  au 
gouvernement  militaire  de  la  ville  de  Muret,  dans 
1h  province  de  Languedoc.  Il  se  retira,  dans  la 
ville  de  Castel-Sarrasin,  qui  depuis  a  toujours 
été,  jusqu'à  ce  jour,  le  domicile  de  la  branche 
aînée  de  cette  famille. 

La  branche  cadette  commence  au  6e  degré  et  a 
pour  auteur  Jean  du  Puy  qui,  après  s'être  établi 
à  Paris,  se  distingua  dans  plusieurs  missions 
importantes,  et  fut  nommé  secrétaire  d'ambas- 
sade au  traité  de  paix  de  Riswich.Un  ses  petits- 
fils,  Grégoire  du  Puy,  fut  pourvu,  le  31  décem- 
bre 1775,  de  la  charge  de  lieutenant  des  maré- 
chaux de  France  au  département  de  Vernon. 

Cette  famille  a  fourni  plusieurs  officiers  dis- 
tingués dans  la  marine  et  la  cavalerie  et  compte 
des  membres  de  l'ordre  de  St-Louis. 

Armes  :  De  sable,  au  chevron  d'or  accosté  de 
deux  étoiles  de  même,  un  croissant  d'or  enpoinle  ; 
au  chef  d'argent  chargé  de  deux  lions  ajfronles 
de  gueules. 

Supports  :  Deux  griffons. 

Nous  trouvons  une  autre  famille  du  même 
nom,  noble  d'extraction,  établie  en  Forez  et  en 
Bourgogne  Elle  a  fourni  des  chevaliers  de  Malte, 
des  Conseillers  d'Etat  aux  cours  de  France  et  d<' 
Lorraine,  et  des  magistrats  au  Parlement  de 
Paris. 

Elle  remonte  par  filiation  suivie  à  Pierre  du 
Puy,  1er  du  nom,  écuyer,  seigneur  de  Chàteau- 
Itarae,  en  Berri,  mort  en  1340,  laissant  posté- 
rité. 

Elle  a  fourni  la  branche  des  seigneurs  de  Saint- 
Martin,  en  Bourgogne,  qui  a  pour  auteur  Louis 
du  Puy,  né  en  1526. 

Et  celle  des  seigneurs  de  Farge  et  de  Chaste- 
lard,  qui  commence  à  Bénigne  du  l'uy,  second 
fils  du  premier  lit  de  Louis  du  Puy,  auteur  de  la 
branche  précédente. 

Armes  :  D'or,  à  la  bande  de  sable,  chargée  d>', 
trois  roses  d'argent;  au  chef  d'azur,  chargé  de 
trois  étoiles  du  champ. 


«ntt/-/ 


QUATREBARBES  {de). 

La  maison  de  Quatrebarbes,  d'ancienne  cheva- 
lerie de  la  province  d'Anjou,  a  fait  ses  preuves  de 
cour.  Elle  remonte  par  filiation  à  Foulques  de 
Quatrebarbes,  qui  fît  son  testament  en  1218  avant 
de  partir  pour  la  croisade. 

Elle  a  formé  les  branches  : 

1°  des  seigneurs  de  Bouillé-Loichon  ; 

2°  des  seigneurs  de  la  Raguinière  , 

3e  des  seigneurs  de  la  Rongère  ; 

4°  une  seconde  branche  des  seigneurs  de  la 
Rongère  ; 

5°  des  seigneurs  de  Chasnay. 

Elle  a  fourni  des  gentilshommes  de  la  Chambre 
du  roi  et  des  officiers  à  nos  armées. 

Un  comte  de  Quatrebarbes,  ancien  officier,  fut 
en  1846  député  de  Cholet  (Maine-et-Loire),  et  a 
donné  une  édition  des  œuvres  du  roi  René,  pu- 
blication d'un  grand  mérite  artistique  et  littéraire. 

Armes  :  De  sable,  à  la  bande  d'argent,  accostée 
de  deux  cotices  du  même. 

QUÉLEN  (de). 

Eu  Haute-Bretagne,  dans  l'EvèchédeSt-Brieuc. 

Famille  qui  remonte  par  actes  suivis  à  Jean  de 
Quélen,  qui  est  connu  par  un  acte  original  du 
mois  de  février   1218.  Immédiatement  après  lui, 


deux  frères  formèrent  deux  branches.  L'aînélaissa 
aussi  deux  fils  ;  mais  de  ces  fils,  le  premier  no 
laissa  qu'une  fille,  Constance  de  Quélen,  qui  porta 
pour  dot  le  premier  domaine  patrimonial  de  sa 
maison  à  son  mari,  Olivier,  seigneur  de  Liniac. 
Le  nom  de  Quélen  fut  perpétué  par  la  branche 
qu'avait  formée  le  grand-oncle  de  Constance  de 
Quélen,  et  qui  de  son  temps  en  devint  le  chef. 

Cette  maison  s'est  toujours  soutenue  dans  un 
grand  éclat,  soit  par  les  alliances  qu'elle  a  faites, 
soit  par  la  fidélité  qu'elle  a  témoignée  au  souve- 
rain, et  par  les  honneurs  qu'elle  a  mérités  de  sa 
part,  tant  sous  les  derniers  ducs  de  la  maison  de 
Dreux  que  depuis  que  nos  rois  ont  eu  la  seigneu- 
rie directe  de  la  Province,  par  l'union  du  duché  à 
la  Couronne. 

Eudes  de  Quélen  prit  part  à  la  croisade  en  1248. 

Jean  de  Quélen,  seigneur  de  Broutay,  fut  député 
de  la  noblesse  de  Bretagne  en  1379. 

Un  autre  Jean  de  Quélen  et  Thomas  de  Quélen, 
ses  fils,  servirent  le  roi  Charles  V;  on  a  un  témoi- 
gnage de  leur  fidélité  au  vrai  souverain  de  l'Etat 
en  plusireus  actes  domestiques  qui  sont  munis 
de  sceaux,  où  le  cimier  de  leur  écusson  est  orné 
d'une  couronne  àtrois  fleurs  de  lis  :  ce  qui  montre 
qu'ils  avaient  été  particulièrement  voués  au  ser- 
vice du  Monarque. 

Olivier  d  e  Quélen  mourut  sans  postérité  en!4C4 
Son  frère  fut  grand  aumônier  de  la  duchesse  Mar- 
guerite de  Foix,  mère  d'Anne  de  Bretagne,  femme 
des  rois  Charles  VIII  et  Louis  XII. 


—  633 


—  634  — 


Grégoire  de  Quélen  fu  gentilhomme  de  la  Cham- 
bre des  rois  Henri  IV  et  Louis  XIII,  lieutenant  du 
roi  au  gouvernement  de  Rennes  et  marié  en  1607. 

Plusieurs  autres  membres  de  cette  famille  ont 
occupé  des  charges  distinguées. 

Armes  :  Rurele  de  dix  pièces  d'argent  et  de  gueu- 
les. —  Alias  :  Par ti  :  au  l  d'argent,  à  trois  feuilles 
de  houx  de  sinople,  qui  est  de  Quélen  ;  aie  2, 
d'argent,  au  sautoir  de  gueules. 

Couronne  de  prince  sur l'écu  et  couronne  ducale 
sur  le  manteau. 

Devise  :  Aoize,  avize. 

QUEYRIAUX  (de). 

Cette  famille,  originaire  de 
la  Marche,  s'est  tour  à  tour  ré- 
pandue en  Auvergne  et  Li- 
mousin. 

Elle  a  produit  de  nombreux 
officiers  des  armées  des  rois. 
François -Louis  de  Quey- 
riaux,  officier  de  la  chambre 
du  duc  d'Angoulème,  cheva- 
lier de  la  Légion  d'honneur, 
reçut,  en  1830,  de  la  fille  du 
Roi-Martyr,  S.  A.  R.  Madame 
duchesse  d'Angoulème,  avec 
recommandation  de  toujours 
le  transmettre  à  faîne  de  sa  famille,  en  souvenir 
de  ses  services  rendus  à  la  cause  royale  lors  de 
la  Restauration,  le  crucifix  que  S.  M.  Louis  XVI 
avait  à  la  prison  du  Temple. 

Ce  crucifix  paraît  avoir  été  exécuté  au  com- 
mencement du  xvne  siècle  et  doit  être  l'œuvre 
d'un  grand  maître  d'Allemagne  ou  de  Vienne 
(Autriche).  Apporté  en  France  par  Marie-Antoi- 
nette, il  mesure  47  centimètres  de  hauteur,  mais 
il  devait  être  plus  haut  de  quelques  centimètres, 
l'arbre  de  la  croix  ayant  été  raccourci.  Sa  confec- 
tion est  d'ambre  rouge  et  d'ivoire.  L'arbre  de  la 
croix  est  orné  de  neuf  médaillons  en  ivoire  de 
différentes  grandeurs  enchâssés  dans  l'ambre.  Le 
premier,  en  commençant  par  la  tête  de  la  croix, 
représente  l'aigle  ;  le  second,  qui  se  trouve  au 
croisement  des  bras,  est  le  monogramme  duChrist; 
le  troisième,  sur  le  bras  droit, est  l'Ange;  le  qua- 
trième,sur  le  bras  gauche,  estle  Lion;  le  cinquième, 
sous  les  pieds  du  Christ,  est  le  Rœuf,  attributs  des 
quatre  évangélistes.  Sous  le  bœuf,  dans  l'arbre  de 
la  croix,  se  trouve  le  sixième  médaillon,  repré- 
sentant les  instruments  de  la  Passion,  ayant  au 
milieu  une  Sainte  Face.  Au  pied  de  l'arbre,  le  sep- 
tième représente  Notre-Seigneur  tenant  dans  la 
main  droite  le  globe  terrestre  surmonté  d'une  croix 
et  une  palme  à  la  main  gauche.  En  dessous,  le 
huitième  médaillon  a  comme  sujet  le  Christ  tom- 
bant sous  le  fardeau  de  la  croix.  Le  neuvième,  plus 


grand  que  les  autres,  reproduit  la  Cène.  Ces  deux 
derniers  médaillons  forment  le  pied  de  la  Croix, 
qui,  elle-même,  repose  sur  un  autel  sur  la  table 
duquel  se  trouvent  incrustées,  sur  des  plaques 
d'ambre,  des  figures  symboliques.  Cet  autel  s'ou- 
vre par  une  porte  sur  laquelle  on  voit  un  dixième 
médaillon,  représentant  Notre-Seigneur  au  Jardin 
des  Olives  ;  à  droite  de  la  porte,  Saint  Paul,  et  à 
gauche,  Saint  Pierre.  Dans  l'intérieur  de  l'autel 
se  trouve  un  moine  en  prière  devant  un  pupitre 
supportant  un  livre.  L'autel  est  soutenu  par  deux 
colonnettes  d'ivoire  en  spirale.  Le  Christ,  d'une 
seule  pièce  d'ivoire,  comme  tous   les  médaillons, 
est  d'un  ouvrage  remarquable  comme  finesse  de 
traits  et  d'expression;  il  porte  aux  stigmates  des 
gouttes  de  sang.  L'ensemble  du  crucifix  était  en- 
touré de  découpures  en  ambre,  comme  il  en  reste 
des  vestiges  de  chaque  côté  du  septième   et  du 
huitième  médaillon. 

Armes  :  Le  gueules,  à  lafasce  d'or  accompagnée 
de  trois  losanges  du  même,  2  en  chef  et  1  enpointe. 
Devise  :  Dieu  et  le  Roi. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Queyriaux  (François-Franck  de),  Chef 
de  famille  :  colonel  du  corps  de  Gathelineau 
(1870-1871),  chevalier  de  la  Légion  d'hon- 
neur, marié,  en  1863,  à  Reine-Marie  Gaul- 
tier du  Maraghe  de  Villemoujeanne, 
dont  un  fils  : 

Jean-Marie-Ferdinand  (Fernand),  né  à 
Poitiers  en  1864,  marié  au  chau  deTarnac 
(Corrèze),  le  3  janvier  1888,  avec  sa  cousine 
Marie-Agathe-Anne-Joséphine  de  Souris, 
descendante  par  sa  mère,  Mme  Joseph  de 
Souris  née  de  Lagrange  deTarnac,  des  ducs 
de  Bourgogne,  comme  il  est  établi  par  la 
parenté  existante  entre  les  de  Lagrange, 
baron  de  Tarnac  et  le  Roi  (d* Hozier  regis- 
tre Vme  de  la  Noblesse  de  France  1761- 
1867 ,  Bibliothèque  Nationale  de  Paris).  A 
l'occasion  du  mariage  de  Mme  Fernand  de 
Queyriaux,  S.  M.  Isabelle  II,  reine  d'Espa- 
gne, écrivit  une  lettre  de  félicitations  aux 
jeunes  époux.  De  cette  union  sont  issus  ; 

1°  Marguerite -Marie -Françoise  -  Gene- 
viève, née  au  chau  de  la  Tour  par  Eymou- 
tiers  (Haute-Vienne)  le  4  janvier  1889. 

2°  Marie-Joseph-François-Louis,  né  au 
chau  de  la  Tour  (Haute-Vienne)  le  27  jan- 
vier 1891. 


635  — 


—  636 


3°  Marie-Gabrielle-Odette,  née  au  chaude 
la  Bartière  par  Montmorillon  (Vienne)  le 
G  mars  1892. 

4°Gilberte-Marie-Glaire-Séverine,  née  au 
chau  de  la  Bartière  {Vienne)  le  19  mai  1893. 

5°  Marie-Agathe-Jean ne-Yvonne,  née  au 
chau  de  la  Bartière  (Vienne)  le  2G  oct.  1894. 

QUINTIN  DE  KERGADIO. 

Cette  famille,  originaire  de  Bretagne,  a  été  main- 


tenue par  trois  arrêts  rendus  en  la  Chambre  de  la 
réformation:  le  premier,  le  20  juillet  1669,  au  rap- 
port de  M.  de  la  Bourdonnaye;  le  second,  le  20 
août  suivant  ;  le  3e,  des  5  et  7  août  même  année  ; 
elle  remonte  à  Richard  Quintin,  de  la  ville  de 
Nantes,  anobli  par  charte  du  6  septembre  1487.  Ses 
descendants  ont  contracté  leurs  alliances  directes 
avec  les  familles  de  Bigot,  du  Coatulan,  de  Ke- 
raudry,  Turmelin,  etc. 

Armes:  D'argent,  au  lion  mornë  de  sable,  ac- 
compagné de  trois  molettes  d'éperon  du  même. 


RAGUET 

M  AN  (de). 


DE    BRANGION  DE  LI- 


Les  seigneurs  de  Brrincion  tiraient  leur  origine 
d'une  petite  ville  de  Bourgogne  avec  titre  de  comté, 
à  quatre  lieues  de  Tournus,  et  descendaient  d'un 
seigneur  de  ce  lieu,  qui  vivait  en  l'an  960.  Cette 
famille  est  une  des  plus  anciennes  de  France  et  a 
contracté  des  alliances  avec  les  maisons  les  plus 
illustres. 

Sa  filiation  remonte  à  Varulphe,  comte  de  Bran- 
don, seigneur  des  principales  villes  situées  sur 
la  Saône,  le  Bhône  et  la  Loire,    qui  vivait  en  960. 

Jean-Charles  de  Baguet-Brancion,  chevalier, 
seigneur  de  Liman  et  de  Fossé,  fut  mestre  de 
camp  de  cavalerie,  alcade  de  la  Chambre  de  la 
Noblesse  des  Etats  de  Bourgogne,  seigneur  de 
St-Martin.  Cette  famille  a  fourni  des  officiers  su- 
périeurs et  a  été  admise  a  Malte. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,   d'azur  à  trois 

fasces  ondées  d'or,  qui  est  de  Brancion  ,  aux  2  et 

3,  d'azur  à  une  tour  d'argent  maçonnée  de  sable, 

surmontée  d'un  rat  passant  d'argent,  qui  est   de 

Baguet. 

RAILLARD  DE  GRANVELLE 

Cette  famille,  originaire  de  Franche-Comté,  au- 


jourd'hui éteinte,  a  fourni  aux  xvi«  et  xvue  siècles 
une  série  d'hommes  marquants. 

Le  dernier  représentant  de  cette  famille  fut 
Georges  -Benoit  Baillard  de  Granvelle,  ancien 
mousquetaire  du  roi,  président  à  mortier  au  Par- 
lement de  Metz,  conseiller  d'Etat  honoraire  à  la 
Bestauration,  mort  en  1826. 

Gerges-Benoît  avait  épousé  à  Douai  Mlle  de  Va- 
licourt,  dontil  eut  un  fils  tué  comme  aspirant  dans 
un  combat  naval  et  deux  filles.  La  cadette  épousa 
Monsieur  Fyard  de  Mercey.  De  ce  mariage  est  né 
un  seul  enfant  qui  est  Madame  Ernest  Beuvain 
de  Beauséjour. 

Alliances  :  Besancenot  de  Cendrecourt,  de  Gasc, 
de  Valicourt,  Fyard  de  Mercey,  Charpentier  de 
Sainctot. 

Armes  :  D'azur,  au  sautoir  d'or  accompagné  en 
chef  de  trois  étoiles,  et,  enpointe,  d'un  croissant  de 
même  ;  sur  le  tout,  une  fasee  d'or. 

RAITY  DE  VILLENEUVE  DE  VIT- 
TRÉ.    . 

En  Poitou.  Famille  ancienne,  originaire  d'Italie. 
Sa  filiation  remonte  à  Jean  de  Baity,  1er  du  nom, 
seigneur  de  Vittré,  qui  vivait  vers  l'an  1480.  Au 
5e  degré,  nous  remarquons  Louis  de  Baity,  2e  du 
nom,  chevalier,  seigneur  de  Vittré,  gentilhomme 


639  — 


—  640 


ordinaire  de  la  chambre  du  roi,  seigneur-baron 
de  Vittré,  marié  le  21  avril  1618  à  Anne  de  Ville- 
neuve, fille  d'Arnault  de  Villeneuve,  chevalier  de 
l'ordre  du  roi. 

Son  descendant  au  8e  degré,  René-Antoine  de 
Raity  de  Villeneuve,  marquis  de  Vittré,  fut  fait 
chevalier  de  St-Louis,  colonel  de  cavalerie  au  ré- 
giment de  Fumel  et  commissaire  de  la  noblesse 
du  Poitou  vers  1760. 

Cette  famille  compte  des  chevaliers  de  St-Louis 
et  de  la  Légion  d'honneur,  etc. 

Armes:  De  gueules,  au  cygne  d'argent  nageant 
sur  une  rivière  au  naturel,  mouvante  du  bas  de 
Vécu,  adexlré  en  chef  d'une  comète  d'or. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  .  Deux  lions. 

RAMEY  DE  SUGNY. 

Seigneur  d'Arfeuilles,  de  Sugny  et  de  Grenieux, 
dans  le  Forez  et  en  Champagne. 

Famille  qui  a  pour  auteur  Claude  Ramey,  écuyer, 
seigneur  d'Arfeuilles,  exempt  des  gardes  du  corps 
du  roi,  lequel  prit  la  qualité  d'écuyer  comme  offi- 
cier commençai  du  roi,  qui,  en  outre,  lui  accorda 
des  lettres  de  son  conseiller  honoraire  au  bailliage 
de  Montbrison  13  29  mai  1674.  Jean  Ramey,  fils 
du  précédent,  seigneur  d'Arfeuilles,  de  la  Brosse 
et  de  Montloup,  conseiller  du  roi  au  bailliage  et 
sénéchaussée  du  Forez,  épousa  le  2  octobre  1674 
demoiselle  Madeleine  Chaslon. 

Cette  famille  compte,  parmi  ses  descendants, 
plusieurs  capitaines  et  autres  officiers  de  divers 
grades  dont  deux  décorés  de  l'ordre  royal  et  mili- 
taire de  Saint-Louis. 

Armes  :  D'azur ,  à  la  bande  d'argent. 

RANCHER  (de). 

Famille  noble  et  ancienne,  dont  on  ne  connaît 
pas  l'origine.  Elle  existait  dans  le  Berry  dans  le 
xve  siècle,  et  vint,  dans  le  xvie,  se  fixer  dans  la 
Touraine  et  le  Vendômois,  ouest  encore  aujour- 
d'hui la  branche  aînée.  Au  commencement  du 
xvne  siècle,  la  branche  cadette  vint  s'établir  à  Pa- 
ris, et  est  actuellement  résidente  dans  le  Vexin 
français.  Le  premier  de  cette  famille,  donf  on  ait 
connaissance  et  qui,  par  son  alliance,  annonce 
une  noblesse  déjà  ancienne,  est  Colin  ou  Nicolas 
de  Ranger,  écuyer,  sire  de  Pont  en  Berry,  marié 
en  1440  à  Guyonne-Odrianne  de  Gonzagues,  dont 
il  eut  postérité. 

Elle  a  formé  la  branche  des  seigneurs  du  Mar- 
dreau  dont  l'auteur,  Julien  de  Raneher,  fils  d'An- 
toine, 2e  degré,  grand-maître  de  l'artillerie  de 
France  -uns  Messieurs  d'Estrées,  de  la  Guiche 
et  de  Biron,  fui  nommé  par  le  roi  gouverneur  de 
la  Bastille    et  mourut  à  l'arsenal  à  Paris  en  1587. 


Il  s'était  trouvé  au  siège  de  Castillon  ainsi  que  le 
rapporte  Mezeray  dans  son  Histoire  de  France, 
tome  III,  page  387. 

Au  5e  degré,  Antoine  de  Bancher  forme  la  bran- 
che des  seigneurs  de  la  Foucaudière,  établie  à 
Paris  et  dans  le  Vexin  français.  Elle  a  fourni  des 
chevaliers  de  l'ordre  de  Malte,  de  Saint-Jean  de 
Jérusalem  et  de  Saint-Louis. 

Enfin  une  troisièmebranche, celle  des  seigneurs 
de  la  Ferrière,  dont  l'auteur,  René  de  Raneher, 
était  second  fils  d'Antoine,  IIe  du  nom,  du  9e  degré. 

Son  fils,  Paul-François  de  Raneher.  baron  delà 
Ferrière,  mousquetaire  dans  la  lre  compagnie, 
obtint  en  avril  1715  l'érection  en  baronnie  de  la 
terre  de  Ferrière  par  lettres  patentes,  dans  les- 
quelles il  est  dit  que  Paul-François  de  Bancher 
est  issu  d'une  desplus  anci  e  unes  familles  de  notre 
province  de  Berry,  dont  les  ancêtres  se  sont  tou- 
jours distingués  par  leur  zèle  et  leur  fidélité  au 
service  des  rois  nos  prédécesseurs,  dans  diffé- 
rents emplois, tant  dansles  armées  qu'en  plusieurs 
charges  considérables. 

Cette  famille  compte  deux  ambassadeurs,  des 
grands  croix  et  des  officiers  de  l'ordre  militaire 
de  St-Louis,  des  commandeurs  de  l'ordre  de  Saint- 
Lazare,  etc.  Elle  est  alliée  à  beaucoup  de  familles 
distinguées,  tant  dans  le  militaire  que  dans  la 
magistrature. 

Armes:  D'azur,  au  sautoir  d'or,  cantonné  de 
quatre  annelets  de  même. 

La  branche  cadette  brise  d'une  rose  de  gueules 
■posée  en  cœur  du  sautoir. 

RAPINE  DU  NOZET  DE  SAINTE- 
MARIE. 

Cette  branche  est  aujourd'hui  la  seule  subsis- 
tante de  la  maison  Rapine,  famille  illustre  qui 
florissait  à  Auxerre  entre  1300  et  1500,  e  ;  en  est 
sortie,  dans  le  xve  siècle,  pour  s'établir  en  Niver- 
nais. 

La  branche  aînée  de  Foucherenne  s'est  éteinte 
vers  1808  en  la  personne  de  François  Rapine  de 
Saxy,  chevalier  de  Saint-Louis,  lieutenant-colo- 
nel du  génie  à  l'armée  de  Condé. 

La  branche  de  Boisvert  s'est  éteinte,  il  y  a  deux 
siècles,  en  la  personne  de  Henri  Rapine  de  Bois- 
vert,  gentilhomme  ordinaire  du  roi  Louis  XIII, 
dont  on  trouve  l'épitaphe  dans  le  Villebrequin 
d'Adam  Billaut. 

Les  personnages  remarquables  de  la  branche, 
aujourd'hui  subsistante  de  Sainte-Marie,  sont  : 
Guillaume  Bapine,  seigneur  de  Sainte-Marie, 
Saint-Martin,  Ghâlons,  les  Coques,  lieutenant  gé- 
néral du  bailliage  de  Nevers  et  conseiller  d'Etat 
de  François  de  Clèves,  premier  duc  de  Nevers. 

Il  fut  le  principal  rédacteur  de  la  coutume  de 
Nevers,  en  1534,  et  la  fit  imprimer  à  la  Charité  en 


—  641  — 


—  642  — 


1535.  Il  acheta,  en  1537,  la  terre  de  Sainte-Marie, 
dont  ses  descendants  ont  toujours  porté  le  nom, 
et  qu'ils  possèdent  encore.  Guy  Coquille  le  cite, 
dans  son  histoire  du  Nivernais,  parmi  les  hommes 
qui  ont  réuni  les  sciences  avec  la  noblesse,  sans 
qu'une  des  valeurs  ait  obscurci  l'autre. 

Et  le  père  Paschal  Rapine  de  Sainte-Marie, 
commissaire  général  des  récollets,  auteur  d'un 
très  grand  nombre  d'ouvrages,  dont  le  principal, 
le  Christianisme  naissant,  fut  dénoncé  à  la  Sor- 
bonne  par  le  docteur  Marion,  qui  ne  put  néan- 
moins réussir  à  le  faire  condamner. 

La  branche  de  Sainte-Marie  a  ajouté  à  son  nom 
ceUii  de  du  Nozet,  et  en  écartèle  les  armes,  d'après 
un  arrêt  du  Parlement  de  Paris  du  9  juillet  1726, 
qui  déclara  ouverte,  au  profit  de  Jacques-François 
Rapine  de  Sainte-Marie,  la  substitution  per- 
pétuelle faite  par  Edme  du  Nozet,  abbé  d'Au- 
male,  conseiller  d'Etat,  mort  à  Rome  en  1657, 
doyen  des  auditeurs  de  la  Rotte. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  denohé  de  gueu- 
les, accompagné  de  trois  coquilles  du  même. 

La  branche  de  Sainte-Marie  écartèle  :  D'or,  à 
deux  lions  de  gueules  ;  au  chef  d'azur,  chargé 
d'une  rose  d'argent,  accostée  de  deux  étoiles  d'or, 
qui  est  du  Broc  du  Nozet. 

RAQUET  (du). 

Cette  famille  est  originaire  de  Franche-Comté 
et  Bretagne. 

Elle  a  été  maintenue  dans  sa  noblesse  par 
arrêt  de  la  Cour  des  comptes  de  Dôle  du  27  no- 
vembre 1698. 

Armes  :  D'azur,  au  croissant  d'or,  accompagné 
de  trois  serres  d'aigle  du  même. 

RASGAS  [dé). 

Famille  originaire  de  Provence. Plusieurs  chartes 
et  actes  de  fondations  de  xie  siècle  prouvent  que 
ceux  de  cette  famille  ajoutaient,  dans  ces  temps 
reculés,  le  nom  de  Chàteau-Redon  à  celui  de  Ras- 
cas  :  néanmoins  les  seigneurs  du  Cannet  ont  pris 
les  armes  de  Bertrand  de  Rascas,  gentilhomme 
Limousin,  parent  des  Papes  Clément  VI  et  Inno- 
cent VI,  siégeant  à  Avignon,  qui  était  du  nombre 
des  poètes  Provençaux,  et  mourut  en  1353,  à 
Avignon,  après  y  avoir  fondé  l'hôpital  de  Saint- 
Bernard,  où  on  voit  encore  ses  armes. 

La  filiation  de  cette  famille  commence  à  An- 
toine de  Rascas,  qui  fut  un  des  gentilhommes 
de  la  province  qui  prêtèrent  hommage  au  roi 
Louis  II,  d'Anjou,  comte  de  Provence,  dans  la 
ville  de  Tarascon,  au  mois  de  septembre  1399. 

Il  eut  entre  autres  enfants,  Monet,  qui  fut  l'au- 
teur de  la  branche  des  seigneurs  du  Muy,  qui 


donna  à  son  tour,  au  6e  degré,  Guillaume  de  Ras- 
cas, IRe  du  nom,  qui  fut  la  tige  de  la  branche  des 
seigneurs  du  Cannet. 

Armes  :  D'or,  à  la  croix  jleuronnêe,  au  pied 
fiché,  de  gueules;  au  chef  d'azur,  chargé  d'une 
étoile  à  huit  rais  d'or. 

RAYMOND  {de). 

Très  ancienne  maison  originaire  du  Haut-Lan- 
guedoc, représentée  dès  la  fin  du  xn»  siècle  dans  le 
comté  du  Lauraguais  qu'elle  habite  encore  aujour- 
d'hui. 

Jacques  de  Raymond  épousa,  en  1612,  Mar- 
guerite de  Cahusac,  fille  de  Jean-Jacques,  sei- 
gneur de  Cahusac,  et  de  Glaire  de  Voisins  ;  de 
ce  mariage  sont  issus  :  Jacques,  tige  de  la  bran- 
che de  la  Nougarède;  et  Bernard,  tige  de  la  bran- 
che de  Cahusac  qui  a  conservé  ce  nom  en  vertu 
de  la  donation  du  22  décembre  1621,  par  laquelle 
Marguerite  de  Cahusac  céda  à  son  fils  Bernard, 
«  afin  qu'il  put  trouver  parti  de  mariage  plus  con- 
venable suivant  sa  qualité  »  la  seigneurie  de  Cu- 
xac  ou  Cahusac,  en  Cabardès,  avec  toutes  ses  dé- 
pendances et  la  justice  haute,  moyenne  et  basse, 
à  la  charge  par  le  donataire  d'en  porter  le  nom. 

Les  deux  branches  de  la  Nougarède  et  de  Cahu- 
sac ont  donné  un  grand  nombre  d'officiers  aux 
armées.  Dans  la  branche  de  la  Nougarède,  huit 
frères  ont  été  en  même  temps  chevaliers  de  Saint- 
Louis. 

Alliances  :  Branche  de  la  Nougarède  :  la 
Faille,  Capello,  Bories  ,  Ricard- Villeneuve  ,  San- 
che,  Hervilly,  Llobet,  Raymond-Cahusac,  Luppé. 

Branche  de  Cahusac  :  la  Faille,  Guilhermy,  La 
Tour  d'Auvergne,  Lauraguais,  Cousy-Fajolles, 
Lacoste-Belcastel,  la  Vergne,  Peytes-Montcabrier. 
Auberjon,  Clausade-Mazieux;  Adhémar  de  Cran- 
sac,  Saulces  de  Freycinet,  Barthélemy-Gramond, 
Roaix,  Gauléjac. 

Armes  :  D'azur,  à  un  chien  d'argent  passant, 
surmonté  d' un  croissant  du  même;  au  chef  de 
gueules  chargé  de  trois  étoiles  d'or. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 

RAYMOND  DE  LA  GRANGE. 

Ancienne  famille,  qui  a  formé  plusieurs  bran- 
ches, dans  la  province  de  Guienne  et  du  Limou- 
sin, particulièrement  en  Angoumois,  en  Périgord 
et  en  Angénois,  et  qui  a  la  qualité  de  noble  de- 
puis de  700  ans,  ce  qui  est  prouvé,  en  remontant 
ce  temps-la,  par  les  places  distinguées  que  plu- 
sieurs de  ce  nom  ont  occupé  dans  le  clergé  de 
France. 


Tome  II 


21 


—  643 


—  644  — 


On  trouve  un  Raymond  Bernard  qui  fut  évêque 
d'Agen  en  1127.  C'est  de  son  temps  et  par  ses 
dons  particuliers  que  le  couvent  des  religieuses 
de  l'ordre  de  Fontevrault,  de  Sainte-Marie  du 
Paradis,  près  de  la  Garonne,  en  Condomois,  fut 
fondé  et  construit  sur  un  terrain  donné  par  les 
ancêtres  de  la  maison  de  Malvin. 

Un  grand  nombre  d'autres  ont  servi  l'Etat  et  la 
pairie  dans  les  postes  honorables  de  maréchaux 
de  camp,  de  brigadiers  des  armées,  lieutenants- 
colonels,  capitaines,  etc.  11  y  en  a  même  eu  un, 
nommé  Roger,  comte  de  Raymond,  de  la  branche 
de  Raymond,  seigneurs  des  teries  de  Saint-Ger- 
main, Sainte-Colombe,  etc.,  qui  a  été  officier  gé- 
néral de  Bavière  et  est  mort  étant  gouverneur  d'In- 
golftadt,  sans  laisser  de  postérité  ;  quatre  autres 
ont  occupé,  depuis  1570  et  les  années  suivantes, 
jusqu'à  nos  jours,  des  charges  de  président  et  de 
conseiller  au  Parlement  de  Bordeaux. 

Cette  famille  est  aussi  distinguée  par  de  belles 
alliances  qu'elle  a  contractées  avec  les  meilleures 
maisons  du  royaume. 

Cette  famille,  quelqu'ancienne  qu'elle  soit,  ne 
peut  cependant  remonter  à  une  filiation  suivie, 
par  défaut  de  titres,  dispersés  ou  ruinés  par  le 
ravage  des  guerres  ou  autres  accidents ,  qu'à 
Hélie  de  Raymond,  Ier  du  nom,  qui  vivait  vers 
1449. 

Elle  a  formé  entres  autres  branches,  celle  de 
Raymond  de  la  Grange,  Preyssac,  la  Borie,  La 
Cote  et  Sainte-Croix,  près  de  Mareuil,  en  Péri- 
gord.  Elle  a  pour  auteur  Jean  de  Raymond,  IRe  du 
nom,  seigneur  de  la  Grange,  issue  de  la  branche 
des   seigneurs  de   Raymond    de   Beausoleil. 

Le  troisième  fils  de  Jean  IIIe,  Jean  IVe  a  formé 
à  son  tour  un  rameau  de  la  dite  branche  de  la 
Grange. 

Armes  :  Losange  d'or  et  d'azur. 

RÉ  AULX  (des). 

Maison  originaire  du  Nivernais,  établie  en  Brie, 
ensuite  en  Champagne.  Elle  est  nommée,  dans  les 
anciens  titres,  des  Ruyaulx,  et  tire  son  nom  d'une 
terre  qu'elle  possédait  dès  l'an  10'xO,  qu'elle  a  con- 
servée jusqu'à  la  fin  du  xvie  siècle,  et  qui  était  si- 
tuée près  de  Saint-Pierre-le-Moutier,  paroisse  du 
Vieuglain  ou  du  Veuillin.Ony  voyait,  pour  preuve 
de  son  existence  et  de  l'ancienneté  de  sa  noblesse, 
des  tombes  et  épitaphes  placées  au  commence- 
ment du  xive  siècle  et  d'autres  successivement  qui 
rappelaient  la  descendance  de  cette  maison  depuis 
Baudouin  des  Réaulx,  homme  d'armes,  le  pre- 
mier connu,  vivant  vers  l'an  1040,  jusqu'à  Phili- 
bert des  Réaulx,  mort  en  1456. 

Un  Claude  des  Réaulx,  qui  vivait  en  1611,  se 
pourvut  de  l'officialité  de  Nevers  et  obtint  une 
sentence,  qui  condamna  le  curé  du  Veuillin  à 
faire    remettre   et  porter  les  tombes  sur  le   lieu 


et  la  place  où  elles  avaient  été  avant  l'enlève- 
ment. Vers  l'an  1534,  la  branche  cadette  deve- 
nue l'aînée  de  cette  famille,  et  la  seule  qui  sub- 
siste aujourd'hui,  passa  en  Brie,  et,  depuis  1612, 
elle  est  établie  en  Champagne.  Cette  maison  a 
fourni  en  différents  temps,  des  sujets  de  l'ordre 
de  Saint-Jean  de  Jérusalem  :  l'histoire  de  Malte, 
par  Naberat,  apprend  qu'Aimery  des  Réaulx,  reçu 
dans  la  langue  d'Auvergne,  portait  l'étendard 
du  grand  maître  de  Villiers  de  l'Isle-Adam,  au 
siège  de  Rhodes,  entrepris  par  Soliman,  vers  l'an 
1522.  Elle  a  eu  des  alliances  distinguées  avec  les 
meilleures  familles  du  royaume. 

Cette  maison,  lors  des  recherches  de  la  noblesse 
de  Champagne  en  1667,  produisit  ses  titres,  et  fut 
maintenue  dans  tous  ses  droits.  Nous  avons  dit 
que  Baudouin  des  Réaulx,  le  premier  de  ce  nom 
connu,  vivait  en  IO'iO.  Il  fut  inhumé  dans  l'église 
du  Vueillin  en  10i8. 

On  trouve  en  1248,  une  dame  des  Réaulx,  qui 
rendit  foi  et  hommage  en  la  chambre  des 
comptes  de  Nevers,  pour  le  fief  et  la  maison  des. 
Réaulx,  que  l'on  peut  croire  être  la  femme  de 
Baudouin  II,  sur  lequel  on  n'a  aucun  renseigne- 
ments; mais  on  rapporte  des  preuves  certaines 
de  Baudouin  3e  du  nom,  et  qui  commence  la 
filiation  de  cette  famille.  Il  est  nommé  dans  un 
acte  de  foi  et  hommage  de  1280. 

Au  ixe  degré,  nous  remarquons  Constantin  des 
Réaulx,  écuyer,  seigneur  de  Brison,  gentilhomme 
ordinaire  de  la  Chambre  du  roi,  qui  reçut  de 
Louis  XIII,  le  27  mars  1617,  la  commission  de 
commander  à  Pont-sur-Yonne,  dont  il  était  le  gou- 
verneur, et  de  défendre  cette  place,  très  impor- 
tante pour  son  service. 

Son  fils,  Gabriel  des  Réaulx,  chevalier,  seigneur 
de  Grify,  lieutenant  des  gardes  du  corps,  maître 
d'hôtel  du  roi,  mestre  du  camp  d'infanterie,  capi- 
taine d'une  compagnie  de  100  chevaux  légers,  fut 
admis,  le  16  janvier  1620,  chevalier  de  l'ordre  du 
roi;  il  fut  chargé,  le  25 février  1621,  d'aller  appaiser 
les  troubles  qui  s'étaient  élevés  dans  le  Vivarais 
et  ,en  Languedoc,  avec  un  pouvoir  absolu  sur  ces 
provinces  ;  il  fut  aussi  chargé  de  la  conduite  du 
maréchal  de  Marillac,  lorsque  cet  officier  général  fut 
arrêté  par  les  ordres  du  roi.  Il  mourut  le  4  novem- 
bre 1644,  âgé  de  62  ans,  et  fut  inhumé  en  l'église 
de  Coclois,  avec  Guillemette  de  Marolles,  son 
épouse.  Leurs  enfants  leur  firent  élever  un  monu- 
ment, sur  lequel  se  voient  les  armes  de  cette 
maison  et  ses  alliances.  On  conserve  dans  la 
famille  une  lettre  du  cardinal  de  Richelieu,  du 
26  octobre  1631,  une  autre  de  la  même  année,  par 
M.  le  Bouteiller,  qui  l'instruisait  de  toutes  les 
marches  du  roi,  et  plusieurs  lettres  originales 
écrites  de  la  main  do  Louis  XIII  en  1632,  à  l'occa- 
sion des  commissions  importantes  que  ce  prince 
lui  avait  confiées,  et  d'où  dépendait  la  sûreté  de 
sa  personne  et  la  tranquillité  de  l'Etat,  ce  qui 
prouve  le  cas  qu'on  faisait  do  lui  à  la  Cour. 


—  645  — 


—  646  — 


Son  fils  aîné  René,  baron  de  Lirey,  seigneur  de 
Coclois,  fut  chargé  de  la  garde  du  duc  d'An- 
goulême,  détenu  au  château  du  fort  de  Mon- 
trond,  dont  il  avait  le  commandement  depuis  le 
24  août  1652.  Il  devint  maréchal  des  camps  et 
armées  du  roi. 

La  terre  de  Coclois  fut  érigée  en  Marquisat  en 
faveur  de  son  fils  Louis  des  Réaulx,  en  1690,  avec 
mutation  du  nom  de  Coclois  en  celui  de  des 
Réaulx.  Il  est  dit  dans  les  lettres  d'érection  de 
cette  terre,  que  l'ancienne  noblesse  de  la  famille 
des  Réaulx  a  été  prouvée  par  titres,  qu'elle  a 
donné  plusieurs  grands  et  vertueux  personnages 
f[ui  ont  rendu  des  seroices  considérables  à  l'Etat. 

Lors  de  la  recherche,  qui  fut  faite  en  1667,  de  la 
noblesse  de  Champagne,  René  des  Réaulx  pro- 
duisit ses  titres  depuis  Jacques  des  Réaulx,  marié 
en  1458,  à  Jeanne  de  Villeneuve  et  il  fut  maintenu 
dans  la  possession  de  la  qualité  de  noble  et  de 
chevalier>.  dans  la  jouissance  des  privilèges  et 
exemptions  dont  jouissent  les  véritables  gentils- 
hommes du  royaume. 

Armes  :  D'or,  au  lion  monstrueux  de  sable,  à  la 
face  humaine  de  carnation,  chevelèeet  barbée  de 
sable. 

REDON  {de). 

En  Condomois  et  Agénois,  famille  qui  se  dit 
issue  d'un  Amalric  de  Redon,  sénéchal  du  duché 
d'Aquitaine,  le  13  octobre  1321,  et  qui  a  été  main- 
tenue dans  son  ancienne  noblesse,  par  ordonnan- 
ces du  3  août  1666  et  du  5  juillet  1698,  sur  des  titres 
qui  justifient  sa  filiation. 

Cette  famille  est  divisée  en  cinq  branches, 
toutes  subsistantes.  De  la  cinquième,  de  laquelle 
était  Jean  Joseph  de  Redon  de  las  Cassagnes, 
lieutenant-colonel  du  régiment  de  Reauvoisis, 
chevalier  de  Saint-Louis,  mort,  âgé  de  76  ans, 
le  17  juillet  1745,  étant  brigadier  des  armées  du 
roi  depuis  le  1er  mars  1738,  ne  laissant  qu'un  fils, 
marié  en  Artois. 

Armes  :  D'azur,  à  deux  tours  d'argent,  posées 
l'une  à  côté  de  l'autre. 


REGNARD  DE  LAGNY. 

Famille  établie  en  Brie,  représentée  en  1773  par 
Sébastien-Louis  Regnard,  en  faveur  de  qui  Sa 
Majesté  Louis  XVIII,  a  établi  le  titre  de  baron, 
transmissible  aux  aînés  de  la  maison,  par  lettres- 
patentes,  en  date  du  26  octobre  1816.  Les  motifs 
de  cette  grâce  sont  ainsi  exprimés  dans  les  dites 
lettres-patentes  : 

«  Voulant  témoigner  notre  satisfaction  des  bons 
«  et  loyaux  services  du  sieur  Regnard  de  Lagny, 
«  maire   de  la  Ferté-sous-Jouarre,   membre    du 


«  collège  électoral  du  département  de  Seine-et- 
«  Marne  ;  voulant  récompenser  le  zèle  que  ses 
«  auteurs  et  lui  ont  manifesté  pour  Louis  XVI, 
«  notre  auguste  frère  et  prédécesseur,  et  pour 
«  notre  personne  ;  à  ces  causes,  nous  avons,  etc.  » 
Ces  actes  de  dévouement  sont  consignés  dans 
les  mémoires  du  temps,  notamment  la  réception 
faite  le  24  juin  1791,  au  roi  Louis  XVI  et  a  la 
famille  royale,  à  leur  passage  à  la  Ferté-sous- 
Jouarre,  lors  du  funeste  retour  de  Varennes. 
Depuis,  ces  augustes  princes  daignèrent  toujours 
se  montrer  sensibles  au  souvenir  des  preuves  d'un 
zèle  si  courageux  et  si  désintéressé,  et  qui  attira 
sur  cette  famille  fidèle  à  ses  princes,  et  à  l'hon- 
neur, de  cruelles,  mais  honorables  persécutions. 

Armes  :  D'argent,  à  la  barre  d'azur,  chargée  du 
signe  de  l'écreoisse  d'or  ;  coupé  d'azur,  au  renard 
passant  d'or  sur  une  terrasse  du  même,  surmonté 
de  trois  étoiles  d'argent. 

Supports  :  Deux  branches  de  lis,  portant  à 
dextre  deux  fleurs  de  lis,  et  à  senestre  trois  fleurs 
de  lis,  le  tout  au  naturel. 

Devise  :  A  liliis  omnia. 


REGNAULD   DE  LA  SOUDIERE. 

Cette  famille  est  originaire  du  Poitou.  Son  nom 
s'écrit  indifféremment  Regnauld  ou  Regnaud. 
Elle  a  formé  plusieurs  branches  dont  quelques- 
unes  sont  éteintes. 

Le  premier  auteur  connu  est  Guillaume  Re- 
gnauld, seigneur  de  la  Soudière,  qui  fit  un  par- 
tage en  septembre  1290. 

Armes:  D'azur,  à  trois  pommes  de  pin  d'or. 


REILHAG  (de). 

Famille  originaire  du  Limousin,  remontant  au 
xne  siècle,  dont  la  branche  aînée  s'est  éteinte, 
en  1567,  dans  la  personne  de  Jean  de  Reilhac,  Vte 
de  Mérinville,  tué  à  la  bataille  de  St-Denis. 

Elle  a  donné  :  un  avocat  du  roi  au  parlement 
(1380-1399)  :  un  secrétaire  de  Charles  VII  et  de 
Louis  XI,  général  de  finance  (1420-1505)  :  un  grand 
échanson  (1455-1502) 

Elle  s'est  alliée  aux  Magnac,  Chabot,  Fleury, 
Chanteprime,  Brilhac,  Mortemer,  Ste-Maure, 
Chamborant,  Frottier,  Ruz,  Vaudetar,  Boilesve, 
Le  Picart,  Champagne,  Meaux,  Boubers,  Lespine, 
Pidoux  de  Montauglaust,  etc. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,  d'argent,  au  lion 
de  sable  ;  aux  2  et  3,  de  gueules  à  l'aigle  d'or. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL 

Reilhac  (Albert- Alphonse-Marie-Joseph, 


647  — 


—  648  — 


Gte  de)  né  le  29  juin  1846,  seul  et  dernier 
du  nom,  veuf  en  premières  noces  de  Marie- 
Renée  de  Gaix,  dont  une  fille  :  Françoise, 
née  le  15  mars  1874.  Résidences  :  16,  rue 
de  Marignan  à  Paris  et  château  de  Mon- 
try  par  Esbly  (Seine-et-Marne). 

Mère  :  Madeleine-Henriette  de  Ligon- 
dès,  née  le  18  juin  1812. 

REISET  (de). 

Famille  originaire  de  Lorraine,  qui  remonte  à 
Robert  Reiset,  écuyer  du  prince  de  Linange  en 
1394,  et  qui  s'établit  en  Alsace,  en  1469,  en  la  per- 
sonne d'Henry  de  Reiset,  seigneur  de  St-Loup, 
écuyer  de  Philippe  le  Ron,  duc  de  Rourgogne. 

Elle  a  fourni  :  un  lieutenant-général  des  mous- 
quetaires du  roi,  quatre  receveurs  généraux,  un 
gentilhomme  de  la  Chambre,  un  commandeur  et 
des  chevaliers  de  St-Louis,  un  commandant  des 
gardes  du  corps,  un  grand-croix  et  des  chevaliers 
de  la  Légion  d'hon  leur,  un  membre  de  l'Acadé- 
mie et  un  ministre  plénipotentiaire. 

Elle  est  en  possession  d'un  titre  de  comte,  de 
deux  titres  de  baron  et  d'un  titre  de  vicomte. 

Elle  s'est  alliée  :  aux  de  Mougé,  Carré  de  Beau- 
doin,  de  Ségur  de  Méry  de  Guitterie,  d'Arju- 
zon,  de  Beurnonville,  de  Sancy-Parabère,  de 
Grandval,  de  Retz,  de  La  Martellière,  de  Beyerlé, 
de  Laumond  du  Temple,  de  Fontenay,  de  Fro- 
mont,  de  Rouilhac,  de  Beaupré. 

Armes  :  D'azur,  au  croissant  d'argent,  surmonté 
d'un  trèfle  d'or  et  soutenu  de  trois  coupeaux  de 
même. 

Devise  :  Fortis  in  verbis  sicut  in  armis. 


RENAUD  (de). 

Ancienne  noblesse  de  la  ville  d'Arles,  en  Pro 
vence,  où  elle  a  tenu,  de  tout  temps,  un  des  pre- 
miers rangs,  et  établie  aujourd'hui  à  Salon,  où 
elle  fait  sa  résidence  à  cause  du  voisinage  de  la 
terre  d'Alein,  qu'elle  possède  depuis  le  xve  siè- 
cle. 

On  trouve  dans  les  guerres  du  xi«  xn«  et  xme 
siècles  les  Renaud,  servir  avec  distinction,  sur- 
tout pendant  les  croisades  et  le  règne  des  Boson, 
auxquels  ils  avaient  rendus  de  grands  services. 

La  filiation  de  cette  famille  remonte  à  Fouquel 
de  Renaud,  créé  premier  podestat  de  la  ville  d'Ar- 
les en  1212,  et  qui  fut  à  la  têle  du  peuple  pour  le 
recouvrement  de  la  liberté. 

Au  xine  degré,  César  de  Renaud,  seigneur  d'A- 
lein et  autres  lieux,  obtint   du  roi  Louis  XIV,  en 


1696,  l'érection  de  la  seigneurie  d'Alein  en  mar- 
quisat. 

Armes  :  De  gueules,  à  dix    losanges  d'or,  posés 


4,4  et  2 . 


RENTY  (de). 

En  Artois  :  terre  et  seigneurie  qui  a  donné  son 
nom  à  une  illustre  maison  dont  la  branche  aînée 
tomba  en  quenouille  dans  le  xive  siècle. 

Isabelle,  fille  et  héritière  d'Adrien,  seigneur  de 
Renty,  épousa  en  1350,  Guillaume,  sire  de  Croy 
et  d'Araînes,  à  condition  que  ses  descendants 
écartèleraient  de  Croy  et  de  Renty,  ce  qu'ils  ont 
toujours  observé  depuis  plus  de  400  ans. 

La  maison  de  Renty  subsiste  encore  dans  des 
cadets. 

Gaston-Jean-Raptiste,  baron  de  Renty,  né  en 
1611,  mourut  en  odeur  de  Sainteté  le  24  avril 
1648. 

Son  petit-fils,  le  marquis  de  Renty,  baron  de 
Landel,  fut  capitaine  des  gendarmes  de  Rourgo- 
gne. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  doloires  de  gueules,  les 
deux  du  chef  adossées. 


RESSÉGUIER  (de). 

La  famille  de  Rességuier,  qui  a  donné  pendant 
les  trois  derniers  siècles,  une  suite  non  interrom- 
pue de  magistrats  remarquables  par  leurs  ver- 
tus, leurs  talents,  leurs  lumières  et  leur  dévoue- 
ment à  la  monarchie,  était  originaire  du  Rouer- 
gue.  En  1372,  le  duc  d'Anjou,  frère  du  roi  Char- 
les V,  donna  la  terre  de  Gradels,  partie  à  Guil- 
laume de  Laparra,  partie  à  Rernard  de  Ressé- 
guier, pour  les  récompenser  de  leurs  services  con- 
tre les  Anglais.  Antoine  de  Rességuier,  consul 
noble  de  la  ville  de  Rodez,  figure  parmi  les  con- 
suls de  la  cité  qui  reçurent  Jean  II  d'Armagnac 
à  son  entrée  le  9  mars  1380.  Jean  de  Rességuier, 
fils  d'Antoine,  est  l'auteur  de  la  branche  aînée 
des  seigneurs  de  Gradels,  éteinte  en  Rouergue 
en  1640;  et  la  branche  des  seigneurs  de  la  Bon- 
nefoussie,  de  Villecomtal,  puis  marquis  de  Mi- 
remont,  qui  s'établirent  à  Toulouse  dans  la  per- 
sonne de  Bertrand  de  Rességuier,  nommé  con- 
seiller au  Parlement  par  François  Ior  en  1518. 
Jean  de  Rességuier,  neveu  de  Bertrand,  fut 
nommé  conseiller  en  1558;  il  est  l'auteur  de  la 
branche  encore  représentée,  qui  a  donné  un  pro- 
cureur général  et  dix  conseillers  au  Parlement 
dont  cinq  ont  été  présidents. 

Armes  :  D'or,  à  un  pin  de  sinople  terrassé  de 
même;  au  chef  d'azur  à  trois  quinte  feuilles 
d'argent  ;  Alias  :  trois  trèjles  d'argent. 


649  — 


—  650 


REVIERS  DE  MAUNY   (de). 

En  Normandie,  diocèse  de  Lisieux.  Ce  lieu  est 
connu  dans  le  pays,  antérieurement  à  la  religion 
chrétienne,  par  un  camp  romain,  dont  on  voit  les 
vestiges  considérables  dans  son  district,  dont  le 
feu  comte  de  Caylus  a  donné  la  description  dans 
le  tome  IV  de  son  Recueil  d 'antiquités  Egyptien- 
nes, Etrusques,  Romaines  et  Gauloises. 

L'antiquité  de  ce  lieu  est  confirmé  par  les  actes 
de  Saint-Vigor,  évoque  de  Bayeux,  qui,  pour  évi- 
ter les  embarras  du  mariage,  où  ses  parents  vou- 
laient l'engager,  quitta  sa  maison  paternelle  d'Ar- 
ras,  et  vint  avec  le  jeune  Théodomire  se  cacher 
dans  le  village  de  Reviers,  où,  vers  545,  il  fit  bâ- 
tir un  monastère,  d'où  il  fut  tiré  quelques  années 
après,  pour  occuper  le  siège  épiscopal  de  Bayeux. 
Ce  monastère  fut  ruiné  dans  le  ix»  siècle,  durant 
les  courses  des  Normands. 

Les  anciens  seigneurs  du  nom  de  Reviers  ont 
été  comte  de  Brionne  dans  la  haute  Normandie, 
barons  de  Crépon,  et  seigneurs  de  Reviers  dans 
le  Bessin.  On  voit  par  différentes  chartes  de  ces 
seigneurs,  qu'ils  prenaient  indifféremment  les 
surnoms  de  Reviers  et  de  Vernon.  Le.  P  du  Mous- 
tier,  dans  son  Neustria  Pia,  fait  descendre  la 
maison  de  Reviers,  alliée  au  duc  de  Normandie, 
de  Gersaste,  frère  de  Gonnor,  native  du  Bessin. 
Mais  un  mémoire  dressé  sur  titres,  qui  a  été  re- 
mis en  1771,  par  le  marquis  de  Prunelé,  apprend 
que  cette  maison  de  Normandie  tire  son  origine 
de  Richard,  seigneur  de  Reviers  en  Bessin,  baron 
deNehou  en  Côtentin,  seigneur  de  Montebourg, 
l'un  des  chevaliers  qui  accompagnèrent,  en  1066, 
Guillaume  le  Bâtard,  duc  de  Normandie,  à  la 
conquête  de  d'Angleterre,  où  il  fut  créé  comte  de 
Devon  et  d'Exeter. 

La  famille  de  Reviers  fit  de  si  grandes  dona- 
tions à  l'abbaye  de  Montebourg  dans  ses  com- 
mencements, qu'elle  a  été  en  quelque  sorte  re- 
gardée comme  fondatrice,  et  ce  qui  a  donné  lieu 
à  cette  opinion,  c'est  qu'on  voit  encore  aujour- 
d'hui dans  la  place  la  plus  honorable  du  chapitre 
le  tombeau  de  Richard  de  Reviers,  avec  cette 
inscription  en  forme  d'épitaphe,  d'une  écriture 
très  ancienne:  hic  j  ace  t  Ricardus  de  Reviers  hu- 
jusce  monasterii  fundator.  Cependant  il  est  cer- 
tain que  ce  fut  Guillaume  le  Conquérant,  qui  a 
doté  le  premier  cette  abbaye,  autrefois  très  con- 
sidérable, et  peuplée  d'un  grand  nombre  de  reli- 
gieux. 

Beaudouin  de  Reviers,  comte  de  Devonshire, 
fut  la  tige  de  la  branche  restée  en  Angleterre. 

On  trouve  dans  un  ancien  manuscrit:  Richard 
vivant  environ  l'an  1115  ou  1116,  Guillaume  de 
Vernon  vivant  en  1151  ou  1152  auquel  succéda  Ri- 
chard de  Vernon  en  1165. 

Nous  ignorons  s'il  en  subsiste  de  ce  nom  en 
Angleterre  et  la  suite   de'  la  branche  de  cette  fa- 


mille en  Normandie,  qui  a  été  maintenue  dans 
son  ancienne  noblesse,  en  1469.  Les  armes  des 
ci-dessus  nommés  étaient  :  d'argent,  à  six  losanges 
de  gueules,  3,  2  et  1,  les  mômes  que  portent  les 
seigneurs  de  Sougy  et  de  Mauny. 

Roger  de  Reviers,  chevalier,  épousa  vers  1230, 
Anne  de  Sabrevois,  d'une  ancienne  famille  de 
Normandie.  Il  fut  le  bisaïeul  de  Jean  de  Reviers, 
Ie''  du  nom,  seigneur  de  l'Isie-Thibault,  qui  com- 
mence la  filiation  suivie  de  cette  famille. 

Son  descendant  au  IVe  degré,  Jean  de  Reviers, 
ffle  du  nom,  Mauny  et  Villeconin,  fit  hommage 
au  roi,  à  cause  de  sa  grosse  tour  d'Etampes  en  la 
Chambre  des  comptes  de  Paris,  le  15  janvier  1512, 
pour  raison  de  la  moyenne  et  basse  justice  de 
Souzy,  dont  il  donna  encore  une  déclaration  au 
roi  le  13  avril  1540. 

Un  de  ses  descendants,  Jacques  de  Reviers, 
chevalier,  seigneur  de  Souzy,  la  Motte,  etc,  et 
ainsi  qualifié  dans  le  contrat  d<3  mariage  de  Louis 
de  Reviers  de  Mauny,  son  cousin  de  Germain, 
fut  maintenu  dans  sa  noblesse,  avec  Charles  son 
père,  et  Anne  de  Reviers  de  Mauny,  sa  cousine 
en  date  du  28  janvier  1667. 

La  branche  des  seigneurs  de  Mauny,  part  du  5e 
degré,  et  a  pour  auteur  Abdenago  de  Reviers,  fils 
puiné  de  Jean  IIP  du  nom,  mort  le  26  avril  1586, 
en  laissant  postérité,  qui  s'est  poursuivie  jusqu'à 
nos  jours. 

Armes  :  D'argent,  à  six  losanges  de  gueules, 
3,  2  et  1. 


RIBIER  (de). 

Seigneur  de  Lavaur,  de  Plaignes,  de  Chava- 
niac,  de  Layre,  de  Lascombe,  de  la  Roche,  de 
Cheyssac,  du  Châtelet,  de  Tautal,  de  Ramenet  et 
autres  lieux,  dans  les  prévôtés  de  Mauriac  et  de 

Maurs . 

Le  berceau  de  cette  famille  est  l'ancien  châ- 
teau de  Lavaur,  près  de  Mauriac,  dont  il  ne 
reste  plus  aujourd'hui  qu'une  partie  servant  de 
ferme.  Ses  premiers  auteurs  connus  prenaient  in-  , 
différemment  le  nom  de  Lavaur  ou  celui  de  Ribe 
ou  Ribé.  Jean  et  Durand  de  Ribé,  frères,  acqui- 
rent des  cens  et  rentes  ainsi  qu'une  partie  de 
biens-fonds,  de  Raymonde  de  Ribé,  leur  pa- 
rente, femme  de  Jean  Torbiac,  par  acte  scellé 
du  sceau  de  Jean,  cellérier  du  monastère  de  Mau- 
riac, faisant  les  fonctions  de  doyen  au  mois  de 
juin  1269.  Ces  mêmes  Jean  et  Durand,  unis  à 
Alizé  de  Lavaur,  leur  mère,  et  à  Pierre,  leur 
frère,  rendèrent  hommage  au  doyen  de  Mauriac, 
le  lundi  après  l'Assomption  1287,  et  le  dimanche 
après  l'Epiphanie  1289.  Jean  de  Lavaur,  clerc,  ac- 
complit semblable  formalité  le  lundi  après  la  fête 
de  St-Laurent  1291,  et  Pierre  à  la  fête  de  St- 
Pierre,  en  1343. 


—  651  — 


—  652 


De  cette  souche  de  la  famille  de  Ribier  sont 
sortis  plusieurs  branches  : 

Les  seigneurs  de  Plaignes  ; 

Les  seigneurs  de  Lascombes,  de  Chavaniac, 
seigneurs  de  la  Roche. 

Armes:  De  gueules,  au  lévrier  saillant  d'ar- 
gent, colleté  de  gueules  ;  au  chef  d'azur,  chargé 
de  trois  étoiles  d'or. 

RIBIER  DE  VILLEBROSSE. 

Cette  famille  originaire  du  Gâtinais,  a  pour  au- 
teur Guillaume  Ribier,  écuyer,  seigneur  de  Vil- 
lebrosse  et  des  Arpentis,  capitaine  pour  le  roi, 
du  château  de  Blois,  anobli  pour  services,  par 
lettres  registrées  le  31  mars  1515.  Il  eut  pour  fils 
Guillaume  Ribier,  écuyer,  seigneur  du  même 
lieu  de  Villebrosse,  trésorier  de  la  Vennerie,  ca- 
pitaine du  château  de  Madrid,  et  Gruyer  du  Bois 
de  Boulogne,  près  Paris,  qui  avait  été  fait  prison- 
nier à  la  bataille  de  Pavie,  l'an  1525,  étant  alors 
archer  de  la  compagnie  de  l'amiral  Bonnivet. 
Ses  descendants  ont  toujours  suivi  le  parti  des 
armes,  et  occupé  différents  emplois  militaires, 
dans  lesquels  ils  ont  rendu  des  services  distin- 
gués. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  fasce  ondée  d'argent, 
à  la  tête  de  licorne  du  second  émail,  posée  à  la 
pointe  de  l'écu. 

RIBIERS  (de). 

Famille  originaire  du  Comtat  Venaissin. 

Jean  de  Ribiers,  prieur  de  St-Domat,  et  Cha- 
noine régulier  de  St-Ruf  à  Avignon,  vivait  en 
1480. 

De  1535  à  1669,  divers  de  ses  membres  ont  oc- 
cupé quatorze  fois  les  charges  honorables  de  Vi- 
guier  et  de  Consul  de  la  ville  de  Pernes,  et,  de 
L65'j  à  17  H,  cinq  fois  celle  de  primicier  de  l'Uni- 
versité d Avignon,  toutes  charges  qui  anoblis- 
saient. 

Armes  :  De  gueules,  au  chevron  d'or,  accompa- 
gné en  chef  de  deux  étoiles  d'or,  et,  en  pointe, 
d'un  croissant  d'argent  surmonté  d'une  palme 
d'or. 

RICARD  (de.) 

Famille  ancienne  de  Provence,  où  elle  réside 
encore  de  nos  jours,  divisée  en  deux  branches: 
l'aînée  à  Toulon,  d'où  cette  famille  est  originaire, 
et  la  seconde  à  Aix,  où  elle  a  donné  des  conseil- 
lers au  Parlement  et  des  officiers  de  mer  et  de 
terre.  On  ne  peut  établir  d'après  les  titres,  la  filia- 


tion suivie  de  cette  famille  qu'à  partir  de  Jacques 
Ricard,  qui  vivait  vers  1524. 

De  cette  famille  étaient  :  Jules -Vin  cent  Ricard, 
reçu  chevalier  de  Malte,  et  ensuite  le  second  pré- 
sident de  la  Cour  des  Aides  de  Paris,  Jean-Fer- 
dinand de  Ricard,  grand'eroix  de  Malte,  et  Jean- 
Etienne  de  Ricard,  commandeur  de  la  Romagne, 
qui  avait  été  en  sa  jeunesse,  enseigne  d'une  ga- 
lère de  France,  puis  lieutenant  d'une  galère  de 
Malte,  sur  laquelle  il  fut  blessé  en  1700,  à  l'abor- 
dage et  prise  d'un  vaisseau  turc  de  70  canons, 
dont  le  principal  étendard  fut  envoyé  à  Aix,  lieu 
de  leur  naissance,  par  ordre  du  grand  maître. 

Par  concession  du  roi  Louis  XIV,  de  l'an  1651, 
régistrée  au  parlement  d'Aix,  cette  famille  a 
ajouté  à  ses  armes  un  chef  d'azur,  chargé  d'une 
fleur  de  lys  d'or. 

Armes:  D'or,  au  griffon  de  gueules;  au  chef 
d'azur,  chargé  d'une  fleur  de  lys  du  champ. 

Supports  :  Deux  griffons  d'or  : 

Cimier  :  Un  griffon  du  même,  tenant  un  éten- 
dard. 


RIGHEMONT 

(de). 


DE     RIGHARDSON 


Très  ancienne  famille  originaire  du  royaume 
d'Ecosse,  dont  était  Jean  de  Richemont,  chevalier, 
qui  servit  en  Portugal,  sous  le  grand  maître  de 
l'ordre  militaire  de  Saint-Jacques.  Une  branche 
de  cette  maison  s'est  établie  en  France  depuis 
plusieurs  siècles,  et  a  successivement  exercé  des 
emplois  honorables  au  service  des  rois  de  France, 
et  contracté  des  alliances  distinguées. 

François  de  Richemont  servi  avec  distinction 
sous  le  roi  Henri  IV  et  Louis  XIII.  Il  fut  fait 
exempt  des  gardes  du  corps  de  ce  dernier,  et 
nommé  commandant  de  la  ville  et  du  château  de 
Sully-sur-Loire,  par  provisions  données  au  camp 
devant  Montauban,  le  11  octobre  1621,  puis  com- 
missaire ordinaire  d'artillerie,  par  brevet  du  10 
juillet  1623. 

Jacques  III,  autrement  dit  le  prétendant,  recon- 
nut la  noblesse  et  l'ancienneté  de  cette  famille 
par  des  lettres  patentes,  données  à  Saint-Ger- 
main-en-Laye,  le  12  janvier  1703,  à  Jean  de  Ri- 
chemont, alors  lieutenant  de  dragons.  Celui-ci 
était  arrière  petit-fils  de  François  de  Richemont, 
dont  nous  venons  de  parler.  Il  laissa  un  fils  qui 
continua  sa  postérité. 

Armes  :  Ecarlelé:  au  1  d'argent,  au  réseau 
de  gueules;  aux  2  et  3  de  sinople,  à  la  tour  d'ar- 
gent, surmontée  de  trois  étoiles  d'or  ;  au  4,  d'ar- 
gent, au  lion  d'azur. 

Couronne  de  comte. 


—  653  — 


—  boi  — 


RIGOUART  D'HÉROUVILLE  {de). 

Famille  noble,  originaire  de  Flandre,  distin- 
guée dans  l'épée  et  dans  la  robe.  N'ayant  point 
connaissance  de  ses  premiers  auteurs,  nous  ne 
pouvons  la  faire  remonter  qu'à  Jean  de  Ricouart, 
seigneur  de  Foucaud  qui  vivait  vers  1552. 

Dès  le  IVe  degré,  nous  voyons  figurer  Antoine 
de  Ricouart,  chevalier,  seigneur  de  Villeroy,  con- 
seiller au  Parlement  de  Metz,  en  octobre  1633, 
maître  des  requêtes  le  2  avril  1640,  conseiller  d'E- 
tat en  1652,  et  comte  d'Hérouville,  par  lettres  du 
mois  de  décembre  1654,  enregistrées  le  14  sep- 
tembre 1657. 

Cette  maison  a  formé  plusieurs  branches  qui 
ont  fourni  à  nos  armées  des  capitaines  et  des  co- 
lonels distingués  et  des  chevaliers  de  St-Louis. 

Armes  .  D'azur,  à  l'ombre  de  soleil  d'or  ;  au 
chef  d'argent,  chargé  d'un  lion  léopardê  de  sa- 
ble, armé  el  lampassê  de  gueules. 

RIEU  (du). 

Cette  famille,  originaire  du 
Languedoc,  a  formé  les  bran- 
ches de  Sécerac  et  de  Maison- 
neuve,  de  Maynadié,  de  Mon- 
recourt,  etc. 

Pierre  du  Rieu  et  Jean  du 
Rieu  furent  lieutenants  géné- 
raux en  la  sénéchaussée  de 
Rouergue,  le  premier  en  1630, 
le  second  en  1637 . 

Pierre  du  Rieu  de  Séverac 
et  de  Romail  fut  gentilhomme 
ordinaire  de  la  chambre  du 
roi,  par  lettres  patentes  du  14  juillet  1622. 

Jean-Louis  du  Rieu  fut  titré  comte  du  Mesnil- 
Hubert,  par  lettres-patentes  du  mois  de  juin  1728 
où  sont  rappelés  tous  les  titres  de  sa  filiation.  Sa 
branche  s'éteignit  avec  lui. 

Etienne  du  Rieu  de  Maisonneuve  fut  cadet  gen- 
tilhomme dans  le  régiment  de  Savoie  Carignan  en 
1780.  Il  émigra  en  1791.  Rentré  en  France,  il  fut 
capitaine  d'infanterie  et  chevalier  de  Saint-Louis 
en  1815. 

La  branche  de  Maynadié  a  donné  plusieurs  che- 
valiers de  Saint-Louis. 

Ai? mes  :  D'argent,  à  trois  fasces  ondées  d'azur; 
au  chef  du  même  chargé  de  trois  fleurs  de  lys 
d'or. 


RIEUX  {de). 

En  Bretagne,  c'est  un  des  plus  anciennes  et  des 
plus  grandes  maisons  de  cette  province.  Les  sei- 
gneurs de  ce  nom  y  ont  possédé  de  grandes  terres. 


Selon  Dom  Lobineau,  en  son  histoire  de  Bre- 
tagne, Alain  de  Rieux  accompagna  Alain,  duc  de 
Bretagne,  II»  du  nom,  vers  1064,  à  la  prise  du 
château  de  Cambout. 

Goscelin  de  Rieux  fut  un  des  commissaires 
nommés,  en  1089,  par  Alain  Fergent,  duc  de  Bre- 
tagne, pour  terminer  le  différent  qui  s'était  élevé 
entre  les  moines  de  Redon  et  le  chapelain  du  duc. 

Le  même  auteur  dit  que  les  seigneurs  de  Rieux 
paraissaient  avec  éclat  à  la  cour  des  ducs  de 
Bretagne  vers  l'an  1090,  et  en  tenaient  une  très 
considérable  chez  eux  ;  et  que  le  lieu  dont  ils 
prenaient  le  nom  avaient  appartenu  à  Allain  le 
Grand. 

Enfin  Guillaume  de  Rieux,  écuyer,  accompagna 
le  duc  de  Bretagne,  lorsqu'il  fit  hommage  au  roi 
de  France,  le  7  janvier  1409,  avant  Pâques. 

La  filiation  suivie  de  cette  maison  commence  à 
Roland,  sire  de  Rieux,  l'un  des  seigneurs  qui 
s'assemblèrent  à  Vannes,  en  1203,  pour  venger  la 
mort  d'Artus,  comte  de  Bretagne  et  d'Anjou. 

Au  6e  degré,  Jean,  sire  de  Rieux,  Ier  du  nom, 
rendit  de  grands  servions  au  roi  dans  les  guerres 
de  Gascogne,  en  considération  desquels  ce  prince 
le  fit  payer,  en  1343,  d'une  somme,  au  lieu  de 
quelques  héritages  qu'il  lui  avait  donnés,  en  Lan- 
guedoc; il  l'établit  capitaine  du  château  de  Redon 
en  1350,  à  la  charge  d'y  entretenir  29  hommes 
d'armes  et  30  archers,  qu'il  augmenta  en  1355  ;  lui 
donna  une  rente  de  600  livres  à  prendre  sur  son 
trésor,  par  lettres  du  4  février  1351  et  lui  fit  don 
de  2.000  écus  d'or,  par  d'autres  lettres  du  12  mars 
1352,  pour  lui  aider  à  retirer  la  terre  de  Rieux 
qu'il  avait  engagée  ;  il  servit  dans  la  guerre  de  Bre- 
tagne depuis  le  6  avril  1352  jusqu'au  14  août 
suivant. 

Un  de  ses  descendants,  Jean,  IVe  du  nom,  sire 
de  Rieux,  futlieutenant-géneral  des  armées  du  duc 
de  Bretagne,  par  lettres  du  5  septembre  1472  et 
capitaine  de  la  ville  de  Rennes  après  la  mort  du 
seigneur  de  Malestroit  ;  mais  ce  duc  se  laissant 
trop  aller  au  gouvernement  de  quelques-uns  de 
ses  officiers,  le  sire  de  Rieux  fut  un  des  princi- 
paux seigneurs  qui  se  liguèrent  contre  lui  en 
1484.  L'année  suivante,  étant  rentré  dans  son  de- 
voir et  dans  la  jouissance  de  ses  emplois,  dont  il 
avait  été  dépouillé,  il  commanda  l'avant-garde  de 
son  prince  à  la  journée  de  St-Aubin-duCornier, 
le  28  juillet  1488,  contre  le  roi  Charles  VIII,  et 
sauva  les  débris  de  l'armée  de  Dinan. 

Le  duc,  avant  sa  mort,  arrivée  peu  de  temps 
après  cette  bataille,  l'institua  tuteur  et  gardien 
de  ses  deux  fils,  par  acte  du  24  octobre  de  la 
même  année,  dans  lequel  il  est  qualifié  haut  et 
puissant  seigneur  Jean,  sire  de  Rieux,  chevalier, 
maréchal  de  Bretagne,  son  proche  parent.  Ce  fut 
par  son  entremise  que  le  mariage  de  la  jeune  du- 
chesse Anne  de  Bretagne,  fut  conclu  avec  le  roi 
Charles  VIII,  qu'il  suivit  dans  toutes  ses  expédi- 


-  655  — 


—  656  — 


tions,  et  l'accompagna  à  la  conquête  de  Naples, 
dont,  par  sa  valeur,  il  facilita  l'entrée  aux  troupes 
françaises.  Après  la  mort  du  roi,  il  assista  au 
mariage  de  la  reine,  sa  veuve,  avec  le  roi 
Louis  XII,  lequel  lui  donna,  et  au  maréchal  de 
Gié,  le  commandement  de  l'armée  qu'il  envoya 
sur  les  frontières  d'Espagne  en  Roussillon.  11 
mourut  à  l'âge  de  71  ans,  en  1518,  après  s'être 
marié  trois  fois  et  laissant  une  fille  du  premier  lit 
et  trois  garçons  du  troisième. 

Son  fils,  Claude,  l'aîné  des  garçons,  suivit  le  roi 
François  Ier  daus  ses  expéditions  d'Italie,  et  au 
duché  de  Milan,  contre  les  Suisses,  et  à  la  jour- 
née de  Sainte-Brigite  où  il  fut  fait  chevalier.  Il 
exerça  la  charge  de  maréchal  à  la  bataille  de  Pa- 
vie  ;  fut  fait  prisonnier,  et  après  avoir  payé  sa 
rançon,  fut  un  des  otages  donnés,  par  le  traité  de 
Madrid,  du  15  février  1526,  à  l'empereur  Charles- 
Quint,  pour  la  délivrance  du  roi. 

Cette  maison  a  formé  les  branches  des  seigneurs 
et  marquis  d'Acérac  et  des  seigneurs  de  Sour- 
déac,  qui  ont  fourni  de  brillants  officiers  dans  nos 
armées. 

Armes:  D'azur,  à  dix  besants  d'or,  3,  3,  3  et  1. 

Nous  trouvons  une  autre  maison  du  nom  de 
Rieux,  écuyer,  sieur  du  Gué,  du  Bois  et  de  la 
Roche,  d'ancienne  noblesse  établie  en  Normandie, 
dans  les  généralités  de  Caen  et  d'Alençon. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  dor,  accompagné 
de  trois  croissants  d'argent. 


RIGAUD  (de). 

Ou  de  Rigauld,  seigneurs  de  Beaufort,  de  La- 
vergne,  de  Fougeiroux,  du  Corail,  de  Bessay,  de 
Marenge,  et  autres  lieux. 

Famille  de  robe  qui  a  donné  des  magistrats  à  la 
sénéchaussée  et  siège  présidial  de  Riom.  Pierre- 
François  et  Gaspard  de  Rigaud  firent  portés  sur 
le  catalogue  des  nobles  en  1666,  mais  sans  filia- 
tion connue.  Eux  et  leurs  héritiers  firent  foi-hom- 
mage au  roi  à  raison  des  fiefs  sus-mentionnés,  en 
1669,  1683,  1723  et  1782.  -  François  de  Rigaud 
était  avant  1633,  lieutenant  criminel  de  la  séné- 
chaussée de  Riom.  —  Amable-François  de  Ri- 
gauld, servait  dans  les  gardes  du  corps  du  roi, 
compagnie  de  M.  le  maréchal  de  Luxembourg, 
en  1691.  Nous  trouvons  encore  Jean-Baptiste  do 
Rigauld,  capitaine  d'infanterie,  époux  de  Magde- 
leine  du  Floquet  de  Real  (19  août  1738). 

Cette  famille  a  clé  convoquée  à  l'assemblée  de 
la  sénéchaussée  de  Riom  en  1789  et  l'un  de  ses 
membres,  signataire  de  l'acte  de  coalition  de 
1791,  a  été  porté  sur  la  liste  des  émigrés  en  1792. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  lêtes  de  maures  de  sa- 
ble, tortillées  d'argent. 


RIPERT-MONGLAR  {de). 

Famille  originaire  de  Dauphiné  passée  en  Pro- 
vence. 

Hugues  de  Ripert  se  trouva  en  1096  avec  Gi- 
raud  et  Giraudet  Adhémar  de  Monteil  à  la  pre- 
mière croisade. 

Un  de  Ripert  fut  prévôt  du  chapitre  d'Apt  en 
1256,  puis  évoque  d'Apt  en  1268. 

J.  B.  Joseph-Elie  de  Ripert  fut  maréchal  des 
camps  et  armées  du  roi.  Grièvement  blessé  à 
Fontenoy,  il  fut  fait  chevalier  de  St-Louis  sur  le 
champ  de  bataille.  Il  avait  alors  20  ans  (1745). 

François  de  Ripert,  baron  de  Monclar,  fut  con- 
seiller au  Parlement  de  Provence  en  1704  et  pro- 
cureur-général au  même  Parlement,  le  29  nov. 
1728. 

J.  B.  François  de  Ripert,  marquis  de  Monclar 
fut  aussi  conseiller  du  roi,  puis  procureur  géné- 
ral au  Parlement  de  Provence  en  1752.  Il  était 
alors  âgé  de  21  ansi  II  mourut  en  1775  après  plus 
de  40  ans  d'exercice.  Le  premier,  depuis  la  révo- 
cation de  l'édit  de  Nantes,  il  réclama  la  réhabi- 
litation civile  des  protestants.  En  Juin  1768,  il 
prit  possession,  au  nom  du  roi  de  France,  de  la 
ville  d'Avignon  et  du  comtat  Venaissin. 

Des  lettres  patentes  du  roi  Louis  XV  en  date 
d'octobre  1769,  enregistrées  au  Parlement  de  Pro- 
vence le  10  janvier  suivant,  ont  concédé  à  Fran- 
çois de  Ripert  Monclar,  pour  lui  et  ses  descen- 
dants et  héritiers  mâles,  le  titre  de  marquis. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,  de  gueules  à  la 
fleur  de  lis  d'or,  traversée  par  une  fasce  d'azur 
qui  est  de  Ripert-Monclar  ;  au  2  de  gueules,  au 
château  à  trois  tours  dor,  qui  est  des  Artaud; 
au  3,  d'azur,  à  trois  tours  d'or,  2  et  1,  qui  est  de 
Montauban. 

Ces  deux  quartiers  par  suite  du  mariage  d'André  II 
de  Ripert  avec  Marie-Rose  d'Artaud  de  Montauban.  la 
dernière  de  sa  maison,  dans  le  contrat  desquels  il  fut 
stipulé  que  les  noms,  armes,  titres  et  qualités  de  la 
maison  d'Artaud  de  Montauban  seraient  relevés  et 
maintenus  par  André  de  Ripert  et  ses  descendants. 

RIOLLET  DE  MORTEUIL  (de). 

Cette  famille  de  noble  et  ancienne  extraction, 
originaire  de  la  province  du  Poitou,  est  établie 
en  Bourgogne  depuis  450  ans  environ,  ce  qui  se 
prouve  par  titrer  depuis  1461  jusqu'à  ce  jour,  et 
par  deux  renvois  de  noblesse  accordés  sous  le 
règne  de  Louis  XIV  ;  le  premier  délivré  en 
1669  ;  le  second  en  1698. 

Cette  famille,  qui  n'a  fait  que  de  bonnes  allian- 
ces dans  sa  province,  avait  entrée  et  voix  délibé- 
rative  en  la  Chambre  de  la  noblesse  aux  Etats 
de  Bourgogne  ;  elle  était  divisée  en  quatre  bran- 


—  657  — 


—  658  — 


ches,  dont  deux  subsistent  encore.  Elles  ont 
pour  auteur  commun  Philippe  de  Riollet,  qualifié 
écuyer,  capitaine  de  la  Roche,  dans  son  contrat 
de  mariage  passé   le  6  décembre  1461. 

Les  seigneurs  de  Morteuil  forment  la  troisième 
branche  de  cette  famille.  Sa  tige  part  du  7e 
degré  de  la  branche  aînée,  et  a  pour  auteur  Syl- 
vestre de  Riollet,  seigneur  de  Morteuil,  qui  fut 
gendarme  de  la  garde  du  roi  vers  1650.  Ses 
descendants  ont  fourni  plusieurs  pages  du  roi 
en  sa  grande  écurie  et  des  officiers  de  nos  ar- 
mées. 

Armes;  De  gueules,  au  chevron  d'or,  accompa- 
gné de  trois  étoiles  du  môme,  2  en  chef  et  1  en 
pointe. 

Supports:  Deux  sauvages  appuyés  sur  leur 
massue. 


RISTON. 


Cette  famille   est   origi- 
naire de  Lorraine. 

Armes  :  D'azur,  à  un  chef 
vron  d'or,  accompagné  en 
chef  de  deux  abeilles  aussi 
d'or,  et,  en  pointe,  d'un 
caducée  de  même  ;  au  chef 
d'argent. 


RE PRÉ  SE  X TA N TS  ACT UEL S  : 

Riston  (Victor,  Bon).  —  Résidence  :  Châ- 
teau du  Val-au-Mont ,  par  Malzéville 
(M.-et-Mos.).  Marié  à  Noémie  Mougenot, 
dont  :  a)  Jacques,  né  le  4  août  1889;  b) 
Nicole,  né  le  septembre  1894. 


RIVAUD  DE  LA  RAFFINIERE. 

Famille  issue  des  rangs  de  la  magistrature  de  la 
sénéchaussée  de  Sivrai,  qui  a  fourni  au  milieu  des 
guerres  de  l'Empire  deux  généraux  distingués, 
dont  l'un  surtout  a  pris  une  grande  part  aux  plus 
célèbres  journées,  et  a  mérité  de  voir  inscrire  son 
nom  à  côté  des  noms  les  plus  glorieux.  C'est  Ri- 
vaud  (Olivier-Macoux),  comte  de  la  Raffinière, 
lieutenant-général,  grand'eroix  de  la  Légion  d'hon- 
neur, commandeur  de  Saint-Louis,  membre  de 
l'Académie  de  Rouen,  né  à  Sivrai,  le  10  février 
1766.  Entré  à  vingt  ans  dans  les  dragons  de  La 
Rochefoucauld,  sous-lieutenant  en  1790,  il  se  dis- 
tingua sous  Dumouriez  et  reçut  à  l'affaire  de  Mons 


les  éloges  de  ses  chefs.  En  1793,  après  la  bataille 
de  Nerwinde,  il  reçut  le  brevet  d'adjudant-géné- 
ral. Il  prit  une  part  active  à  toutes  les  batailles. 
Chef  d'Etat-major  de  l'armée  des  côtes  de  Brest 
en  1794,  il  remplit  en  1795  le  même  emploi  sous 
Kellermann  à  l'armée  des  Alpes. 

Attaché  à  l'Etat-major  de  Bonaparte  comme 
adjudant-général,  il  prend  part  aux  combats  de 
Castiglione,  de  St-Georges,  sous  Mantoue,  où  il 
est  atteint  d'un  coup  de  feu  à  la  tête  ;  de  Rivoli, 
d'Arcole  et  à  la  prise  de  Mantoue.  A  son  départ 
d'Italie,  il  reçoit  une  lettre  flatteuse  de  Bonaparte, 
et  est  signalé  au  Directoire,  par  Berthier,  comme 
un  officier  plein  de  bravoure  et  d'habileté,  par- 
ticidièrement  instruit  dans  le  service  d'Etat- 
major . 

Il  arriva  aux  plus  hauts  grades  et  se  retira  dans 
sa  famille  en  décembre  1840,  après  les  fatigues 
d'une  vie  longue  et  active.  Il  avait  épousé  à 
Couhé,  le  6  fructidor  an  X,  Marie-Charlotte  de 
Fricon  dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  Parti  et  coupé,  le  1er  d'azur  à  une 
épée  d'or  mise  en  pal;  le  2*  d'argent  à  deux  ju- 
melles ondées,  posées  en  bande  de  sable,  soutenues 
d'azur,  à  un  lion  ailé  d'or,  la  tête  semée  de  trois 
étoiles  du  même  posées  2  et  1 . 

RIVERIEULX  DE  VARAX. 

Famille  originaire  de  Bourbon-l'Archambault, 
qui,  dès  l'an  1600,  a  fourni  des  officiers  aux  trou- 
pes du  roi,  et  des  magistrats  à  la  cour  des  monnaies 
de  Lyon . 

Le  premier  connu,  Charles  de  Riverieux  de  la 
Ferrandière,  était  conseiller  à  la  cour  des  mon- 
naies et  sénéchaussées  de  Lyon  en  1600. 

La  filiation  suivie  commence  à  Etienne  de 
Riverieux,  secrétaire  du  roi,  vers  1650. 

Il  eut  entre  autres  enfants  Hugues  de  Riverieulx, 
écuyer,  comte  de  Varax,  seigneur  de  Marcilly, 
président  et  lieutenant-criminel  en  la  cour  des 
monnaies  et  siège  présidial  de  Lyon,  ancien  pré- 
vôt des  marchands,  qui  épousa  Blanche  Alba- 
nel  dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  D'azur,  à  la  rivière  d'argent,  surmontée 
d'un  croissant  du  même. 


RIVIERE  (de). 

Cette  famille  est  originaire  du  Languedoc. 

Léonard,  chevalier  de  Rivière,  maréchal  des 
camps  et  armées  du  roi,  commandeur  de  l'ordre 
de  St-Louis,  écuyer  calvadour,  etc.,  fut  créé  ba- 
ron, par  lettres-patentes  du  roi  Louis  XVIII  avec 
l'autorisation  de  transmettre  ce  titre  à  son  neveu 
Louis-Ulfrin  qui  fut,  plus  tard,  gentilhomme  de 


—  659 


—  660  — 


a  chambre  du  roi  Charles  X,  maire  de  St-Gilles 
et  conseiller  général  du  Gard. 

Armes  :  D'or,  à  trois  épées  de  gueules  en  pal, 
les  pointes  en  haut,  soutenant  une  couronne. 


ROBERT  DE  BEAUGHAMP. 


Voir    pour    la    notice 
Tome  Ier,  page  1974. 


le 


REPRESENTA  NTS 
ACTUELS 

1°  Robert,  Mis  de  Beau- 
champ  (Louis),  né  le 
29  décembre  1853,  capi- 
taine de  l'armée  territo- 
riale, et  Mise,  née  Parsy, 
à  Lhommaizé  (Vienne). 
Enfants  :  a),  Michel  ; 
b)  Edouard;  c)  Evariste;  cl)  Marie-Louise- 
Jeanne;  e)  Glaire. 

2)  R.  Gte  de  B.  (Etienne),  né  le  10  janvier 
1859,  veuf  de  Madeleine  de  Montesquieu, 
château  de  Morthemer  (Vienne). 

Enfants  :  a)  Georges  ;  b)  Elisabeth. 

1°  R.  Gte  de  B.  (Raymond),  né  le  29  mai 
1805,  ancien  attaché  militaire  de  France  en 
Danemark,  en  Suède  et  en  Norwège  et 
Qtesse  née  vitali,  Chau  de  Saint  Julien-l'Ars 
(Vienne),  et  7,  rue  Tilsitt,  à  Paris. 

Enfants  :  a)  François,  né  le  7  avril  1887; 
b)  Ghristiane  née  le  15  mai  1888. 

2°  R.  Vte  de  B.  (Maurice),  né  le  29  sep- 
tembre 1858,  capitaine  de  cavalerie;  marié 
à  N...  Turquet  de  La  Boisserie,  décédée. 
Ghau  Guillaume  par  Belabre  (Indre),  à 
Noyon  (Oiselet  175, boulevard  St-Germain 
à  Paris. 

Enfants:  a) Louis,  né  le  4  octobre  1887; 
b)  Hubert  né  le  3  janvier  1889. 

Mère  des  Précédents:  R.  Gtesse  de  B., 
née  Mathildede  Lanet.  Ghau  de  SI -Julien- 
l'Ars  (Vienne)  et,  205,  boulevard  Saint- 
Germain,  Paris. 


ROBERT  DE  LIGNERAG  DE  GAY- 
LUS. 

Cette  maison  est  originaire  du  Limousin. 

Sa  filiation  prouvée  remonte  à  l'an  1390. 

Elle  a  été  titrée  :  comte  et  marquis  de  Lignerac 
(Gorrèze)  vers  1750.  Grand  d'Espagne  de  lre  classe 
au  titre  espagnol  de  duc  de  Caylus  par  héritage 
des  Tubières  (3  mai  1770);  duc  à  brevet  de  Caylus 
(titre  français)  en  1783  ;  Pair  de  France  le  4  juin 
1814;  duc  de  Caylus  (titre  français  primog.),  le  31 
août  1817.  Héritier  de  la  « randesse  ducale  de  Cay- 
lus (par  son  aïeule  M  arie-Josèphe-Vincente-Roberte 
de  Lignerac  de  Caylus,  comtesse  de  Rougé),  Ar- 
thur-Marie-Paul-Augustin, comte  de  Rougé,  en 
vertu  de  la  cédule  royale  du  16  septembre  1893. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  étoiles  à  six  rais  d'or, 
au  chef  du  même  qui  est  de  Caylus  ;  sur  le  tout  : 
d'argent,  à  trois  pals  d'azur  qui  est  de  Robert. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL 

Robert  de  Lignerac  duc  de  Caylus, 
(Joseph-François),  né  à  Paris,  le  29  février 
1820,  marié  à  Saint- Clair-sur-Epte,  le 
29  janvier  1851,  à  Joséphine-Benoite  Fa- 
fournoux,  née  à  Paris  le  18  août  1824. 

ROBERT  DU  GHATELET  (de). 

En  Champagne  ;  famille  ancienne,  qui  tire  son 
origine  du  midi  de  la  France,  et  florissait  en 
Réarn,  en  Quercy  et  dans  les  provinces  voisines, 
dès  le  xne  siècle.  Il  en  existe  plusieurs  branches; 
celle  que  nous  rapportons  s'est  transplantée  en 
Champagne,  sous  le  régne  de  Henri  IV.  Une 
partie  des  papiers  de  famille  ayant  été  brûlés  ou 
égarés  dans  le  fort  de  la  révolution,  on  ne  peut 
commencer  la  filiation  d'une  manière  authentique 
qu'à  partir  de  noble  Joachim  de  Robert,  qui  vivait 
en  Réarn  vers  l'an  1450. 

Au  4me  degré  nous  trouvons  Barthélémy  de 
Robert,  seigneur  delaGuitardie,  des  Trois  Estocs, 
du  Châtelet  et  autres  lieux,  commandant  une 
compagnie  de  gens  de  guerre  sous  Henri  IV,  et 
qui  fut  le  premier  de  cette  famille  qui  vint  s'établir 
en  Champagne.  Ce  prince  lui  fit  plusieurs  dona- 
tions et  il  acquit  les  seigneuries  du  Châtelet,  de 
Mondigny,  etc.  par  son  mariage  contracté  le 
3  août  1603,  avec  Suzanne  d'Hennin-Liétard. 

Cette  famille  compte  plusieurs  officiers,  entre 
autres  Charles  Akam  de  Robert  du  Châtelet. 
1er  du  nom,  dit  le  baron  du  Châtelet,  capitaine  de 
grenadiers  au  régiment  du  Maine-infanterie,  che- 
valier de  l'ordre  royal  et  militaire  de  Saint-Louis, 
marié  en  1712  à  Jeanne  Chaussé  des  Croisettes- 
de-la-Neuville,  dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  De  gueules,  à  l'aigle  d'argent. 

Couronne  de  comte. 

Tenants  :  Deux  sauvages. 


661  — 


662  — 


ROBERT  DU  GARDIER. 

Cette  famille  est  originaire  du  Dauphiné  et 
Vivarais. 

Elle  a  fourni  de  nombreux  chevaliers  de  Saint- 
Louis  et  s'est  alliée  aux  maisons  d'Urre,  de  Mcnt- 
chenu,  de  Chambonnas,  de  Lestocq,  etc. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  chargent,  regardant  un 
soleil  d'or  mouvant  de  l'angle  deevtre  de  Vécu. 
Devise  :  La  droite  voie  et  nul  souci. 

ROBIEN  (de). 

Cette  famille  est  originaire  d'Angleterre. 

Jacques  Baucher,  gentilhomme  anglais,  s'éta- 
blit en  Bretagne,  et  épousa  vers  1212,  une  fille  de 
la  maison  dAvaugour,  comme  on  l'apprend  par 
des  lettres  de  1389  du  duc  Jean,  données  à  Louis 
Baucher,  seigneur  de  Bobien,  descendant  de 
Pierre  Baucher,  chevalier,  qui  avait  épousé  Marie 
de  Maure,  par  lesquelles  lettres  le  duc  lui  accorda 
la  permission  de  changer  le  nom  de  Baucher  en 
celui  de  Bobien. 

Son  fils,  Jacques  de  Bobien  fut  capitaine  du 
Croisic. 

Abmes  :  D'azur,  à  dix  billettes  d'argent. 
ROBIN  DE  LA  GOTARDIÈRE. 


Cette  famille  est  origi- 
naire d'Issoudun  dans  l'In- 
dre. 

Armes  :  D'azur,  à  un 
lion  d'or  passant,  lam- 
passè  et  ongle  de  gueules, 
surmonté  d'un  agneau  d'or 
aussi  passant. 

Couronne  de  comte. 


REPRESENTA  NTS 
ACTUELS 

Robin   de  La  Cotar- 

dière,    Ghau    de    Ghaillou    par    Ghâtillon 

(Indre)  et  Angers.  Marié  à  Delle  de  Gargi- 

lesse,  dont  :  a)  Roger,  74,  rue  de  Miromes- 

nil,  à  Paris  ;  b)  Suzanne,  mariée  à  Georges 

de  Ghambrttn  d'UxELoup  de  Rosemont  ;  c) 

Thierry. 

ROBIOU  DE  LA  TRÉHONNAIS. 


Cette  famille,  originaire  de  la  Bretagne,  avait 
formé  deux  branches:  celle  des  seigneurs  de 
Quilliamont,  de  Troguindy,  de  Keroparty,  main- 


tenue par  les  commissaires  en  1726  et  par  arrêt 
du  Parlement  de  1777  (Etats  1786,  ressort  de  Lan- 
nion),  qui  porte  d'argent^  à  trois  fasces  d'azur, 
2°  et  celle  des  seigneurs  de  la  Busardière,  de  la 
Tréhonnais,  de  Mareuil  du  Pont,  etc.,  maintenue 
par  arrêt  du  Parlement  de  1730,  ressort  de  Bennes, 
aujourd'hui  existante. 

Le  premier  auteur  connu  est  Olivier,  gentil- 
homme de  pied,  qui  vivait  en  1543.  Nous  trouvons 
ensuite  Bené,  seigneur  de  Lupin,  référendaire  à 
la  chancellerie  en  1719  ;  un  évêque  de  Coutances 
en  1836  ;  un  savant  correspondant  de  l'Institut. 

Jehan  Bobiou  de  La  Tréhonnais  se  maria  vers 
1773;  il  eut  17  enfants. 

Jean,  chevalier  de  St-Louis,  fit  les  guerres  de 
la  Chouannerie. 

Son  fils  Frédéric,  né  à  Jersey  en  1820,  épousa 
une  anglaise  et  en  eut  trois  filles  :  a)  Hélène  ;  b) 
Mathilde  ;  c)  Emilie. 

Emilie  épousa  Léon  Bobiou  de  la  Tréhonnais, 
capitaine  au  12e  hussards. 

Félix  épousa  en  1817  Noémi  de  Torquat  de  la 
Coullerie,  dont  il  eut  six  enfants.  L'aîné,  Félix, 
épousa,  en  1849,  Thérèse-Joséphine  Le  Moigne, 
d'une  vieille  famille  du  Morbihan.  De  ce  mariage 
ileutsix  enfants,  donttrois  seulementsontmariés  : 
1°  Léon,  commandant  au  2e  chasseurs,  qui  épousa 
en  1882  Emilie  Bobiou  de  la  Tréhonnais;  2"  Vic- 
tor, qui  épousa  en  1890  Marie  Desmouys;  3°  José- 
phine, qui  épousa  en  1887  le  comte  Auguste  de 
Boffignac,  dont:  a)  Louis  -f-  en  1894;  b)  Léon,  né 
en  1894  ;  c)  Jeanne,  née  en  1896. 

Armes:  De  gueule  b,  à  la  fasce  d'or  accompagnée 
de  six  croisett.es. 
Couronne  de  comte. 


ROCHAS  D'AIGLUN 

Cette  famille  était  divisée  en  trois  branches. 

Une  de  ces  branches  existait  encore  naguère  en 
Espagne;  ce  fut  Hercule  de  Bochas  qui,  le  pre- 
mier, en  1613,  y  porta  son  nom  et  ses  armes. 

Une  autre  (de  Bochassio  de  Castro-Aigledino) 
existe  encore  en  Dauphiné  sous  le  surnom  d'Ai- 
glun,  parce  que  le  lieu  d'Aiglun,  situé  entre  Sis- 
teron  et  Digne,  fut  longtemps  celui  de  sa  rési- 
dence, et  qu'elle  l'a  possédé  à  titre  de  seigneurie 
à  une  époque  déjà  très  reculée. 

Sans  parler  de  ses  services  et  de  sa  fidélité  à 
ses  légitimes  monarques  dans  les  temps  non  cri- 
tiques ni  orageux,  cette  famille  a  été  fermement 
attachée  et  fidèle  à  l'auguste  dynastie  des  Bourbons 
dans  toutes  les  circonstances  adverses.  Elle  pour- 
rait en  citer  divers  traits  dont  elle  se  glorifie, 
quoique  plus  d'une  fois  elle  les  ait  scellés  de  son 
sang.  Tel  fut  celui  du  chevalhr  de  Bochas,  qui  le 
2J  avril  1592,  à  la  tête  d'un  parti  de  royalistes, 
ayant  voulu  donner  sur  celui  des  Ligueurs   qui 


—  663  — 


—  664  — 


était  commandé  par  le  seigneur  d'Aubignan  et  de 
l'Oriol,  fut  atteint  d'un  coup  de  feu  et  laissé  mort 
sur  le  champ  de  bataille. 

Comme  ces  trois  branches  de  Rochas  n'avaient 
qu'une  seule  et  même  origine,  sans  doute  en  mé- 
moire de  ce,  et  pour  mieux  se  reconnaître  entre 
elles  dans  les  siècles  à  venir,  chacune  d'elles  était 
le  plus  souvent  en  usage  d'orner  l'extérieur  de  l'un 
des  côtés  de  son  écusson  des  pièces  d'armes  de 
l'une  ou  de  l'autre  des  autres  branches.  Ce  fait, 
peut-être  indifférent,  ne  laisse  pas  que  d'être  jus- 
tifié par  les  empreintes  d'anciens  sceaux  encore 
attachés  à  des  actes  par  quelques  pièces  sculp- 
tées, tirées  des  ruines  d'un  édifice  ,  enfin  par  des 
mémoires  de  famille. 

La  première  branche  porte  pour  armes  :  D'or,  à 
la  croix  bourdonnèe  ou  po/nmetée  de  gueules  ;  au 
chef  d'azur,  chargé  d'une  étoile  du  champ. 

La  seconde,  celles  des  seigneurs  des  terres  et 
château  d'Aiglun,  en  Provence,  porte  -De  gueules, 
à  une  rose  d'or  sans  lige,  surmontée  d'un  crois- 
sant d'argent. 

La  seconde  branche  a  pour  auteur  André  de 
Rochas,  premier  du  nom,   qui  vivait  en  1480. 

Au  6e  degré,  nous  remarquons  André  de  Rochas, 
2e  du  nom,  seigneur  d'Aiglun,  dit  le  capitaine  Ro- 
chas, à  cause  qu'il  avait  commandé  une  compagnie 
de  cinq  cents  hommes. 

La  troisième  branche  porte  :  D'azur,  au  tau 
d'argent,  surmonté  de  trois  étoiles  d'or  rangées 
en  fascc. 

Cette  famille  compte  plusieurs  officiers,  un  avo- 
cat au  Parlement  de  Grenoble,  un  juge  d'instruc- 
tion à  Gap,  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire 
de  St-Louis. 

ROGHEFORT  (de). 

Maison  originaire  de  Bourgogne,  qui  a  donné 
deux  chanceliers  de  France  et  un  chevalier  des 
ordres  du  roi.  Elle  remonte  sa  filiation,  dans  les 
grands  officiers  de  la  Couronne,  à  Guy,  seigneur 
de  Rochefort,  qui  servait  en  1369,  dans  la  compa- 
gnie d'Etienne  de  Flavigny,  chevalier,  et,  en  1377, 
dans  celle  de  cent  hommes  d'armes  du  duc  de 
Bourgogne. 

Au  5e  degré,  Guillaume,  seigneur  de  Rochefort, 
suivit  son  prince  dans  les  expéditions  militahes, 
et  se  trouva  à  la  guerre  du  bien  public  tenant  son 
parti;  il  combattit  à  la  journée  de  Montlhéry  ;  fut 
ensuite  maître  des  Requêtes  de  son  Prince, revêtu 
d'emplois  importants  et  difficiles,  fut  son  ambas- 
sadeur auprès  du  Pape  et  des  Princes  d'Italie, où 
il  résida  un  an  ;  alla  au-devant  des  Suisses  et  des 
Allemands  prêts  à  fondre  sur  le  comté  de  Bour- 
gogne, et  les  éloigna  à  force  d'argent.  Tant  de 
services  n'empêchèrent  pas  qu'on  ne  lui  rendit  de 
mauvais  offices  auprès  de  son  Prince,  et  comme 


il  en  appréhendait  le  ressentiment,  il  se  retira  de 
sa  cour,  abandonnant  ses  biens  à  la  fureur  de  son 
Conseil,  qui  ordonna  aux  baillis  d'Autun  et  de 
Charolais  de  raser  ses  châteaux;  mais  le  duc 
(Charles  le  Hardi)  ayant  été  tué  devant  Nancy,  le 
roi  Louis  XI  ayant  réuni  la  Bourgogne  par  le 
droit  de  réversion,  il  profita  de  l'ambassade  qu'il 
eut  auprès  du  roi  de  France,  pour  le  mariage  de 
l'héritière  de  Bourgogne,  et  se  laissa  tenter  aux 
offres  que  ce  Prince  lui  fit  d'une  place  dans  le 
Conseil  et  du  gouvernement  du  pays  de  piaisois; 
il  le  créa  ensuite  chancelier  de  France  par  lettres 
du  12  mai  1489,  lui  rendit  les  terres  de  Pleuvant 
et  de  Longeau,  confisquées  sur  son  père,  en  con- 
sidération de  ce  que,  pour  venir  à  son  service,  il 
avait  abandonné  des  biens  considérables.  Il  lui 
accorda  aussi,  en  juillet  suivant,  la  mairie  et  le 
droit  de  justice  pour  la  terre  de  l'abergement 
d'Auxonne.  Ce  prince  ordonna  aussi  au  roi  Char- 
les VIII,  son  fils,  de  le  continuer  dans  son  office 
de  chancelier,  ce  qui  lui  fut  accordé  par  lettres  du 
22  septembre  1489.  Il  est  nommé  présent,  comme 
chancelier  de  France,  au  contrat  de  mariage  du 
roi  avec  Anne,  duchesse  de  Bretagne,  en  1491.  Ses 
descendants  continuèrent  à  occuper  lesplushauts 
emplois  et  toujours  à  la  satisfaction  du  roi. 

Du  7e  degré  est  sorti  la  tige  de  la  branche  des 
seigneurs  de  Luçay  qui  a  pour  auteur  Claude  de 
Bochefort,  seigneur  de  Luçay,  Ligy,  Suilly,  etc. 
Il  fut  panetier  du  roi  en  juin  1554  et  qualifié  de 
chevalier  de  son  ordre. 

Cette  branche  s'est  continuée  jusqu'à  nous  en 
fournissant  quantité  d'officiers  distingués  et  plu- 
sieurs chevaliers  de  St-Louis  et  des  ordres  du  roi. 

C'est  à  cette  branche  qu'appartient  le  célèbre 
polémiste  et  écrivain  Henri  de  Rochefort,  Mis  de 
Luçay,  plus  connu  sous  le  nom  d'Henri  Rochefort. 

Aemes:  D'azur,  semé  de  billetlcs  d'or,  au  chef 
d'argent  chargé  d'un  lion  passant  de  gueules. 

Nous  trouvons  une  autre  maison  du  même  nom 
originaire  du  Forez  et  une  des  plus  anciennes  et 
illustres  de  cette  province.  Cette  famille  a  servi 
le  roi  et  l'Etat  dans  ses  armées,  fait  des  ligues 
défensives  avec  des  princes  souverains  dans  les 
siècles  reculés.  Elle  a  donné  au  chapitre  deSaint- 
Jean-Baptiste,  des  doyens  chanoines  comtes  de 
Lyon,  ainsi  que  des  religieux  dans  l'abbaye  de 
l'Isle-Barbe,  anciennement  souveraine,  et  des  che- 
valiers commandeurs  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de 
Jérusalem,  dit  de  Malte.  La  branche  aînée  ac- 
tuelle de  cette  maison,  originaire  du  Forez,  s'est 
établie  à  Rochemure  en  Vivarais,  diocèse  de  Vi- 
viers, à  la  faveur  d'un  mariage  que  Jean  III  de 
Rochefort,  seigneur  de  la  Tuillière,  contracta  le 
27  novembre  1648  avec  noble  demoiselle  Anne  de 
Guion  de  Geix  de  Pampellone,  native  de  ces  con- 
trées. 

La  filiation  régulière  remonte  à  Falcon  de  Ro- 
chefort, qui  vivait  en  I33i. 


—  665 


—  666  - 


Cette  famille  a  formé  une  seconde  branche,  is- 
sue du  3e  degré  de  la  première  et  ayant  pour  au- 
teur Ponce  de  Rochefort  Ier,  chevalier,  seigneur 
d'Espercieu  et  de  Villette. 

Armes  *  Parti,  au  1,  d'azur,  à  trois  fleurs  de 
lys  d'or;  au  chef  de  même,  chargé  d'un  lionissant 
de  gueules,  qui  est  de  Rochefort  ;  au  2,  'plein  de 
vair,  qui  est  de  la  Valette.' 

Cri  de  guerre  :  Lilia  susiinet  virtus. 

ROGHEMONT  {de). 

Cette  famille  est  originaire 
de_Bourgogne. 
w  jLazare  de  Rochemont,  bri- 
gadier des  armées  du  roi, 
maréchal  des  logis  des  gre- 
nadiers de  la  garde,  fut  tué 
en  170  là  la  bataille  de  Leuse 
(Pays-Bas). 

Jules-Mathieu,  baron    de 

Rochemont,  mestre  de  camp 

de  cavalerie,  fut  élu  par  la 

noblesse  de  Charolais,  aux 

Etats  de  Bourgogne  en  1749. 

René  de  Rochemont,  frère  du  précédent,  après 

la  révocation  de  l'édit  de  Nantes,  se  réfugia  en 

Suisse    où  il  mourut  sans   laisser   de  postérité 

masculine. 

Antoine-Isidore  de  Rochemont,  ancien  capitaine 
d'Etat-major,  dernier  et  unique  descendant  de 
cette  famille,  né  en  1798,  marié  le  20  décembre 
1828,  à  sa  cousine-germaine  Marie-Ludivine  de 
Rochemont,  est  décédé,  ne  laissant  qu'une  fille. 

Armes:  De  gueules,  au  lion  ravissant  d'or. 


ROGHETTE  DE  LEMPDES. 

Seigneurs  de  Malauzat  et  de  Lempdes. 

Cette  famille  descend,  selon  toute  apparence» 
de  Rochette,  receveur  du  taillon  à  Clermont, 
et  l'un  des  plus  riches  particuliers  de  cette  ville 
en  1639.  Elle  a  formé  deux  branches. 

La  première  celle  des  seigneurs  de  Malauzat, 
près  Châteaugay  ; 

La  seconde  branche,  celle  des  seigneurs  d6 
Lempdes,  près  de  Pont-du-Chàteau,  a  continué 
comme  suit.  Biaise  Rochette,  Ie"-  du  nom,  écuyer, 
secrétaire  du  roi  en  1650,  rendit  hommage  à  cause 
de  la  seigneurie  de  Lempdes,  indivise  avec  l'évê- 
ché  de  Clermont,  en  1671.  Il  mourut  en  1693,  lais- 
sant postérité  qui  a  figuré  dans  la  magistrature 
et  l'un  d'eux,  Jean- Jacques  Rochette  de  Lempdes, 
fut  l'un  des  signataires  de  l'acte  de  coalition  de 
1791.  Il  avait  épousé  Marie-Anne-Eélicité  de  Frède- 


fond  de  Marcillat,  dont   il  eut  trois  fils  et  une 
fille. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  rochers  d'or,  au  chef 
de  même. 


ROFFIGNAG-GRIMODY  (de). 

On  trouve  dans  les  dos- 
siers de  Chérin  une  notice 
sur  la  famille  de  Roffignac, 
le  travail  est  incomplet; 
malgré  les  lacunes  qu'on 
peut  signaler,  c'est  peut- 
être  l'œuvre  la  plus  impor- 
tante qui  ait  été  écrite  sur 
cette  famille. 

Nous  résumons  ici  la  no- 
tice de  Chérin  (1773)  en  la 
continuant  jusqu'à  ce  jour. 
La  maison  de  Roffignac, 
tient  un  rang  distingué  en- 
tre celles  de  l'ancienne  chevalerie;  lie  a  pris  son 
nom  d'une  terre  située  en  Limosin. 

Les  cartulaires  de  l'église  de  Tulle  et  ceux  des 
abbayes  d'Uzerche  et  de  Vigeois  ont  conservé 
les  noms  de  ses  premiers  auteurs  qui,  dans  les 
xic  et  xne  siècles,  ont  signalé  leur  piété  envers 
les  monastères  ou  qui  ont  souscrit  les  chartes  des 
donations  qui  leur  ont  été  faites  dans  le  siècle  sui- 
vant. 

On  trouve  :  Raymond  de  Roffignac,  chevalier, 
1276  ;  Hugues  de  Roffignac,  1298  ;  Bertrand  de 
Roffignac,  seigneur  de  St-Germain-les-Vergnes, 
épousa,  en  1337,  Valérie  Aubert,  nièce  d'Etienne 
Aubert  qui  fut  depuis  Pape  sous  le  nom  d'Inno- 
cent VI. 

Mais  la  filiation  n'estlittéralement  prouvée  que 
depuis  : 

I. —  Renaultde  Roffignac,  chevalier, chambellan 
du  roy  Charles  VI  qui  lui  fit  don,  en  1394,  d'un 
hanap  (vase)  d'argent  doré.  Renault  épousa  Ga- 
lienne  de  Malesec  ; 

IL  Jean  de  Roffignac,  chevalier,  fils  de  Renault, 
fut  chambellan  de  Jean-Sans-Peur,  duc  de  Bour- 
gogne, puis  de  Charles,  duc  d'Orléans  ;  il  épousa 
Louise  de  Monteruc  (1396),  et  mourut  après  1452. 
Il  laissa  trois  fils  :  1°  Guy,  qui  suit;  2°  Renault, 
chevalier,  seigneur  de  Meaulce,  chambellan  de 
Jean  de  Bourgogne,  comte  de  Nevers,  dont  la  pos- 
térité établie  en  Nivernais  s'est  partagée  en  deux 
'  branches  connues  :  la  première,  sous  le  titre  de 
seigneur  de  Meaulce  ;  et  la  deuxième,  sous  celui 
de  seigneur  d'Aspremont  ;  3°  Bertrand,  nommé 
en  1465  évêque  de  Sarlat,  et  une  fdle  Marguerite, 
mariée  en  1430  à  François  de  Noailles,  tige  des 
ducs  de  Noailles  ; 


—  667  — 


—  668  — 


III. —  Guy  épousa,  en  1449,  Marguerite  de  Sala- 
gnac,  dont  : 

IV. — Guy ,11e  du  nom, chevalier,  épousa  Françoise 
Chauvet,  fille  et  héritière  de  Pierre  Chauvet,  sei- 
gneur de  Sannat,  dont  : 

V.  —  Christophe ,  écuyer,  seigneur  de  Sannat, 
épousa  Marie  Chauvet,  de  ce  mariage  :  Léonard, 
auteur  de  la  branche  de  Grimody  ; 

VI. —  Léonard  épousa  Marie  de  Belabre,  dont  : 

VII.  —  Etienne  qui  épousa  Françoise  de  Douhet, 
dont: 

VIII. —  Louis  qui  épousa  Anne  de  Mosnard  de 
Varrtenat  (1627),  dont: 

IX.  —  Claude  épousa  Gabrielle  du  Clou  (1658), 
dont  : 

X.  —  Guillaume  épousa  Anne  Mondin  de  Mon- 
tostre  (1685) ,  dont  : 

XL —  Claude  II  épousa  Marie  deCoustin  (1781), 
dont: 

XII. —  François-Martial  épousa  Marie  Bonin  de 
Nouic  (1758),  dont  ■ 

XIII.  —  Claude-Alexandre  épousa  (1778)  Marie 
Clavaud  de  Masbertrand,  de  ce  mariage  :  Ie  Em- 
manuel et  2°  Gédéon  ; 

XIV.— Emmanuel  épousa  (1835)  Ursule  Duboys- 
Laborde,  dont  : 

XV.  —  Jean  épousa  Alice  de  Cossart  d'Espiès, 
fille  du  marquis  d'Espiès  (1879)  ; 

XVI.  —  Gédéon,  second  fils  de  Claude-Alexan- 
dre, épousa  Anne  Contret,  dont:  1°  Jules,  marié 
à  Henriette  de  Mesgrigny;  2°  Auguste,  marié  à 
Joséphine  Robiou  de  la  Tréhonnais  ;  3*  Irma,  reli- 
gieuse carmélite. 

Noies  complémentaires  au  dossier  de  Chérin  : 

Gérald  de  Roffignac,  Alais,  sa  femme,  avec  leur 
fils,  Bernard,  firent,  vers  Tan  1060,  une  donation 
au  monastère  de  Tulle  ; 

Robert  de  Roffignac  possédait  une  partie  de  la 
forêt  de  Corneille  conjointement  avec  Bernard, 
vicomte  de  Comborn  et  en  fit  donation  à  Saint- 
Martin  de  Tulle  en  1103  pour  réparer  le  monas- 
tère. Il  fit  un  voyage  en  1119  à  Jérusalem  et  fut 
accompagné  de  Etienne,  son  fils. 

Aimeric,  fils  d'Etienne,  fut  tué  en  1153,  dans 
une  guerre  que  soutenait  Elie,  vicomte  de  Com- 
born, son  cousin. 

Le  nom  et  les  armes  sont  au  musée  des  Croi- 
sades à  Versailles,  année  1119. 

Armes  :  'D'or,  à  un  lion  de  gueules. 
Couronne  de  marquis. 

La  terre  seigneuriale  de  Grimody  appartenait 


ainsi  que  Sannat  à  la  famille  Chauvet.  Léonard 
de  Roffignac  la  recueillit  dans  l'héritage  de  sa 
mère . 

Dans  la  liste  des  gentilhommes  de  la  généralité 
de  Limoges  qui  ont  fait  preuve  de  noblesse  en 
1666,  on  trouve  Claude  de  Roffignac,  sieur  de  Gri- 
mody . 

Après  une  production  de  titres  faites  par  Léo- 
nard, fils  d'Antoine  de  Grimody  et  de  Françoise 
de  Blond,  suit  une  déclaration  du  roi  qui  déclare 
Léonard  noble  et  issu  de  noble  race  (1698,  ma- 
nuscrit d'Hozier). 

Lettre  de  Chérin,  1er  février  1789,  à  François- 
Martial  de  Roffignac  de  Grimody,  jointe  à  l'envoi 
des  certificats  de  noblesse  demandés  pour  l'en- 
trée de  ses  fils  au  service  militaire. 

Dans  la  liste  des  gentilhommes  qui  ont  voté  aux 
Etats-généraux  de  1789,  sénéchaussée  de  Limoges, 
16  mars,  on  tiouve  Martial-François  de  Roffignac, 
chevalier,  seigneur  de  Grimody. 

Alliances.  —  La  famille  Rofflgnac-Grimody  ap- 
partient à  la  noblesse  militaire.  Elle  a  contracté 
des  alliances  avec  les  familles  Chauvet  (1520)  ; 
Douhet  (1580),  Coustin  (1731)  lesquelles  furent 
alliées  également  aux  Roffignac  de  Sannat,  et 
avec  les  maisons  Pot  de  Piégut  (1683),  de  Blond 
(1648),  d'Arfeuille  (1675),  de  Père  (1761,  de  Vérine 
de  St-Martin  (1835),  etc.,  toutes  ces  maisons  sont 
du  Limousin. 

O'Neill  (1722)  appartenait  à  une  très  ancienne 
famille  d'Irlande. 

De  Cossart  d'Espiès  (1879),  famille  ancienne  et 
illustre  de  Picardie,  qui  compte  parmi  ses  membres 
trois  lieutenants-généraux,  deux  maréchaux  de 
camp,  dix  colonels,  un  grand' croix  de  St-Louis.  Ti- 
tre de  marquis  (1654).  De  Mesgrigny, famille  origi- 
naire de  Champagne.  La  famille  d'Espiès  a  reçu  le 
titre  de  marquis  en  1654. 

L'année  1789  a  ouvert  une  ère  nouvelle  dans 
l'histoire  de  France  ;  les  privilèges  ont  disparu,  la 
noblesse  a  continue  de  verser  son  sang  sur  les 
champs  de  bataille,  comme  par  le  passé. 

Frédéric  de  Roffignac-Grimody,  prêtre,  martyr 
de  la  foi,  fut  décapité  à  Paris,  le  13  juillet  1794. 

Louis  de  Roffignac,  tué  à  la  bataille  de  Fleurus, 
juin  1794. 

Elie  de  Roffignac,  soldat  tué  à  Hesse-Cassel, 
février  1807. 

Eugène  de  Roffignac,  officier  aux  grenadiers 
de  la  garde  impériale,  tué  àlaBérézina,  novembre 
1812. 

Emmanuel  de  Roffignac,  garde  d'honneur  de 
Napoléon,  décoré  à  21  ans,  et  capitaine  dans  la 
garde  royale  de  Louis  XVIII. 

Tous  ces  membres  de  la  maison  de  Grimody  ont 
continué  dans  la  France  nouvelle  la  tradition  d'une 
famille  chrétienne  et  militaire. 


—  669 


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ROISSARD  DE  BELLET. 

Cette  famille  est  originaire 
de  la  Savoie. 

Pierre  Roissard,  fils  de 
Pierre  Roissard,  avocat  à 
Ghambéry,  qui  s'était  fixé  à 
Nice  vers  1700,  fut  créé  en 
1777  baron  de  Bellet^&vYic- 
lor-Amédée  III,  roi  de  Pié- 
mont. 

Le  général  Roissard  de 
Bellet,  sénateur  du  royaume 
d'Italie,  frère  du  4e  baron  de 
Bellet,  opta  pour  l'Italie,  lors  de  l'annexion  de 
1860,  et  a  longtemps  commandé  en  chef  le  corps 
des  Carabiniers  Royaux. 

Armes  :   De  sable,  à  la  croix  d'argent  engrêlée, 
chargée  d'une  rose  de  gueules. 
Couronne  de  marquis. 
Devise  :  Res  non  verba. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Roissard,  Baron  de  Bellet  (Eugène),  chef 
de  nom  et  d'armes,  né  en  1836,  ancien  dé- 
puté des  Alpes-Maritimes.  Résidences  :  44, 
Avenue  du  Bois-de-Boulogne  à  Paris  ;  19, 
Promenade  des  Anglais  à  Nice,  et  château 
de  Bellet  par  Nice. 

Enfant  :  Baron  Jean  R.  de  B.,  né  en  1866, 
Chargé  d'affaires  de  la  République  de  Saint- 
Marin  près  le  Gouvernement  Français  ; 
mêmes  résidences  ;  marié  à  Elisabeth-Caro- 
line Prodgers,  dont  :  1°  François,  né  en 
1888;  &  Pauline. 

Frère  et  Sœurs  :  1°  Charles  R.  de  B.,  4, 
rue  Masséna,  Nice. 

2°  Clémence  R.  de  B.,  veuve  de  Alexandre 
deMiLLO-TERRAZZANi,4,rue  Masséna, Nice. 

3°  Nathalie  R.  de  B,  4,  rueMasséna,Nice. 

ROLLAND  (de). 

Noble  et  ancienne  famille  originaire  de  Nor- 
mandie et  établie  en  Guyenne  depuis  400  ans,  où 
elle  fut  transférée  par  Etienne  de  Rolland,  fils  de 
Thévenin.  Plusieurs  des  seigneurs  de  ce  nom  ont 
rendu  des  services  à  l'Etat  et  se  sont  signalés  en 
exposant  leur  vie  et  leurs  biens,  pendant  les 
guerres  de  Normandie,  sous  Charles  VII  et  durant 
les  derniers  troubles  de  Guyenne,  sous  Louis  XIII 
et  Louis  XIV. 


Les  alliances  de  cette  maison  sont  avec  les 
meilleures  familles  du  royaume. 

Elle  prouve  sa  descendance  depuis  Thévenin  de 
Rolland,  écuyer,  qui  fut  un  des  100  hommes  d'ar- 
mes de  la  grande  ordonnance  du  roi  Charles  VII. 
11  se  trouva  au  siège  de  Rouen  et  à  la  bataille  de 
Formigny,  en  1449  et  1450,  et  servait  encore  en 
1453. 

Au  8e  degré,  nous  remarquons  Jacques  de  Rol- 
land, seigneur  du  Pont,  chevalier  des  ordres  du 
roi  et  gentilhomme  ordinaire  de  sa  chambre,  sui- 
vant les  provisions  du  7  juin  1645,  capitaine  de 
cavalerie  dans  le  régiment  du  duc  de  Guise  ;  il  fut 
aussi  par  la  suite  vice-sénéchal  de  Guyenne.  Il  se 
trouva  aux  sièges  de  Fontarabie  et  de  Salces. 
Louis  XIV  en  fit  grandcas,  et  en  récompense  de  ses 
services,  il  lui  accorda  deux  sauvegardes,  l'une 
datée  de  Saint-Denis,  le  13  juillet  1652,  et  l'autre 
de  Paris,  le  27  juin  1653.  La  famille  conserve 
plusieurs  lettres  de  ce  monarque,  des  ducs  de  Ven- 
dôme, de  Guise  et  de  Candale,  écrite  à  ce  Jacques, 
et  nombre  d'autres  pièces  qui  justifient  ce  qu'il 
est  dit,  touchant  ses  signalés  services. 

Ce  fut  lui  qui,  dans  les  derniers  troubles  de  la 
province  de  Guyenne,  arrivés  en  1652  et  1653,  occa- 
sionna la  réduction  de  la  ville  de  Bordeaux,  les 
troubles  cessèrent,  et  la  province  ne  tarda  pas  à 
rentrer  dans  l'obéissance.  M.  Pellot,  intendant  de 
Bordeaux,  lui  accorda  la  première  maintenue  de 
noblesse,  le  20  juillet  1666. 

Il  eut  plusieurs  enfants  de  Jacquette  de  Lurbe, 
qu'il  avait  épousé  le  30  décembre  1646,  entre 
autres,  Joseph,  le  4me}  qui  fut  l'auteur  de  la  bran- 
che des  seigneurs  de  Lastous.  Il  fut  chevalier  des 
ordres  du  roi  et  gentilhomme  de  la  chambre, 
puis  major  dans  le  régiment  de  Bigorre-infante- 
rie,  et  se  retira  du  service  avec  une  pension  de 
400  livres.  Il  épousa  le  5  février  1696,  Marie  Ditte- 
ronde,  dont  il  eut  postérité  qui  s'est  poursuivie 
jusqu'à  nos  jours. 

Armes  de  la  branche  aînée  :  D'azur,  au  léopard 
lionne  ou  au  lion  léopardé,  couronné  d'hermine. 

Supports  :  Deux  hommes  d'armes,  ayant  cha- 
cun ce  la  main  une  épée  haute  d'argent,  la  poignée 
d'or,  avec  es  mots  latins  sur  chaque  bras  por- 
tant l'épée,  à  l'un  Servat,  à  l'autre  Tuetur;  et  te- 
nant de  l'autre  main  l'écusson  des  armes. 

Cimier  :  Un  lion  léopardé  d'or,  semblable  à  ce- 
lui des  armes,  tenant  de  sa  patte  dextre  un  sabre 
recourbé  d'argent,  la  garde  d'or,  menaçant  de 
frapper . 

Timbre  :  Casque  taré  au  tiers. 

Devise  :  Notnine  Magnus,  Virtute  Major. 

Les  armes  des  seigneurs  de  Lastous,  seconde 
branche,  sont  les  mêmes,  avec  cette  différence, 
qu'ils  brisent  :  d'un  lambel  à  trois  pendants  d'ar- 
gent en  chef. 


—  671  — 


672  — 


ROMANET  DE  BEAUNE  (de). 

Comtes,  vicomtes  et  barons  de  Romanet,  sei- 
gneurs de  Farsac,  Beaune,  la  Combe,  le  Masfau- 
cher,  etc.  ;  en  Limousin,  Poitou,  Berry,  Perche  et 
Normandie. 

Principales  Alliances,  au  xive  siècle  :  de  Saint- 
Amand;  au  xv*,  de  Villemonne,  de  Masvallier, 
de  Bermondit  ;  au  xvie  siècle,  de  Faye,  de  Bonnet 
de  la  Porte,  delà  Saigne-Saint-Georges,  Aubusson 
de  la  Villatte;  au  xvne,  Pichard  de  l'Eglise  du 
Bois,  de  la  Pomélie,  de  Villelume,  du  Chatenet; 
au  xvnp,Pichard  de  Saint  Julien  ,  des  Maisons 
du  Palaut,  Esmoingt  de  La  Vaublanche,  Hugon 
du  Prat,  d'Ussel  ;  au  xixe,  de  L'Hermitte,  Bonnet 
de  Bellou,  etc. 

Services  :  Nombreux  officiers  et  gardes  du  corps 
du  roi  dont  plusieurs  morts  au  champ  d'hon- 
neur. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  de  gueules, chargé 
d'une  étoile  d'or  en  chef  et  accompagné  de  trois 
branches  de  romarin  de  sinople,  le  tout  surmonté 
d'un  lambel  de  gueules. 

REPRÉSENTANTS  ACTUEL: 

1°  Romanet  (Raymond,  comte  de),  chef 
de  famille,  Commandeur  de  St-Grégoire, 
ancien  représentant  de  Mgr  le  comte  de 
Chambord  dans  le  département  de  l'Orne, 
résidant  au  château  de  Gevraise,  au  Perche, 
marié  en  premières  noces  à  Mathilde  de 
Mésenge,  dont  un  fils,  Fernand, vicomte  de 
R.,  mort  en  1879,  laissant,  de  Marie-Thé- 
rèse de  Fingerlin,  un  fils  nommé  Gaston, 
résidant  au  château  d'Aunay,  en  Norman- 
die ;  marié  en  deuxièmes  noces  à  Camille 
GoulletdeRugy,  dont  :  a)  Mathilde,  mariée  à 
René  d'Oresmieulx  de  Fouquières;  b)  Ar- 
mand, qui  suit,  et  c)  Louis,  mort  à  vingt-cinq 
ans,  non  marié  ; 

2°  R  [Armand,  comte  de),  ancien  officier 
de  cavalerie,  officier  du  Nicha  m,  marié  à 
Georgette-Robert  de  Beauregard,  dont:  a) 
Mathilde;  b)  Louis;  c)  Jean. 

3°  Louise,  sœur  de  Raymond,  mariée  à 
Gaspard  Pécou,  marquis  de  Cherville. 

4°  R.  (Olivier,  vicomte  de),  neveu  de  Ray- 
mond et  fils  de  feu  Gaston,  vicomte  de  R. 
et  de  Léontine  de  la  Bonninière  de  Beau- 
mont,  archiviste-paléographe,  résidant  au 


chau  des  Guillets,  au  Perche,  marié  à 
Jeanne  de Berthier-Bizy,  dont  :  a)  Joseph; 
b)  Marie  ;  c)  Pierre,  d)  Jehan. 

5°  R.  (vicomte  René  de),  frère  du  précé- 
dent, marié  à  Thérèse  de  Hauteclocque  et 
résidant  au  château  d'Yvrench,  en  Pon- 
thieu. 

6°  Adèle,  veuve  d'Adrien,  comte  de  Se- 
mallé,  résidant  au  chau  des  Feugerets,  au 
Perche,  cousine-germaine  de  Raymond  et 
fille  de  feu  Auguste,  vicomte  de  R.,  ancien 
page  de  Charles  X,  aide-maître  des  céré- 
monies de  France,  et  de  Jenny  de  Falai- 
seau. 

ROMANS  {de). 


En  provence.  D'après  un  certificat,  donné  en 
la  ville  et  principauté  de  Martigues,  en  1744, 
en  faveur  de  Jean-François  de  Romans,  il  paraît 
que  cette  famille  est  une  des  plus  anciennes  et  des 
plus  honorables  de  cette  ville  dont  elle  est  origi- 
naire ;  que  Jean-Antoine  de  Romans,  père  de  son  tri- 
saïeul, portait  l'épée  par  sa  qualité,  et  avait  com- 
mandé dans  la  ville;  que  ses  descendants  ont 
toujours  vécu  avec  distinction  et  sans  dérogeance; 
que  le  père  du  dit  sieur  de  Romans,  mort  depuis 
1729,  avait  été  major  et  capitaine  d'infanterie,  et 
avait  épousé  une  fille  d'officier;  que  la  famille  du 
dit  sieur  de  Romans  est  alliée  entr'autres,  à  celle 
de  Bouquier,  ancienne  noblesse  de  la  ville  de 
Marseille,  et  des  deux  côtés  à  celle  de  Broglie,de 
la  même  ville  de  Martigues,  de  laquelle  est  le 
maréchal  de  ce  nom,  chef  de  la  branche  établie  à 
Paris. 

Noble  Michel  de  Romans,  qui  continua  la  des- 
cendance de  sa  famille,  son  frère  aîné  Jean  Fran- 
çois étant  mort  sans  postérité,  est  qualifié  officier- 
major  du  régiment  du  Bretagne,  dans  un  certificat 
délivré  à  Martigues,  le  15  octobre  1747.  Il  a  été 
d'abord  lieutenant  au  régiment  de  Bretagne  jus- 
qu'en 1758  ;  successivement  chevalier  de  Saint- 
Louis,  capitaine  aide-major  au  même  régiment; 
puismajor  dans  celui  des  volontaires  de  Glermont, 
lieutenant-colonel  de  ce  corps  en  1760  et  enfin 
brigadier  des  armées  du  roi,  par  brevet  du  22 
janvier  170'.)  ;  et  maréchal  de  camp,  le  1er  mars 
1780. 

Armes  :  D'or,  à  une  aigle  éplogée  de  sable. 
Supports  et  Cimier  :    Deux   lions  et    un   demi- 
tion,  aussi  de  sable. 
Couronne  de  marquis. 


673  — 


—  674  — 


ROQUEFEUIL  {de). 

En  Rouergue.  Maison  originaire  de  cette  pro- 
vince où  le  marquisat  de  Roquefeuil  est  situé. 

Le  Spicilège  parie  d'un  Roquefeuil,  seigneur 
considérable  du  temps  de  Hugues  Capet;  mais  cet 
ancien  nom  s'éteignit,  et  Bernard  d'Anduse,  sei- 
gneur d'Alais,  épousa,  en  1129,  Adélaïde  de  Ro- 
quefeuil, héritière  de  sa  maison,  dont  il  prit  le 
nom  ainsi  que  ses  descendants.  Celui  d'Anduse 
est  connu  d'ailleurs  :  on  voit  dans  l'histoire  du 
Languedoc,  qu'ils  se  qualifiaient  princes  d'An- 
duse, et  qu'ils  avaient  leur  monnaie. 

La  filiation  suivie  commence  à  Raymond  de  Ro- 
quefeuil, leur  fils,  qui  vivait  en  1169. 

Ses  descendants  sont  à  plusieurs  reprises  qua- 
lifiés de  nobles  et  puissants  seigneurs.  Ils  ont 
fourni  des  officiers  a  l'armée  et  des  chevaliers  de 
St-Louis  et  des  chevaliers  de  Malte. 

La  branche  de  Roquefeuil-la-Salle,  qui  subsiste 
aujourd'hui,  est  l'aînée  des  autres. 

Armes:  D'azur,  à  une  cordelière  d 'or, passée  en 
sautoir. 

Nous  trouvons  une  autre  maison  de  Roquefeuil, 
originaire  du  Languedoc,  diocèse  d'Alais,  dont 
on  fait  remonter  l'origine  à  l'an  1250. 

Sa  filiation  commence  à  Guillaume  de  Roque- 
feuil, qui  s'attacha  à  Jacques,  roi  d'Aragon,  et  le 
suivit  à  la  conquête  des  royaumes  de  Valence  et 
Murcie.  Il  mourut  vers  1273,  laissant  entre  autres 
enfants,  Raimond,  qui  resta  en  Espagne,  et  fut 
auteur  de  la  branche  des  comtes  des  Peralada. 

Elle  a  fini  à  Guillaume-Manuel  de  Roquefeuil, 
comte  de  Peralada,  grand  d'Espagne  en  1701, 
mort  en  1712. 

La  branche  aînée  a  fini  aux  enfants  de  Roque- 
feuil, dont  les  fils  sont  presque  tous  morts  au 
service. 

Les  autres  branches  sont  : 

1°  Les  seigneurs  de  Londres  ; 

2° Les  vicomtes  de  Gabriac,  sapostérité  subsis- 
tait dans  François,  dit  le  marquis  de  Roquefeuil, 
vicomte  de  Gabriac,  né  à  Montpellier,  le  9  avril 
1718,  chevalier  de  Saint-Louis  ; 

3°  Les  seigneurs  de  Versols  qui  descendent  de 
Rigaud  de  Roquefeuil,  seigneur  de  Versols. 

Armes  :  De  gueules,  écartelé  par  un  filet  d'or, 
à  doiue  cordelières  du  même,  trois  dans  chaque 
quartier. 

ROQUEMAUREL  {de). 

Ou  Rocquemaurel  et  quelquefois  Rocquemau- 
ret. 

Cette  famille  qui  prend  le  nom  de  la  terre  de 
Roquemaurel,  diocèse  de  Saint-Flour,  est  une  des 


plus    anciennes    et   des  mieux   alliées   de   l'Au- 
vergne. 

Méry  ou  Aymeric  de  Roquemaurel,  abbé  de 
Figeac  en  1410,  monrut  évêque  de  Montauban  en 
1449. 

Un  autre  abbé  du  nom  de  Roquemaurel  vivait 
en  1542. 

Roquemaurel  fut  un  des  capitaines  et  des  sei- 
gneurs qui  s'embarquèrent  avec  Philippe  Strozzi, 
amiral  de  France  ;  et  avec  Antoine,  roi  de  Portu- 
gal, pour  aller  conquérir  les  îles  Açores  sur  les 
Espagnols. 

Armes  :  D\uur,  à  trois  rocs  d'échiquier  d'or, 
posés  2  et  1  ;  au  chef  d'argent,  chargé  d'un  lévrier 
passant  de  sable. 

ROTALIER  {de). 

Comtes  de  Rotalier,  baron 
de  Bermont,  seigneurs  de 
Rotalier  et  de  Villers-Poz, 
en  Franche-Comté,  d'Agen- 
couri,  en  Bourgogne,  etc. 

Cette  famille  qui  a  porté 
longtemps  le  nom  de  Pe- 
tiiean,  l'abandonna  légale- 
ment vers  la  moitié  du  xvur3 
siècle  (lettres-patentes  roya- 
les) pour  éviter  toute  confu- 
sion avec  d'autres  familles 
d'un  nom  à  peu  près  iden- 
tique, nobles  ou  non. 
Bien  qu'elle  se  croie  issue  de  noble  Charles  Pe- 
tiiean  qui  vivait  à  Salins  en  1350,  à  cause  des 
guerres  qui  ont  ravagé  la  Franche-Comté  au  xvne 
siècle  et  détruit  la  plupart  des  archives,  elle  ne 
peut  établir  sa  filiation  qu'à  partir  d'Abraham  Pe- 
tiiean  qui,  né  vers  1530,  était  en  1580  noble- 
consul  delà  ville  d'Orgelet.  (Le  «  noble  consul» 
était  à  peu  près  à  Orgelet,  ce  qu'était  le  premier 
Echevin,  avec,  à  cause  de  l'importance  qu'avait 
alors  cette  ville,  et  de  la  liberté  dont  elle  jouissait, 
des  pouvoirs  plus  étendus  (Rousset,  1.  c.).) 

Ses  fils,  Claude  et  Abraham  lui  succédèrent 
dans  ses  fonctions. 

Gilbert,  fils  d'Abraham  II,  reprit  par  droit  de 
retrait  féodal,  sur  M.  de  Laurencin,  la  seigneurie 
de  Rotalier  qui  relevait  directement  du  roi  d'An- 
gleterre comme  prince  d'Orange  (1698).  A  la  même 
époque,  il  possédait  à  Arinthod  une  maison  forte 
dont  une  des  tours  existe  encore  (Rousset  L.  c. 
art.  Arinthod). 

Son  fils,  Félix-Désiré  de  Rotalier  fut  conseiller- 
maître  en  la  Cour  des  comptes  de  Dôle. 

Pierre-Alexis,  comte  de  Rotalier,  né  en  1738, 
fils  du  précédent,  colonel  d'artillerie,  adjudant- 
général  de  Custine  en  1792,  émigra  à  la  fin  de 
l'année  avec  ses  deux  fils,  l'un  officier  d'artillerie, 


Tome  11 


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—  675  — 


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l'autre  officier  d'infanterie.  Ils  firent  tous  trois  les 
campagnes  de  l'armée  de  Condé. 

En  1795,  Pierre-Alexis  de  Rotalier  commandait 
l'artillerie  royale  à  Quibéron  où  son  fils  cadet  fut 
blessé  et  fait  chevalier  de  St-Louis  à  vingt-sept  ans. 
La  belle  conduite  de  M.  de  Rotalier  à  ces  affaires 
lui  valut  le  titre  de  comte  et  le  grade  de  maréchal 
de  camp.  Le  titre  a  été  reconnu  à  la  Restaura- 
tion. 

Charles-Joseph-Félix  comte  de  Rotalier,  né  en 
en  1766,  son  fils  aîné,  fit  avec  le  grade  de  major 
l'expédition  de  Quibéron.  Rentré  en  France  en 
1802,  il  épousa,  la  même  année,  Marlovie  de  Dur- 
fort  de  Duras,  fille  de  Charles -Aman  Fidèle  de 
Durfort,  comte  de  Duras,  prince  de  Bournonville, 
et  de  Marie-Josèphe  de  Vaudreuil,  et  petite-fille 
du  maréchal  duc  de¥Duras  et  de  Macloviede  Coët- 
quen.  En  1815,  il  devint  sous-lieutenant  des 
gardes  du  corps  avec  le  grade  de  maréchal  de 
camp,  chevalier  de  St-Louis,  puis  commandeur 
de  la  Légion  d'honneur. 

Alliances  :  Ambly,  Argy,  Autume,  Bard,  Ber- 
mont,  Bueil,  Chargères,  Corgeat,  Dixon,  Durfort 
de  Duras,  Girangy,  Guernon,  Haranguier,  Jarry, 
Longevialle,  Macnamara,  Marcenay,  Mîchaille, 
Prost,  Raucourt,  Razy,  Ronfand,  Tardy,  Valde- 
nuit,  Valfons,  Verdun,  Viennay,  Savy. 

Honneurs  :  2  généraux,  7  chevaliers  de  St-Louis 
avant  la  Révolution  ;  1  commandeur  et  1  cheva- 
lier de  la  Légion  d'honneur,  un  commandeur  de 
l'ordre  de  Pie  IX. 

Armes:  D'azur,  aux  trois  annelets  entrelacés 
d'argent  2  et  1 . 

Supports  anciens  :  Deux  aigles  ;  depuis  1780, 
deux  sauvages  Peaux-rouges  tenant  un  arc. 

Devise  :  U espace,  Dieu,  Le  Temps. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS: 

1°  Rotalier  (Théobald,  Comte  de),  né  en 
1830,  veuf  de  Mathilde  de  Bueil,  sans  en- 
fants. 

2e  R.  (Hélion,  Comte  de),  né  en  1859,  ma- 
rié à  Marie  Razy,  sans  enfants.  Château  de 
Rotalier  et  Paris. 

3°  R.  {Charles- Albé rie,  vicomte  de),  né 
en  1836,  marié  à  Marie  d' Ambly,  dont  : 
Maclovie,  mariée  au  comte  d'Argy,  officier 
d'artillerie;  Marie-Thérèse;  Jean  et  Henri, 
sous -officiers  de  cavalerie  ;  Hedwi^e. 
Château  de  Villers-Poz. 


ROUGY  {de). 

Ville  de  France  en  Champagne,  qui  a  donné 
son  nom  à  une  maison  des  plus  anciennes  du 
royaume.  Le  comté  de  Roucy  a  passé  par  al- 
liance dans  celle  de  La  Rochefoucauld. 

L'histoire  des  grands  officiers  de  la  Couronne  re- 
monte la  filiation  de  cette  famille  à  Renaud,  Comte 
de  Reims,  qui  fit  bâtir  le  château  de  Roucy,  y 
soutint  le  siège,  mis  par  Hugues  le  Grand,  en  948. 
Il  fut  inhumé  dansl'abbaye  de  St-Rémi  de  Reims, 
comme  porte  son  épitaphe. 

Cette  famille  est  divisée  en  plusieurs  branches 
dont  plusieurs  sont  éteintes.  Les  armes  df.s  an- 
ciens comtes  de  Roucy  étaient  :  D'or,  au  lion  d'a- 
zur. 

Les  dernières  branches  substituées,  paralliance, 
au  nom  de  Roucy,  dont  quelques-unes  ont  fait 
souche  en  Lorraine,  où  elles  subsistent  encore, 
ont  fait  preuve  de  leur  ancienne  noblesse,  au 
mois  de  novembre  1670  ;  leurs  armes  sont:  De 
gueules,  au  chou  d'or. 

ROUGÉ  (de). 

La  terre  et  paroisse  de  Rougé,  situées  en  l'évê- 
ché  de  Nantes,  a  donné  le  nom  à  une  famille  de 
condition,  qui  prouve  qu'en  1120,  Hervé  de  Rougé, 
qui  en  était  le  possesseur,  fonda  en  partie  le 
Prieuré  de  St-Sauveur  de  Beré,  etYvon,  son  pe- 
tit neveu,  contribua  aussi  en  1142  à  la  fondation 
de  Notre-Dame-de-Meilleray. 

Les  seigneurs  de  Rougé  ont  eu  l'avantage  de 
n'épouser  que  de  bonnes  demoiselles,  et  de  ma- 
rier aussi  leurs  sœurs  en  maisons  nobles  ;  leurs 
plus  anciennes  alliances  sontavec  les  familles  de 
Derval,  de  Tournemine,  de  Maillé,  de  Rieux,  etc. 
Les  seigneurs  de  Rougé  ont  possédé  la  baronnie 
de  Derval,  qui  leur  adonné  pendant  plusieurs  gé- 
nérations le  droit  de  présider  la  noblesse  de  leur 
province  de  Bretagne,  à  ses  Etats,  et  ils  possé- 
daient de  grandes  terres  dans  cette  même  pro- 
vince. 

En  1356,  à  la  bataille  de  Poitiers,  où  le  roi  Jean 
fut  pris,  Bonabes  de  Rougé,  IIIe  du  nom,  fut  fait 
prisonnier  en  même  temps  que  le  roi,  et  s'étant 
racheté,  il  fut  envoyé  en  Angleterre,  pour  être  un 
des  30  otages  du  roi;  il  mourut  en  1377. 

Sa  filiation  remonte  àRené  de  Rougé, r*  du  nom, 
qui  vivait  vers  1600. 

Pierre-François,  dit  le  marquis  de  Rouget,  fut 
maréchal  des  camps  et  armées  du  roi;  il  fut  tué 
le  16  juillet  1761,  au  combat  de  Filinghausen. 

Le  second  fils  de  René  1er,  Jacques  de  Rougé, 
marquis  du  Plessis-Bellière,  capitaine-général 
des  armées  du  roi,  colonel  d'un  régiment  d'infan- 
terie et  d'un  de  cavalerie,  mourut  de  ses  blessu- 
res le  24  novembre  1654  en  laissant  postérité. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  croix  paltée  d'argent. 


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ROUGEMONT  {de). 

Maison  puissante,  ancienne  et  illustre  de  Fran- 
che-Comté, marquante  parmi  celles  d'ancienne 
chevalerie  et  de  haut  baronnage,  laquelle  a  pos- 
sédé, depuis  l'an  1000,  et  durant  trois  siècles,  la 
vicomte  héréditaire  de  la  cité  de  Besançon,  à  la- 
quelle elle  a  donné  trois  archevêques  :  Gérard, 
en  1220,  après  avoir  été  évêque  de  Lausanne  ;  Eu- 
des, en  1269  ;  et  Thiébaud,  en  1406,  qui  avait  été 
d'abord  évêque  de  Chàlons,  puis  archevêque  de 
Vienne. 

Elle  tenait  son  nom  d'une  grande  terre  com- 
posée de  plusieurs  villages  et  de  la  petite  ville 
de  Rougemont,  défendue  par  un  immense  châ- 
teau, qui  était  une  des  principales  baionnies  pri- 
mitives, et  de  laquelle  relevaient  grand  nombre 
de  seigneurs  bannerets  et  châtelains. 

Les  seigneurs  de  Rougemont  qualifiés,  dès  le 
xiue  siècle,  de  cousins  par  les  ducs  et  comtes  de 
Bourgogne,  ont  été  fréquemment  leurs  cautions, 
et  leurs  médiateurs  ;  aussi  les  voit-on  toujours 
mentionnés  des  premiers  dans  tous  les  traités, 
chartes  et  diplômes  importants.  On  remarque 
Thiébaud  1er,  nommé  le  premier  dans  un  diplôme 
adressé  par  l'Empereur  Henri  IV,  à  Renaud, 
comte  de  Bourgogne,  et  aux  principaux  grands 
seigneurs  du  pays. 

Les  seigneurs  de  Rougemont  ont  toujours  sou- 
tenu cet  éclat  et  celui  de  leur  ancienne  origine, 
soit  dans  les  tournois,  où  plusieurs  s'acquirent 
beaucoup  de  célébrité,  ainsi  que  dans  plusieurs 
pas  d'armes,  soit  en  contractant  constamment 
les  plus  illustres  alliances.  Six  seigneurs  de  ce 
nom  furent  reçus  chevaliers  de  Saint-Georges, 
en  1390,  à  l'époque  de  la  première  restauration 
de  ce  corps  illustre,  qui,  par  déférence  remarqua- 
ble pour  cette  maison,  et  pour  rendre  hommage 
aux  vertus  héroïques  de  Jacquette  de  Rougemont, 
leur  accorda  la  décoration  de  cet  ordre,  seul 
exemple  d'une  pareille  faveur. 

Cette  maison  posséda  la  dignité  de  connétable 
en  fief  héréditaire,  au  xuie  siècle,  et  également 
celle  de  gonfalonnier  jusqu'en  1374. 

Armes  :  D'or,  à  L'aigle  de  gueules,  couronnée, 
becquée  et  metnbrée  d'azur. 

ROGIER  {de). 

La  famille  de  Rogier  subsistait  dans  Aix  en  la 
personne  de  Pierre  de  Rogier,  marié  en  1648  avec 
Claire  de  Puget,  des  seigneurs  de  Tourtour.  Il 
porta  les  armes  dès  sa  jeunesse,  fut  fait  capitaine 
d'infanterie  dans  le  régiment  de  Mane,  par  com- 
mission du  8  janvier  1635,  fît  depuis  plusieurs 
campagnes  tant  sur  mer  que  sur  terre,  et  fut  main- 
tenu dans  sa  noblesse  parles  commissaires  dépu- 
tés par  le  roi  en  Provence  le  10  avril  1668.  Il  jus- 


tifia qu'il  était  fils  de  Melchion  de  Rogier  et  de 
Melchionne  de  Villar,  et  petit-fils  de  Jean-Sébas- 
tien de  Rogier  et  de  Bernardine  de  Beaumont. 
Jean-Sébastien  commandait  une  compagnie  d'in- 
fanlerie  en  Provence  l'an  1588.  Il  était  petit-fils  de 
Jean  Rogier,  seigneur  de  Pugeton,  vivant  au  com- 
mencement de  1500. 

Armes  :  D'azur,  à  un  cheoron  d'or,  accompagné 
en  chef  d'une  couronne,  et,  en  pointe,  d'un  épi 
de  millet  du  même. 

ROTOURS  (des). 

Famille  originaire  de  Normandie,  qui  a  été 
maintenue  dans  sa  noblesse  en  1589,  1641  et  1666. 

Le  titre  de  baron  de  Chaulieu  lui  a  été  confirmé 
par  lettres  patentes  du  roi  Louis  XVI,  en  date  du 
mois  d'octobre  1788,  enregistrées  au  Parlement 
de  Rouen  par  arrêt  du  17  novembre  suivant.  Ces 
lettres  furent  concédées  à  Jacques-Augustin  des 
Rotours,  procureur-syndic  du  clergé  et  de  la  no- 
blesse au  département  de  Vire,  l'un  des  rédacteurs 
du  cahier  de  la  noblesse  du  grand  bailliage. 

L'empereur  Napoléon  Ie''  confirma  à  son  tour  le 
titre  de  baron,  par  décret  en  date  de  juin  1811,  à 
Jules-Auguste  des  Rotours  qui  fut  plus  tard,  en 
1812,  auditeur  au  Conseil  d'Etat;  en  1815,  sous- 
préfet  de  Cherbourg  ;  en  1820,  préfet  du  Finistère; 
de  1825  â  1830,  préfet  de  la  Loire,  et,  le  25  juillet 
1830,  maître  des  requêtes  au  Conseil  d'Etat. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  besants  d'argent,  2  et  1. 

ROUARD  DE  GARD. 

Celte  famille  est  originaire 
du  Limousin. 

Les  renseignements  sur  la 
filiation  régulière  font  en  par- 
tie défaut,  et  c'est  par  un  ma- 
nuscrit de  la  confrérie  du  Très- 
Saint  Sacrement  de  St-Michel- 
de-Lions  à  Limoges  que  nous 
trouvons  la  description  des 
armes  que  cette  famille  portait 
en  1556,  et  qui  sont  :  D'argent, 
au  rocher  au  naturel,  ardent 
de  gueules  sur  une  terrasse  de 
sinople. 

Nous  trouvons  les  mêmes  armes,  répétées  avec 
une  légère  variante,  dans  un  manuscrit  de  Lamy, 
apothicaire,  d'une  date  postérieure  à  1556,  qui 
sont  :  D'argent,  au  rocher  qui  ord  au  naturel,  à 
flammes  de  gueules. 

Dans  un  acte  notarié  de  1782,  nous  trouvons  un 
Léonard  Rouard  de  la  Boyssarde,  seigneur  de 
Card,  qui  fut  conseiller  du  roi  et  juge-garde  de  la 
Monnaye  de  Limoges. 


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680  — 


En  1825,  un  Rouard  de  Card,  ancien  procureur 
du  Roi  près  le  tribunal  de  lre  instance  de  Limoges, 
épousa  une  demoiselle  Leberlhon,  sœur  d'un  Le- 
berthon,  baron  de  Bonnemie,  d'une  des  plus  an- 
ciennes familles  de  Saintonge. 

Armes  actuelles  :  De  sable,  au  mont  de  six  co- 
peaux d'argent,  ardent  de  gueules. 
Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTANT  ACTUEL 

Rouard  de  Card  (E.),  professeur  de  Droit, 
22,  bould.CarnotàLirnoges  (Haute-Vienne). 

ROURE  {du). 

Cette  famille  est   originaire 
de  Bourgogne. 

Al'époqueoù  Claude  du  Roure 
embrassa  le  calvinisme  (1501) 
et  s'attacha  au  parti  du  duc  de 
Crussol,  un  des  chefs  de  la  ré- 
forme, le  duc  de  Nemours,  en- 
voyé par  le  roi  pour  soumettre 
les  religionnaires  duDauphiné 
et  du  Vivarais,  s'empara  du 
château  de  Roure,  le  pilla  et  le 
réduisit  en  cendres.  Tous  les 
titres  et  papiers  des  du  Roure, 
furent  brûlés  en  cette  circons- 
tance, ce  qui  n'a  pas  permis  aux  généalogistes  de 
remonter  la  filiation  de  cette  famille  au-delà  du 
xvie  siècle. 

Un  Jacques  du  Roure  fut  chevalier  de  St-Louis, 
major-général  en  1741  à  l'armée  de  Bavière  et  co- 
lonel d'infanterie  en  1742. 

Henri  du  Roure  de  Vergières,  seigneur  de  Beau- 
champs,  fut  officier  au  régiment  d'Auvergne  et 
premier  consul  de  la  ville  d'Arles  en  1770. 

Une  branche  de  cette  famille,  établie  en  Angle- 
terre, est  éteinte  aujourd'hui. 

Armes  :  D'argent,  au  chêne  de  sinople  englantè 
d'or.  —  Alias  :  D'azur,  au  chêne  d'or, à  trocs  raci- 
nes et  quatre  branches  passées  en  sautoir,  englantè 
de  même. 

Devise  :  A  Yetustate  robur. 


ROUVROY  DE  SAINT-SIMON  (de). 

Maison  originaire  du  Vermandois,  qui  a  toutes 
les  marques  d'ancienneté  et  d'illustration.  Son 
origine  a  été  reconnue  en  Allemagne  et  en  France 
pour  descendre  en  ligne  directe  de  Charlemagne, 
car  dans  les  lettres  patentes  d'érection  de  la  terre 
de  Saint-Simon  en  Duché  et  Pairie,  Louis  XIII  la 
reconnut  descendre  en  ligne  directe  des  comtes 


de  Vermandois,   lesquels    étaient  descendus  de 
Charlemagne. 

Olivier  de  Rouvroy,  chevalier,  vivait  en  1000, 
sous  Henri  Ier;  Jean  de  Rouvroy,  chevalier  ban- 
neret,  suivit  Philippe-Auguste  à  la  conquête  de  la 
Normandie  sur  le  roi  Jean  d'Angleterre  en  1202, 
et  quatre  de  ses  descendants  furent  vice-rois  de 
Navarre.  Renaud  de  Rouvroy  fut  gouverneur  du 
royaume  de  Navarre  en  1277.  Alphonse  était  sé- 
néchal de  Beaucaire  en  1296,  etc.,  etc.  Mais  la 
filiation  suivie  et  non  interrompue  jusqu'à  nos 
jours  ne  remonte  qu'à  Mathieu  de  Rouvroy,  dit  le 
Borgne,  grand  arbalétier  de  France,  chevalier, 
seigneur  du  Plessis,  Saint- Just,  etc.,  qui  vivait  en 
1339.  Il  avait  épousé  Marguerite  de  Saint-Simon, 
sa  cousine,  fille  aînée  de  Jacques,  seigneur  de 
St-Simon,  et  sœur  de  Jacques  II,  seigneur  de  St- 
Simon,  maréchal  de  camp,  colonel  du  régiment 
de  Navarre,  chevalier  des  ordres  du  roi,  après  la 
mort  duquel  elle  devint  dame  de  la  terre  de  St- 
Simon.  Cetle  maison  est  extraite  du  sang  impé- 
rial de  Charlemagne  par  les  comtes  de  Vermandois 
et  rois  d'Italie.  Leurs  descendants  furent  seigneurs 
de  St-Simon  et  de  plusieurs  autres  terres. 

Cette  maison  a  fourni  les  branches  : 

1°  Des  seigneurs  de  Montbleru  ; 

2o  Des  seigneurs  et  marquis  de  Sandricourt; 

3°  Des  seigneurs  de  Plessis,  de  Rasse,  ducs  de 
Saint-Simon. 

Cette  famille  a  fourni  aussi  quantité  d'officiers  de 
tous  grades  et  de  mérite  et  un  grand  nombre  de 
chevaliers  de  St-Louis  et  des  chevaliers  de  Malte. 

Armes  :  Ecartelè  :  aux  1  et  4  de  sable,  à  la  croix 
d'argent,  chargée  de  cinq  coquilles  de  gueules  ;  aux 
2  et  3  èchiqueté  d'or  et  d'azur,  au  chef  du  second, 
chargé  de  trois  fleurs  de  lis  d'or. 


ROUX  (de). 

En  Provence,  maison  ancienne  et  connue  sous 
le  nom  de  Roux  de  Gaubert  ;  et  en  Dauphiné, 
sous  celui  des  comtes  de  la  Rie.  Les  titres,  lors- 
qu'on contractait  en  latin,  l'ont  toujours  nommé 
Ruffî  ou  Rull'o;  et  délia  Rica  en  italien.  Mais 
depuis  qu'on  a  contracté  en  français,  ils  l'ont 
appelé  de  Roux  ou  de  Roux  de  la  Rie. 

Henri  de  Ruffi,  comte  délia  Rica,  dont  l'attache- 
ment pour  ses  légitimes  souverains  lui  fit  perdre 
son  comté  délia  Rica  et  ses  autres  terres,  fut  tué 
en  1357,  à  la  tête  de  l'armée  de  la  reine  Jeanne. 

Louis  Rufîo  ou  de  Roux,  passa  en  France  vers 
1341,  et  suivit  la  reine  Jeanne,  qui  se  retira  en 
Provence.  Cette  princesse  voulant  reconnaître  les 
services  qu'elle  avait  reçus  de  Louis  et  de  ses 
ancêtres,  et  le  dédommager  de  la  perte  qu'ils 
avaient  faite  du  comté  de  la  Rie  et  de  leurs  au- 
tres terres,  pour  soutenir  leurs  souverains  légi- 


—  681  — 


—  682  — 


times,  lui  fit  don  des  châteaux  de  Bréoule,  au 
bailliage  de  Seyne;  de  Salignac,  au  bailliage  de 
Sisteron  ;  et  de  celui  de  Chanole,  au  bailliage  de 
Digne  avec  toutes  juridictions  hautes  et  basses; 
ce  don  lui  fut  l'ait  par  lettres-patentes  confirmées 
par  Louis,  fils  du  roi  de  France,  le  25  mars  1382. 
Ce  prince  y  fait  mention  des  services  impor- 
tants de  Louis  et  de  ses  ancêtres.  Le  titre  de  ces 
lettres  est  en  latin.  Louis  y  est  nommé  Messire 
Louis  de  Roux.  Ces  lettres-patentes  sont  le  pre- 
mier titre  de  l'établissement  de  cette  maison  en 
Provence. 

Cette  maison  a  donné  des  chanceliers  au 
royaume  de  Naples. des  vice-rois  à  la  Calabre,  et  a 
possédé  les  comtés  de  Sinopolis,  de  Montalte,  de  la 
Rie,  etc.,  et  plusieurs  autres  fiefs  considérables. 

La  branche  qui  est  restée  à  Naples,  lieu  de  son 
origine,  soutient  encore  aujourd'hui  le  premier 
lustre  dans  cette  maison. 

La  filiation  commence  à  Louis  et  Georges  de 
Roux,  qui  se  retirèrent  dans  la  ville  de  Digne,  où 
ils  fixèrent  leur  habitation,  et  où  leurs  descen- 
dants ont  demeuré  longtemps.  Par  acte  passé  à 
Digne,  le  14  septembre  1388,  Louis  fit  élection  du 
couvent  des  Corel eliers  de  cette  ville,  pour  le 
payement  de  100  florins  d'or,  légués  par  magni- 
fique et  puissant  seigneur  Henri  de  Roux,  comte 
de  la  Rie,  à  telle  communauté  religieuse  que 
Louis,  son  neveu,  jugerait  à  propos  de  choisir. 

Cette  famille  s'est  divisée  en  plusieurs  bran- 
ches : 

1°  Des  seigneurs  de  Gaubert,  issue  de  la  bran- 
che aînée  au  7e  degré  ; 

2°  Des  comtes  de  Laric,  barons  d'Oze,  établie 
en  Dauphiné,  issue  de  la  précédente  ; 

3°  Des  seigneurs  d'Entrepierres,  établie  à  Sis- 
teron, issue  de  la  branche  aînée  au  7e  degré  et 
qui  a  pour  auteur  le  frère  d'Alexandre  de  Roux, 
Ier  du  nom,  qui  fonda  la  première  branche. 

Les  titres  de  cette  maison,  antérieurs  à  Louis  L', 
ont  tous  été  extraits  des  archives  royales  de  la 
Zecca,  à  Naples,  et  envoyés  par  l'ambassadeur 
extraordinaire  de  France  à  Naples  dans  la  forme 
la  plus  authentique.  Les  autres  titres  ont  été  tirés 
des  Archives  des  cours  de  France,  telles  que  le 
Parlement  et  la  Chambre  des  comptes  de  Dau- 
phiné et  celle  de  Provence,  où  les  dits  titres  se 
trouvent  enregistrés  en  suite  des  procès-verbaux 
dressés  par  les  commissaires  à  ce  délégués,  de 
sorte  qu'on  peut  dire  qu'il  est  rare  de  présenter 
des  titres  d'une  maison  qui  soient  aussi  solen- 
nellement authentiques  que  ceux  de  la  maison  de 
Roux,  des  comtes  de  la  Rie,  ainsi  qu'on  peut 
juger  par  le  procès-verbal  de  la  Chambre  des 
comptes  de  Grenoble. 

Armes  :  Coupé,  è manche  d'argent  sur  sable,  de 
deux  pièces  et  de  deux  demies;  ècartelé  d'azur, 
à  une  bande  d'or,  accompagnée  en  chef  d'une  co- 


lombe volante  d'argent,  et  en  pointe  d'un  lion 
d'or. 


ROYERE  (de). 

Seigneur  de  Vernoux,  de  la  Claretie  et  des 
Bardeties,  paroisse  de  Saint-Cernin,  de  Sainte- 
Eulalie  et  de  St-Martin-Cantaleix. 

Il  est  présumable  que  cette  famille  était  origi- 
naire du  Limousin,  bien  que  ses  armoiries  soient 
différentes  de  celles  de  deux  autres  familles  de 
même  nom  et  de  la  môme  province. 
^Elle  a  prouvé  sa  filiation  depuis  Guillaume 
de  Royère,  écuyer,  vivant  avant  1450,  sixième 
aïeul  de  Louis  de  Royère,  sieur  de  Vernoux  ou 
Vernouse,  qui  demeurait  à  Besse,  lorsqu'il  fut 
maintenu  dans  sa  noblesse  en  1666.  Il  fit  foi- 
hommage  au  roi  à  cause  de  la  maison  noble  des 
Bardeties  avec  rentes  et  toute  justice,  paroisse  de 
St-Martin-Cantaleix,  1669  et  1672. 

Parmi  les  alliances  de  cette  famille,  on  remarque 
les  noms  d'Armande,  de  Bellet,  de  Blanquet,  de 
Malbec,  etc. 

Armes  :  Parti  :  au  let  d'azur,  au  lion  rampant 
d'or,  accompagné  de  cinq  étoiles  d'argent  posées  en 
demi-orle  du  flanc  dextre  et  de  trois  besants  de 
même  en  pointe;  au  2e  de  gueules,  à  trois  lévriers 
d'argent  Vun  sur  l'autre. 

ROZAT  DE  MANDRES. 

Originaire  de  Mandres- 
sous-Châtillon,  prévôté  d'E- 
tain,  en  Lorraine,  près  Ver- 
dun, la  famille  de  Mandres, 
dont  la  filiation  est  établie 
depuis  le  xie  siècle,  est  res- 
tée longtemps  en  Franche- 
Comté  avant  de  rentrer  en 
Lorraine  ;  elle  a  donné  des 
hommes  de  guerre  renom- 
més parmi  lesquels  Guil- 
laume de  Mandres,  chevalier 
d'armes  de  l'empereur  Char- 
les-Quint, de  nombreux  che- 
liers  de  Malte  et  de  l'ordre 
Teutonique  sous  Louis  XIV  et  Louis  XV,  des  of- 
ficiers de  dragons  et  de  Choiseul-cavalene. 

Le  titre  de  chevalier,  sous  la  dénomination  de 
«  chevalier  de  Mandres  »  fut  conféré,  par  décret 
du  15  août  1809,  à  Nicolas-Félix,  alors  colonel  du 
22°  dragons.  Les  lettres-patentes  sont  du  17  mai 
1810.  La  dotation  était  sur  Erfurth. 

Ce  titre  est  devenu  héréditaire,  dans  la  branche 
aînée  seule,  par  suite  des  trois  générations  de 
membres  de  la  Légion  d'honneur  qui  se  sont  suc- 


—  683  — 


—  684 


cédé  (décret  du  3  mars  1810,  confirmé  par  ordon- 
nance royale  du  8  octobre  1814). 

Le  colonel  Rozat,  chevalier  de  Mandres,  décédé 
à  Nancy,  le  6  mars  1860,  commandeur  de  la  Lé- 
gion d'honneur,  chevalier  de  St-Louis,  etc.,  avait 
épousé  Marie-Thérèse  de  Mandres  en  qui  finissait 
la  branche  aînée  de  la  famille  de  Mandres,  dite 
d'Amance  ou  de  Donnelay  ;  il  en  releva  le  nom, 
et  en  partie  les  armes. 

Armes  .  D'azur,  à  la  croix  d'or,  cantonnée  de 
quinze  billettes  du  même  ,  posées  en  sautoir  aux 
ltr,  2"  et  4*  quartiers,  cinq  dans  chaque  quartier 
et  de  trois  étoiles  d'argent  2  et  1  dans  le  3e  quar- 
tier. A  la  bordure  de  gueules  du  tiers  de  Vécu 
chargée  du  signe  des  chevaliers  légionnaires,  au 
2e  point  en  chef. 

Devise  :  Je  crois,  j'aime  et  j'espère. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Rozat,  chevalier  de  Mandres,  (André- 
Jules-Octave),  né  à  Paris,  le  7  juin  1840 
général  commandant  la  brigade  de  cavale- 
rie du  1er  corps  d'armée.  0  #,  commandeur 
de  Ste-Anne  de  Russie,  du  Mérite  militaire 
d'Espagne,  etc.,  etc.  Résidence  :  50,  rue  de 
la  Barre,  à  Lille  (Nord),  marié  le  24  juin 
1871,  à  Valentine-Elisaîbetla.  Brouzet. 

Enfants  :  a)  Josèphe-Pauline-i^rance, 
née  le  'à  avril  1872;  b)  Léonce-Paul-iVapo- 
léon,  né  le  21  août  1877;  c)  Octave-Nico- 
las-Jean, né  le  25  février  1881  ;  d)  Victor- 
Napoléon,  né  le  18  février  1888. 


ROZIÈRES  {de). 

En  Lorraine,  famille  confirmée  dans  sa  noblesse, 
et  anoblie,  en  tant  que  de  besoin,  dans  la  per- 
sonne de  Thomas-Nicolas  de  Rozières,  ingénieur 
en  chef  à  Metz,  et  chevalier  de  l'ordre  de  St-Louis, 
par  lettres-patentes  du  roi,  données  à  Versailles 
au  mois  de  mars  1731,  sur  la  représentation  de 
lettres-patentes  de  l'Empereur  Ferdinand  H,  don- 
nées à  Prague,  le  16  février  de  l'an  1628,  dans 
lesquelles  la  noblesse  de  Didier  de  Rozières  est 
reconnue,  et  pour  services  distingués  rendus  à 
Sa  Majesté,  dans  les  divers  sièges  où  le  même 
Thomas-Nicolas  a  fait  preuves  de  talents  et  de 
bravoure. 

Armes  :  Coupé  d'or  et  d'argent,  par  une  fasce 


d'azur,  chargée  de  trois  roses  d'or,  et  accompa- 
gnée en  chef  d'une  aigle  de  sable,  et  en  pointe 
d'une  grappe  de  raisin  de  gueules,  pendante,  la 
lige  et  les  feuilles,  au  nombre  de  deux,  de  sino- 
ple. 

Une  autre  branche  de  cette  famille  fut  mainte- 
nue et  confirmée  dans  sa  noblesse  héréditaire, 
ainsi  que  dans  les  honneurs,  droits,  franchises, 
etc.,  etc.,  par  lettres-patentes  du  22  janvier  1711; 
du  22  juillet  1726,  et  par  arrêt  de  la  Chambre  des 
Comtes  de  Lorraine,  du  13  avril  1785  et  2  juin 
suivant. 

Nicolas  de  Rozières,  né  à  Saint-Diez,  le  22 
mars  1747,  émigra  en  1791,  et  servit  duns  l'armée 
de  son  altesse  sérénissime  Monseigneur  le  prince 
de  Condé;  il  revint  en  France  en  1801  et  rentra 
dans  la  magistrature. 

Armes  :  De  gueules,  à  deux  épées  d'argent,  em- 
manchées d'or,  et  itn  râteau  aussi  d'argent  pen- 
dant vers  la,  pointe,  mis  en  pal,  lié  d'un  cordon 
d'or,  au  chef  cousu  d'azur,  chargé  d'une  levrette 
d'argent  colletée  d'or,  et  courante;  le  tout  cou- 
vert d'un  armet  d'argent  orné  de  son  bourlet  et 
lambrequins  aux  métaux  et  couleurs  de  l'écu,  et 
pour  cimier  une  épée  du  dit  écu. 

RUEL  (du). 

Seigneur  de  Fontenil,  sieurs  d'Omonville,  en 
Normandie.  Cette  famille  alliée  à  la  maison  de 
Clèves,  et  en  ligne  collatérale  à  celle  de  Bourbon, 
a,  en  outre,  formé  des  alliances  avec  les  maisons 
d'un  des  rois  de  Pologne,  de  Jacques  II,  roi  de  la 
Grande-Bretagne,  et  de  Charles  VII,  empereur-duc 
de  Bavière.  Elle  a  formé  deux  branches,  et  sa 
filiation  remonte  à  Jacques  du  Ruel,  Ier  du  nom, 
écuyer,  seigneur  de  Fontenil,  marié  le  12  octobre 
1489,  à  noble  demoiselle  Claude  duPertuis. 

Laurent  du  Ruel,  écuyer,  seigneur  du  Fontenil, 
est  issu  de  ce  mariage,  et  paya  dix  livres  neuf 
sous  neuf  deniers  pour  sa  part,  de  la  rançon  du 
roi  François  Ier,  et  pour  ravoir  le  dauphin  de 
Viennois  et  le  duc  d'Orléans,  ses  eufants,  tenant 
ostage  au  pays  des  Espagne  s  et  en  reçut  quittance 
le  5  février  1500. 

La  branche  aînée  est  éteinte  depuis  l'an  1640. 

C'est  Jacques  Ruel,  IIe  du  nom,  écuyer,  sieur 
d'Omonville,  et  chef  de  la  branche  cadette,  qui  a 
continué  la  descendance  de  cette  famille,  dans 
laquelle  on  remarque  des  officiers  de  divers 
grades,  dont  un  décoré  de  l'ordre  de  Saint- 
Louis. 

Armes:  D'or,  au  lion  naissant  de  gueules. 


SABRAN  PONTEVÈS  (dé). 


La  description  des  armes 
de  cette  famille,  donnée 
Tome  Ier,  page  1998,  doit 
être  rectifiée  comme  suit  : 

Ecartelè  :  aux  1  et  4  de 
gueules,  au  lion  d'argent; 
aux  2  et  3,  contre-écartelè  : 
aux  1  et  4,  de  gueules,  à  un 
pont  d'or  ;  aux  2  et  3,  d'or, 
au  loup  ravissant  d'azur. 


SADE  (de) 

Cette  famille  est  originaire  de  Provence  . 

Hugues  de  Sade  se  croisa  en  1248. 

A  cette  maison  appartenait  la  belle  Laure,  que 
Pétrarque  a  immortalisée  par  ses  chants. 

L'abbé  d'Ebreuil,  qui  était  aussi  de  la  maison 
de  Sade  et  qui  mourut  en  1780,  a  écrit  sur  Pétrar- 
que et  ses  amours  avec  la  belle  Laure  3  volumes 
in-4°  qui,  non  seulement  font  connaître  le  poète 
italien,  niais  nous  offrent  un  tableau  de  l'Histoire 
civile,  ecclésiastique  et  littéraire  du  xvie  siècle. 

Armes  :  De  gueules,  à  l'étoile   à  huit  rais  d'or, 


chargée  d'une  aigle  éployèe  de  sable,  becqnèe,  on- 
gle? et  diamantée  de  gueules. 

SAILLY  (de). 

Famille  originaire  d'Artois. 

Aymar-Louis,  seigneur  et  marquis  de  Sailly, 
lieutenant-général  des  armées  du  roi,  comman- 
deur de  l'ordre  de  Saint-Louis,  épousa  Françoise- 
Adélaïde  de  Sainte-Hermine,  dont  postérité  dans 
Louis-Hector  ;  il  eut  également  une  fille,  née  en 
1716.  —  Louis  fut  brigadier  des  armées  du  roi  en 
1748,  colonel  du  régiment  de  Conti  et  se  maria  en 
1751  à  Gabrielle-Flore  le  Tellier  de  Louvois. 

Armes  :    D'argent,  au  lion  de  gueules,  lampassê 
d'azur,  armé  et  couronné  d'or. 
Devise  :  Du  plus  haut  Sailly. 

SAINT-JULIEN  (de). 

Famille  du  Languedoc  qui  remonte  sa  filiation 
à  Charles  de  Saint-Julien,  qui  fut  déclaré  noble 
et  issu  de  noble  race  depuis  1393,  par  ordonnance 
du  15  janvier  1671.  Il  laissa  un  fils. 

Ahmes  :  D'azur,  à  deux  lions  affrontés  d'or,  ac- 
compagnés en  chef  d'une  fleur  de  lis  dumême,  et, 
en  pointe,  d'une  colombe  d'argent  tenant  en  son 
bec  un  rameau  d'olivier  de  sinople. 


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SAINT-OUEN  (de). 

Cette  famille,  originaire  de 
Normandie,  a  formé  trois 
branches  :  celle  de  Pierre- 
court,  celle  de  Beauval  et 
celle  d'Ernemont. 

Les  deux  premières  sont 
éteintes. 

Des  titres  et  arrêts  de 
maintenue  de  noblesse  éta- 
blissent la  filiation  depuis 
Guillaume  de  Saint-Ouen, 
Ier  du  nom,  qui  vivait  au 
milieu  du  xne  siècle. 

Jean  de  Saint  Ouen,  2e  du  nom,  surnommé  le 
Hutin,  seigneur  de  Caudecoste,  ayant  embrassé 
la  cause  du  roi  de  France  contre  l'Angleterre  avec 
son  frère  Charles,  leurs  biens  furent  confisqués 
et  donnés  par  Henri  V,  roi  d'Angleterre  (en  1420), 
à  Robert  Barbot  et  Guillaume  Aderton. 

Une  branche  de  cette  maison,  ayant  suivi  Guil- 
laume le  Conquérant  en  Angleterre  en  1066,  s'est 
établie  dans  ce  royaume. 

Olivier  de  Saint-Ouen  épousa,  le  1er  juillet  1515, 
Magdeleine,  fille  de  Guillaume  de  Manoury  du 
Tremblay  et  de  Magdeleine  de  Stuart, d'une  bran- 
che de  la  maison  royale  d'Ecosse  connue  sous  le 
nom  d'Aubigny. 

Armes  :  D'azur,  au  sautoir  d'argent,  cantonne 
de  quatre  aigletles  au  vol  abaissé  du  même. 


SAINT-PERN  (de). 

Cette  maison  est  originaire  de  Bretagne. 

Elle  a  formé  plusieurs  branches  dont  deux, 
seules,  subsistent  aujourd'hui  :  la  branche  de  Li- 
gouyer  et  la  branche  de  la  Tour. 

Hervé  de  Saint-Pern  se  croisa  en  1248.  Ses  ar- 
mes sont  au  musée  de  Versailles. 

Bertrand  Ie'-  de  Saint-Pern,  sire  de  Ligouyer, 
fut  le  parrain  du  célèbre  connétable  Duguesclin  ; 
il  lit  partie  de  l'ambassade  qui,  en  1351,  fut  char- 
gée de  conduire  en  Angleterre  les  enfants  de 
Charles  de  Blois.  Plus  tard,  en  1358,  il  délivra  la 
ville  de  Rennes  de  la  présence  des  Anglais. 

Bertrand  II  de  Saint-Pern,  fils  du  précédent, 
filleul  de  Duguesclin,  fut  un  de  ceux  qui  se  livrè- 
rent pour  la  sûreté  de  la  rançon  du  connétable 
qui  avait  été  fait  prisonnier  par  les  Anglais  à  la 
bataille  d'Auray  (1364). 

En  1379,  Jean  et  Olivier  de  Saint-Pern  se  signa- 
lèrent dans  l'association  que  la  noblesse  bretonne 
forma  à  Rennes  pour  la  défense  de  Jean  IV  et  le 
maintien  du  duché  de  Bretagne  dans  sa  maison. 


Armes  :    D'azur,  à  dix  billeltes  vidées  d'argent, 
posées  4,  3,  2  et  1. 
Couronne  de  marquis. 

SAINT-POL  {de). 

Maison  originaire  de  Normandie,  qui  descend 
par  un  puîné,  des  anciens  barons  de  Saint-Pol, 
connus  en  Bretagne  dès  le  xne  siècle.  Les  histo- 
riens de  ces  provinces  nous  apprennent  qu'elle  se 
distingua  par  sa  valeur,  ses  voyages  dans  le  Le- 
vant et  ses  alliances  avec  les  maisons  de  Dinan, 
du  Guesclin,  de  la  Moussaie,  de  Ghaumont,  etc. 

Guillaume,  seigneur  de  Saint-Pol,  se  croisa  en 
1195  ;  son  fils  fut  tué  à  la  bataille  de  Damiette. 

Jean  de  Saint-Pol  fut  un  brave  chevalier  ;  le  roi 
lui  donna  le  gouvernement  d'Auray,  place  consi- 
dérable alors.  Un  puîné  de  sa  nombreuse  posté- 
rité a  continué,  jusqu'à  présent,  sa  maison  qui  se 
divisa,  depuis  près  de  400  ans,  en  différentes 
branches,  toutes  descendant  de  Pierre  de  St-Pol, 
seigneur  des  Fourneaux  et  de  Vigny. 

Marc- Antoine  Saint  Pol-Flecourt  fut  un  des  plus 
braves  marins  du  xvue  siècle.  Le  roi  le  nomma 
capitaine  de  vaisseau  en  1693.  Il  en  commanda  un 
dans  l'escadre  du  prince  de  Conti  ;  au  voyage  de 
Dantzick,  ayant  mis  pied  à  terre  et  s'étant  retran- 
ché avec  deux  mille  hommes,  il  soutint  l'effort  de 
toute  la  cavalerie  de  l'électeur  de  Saxe,  qui  avait 
enlevé  l'équipage  de  l'abbé  de  Polignac,  ambas- 
sadeur en  Pologne  ;  et,  après  avoir  embarqué 
tout  son  monde  à  la  vue  de  l'ennemi,  il  joignit 
son  escadre  avec  cet  ambassadeur.  En  1703,  après 
la  prise  de  plusieurs  gros  vaisseaux  anglais  et 
hollandais,  le  roi  lui  donna  le  commandement  de 
l'escadre  de  Dunkerque  ;  il  attaqua,  en  la  même 
année,  une  flotte  de  deux  cents  voiles,  escortée  par 
quatre  vaisseaux  de  guerre  hollandais  ;  le  com- 
mandant fut  coulé  à  fond,  les  trois  autres  pris  et 
la  flotte  entièrement  détruite  sur  les  côtes  d'Ecosse; 
les  officiers  et  soldats  furent  faits  prisonniers,  les 
flammes,  banderoles  et  pavillons  apportés  à  Paris. 
Les  employés  en  l'armement  de  Dunkerque  lui 
ayant  donné  une  action  de  dix  mille  francs,  il  la 
distribua  à  son  équipage.  En  1705,  il  enleva  une 
flotte  de  vingt  bâtiments  et  deux  vaisseaux  de 
guerre  ;  la  même  année,  après  en  avoir  pris  plu- 
sieurs à  l'abordage,  il  fut  tué  en  s'avancant  pour 
donner  des  ordres.  On  conduisit  son  corps  à  Dun- 
kerque, où  on  l'inhuma  avec  tous  les  honneurs 
dus  à  sa  valeur  et  à  sa  naissance. 

Il  n'existe  plus  que  trois  branches  de  la  maison 
de  Saint-Pol  :  celles  de  Marie  et  du  Grand-Fé, 
établies  dans  le  Perche,  et  celle  de  la  Briche, 
daus  l'Isle-de-France,  branche  aînée  actuelle,  dont 
la  filiation  suivie  remonte  à  Pierre  de  Saint-Pol, 
seigneur  des  Fourneaux  et  de  Vigny,  qui  vivait 
en  1341,  époque  à  laquelle  il  épousa  Mathurine 
de  Saint-Pol. 


—  689 


—  690  — 


\ 


Un  de  ses  descendants,  Louis  de  Saint-Pol,  fut 
premier  page  de  la  grande  Ecurie,  cavalcadour  du 
roi  qui  lui  a  accordé,  en  1814,  le  brevet  de  colonel 
de  cavalerie. 

Cette  famille  compte  bon  nombre  d'officiers 
distingués  et  des  chevaliers  de  l'ordre  de  St-Louis. 

Toutes  les  branches  de  la  maison  de  Saint-Pol 
portent  les  mêmes  armoiries. 

Armes  :  D'argent,  au  sautoir  dentelé  de  sable. 
Supports  :  Deux  lions  d'or. 
Cimier  .  Une  croix  haussée  d'argent. 
Devise  :  Obsil  gloriari  nisi  in  cruce. 


SAINT-QUENTIN  (de). 

Cette  famille  est  originaire  de  la  Champagne  et 
son  nom  se  rencontre  quelquefois  écrit  :  Saint- 
Quantin. 

Elle  a  produit  plusieurs  branches  qui  toutes  ont 
suivi  la  carrière  des  armes  ou  rempli  des  fonc- 
tions civiles  importantes. 

Elle  a  été  l'objet  d'un  jugement  de  maintenue 
du  2  mars  1668  rendu  par  Caumartin  en  faveur  de 
Claude  de  Saint-Quentin,  écuyer,  seigneur  de  la 
Cour-Terrier,  chef  de  la  branche  Champenoise. 

Charles  de  Saint-Quentin,  vicomte  d'Ormont, 
servit  quarante-six  ans  dans  les  a*mées  du  roi, 
soit  comme  lieutenant-colonel  d'infanterie  et  gou- 
verneur de  places  fortes,  soit  comme  maréchal  de 
camp.  Il  avait  épousé  Jeanne  de  Chartogne. 

Armes:  D'azur,  à  la  fasce  d'or,  chargée  d'un 
tronc  d'arbre  ou  souche,  de  gueules  accompagnée 
de  trois   molettes  d'or  posées  en  chef. 

Devise  :  In  manibus  dei  sortes  meœ. 

SALAÙN  DE  KERTANGUY. 

Salaiin  (en  français  Salo- 
mon),  seigneurs  de  Lesguen 
et  Goasvalle  (paroisse  de 
Plougonwen,  de  Kerlaz  (pa- 
roisse de  Plouigneau),  de 
Kermousker  (paroisse  de 
Lanmeur)  de  Tronguistinic 
(paroisse  de  Plouzévédé), 
de  Kerhouin  (paroisse  de 
Plougasnou).  de  Kerchoadon 
et  Lestrezec  (paroisse  de 
Plourin),  de  Keramoal  (pa- 
roisse de  Cléder),  de  Goas- 
brennou(paroisse  de  Taulé), 
de  Kerveguin,  de  Kerbriant, 
de  Kéromnès  (paroisse  de  Carantec),  de  La 
Roche,  de  Rinville,  de  Kerrivoal  (paroisse  de 
Trefgondern),  de   Kertanguy    (paroisse  de  Mes- 


paul),  de  Coatudavel  (paroisse  de  Mespaul),  du 
RJescouez  (paroisse  de  Plougasnou). 

Suivant  une  tradition  conforme  au  récit  d'Al- 
bert-le-Grand,  cette  famille  tiendrait  ses  armes 
et  descendrait  d'un  soldat  de  Morlaix,  nommé 
Salaiin,  qui,  pendant  le  siège  de  cotte  ville  par 
Henri  II  d'Angleterre  en  1187,  sauva  à  la  chasse 
ce  roi  menacé  par  un  sanglier,  il  trancha  la  hure 
d'un  seul  coup  de  coutelas,  et  reçut  à  cette  occa- 
sion de  ce  prince  les  armes  que  ses  descendants 
ont  gardées. 

Cette  famille  a  été  déclarée  d'ancienne  extrac- 
tion noble  et  maintenue  dans  sa  qualité  d'é- 
cuyer  par  les  commissaires  de  la  réformation  de 
1669. 

Elle  est  mentionnée  dans  les  réformations  et 
les  montres  de  1437  à  1543,  des  paroisses  de  Plou- 
gonven  et  Plouigneau,  évêché  de  Tréguier. 

Parmi  les  membres  connus  de  cette  famille,  on 
trouve  : 

Alain  Salaiin,  croisé  en  1248. 

Jean  Salaûn,  écuyer  dans  l'expédition  de  Du 
Guesclin  en  Espagne  en  1308,  entendu  dans  l'En- 
quête pour  la  canonisation  de  Charles  de  Blois  en 
1371,  qui  servait  clans  la  compagnie  d'Olivier  de 
Clisson  en  1375  et  épouse  N.  Calloet  de  Lanidy. 

Alain  Salaiin,  de  la  suite  du  duc  de  Bretagne 
au  voyage  d'Amiens  en  1425,  qui  épousa  N.  de 
Kerjagu. 

Jean  Salaiin,  seigneur  de  Lesguen,  épousa  Jane 
de  Gaspern  et  prêta  serment  au  duc  entre  les 
nobles  de  Tréguier  en  1437;  il  eut  deux  fils  : 

Philippe,  seigneur  de  Lesguen,  auteur  de  la 
branche  aînée,  alliée  aux  du  Cambout,deMesné,de 
Goësbriant  du  Roslan,  Gondelin  de  Goasmelquin, 
Coëtelezde  Coetnempren,  Percevaux,  et  fondue  en 
1606  dans  Lesmeleuc. 

François,  seigneur  de  Kerlaz,  auteur  de  la 
deuxième  branche,  qui  épousa  Françoise  L'Ho- 
noré. 

Pierre,  fils  de  François,  épousa  Christine  Noël, 
dont  Guillaume,  seigneur  de  Kerchoadon,  marié 
à  Jacquette  Rigollé. 

A  cette  branche  alliée  aux  Kerret,  Huon,  Goa- 
rant,  appartiennent  : 

Nicolas  Salaiin,  sieur  de  Keramoal,  gouverneur 
du  château  du  Taureau  en  1628,  qui  épouse  Jane 
Siochan. 

Guillaume  Salaiin,  son  fils,  procureur  du  roi  à 
Morlaix  en  1642,  qui  épouse  Guillemette  James, 
dame  du  Moguérou,  d'où  : 

Nicolas  Salaiin,  seigneur  de  Keramoal  et  Ké- 
romnès, qui  épouse  Françoise  Henry  de  Kermoné 
dont  les  descendants  se  séparent  en  doux  bran- 
ches Kéromnès  et  Kertanguy. 

La  branche  de  Kéromnès  a  produit  : 

Yves-Joseph  Salaùn   de   Kéromnès,  procureur 


—  691  — 


—  602  — 


syndic  de  Morlaix  en  1710,  qui  épouse,  en  1711, 
Marie- \nne  Carré  de  la  Reynière. 

Nicolas  Salaiin,  seigneur  de  Rinville,  capitaine 
au  régiment  Bretagne-Infanterie,  tué  à  Malpla- 
quet  en  1700. 

Bernard-François  Salùn,  fils  de  Yves-Joseph, 
page  de  la  grande  écurie  du  roi,  capitaine  de  ca- 
valerie au  régiment  de  Brionne,  incorporé  dans 
Berry. 

Nicolas-Joieph  Salaùn,  seigneur  de  Keromnès. 
frère  du  précédent,  aussi  page  de  la  grande  écurie 
du  roi  en  1743,  puis  capitaine  au  régiment  de  ca- 
valerie de  Lusignan,  ci-devant  Brionne. 

La  branche  de  Keromnès  s'est  fondue  dans 
Kergrist  en  1790  par  le  mariage  de  Françoise- 
Jeanne  Salaiin  de  Keromnès  avec  Julien-Marie 
Corentin  de  Kergrist,  capitaine  des  frégates  du 
roi,  chevalier  de  St-Louis. 

La  hranche  de  Kertanguy  a  produit  : 

Jean  Salaiin,  seigneur  de  Kerrivoal  et  Kertan- 
guy, qui  épouse  Marguerite  Hervé,  dont  : 

Jacques-Marie  Salaiin,  seigneur  de  Kertanguy, 
capitaine  des  frégates  du  roi  re'iré  en  1766,  che- 
valier de  Saint-Louis,  qui  fit  ses  preuves  pour 
les  honneurs  de  la  cour  en  1787;  de  son  mariage 
avec  damoiselle  Jacquet  te-  Elisabeth  de  Thuomelin, 
f  irent  : 

Jean-Marie  Salaiin,  page  de  la  grande  écurie 
du  roi  en  1770,  capitaine  an  régiment  royal  Bour- 
gogne cavalerie;  créé  baron  de  l'Empire  en  1811 
avec  institution  en  majorât  de  sa  terre  de  Coatu- 
davel,  par  lettres-patentes  du  4  janvier  1811. 

Yoes-Lubin  Salaiin  de  Kertanguy,  page  de  la 
grande  écurie  du  roi  en  1780,  puis  lieutenant  de 
cavalerie,  épouse  N.Rogon  de  Carcaradec,d'oùun 
(ils  Adolphe:  Salaiin  de  Kertanguy  marié  àN.  des 
Cognets  de  C  rrec. 

Augustin  Salaiin  de  Kertanguy,  page  de  la 
grande  écurie  du  roi  en  1780,  sous  lieutenant  au 
régiment  de  Quercy-cavalerie,  puis  au  11e  régi- 
ment de  chasseurs  à  cheval  ci-devant  Normandie 
en  1792,-  de  son  mariage  avec  Marie-Josèphe  Le 
Sparfel  de  Kerlizien  fut  Elie  de  Salûn  de  Kerian- 
guy,  qui  épouse  demoiselle  Augustine  Blaize. 

A.RMRS  :  D'argent, à  une  hure  de  sanglier  de  sa- 
ble, posée  en  fasro  ayant  la  lumière  et  la  défense 
d'argent,  surmontée  d'une  couronne  ducale  d'or. 

Devisr  :  Guir  ha  Leal  (en  français  :  Franc  et 
logal). 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Salaiin  de  Kertanguy  (A  dolphe).  fil  s 
d'Adolphe  de  Kertanguy,  plus  haut  nom- 
mé, demeurant  au  château  de  Prntigou, 
près  Morlnix  (Finistère); 

2°  s.  de  K.  {Elie),  directeur  de  la  Cie  des 


assurances  générales  «Vie»;  et:  Félix, 
capitaine  de  vaisseau,  officier  de  la  Légion 
d'honneur,  3,  rue  Voltaire,  à  Brest. 


SALES  (de). 


Famille     originaire     de 


Bigorre. 


Armes  :  D'argent,  à  un 
(saule)  de  sinople  feuille  et 
terrassé  de  même,  accosté 
d'un  croissant  de  giieules 
surmonté  d'une  étoile  du 
même. 


REPRÉSENTANT  ACTUEL  : 

Sales  (Pierre  de),  homme  de  lettres.  Ré- 
sidence :  7,  rue  Blanche,  à  Paris  :  Marié 
à  N.  Le  Tellier,  dont  :  Emilie. 

SALES  DE  HYS  (de). 

Lafamille  de  Sales  de  Hys 
est  originaire  du  comté  de 
Foix  ;  c'est  une  des  nom- 
Lreuses  branches  de  la  fa- 
mille de  Sales  de  Lordat. 

En  1336,  plusieurs  mem- 
bres de  cette  très  ancienne 
race  firent  partie  d'une  com- 
pagnie de  Gendarmes  diri- 
gée parle  vicomte  de  Castel- 
bon  contre  les  Anglais  qu'il 
chassa  de  la  Bigorre  etd'une 
partie  du  Béarn  (Chronique 
de  Michel  de  Bernis).  Arnault  de  Sales,  l'un  des 
chevaliers  qui  faisait  partie  de  cette  expédition, 
se  fixa  dans  une  vallée  du  comté  de  Bigorre, 
située  au  midi  d'Argelès,  appelée  encore  aujour- 
d  hui  l'Extrême  de  Sales.  Elle  comprenait  14  pa- 
roisses lorsqu'on  1442  Monseigneur  Pierre-Bay- 
mond  de  Montbrun,  évoque  de  Tarbes,  l'érigeaen 
archiprêtré. 

Depuis  qu'elle  s'est  établie  dans  la  Bigorre,  la 
famille  de  Sales  y  a  possédé  plusieurs  fiefs  et 
occupé  des  charges  importantes. 

Elle  a  fourni  a  l'Egliseetà  l'Etat  un  grand  nom- 
bre dp  sujets,  un  évèque.  des  chanoines,  des  abbés, 
sept  commandeurs  de  l'ordre  de  Malte,  des  con- 
seillers au  sénéchal  de  Bigorre,  aux  parlements 
de  Navarre  et  de  Toulouse  (voir  le  Gallia  Chris- 


693  — 


—  694  — 


tiana,  Dom  Vaissette,  l'histoire  du  grand-prieuré 
de  Toulouse,  par  M.  Antoine  de  Bourg). 

Biaise  de  Sales  d'Ibos  vivait  à  l'époque  des 
guerres  de  religion  ;  il  combattit  pendant  de  lon- 
gues anqées  contre  les  Huguenots;  Montluc  le 
cite  plusieurs  fois  dans  ses  commentaires. 

Charles  de  Sales  de  Hys  a  fait  avec  distinction 
la  plupart  des  campagnes  de  l'Empire.  Ses  états 
de  service  font  mention  de  4  citations  à  l'ordre 
du  jour  de  l'armée.  Ses  quatre  fils  ont  occupé  des 
emplois  honorables  dans  le  clergé,  l'armée  et  la 
magistrature. 

Le  chef  actuel  de  la  famille  est  Marc-François- 
Edouard  de  Sales,  baron  de  Hys,  magistrat  en 
retraite  au  château  de  Castelbon  par  Betchat 
(Ariègej. 

La  famille  de  Sales  de  Hys  est  alliée  aux  famil- 
les d'Artigueloube,  de  Lescur  Bomégas,  de  Pujo, 
d'Ossun,  de  Bouilh  de  Chirac,  deLafont  Mascaras, 
de  Fondeville  Marignac,  de  St-Jean  de  Pointis, 
de  Castelmore,du  Pacde  Fronsac,de  Boquemorel 
Saint-Cernin,  Je  Lamothe  d'Isault,  etc. 

Armes:  D'argent,  au  dragon  ailé  de  gueule?, 
accosté  de  deux  besants  d'or,  barré  de  gueules  ;  au 
chef  d'azur,  à  l'étoile  d'argent  accostée  de  deux 
croissants  du  même. 

Supports  :  Deux  lions. 

Devise  :  Fides  thésaurus. 


SALIGNAG-FÉNELON  (de). 


Cette  maison,  dont  le  nom  se  trouve  écrit  dans 
les  anciens  titres  Salagnac,  Salanhac  et  Salignac, 
est  connue  avant  l'an  1000  dans  le  Périgord.  Son 
berceau  est  la  petite  ville  de  Salignac,  distante  de 
deux  lieues  de  Sarlat  :  c'était  le  chef-lieu  d'une 
terre  considérable  qui  n'a  jamais  eu  d'autres  sei- 
gneurs que  les  Salignac,  la  première  chàtelle- 
nie  du  Périgord  ;  elle  a  été  érigée  en  baronnie  en 
1460.  Elle  passa  dans  la  maison  de  Gontaud,  par 
le  mariage  de  Catherine  de  Salagnac,  la  dernière 
héritière  de  la  branche  aînée;  une  clause  de  son 
contrat  de  mariage  était  que  ses  enfants  ajoute- 
raient le  nom  de  Salignac  à  celui  de  Gontaud,  et 
écartelleraient  leurs  armes  de  celles  de  leur  mère. 

Illustre  par  les  hommes  qu'elle  a  produits  et  par 
ses  grandes  alliances,  on  peut  la  regarder  comme 
une  des  maisons  les  plus  distinguées  de  cette 
province.  Elle  a  donné  à  l'église  trois  arche- 
vêques et  neuf  évèques;  plusieurs  abbesses  sont 
sorties  de  la  maison  de  Salignac,  dont  l'éclat  n'esi 
pas  moins  grand  dans  la  profession  des  armes. 
Les  historiens  mettent  au  nombre  des  seigneurs 
qui,  sur  la  fin  du  régne  de  Charles  VI,  soutinrent 
le  parti  du  Dauphin,  Baimond  de  Salignac,  sei- 
gneur de  la  Mothe-Fénelon,  lieutenant-général  du 
gouvernement  de  Guienne. 


Son  fils,  Antoine  de  Salignac,  fut  gouverneur 
du  Hérigord  et  du  Limosin. 

Nous  remarquons  dans  la  descendance  de  cette 
famille  :  Jean  de  Salignac,  qui,  après  la  bataille 
de  Coutras,  vint  se  jeter  dans  la  ville  de  Sarlat 
que  les  troupes  du  vicomte  de  Turenne  étaient 
venues  attaquer.  Il  la  défendit  avec  tant  de  valeur, 
que  le  siège  fut  levé.  La  ville  de  Sarlat  était  dans 
1  usage  de  célébrer  tous  les  ans  l'anniversaire  d  un 
événement  qui  la  préserva  des  désastres  trop 
communs  dans  les  guerres  civiles;  et  on  faisait 
toujours  entrer  dans  le  discours  qu'on  prononçait 
un  éloge  de  la  maison  de  Salignac.  Ce  même  Jean 
perdit  glorieusement  1&  vie  au  siège  de  la  ville  de 
Dôme,  qu'il  est  venu  remettre  sous  l'obéissance 
du  roi. 

Bertrand  de  Salignac,  marquis  de  Fénelon,  qui 
mourut  en  1559,  après  avoir  été  ambassadeur  en 
Angleterre. 

François  de  Salignac-Fénelon,  archevêque-duc 
de  Cambrai  en  1695,  qui  fut  nommé  précepteur 
du  duc  de  Bourgogne,  petit-fils  de  Louis  XIV  et 
composa  pour  l'éducation  de  ce  prince  son  admi- 
rable livre  des  Aventures  de  Têléniaque. 

Gabriel-Jacques  de  Salignac,  marquis  de  Féne- 
lon, qui  fut  ambassadeur  en  Hollande  en  1724, 
lieutenant-général  en  1738  et  fut  tué  par  un  boulet 
de  canon  à  la  bataille  de  Bocoux.  Il  était  aussi 
conseiller  d  Etat  d'épée  et  chevalier  des  ordres  du 
roi. 

François-Louis  de  Salignac,  marquis  de  Féne- 
lon, qui  fut  capitaine  de  cavalerie,  chevalier  de 
Saint-Louis  et  se  fit  connaître  par  une  tragédie 
d'Alexandre  imprimée  à  Paris  en  1761. 

J.-B.-A.  de  Salignac  de  Fénelon,  prêtre  d'une 
grande  piété  qui  recueillait  les  pelits  savoyards 
et  les  comblait  de  bienfaits. 

Il  fut  condamn''  à  mort  par  le  tribunal  révolu- 
tionnaire, le  8  juillet  1794,  à  l'âge  de  80  ans. 

Charles-Pierre-Louis  de  Salignac,  marquis  de 
Fénelon.  qui  fut  garde  du  roi  jusqu'en  1830  et 
épousa  Berthe-Cainille-Lnuise  de  Boncherolles, 
dont  il  eut  postérité. 

Le  nom  de  Fénelon  est  celui  d'une  terre,  qui 
était  la  propriété  de  la  branche  aînée,  encore 
existante,  des  Salignac;  la  gloire  qui  a  illustre 
l'archevêque  de  Cambrai,  étend  ses  rayons  S'ir 
t'mtes  celles  de  sa  maison;  et  d  ne  reste  plus  de 
la  branche  de  Fénelon,  que  ceux  et  celles  qui 
descendent  directement  du  marquis  de  Fénelon, 
tué  à  la  bataille  de  Baucoux. 

Armes  :  Ëcarlefé :  aux  1  et  4  d'azur,  au  che- 
vron d'or,  accompagné  en  chef  de  deux  losanges 
d'or,  et,  en.  pointe,  d'un  lion  grimpant  de  même, 
qui  est  de  Caze:  aux  2  et  3  d'or  à  trois  bandes 
de  sinople,  qui  est  de  Salignac  de  la  Mothe-Fé- 
nelon. 


695  — 


696 


Devise  :  Placée  entre  alpha  et  oméga  :  A  te 
principium  tibi  desinet. 

Supports  :  Deux  sauvages  coiffés  de  plumes, 
tablier  de  plumes,  appuyés  sur  leurs  massues. 

SALINIS  (de). 

Salies,  Salies-Lème,Salies-Duhau,  Salinis,  sont 
diverses  branches  d'une  même  famille  qui,  d'après 
la  tradition  constamment  reçue  et  quelques  titres 
fort  anciens,  est  originaire  de  la  ville  de  Salies 
en  Béarn.  Toutes  ces  branches  sont  éteintes,  à 
l'exception  de  celle  de  Salinis,  domiciliée  à  Mor- 
laas,  près  de  Pau,  vers  la  fin  du  xvne  siècle. 

Cette  famille  a  occupé  les  premières  places 
dans  l'église,  au  service  et  dans  la  robe.  Elle 
compte  trois  évêques  en  1221,  1427 et  1620;  Henry 
de  Salies,  filleul  de  Henri  IV,  roi  de  France,  fut 
un  officier  célèbre.  Pierre  de  Salies,  protégé  du 
grand  Condé,  arrêta  l'armée  ennemie  dans  un 
fond,  avec  600  hommes.  Guillaume  de  Salies  fut 
lieutenant-colonel  dans  le  régiment  de  Piémont 
et  fut  l'auteur  de  la  branche  des  Salinis  établie  à 
Mnrlaas. 

La  branche  de  Salinis,  comme  son  ainée,  a 
fourni  à  la  France  des  officiers  distingués. 

Il  paraît  que  la  maison  de  Salies,  d'où  descend 
celle  de  Salinis,  est  une  des  plus  anciennes  de  la 
province  du  Béarn,  et  que  son  origine  se  perd 
dans  la  nuit  des  temps.  Des  titres  qui  remontent 
à  une  époque  très  reculée  prouvent  que  les  au- 
teurs de  cette  maison  étaient  seigneurs  du  château 
noble  de  la  ville  de  Salies  et  qu'ils  possédaient  la 
seigneurie  du  Gers,  la  vicomte  de  Saderac  et  la 
terre  noble  de  Lème. 

Armes:  D'argent,  à  un  ours  au  naturel,  mou- 
vant sur  un  hêtre  de  sinople,  sur  lequel  il  jette 
du  sel  avec  sa  patte,  avec  ces  paroles  en  bandero- 
les autour  du  hêtre  :  Sic  sale  vikesco. 


SALLES  [des).  Allas  DESSALLES. 

La  famille  des  Salles, 
d'origine  chevaleresque, 
eut  son  berceau  en  Gaël, 
évesché  de  SaintMalo.  Elle 
ligure  à  diveres  réforma- 
tions de  la  noblesse  de  Bre- 
tagne, notamment  à  celle 
de  1669,  avec  dix  généra- 
tions. 

M.  H.  de  Fourmont,  con- 
servateur-adjoint de  la  bi- 
bliothèque publique  de  Nan- 
tes, dans  son  ouvrage  sur 
l'Ouest  aux  Croisades  (t.  II. 
p.  278),  donne  comme  preuve  de  l'ancienneté  de 


cette  famille  la  citation  de  plusieurs  de  ses  mem- 
bres dans  la  chanson  de  geste  d'Alexandre-le- 
Grand,  épopée  romane  du  xuc  siècle.  Les  auteurs, 
Lambert  li  Cort  et  Alexandre  de  Bernay,  y  ont 
mis  seulement  en  scène  les  maisons  renommées 
à  l'époque  où  ils  écrivaient,  les  compagnons 
d'armes  du  héros  macédonien  en  Orient  n'étant 
autres,  dans  leur  pensée,  que  ceux  de  Godefroy 
de  Bouillon  et  de  Philippe-Auguste. 

Plusieurs  personnages  de  ce  nom  ont  figuré 
aux  Croisades,  entre  autres  : 

Guillaume  des  Salles,  chapelain  de  l'ordre  du 
Temple  en  1189  (M.  Quentin,  cartulaire  de  l'Yonne, 
n°  405,  et  annuaire  1895  du  Conseil  héraldique  de 
France,  p.  283). 

Henri  des  Salles,  en  avril  1249  (Pacte  de  Nolis, 
C.  B.  aux  chartes  de  Limisso,  n<>  405,  et  an- 
nuaire 1895  du  C.  h.  F.,  p.  283);  Milon  des  Salles, 
en  1249  (Empr.  C.  R.,  n°  368,  aux  chartes  de  Li- 
misso, ne  405  et  annuaire  1895 du  G.  h.  F.,  p.283); 
Raymond  des  Salles,  en  1250  (Chartes  d'Acre,  aux 
chartes  de  Limisso,  n°  405  et  annuaire  1895  du 
C.  h.  F.,  p.283). 

D'autres  membres  de  cette  famille  ont  marqué 
en  Bretagne,  en  Lorraine  et  aux  Antilles.  Nous 
citerons  entre  autres  : 

1°  En  Bretagne  :  Philippot,  archer  de  la  com- 
pagnie d'Olivier  de  Montauban,  dans  une  montre 
le  1356  (Dom  Morice,  Pr.  t.  I,  col.  1505). 

Roland,  à  la  montre  du  sire  de  Rieux  pour  le 
recouvrement  de  la  personne  du  duc  (Dom  Lobi- 
neau,  Pr.  col.  938). 

Philippe,  au  nombre  des  gens  de  la  retenue  du 
mareschal,  puis  des  gens  destinés  pour  accom- 
pagner Richard  de  Bretagne  en  France  (Dom  Lo- 
bineau,  Pr.  col.  966  et  969). 

Richard,  l'un  de  ceux  que  Monseigneur  le  comte 
de  Richemont  a  menez  avec  luy  à  son  voiage 
d'Angiers,  par  devers  le  roy  (Dom  Lobineau, 
Pr.  col.  998). 

Philippot  et  Jean  des  Salles,  qui  jurent  fidélité 
au  duc  en  1437,  avec  les  chevaliers  et  escuyers 
de  l'évesché  de  Saint-Malo  (Dom  Lobineau,  Pr. 
col.  1615). 

Charles,  présent  à  la  monstre  tenue  à  Ancenis, 
par  Thomas  Kerazret,  prévost  des  mareschaux, 
le  13  juillet  1474,  puis  délégué  par  le  duc  en  1477 
pour  visiter  les  réparations  à  faire  à  Ancenis 
(Dom  Lobineau,  Pr.  col.  1343). 

Raymond,  l'un  des  50  hommes  d'armes  de  la 
garde  du  duc  en  1481  (Dom  Morice,  Pr.  t.  III, 
col.  388). 

Perret,  homme  d'armes,  à  la  montre  et  revue 
faicte  à  Saint-Malo,  le  22  août  1488  (Dom  Morice, 
Pr.  t.  III,  col.  591). 

Gilles,  qu'on  trouve  au  ban  et  à  l'arrière  ban  de 
l'évêché  de  Saint-Malo,  en  1560  (Dom  Morice, 
Pr.  col.  1360). 


—  697  — 


—  698  — 


Jean  des  Salles,  écuyer,  seigneur  du  Coudray, 
siégea  en  1746,  dans  l'ordre  de  la  noblesse,  aux 
Etats-généraux  de  Bretagne. 

René  des  Salles,  écuyer,  seigneur  de  Coudray, 
protesta,  ainsi  que  son  fils,  écuyer,  seigneur  de  la 
Corbinaye,  avec  les  gentilshommes  bretons  en 
1788.  Il  disparut  dans  la  tourmente  révolution- 
naire, frappé  à  Bescherel  en  une  rencontre  avec 
les  bleus.  Son  fils  fut  une  des  nombreuses  vic- 
times qui  succombèrent  a  Quiberon. 

2°  En  Lorraine  :  Pierre  des  Salles,  seigneur  de 
Combervaux,  gouverneur  de  Damviller  en  1478 
(Il  était  fils,  sauf  preuve  contraire,  d'Antoine  des 
Salles,  capitaine  au  service  des  rois  de  Navarre 
et  d'Anne  de  Rouillac). 

Claude  des  Salles,  maréchal  des  camps  et  ar- 
mées du  roi  de  France,  Henri  III  qui  fut  parrain 
de  son  fils. 

François  des  Salles,  baron  de  Roltay,  gouver- 
neur de  Vaucouleur  en  1640. 

Henri  des  Salles,  chevalier-baron  des  Vouthons, 
colonel  de  cavalerie  sous  le  roi  Louis  XIII. 

Claude  II  des  Salles,  ambassadeur  en  Suède, 
Danemark,  Pologne  et  Hollande  sous  Louis  XIII 
et  Louis  XIV. 

Claude-Gustave-Chrétien  des  Salles,  filleul  de 
Christine  de  Suède,  nommé  en  1675  mestre  de 
camp  et  colonel  du  régiment  de  Saint-Aoùst. 

François  des  Salles,  marquis  de  Bullegnéville, 
commandant  d'une  compagnie  de  chevau-légers 
de  la  garde  du  duc  de  Lorraine  en  1696,  etc.,  etc. 
(Histoire  de  la  maison  des  Salles,  etc.  Nancy, 
MDCCXVI,  par  Dom  Hugo). 

3»  Aux  Antilles  :  Gilles  ou  Gil  des  Salles,  au- 
teur de  la  branche  des  Antilles,  conseiller  au  Con- 
seil souverain  de  Saint-Christophe  avant  1711 
(Papiers  de  famille  et  Archives  départementales 
des  Côtes-du-Nord). 

Messire  Pierre  des  Salles,  écuyer,  fut  sous- 
doyen  du  Conseil  souverain  de  la  Martinique 
(1719-1782) . 

Charles  des  Salles,  petit-fils  de  ce  dernier,  fut 
garde  du  corps  du  roi  Louis  XVIII  (campagne  de 
Gand). 

Pierre  -  François  -  Marie  -  Dieudonné  Dessalles, 
marquis  des  Salles  (1785-1857),  frère  aîné  du  pré- 
cédent, fut  procureur  général  à  la  Martinique. 
Le  gouvernement  de  Louis-Philippe  le  révoqua 
en  1832,  pour  refus  de  contresigner  l'arrêté  pro- 
mulgatif  de  la  loi  qui  interdisait  l'accès  du  terri- 
toire de  la  France  et  de  ses  colonies  à  Charles  X 
et  à  sa  famille  ;  il  épousa  Anna  de  Bence  de  Sainte- 
Catherine,  fille  de  messire  Pierre-Nicolas  de 
Bence  de  Sainte-Catherine  (La  famille  de  Bence, 
originaire  d'Italie,  serait  d'après  une  tradition 
constante,  issue  de  Benencasa,  aïeul  de  Sainte-Ca- 
therine de  Sienne;  c'est  envertu  de  cette  tradition 
que  cette  famille,  venue  en  France  à  la  suite  des 
Médicis,  ajouta  à  son  nom  celui  de  Sainte-Cathe- 


rine. Les  Bence  de  Ste-Catherine  s'étaient  établis 
en  Normandie.  Ils  eurent,  entre  autres  personna- 
ges marquants,  Jean  de  Bence,  né  àJAouen  en  1568, 
mort  à  Lyon  en  1642,  docteur  en  Sorbonne  et 
prêtre  de  l'Oratoire,  qui  contribua  à  la  fondation 
du  collège  de  Juigny.  En  souvenir  de  cette  pa- 
renté, le  père  de  Mme  des  Salles,  Pierre-Nicolas 
de  Bence  de  Ste-Catherine,  fut  envoyé  à  l'âge  de 
quatre  ans,  l'épée  au  côté,  de  la  Martinique  en 
France,  pour  être  élevé  au  collège  de  Juigny. 
Cette  famille,  éteinte  en  France,  y  est  fondue  dans 
les  familles  des  Salles,  de  la  Grandière  et  de  Bas- 
quiat  de  Mugriet),  écuyer,  —  et  de  Marie-Madeleine 
Angélique  Duval  de  Sainte-Claire  (Les  familles  de 
Bence  de  Ste-Catherine  et  Duval  de  Ste-Claire 
descendaient  l'une  et  l'autre  par  les  familles  de 
Gaigneron  et  Papin  de  l'Espine-Dupont,  de  l'une 
des  filles  de  Guillaume  d'Orange,  guerrier  célèbre 
dans  l'histoire  des  Antilles  :  Marie  d'Orange, 
aïeule  directe,  d'une  part  de  Léon  Papin-Dupont, 
«le  saint  homme  de  Tours»  dont  la  prochaine 
béatification  ne  fait  aucun  doute,  et  d'autre  part, 
de  S.  M.  l'Impératrice  Joséphine.  —  Armes  des  de 
Bence  :  D'argent  à  l'aigle  éployée  de  sable,  ac- 
compagnée en  chef  de  trois  trèfles  rangés  de 
sinople  ( —  dont  il  eut  : 

lo  Pierre  dit  Adrien,  officier  de  cavalerie  de  mi- 
lice à  la  Martinique,  auteur  de  1' «  Histoire  des 
Antilles  »  ; 

2°  Henri,  marquis  des  Salles,  qui  épousa  Ma- 
rie-Henriette Charlotte-Jeanne  de  Potier  (De  Po- 
tier de  Raynan,  de  Grandissans,  etc.  —  Armes  : 
D'azur  à  une  fasce  d'or,  accompagnée  en  chef  de 
trois  étoiles  d'argent  et,  en  pointe,  d'un  croissant 
de  même;  ladite  fasce  chargée  d'une  molette  d'é- 
peron de  gueules.  Famille  originaire  d'Auxonne, 
alliée  aux  familles  Révérend  de  Villefontaine, 
de  Dalmas,  Bailly  de  Baillivy,  de  Villebois,  de 
Lavaur  de  St-Fortunade,  etc.,  qui  s'est  illustrée 
pendant  les  guerres  de  la  première  République 
et  du  premier  Empire.  Le  général  Louis-Nestor 
de  Potier  avait  eu  sept  frères,  dont  trois  furent 
tués  aux  combats  d'Eylau,  Fiume  et  Haguenau. 
Parmi  les  quatre  autres,  deux  devinrent  aussi 
généraux.  L'aîné  fut  créé  comte  et  le  second  baron 
sous  la  Restauration. 

Le  chef  de  cette  branche  de  la  famille  de  Potier, 
mort  en  1888,  était  le  général-comte  de  Potier 
('Charles-Marie-Ferdinand-Jacques),  né  à  Paris,  le 
11  juillet  1820,  filleul  de  LL.  AA.  RR.  Monsieur, 
frère  du  roi,  et  Mme  la  duchesse  de  Berry,  géné- 
ral de  division,  grand-officier  de  la  Légion  d'hon- 
neur, qui  a  laissé  deux  filles  :  Mme  de  Mardigny 
et  MlleGermaine  de  Potier),  — fille  de  Louis-Nestor, 
général  de  brigade,  commandeur  de  la  Légion 
d'honneur,  médaillé  de  Ste-Hélène,  et  de  Marie- 
Charlotte-Aménaïde  de  Lastic  Saint-Jal  (De  Las- 
tic.  —  Armes  :  De  gueules  à  la  fasce  d'argent. 

La  famille  de  Lastic,  originaire  d'Auvergne,  est 


—  699  — 


700 


l'une  des  plus  anciennes  de  France.  Elle  descend 
de  Charlemagne,  par  Isabelle,  dauphine  d'Au- 
vergne, aïeule  directe  de  Marie-Charlotte-Amé- 
naïde  de  Lastic  SL-Jal,  et  remonte  authentiquetnent, 
comme  la  maison  de  France,  à  Robert-le-Pieux 
et  Hugues  Capet.  Elle  descend  également  de 
beaucoup  d'autres  maisons  souveraines,  entre 
autres  de  celle  des  ducs  de  Bretagne,  par  Co- 
nan  VU,  autre  aïeul  d Isabelle  d'Auvergne,  et 
compte,  parmi  une  longue  suite  de  personnages 
marquants  (dont  une  quarantaine  ont  figuré  aux 
Croisades),  un  grand  maître  de  l'ordre  de  St-Jean 
de  Jérusalem,  Jean  de  Lastic  (1371-1454),  qua- 
trième enfant  de  Jean  1er,  Bompar  VII,  seigneur 
de  Lastic,  de  Valeilles  et  autres  lieux,  et  de 
Ahélis  de  Montcellez,  dame  d'Unzac  et  de  Se- 
gonzac) . 

Henry-Dieudonné,  mis  des  Salles,  fils  aîné  du 
précédent,  né  en  1855,  décédé  à  Nantes  en  février 
1896,  ancien  volontaire  de  l'Ouest  (campagne  de 
1870-71).  Engagé  du  13  octobre  1870,  il  fut  un  des 
plus  jeunes  combattants  des  armées  françaises. 
En  qualité  de  simple  soldat,  puis  de  caporal  au  3e 
bataillon  de  !a  légion,  il  assista  à  la  bataille  de 
Marchenoir  (0-9  décembre  1870)  et  prit  part,  jus- 
qu'à la  fin  de  lacampagne,  à  toutes  les  opérations 
du  XXIe  corps,  commandé  par  le  général  Jaurès. 
Il  venait,  quand  la  mort  l'a  surprit,  de  publier  un 
intéressant  volume  :  «  Souvenirs  de  mon  batail- 
lon »,  où  ses  anciens  camarades  retrouvent  bien 
vivantes  leurs  impressions  de  l'époque,  et  dont 
le  général  de  Charelte  l'avait  chaudement  félicité. 

Seigneuries.  —  Les  membies  des  différentes 
branches  de  la  famille  des  Salles  sont  qualifiés 
dans  les  actes  :  écuyers,  chevaliers,  marquis  des 
Salles,  et  seigneurs  ou  sieurs  des  Rosais,  du  Bas- 
Harain,  du  Bois-Hutin,  de  la  Ville-Thomas,  de  la 
Gallonays,  de  la  Ville-Morfouace,  de  la  Cornillière, 
du  Coudray,  de  la  Corbinaye,  etc.  :  en  Bretagne  : 
de  Gombervaux,  d'Ugny,  des  Vouthons,  de  Cous- 
sey,  de  Gouhécourt,  de  Dainviile,  de  Longchamp, 
de  Roltay,  de  Vaucouleur,  de  Bullegnéville,  etc.  ; 
en  Lorraine  et  Champagne  :  de  Lespinassat,  des 
Pâques,  en  Guienne  ;  de  Boismarcel,  de  Margency, 
de  Guercourt,  de  l'Egléris,  d'Epinoix,  de  la 
Motte,  etc.,  aux  Antilles. 

Ils  ont  possédé,  en  outre,  les  habitations  la 
Dessalles  (Nouvelle-Cité),  la  Cafeyère,  le  Bochet, 
à  la  Martinique  ;  et  les  habitations  Gissac,  à  la 
Guadeloupe. 

Principales  Alliances. —  1°  Branche  des  Rosais  : 
des  Rosais  de  Trémal,  le  Prévost,  du  Masle,  de 
Grénédan,  Chef-de-Mail,  Robert,  du  Plessis,  la 
Blinais,  le  Bouteiller,  le  Clerc,  Gillet,  etc.; 

2"  Brandte  de  la  Gallonnags  :  de  Bellouan,  l'Ar- 
cher, Riou,  Guionnez,  Fredot,  Cojaleu,  Léziart,  de 
Talhouët,  etc.-; 

3°  Branche  de  Lorraine  :  de  Vernancourt,  do 
Haussonville,  de  Maugiron,  de  Beauvuu,  de  lii- 


vière,  de  Mérode,  dA.ucy,  deVallerot,deLouviers, 
de  Brancas-Villars,  de  Rochambeau  (De  Vimeur 
de  Rochambeau,  ancienne  famille  de  Vcndômois, 
qui  s'est  éteinte  sous  le  second  Empire  en  la  per- 
sonne de  Philippe,  marquis  de  Rochambeau,  fils 
du  général,  tué  à  Leipzig,  et  petit-fils  de  l'illustre 
maréchal,  compagnon  d'armes  de  Washington. 
11  avait  épousé  une  demoiselle  de  Clausonnette  et 
n'avait  pas  eu  d'enfants.  Le  nom  et  le  titre  ont 
été  transmis  par  adoption  à  un  M.  Lacroix),  etc.; 

4°  Branche  des  Antilles  :  d'Hector,  Gervais  de 
Salvert,  Littée,  d'Eu  de  Montdenoix,  Le  Vassor 
de  Bonneterre,  Lecointre  de  Bellecourt,  Séguin  de 
Lassalle,  Coppinger,  d'Albis  de  Gissac,  de  Cai- 
biac,  Despessailles,  de  Lart  de  Saint-Aignan,  de 
Bence  de  Ste-Catherine.de  Cacqueray-Valmenier, 
Cléret  de  Langavant,  de  Potier,  de  Visien,  etc. 

Armes.  -  Bretagne  et  Antilles  :  Ecartclè  :  aux 
1  et  4,  d'azur,  à  trois  roses  d'argent,  2  et  1,  au 
chef  cousu  de  gueules,  chargé  de  trois  bandes  d'or, 
qui  est  des  Salles  des  Rosais;  aux  2  et  3  d'ar- 
gent, au  cheeron  de  gueules  accompagné  en  chef 
de  deux  têtes  de  nègre  de  sable  ayant  leur  ban- 
deau d'argent,  et,  en  pointe,  d'une  ancre  aussi  de 
sable,  qui  est  des  Salles  des  Antilles. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  sauoages  de  carnation. 

Lorraine  et  Champagne  :  D'argent,  d  la  tour 
donjonnée  de  sable. 

Devise.  —  Bretagne:  Incorrupta  fides;  An- 
tilles :  Et  habet  sua  munera  Virtus;  Lorraine  et 
Champagne  :  La  tour  du  Seigneur  est  ma  forte- 
resse. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

Branche  des  Antilles  (la  seule  existante). 

A.  —  Branche  aînée  établie  à  Courbevoie, 
35,  rue  de  l'Aima  : 

Salles  (marquise  des),  née  de  Pottier, 
veuve  de  Henri,  marquis  des  Salles,  cité 
plus  haut,  dont  :  Guercourt-Charles-Pie- 
Marie-François,  comte  des  Salles,  né  en 
1861, marié  en  1887  à  Valentine  de  Visien, 
dont  :  un  lils,  Louis,  né  en  1888,  et  deux 
filles. 

B. — Branche  cadette  établie  aux  Pâques: 

Salles  (Charles  des),  fils  d'Adolphe  des 
Salles,  zouave  pontifical,  mort  en  1885,  et 
de  Marie  Despessailles. 

G.  —  Branche  collatérale  des  précédentes 
établie  à  Trieste  (Autriche)  : 

Salles  d'Epinoix  (Raoul des),  né  en  1848, 


—  701  — 


—  702  — 


et  ses  trois  frères  :  Adhémar,  né  en  1851  ; 
Gaston,  né  en  1853;  Edgar,  né  en  1858 
(resté  veuf  avec  un  fils,  Raoul),  tous  enfants 
de  Gharles-Victor-Florentdes  Salles  d'Epi- 
noix  et  de  Marie-Ersilie  de  Falkner,  décé- 
dé 


s,  l'un  et  l'autre  en  1896. 


SALMON  DE  LOIRAY  (de). 

Famille  établie  dans  le  Vendomois,  le  Maine  et 
la  Touraine. 

Elle  remonte,  par  filiation  suivie,  à  Jean  de  Sal- 
mon,  lef  du  nom,  qui  vivait  en  1449. 

Elle  a  formé  les  branches  : 

l9Des  seigneurs  du  Castellier; 

2°  Des  seigneurs  de  la  Brosse  ; 

3°  Des  seigneuis  de  Loire  ; 

4°  Des  seigneurs  de  Gourtemblay,  qui  ont  donné 
des  officiers  dans  nos  armées  et  des  chevaliers  de 
St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  à  un  chevron  d'or,  accompa- 
gné de  trois  tôles  de  lion  du  même,  arrachées  et 
languèes  de  gueules,  posées  2  en  chef  et  l  en 
pointe. 

SAPORTA  {de). 

Ou  Saporte. 

Cette  maison,  de  la  ville  d'Apt,  en  Provence, 
est  originaire  de  Saragosse,  où  elle  a  toujours  été 
comprise  dans  les  familles  les  plus  distinguées. 

Louis  de  Saporte  fut  le  premier  qui  vint  en 
France.  Il  établit  sa  demeure  à  Marseille  vers 
1460. 

Son  petit-fils  Antoine  alla  s'établir  à  Montpel- 
lier ;  il  était  fort  attaché  à  la  Cour  de  Marguerite 
de  Navarre.  Ce  fut  là  qu'il  quitta  la  religion  de 
ses  pères  pour  embrasser  la  religion  prétendue 
réformée.  Son  fils  Jean  de  Saporta,  qui  avait  servi 
dans  l'armée  de  l'amiral  de  Coligny,  en  qualité 
de  capitaine,  puis  de  colonel,  se  jeta  dans  la  Ro- 
chelle après  la  journée  de  laSt-Barthélemy,  où  il 
donna  des  preuves  de  sa  valeur  et  où  il  fut  dan- 
gereusement blessé. 

Son  petit-fils  François-Abel  de  Saporta,  qui  en- 
tra dans  les  mousquetaires  et  fut  ensuite  capitaine 
d'une  compagnie  de  100  hommes  de  pied,  se  re- 
tira en  Provence  où  il  fut  maintenu  dans  sa  no- 
blesse par  arrêt  du  18  février  1668. 

Etienne-Jean  de  Saporta,  un  de  ses  descen- 
dants,prit  aussi  le  parti  des  armes  et  fut  fait  che- 
valier de  St-Louis.  11  commandait  une  milice  en 
1746. 

Armes  :  D'azur,  à  un  portail  d'or,  et  un  chef 
de  gueules,  chargé  d'un  lion  d'or,  passant. 


SARGUS  (de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Picardie. 

Les  renseignements  la  concernant  font  en  par- 
tie défaut  dans  les  anciens  armoriaux.  Néan- 
moins il  est  hors  de  doute  qu'elle  est  de  date 
très  ancienne. 

On  trouve  un  André  de  Sarcus  qui  se  croisa  en 
12 '.0. 

Ses  alliances,  très  nombreuses,  sont  des  plus 
brillantes. 

Armes  :  De  gueules,  au  sautoir  d'argent,  can- 
tonné de  quatre  merlettes  du  même. 

SARTIGES  (de). 

Cette  famille  est  originaire  d'Auvergne. 

Elle  a  formé  plusieurs  branches  dont  une  seule 
subsiste  actuellement. 

Un  Gauthier  de  Sartiges  se  croisa  en  1248.  Ses 
armes  sont  au  Musée  de  Versailles. 

Bertrand  de  Sartiges,  chevalier  du  Temple, 
commandeur  de  Cariât,  en  Auvergne,  fut  l'un  des 
plus  ardents  défenseurs  de  son  ordre  devant  l'é- 
vèque  de  Clermont  en  1309  ;  puis  à  Paris,  devant 
la  Commission  instituée  par  le  pape  Clément  V, 
de  1310  à  1314. 

La  maison  de  Sartiges  a  fait  ses  preuves  lors 
de  la  recherche  générale  en  Auvergne  ordonnée 
par  Louis  XIV. 

Elle  a  donné  des  préfets,  un  secrétaire  d'am- 
bassade, des  chevaliers  de  St-Louis  et  de  la  Lé- 
gion d'honneur. 

Armes:  D'azur,  à  deux  chevrons  d'or  superpo- 
sés, accompagnés  de  trois  êtoit  es   d'argent,   2  en 
chef  et  l  en  jointe  ;  le  chevron  du  chef  surmonté 
d'une  fleur  de  lis  d'or. 

SARTORIO. 

Cette  famille,  d'origine  Mi- 
lanaise et  selon  des  proba- 
bilités, remontant  au  xne  ou 
xiue  siècle,  a  des  représen- 
tants en  Italie,  (Gênes,  San- 
Remo,  Naples)  en  Sicile, 
en  Autriche  (Trieste)  et  en 
France.  Un  de  ses  membres 
paraît  avec  honneur  dans  la 
guerre  entre  le  Piémont  et 
l'Autriche,  en  1849  et  sauve 
à  la  bataille  de  Novare  la  vie 
du  jeune  Victor-Emmanuel. 

Armes  :  Coupé  :  au  [  d'or,  à  l'aigle  éployée  de 
sable,    languée    de    gueules    qui    est    d'Autriche 


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V 

703  — 


—  704  — 


ancien  ;  au  II  paie  de  gueules  et  d'argent  de  six 
pièces,  chargé  d'un  fanion  d'or  à  l'ombre  de  soleil 
de  sable  ;  (non  figuré). 

Les  branches  de  Trieste,  Sicile  et  Naples  diffè- 
rent par  leurs  armoiries. 

Sicile:  D'azur,  au  lion  d'or  rampant  contre  un 
arbre  au  naturel,  dont  la  tige  est  entourée  d'un 
serpent  de  sinople. 

Trieste  :  Coupe  ;  le  I parti  au  ier  de  sable  à  la 
mer  agitée  d'azur  ;  au  2<*  d'azur  à  la  tour  cré- 
nelée à  la  guelfe,  d'argent,  ouverte,  ajourée  et 
maçonnée  de  sable:  au II,  d'argent  à  trois  bandes 
d'azur. 

Couronne  de  baron. 

La  branche  de  Naples  porte  les  armes  du  Mar- 
quisat d'Analista,  dont  elle  est  titulaire. 

REPRÉSENTANTS  A  0 T UELS  : 
(branche    française) 

1°  Sartorio  (Jean- Jacques-Baptiste), 
Jean  III,  né  le  14  mars  1839,  chef  de  nom  et 
d'armes,  capne  au  long  cours,  chev.  du 
Nicham-Iftikar.  Bd  de  la  Magdeleine  183, 
Marseille,  père  de:  a),  Charles-Jean-Bap- 
tiste, (Jean  IV),  né  à  Marseille  le  29  mars 
1872,  membre  du  Conseil  herald,  de  Fran- 
ce :  b)  Rose-Angèle-Augustine,  née  à  Mar- 
seille le  1er  mars  1874. 

2°  Sartorio  (Paul-Philippe -Nicolas),  né 
à  Marseille,  le  6  décembre  1843,  domicilié 
à  Arma  de  Taggia  (Italie),  frère  du  pré- 
cédent. 

3°  Sartorio  (Marius-Alfred),  frère  du 
précédent,  né  à  M.,  le  25  août  1847,  capne  au 
long-cours,  domicilié  à  Bordeaux,  père  de 
a)  Louis,  né  à  Marseille  en  1875,  b)  Alfred, 
né  à  Marseille  en  1879. 

4°  Sartorio  (Gustave-Nicolas)  ,  frère 
du  précédent,  né  à  Marseille  le  5  août  1852, 
frère  de  Adeline,  né  à  Marseille  en  1884. 

SAUVEUR  DE  LA  CHAPELLE. 

Le  parlement  de  la  pro- 
vince de  Bretagne  (où  cette 
famille  s'était  établie  sous 
le  règne  de  Louis  XIV)  a 
compté,  paraisses  membres 
les  plus  distingués,  des  an- 
cêtres des  représentants  ac- 
tuels de  cette  maison  quant 
à  son  ancienneté  et  son 
illustration.  Les  honneurs 
qui  lui  furent  conférés,  les 
différentes  fonctions  aux- 
quelles elle  fut  appelée,  ne 


sont  pas  moins  explicites  que  les  titres  qu'elle 
possède  et  les  actes  publics,  dont  l'authenticité 
n'est  pas  le  moindre  mérite. 

Qu'il  nous  suffise  d'en  citer  quelques-uns  : 
En  1408,  une  charte  sur  parchemin  fut  passée 
devant  vénérable  et  religieux  seigneur  messire 
Louis  Sauveur,  chanoine  archidiacre  de  la  cathé- 
drale Sainte-Marie,  à  Nîmes. 

Un  second  document  à  la  date  de  1471  est  une 
quittance  que  Jehan  de  Sauveur  receveur-géné- 
ral du  roi  à  Pontoise,  reçut  de  Mathieu  Bauvarlet 
secrétaire  de  Louis  II. 

En  1574,  c'est  un  rôle  original  de  48  hommes  de 
guerre,  dont  se  composait  la  garnison  du  château 
de  Beaufort  en  Anjou,  et  que  commandait  le 
lieutenantPierre  Sauveur, seigneur  de  Villeneuve' 

En  1696,  nous  trouvons  une  copie  de  l'enregis- 
trement officiel  des  armoiries  de lafamille  Sauveur, 
dans  V Armoriai  général  de  France  (généralité  de 
Paris)  dressé  en  exécution  de  l'édit  de  réforma- 
tion  de  Louis  XIV,  pièce  qui  se  trouve  actuelle- 
ment à  la  Bibliothèque  Nationale  à  Paris.  (Tomel, 
folio  48) . 

Toutes  ces  pièces  authentiques  sont  en  la  pos- 
session du  baron  Eugène  Sauveur  de  la  Chapelle. 

Cette  famille,qui  a  joint  à  son  nom  patronymique 
de  Sauveur  celui  de  la  Chapelle,  a  contracté  des 
alliances  tant  par  elle,  que  par  les  Quemper  de 
Lanascol,  avec  les  plus  anciennes  races  de  la 
noblesse  bretonne  telles  que:  les  de  laBoëssières, 
de  Matignon,  du  Bourblanc,  de  Loc-Maria,  de 
Quélen,  de  Goësbriand,  de  Kerampuil,  de  Bois- 
boissel,  de  Carné,  de  Kérouarz,  de  Kermel,  de 
Gouzon,  de  Lourmel,  de  Roquefeuil,  etc. 

Le  père  du  chef  actuel  de  cette  famille,    fut 
député,  consul  général  et  était  décoré  de   plu- 
sieurs ordres  ;   il    avait    épousé    demoiselle   de 
Quemper  de  Lanascol,  fille  du   marquis   de   ce  . 
nom. 

Armes  :  D'or,  à  trois  trèfles  de  sinople  .2  et  1 . 
(Enregistrement  à  la  généralité  de  Paris,  édit 
royal  du  28  novembre  1696,  tome  I,  folio  48.) 
(Cette  édition  se  trouve  à  la  Bibliothèque  Nationale 
à  Paris). 

Couronne  de  baron. 

Une  branche  de  cette  famille  a  porté  :  Tranché 
de  gueules  et  d'azur,  à  la  bande  d'or. 

Devise  :  Salvavit. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

l°Sauveur  de  La  Chapelle  (Baron  Eugène- 
Marie-Charles)  Chef  de  nom  et  d'armes.  Ré- 
sidence: chaude  Selins,près  Annay-en-Ba- 
zois  (Nièvre)  marié  à  Mlle  Coran  de  Selins, 
dont  un  fils  unique,  Jacques,  secrétaire 
d'ambassade. 


705  — 


—  706 


2°  S.  de  La  Ch.  (Léonide),  mariée  au 
Vte  Victor  de  Grésolles. 

SAVEUSE  (de). 

Nous  trouvons  une  famille  de  ce  nom,  origi- 
naire de  Picardie,  qui  fournit,  en  1219,  un  croisé 
en  la  personne  de  Guillaume  de  Saveuse. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  bande  d'or,  accompa- 
gnée de  six  bilùettes  de  même. 

SGEY  DE  BRUN  (de). 


De  Scey.  Prince,  comte  de 
Montbéliard,  marquis  de 
Scey,  comte  de  laMainglane, 
marquis  de  Brun. 

L'histoire  de  l'illustre  mai- 
son de  Scey  est  écrite  dans 
les  anciennes  chartes  et  les 
ouvrages  des  principaux 
historiens  de  la  Franche-Comté,  tels  que  Golut, 
Dunod,    Chifflet,   Varin,  Guillaume,  Billy,  etc. 

Jean-Claude  colonel  d'un  régiment  et  comman- 
dant les  forts  de  Salins,  épousa  le  27  juillet  1679 
Albertine  de  Blitterswick,  fille  de  Gaspard,  ba- 
ron deMoncley  et  sœur  d'Antoine  de  Blitterswick, 
archevêque  de  Besançon. 

Jean-Claude  de  Scey  mourut  en  1715  ;  son  fils 
Claude-Louis  épousa  Nicole  de  St-Maurice  Mont- 
barey,  dont  le  neveu  le  prince  de  St-Maurice 
Montbarey  fut  ministre  de  Louis  XVI. 

Antoine-Alexandre  de  Scey,  fils  de  Claude- 
Louis  fut  maréchal  des  camps  et  armées  du  roi, 
lieutenant-général  et  se  distingua  pendant  la 
guerre  de  sept  ans.  Grand  Bailli  d'Epée  de  Dôle, 
grand  cordon  de  St-Louis,  aussi  estimé  par  sa 
bravoure  que  par  son  esprit  et  ses  mérites  per- 
sonnels, il  épousa  en  1773  Marie-Thérèse  de 
Grammont,  fille  du  marquis  de  Grammont,  lieu- 
tenant-général, chevalier  d'honneur  du  Parlement 
de  Besançon,  et  de  Mlle  de  Vaudrey. 

Antoine-Alexandre  de  Scey  eut  les  honneurs 
de  la  Cour  en  1780. 

Son  fils  Pierre-Georges  de  Scey,  colonel  de  ca- 
valerie, chevalier  de  St-Louis  et  de  St-Georges, 
épousa  Catherine  de  Reinach  d'Heidwiller  d'une 
des  plus  anciennes  et  illustres  maisons  d'Alsace, 
alliée  jadis  à  l'empereur  Rodolphe  de  Habsbourg 
et  de  notre  temps  au  pape  Pie  IX  par  la  mère  de 
Catherine  de  Reinach,  la  baronne  de  Ferette. 

Pierre-Georges  de  Scey  eût  trois  enfants  : 
Pierre-Ferdinand  qui  suit  :  2°  Catherine  de  Scey 
mariée  au  comte  Louis  de  Jouffroy  d'Abbans.  3° 
Alexandre,  dont  Ferdinand  de   Scey,    capitaine, 


marié  à   Marguerite  Teste  de  Sagey,  dont  Ber- 
nard né  en  1893. 

Pierre-Ferdinand  de  Scey  fut  adopté  par  sa  pa- 
rente la  marquise  Ferdinande  de  Brun,  dernière 
héritière  de  la  maison,  à  la  condition  de  relever  le 
nom,  le  titre  et  les  armes  des  marquis  de  Brun, 
très  illustre  famille  du  Parlement  de  Dôle.  Pierre- 
Ferdinand  de  Scey  épousa  Jeanne  de  Jouffroy 
d'Abbans,  dont  le  grand  oncle,  le  marquis  de 
Jouffroy  d'Abbans,  fut  l'inventeur  de  l'application 
de  la  vapeur  à  la  navigation. 

Pierre-Ferdinand  de  Scey,  marquis  de  Brun, 
eût  quatre  enfants  :  1°  Marie-Pierre-Louise-Ferdi- 
nand Richard  Dieudonné,  dit  Déodat  qui  suit  :  2° 
Marie-Pierre-Henri  Gaétan  ;  3°  Louis-Marie-Wil- 
frid,  qui  a  relevé  le  titre  de  prince  porté  par  ses 
ancêtres  directs.  Résidence  :  château  de  Scey 
en  Varais  (Doubs),  et  4°  une  fille  Délie  de  Scey, 
mariée  au  comte  Gabriel  de  St-Innocent.  Rési- 
dence :  château  de  Sommant  (Saône-et-Loire.) 

Pierre-Ferdinand  Déodat,  prince  de  Scey,  comte 
né  de  Montbéliard,  marquis  de  Brun  ;  résidence 
château  de  Buthier  (Haute-Saône)  a  épousé  Jeanne 
d'Aubigneu,  dont  un  fils,  Pierre-Marie  Jean-Fer- 
dinand, né  le  6  avril  1886. 

Alliances  :  Narbonne,  Maçon,  Salius,  Traves, 
Montbéliard,  Habsbourg,  Lorraine,  Mousson, 
Bar,  Férette,Neuchatel,  Bourgogne,  Cusance,  Ar- 
guel,  Epenoy,  Audelot,  Poligny,  Beauff remont, 
Chastenay,  Blitterswick,  St-Maurice-Montbarrey, 
Grammont,  Vaudray,  Mérode,  Montalembert, 
Reinach  d'Heidwiller,  Jouffroy  d'Abbans,  d'Au- 
bigneu. 

Armes  :  Ecartelé  :  au  1  de  sable,  au  lion  d'or, 
couronné  du  même,  armé  et  lanipassô  de  gueu- 
les, accompagné  de  neuf  croisettes  recroisettées, 
au  pied  fiché  du  second;  au  2,  de  gueules  à  deux 
bars  adossés  ;  au  3,  d'or  à  trois  raisins  de  pour- 
pres et  1,  les  queues  en  haut;  au  4,  devair. 

Devise  :  Scey  changer  ne  veux. 

Timbre  :  Ancienne  couronne  princière  à  cinq 
fleurons . 

Cette  famille  est  du  très  petit  nombre  de  celles 
dont  l'origine  se  perd  dans  les  temps  les  plus  re- 
culés. Déjà,  en  900,  elle  était  par  ses  immenses 
possessions,  sa  noblesse,  son  rang,  ses  alliances, 
presqu'aussi  puissante  que  celle  des  comtes  de 
Bourgogne,  auxquels  elle  était  alliée  ;  mais  un 
peu  après  le  milieu  du  xive  siècle,  elle  fut  en- 
traînée dans  des  guerres  sanglantes  et  y  perdit 
une  grande  partie  de  ses  biens  et  de  sa  puis- 
sance absolue. 

Les  Varasques,tribut,Burgonde  arrivèrent  au  ve 
siècle  sur  les  rives  du  Doubs  et  de  la  Loue  ;  leur 
chef  s'établit  dans  l'antique  Casteilum  de  Scey  dit 
depuis  en  Varais,  du  nom  donné  à  ses  vastes  pos- 
sessions au  centre  desquelles  s'élevait  cette  for* 


Tome  11 


28 


—  707  — 


708  — 


teresse  sur  un  promontoir  de  très  hauts  rochers, 
dans  une  position  imprenable  et  où  déjà  fort 
longtemps  avant  il  y  avait  eu  un  collège  Druidi- 
que, dominant  à  gauche  le  vallon  sacré  dit  du 
Valbois,  où  les  simples  mortels  ne  pouvaient 
entrer  sous  peine  de  mort;  le  chef  des  Druides  y 
cueillait  le  gui  sacré  avec  la  faucille  d'or.  Lors  de 
la  conquête  Romaine  ce  collège  Druidique  fut 
transformé  en  un  Castellum  avec  un  temple  à 
Bacchus  (Dionisius)  ;  à  l'époque  de  la  conver- 
sion des  Varasques  au  christianisme,  le  culte 
de  Dionisius  fut  remplacé  au  château  de  Scey 
par  celui  de  St-Denis,  auquel  on  y  construisit 
une  chapelle,  puis  une  église  dans  la  seconde  en- 
ceinte du  château  fort,  d'où  il  prit  le  nom  de  châ- 
teau de  Scey-St-Denis  (en  Varais  Doubs).  Dunodhis 
des  Bourg.  218-270.  —  Orosic.  7  cap.  22  —  Billy, 
mém.  de  Bourg,  page  65  et  suivantes,  histoire 
manuscrite  de  la  maison  de  Scey.) 

La  filiation  de  la  maison  de  Scey  est  établie 
avec  toute  authencité  à  partir  d'un  sir  de  Scey 
qui  était  assez  puissant  vers  l'an  900  pour  épou-- 
ser  Attèle,  fille  d'Albéric  de  Narbonne,  comte  de 
Maçon,  branche  cadette  des  comtes  de  Bourgo- 
gne. Albéric  possédait  le  château  fort  d'Ornans 
à  6  kil.  de  celui  de  Scey. 

L'an  937,  Attèle  de  Scey,  (nobilis  matrone), 
traite  d'un  fief  avec  Geifroy  archevêque  de  Be- 
sançon. (Dunod,  his.  du  Comité  de  Bourg,  tome  II 
aux  preuves  p.  614.  —  Charte  du  chap.  de  Be- 
sançon). 

Guillenus,  fils  d'Attèle,  est  qualifié  d'homme  il- 
lustre, dans  une  charte  de  933.  (Dunod,  his.  de 
l'église  de  Besançon,  tome  I,  page  89).  Guy,  son 
fils,  confirme  une  donation  qu'avait  faite  son 
grand  oncle,  Létalde,  comte  de  Maçon,  aux  égli- 
ses de  Gray  et  de  Pontarlier,  996,  (mémoires 
de  Bourg,  par  de  Billy) 

Hugues  fils  de  Guy,  accompagne  Renaud  I«r 
comte  de  Bourgogne,  au  château  de  Dijon  et  y  si- 
gne la  donation  que  fit  Renaud  à  l'église  de  Fla- 
vigny,  1037.  Hugues  de  Scey  signe  le  premier 
avant  tous  les  autres  grands  seigneurs,  ce  qui  à 
cette  époque  prouve  qu'il  passait  avant  eux,  et 
lui  seul  portait  un  nom  de  famille.  (Duchesnes 
hist.  de  la  maison  de  Vergy,  aux  preuves  p.  78.) 

Son  fils  Henri  de  Scey  est  mentionné  dans  une 
charte  de  l'église  de  Besançon  1050.  Henri  eut 
deux  fils,  Pierre  et  Guy  de  Scey. 

Pierre  fut  témoin  en  1060  d'une  donation  de 
Pontia,  comtesse  de  Bourgogne,  à  l'église  St- 
Etienne  de  Besançon.  (Trésors  généalogiques  de 
don  Villevielle  au  nom  de  Scey).  Il  est  qualifié 
du  titre  de  prince  de  Scey  dans  la  ratification  de 
1084,  de  sa  donation  au  monastère  de  Romain- 
Mouthier.  Il  était  mort  vers  1081  sans  postérité  ; 
son  frère  Guy  II  continua  la  lignée  et  lui  succéda 
avec  son  titre  de  prince,  qui  est  aflirmé  à  la  fa- 
mille de  Scey  par  les  trois  chartes  suivantes  : 


I.  L'an  1084,  Pierre  de  Scey,  «  vir  nobilissimus 
et  seculari  honore  a  progenitoribus  magnificus, 
castri  quod  cegias  dicitur  princeps  »  :  Pierre  de 
Scey,  homme  très  noble,  très  honoré  dans  son 
siècle,  magnifique  par  les  ancêtres,  prince  du 
château  de  Scey  ;  lequel  ayant  donné  un  Meix  et 
des  hommes  liges  au  monastère  de  Romain- 
Mouthier,  en  présence  et  comme  témoins  des  fils 
de  Guy  de  Scey;  Pierre  étant  mort  cette  donation 
est  approuvée  en  1084  par  Regnault,  comte  de 
Bourgogne,  le  sire  de  Salius  et  plusieurs  hauts 
personnages  qui  signent.  (Charte  des  archives 
de  Roroain-Mouthier,  déposée  à  la  bibliothèque 
de  Fribourg,  en  Suisse,  qui  possède  l'original  en 
latin). 

C'est  la  reconnaissance  formelle  de  la  haute  si- 
tuation de  Pierre  de  Scey  et  de  son  titre  de  prince 
par  le  comte  de  Bourgogne  lui-même,  le  souve- 
rain d'alors. 

II.  L'an  1083,  Hugues  de  Bourgogne,  archevêque 
de  Besançon.  (Guillaume,  histoire  des  sires  de 
Salius,  pag.  2  et  t.  8  aux  preuves.  Mémoires  du 
comté  de  Bourgogne  par  de  Billy)  accepte  la  do- 
nation faite  à  Bernard,  abbé  de  Baume  par  Guy 
II  prince  du  château  de  Scey. 

III.  Un  peu  plus  d'un  siècle  après,  l'an  1208, 
Amédée  archevêque  de  Besançon  confirme  les  do- 
nations faites  précédemment  à  Bernard,  abbé  de 
Baume,  de  ce  nombre  est  celle  de  Guy  prince  de 
Scey. 

Cet  acte  fait  devant  le  notaire  d'alors,  signé  par 
tous  les  membres  du  haut  chapitre  de  Besançon 
dont  chacun,  ainsi  que  l'archevêque  y  appose  son 
sceau,  est  aussi  d'une  autorité  irrécusable  ;  il  est 
la  confirmation  parfaite  du  titre  de  prince  de 
Scey,  car  dans  cet  acte  chacun  des  contractants  y 
est  soigneusement,  remarquablement  dénommé 
avec  le  titre  qui  lui  appartient  : 

On  y  lit  :  «  Quodacquisivit  a  Yillermo  Comité.. 

«  Quam  acquisivit  à  Valtherio  Salinensi 

«  Quam  acquisivit  ecclesiam  de  Ceies  a 
«  Vidone  ejus  dem  castri  Principe  : 
«  (A  Guy  prince  du  château  de  Scey.) 

«  Quam  acquisivit  ecclesiam  Neblesem 

«  A  Valtherio  ejus  dem  castri  domino  : 

«  (A  Valter,seigneurdu  château  de  Neublans.) 

(Sire  de  Salius,  tome  I,  page  27  aux  preuves. 
—  De  Persan,  recherches  historiques,  p.  357.  — 
Bernard  Prost,  origine  de  l'abbaye  de  Baume, 
page  100.  —  Charte  du  chapitre  de  Besançon). 

Le  titre  de  prince  ne  pouvait  être  plus  positi- 
vement reconnu,  que  dans  ces  Chartes  de  1083, 
1084  et  1208,  d'autant  plus  qu'il  résulte  de  nom- 
breuses Chartes,  entr'autres  dans  le  glossaire  de 
de  Ducange,  qu'à  cette  même  époque  le  titre  de 
prince,  princeps  était  la  propriété  et  qualité  des 
plus  hauts  seiyncurs  ne  rcleoant  d'aucun  autre, 


—  709  — 


710 


spécialement  lorsqu'ils  possédaient  une  forteresse 
importante  ;  exemple  :  Talmonensis  castri  prin- 
ceps,  prince  de  Talmont;  Péror.ensis  castri  prin- 
ceps,princeps  Alostensis,  princeps  Burbonensis, 
etc. 

Plusieurs  anciens  auteurs  Franc-Comtois  écri- 
vent aussi  avoir  vu  les  armes  princièrés  v  aire  es 
des  Scey  sur  leurs  tombes  dans  leur  chapelle  funé- 
raire placée  à  côté  de  celles  des  comtes  de  Bour- 
gogne, dans  l'église  Métropolitaine  de  St-Etienne 
de  Besançon,  démolie  par  Vauban  pour  y  cons- 
truire la  citadelle  actuelle,  et  où  seules  quelques 
familles  les  plus  nobles  y  avaient  droit  de  sépul- 
ture. (Dunod,  II, p.  221.  —  Dunod,  his,  du  Comté 
de  Bourg,  page  211.  —  Chifflet  Vesontio,  p.  93.  — 
Golud,  mém.  de  Bourg,  p.  70  —   de  Billy,  p.  64). 

Guy  II,  prince  de  Scey,  avait  épousé  la  fille 
d'Humbert  II,  sire  de  Salins,  et  de  son  épouse  Er- 
menburge  (Mém.  de  Bourg,  par  Labbé  de  Billy. 
Son  fils  Pierre  I,  fît  un  traité  de  paix  en  1091  avec 
Hugues  de  Bourgogne  archevêque  de  Besançon, 
et  Amédée  de  Monfaucon  auquel,  à  la  demande 
de  l'archevêque,  Pierre  rendit  ses  terres  et  son 
château  fort  de  Monfaucon  qu'il  avait  conquis. 
(Dunod,  his.  de  l'Eg,  de  Besançon,  lre  partie,  p. 
130). 

L'enthousiasme  chevaleresque  et  religieux 
lors  des  Croisades  entraîna,  vers  la  Terre  Sainte, 
successivement  un  grand  nombre  de  sires  de 
Scey.  On  a  connaissance  de  12  d'entr'eux  qui  y 
allèrent  ;  trois  au  moins  moururent  sur  le  champ 
de  bataille.  Turemberg  de  Scey,  bienfaiteur  de 
Bellevaux  récemment  fondé  par  Pierre  l'Ermite, 
assista  avec  Raald  de  Scey  à  la  première  Croi- 
sade. 

Pierre  lor,  prince  de  Scey,  épousa  Poucette  de 
Tiaves,  fille  d'Etienne  et  petite- fille  d'Hugues  de 
Traves  et  de  Judith  fille  du  duc  de  Lorraine 
(Mém.  de  Bourg,  de  Billy,  page  71). 

Leur  fils  Pierrell,  prince  de  Scey,  épousa,en  1128, 
Bonne,  fille  et  héritière  de  Thierry  II,  comte  de 
Montbéliard,  qui  n'avait  pas  d'héritier  mâle.  Il 
donna  son  autre  fille  Sophie,  en  mariage  à  Richard 
de  Montfaucon,  tous  deux  gendres  de  Thierry  II, 
qui  héritèrent  de  parties  du  Comté  de  Montbé- 
liard et  prirent  le  titre  de  comte  de  Montbéliard. 

Pierre  II  fut  le  principal  fondateur  de  l'abbaye 
de  Billon  en  1130.;  St-Bernard  y  vint  en  113i.  En 
1150,  Carbiliens  de  Scey  fut  témoin  en  Terre 
Sainte  du  testament  de  Barthélémy  de  Cicon,  et 
en  déposa  à  son  retour  devant  l'archevêque  de 
Besançon.  (Chartes  en  latin,  archives  de  la  mai- 
son de  Scey). 

Pierre,  du  consentement  de  Bonne  de  Montbé- 
liard son  épouse,  donna,  en  1154,  à  l'abbaye  de 
Bellevaux  ce  qu'il  avoit  à  Fourcherans.  (De 
Billy,  page  71.  —  Cartulaire  de  la  maison  de 
Scey). 

Pierre  II,  prince  de  Scey,  devenu  par  le  fait  de 


son  mariage  comte  de  Montbéliard,  quitte  le  ti- 
tre de  prince  pour  prendre  â  la  mort  de  son  beau- 
père  Thierry  II,  comte  de  Montbéliard,  1164,1e  ti- 
tre plus  important  de  comte  souverain  de  Mont- 
béliard, dont  il  ajouta  les  armes  à  celles  prin- 
cièrés vairées  de  Scey,  savoir  :  Deux  bars  et  le 
lion  d'or,  couronné  d'or  avec  neuf  croisettes  re- 
croisettées,  souvenirs  des  Croisades;  ce  sont  en- 
core les  armes  actuelles  de  la  maison  de  Scey. 
/De  Billy,  page  78.) 

Pierre  II  de  Scey,  comte  de  Montbéliard,  fut 
témoin  en  1166  avec  les  ducs  de  Lorraine  et  de 
Bohème,  les  comtes  de  Bourgogne  et  de  Nassau 
de  la  donation  faite  par  l'empereur  Frédéric 
Barberousse  à  Eudes,  comte  de  Champagne,  il 
signe  de  suite  après  les  susdits  hauts  personna- 
ges. (De  Billy.  — His.  des  sires  aux  preuves, 
page51). 

Pierrell  de  Scey,  comte  de  Montbéliard  eut  la 
gloire  de  compter  dans  sa  postérité  un  roi  de  Jé- 
rusalem et  deux  impératrices,  une  d'Occident, 
l'autre  de  Constantinople.  La  fille  de  Pierre, 
Agnès  de  Scey  Montbéliard  ayant  épousé  Hérard, 
comte  de  Brienne,  Jean  de  Brienne  issu  de  ce 
mariage  devint  roi  de  Jérusalem,  par  son  mariage 
avec  Marie  de  Montferrat,  fille  de  Conrad,  mar- 
quis de  Montferrat  et  d'Isabelle,  reine  de  Jéru- 
salem. Jean  de  Brienne  eut  lui-même  deux  filles  : 
Jeanne  de  Brienne  qui  épousa  l'empereur  Frédé- 
ric II  et  Marie  de  Brienne  qui  épousa  Beaudoin 
de  Courtenay,  empereur  de  Constantinople  (Gé- 
néalogie de  Montmorency  par  Duchesne.  —  His. 
des  Francs  d'Olivier  de  Ste-Marthe  —  de  Billy.  — 
Varin.) 

1170,  Almandry  de  Scey  partant  pour  la  Terre 
Sainte  avec  Etienne,  comte  de  Bourgogne,  fit  un 
don  à  l'abbaye  de  Montbenoit,  pour  recomman- 
der son  âme  â  Dieu.  (Droz.  his.  de  Pontarlier 
aux  preuves,  page  262.  —  C.  H.  Croisade.) 

Pierre  II  de  Scey  de  Montbéliard  eut  plusieurs 
enfants  de  Bonne  de  Montbéliard  ;  son  fils  Pierre 
III  de  Scey,  dit  aussi  de  Montbéliard,  eut  le  châ- 
teau de  Scey,  Maillot,  Fertans,  et  nombreuses 
seigneuries  ou  joignant  sa  descendance  est  éta- 
blie d'une  façon  irrécusable  avec  toutes  preuves 
à  l'appui  et  ainsi  qu'il  suit  : 

Pierre  III  de  Scey  épousa  Clémence  de  Neuf- 
chatel  en  Bourgogne.  (Gollut.  his.  du  Comté  de 
Bourg.  —  Duchesne,  histoire  de  la  maison  de 
Vergy.)  Il  signa  comme  témoin,  en  1177,  un  di- 
plôme de  l'empereur  Frédéric  autorisant  les  main- 
mortables  de  Besançon  à  disposer  de  leurs  biens 
par  testament.  (Gollut,  his.  du  Comté  de  Bourg. 
—  Histoire  des  sires  de  Salius  aux  preuves,  p. 
183). 

En  1189,  le  comte  Jean  de  Scey  Montbéliard  as- 
sista au  siège  d'Acre  (Venis  anfitet  meroval.  — 
parti.  C.  30  pages  271.  —  C.  B.  aux  Chartes 
d'Acre)    et  Bartholomeus  de  Scey  en  1192  fut  té- 


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moin  en  Terre  Sainte  de  noble  Elie  de  Salignac, 
(L.  tome  1  p.  143  et  144,)  puis  en  1202  (mars  à 
Nicosie),  Renaud  et  Guillaume  de  Scey  sont  té- 
moins d'une  donation  faite  au  St-Sépulcre  par 
Aimery  roi  de  Jérusalem  et  de  Chypre.  (G.  H. 
Extrait  du  Cartulaire.)  Humbert  et  Etienne  de 
Scey  frères,  se  croisent  contre  les  Albigeois  en 
1226.  (Au.  Con.  Héraldique,  p.  285.)  En  1239 
Pierre  de  Scey  part  pour  la  Palestine  avec  Thie- 
baud  comte  de  Champagne,  Pierre  y  mourut,  en 
partant  il  fit  un  don  à  l'abbaye  de  Billon.  (Guil- 
laume, his.  des  sires  de  Salius,  tome  1,  page  184. 
—  L.  D.  tome  1,  page  82.) 

Richard  de  Scey,fllsde  Pierre  III,est  mentionné 
en  plusieurs  Chartes  comme  neveu  du  comte  de 
Montbéliard  ;  il  fit  un  don  à  l'abbaye  de  Billon 
du  consentement  de  Pierre  son  fils  et  d'Alice  sa 
femme  qu'on  croit  être  de  la  maison  de  Neucha- 
tel.  (Duchesne,  his.  de  la  maison  Vergy.  —  His. 
des  sires  de  Salius,  lre  partie  p.  210). 

En  1248,  Thiébaud  de  Scey,  croisé,  offre  en  par- 
tant un  don  à  l'abbaye  de  Bellevaux,  (Au  Cart. 
hér.  490.  30.)  et  la  même  année  Barthélémy  de 
Scey,  damoiseau,  donne  à  la  même  abbaye  de 
Bellevaux,  en  partant  pour  la  Terre  Sainte,  des 
dimes,  qu'avait  possédées  feu  Bernard  de  Scey, 
chevalier,  son  père.  Barthélémy  de  Scey  mourut 
en  Terre  Sainte.  (C.  H.  Croisade.) 

Enfin,  en  1250.  (Juillet.  Messine.)  Pierre  de  Scey 
va  au  secours  de  St-Louis  avec  Nie.  et  Conrad 
Genevois.  (C.  H.  Croisade.) 

Pierre  IV,  fils  de  Richard  de  Scey, signe  en  1276 
une  Charte  avec  Guillaumette  son  épouse,  fille  de 
Henri,  comte  de  Bourgogne,  (Duchesne,  his.  de  la 
maison  de  Vergy.)  Il  signe  aussi  le  contrat  de 
mariage  d'Alix  de  Méranie  avec  Huguet,  comte 
Palatin  de  Bourg.  (His.  des  sires  de  Salius,  aux 
preuves,  pages  119  et  120.  —  Labbey  de  Billy,  t. 
11,  p.  8C). 

Tiébaud  de  Scey,  fils  de  Jean,  seigneur  de  Fer- 
tans,  près  le  château  de  Scey,  épouse  Nicole  de 
Neuchatel  en  1329.  Il  fut  témoin  en  1334  du  Traité 
passé  à  Avignon  entre  Humbert  le  Viennois,  au 
sujet  du  douaire  d'Isabelle  de  France,  fille  de  Phi- 
lippe V,  puis  en  1351  il  fut  gardien  du  Comté  de 
Bourgogne  pendant  la  minorité  de  Philippe  duc 
de  Bourgogne,  ce  qui  équivaut  à  la  dignité  de 
Gouverneur. 

Le  18  septembre  1359,  Thiébaud  de  Scey  ra- 
cheta du  comte  Philippe  de  Bourgogne,  pour  la 
somme  de  4200  florins,  son  château  et  sa  seigneu- 
rie de  Scey,  vendue  à  Mahant  de  Bourgogne  en 
J302. 

Un  peu  après,  plusieurs  grand  seigneurs 
Francs-Comtois  sous  la  conduite  de  Henri  de 
Vienne,  lui  déclarent  la  guerre  ;  Tiébaud  soutint 
contre  eux  une  lutte  terribe  et  funeste  ;  écrasé 
par  le  nombre,  ses  domaines,  son  château  de 
Scey   furent  dévastés;    pour   payer  une  rançon 


énorme,  il  abandonna  ses  biens  à  son  neveu  Gé- 
rard de  Cusance,  et  ne  laissa  à  son  fils  Philippe 
que  son  château  et  sa  seigneurie  de  Fertans. 

C'est  par  une  Cusance  que  plus  tard  le  château 
de  Scey  passa  dans  la  maison  de  Vienne,  puis 
au  comte  de  Cantecroix,  neveu  du  Cardinal  de 
Granvelle,  enfin  â  un  des  héritiers  du  comte  de 
St-Amour,  duquel  Jean-Claude  de  Scey  le  ra- 
cheta; il  rentra  ainsi  dans  la  famille  de  Scey. 

Thiébaud  fut  enterré  dans  la  chapelle  funé- 
raire de  la  famille  de  Scey  à  l'église  St-Etienne 
de  Besançon.  Son  fils  Philippe  épousa  en  1364 
une  fille  de  la  maison  d'Arguel. 

En  1400,  Huguenin  de  Scey  épousa  Jeanne  de 
Savigny. 

Henri  de  Scey  épousa  en  1437  Cécile  Groson,et 
Jean  II  de  Scey  épousa  en  i486  Catherine  d'Epe- 
noy  qui  lui  apporta  les  seigneuries  de  Buthier 
Pin  et  Beaumotte.  Il  rebâtit  le  château  de  Maillot. 
Claude  de  Scey,  leur  fils,  épousa  en  1520  Anne  de 
Quingey,  puis  Marguerite  de  Chauvirey,  enfin 
Adrienne  d'Audelot  dont  il  eût  Pierre  qui  suit,  et 
Anatollequi  épousa  Suzanne  d'Achey  et  fut  Gou- 
verneur de  Dôle. 

Etienne  de  Scey,  autre  fils  de  Jean,  leva  en 
1530  un  régiment  de  cavalerie  pour  aller  com- 
battre les  Turcs  ;  il  se  distingua  contre  eux  en 
maints  combats  en  Hongrie  et  mourut  les  armes 
a  la  main.  L'Etendard  d'Etienne  de  Scey  en  soie 
rouge  et  noire  avec  la  croix  de  St-André  surmon- 
tée de  sa  devise  «  Scey  changer  ne  veux  »  a  été 
conservé  jusqu'à  la  révolution  au  château  de  Bu- 
thier. 

Claude  de  Scey  fut  un  des  seigneurs  de  la  Pro- 
vince qui  accompagnèrent  Charles-Quint  en  1544 
aux  sièges  de  Dure  et  de  Landrecie. 

Un  de  ses  fils  Antoine  de  Scey  se  distingua 
à  la  bataille  de  Lepante,  7  octobre  1571  ;  il  y  mou- 
rut glorieusement.  Les  trois  principaux  épisodes 
de  cette  bataille  firent  le  sujet  de  trois  grands 
anciens  tableaux  conservés  au  château  de  Bu- 
thier. 

Pierre  de  Scey,  en  1560,  épousa  Anne  de  Poli- 
gny;  il  eût  pour  fils  François  de  Scey  et  Louis  de 
Scey  qui  suit  : 

François  de  Scey  épousa  Anne  de  Çhastenay, 
il  en  eût  Jean-Baptiste  et  Jean  de  Scey.  Ce  der- 
nier né  vers  1610,  après  avoir  servi  10  ans  en 
Bourgogne  et  en  Italie,  fut  appelé  eu  Catalogne 
où  il  devint  lieutenant-général  de  cavalerie  ;  il  se 
signala  par  de  brillants  faits  d'armes, qui  lui  va- 
lurent les  félicitations  de  Don  Juan  d'Autriche. 
En  1645  il  força  le  grand  Condé  à  lever  le  siège 
de  Lérida  après  un  sanglant  combat,  où  il  eut 
trois  chevaux  tués  sous  lui  et  le  bras  droit  percé 
d'une  lance. 

Le  roi  d'Espagne  en  récompense  de  sa  valeur 
le  nomma  chevalier  de  Calatrava  et  lui  concéda, 
le  19  décembre  1647,  le  titre  de  marquis  pour  lui 


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et  ses  successeurs  ;  les  lettres  en  sont  contre-si- 
gnées  par  Don  Juigno  Loppez  Zarathe,  chevalier 
de  St-Jacques  du  conseil  de  Sa  Majesté. 

Depuis  plus  de  12  ans,  Jean  de  Scey  se  distin- 
guait et  se  dévouait  au  service  du  roi  d'Espagne, 
y  dépensant  en  plus  toute  sa  fortune  personnelle, 
sans  avoir  reçu  ni  une  gratification,  ni  même 
son  traitement.  Le  roi  Philippe  IV  dont  les  fi- 
nances étaient  épuisées  par  les  guerres,  fit  alors 
abandon  à  Jean  de  Scey  en  à  compte  de  ce  qui 
lui  était  dû,  des  terres  de  Mediante  et  de  la  Main- 
glane  érigées  en  Comté.  La  valeur  de  ces  deux 
terres  défalquée,  il  resta  encore  dû  à  Jean  deScey 
par  le  trésor  royal  7,000  ducats. 

Jean  de  Scey  mourut  à  Cerbera  le  30  décembre 
1656  et  fut  inhumé  dans  la  cathédrale  de  Lérida 
qui  se  trouve  dans  la  citadelle  même  qu'il  avait 
si  brillamment  défendue  contre  le  grand  Gondé. 
Jean  de  Scey  établit  son  frère  Jean -Baptiste  son 
héritier  universel. 

En  1649,  Jean-Baptiste  de  Scey,  colonel  du  ré- 
giment d'Amont  en  Bourgogne,  gouverneur  d'Al- 
guierra,  soumit  au  conseil  de  Philippe  IV,  roi 
d'Espagne  son  Souverain,  sous  la  présidence  du 
marquis  de  Grane,  tous  ses  titres  justifiant  la 
descendance  directe  de  Bonne  de  Montbéliard  ; 
cette  descendance  fut  reconnue  authentique  avec 
le  titre  de  comte  donné  par  naissance  à  tous  les 
membres  de  la  maison  de  Scey,  ce  qui  fut  attesté 
par  le  Parlement  de  Dôle  à  la  St-Martin  1649  et  la 
généalogie  de  la  maison  de  Scey  faite  par  le  sa- 
vant Varin  fut  enregistrée  alors  au  dit  Parlement. 
Cette  généalogie  existe  toujours  dans  les  archi- 
ves de  la  maison  de  Scey  au  château  de  Buthier. 

Plus  tard,  en  1678,  le  Traité  de  Nimègne  en  an- 
nexant la  Franche-Comté  à  la  France,  confirma  à 
tous  les  nobles  Francs-Comtois,  les  titres  portés 
par  leurs  ancêtres;  c'est  la  reconnaissance  royale 
pour  la  maison  de  Scey,  des  titres  de  prince  de 
Scey,  comte-né  de  Montbéliard,  marquis  de  Scey, 
comte  de  la  Mainglane. 

A  cette  reconnaissance,  faite  par  un  traité  au- 
thentique, la  loi  de  nos  jours  y  apporte  encore 
son  approbation,  en  déclarant  que  le  titre  est 
une  propriété,  et  qu'on  a  toujours  le  droit  de  por- 
ter ceux  de  ses  ancêtres  directs  quelque  soit  le 
temps  écoulé.  (Dalloz,  code  civil  annoté  art,  99. — 
Arrêt  de  Grenelle,  7  fév.  1861.) 

Louis  de  Scey  avait  épousé  Antoinette  de  Pil- 
lot;  leur  fils  Jean-Claude  de  Scey  hérita  de  Jean- 
Baptiste  et  de  Jean  de  Scey,  morts  sans  posté- 
rité, qui  alors  lui  donnèrent  par  substitution  pour 
lui  et  ses  héritiers  directs  tous  leurs  titres  et  leur 
fortune.  (Archives  de  la  maison  de  Scey  au  châ- 
teau de  Buthier.) 

SGORAILLES   {de). 

Cette  famille  est  originaire  d'Auvergne. 


Elle  a  pris  son  nom  du  château  de  Scorailles, 
qui  se  trouve  dans  cette  province. 

Elle  a  formé  plusieurs  branches.  L'une  d'elles" 
alla  se  fixer  au  château  de  Saugruère  dans  l'Age- 
nais,  en  1383. 

Nous  trouvons  : 

Baoul,  seigneur  de  Scorailles,  croisé  en  1096. 

François-Philippe,  marquis  de  Scorailles,  sei- 
gneur de  la  Balme,  qui  fut  maréchal  de  camp  et 
mourut  en  1724. 

Etienne-Marie  de  Scorailles,  ancien  premier 
sous-lieutenant  des  chevau-légers,  et  élu  de  la 
noblesse  de  Bourgogne,  qui  fut  lieutenant-général 
des  armées  du  roi  et  mourut  en  1758. 

Armes:  D'azur,  à  trois  bandes  d'or. 

SECONDAT  DE  LA  BRÈDE  ET  DE 
MONTESQUIEU  (de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Guienne. 

La  terre  de  Montesquieu  avait  été  acquise,  en 
1561,  par  Jean  de  Secondât,  maître  d'hôtel  du  roi 
de  Navarre,  Henri  d'Albret,  et  de  Jeanne dAlbret, 
sa  fille  ;  elle  fut  érigée  en  baronnie  par  Henri  III, 
roi  de  Navarre,  depuis  roi  de  France,  sous  le  nom 
de  Henri  IV,  en  faveur  de  Jacob  de  Secondât,  fils 
de  Jean. 

Jean  Gaston,  fils  de  Jacob,  fut  président  à  mor- 
tier au  Parlement  de  Bordeaux.  Un  de  ses  fils, 
qui  était  au  service,  fut  père  de  Charles,  le  grand 
écrivain. 

Un  de  ses  frères,  oncle  de  Charles,  à  qui  avait 
passé  la  charge  de  président  à  mortier,  la  trans- 
mit à  ce  dernier,  déjà  conseiller  au  Parlement  de 
Bordeaux  depuis  le  24  février  1714;  il  fut  reçu 
président  â  mortier  le  13  juillet  1716. 

Les  lettres  persanes  furent  publiées  en  1721.  Il 
fut  reçu  à  l'Académie  française  le  24  février  1728  ; 
peu  avant,  il  avait  quitté  sa  charge  de  président 
à  mortier  pour  se  livrer  tout  entier  à  ses  travaux. 
Les  Considérations  sur  les  causes  de  la  grandeur 
et  de  la  décadence  des  Bomains  parurent  en  1734 
et  l'Esprit  des  Lois  en  1748.  Voltaire  a  dit  en  par- 
lant de  ce  dernier  ouvrage  :  «  Le  genre  humain 
avait  perdu  ses  titres,  Montesquieu  les  a  retrouvés 
et  les  lui  a  rendus.  » 

Montesquieu  eut,  de  son  mariage  avec  Jeanne 
de  Lartigues  (1715),  un  fils  et  deux  filles.  Son  fils, 
n'ayant  pas  eu  d'enfants,  Montesquieu,  pour  em- 
pêcher son  nom  de  s'éteindre,  maria,  en  1745,  sa 
fille  Denise,  la  compagne  et  l'aide  de  ses  travaux, 
à  un  de  ses  cousins,  Godefroy  de  Secondât,  dont 
les  enfants  relevèrent  le  nom  et  les  titres  de  la 
branche  de  Montesquieu.  C'est  d'eux  que  descen- 
dent les  représentants  actuels  du  nom  de  Mon- 
tesquieu. 

Armes  :  D'azur,  â  la  fasce  d'or,  accompagnée  en 


—  715  — 


—  716  — 


chef  de  deux  coquilles  de  S t- Michel  du  même,  et, 
en  pointe,  d'un  croissant  d'argent. 
Devise:  Virtutem fortuna  secundat. 

SEGUIN  (de). 

Ancienne  famille  noble,  établie  dans  le  Gévau- 
dan,  de  laquelle  était  noble  Guillaume  de  Seguin, 
qui  rendit  hommage  au  roi  Philippe  le  Long,  le 
20  mars  1321,  des  possessions  qu'il  avait  dans  le 
territoire  de  Grèzes  en  Gévaudan,  et  dont  son  fils 
rendit  hommage  au  roi  Charles  VI. 

La  fdiation  remonte  à  Jacques  de  Seguin,  qui 
vivait  vers  1550. 

Son  petit-fils,  Etienne  de  Seguin,  fut  comman- 
dant pour  le  roi  dans  le  lieu  de  St-Jean  du  Breuil 
en  Gévaudan  pendant  les  années  1592,  1593  et 
1594.  Le  roi  et  la  reine  lui  écrivirent  pour  lui  re- 
commander d'avoir  soin  de  la  ville  et  du  château 
de  Marvejols,  où  il  commandait,  et  de  conserver 
soigneusement  cette  place.  En  récompense  de  ses 
services,  S.  M.  lui  fit  don  de  1200  livres,  par  let- 
tres de  Fontainebleau  du  30  mai  1623.  Son  fils  aîné 
fut  gentilhomme  ordinaire  de  la  Chambre  du  roi, 
et  le  second,  Jean  de  Seguin,  fut  l'auteur  de  la 
branche  des  marquis  de  Reyniès. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  1  et  4,de  sinoplc,  au  che- 
vron d'or,  accompagné  de  trois  croissants  d'argent, 
posés  2  en  chef  et  l'autre  en  pointe,  qui  est  de 
Seguin;  aux  2  et  3,  d'or,  au  laurier  de  sinople,  au 
chef  d'argent,  chargé  de  trois  mouchetures  d'her- 
mines, qui  est  de  la  Tour-Reyniès. 

Supports  :  Un  lion  d'or,  qui  est  de  Séguin,  et 
un  griffon  d'or,  qui  est  de  la  Tour-Reyniès. 


SEGUIER. 

Cette  famille  est  originaire  du  Bourbonnais,  où 
elle  a  possédé  les  seigneuries  de  Soret,  Lestang- 
la-Ville,  St-Brisson,  Autri,  Villiers,  Fourquieux, 
Drancy,  etc. 

Nous  trouvons,  parmi  les  personnages  mar- 
quants : 

Guillaume,  qui  se  croisa  en  12'itt. 

Pierre,  seigneur  de  Soret,  Lestang-la-Ville,  St- 
Brisson,  Autri,  né  en  1504,  qui  fut  président  à 
mortier  au  Parlement  de  Paris  pendant  22  ans. 
On  a  de  lui  des  harangues  et  un  traité  intitulé  . 
Rudimenta  de  cognitione  Dei  et  sui  qui  fut  publié 
en  1626. 

Pierre,  seigneur  de  Soret,  fils  du  précédent,  qui 
exerça  successivement  les  charges  de  lieutenant 
de  bailli  au  palais,  conseiller  au  Parlement  (1568), 
maître  des  requêtes  (1572),  lieutenant  civil  en  la 
prévoté  de  Paris  et  président  à  mortier  au  Parle- 
ment (1576).  Il  resta  dans  ces  dernières  fonctions 


pendant  24  ans.  Il  mourut  le  6  avril  1602,  après 
avoir  servi  avec  zèle  quatre  rois. 

Antoine,  frère  du  précédent,  seigneur  de  Villiers 
et  de  Fourquieux,  qui  fut  conseiller  au  parlement, 
maître  des  requêtes  en  1577,  lieutenant  civil,  con- 
seiller d'Etat  en  1586,  avocat  général  au  parlement 
en  15S7,  président  à  mortier  en  1597,  ambassadeur 
à  Venise  en  1598. 

Jean,  frère  du  précédent,  seigneur  d' Autri,  etc., 
qui  fut  conseiller  au  Parlement  de  Paris,  maître 
des  requêtes,  lieutenant  civil,  etc.  Il  mourut  de 
la  peste  et  laissa  deux  fils  et  trois  filles  :  Domi- 
nique, conseiller  au  Parlement,  doyen  de  l'Eglise 
de  Paris,  évêque  d'Auxerre,  puis  de  Meaux,  pre- 
mier aumônier  du  roi,  mort  le  16  mai  1689,  âgé 
de  66  ans  ;  Charlotte,  qui  épousa  Jean  de  Ligné, 
maître  des  requêtes  ;  Marie,  mariée  à  Marc-An- 
toine de  Gourgues,  président  du  Parlement  de 
Bordeaux  ;  Jeanne,  prieure  des  Carmélites  de  St- 
Denis  en  France,  puis  de  Pontoise  ;  et  Pierre,  qui 
suit. 

Pierre,  né  à  Paris  le  29  mai  1588,  fut  chancelier 
de  France,  pair  de  France,  garde  des  sceaux  des 
ordres  du  roi.  A  cette  dernière  charge,  il  joignait 
les  titres  de  duc  de  Villemor,  comte  de  Gien,  etc.  et 
de  protecteur  de  l'Académie  française.  Il  mourut 
à  St-Germain-en-Layele  28  janvier  167'2,à  84  ans, 
ne  laissant  que  deux  filles  :  Marie,  qui  épousa  le 
marquis  de  Coislin,  colonel-général  des  Suisses 
et,  ensuite,  le  marquis  de  Laval,  lieutenant  géné- 
ral des  armées  du  roi,  qui  mourut  en  1710;  et 
Charlotte,  d'abord  duchesse  de  Sully,  puis,  du- 
chesse de  Verneuil,  qui  mourut  en  1704.  Mais  les 
branches  collatérales  de  sa  famille  produisirent 
d'autres  magistrats  illustres. 

Le  chancelier  Séguier  avait  été  chartreux  dans 
sa  jeunesse. 

Armes  :  Parti:  au  1,  de  gueules,  à  une  coquille 
d'argent;  au  2,  d'azur,  au  chevron  d'or,  accom- 
pagné en  chef  de  deux  étoiles  du  même,  et,  en 
pointe,  d'un  agneau  d'argent. 

La  branche  actuellement  existante  de  St-Brisson 
porte  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné  en 
chef  de  deux  étoiles  du  même,  et,  en  pointe,  d'un 
mouton  arrêté  d'argent. 

SÉGUR  {de). 

Noble  et  ancienne  maison,  originaire  du  Limou" 
sin,  qui  présente  cette  singularité  remarquable 
que  plusieurs  familles  historiques  des  plus  illus- 
tres de  France  ont  fini  par  des  alliances  avec  elle. 

Ainsi  les  noms  de  Montaigne,  d'Aguesseau,  de 
Lamoignon  ont  été  relevés  par  divers  de  ses  mem- 
bres, et  ajoutés  par  eux  à  celui  de  Ségur. 

La  famille  de  Ségur  a  produit  de  nombreux 
personnages  marquants. 


717  — 


—  718  — 


Nous  trouvons  d'abord  Guillaume  et  Guillaume- 
Raymond,  qui  se  croisèrent  en  1248. 

Olympe  de  Ségur,  femme  du  marquis  de  Belcier, 
fils  du  premier  président  de  Bordeaux,  qui,  pour 
sauver  son  mari,  prisonnier  dans  le  château  Trom- 
pette, lui  persuada  de  prendre  ses  habits  et  sa 
coiffure  et  demeura  prisonnière  à  sa  place,  le 
stratagème  ayant  réussi. 

Jean-Charles  de  Ségur,  né  en  1695  et  mort  en 
1748,  qui  fut  évêque  de  Laon,  puis  de  St-Papoul. 

Philippe-Henri,  marquis  de  Ségur,  né  en  1727, 
mort  en  1801,  qui  fut  maréchal  de  France,  cheva- 
lier des  ordres  du  roi,  et  ministre  de  la  guerre. 

Joseph-Alexandre,  vicomte  de  Ségur,  fils  du 
précédent,  né  en  1752,  mort  le  27  juillet  1805,  qui, 
après  avoir  été  successivement  gendarme,  colonel 
en  second  des  dragons  de  Noailles,  colonel  des 
dragons  de  Lorraine,  devint  maréchal  de  camp  à 
l'époque  de  la  Révolution.  Il  quitta  le  service  et 
s'adonna  aux  lettres.  On  a  de  lui  plusieurs  romans, 
opuscules  et  pièces  de  théâtre  d'une  grande  valeur. 

Armes:  Ecartelé  :  aux  1  et  4  de  gueules  au  lion 
d'or  ;  aux  2  et  3,  d'argent  plein. 

Le  dernier  descendant  mâle  direct  des  Lamoi- 
gnon  étant  mort  en  1827,  une  ordonnance  royale 
de  1823  conféra  au  comte  Adolphe  de  Ségur,  qui 
avait  épousé  la  fille  unique  du  dernier  Lamoignon, 
l'autorisation  d'ajouter  à  son  nom  celui  de  Lamoi- 
gnon et  le  substitua  à  la  pairie  du  vicomte  de  La- 
moignon son  beau-père,  sous  le  titre  et  le  nom  de 
vicomte  de  Ségur-Lamoignon. 

N'ayant  pas  eu  d'enfants,  le  vicomte  de  Ségur- 
Lamoignon,  mort  en  1876,  obtint  par  un  décret 
impérial  (1361)  l'autorisation  pour  son  neveu  Ed- 
gard  de  Ségur,  3e  fils  du  comte  de  Ségur,  son  frère, 
d'ajouter  celui  de  Lamoignon  et  de  s'appeler 
comte  de  Ségur-Lamoignon. 

Le  comte  de  Ségur-Lamoignon  a  épousé,  en 
1857,  Marie  Retset,  dont  il  a  postérité. 

SÉRÉ  (de). 

Peu  de  familles  ont  sûre- 
ment une  histoire  aussi  in- 
téressante que  celle  qui  fait 
l'objet  de  cette  notice.  D'a- 
près une  tradition  incontes- 
table, la  famille  de  Séré  est 
originaire  du  Béarn.  A  l'é- 
poque où  la  reine  Jeanne 
persécutait  les  catholiques, 
elle  était  composée  de  neuf 
jeunes  frères.  Mis  en  de- 
meure d'abjurer  le  catholi- 
cisme et  condamnés,  en  cas 
de  refus,  à  périr,  ils  nhési- 
1ér(  ni  pas  à  marcher  au  sup- 
plice plutôt  que  de  renier  leur  foi  ;  mais  la  reine, 


au  dernier  moment,  «  touchée  de  la  jeunesse,  de 
«  la  beauté  et  du  courage  de  ces  jeunes  hommes, 
«  leur  fit  grâce  de  la  vie  à  condition  d'abandonner 
«  leur  pays  de  Béarn  et  d'aller  s'établir  dans  le 
«  comté  de  Foix.  De  cette  manière,  cette  reine 
«  politique  accordait  ses  principes  avec  ses  inté- 
«  rets.  Elle  conservait  à  son  royaume  neuf  excel- 
«  lents  sujets  puisque  le  comté  de  Foix  lui  ap- 
«  partenait,  et,  en  même  temps,  elle  pouvait 
«  répondre  à  ses  coreligionnaires  qui  l'eussent 
«  accusée  de  trahir  leurs  intérêts,  que  le  bannis- 
«  sèment  et  la  misère  seraient  plus  cruels  que  la 
«  mort  pour  des  caractères  qui  semblaient  peu 
«  effrayés  par  les  supplices.  » 

«  Nul  doute,  ajoute-t-on,  que  la  reine  Jeanne 
«  n'ait  enlevé  à  ses  victimes,  avec  leur  fortune, 
«  leur  titres  de  noblesse.  La  peine  de  bannisse- 
«  ment  devait  entraîner  de  pareilles  conséquences.» 

Leur  établissement  dans  le  pays  de  Foix  eut 
lieu  vers  l'an  1560. 

Quelques-uns  durent  se  distinguer  dans  l'armée 
des  catholiques  et  affirmer  ainsi,  de  plus  belle, 
leur  attachement  â  la  foi  de  leurs  pères.  Nous 
lisons  dans  un  extrait  des  Mémoires  de  Beauvais- 
Nangis,  marquis  de  Brichanteau  à  son  petit-fils  : 
«  En  1577,  de  Tonnay-Charente,  l'armée  s'avança 
à  Brouage  (Hiers-Brouage,  Charente-Inférieure), 
où  M.  de  Strozzi,  colonel  de  l'infanterie,  prit  son 
quartier  avec  le  régiment  de  garde,  et  votre  grand- 
père  un  autre  avec  le  régiment  de  Picardie,  où  il 
eut  le  bonheur  que  jamais  les  ennemis  ne  firent 
sortie  sur  lui;  et,  comme  un  jour  ils  eurent  fait 
une  sortie  sur  le  régiment  des  gardes,  où  ils  tuè- 
rent Poncenas,  capitaine  du  dit  régiment  et  plu- 
sieurs autres  officiers  vinrent  même  jusque  dans 
la  tente  de  M.  de  Strozzi,  il  eut  ce  bonheur  qu'arri- 
vant d'une  part  et  les  Suisses  de  l'autre,  ils  ramenè- 
ren  t  les  ennemis  battant  jusque,  dans  la  ville,  où  M. 
de  Séré,  un  des  braves  hommes  de  son  temps, fut 
tué,  qui  était  gouverneur,  et,  depuis  sa  mort,  ceux 
qui  étaient  dans  la  ville  s'étonnèrent,  et,  peu  après, 
se  rendirent.  » 

Le  fait  est  confirmé  dans  YHistoire  Universelle 

de  Thou,  T.  I.  LXIV   N Valsergues,  sieur  de 

Séré  :  «  Ce  gentilhomme,  y  est-il  dit,  commanda 
«  une  sortie  et  y  trouva  une  mort  glorieuse.  » 

D'un  autre  côté,  nous  lisons  dans  les  Annales 
de  la  ville  de  Toulouse,  par  Lafaille,  1701,  T.  II, 
p.  209  : 

«  Il  y  avait  dans  la  ville,  en  ce  temps-là  (1560), 
un  prédicateur  d'une  rare  éloquence  et  d'un  pro- 
fond savoir  dans  la  controverse  ;  c'était  Albin  de 
Valsergues,  dit  de  Seres  (et  Serez),  archidiacre  de 
St-Etienne.  On  peut  voir  dans  Catel  {Mémoires 
du  Languedoc, \\v .  2.  p.  167)  un  effet  de  sa  grande 
éloquence  et  qu'on  aurait  de  la  peine  à  croire,  si 
cet  auteur  n'assurait  de  l'avoir  appris  de  gens  de 
son  temps,  qui  en  avaient  été  les  témoins  oculai- 
res. Nous  avons  de  lui,  sur  les  matières  de  contro- 


—  719  — 


—  720 


verse,  un  livre  important,  imprimé  à  Paris  chez 
Guillaume  Chaudière,  en  1577,  sous  le  titre  :  «  Du  sa- 
crement de  V autel  pour  la  confirmation  du  peuple 
français  »,  avec  trois  lettres...  et  une  quatrième 
adressée  à  Robert  Prévôt,  ministre  de  Genève, 
qui  se  disait  ministre  de  Paris. 

Il  ne  se  peut  rien  voir  de  plus  fort  sur  les  matiè- 
res qui  y  sont  traitées,  ni  de  mieux  écrit  pour  ce 
temps-là.  Il  est  enterré  au  cloître  de  St-Etienne. 
Ses  concitoyens  mirent  l'épitaphe  suivante  sur 
son  tombeau: 

Extrait  de  Catel,  Mémoires  du  Languedoc  : 
«  Monsieur  de  Séré,  chanoine  de  Saint-Etienne, 
«  enterré  dans  cette  église,  fit  un  sermon  à  l'hôpi- 
«  tal  (on  ne  peut  préciser  la  date).  Il  fut  si  touchant 
«  que  l'établissement,  encombré  de  malades,  se 
«  trouva  en  peu  de  temps  dégarni,  les  auditeurs, 
«  émus  par  son  sermon,  s'étant  chargés,  chacun 
«  chez  soi,  des  soins  à  donner  à  un  ou  plusieurs 
«  malades.  Il  avait  la  réputation  d'être  très  chari- 
«  table.  » 

L'Histoire  de  Sabar  mentionne  un  de  Séré,  sei- 
gneur de  Mercus,  1er  magistrat  de  Tarascon-sur- 
Ariège,  qu  eut  ses  biens  confisqués  par  Adrien 
de  Montluc,  comte  deCarmain,  en  1724,  venu  pour 
pacifier  le  pays  au  temps  des  guerres  de  religion; 
et  les  papiers  de  famille  prouvent  aussi  l'exis- 
tence d'un  de  Séré,  ancien  mousquetaire,  un  de 
Séré,  ancien  officier  en  retraite  à  Amplaing  (Ta- 
rascon-sur-Ariège)  (peut-être  ces  deux  derniers 
sont-ils  le  même  personnage),  un  capitaine  des 
milices  provinciales,  Martial  de  Séré-Loubières, 
et  un  autre  Martial  de  Séré,  sous-officier  au  68e 
régiment  de  Beauce,  blessé  au  champ  d'honneur, 
plus  tard  maire  de  Loubières  durant  de  longues 
années  et  décoré  du  Lys. 

Ees  Séré  ont  toujours  contracté  de  belles  et  no- 
bles alliances.  Les  actes  de  baptêmes  et  de  maiia- 
ges  portent,  comme  parents,  amis  ou  alliés,  par- 
rains ou  marraines,  des  noms  tels  que  :  Guillau- 
mette  de  Gramont,  de  Martric,de  Solères,  de  Belle- 
garde,  Daspect,  de  Goulhard,  de  Baichis,  de  Rivière 
(probablement  de  la  tige  des  Séré  de  Rivière),  de 
Luperta,  d'Abadia,  de  Murat,Chau  bard  Sèré,G  Mes 
Sanche,  conseiller  du  roi,  maire  d  Azille  (Aude), 
de  Cassaignard  de  Montégut,  de  Lovguevergne  de 
Fl9rac,  seigneur  de  Miglos,  Séré  de  Florac  en- 
semble, de  Fraxine,  seigneur  d'Ornolac,  qui 
donna  l'établissement  thermal  d'Ussat-les-Bains 
à  l'hospice  de  Pamiers,  de  Sourrouilhe,  sieur  de 
Castillon,  de  Castex,  de  Canals,  marquise  de  Mi- 
rabel,  de  Cabrol,  seigneur  du  Peyrat  (Aude),  de 
Monilezun,  Montpcsat,  de  Ficlos,  Jean  de  Belle- 
garde,  major  au  régiment  de  Marsoulies,  de  Goul- 
hard, co-seigneur  de  Varilhes,  Louys  de  Bral, 
sieur  de  Broze,  Henry  de  Mou  te,  seigneur  Larem- 
bert,  capitaine  des  gardes  du  corps  de  Sa  Majesté 
du  camp  de  cavalerie,  de  Rènalier,  d'Acoquat, 
de  Brassac,  Sacaze,  ancien  garde  du  roi  et  cheva- 


lier de  Saint-Louis,  de  Sourrouille-Riverolles,  de 
Sourrouille ,  seigneur  du  Soulé,/osep/i  David,  ca- 
pitoul  à  Toulouse  en  1742,  décédé  en  1749,  à  Va- 
rilhes, son  pays  natal,  de  Teynier-Tornac,  René 
de  Pérignon,  du  lieu  de  Briguemont,  près  Tou- 
louse, de  la  famille  du  maréchal  de  Pérignon, 
du  Breil  ou  du  Breilh,  de  Malroc-Raissac,  capi- 
taine de  cavalerie,  garde  du  corps  du  roi,  cheva- 
lier de  St-Louis,  de  Fauré-Massabrac,de  Lourde- 
Lacoste,  de  Lascazes,  d'Alciat,  d'Usson,  seigneur 
de  Varilhes,  de  la  famille  du  marquis  deBonnac, 
ambassadeurs  Gonstantinople,  en  Suède,  en  Rus- 
sie, etc.,  de  Lacvivier,  de  Louguevergue,  seigneur 
de  Layroule,  de  Carrière  de  Chaussas,  de  Ribet, 
Yergnies  de  Bouichère,  d'Arjac,  ce  dernier  capi- 
taine-gouverneur et  fils  du  gouverneur  de  Ta- 
rascon  au  temps  des  religionnaireset  de  la  famille 
des  Alberti  de  Florence  (Italie). 

Armes  :  D'azur,  à  une  gerbe  d'or. 
Vécu  timbré  d'un  casque  orné  de  ses  lambre- 
quins. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Séré  (Charles  de),  ancien  aumônier  supé- 
rieur de  la  flotte,  chevalier  de  la  Légion 
d'honneur,  vicaire-général  honoraire  à  Pa- 
miers. 

Séré  (Martial  de),  prêtre.  Au  château  de 
Loubières,  près  Foix  (Ariège). 

SEROUX  DAGINCOURT. 

En  Picardie,  ancienne  famille  noble,  divisée 
actuellement  en  trois  branches.  Il  est  fait  mention 
dans  le  trésor  de  Chartres,  3e  vol.  Ponthieu,  no  19 
de  Henri  Seroux,  gouverneur  de  Calais,  dans  les 
défenses  du  Procureur  général  du  roi  contre  celui 
du  roi  d'Angleterre,  relativement  au  château  de 
Montreuil. 

La  filiation  commence  à  Jehan  et  Louis  Seroux, 
capitaines,  qui  vivaient  vers  1691. 

De  la  seconde  branche  qui  a  pour  auteur  Jean 
Seroux,  3e  degré  de  la  branche  mère,  nous  trouvons 
Jean  Baptiste  Seroux  dAgincourt,  son  fils,  cheva- 
lier, seigneur  de  Villiers,  près  Compiègne,  marié 
en  1705. 

Cette  famille  a  donné  quantité  d'officiers  et  des 
chevaliers  de  St-Louis. 

Armes  :  D'azur,  à  une  rose  d'argent,  surmontée 
de  deux  étoiles  d'or. 

SERRE  DE  St-ROMAN  (de). 

Famille  ancienne,  qui  produisit  des  titres  de 
1278,  1293, 1294, 1370,  1374,  1474,  1477,  mais  dont 
on  ne  peut  établir  la  filiation  suivie  qu'à  partir  de 


—  721  — 


—  722  — 


Jean  de  Serre,  ler  du  nom,  seigneur  en  partie  de 
Fromental,  paroisse  de  Saint  Roman  de  Cordière, 
qui  vivait  en  1543.  Un  de  ses  descendants,  Etienne 
de  Serre,  fut  pourvu  d'un  office  de  conseiller  du 
roi,  maitre  ordinaire  en  sa  Chambre  des  Comptes 
de  Paris,  le  12  juillet  1744.  Nous  remarquons  aussi 
Alexis  Jacques  de  Serre  de  Saint-Roman,  émigré 
en  1792  ;  il  servit  dans  l'armée  des  Princes  et  dans 
celle  de  monseigneur  le  prince  de  Condé,  fut  fait 
pair  de  France  et  chevalier  de  l'ordre  royal  et  mi- 
litaire de  St-Louis  et  maréchal  des  logis  dans  les 
mousquetaires  gris. 

Cette  famille  a  formé  une  seconde  branche  qui 
a  pour  auteur  Jacques  Philippe  de  Serre,  écuyer, 
baron  de  Saillans,  né  en  1755. 

Armes  :  D'or,  à  une  montagne  de  sinople.  mou- 
vante de  la  pointe  de  Vécu  ;  au  chef  d'azur, 
chargé  de  trocs  étoiles  du  champ. 

SÉVIN  DE  SÉGOUGNAG  {de). 

Le  nom  de  Sévin  est  ancien  en  Guyenne  :  un 
duc  de  Sévin  est  cité  dans  Huon  de  Bordeaux  ;  un 
autre  Servin  (sic)  archevêque  de  Sens,  ne  voulut 
pas  de  longtemps  reconnaître  HuguesCapetcomme 
roi  de  France,  puis  obtint  la  réparation  de  deux 
églises  par  ce  même  prince,  d'après  une  charte 
de  991. 

Guillaume  de  Sévin,  seigneur  de  Rions,  figure 
sur  la  liste  des  seigneurs  auxquels  Edouard  III 
écrivit  le  8  février  1327. 

La  filiation  non  interrompue  de  cette  famille. 
prouvée  par  actes  authentiques,  est  établie  depuis 
noble  Jean  de  Sévin,  seigneur  de  Villeran,  Vilve, 
etc.,  on  Orléanais,  qui  épousa  en  1410,  Isabelle 
Pizet,  dame  des  Bois-Pontils  ;  son  petit  fils  Jac- 
ques, fils  de  Guillaume,  fut  nommé  juge-mage 
d'Agénois  en  1508. 

Le  nom  de  Sévin  figure  dans  le  rôle  de  convo- 
cation du  ban  de  la  noblesse  de  l'Agénois  en  1480, 
1557,  etc. 

Cette  famille  a  possédé  les  seigneuries  de  . 
Bois-Pontils,  Villeney,  La  Garde,  La  Vove,  Baul 
deville,  Quincy,  La  Grange,  Méramion-Ganet, 
Estrade,  Primeti  Segougnac,  Talive,  Ferrussac, 
La  Mothe,  Fouhiroux,  Mausoncal,  Pennautier,  etc. 

Elle  a  fourni  des  conseillers  du  roi  et  des  pré- 
sidents dans  les  parlements  de  Paris,  de  Tou- 
louse et  de  Bordeaux  ;  de  nombreux  chevaliers 
de  Malte,  etc. 

Parmi  ses  illustrations,  nous  trouvons  :  Nicolas 
de  Sévin,  évêque,  baron  et  comte  de  Cahors.  en 
1659  ;  Louis  de  Sévin,  marquis  de  Baudeville, 
colonel  du  régiment  de  Guyenne,  tué  à  la  bataille 
d'Enshein  en  1674  ;  Claude  de  Sévin  qui  fut  en 
1670  un  des  quatre  gentilshommes  de  la  maison 
de  S.  A.  R.  Philippe,  duc  d'Orléans,  frère  du  roi  ; 
Eléazard  de  Sévin,  chevalier  de  Tordre  de  St-Mi- 


chel  en  1631  ;  Charles  de  Sévin,  marquis  de 
Quincy,  lieutenant-général  d'artillerie  ;  Jean  Bap- 
tiste de  Sévin,  officier  du  génie  tué  à  Quiberon  en 
1794. 

Cette  famille  s'est  alliée  en  outre  aux  :  de  Mal- 
vin,  de  Rancé,  de  Secondât-Montesquieu,  do  la 
Tour,  de  Redon,  dePatras  de  Campaigno,  de  Bal- 
zac, d'Halor,  de  Colbert,  de  Muret,  de  Launay  de 
Mausoucal,  de  Tappie,  des  Monteils,  de  Reich, 
île  Bonot,  de  Laluque,  de  Lamezion,  du  Bourg, 
Jacobé  de  Naurois,  etc. 

Armes  :    D'azur,  à  la  gerbe  d'or,  liée  de  même. 
Devise  :  Virescit  vulnere  virlus. 


SONI.S  (de). 

Famille  originaire  du  Lan- 
guedoc. 

Armes  :  D'azur,  au  lion 
d'or  et  une  fasce  haussée 
d'argent,  sur  montée  de  trois 
étoiles  du  même. 

REPRÉSENTA  NTS 

ACTUELS 

Branche  aînée  : 
Sonis  (Louis-Gaston, 
comte  de),  général  de 
division,  grand-officier  de  la  Légion  d'non- 
neur,  décédé  en  1887,  marié  à  Anaïs  Roger, 
104,  avenue  Victor  Hugo,  à  Paris. 

Enfants  :  1.  Marie,  née  en  1850,  reli- 
gieuse du  Sacré-Cœur  à  Kieutzheim  (Al- 
sace). 

2.  Gaston,  né  en  1851,  marié.à  Yvonne 
de  Varieux.  Chat,  de  la  Baronnais-Dinard 
(Ille-et-Vilaine). 

3.  Henry,  né  en  1853,  chef  de  bataillon 
au  70e  à  Vitré  (Ille-et-Vilaine),  marié  à 
Françoise  de  Parcevaux. 

4.  Albert,  né  en  1854, capitaine  de  cava- 
lerie territoriale,  marié  à  Alhary  de  Jrvisv- 
Montferrand,  19,  rue  de  Lubeck,  à  Paris. 

5.  Madgeleine,  née  en  1858,  104,  avenue 
Victor-Hugo,  à  Paris. 

6.  Joseph,  né  en  1862,  lieutenant  de  ré- 
serve de  cavalerie,  104,  avenue  Victor-Hugo, 
à  Paris, 


—  723  — 


—  724 


7.  Germaine, née  en  1805,  religieuse  car- 
mélite à  Laval  (Mayenne). 

8.  François,  né  en  1869,  lieutenant  au 
12e  chasseurs  à  cheval  à  St-Mihiel  (Meuse), 
marié  à  Marie  Paulowna  de  Stolypine. 

9.  Phylomène,  née  en  1870,  mariée  à 
Charles  du  Jonchât,  capitaine  de  cavale- 
rie,détaché  aux  affaires  indigènes,  à  Géry- 
ville,  province  d'Oran  (Algérie). 

Branche  cadette. 

Sonis  (Louis-Théobald,  vicomte  de),  gé- 
néral de  brigade  &,  décédé  en  1890,  marié 
à  Marguerite  de  Ghiseuil,  Ghau  de  Sain t- 
Vallerin,  par  Buxy  (Saône-et-Loire). 

Enfants  :  1.  Henry,  lieutenant  de  cava- 
lerie de  réserve;  2.  Gabrielle. 

SORET  DE  BOISBRUNET. 

Famille  originaire  de  Picardie,  et  établie  de- 
puis plus  de  trois  cents  ans  à  Pontoise. 

Alexandre  Soret  de  Boisbrunet  fut  chevalier  de 
l'ordre  royal  et  militaire  de  St-Louis  et  capitaine 
au  régiment  d'Angoumois. 

Armes  :  D  •  gueules,  à  un  léopard  couronne  d'or, 
surmonté  de  trois  molettes  d'éperon  d'argent. 
Couronne  de  comte. 
Supports  :  Deux  chimères. 
Devise  :  Recte  sernper  et  fortiter. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

1.  Soret  de  Boisbrunet  (comte  Raoul), 
ancien  avocat  général,  et  comtesse,  née  de 
Backer.  Résidences  :  Cannes  (Alpes-Mari- 
times) et  à  Montillet,  par  Alais  (Gard). 

2.  S.  de  B.  (Jeanne),  baronne  deNieder- 
meyer. 

3.  s.  de  B.  (Pierre,  vicomte  de),  et  vi- 
comtesse, née  Bobierre  de  Vallière. 

4.  S.  de  B.  (Marguerite-Marie). 

SOULES. 

Originaire  de  lArmagnac,  les  Sonlès  portaient, 
primitivement  :  de  sable  à  trois  soleils  d'or,  2  el 
1  (d'Hozier,  Toulouse-Montauban,  p.  I2'ir>,  n»  3). 

En  1760,  naissait  à  Lectoure  Jérôme  Soulès  ; 
engagé  volontaire  dans  le  régiment  de  Hainaut 


en  1776;  il  était  commandant  de  la  garde  des 
consuls,  à  Marengo,  où,  par  sa  bravoure,  il  mé- 
rita un  sabre  d'honneur.  11  prit  part,  en  qualité 
de  général  de  brigade,  aux  batailles  d'Iéna,  d'Ey- 
lau,  de  Friedland,  etc.:  commandeur  de  la  Légion 
d'honneur  en  1801,  chevalier  en  1806,  de  l'ordre 
noble  du  Mérite  militaire  de  Bavière;  il  était 
nommé  sénateur  en  1807,  créé  comte  de  l'Empire 
en  1808,  et  promu  général  de  division,  le  15  août 
1809. 

Par  une  ordonnance  du  4  jullletl814,  LouisXVIII 
nomma  le  général  Soulès  pair  de  France,  cheva- 
lier de  St-Louis,et  le  29  juillet  suivant  lieutenant- 
général  du  royaume.  Le  titre  de  comte  héréditaire 
lui  fut  confirmé  en  1817. 

Le  comte  Soulès  dont  le  nom  est  inscrit  sur 
l'Arc-de-Triomphe,  mourut  sans  postérité,  le  3  oc- 
tobre 1833;  il  repose  au  cimetière  du  Pèr9-La- 
chaise. 

Son  neveu,  pupille  et  filleul,  Hector  Soulès,  fils  ' 
de  Jean,  son  frère  puîné,  et  de  demoiselle  Dollin 
du  Fresnel,  épousa  Laure  Petit-Hugueniri.  Rési- 
dence :  Château  de  la  Page  (Seine-et-Marne),  dont 
un  fils  unique,  Ludovic,  marié  en  mai  1888,  à 
Jeanne  Millon  de  Montherlant.  Résidence:  Paris. 

De  ce  mariage  :  a)  Jean,  né  en  1889;  b)  Jacques 
et  Pierre,  jumeaux,  nés  en  1891. 

Les  Soulès  écartèlent  les  armes  primitives  de 
leur  famille  :  De  sable,  à  trois  soleils  d'or,  avec 
celles  qui  furent  octroyées  par  l'empereur  au  gé- 
néral-comte Soulès  :  D'or,  charge  de  deux  épêes 
en  sautoir  de  sable,  accompagnées  de  quatre  étoiles 
de  gueules. 

Supports  :  Deux  lions  ailés. 

C'est  ainsi  que  ces  armoiries  sont  décrites  dans 
l'armoriai  de  Simon,  T.  I.,  et  dans  ceux  de  Saint- 
Allais,  de  Gourdon  de  Genouillac,  de  Riestapp, 
etc. 


SOYE   (de). 

La  maison  de  Soye,  du  siège  des  nobles  et  de 
l'ancienne  chevalerie  du  duché  de  Luxembourg, 
d'où  elle  a  passé  en  Flandre,  dans  le  pays  de 
Vallon,  en  Ardenne  (Belgique),  tire  son  nom  de 
san  ancien  fief  et  château  de  Soye,  au  village  de 
Soye,  canton  d'Erézée.  à  une  lieue  de  la  petite 
ville  de  Durbuy,  sur  l'Ourthe. 

Cette  petite  ville  est  à  dix  lieues  de  Liège,  dont 
Gilles-François  de  Soye  était  échevin  en  1669, 
époque  de  sa  mort. 

Plus  tard,  on  trouve  Nicolas-Louis  de  Soye, 
seigneur  d'Astenoy,  qui  a  fait  enregistrer  ses  ar- 
moiries par  d'Hozier  en  1696. 

Armes  :  D'argent,  à  deux  barbeaux  adossés 
d'azur. 


-  725  — 


—  726 


STELLAYE  DE  BAIGNEUX  DE 
GOURGIVAL. 

Seigneur  de  l'Epée,  de  la 
Jardière,  d'Ambelles,  en 
Normandie  ;  de  Baigneux, 
d'Argenson,  de  Courcival, 
deGlatigny,  de  Saint  Mars, 
etc.,  au  Maine. 

Cette  famille  est  établie  au 
Maine  depuis  le  commen- 
cement du  xive  siècle  ;  mais 
elle  n'en  est  pas  originaire. 
Monsieur  Delacour,  généa- 
logiste de  la  maison  d'Or- 
léans dit  qu'elle  estvenue  de 
Normandie  où  elle  aurait 
été,  vers  1359,  en  possession  du  fief  noble  de 
l'Epée,  aliéné  vers  1408,  et  des  seigneuries  de  la 
Jardière  et  d'Ambelles  ;  sa  présence  en  Norman- 
die est  encore  attestée  par  deux  pièces  qui  sont 
conservées  aux  archives  du  château  de  Courcival 
(P.  2  J  et  3  J.)  et  qui  sont  :  1°  Un  compte  des 
dépenses  faites  pour  le  Roi  par  Simon  de  Baigneux 
vicomte  de  Rouen  en  1370  ;  —  2°  Une  quittance 
donnée  le  13  juin  1386  par  le  sieur  Jean  Petitpou- 
toire  à  Simon  de  Baigneux,  vicomte  de  Rouen. 

Dans  une  note  datée  du  4  novembre  1800.  Mon- 
sieur de  Chabot  dit  que  les  Stella ye,  étaient  sei- 
gneurs de  Stella  au  royaume  de  Naples,  près  de 
Capoue  et  qu'ils  auraient  occupé  les  premières 
charges  de  cet  Etat  au  commencement  du  xie  siè- 
cle. Ils  se  seraient  attachés  à  la  fortune  de  Char- 
les, comte  du  Maine,  d'Anjou  et  de  Provence,  roi 
de  Naples  et  de  Sicile  en  1266,  mort  en  1285  ;  et 
ils  n'auraient  quitté  l'Italie,  pour  venir  s'établir 
en  France,  qu'à  la  mort  de  son  fils  Charles  le  Boi- 
teux, décédé  en  1309. 

D'un  autre  côté,  dans  les  copies  de  deux  chartes 
de  1100  à  1107,  conservées  aux  archives  delà 
Sarthe  sous  les  numéros  (H  40  bis,  n«s  2  et  3), 
l'on  trouve  comme  témoins  du  don  de  l'église 
d'Avézé  (Sancti  Pétri  de  Avesiaco),  un  certain 
Herbrannus  de  Telliaco,  est-ce  un  seigneur  de 
Teille,  ou  faut-il  y  voir  la  forme  latine  du  nom 
de  Tellaye  que  portèrent  les  premiers  membres  de 
la  famille  qui  nous  occupe  ? 

Aucune  pièce  authentique  ne  venant  appuyer 
l'une  ou  l'autre  de  ces  conjectures,  nous  pren- 
drons l'histoire  généalogique  de  cette  maison  au 
jour  où  son  existence  dans  le  Maine  est  constatée 
d'une  façon  précise  par  une  charte  du  15  mai  1397 
qui  est  un  acte  de  vendition  par  Isabel  Tellaye, 
delà  paroisse  de  Marolette  à  Colin  Tellaye,  son 
neveu,  de  tout  ce  que  la  dite  danie  possède  en  la 
paroisse  de  Saint-Mars-sous-Ballon.  (Archives 
de  Courcival,  p.  3/H) . 

Le  nom  patronymique  qui,  depuis  la  Révolution 


a  pris  dans  les  actes  la  forme  de  Stellaye,  se 
trouve  écrit  dans  les  anciennes  chartes  Teillai, 
Teillaye,  Tellays  ou  Tellay. 

Le  fief  de  Baigneux,  à  Saint-Mars-sous-Ballon, 
paraît  avoir  été  le  premier  possédé  par  cette  fa- 
mille dans  le  pays  :1a  seigneurie  de  Courcival,  ne 
lui  est  échue  que  vers  1480,  par  le  mariage  de 
Jean  Teillaye,  seigneur  de  Baigneux,  avec  Je- 
hanne  Soreille,  Sorel  ou  Le  Sorail  dont  le  père 
Jean  Soreau  était  le  fils  naturel  de  Guillaume  de 
Saint-Mars,  comme  le  prouve  un  acte  du  11  mai 
1411  qui  est  une  transaction  au  sujet  delaterre  de 
Courcivard  entre  le  dit  Jean  Soreau  et  son  beau- 
frère  noble  homme  Thibault  Hérisson,  mari  de 
dame  Isabeau  de  Saint-Mars.  (Archives  de  Cour- 
cival,p.  4.  F.). 

Cette  terre  appartînt  d'abord  à  la  famille  de 
Loré.  Une  charte  latine  insérée  dans  le  cartulaire 
des  moines  de  l'abbaye  de  la  Couture,  au  Mans, 
conservé  à  la  Bibliothèque  nationale  sous  le  n° 
195 du  fonds  latin,  laquelle  charte  est  un  acte  de 
donation  de  l'église  de  la  Chapelle-Saint-Rémy, 
fait  par  Geoffroy  de  Loré  (de  Loreio)  au  monas- 
lère  de  Sainte-Marie  de  Tuffé,  et  tout  en  ne  por- 
tant pas  de  date  précise,  doit  avoir  été  rédigée 
entre  1072  et  1102  ;  il  porte  que  :  «  Le  susdit  Geof- 
«  froy  de  Loré  reçut  en  récompense  du  don  delà 
«  dite  église  de  la  Chapelle-Saint-Rémy,  avant  le 
«  don,  50  sols,  et  après  105  autres  sols  avec  les- 
«  quels  il  retira  sa  terre  de  Curcivard  (de  Curci- 
«  vardo)  qu'il  avait  mise  en  gage  ;  cet  acte  fait  à 
«  La  Ferté,  en  la  maison  du  dit  Geoffroy  de 
«  Loré.  » 

En  1399,  le  vendredi  après  Invocavit  me,  Emery 
de  Corcivart,  de  la  paroisse  de  la  Bazoge,  vend 
aux  chapelains  et  clercs  de  l'Eglise  du  Mans,  20 
sous  tournois  de  rente  perpétuelle  à  prendre  sur 
tous  les  biens  du  vendeur,  pour  10  livres  tour- 
nois dont  il  donna  quittance.  (Archives  ecclésias- 
tiques de  la  Sarthe,  G.  58.) 

Le  nom  de  cette  seigneurie  est  encore  cité  dans 
les  documents  suivants  conservés  aux  Archives 
de  la  Sarthe  : 

l»Dans  une  charte  sans  date  (entre  1190  et  1214) 
qui  est  une  donation  faite  par  Geoffroy  Thomas 
et  Agnès,  sa  mère,  aux  moines  de  Tyronel  de 
toute  la  terre  qu'ils  ont  au-dessous  de  Sabulam 
(Sables)  en  présence  de  Willemmo  de  Jaze,  pres- 
biter  de  Corcivart  et  d'autres  témoins  (Archives 
départementales  de  la  Sarthe.  H.  1/76,  n°7). 

2°  Une  charte  du  mois  de  février  1243  par  la- 
quelle Raoul  de  Sevilliano  vend  aux  moines  de 
Tyronel,  un  pré  situé  dans  la  paroisse  de  Sables  : 
la  dite  charte  consentie  apud  Corcivart  en  pré- 
sence de  nombreux  témoins  (Archives  départe- 
mentales de  la  Sarthe.  H.  1/76,  n.14). 

3°  Une  charte  latine  du  doyen  (Sagonensis)  de 
Sonnois,  par  laquelle  Geoffroy,  dictus  Fontarjus, 
de  la  paroisse  de  Pireto  (Peray)  vend  à  l'abbaye 


—  727  — 


—  728 


de  Tyronello  une  pièce  de  terre  et  une  pâture 
en  la  paroisse  de  Curcivahd  (Archives  départe- 
mentales delà  Sarthe,  H.  1/76,  n°  21). 

D'après  la  Géographie  ancienne  du  diocèse  du 
Mans  de  Cauvin,  le  nom  primitif  de  la  paroisse 
de  Courcival  était  Guria  Centaldi  comme  il  se 
voit  dans  une  charte  de  1090  où  Ton  cite  Hugo  de 
Curia  Centaldi  comme  l'un  des  témoins  de  la  do- 
nation de  l'église  de  Saint-Ouen-de-Ballon,  faite 
à  l'abbaye  de  Saint- Vincent,  plus  tard,  dans  les 
Insinuations  ecclésiastiques  de  1570,  cette  pa- 
roisse est  désignée  sous  le  nom  de  Curia  Civardi. 

Les  membres  de  la  famille  Stellaye  de  Bai- 
gneux  ont  occupé,  dans  les  armées  royales,  les 
emplois  les  plus  honorables,  comme  le  constatent 
les  nombreux  certificats  et  brevets  conservés  dans 
les  archives  de  Courcival  :  ils  ont  fait  alliance 
avec  les  familles  les  plus  considérables  du  pays 
et  des  provinces  voisines  et,  depuis  le  xive  siècle 
ils  n'ont  cessé  d'habiter  le  Maine  où  ils  ont  établi 
leurs  principales  résidences  aux  châteaux  de 
Baigneux,  en  Saint-Mars-sous-Ballon,  de  Courci- 
val, de  la  Freslonnière,  en  Souligné-sous-Ballon, 
de  la  Rochère,  en  Mulsanne,  etc. 

Armes  :  De  sable,  chargé  de  trois  étoiles  d'or 
posées  2  et  1. 

Couronne  de  marquis. 

REPRÉSENTANTS  A CTUELS  : 

1°  Stellaye  de  Baigneux,  marquis  de 
Courcival,    (Gustave-Alexandre  -Maurice- 

Timoléon)  né  le  18  juillet  1834,  à  Courci- 
val, élève  de  Saint-Cyr  en  1851,  sous-lieu- 
tenant au  7e  hussards  le  1er  octobre  1853  ; 
élève  à  l'École  de  Cavalerie  de  Saumur  ; 
passé  en  novembre  1854  au  3e  régiment 
de  chasseurs  ;  lieutenant  le  8  août  1858  ; 
capitaine  le  6  janvier  1805  ;  servit  en  1868- 
69  aux  chasseurs  de  la  garde  impériale  ; 
passa  ensuite  au  3ft  hussards  avec  lequel 
il  fit  toute  la  guerre  contre  l'Allemagne  en 
1870-71.  Versé  après  la  guerre  au  1er  hus- 
sards il  donna  sa  démission  en  juin  1871. 
Il  a  fait  les  campagnes  d'Algérie  en  1861- 
62,  63,  64  et  05,  la  campagne  de  Mentana 
dans  les  Etats-Pontificaux,  en  1867  ;  la 
guerre  contre  l'Allemagne  aux  armées  du 
Rhin  (1er  corps)  et  de  la  Loire  (17e  corps). 
S'est  trouvé  aux  batailles  de  Wissem- 
bourg,  de  Freschwiller,  de  Sedan,  où  il 
eut  un  cheval  tué  sous  lui,  aux  combats 


autour  d'Orléans  du  lpr  au  8  décembre 
1870,  à  la  bataille  du  Mans.  Lors  delà  for- 
mation de  l'armée  territoriale,  sur  la  pro- 
position du  général  Deligny,  commandant 
le  4  corps  d'armée,  il  fut  placé  â  la  tête 
du  27e  régiment  territorial  d'infanterie; 
destitué  par  le  général  Farre  par  décret  du 
23  août  1880.  Chevalier  de  la  Légion 
d'honneur  du  7  juin  1865;  a  recula  mé- 
daille commémorative  de  la  bataille  de 
Mentana,  instituée  par  S.  S.  le  pape  Pie  IX. 

Marié  en  1869,  â  Elise-Marie-Jeanne- 
Baptistine  Michel  deTrétaigne.  —  Rési- 
dences :  Chaude  Courcival  par  Bonnétable 
(Sarthe)  et  112,  Rue  Marcadet  à  Paris. 

2°  S.  de  B,  Cte  de  c.  (Charles),  né  à 
Courcival  le  19  juin  1844,  mêmes  rési- 
dences. 

3°  S.  de  B.  de  C,  (Stéphanie-Charlotte) 
née  le  4  novembre  1840,  à  Mortagne,  reçue 
dans  le  Chapitre  noble  des  Dames  Cha- 
noinesses  de  Sainte-Anne  de  Bavière.  — 
Résidence  :  Chau  de  St-Aubin,  par  Beau- 
mesnil  (Eure). 

SUGHET  D'ALBUFÉRA. 

Louis-Gabriel  Suchet,  né  à  Lyon  le  2  mars  1770, 
était  fils  d'un  fabricant  de  soieries  de  cette  ville. 

A  l'âge  de  20  ans,  il  s'engagea  dans  la  cavalerie, 
et  fut  élu  peu  après  capitaine  d'une  compagnie 
franche  de  l'Ardèche. 

Après  le  siège  de  Toulon  où  il  se  distingua,  il 
fut  chargé,  en  mai  1794,  de  comprimer  le  mouve- 
ment royaliste  de  Bédouin,  puis  il  passa  à  l'armée 
d'Italie. 

Là,  sa  bravoure  s'exerça  sur  tous  les  champs 
de  bataille.  Lodi,  Bivoli,  Castiglione,  Trente, 
Arcole,  Céréa  (11  oct.  1796)  furent  témoins  de  ses 
exploits. 

Nommé  général  de  brigade  le  23  mars  1798, 
Suchet  fut  appelé  à  faire  partie  de  l'expédition 
d'Egypte. 

Il  passa  ensuite  à  l'armée  du  Danube,  com- 
mandée par  Masséna  et  seconda  habilement  le 
général  en  chef. 

Nous  le  retrouvons  général  de  division  le 
10  juillet  1799,  donnant  toujours  de  nouvelles 
preuves  de  ses  capacités  militaires. 

Pendant  la  campagne  de  Prusse  il  battit  l'en- 
nemi à  Saalfeld  (9  octob  )  et  eût  la  principale  part 


729 


—  730  — 


au  gain  de  la  bataille  d'Iéna  ;  il  combattit  ensuite 
en  Pologne,  à  Pultusk,  à  Ostrolenka,  et  reçut  le 
8  février  1806,  une  dotation  de  20,000  fr.,  avec  le 
grand  aigle  de  la  Légion  d'honneur. 

Après  la  paix  de  Tilsitt,  Suchet  fut  nommé 
comte  par  Napoléon  1er,  ie  19  mai  1808. 

Dans  la  campagne  d'Espagne,  il  eût  des  succès 
ininterrompus  qui  lui  valurent  le  8  juillet  1811  le 
bâton  de  Maréchal  de  France. 

Là,  ne  devait  pas  s'arrêter  son  triomphe.  Après 
avoir  prit  successivement  Oropeza,  Murviédro, 
Valence,  il  s'empara  d'Albuféra  et  soumit  en  deux 
mois  la  province  tout  entière.  Ce  fut  alors  qu'il 
reçut  le  titre  de  duc  d'Albuféra,  avec  le  magnifique 
domaine  qui  en  formait  l'apanage,  (24jan.  1812). 
Ce  qui  fit  dire  plus  tard  à  Napoléon  Ier  que  s'il 
avait  eu  en  Espagne  deux  maréchaux  comme  le 
duc  d'Albuféra,  il  eût  conquis  et  conservé  la 
péninsule. 

Après  la  chute  de  l'empire  Suchet  fut  compris 
au  nombre  des  Pairs  (4  juin  1814)  créés  par  le  roi 
Louis  XVIII,  mais  il  fut  rayé  de  la  liste  le 
24  juillet  1815  pour  avoir  servi  sous  les  ordres 
de  Napoléon  Ier  pendant  les  cent  jours.  Il  fut 
réintégré  le  5  mars  1819. 

Il  mourut  dans  le  château  de  Saint-Joseph,  près 
de  Marseille  où  il  s'était  retiré. 

Il  avait  épousé  la  fille  d'Antoine  de  Saint- 
Joseph,  maire  de  Marseille  et  était  parent,  par 
alliance,  de  la  femme  de  Joseph  Bonaparte. 

Il  eut  un  fils,  Louis  Napoléon,  né  à  Paris 
en  ,1813,  et  une  fille  qui  épousa  le  Comte  de  la 
Redorte. 

Armes  :  Parti  de  trois  traits,  coupé  d'un,  ce  qui 
fait  huit  quartiers  :  au  1,  d'or,  à  quatre  vergettes 
de  gueules,  à  trois  fers  de  pique  d'argent  brochant 
sur  le  tout;  au  2,  d'argent,  à  la  tour  sommée  de 


trois  tourelles  de  sable;  au  S,  contre  ècartelé  de 
gueules,  à  la  tour  de  sable,  et  d'or  à  l'arbre  de 
sinople  ;  au4,  d'argent,  à  trois  pals  ondes  d'azur  : 
au  5,  d'azur,  à  la  galère  d'argent  de  six  rames, 
surmontée  des  lettres  S.  A.  G.  et  accompagnée 
en  pointe  d'un  dauphin  et  d'une  coquille  d'argent  : 
au  6,  d'or,  à  quatre  vergettes  de  gueules  et  au  lis 
d'argent  brochant  sur  le  tout;  au  7,  d'azur,  à  la 
tour  sommée  de  trois  tourelles  de  sable  sur  une 
terrasse  de  sinople:  au  8,  d'or,  à  cinq  étoiles 
d'azur.  Sur  le  tout  :  de  gueules,  au  lion  léopardé 
d'or,  passant  sur  un  pont  de  bois  du  même  et 
tenant  de  la  patte  dextre  un  rameau  d'olioier 
d'argent,  au  chef  de  l'écu  de  gueules  semé  d'étoiles 
d'argent. 

REPRÉSENTA  NTS  A  CTUELS 

1°  Suchet,  3e  duc  d'Albuféra  (Raoul- 
Napoléon)  né  à  Paris  le  11  mai  1845. 
Résidence  :  55,  rue  Saint-Dominique  à 
Paris.  —  Marié  à  Paris  le  20  janv.  1874 
à  Zénaicte-Napoléone-Louise-Lucienne  de 
Gambacérès,  née  à  Paris  le  3  août  1857, 
dont  :  a)  Lowis-Joseph  S.  Mis  d'A.,  né  à 
Paris,  le  3  mai  1877  ;  b)  Bathilde-M-àYie- 
Napoléone-Julie-Malvina,  née  à  Paris  le 
25  déc.  1887. 

2°  Sœur  :  /.safrdZe-Marie-Davida  Suchet, 
née  à  Paris  le  25  déc.  1847,  mariée  à  Paris 
le  19  déc.  1867  à  Guy  Duval,  M»  de  Bon- 
neval,  décédé.  —  Résidence  :  13,  rue  Ray- 
nouard,  à  Paris. 


TAFFIN  (dé). 

Famille  originaire  d'Artois  qui  a  formé  deux 
branches  :  Tune  établie  en  Lorraine  et  l'autre  en 
Artois. 

Le  premier  auteur  connu  est  Denis  Taffln, 
mestre  de  camp  au  service  de  l'empereur  Maxi- 
milien,  qui  fut  employé  aux  diverses  expéditions 
pendant  le  siège  de  Thérouanne   en  1513. 

Nous  trouvons  ensuite  :  Valentin  Taffln  qui 
fut  conseiller  du  roi  d'Espagne,  et  son  procureur 
au  quartier  de  St-Omer  en  1622. 

Nicolas  Taffln  Ier  qui  fut  avocat-général  au 
Conseil  d'Artois  en  1646,  conseiller  au  dit  Con- 
seil par  lettres  du  4  juin  1655,  député  général  et 
ordinaire  des  Etats  d'Artois  à  Bruxelles,  puis 
président  du  dit  Conseil. 

Jules-César  de  Taffln  qui  fut  conseiller  au  par- 
lement de  Flandre  en  1763. 

Simon-Louis-François  de  Taffln  de  Tilques  né 
en  1770,  qui  fut  chef  de  bataillon  et  chevalier  de 
St-Louis  et  qui  épousa  le  13  juillet  1803,  Marie 
Charlotte-Wedastine-Désirée  des  Lyons  de  Mou- 
cheaux,  dont  postérité  qui  s'est  continuée  jus- 
qu'à nos  jours. 

Cette  famille  s'est  alliée  aux  familles  :  d'Her- 
bais  d'Isel;  des  Lyons  de  Moucheaux  ;  Quarré 
de  Boiry  ;  Le  Sergeant  d'Hendecourt  ;  Van  Pra- 
delles  de  Palmaert,  du  Tertre,  etc. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  têtes  de  maures  de 
sable,  H  et  i,  tortillées  du  champ. 


TARDIEU  DE  MALEISSYE. 

Branche  de  la  maison  Tardieu,  en  Normandie, 
famille  noble  remontant  à  1576. 

L'auteur  de  la  branche  de  Maleissye  est  Fran- 
çois Tardieu,  issu  du  3e  degré  de  la  branche 
mère,  seigneur  de  Melville,  conseiller  à  la  Cour 
des  Aides  de  Paris  en  1593,  maître  des  requêtes 
en  novembre  1613,  qui  épousa  en  1598,  Anne 
Martin,  qui  fut  depuis  dame  d'honneur  de  la 
reine  mère,  fille  de  Mathieu,  seigneur  de  Maleis- 
sie. 

Plusieurs  marquis  de  Maleissie  ont  été  lieute- 
nant de  roi  en  1694,  1756,  1759. 

Cette  famille  compte  des  chevaliers  de  St-Louis 
et  plusieurs  chevaliers  de  Malte. 

Armes  :  Ecartelè  :  au  1,  d'azur,  à  deux  pointes 
renversées  d'or,  qui  est  de  Martin  de  Maleissie  ,* 
au  2  d'azur,  à  trois  lions  d'or  passants  l'un  sur 
Vautre  qui  est  de  Caumont  ;  au  3,  bandé  d'ar- 
gent et  d'azur  de  quatre  pièces,  qui  est  d'Ala- 
mani;  au  4,  paie  d'or  et  de  gueules,  qui  est  de 
Briqueville  ;  sur  le  tout,  d'azur  axe  chevron  d'ar- 
gent, au  chef  d'or  chargé  d'une  étoile  d'azur,  et 
accompagné  de  deux  croissants  d'or. 

TARDIF  DHAMONVILLE. 

Famille  établie  en  Touraine  et  à  Paris  dont  la 
filiation  ne   remonte    qu'à  François-Remi-Tardif 


—  733  — 


-  734  — 


d'Hamonville,  ingénieur  ordinaire  du  roi  à  Metz, 
anciennement  lieutenant  dans  le  régiment  de  la 
Couronne-infanterie,  qui  fut  maintenu  dans  sa 
noblesse  en  1736. 

Armes  :  D'or,  à  trois  palmes  de  sinople,  posées 
2  en  chef  et  1  en  pointe. 

L'écu  timbré  d'un  casque  de  profil. 


TARDY  DE  MONTRA VEL  (de). 

Cette  famille,  dont  il  existe  des  branches  en 
Vivarais,  dans  le  Velay,  en  Lorraine  et  en  Suisse, 
a  fait  en  1786,  devant  l'intendant  de  Languedoc, 
les  preuves  filiatives  de  sa  noblesse  d'extraction 
et  d'origine,  jusqu'en  l'631,  et  au-delà  de  cette  épo- 
que jusqu'à  noble  Jean  Tard  y  de  Montravel, 
sieur  du  Bois,  capitaine  de  50  hommes  de  guerre, 
et  commissaire  ordinaire  en  l'artillerie  de  France; 
marié  à  demoiselle  Isabelle  de  Granjean  ;  par  le- 
quel et  d'après  des  titres  d'une  date  antérieure, 
elle  se  rattache  à  Aimar  de  Montravel,  du  l'an- 
cienne maison  de  chevalerie  de  ce  nom,  origi- 
naire de  l'Auvergne,  marié  à  Agnès  Tardy,  fille 
unique  et  héritière  d'une  maison  noble  du  Forez. 
Dans  une  transaction  latine,  passée  en  1316,  à 
l'occasion  de  ce  mariage,  ils  sont  qualifiés  de 
milites.  Une  autre  transaction  du  6  mai  1355,  en- 
tre nobili  monacus  Tardy,  et  Petrus  Tardy 
de  Montraoel  domicilias  ejus  nepos,  dans  la- 
quelle ce  dernier  est  dil  fils  d' Aimar  de  Montra- 
vel et  d'Agnès  Tardy,  confirme  l'union  des  deux 
familles,  et  explique  l'origine  d'un  nom  composé, 
devenu  patronymique  ainsi  que  cela  a  été  établi 
devant  la  commission  du  sceau,  par  le  chef  de  la 
branche  du  Vivarais,  à  l'époque  où  il  a  sollicité  et 
obtenu  un  titre. 

Cette  famille  a  donné  un  maréchal  de  camp  ; 
un  grand  nombre  d'officiers  et  autres  dans  tou- 
tes les  armes  ;  dans  la  maison  du  roi,  un  mous- 
quetaire, chevalier  de  St-Lazare,  en  1721  ;  un  gen- 
darme de  la  reine,  et  deux  chevau-légers,  dont 
un  brigadier:  plusieurs  chevaliers  de  St-Louis. 

Le  titre  de  comte,  a  été  conféré  à  Jean-Louis- 
Damien  Tardy  de  Montravel  de  Labrossy,  par 
ordonnance  royale  du  6  décembre  1814.  Les  let- 
tres patentes  du  29  décembre  1815,  portent  que 
cette  grâce  lui  a  été  accordée  par  le  roi,  en  té- 
moignage de  bienveillance  et  de  satisfaction,  et 
pour  récompenser  un  courageux  et  constant  dé- 
vouement pour  la  personne  de  sa  Majesté. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  cyprès  arrachés  de  si- 
nople, posés  2  et  1;  au  chef  de  gueules,  chargé 
de  trois  besants  d'or. 

Couronne  de  comte. 


TARDY  DE  ROSS  Y  (de). 

Lafamille  de  Tardy  est  ori- 
ginaire du  Bas-Poitou. 

Elle  fut  anoblie  définitive- 
ment par  lettres-patentes  du 
roi  Charles  X,  données  au 
château  de  St-Cloud,  le  8  sep- 
tembre 1825,  dans  la  per- 
sonne de  Louis-François- 
Dauphin  Tardy,  ancien  of- 
ficier des  armées  royales, 
conseiller  de  préfecture  de  la 
Vendée. 

Louis  -  François  -  Dauphin 
Tardy  avait  été  déjà  l'objet 
d'un  anoblissement  en  1824 
par  le  roi  Louis  XVIII;  mais 
il  avait  négligé  de  retirer  ses  lettres-patentes,  ce 
qui   l'obligea   à   demander    la    confirmation    ci- 
dessus. 

Ce  Tardy  épousa  en  1808  ou  1800,  Julie  de 
Rossy,  et  obtint  du  roi  Louis-Philippe  l'autorisa- 
tion pour  son  fils  Jules-Henri-Dauphin  de  joindre 
à  son  nom  de  Tardy  celui  de  Rossy. 


Vers  la  fin  du  xvne  siècle,  Jeanne  Raquette  se 
maria  à  Fédéric  de  Rossy. 

En  1700,  elle  fait  ses  preuves  de  noblesse 
pour  elle  et  ses  deux  fils  Louis-Fédéric  et  Pierre- 
Jacques. 

Dans  ces  preuves  de  noblesse,  on  voit  que  1'/ 
final  du  nom  italien  de  Rossi  s'est  francisé  en  y 
français  et  que  la  suppression  de  l'R  après  l'f  de 
Frédéric  (ce  qui  fait  Fédéric)  est  bien  d'origine 
italienne. 

Louis-Fédéric,  fils  de  Jeanne  Raquette,  devenu 
grand,  amortit  en  1738  une  rente  qu'il  doit  pour  la 
verrerie  de  Rortheau,  commune  de  Dompierre- 
sur-Yon  (Vendée).  Cette  rente  était  due  à  la  terre 
delaRabatelière  appartenant  aujourd'hui  au  comte 
de  la  Poëze.  Cette  commune  de  la  Rabatelière  est 
près  de  Saint-Fulgent  (Vendée). 

La  verrerie  de  Rortheau,  située  au  village  de  ce 
nom,  à  une  lieue  environ  de  Dompierresur-Yon, 
était  la  dot  de  Jeanne  Raquette  et  cette  terre  de 
Rortheau  était  dans  la  famille  de  cette  dame  de- 
puis Charles  VIL 

Louis-Fédéric  épousa  Mlle  Guinebaud  de  la 
Grossetière. 

De  ce  mariage,  naquit  Louis-Philippe  de  Rossy. 
Ce  Louis-Philippe  de  Rossy  épousa  en  premières 
noces  Olymphe  Duval,  laquelle  lui  donna  un  seul 
fils  en  1760,  Louis-Alexandre  de  Rossy  qui  fut 
assassiné  en  1798;  il  ne  laissa  pas  de  descendants 
mâles. 

Louis-Philippe  épousa,  après  la  mort  d'Olympe 
Duval,  vers  1767,  Françoise  Benaîteau,  morte  à 
la  Rochette-l'Etang  en  1802,  commune  du  Bourg- 
sous-la-Roche  (Vendée). 


—  735  — 


—  736  — 


La  Rochette-l'Etang  fut  achetée  en  1775  avec  les 
produits  de  la  verrerie  de  Rortheau.  Les  Rossy 
étaient  gentilhommes  verriers  et  avaient  une 
vingtaines  d'ouvriers  nobles  qui  soufflaient  dans 
les  verres  et  qu'ils  payaient  vingt  francs  (20  livres) 
par  jour. 

Grâce  à  cette  verrerie,  les  Rossy  devinrent  et 
étaient  très  riches  au  moment  de  la  Révolution. 

Du  mariage  de  Louis-Philippe  avec  Françoise 
Renaîteau  naquirent  six  enfans  (quatre  filles  et 
deux  garçons)  : 

1.  Louis-Renjamin  de  Rossy  qui  eut  l'habita- 
tion de  la  Rochette  et  une  partie  de  cette  terre. 
Il  émigra  et  la  Rochette  fut  brûlée  par  les  Rleus 
en  1793. 

Rentré  en  France  sous  le  Consulat,  Louis-Ren- 
jamin trouva  la  Rochette-l'Etang  sous  le  séques- 
tre. Napoléon  la  lui  fit  rendre. 

Il  mourut  en  1843  au  Bourg-sous-la-Roche,  com- 
mune où  est  située  la  Rochette-l'Etang.  Avant  de 
mourir,  il  assura  la  Rochette-l'Etang  à  son  neveu 
fils  de  sa  sœur  Julie,  et  à  Jules-Henry-Dauphin 
de  Tardy  de  Rossy,  père  du  chef  actuel  de  la  fa- 
mille. 

2.  Alexandre  de  Rossy  qui,  émigré  comme  le 
précédent,  eut  l'imprudence  de  rentrer  en  France 
sous  la  Terreur,  fut  arrêté  et  fusillé  à  Verdun 
(Meuse)  à  l'âge  de  vingt-deux  ans,  par  conséquent, 
avant  les  partages  que  firent  plus  tard  ses  frères 
et  sœurs,  des  biens  restés  sous  le  séquestre. 

3.  Victoire  de  Rossy,  l'aînée  des  quatre  filles. 

4.  Jeanne-Louise  de  Rossy. 

5.  Julie  de  Rossy  (troisième  fille)  qui  épousa 
vers  1808  ou  1809,  Louis-François  Tardy. 

6.  Françoise-Pélagie  de  Rossy  (quatrième  fille). 
Louis-Alexandre,  assassiné  en   1798,  ne  laissa 

pas  d'enfants  mâles;  comme  il  était  du  premier  lit 
et  l'aîné,  il  eut  dans  sa  part  la  verrerie  de  Ror- 
theau et  la  terre  qui  en  dépendait.  Il  laissa  deux 
filles, l'aînée  épousa  M.  de  Lancreau,  gentilhomme 
angevin;  la  cadette  épousa  M.  Rrunet  de  la 
Grange.  Mme  de  Lancreau,  restée  veuve  en  1848, 
mourut  en  1850,  sans  postérité.  Rortheau  passa 
au  fils  de  sa  sœur,  M.  Brunet  de  la  Grange  fils,et 
fut  vendue  par  ses  héritiers  ;  cette  propriété  n'est 
donc  plus  dans  la  famille.  Détruite  pendant  la 
Révolution,  la  verrerie  n'existe  plus. 

Toutes  les  demoiselles  de  Rossy  ont  été  mariées 
mais  leurs  descendants  n'ont  point  le  droit  de 
porter  ce  nom.  Seul,  le  représentant  actuel  a  ce 
droit  en  vertu  de  l'ordonnance  du  roi  Louis- 
Philippe  citée  plus  haut. 

Armes  des  Tardy  :  D'azur,  à  deux  èpèes  d'ar- 
gent, m.ontées  d'or,  posées  en  sautoir  et  surmontées 
d'une  croisette  aussi  d'or. 

Casque  de  chevalier  taré  de  profil. 


La  famille  de  Rossy  était 
orignaire  de  Parme,  en  Ita- 
lie. 


Ses  papiers  ont  été  brûlés 
en  1793,  lors  de  la  Révolu- 
tion, mais  on  savait  par  les 
traditions  de  famille  que  les 
Rossis'étaientélevés  au  pre- 
mier rang  dans  les  guerres 
des  Guelfes  et  des  Gibelins 
et  qu'ils  s'étaient  établis  en 
Poitou  à  la  suite  d'un  duel 
où  un  Rossi  avait  tué  son 
adversaire. 

On  lit  même  dans  l'histoire  du  Rossi  de  Parme 
que  deux  membres  de  cette  famille  étaient  venus 
en  1569  sous  les  ordres  du  duc  de  Guise  com- 
battre les  Huguenots  qui  assiégeaient  alors 
Poitiers  et  qu'un  Rossi  tua  un  de  leurs  principaux 
chefs.  Il  s'agissait  évidemment  du  même  duel, 
puisque  les  Rossi  de  France  habitaient  précisé- 
ment le  Poitou  ou  ils  avaient  fait  leurs  preuves 
de  noblesse  en  1700. 

Sur  le  titre,  on  remarque  que  deux  Rossi  mi- 
neurs portent  les  prénoms  en  usage  chez  les 
Rossi  de  Parme  (selon  la  généalogie  du  comte 
Litta)  surtout  celui  de  Pierre,  illustré  par  un  de 
leurs  plus  grands  hommes,  le  fameux  Pierre  de 
Rossi  et  que  leur  mère  Jeanne  Raquette  a  fait 
aussi  ses  preuves  de  noblesse  pour  elle-même. 

Or,  il  n'existe  pas  en  France  de  famille  noble  de 
ce  nom,  qui  est  vraisemblablement  une  traduction 
de  Rachetti  ou  Rachetta,  nom  lui-même  très  rare 
en  Italie  et  que  l'on  ne  trouve  parmi  les  nobles 
qu'au  baptistère  de  Parme  sur  les  registres  du 
xvne  siècle. 

Ces  coïncidences  équivalent  certes  à  des  preu- 
ves, surtout  quand  on  voit  le  cygne  si  célèbre  des 
Rossi  de  Parme  dans  l'écu  de  ceux  du  Poitou  et 
qu'on  sait  par  l'histoire  tous  les  rapports  d'inti- 
mité que  cette  famille  eut  avec  la  cour  de  France 
sous  les  Valois. 

Mais  ce  qui  rend  ces  preuves  irrécusables, 
c'est  qu'il  n'existe  et  n'a  jamais  existé,  d'après 
tous  les  nobiliaires  italiens, aucune  ancienne  mai- 
son noble  portant  le  nom  de  Rossi  autre  que 
celle  de  Parme. 

Il  y  a  dans  toutes  les  villes  de  la  Péninsule  un 
certain  nombre  de  familles  honorables  du  nom  de 
Rossi  dont  quelques-unes  ont  été  anoblies  ou 
bien  ont  acquis  rang  de  noblesse  depuis  un  siècle 
ou  deux.  Mais  aucune  de  ces  familles  d'origine 
plus  ou  moins  récente  n'a  la  prétention  de  sortir 
des  Rossi  de  Parme  qui  sont  éteints  en  Italie 
depuis  1825. 

Dans  V Histoire  de  Parme,  d'Angeli,  on  trouve 
que  sous  Ludovic  le  More,  duc  de  Milan,  après  la 
prise  du  château  de  S.  Secondo,  les  fiefs  de  cette 
maison  furent  confisqués  et  qu'une  branche  des- 


—  737  — 


—  738 


cendant  du  comte  Pierre-Marie  se  retira  en 
France  sous  la  protection  du  roi  Louis  XII  (San- 
sovino,  familles  célèbres  d'Italie). 

Armes  des  Rossy  :  Ecartclé:  au  1  d'azur,  au 
lion  d'argent;  au  2  d'azur,  aux  trois  fleurs  de  lys 
d'or;  au  3  de  gueules,  à  la  tiare  et  aux  clefs  d'or; 
au  4  d'or,  à  l'aigle  de  sable. 

L'écu  surmonté  de  la  couronne  de  duc  ayant 
pour  cimier  un  cygne  portant  la  couronne  de 
comte. 

Supports  :  Deux  licornes. 

Devise  :  Cruce  super  mundum. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Tardy  de  Rossy  (Jales-Louis-Robert  de), 
né  le  4  juillet  1841,  fils  de  Jules  Henri 
Dauphin  et  petit  lils  de  Julie  de  Rossy, 
marié  en  décembre  1866  à  Jenny-Louise 
Aglaé  Le  Ghait,  née  à  Saint-Josse-ten- 
Noode,  près  Bruxelles  (Belgique).  Rési- 
dence :  La  Rochette-l'Etang,par  LaRoche- 
sur-Yon  (Vendée),  dont  : 

1.  Blanche-Louise-Isabelle,  née  à  Paris 
en  1868,  mariée  à  M.  de  la  Biliais  en  1889, 
d'où  :  Yvonne,  née  en  1891  ; 

2.  Isabelle-Aurélie-Marie-Catherine,  non 
mariée,  née  à  Paris  en  1869; 

3.  Madeleine- Claire-Jeanne-Mélanie,  née 
à  Paris  en  1871,  mariée  à  M.  Godet  de  la 
Riboullerie  en  1893. 

TASGHER  DE  LA  PAGERIE. 

Ancienne  famille  noble,  originaire  de  Château- 
neuf  en  Thimerais,  confirmée  dans  sa  noblesse 
par  ordonnance  de  Boucher  d'Orçai,  conseiller 
d'Etat,  commissaire  départi  pour  le  régalement 
des  tailles  en  la  généralité  d'Orléans,  en  faveur 
d'Isaac  de  Tascher,  et  par  un  autre  arrêt  de  main- 
tenue pour  François  de  Tascher,  rendu  à  Orléans, 
le  30  juillet  1667;  et  par  une  ordonnance,  du 
12  mars  1667,  sur  la  présentation  des  titres  qui 
en  fut  faite  par  René  de  Tascher,  sieur  de  Mar- 
cilly,  de  la  Paroisse  de  Cetton,  élection  de  Mor- 
tagne,  et  par  d'autres  parents.  Ce  qui  est  aussi 
confirmé  par  un  certificat  du  4  août  1700,  de 
M.  le  généalogiste  des  ordres  du  roi,  chargé  de  la 
vérification  des  titres,  en  vertu  des  arrêts  du 
Conseil  d'Etat  des  années  1689  et  1699. 

Nous  ajouterons  encore  à  ces  preuves  les 
recherches  déjà  faites  par  Pierre  d'Hozier  de  la 
Garde,  qui  examina  tous  les  titres  et  contrats  de 
la  famille  de  Tascher,  pour  entrer  dans  l'ordre  de 


Malte,  et  qui  donna  son  certificat,  le  10  janvier  1631, 
comme  elle  était  en  possession  de  la  noblesse,  et 
de  si  longtemps,  qu'il  n'était  mémoire  du  con- 
traire, et  qu'un  des  siens  était  en  droit  de  faire 
ses  preuves  pour  son  entrée  dansledit  ordre.  Cette 
famille  rattache  son  origine  à  Ferry  de  Tascher, 
seigneur  de  Garges  qui  vivait  en  1309  et  dont  la 
filiation  est  établie  depuis  Guillaume  de  Tascher, 
vivant  en  1406,  qualifié  d'écuyer.  Il  rendit  aveu 
en  1455  et  en  1462  pour  deux  de  ses  terres. 

Au  8e  degré,  nous  trouvons  François  de  Tascher, 
écuyer,  seigneur  de  la  Pagerie,  commandant,  en 
1674,  la  noblesse  du  Bailliage  de  Blois. 

Un  second  fils  de  Guillaume  de  Tascher  forma 
une  seconde  branche.  Un  descendant  de  cette 
branche,  Samuel  de  Tascher  1er  du  nom,  embrassa 
la  religion  prétendue  réformée  vers  1609. 

Cette  famille  a  donné  plusieurs  chevaliers  de 
Saint  Louis  et  des  officiers  dans  l'armée. 

Elle  a  été  titrée  :  comte  le  9  mai  1810,  par 
Napoléen  1er,  titre  confirmé  le  14  août  1818  par 
Louis  XVIII,  et  duc  de  Tascher  de  la  Pagerie  par 
lettres  patentes  de  1811  etpar  décret  du  2 mars  1859. 

Armes  :  Coupé  :  au  1,  d'azur,  à  trois  bandes 
d'or  chargées  chacune  de  trois  tourteaux  de 
gueules  qui  est  de  Tascher,  branche  aînée  ;  au  2, 
d'argent,  à  trois  fasces  abaissées  d'azur  chargées 
chacune  de  trois  Jlanchis  d'argent,  et  accompa- 
gnées en  chef  de  deux  soleils  de  gueules,  ranges 
enfasce,qm  est  de  Tascher,  branche  cadette;  au 
chef  ducal,  de  gueules,  semé  d'étoiles  d'argent. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS 

Branche  ducale 

Tascher  de  La  Pagerie  (Louis-Robert- 
Charles-Auguste,  duc  de)  né  à  Munich,  le 
10  nov.  1840.  Résidence  :  Paris,  Marié  à 
Paris  le  14  juillet  1872  à  Angélique  Panos, 
née  à  Laumia  (Grèce)  en  1843. 

Sœur  :  Amélie-iïW/éTue-Thérèse-Garo- 
line  de  T.  de  La  P,  née  à  Munich  le 
23  nov.  1839,  veuve  de  Maximilien,  Pce  de 
Thurn  et  Taxis. 

Branche  aînée 
Tascher  de  La  Pagerie  (Louis-Charles- 
Eugène- Napoléon,  Ron  de)  Résidences  : 
14,  rue  Richepanse  à  Paris,  et  chau  du 
Petit  Fresnoy,  par  Saint-Quentin  (Aisne). 
Marié  à  M.  M.  V.  Catherine  Amelot  de 
Chaillou,  dont  :  a)  Marie-Joseph- Victor- 
Gharles- Robert  ;  b)  Marie-Joseph-Jacques- 
Emile,  Charles. 


'l'OMli  il 


24 


—  739 


740  — 


Cette  branche  porte:  D'argent,  à  trois  fasces 
abaissées  d'azur,  chargées  chacune  de  trois  fran- 
chis d'argent.  Elle  portait  anciennement:  D'argent, 
à  trois  bandes  de  gueules,  chargées  chacune  de 
quatre  flanchis  d'argent. 

TERNISIEN  (de). 

Cette  famille  est  originaire  du  Boulonais,  séné- 
chaussée de  Ponthieu,  généralité  d'Amiens. 

Elle  fut  maintenue  dans  sa  noblesse  en  1698, 
par  arrêt  de  Jérôme  Bignon,  commissaire  du  roi 
pour  la  vérification  de  la  noblesse. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  étoiles  mal  ordonnées 
de  gueules,  accompagnées  de  trois  fleurs  de  lis  au 
pied  coupé  de  même. 

TERRAIL  (du). 

Maison  très  ancienne  du  Dauphiné  dont  l'ori- 
gine se  perd  dans  la  nuit  des  temps  et  qui  a 
donné  à  la  France  l'illustre  Bayard,  surnommé  le 
chevalier  sans  peur  et  sans  reproche. 

Pierre  du  Terrail,  seigneur  de  Bayard,  était  né 
en  1746,  au  château  de  Bayard,  dans  la  vallée  de 
Graisivaudan,  à  6  lieues  de  Grenoble,  d'Aymon 
du  Terrail  et  d'Hélène  des  Allemans. 

Il  n'est  pas  un  enfant  en  France  qui  ne  con- 
naisse l'histoire  de  ce  fds  glorieux  de  la  Patrie 
Française 

Il  était  le  descendant  d'une  suite  de  héros. 

Son  trisaïeul  fut  tué  sous  les  yeux  du  roi  Jean, 
à  la  bataille  de  Poitiers;  son  bisaïeul  fut  tué  à  la 
bataille  d'Azincourt;  son  aïeul  fut  tué  à  la  ba- 
taille de  Montlhéry  et  son  père  mourut  à  la  suite 
des  blessures  qu'il  reçut  à  la  journée  de  Guine- 
gate. 

Les  exploits  de  Bayard  ont  rempli  l'histoire  de 
son  temps;  il  avait  commencé  à  se  signaler  sous 
Charles  VIII,  à  la  bataille  de  Fornoue,  Sa  gloire 
militaire  illustra  le  règne  entier  de  Louis  XII,  et 
les  neuf  premières  années  du  règne  de  François 
Ier. 

Après  la  bataille  de  Marignan,  François  Ier 
voulut  être  armé  chevalier  par  Bayard  qui  s'é- 
tait surpassé  dans  cette  journée  que  les  histo- 
riens ont  nommé  la  bataille  des  géants. 

Bayard  fut  tué  le  30  avril  1524,  à  la  retraite  de 
Bomagnano,  après  la  journée  de  Rebec.  Il  avait 
à  peine  48  ans. 

Il  laissa  une  fille  naturelle  qui  fut  mère  deChas- 
telard  à  qui  Marie  Stuard  fittrancher  la  tête  pour 
avoir  osé  lui  parler  d'amour. 

Indépendamment  de  nombreux  hommes  de 
guerre,  cette  maison  a  donné  un  évêque  de  Gre- 
noble, oncle  de  Bayard,  des  chanoines  et  des  che- 
valiers de  St-Louis. 


Armes  :  D'azur,  au  chef  d'argent,  chargé  d'un 
lion  naissant  de  gueules,  au  filet  d'or  en  bande, 
brochant  sur  le  tout. 

TERRIS  (de). 

Cette  famille,  originaire  d'Ecosse  et  fixée  de- 
puis le  xve  siècle  dans  la  ville  de  Bonnieux,  au 
Comtat  Venaissin,  a  été  maintenue  dans  la  légiti- 
me possession  de  la  particule  nobiliaire  par  deux 
jugements  des  tribunaux  de  Carpentras  et  de 
Forcalquier  des  5  mai  et  17  juin  1880. 

Armes:  D'or,  à  trois  taupes  de  sable,  2  et  1. 
Couronne  de  comte. 
Devise  :  Labor  in  terris. 


TERTRE  (du). 

Dans  le  Boulonnais,  ancienne  et  noble  famille, 
originaire  de  la  dite  province,  qui  possédait,  dès 
le  xi*  siècle,  le  fief  noble  du  Tertre,  auquel  on  ne 
sait  si  elle  a  donné  son  nom,  ou  si  elle  le  tenait 
de  cette  terre.  Elle  est  située  dans  la  paroisse  et 
seigneurie  de  Boursin,  qu'  elle  possédait  égale- 
ment; ce  qui  donne  lieu  de  croire  que  ce  fief  a 
été  érigé  par  cette  famille,  qui  lui  a  donné  son 
nom,  lorsqu'elle  y  fit  bâtir  le  château  qu'elle  a 
toujours  habité  jusqu'en  l'an  1600,  ou  environ. 

Les  ravages  que  les  Anglais  ont  faits  dans  le 
Boulonnais,  pendant  qu'ils  en  étaient  possesseurs, 
jusqu'en  1550,  que  cette  province  fut  rendue  à  la 
France,  ont  ravi  à  cette  famille,  comme  à  beaucoup 
d'autres,  les  titres  précieux  de  leur  ancienneté. 
Ce  qu'il  y  a  de  certain,  c'est  que,  d'après  les  plus 
exactes  recherches  dans  les  archives  de  la  pro- 
vince, on  voit  que  le  fief  du  Tertre  n'a  pas  été 
possédé  avant  et  depuis  l'an  1190,  par  une  autre 
famille  que  par  celle  de  ce  nom,  qui  y  a  toujours 
l'ait  sa  demeure. 

La  filiation  suivie  de  cette  famille  commence  à 
Jean  du  Tertre,  Ier  du  nom,  qui  vivait  en  1350,  et 
tenait  la  vicomte  de  Fiennes  de  la  seigneurie  de 
Fiennes,  par  un  chapeau  de  roses  de  reconnais- 
sance, par  chacun  an,  aujourdu  Saint-Sacrement: 
c'est  ce  qui  est  dit  dans  les  titres  de  cette  sei- 
gneurie. 

Au  8e  degré,  Louis  du  Tertre,  capitaine  et  major 
de  cavalerie  au  régiment  d'Aumont,  puis  mestre 
de  camp-colonel,  fut  déclaré  noble  et  issu  d'an- 
cienne race  et  lignée,  en  1649  et  en  1664,  il  fut  en- 
core maintenue  dans  sa  noblesse  ancienne 
d'extraction. 

Issu  du  4e  degré,  nous  trouvons  Antoine  du 
Tertre,  2°  du  nom,  qui  est  l'auteur  de  la  seconde 
branche  de  cette  famille  ;  il  fut  mousquetaire  de 
la  garde  du  roi,  capitaine-major  au  régiment 
d'Aumont  et  chevalier  de  St-Louis. 


—  741 


742 


La  36  branche  a  pour  auteur  Ambroise-Fran- 
çois-Louis-Antoine  du  Tertre,  mousquetaire,  che- 
valier de  St-Louis  et  3e  fils  d'Antoine,  chef  de  la 
seconde  branche. 

La  4e  branche  a  pour  auteur  Jean-Jacques  du 
Tertre,  7e  fils  d'Antoine  du  Tertre,  ler  de  la  Le 
branche  au  4e  degré. 

La  5e  branche,  issu  de  la  l'e,  au  3e  degré  de 
Guillaume  du  Tertre,  IIe  du  nom,  commence  avec 
Jacques  du  Tertre,  ler  du  nom,  son  second  fils. 

Et  enhn  la  6e  branche, issue  de  la  5e,  a  pour  au- 
teur Louis  du  Tertre,  lef  du  nom,  3e  fils  de  Jac- 
ques du  Tertre,  lep  du  nom. 

Cette  maison  a  fourni  dans  toutes  ses  bran- 
ches, quantité  d'officiers  distingués  dans  les  ar- 
mées du  roi,  et  plusieurs  chevaliers  de  St-Louis. 

Elle  s'est  alliée  aux  meilleures  familles  du 
royaume. 

Armes:  Ecartelé:  au  1,  d'or,  au  créguî  de 
gueules,  qui  est  de  Créqui  ;  au  2  fascè  d'or  et  de 
sable,  qui  est  de  Fléchin  ;  au  3  d'azur,  à  trois 
Jleurs  de  lys  d'or,  qui  est  de  Bourbon  ;  aie  4  de 
gueules,  à  trois  maillets  d'or,  qui  est  de  Monchy  ; 
sur  le  tout  :  d'argent,  à  trocs  aiglettes  éptoyées  de 
gueules,  becquées  et  armées  d'à  sur,  qui  est  du 
Tertre. 

Cimier  :  Un  vol  d'aigle. 

Supports  :  Deux  aigles. 

Nous  trouvons  une  autre  familie  du  même 
nom,  originaire  de  Normandie,  Election  de  Valo- 
gnes. 

Armes:  D'azur,  à  deux  tourterelles  a' argent, 
accompagnées  de  trois  étoiles  d'or  en  chef,  et 
d'un  croissant  du  même  en  pointe. 

THÉS  AN  (de). 

Cette  famille  dont  le  nom  s'est  écrit  indistinc- 
tement Thésan  et  Thézan  est  originaire  du  Com- 
tat  Venaissin. 

Elle  a  donné,  en  1248,  un  croisé  dans  la  per- 
sonne de  Bertrand  de  Thésan. 

Armes:  Ecartelé  d'or  et  de  gueules. 

THOISY  (de). 

Famille  des  plus  anciennes  et  des  plus  illustres 
du  duché  de  Bourgogne  ;  elle  tire  son  nom  de  la 
terre  de  Thoisy,  qui  a  titre  de  baronnie. 

Les  sires  de  Thoisy  ont  possédé,  en  outre,  les 
seigneuries  de  Rancy,  la  Mothe,la  Motte-Chissey 
et  Pantières,  au  duché  de  Bourgogne. 

L'histoire  des  ducs  de  Bourgogne  mentionne  six 
seigneurs  de  Thoisy,  en  qualité  de  conseillers, 
chambellans  et  grands  officiers  de  ces  princes, 
qui  étaient  alors  souverains. 


L'origine  de  la  maison  de  Thoisy  se  perd  dans 
l'antiquité  des  temps  et  a  fourni  des  illustrations 
dans  le  militaire,  et  dans  l'ordre  civil  et  ecclé- 
siastique. 

Jean  de  Thoisy,  vers  1096,  vendit  une  partie  de 
sa  terre,  à  l'évêque  d'Autun,  pour  se  rendre  à  la 
Croisade. 

Margaud  de  Thoisy,  vivant  en  1174,  fut  un  des 
seigneurs  qui  signèrent  le  traité  de  paix,  fait 
entre  Hugues,  duc  de  Bourgogne,  et  Guy,  comte 
de  Nevars. 

Hugues  de  Thoisy,  pieux  et  vaillant  chevalier, 
fut  bailli  d'Auxois. 

La  filiation  suivie  remonte  à  Pierre  de  Thoisy, 
seigneur  de  Gamay  et  Pantières  qui  vivait  en 
1446.  Un  de  ses  descendants,  Charles  de  Thoisy, 
fut  promu  au  grade  de  capitaine  dans  le  régiment 
de  Turenne  et  devint  maréchal-des-logis  de  la 
compagnie  des  gendarmes  de  M.  le  prince  de 
Condé,  et  servit  en  cette  qualité  en  1649,  1651  et 
1653;  mais  n'ayant  point  voulu  prendre  part  à  la 
révolte  de  ce  dernier,  contre  le  roi,  il  fut  pris  par 
les  troupes  du  prince,  rançonné  à  cent  louis  et 
ses  meubles  pillés  et  brûlés  en  1652;  l'année  sui- 
vante, le  26  février  1653,  son  château  de  Rancy  fut 
entièrement  brûlé  par  les  mêmes  troupes.  Il  fut 
admis  à  la  Chambre  de  la  noblesse  de  Bourgogne, 
le  18  mai  1688. 

Il  laissa  un  fils  qui  continua  sa  descendance. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  glands  d'or,  posés  2  et  1 . 


THOMAS  (de). 

Famille  illustre,  originaire  de  Provence,  qui 
remonte  à  Jean  de  Thomas,  secrétaire  du  roi  René, 
et  son  maître  rationel.  Elle  a  été  anoblie  par 
lettres  de  ce  prince  du  2  avril  1480. 

Barons  de  Satnte-Marguerite,  par  érection  du 
mois  de  mars  1586;  marquis  de  Villeneuveda- 
Garde,  par  érection  du  mois  de  juin  1690;  sei- 
gneurs de  la  Vallette,  de  Giguac,  de  Milhaud  et 
d'Evenos,  cette  famille  a  donné  des  officiers  supé- 
rieurs de  terre  et  mer,  des  chevaliers  de  l'ordre 
du  roi;  un  président  en  la  Cour  des  comptes  de 
Provence,  des  présidents  à  mortier  au  Parlement 
d'Aix,  plusieurs  capitaines  de  vaisseaux,  un  chef 
d'escadre,  plus  de  vingt  chevaliers  et  dignitaires 
de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jérusalem;  unévêque 
d'Autun  en  1752,  dont  le  frère,  Louis  de  Thomas, 
fut  le  septième  général  de  la  Congrégation  de 
l'oratoire  de  Jésus. 

Armes:  Ecartelé  de  gueules  et  d'azur,  à  la  croix 
tréjlée,  d'or,  au  pied  fiché,  brochante  sur  le  tout. 


—  743  — 


—  744  — 


THOMAS  DE  PANGE. 

Cette  famille  est  originaire  de  Lorraine. 

Jean-Baptiste-Louis-Benoît  Thomas, marquis  de 
Pange,  était  commandeur  trésorier-général  de 
l'ordre  militaire  de  St-Louis  et  de  l'extraordinaire 
des  guerres  ;  marié  par  contrat  du  13  juin  1716,  à 
Françoise  de  Thumery,  il  eut  un  fils  qui  lui  suc- 
céda dans  ces  charges. 

Armes  :  D'argent,  au  chevron  d'azur,  chargé  de 
deux  épées  du  champ  garnies  d'or  et  accompa- 
gnées de  trois  étoiles  de  gueules. 

Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lions  d'or,  armés  et  lampassés 
de  gueules. 

THOMASSIN  DE  MONTBEL  (de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Bourgogne. 

Elle  a  été  maintenue  dans  sa  noblesse,  par 
lettres-patentes  du  roi  le  16  juin  1736,  données  à 
Versailles,  et  enregistrées  par  arrêt  du  Parlement 
de  Bourgogne  en  date  du  23  avril  1757. 

Dans  le  rapport  fait  au  Parlement  par  le  doyen 
des  conseillers,  il  est  dit  que,  en  1300,  cette  fa- 
mille était  décorée  de  la  qualité  d'ancien  baron, 
spécifiée  par  et  dans  des  lettres-patentes  placées 
sous  les  yeux  de  la  cour  ;  par  une  lettre  de  Saint- 
Bernard  a  l'un  des  ancêtres  de  cette  famille  qui 
rassemblait  ses  vasseaux  pour  la  croisade,  et 
dont  voici  le  commencement  : 

«  Christiano  baroni  antiquo  Burgundiœ  prœ- 
claro  Johanni  Thommassino....  Salus  et  honos, 
etc.,  etc.  ». 

Et  de  ce  rapport,  par  arrêt  de  la  cour,  il  fut  dé- 
livré une  copie  sur  papier  timbré  pour  remplacer, 
autant  que  possible,  ceux  de  leurs  papiers  com- 
muniqués au  rapporteur,  et  que  leur  état  de  vt- 
tusté  pourrait  empêcher  de  produire  par  la  suite, 
et  dont  on  certifiait  par  cet  acte  l'existence  et 
l'authenticité. 

Louis-Arnaud,  baron  de  Thomassin  de  Mont- 
bel,  né  en  1795,  fut  garde  du  corps  du  roi  en  1814. 
Il  épousa,  le  26  avril  1826,  Pauline  de  Beumont 
dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  D'azur,  à  deux  estocs  aux  bâtons 
noueux  d'or  en  croix;  alias  :  à  la  croix  de  deux 
bâtons  estoqués  d'or. 

THOUMINI  DE  LA  HAULE. 

Famille  originaire  d'Italie,  dont  la  filiation  re- 
monte à  Pierre-Adrien  Thoumini,  seigneur  de 
Sanomontuli,  qui  vivait  en  1570. 

Son  fils  Jean-Barthélemi  Thoumini  est  qualifié 


par  commission  de  l'an  1602  de  très  noble  et  brave 
chevalier  romain  ;  il  fut  fait  capitaine  de  la  garde 
de  Clément  VIII. 

Au  7e  degré,  nous  remarquons  Julien  Thou- 
mini, qui  repassa  en  France  en  1685,  et  son  ar- 
rière-petit-fils, Ambroise-Félix  Thoumini,  écuyer, 
sieur  de  la  Haulle  et  de  la  Guiganière,  qui  fut 
nommé,  par  commission  du  3  novembre  1717, 
major  du  château  d'Angoulème;  il  avait  été  précé- 
demment lieutenant  du  régiment  de  la  Vallière 
—  infanterie,  le  2  avril  1735. 

En  1786,  un  de  ses  descendants,  Jean-Baptiste- 
Joseph  Thoumini,  sieur  de  la  Haulle,  fut  fait 
chevalier  de  l'ordre  royal  du  Lys  et  capitaine  de 
la  légion  de  l'Aisne. 

Armes  :  D'argent,  à  la  croix  de  sable,  canton* 
née  de  quatre  merlettes  d"asur. 


TINSEAU  (de). 

Ancienne  famille  noble, 
établie  au  comté  de  Bour- 
gogne depuis  près  de  trois 
siècles.  Elle  est  originaire 
de  la  petite  ville  de  Valéry, 
dans  le  diocèse  de  Sens. 
Cette  maison  est  jurée  dans 
tous  les  chapitres  de  no- 
blesse de  la  province. 

Etienne  Tinseau, capitaine 
et  gouverneur  du  château  de 
Montaichey,  proche  Sens, 
périt  avec  sa  femme  Jeanne 
de  Saynault,  à  la  défense  de 
ce  château,  dans  le  temps  des  guerres  de  religion 
qui  désolèrent  la  France  dans  le  xvie  siècle.  Un 
des  fils  vint  s'établir  à  Besançon  et  fut  co-gou- 
verneur  de  la  dite  ville  dans  le  temps  qu'elle  était 
libre  et  impériale  et  ensuite  secrétaire  de  la  même 
ville;  il  fut  honoré  de  plusieurs  commissions  im- 
portantes. 

Un  de  ses  fils  fut  conseiller  au  Parlement  de 
Franche-Comté  en  1731  avec  un  de  ses  frères, 
Marie-Nicolas  Tinseau,  chevalier  de  St-Louis,  qui 
continua  la  postérité  de  la  famille.  Son  fils  com- 
manda un  régiment  de  cuirassiers  du  roi,  et  fut 
major  au  même  régiment  et  chevalier  de  St-Louis; 
reçu  chevalier  de  Malte  en  1740,  il  mourut  lais- 
sant plusieurs  enfants. 

Armes  :  De  gueules,  aie  dextrochère  d'or,  te- 
nant à.  la  main  un  rameau  à  trois  branches  du 
même. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions  armés  et  lampassés  de 
gueules. 

Devise  :  Humilia  tene. 


—  745  — 


—  746  — 


TIZON  DE  LA  HAUTIÈRE. 

Cette  famille  est  originaire 
de  Bretagne. 

Sa  filiation  est  suivie  de- 
puis Raoul  Tizon  de  la  Vil- 
ledeneu,  seigneur  de  Coëffl- 
net  et  d'Aucolen,  comman- 
dant les  gentilhommes  à 
pied  de  l'évêché  de  St-Malo 
qui  vivait  en  1543  (L'acte 
original  et  la  montre  se 
trouvent  dans  l'Histoire  de 
Bretagne,  par  Dom  Morice, 
bénédictin  de  Saint-Maur. 
Edition  1746, 5e  vol.  in-folio. 
Mémoire  pour  servir  à  l'Histoire  de  Bretagne,  T. 
III  despreuves,  colonne  1050). 

Cette  famille  a    donné    de  nombreux  officiers 
parmi  lesquels  nous  trouvons  : 

En  1773,  Tizon  de  la  Hautière  (Marie-Claude) 
qui  fut  capitaine  d'infanterie,  chevalier  de  Saint- 
Louis;  en  1825,  T.  de  Ja  H.  (Marie-Claude-Pierre) 
qui  servit  dans  les  armées  royales  de  l'Ouest  et 
reçut  en  1817  une  lettre  de  satisfaction  du  roi 
comme  témoignage  de  ses  bcns  services;  en  1837, 
T.  de  la  H.  (Louis-Marie),  rentré  après  quinze 
ans  de  services,  comme  officier  de  cavalerie;  en 
1859,  T.  de  la  H.  (Jean-Marie-Hyacinthe)  qui  prit 
sa  retraite  après  trente  quatre  ans  de  services 
effectifs,  14  campagnes,  comme  chef  de  bataillon 
d'infanterie  et  officier  de  la  Légion  d'honneur.  En 
1861,  T.  de  la  H.  (Francisque)  qui  prit  aussi  sa 
retraita  après  vingt-six  ans  dans  la  cavalerie  et 
l'infanterie,  comme  officier  aux  grenadiers,  et  fut 
décoré  de  la  valeur  militaire. 

Alliances  :  Broons,  La  Feuillée,  La  Forest- 
Lupin,  Durfort  de  Duras,  Saint-Genis,  Loësel,  La 
Vieuville,  Quérangol,  Couffon  de  Bellevue,  Rous- 
seau, d'Ollivier,  Poulain  du  Reposoir,  Bloyet  de 
Kerrouars,  du  Boishamon,  Bernard  de  Courville, 
Frain  de  la  Gaulayrie,  de  Goudemont,  etc. 

Armes  :  D'argent,  frettè  d'azur  de  six  pièces  à 
une  fasce  d'azur  sur  le  tout. 
Couronne  de  comte. 
Devise  :  Semper  idem. 

Tenants  :  Deux  lions  coupés  d'argent  et  d'a- 
zur. 
Cri  :   Tizon!  Tison! 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS: 

1.  Tizon  de  La  Hautière  (Amédée).  Ré- 
sidences :  2,  boulevard  de  l'Est,  à  La  Roche- 
sur-Yon  (Vendée)  et  château  de  Marmande, 
par  Mareuil-sur-Laye  (Vendée)  ; 

2.  T.  de  La  H.  (Hyacinthe).  Résidence  : 
Dinan  (Gôtes-du-Nord). 


TOUGHET  (de). 

Sieur  de  la  Royerie,  de  Beneauville  et  de  Ve- 
noix,  en  Normandie,  élection  de  Caen. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'argent,  accompa- 
gné de  trois  mains  droites  du  même,  2  en  chef  et 
i  en  pointe 

TOULOUSE-LAUTREC  (dé). 

La  maison  de  Toulouse-Lautrec  descend  des 
comtes  souverains  de  Toulouse.  Filiation  prouvée 
depuis  le  mariage  de  Baudouin  de  Toulouse,  frère 
de  Raymond  VI,  avec  Alix,  vicomtesse  deLautrec. 

Origine  directe  et  masculine  de  la  maison  sou- 
veraine des  comtes  de  Toulouse.  Sentiment  una- 
nime de  tous  les  historiens  du  Languedoc  appuyé 
d'une  foule  de  titres  originaux  et  de  pièces  au- 
thentiques produits  juridiquement  depuis  près  de 
quatre  siècles  par  les  Toulouse-Lautrec  (voir 
Olhagaray,  histoire  des  comtes  de  Foix,  1608. 
Borrel,  antiquités  de  Castres,  1649.  Pierre  Louvet, 
histoire  de  Guienne.  Le  P.  Labbe,  Tableaux  gé- 
néalogies, 1664.  La  Faille,  généalogie  des  comtes 
de  Toulouse,  1687.  Dom  Vaissète,  histoire  géné- 
rale de  Languedoc.  Guillaume  de  Puylaurens, 
etc.,  etc.). 

Dans  un  procès  qu'Antoine  Ier,  vicomte  de 
Lautrec  soutint  en  1445  contre  Sicard  de  Lautrec, 
son  frère,  il  produisit  sa  descendance  à  com- 
mencer par  le  mariage  de  Baudouin  de  Toulouse 
avec  Alix  de  Lautrec,  héritière  de  cette  vicomte 
féodale  et  prouva  que  ses  ancêtres  avaient  tou- 
jours porté  les  armes  de  Toulouse  en  plein.  C'est 
depuis  Antoine  Ier  que  les  vicomtes  de  Lautrec 
ont  toujours  fait  précéder  le  nom  de  de  Lautrec 
de  celui  de  Toulouse. 

Les  Toulouse-Lautrec  ont  figuré  aux  Croisades 
comme  Toulouse  et  comme  Toulouse-Lautrec. 

La  maison  de  Toulouse-Lautrec  s'est  divisée 
en  plusieurs  branches  dont  deux,  celles  de  Montfa 
et  de  Saint-Germier  sont  représentées  actuelle- 
ment. 

Armes  :  Ecartelé  :  aux  l  et  4  de  gueules,  à  la 
croix  oidée,  cléchée  et  pommelée  d'or,  qui  est  de 
Toulouse  ;  aux  S  et  3  de  gueules  au  lion  d'or,  qui 
est  de  Lautrec. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 
Branche  aînée  de  Montfa. 
Toulouse  -  Lautrec-Montfa  (Bertrand, 
comte  de),  lieutenant  au  10e  dragons,  fils  de 
Raymond-Jean- Bernard,  décédé,  et  de 
Suzanne  du  Bourg;  marié  le  9  juillet  1895 
à  Louise  de  Turenne  d'Aynac,  fille  dumar- 


—  747 


—  748  — 


quisdeTurenne  d'Aynac  et  de  la  marquise, 
née  princesse  de  Wagram. 

Sœurs  :  1.  Philippine,  mariée  à  Louis 
de  Gouttes-Lagrave;  2.  Anne,  et  3.  Ray- 
monde. 

Oncle  :  Toulouse-Lautrec  (comte  Eu- 
gène de),  ancien  officier  de  cavalerie. 

Tante  :  Mme  de  Lary-Latour,  dunt  pos- 
térité. 

Branche  cadette  de  Montfa 
Toulouse-Lautrec,  (comtesse  R.  de),  née 

d'iMBERT  du  Bosc,  veuve  du  comte  R.  de 

T.-L. 
Enfants:  1.  Le  comte  A.  de  T.-L., marié 

à  Adèle  Tapie  de  Geleyran,  dont  un  fils; 

2.  Le  comte  Ch.  de  T.-L.,  marié  à  Emi 
lie  d'ANDOQUE  de  Seriège,  sans  postérité. 

3.  Le  comte  0.  de  T.-L-,  marié  à  Emilie 
Le  Melorel  de  la  Haichois,  dont  deux 
fils  et  une  fille; 

4.  Alix  de  T.-L.,  mariée  à  A.  Tapie  de 
Celeyran,  dont  onze  enfants. 

Résidences  :  Branche  aînée.  Château  de 
Saint-Sauveur,  par Lavaur  (Tarn).  Branche 
cadette:  Château  du  Bosc,  par  Naucelle 
(Aveyron),  Albi.  Paris,  rue  de  l'Univer- 
sité et  cité  du  Retire 

La  branche  de  Saint-Germier  est  repré- 
sentée encore  en  Russie  par  la  comtesse  de 
Toulouse-Lautrec-Saint-Germier,  née  Ba- 
banine,  et  par  la  princesse  de  Montecu- 
culli,  sœur  du  général  russe,  comte  de 
T.-L.-St-G.,  décédé,  laissant  un  fils  servant 
dans  l'armée  russe. 

TOURNEBU  (de). 

En  Normandie,  subdélégation  de  Falaise,  ba- 
ronnie  à  cinq  lieues  de  Gaen,  entre  Thuri  et  Fa- 
laise, une  des  plus  anciennes  et  des  plus  belles 
de  la  province  de  Normandie,  possédé  ancienne- 
ment par  la  famille  de  Tournebu.  Des  seigneurs 
de  ce  nom  passèrent  en  Angleterre  avec  Guil- 
laume le  Conquérant,  et  d'autres  se  croisèrent  en 
1095  avec  les  princes  chrétiens. 

Cette  maison  remonte  par  filiation  suivie  à 
Guillaume,  seigneur  de  Tournebu,  qui  fut  un  des 
arbitres  dans  la  différend  survenu   entre  Guil- 


laume le  Conquérant,  duc  de  Normandie,  et  les 
religieux  de  Fécamp. 

Un  autre  Guillaume  de  Tournebu  fut  évêque  de 
Coutances,  et  mourut  le  4  novembre  1199. 

La  baronnie  de  Tournebu  était,  en  1761,  entre 
les  mains  d'un  de  Bernière  de  Mondrouville,  qui 
avait  épousé  la  dernière  héritière  de  la  maison  de 
Tournebu. 

Armes  :  D'argent,  à  la  bande  d'azur. 

TOURTOULON  (de). 

Cette  famille  est  originaire  d'Auvergne. 

Sa  filiation  est  prouvée  depuis  Armand  de 
Tourtoulon,  chevalier,  qui  vivait  en  1284. 

Cette  famille  a  produit  :  un  grand  veneur  du 
roi  de  Navarre,  capitaine  de  400  hommes  ;  vingt- 
trois  officiers  de  tous  grades  et  six  chevaliers  de 
St-Louis. 

Elle  s'est  alliée  :  aux  Ganhac,  Goldebrand,  Sal- 
san,  Coissac,  Veyrines,  Veyrières,  L'Estang,  du 
Sault,  Albignac,  Rouville,  Mandagout,  Roche- 
blave,  La  Fare,  Villate,  Savin,  Valescure,  Fal- 
guerolle,Vignoles,  Fabre  de  Montvaillant,Villardi 
de  Montlaur,  Estienne  de  Saint-Jean,  Julien  de  Pe- 
gueirolle,  Leuze,  Assa,  Metton,  Gradines  de  Ci- 
ron,  Stevaire,  Novi,  Capblat,  Daudé  de  Tardieu 
de  la  Barthe,  Vincent  d'Esquevilley,  Pages  de 
Bonnières,  Gandel. 

Armes  :  D'azur  à  La  tour  d'argent,  maçonnée 
de  sable,  surmontée  d'un  étendard  d'argent  à  la 
hampe  d'or  et  accompagnée  de  trois  colombes  d'ar- 
gent, l'une  contournée  en  chef,  à  dextre,  les  deux 
autres  affrontées  au  pied  de  la  tour;  en  pointe, 
une  molette  d'éperon  d'or. 

Devise  :  Turris  hosli,  turtur  amico. 

Cri  :   Yen  lo  guerre  (Viens  le  prendre). 


TOUSTAIN    (de). 

Cette  famille  est  originaire 
de  Normandie. 

Elle  s'est  divisée  en  de 
nombreuses  branches  dont 
les  principales  ont  été  dési- 
gnées par  les  surnoms  de 
Limesy,  de  Richebourg,  de 
Carency,  d'Ecrennes,  de  Vi- 
ray,  etc. 

Leur  généalogie  est  re- 
latée dans  le  tome  VI  de  La 
Chesnaye-desBois,  à  l'ar- 
ticle de  Frontebosc. 

Jacques-Louis  Chevillard, 
autorisé  par  brovet  du  roi  Louis  XV,  à  faire  des 
recherches   généalogiques,    a   fait  imprimer,    en 


—  749  — 


—  750  — 


1744,  une  histoire  généalogique  de  la  maison  de 
Toustain. 

Parmi  les  membres  distingués  de  la  branche 
d'Ecrennes,  nous  remarquons  : 

Robert  de  Toustain  d'Ecrennes,  pourvu,  en 
1656,  de  la  charge  de  Garde  des  Sceaux  delà  chan- 
cellerie de  Normandie,  qui  avait  été  exercée  par 
les  cardinaux  d'Ambroise,  oncle  et  neveu,  et  qui 
fut  occupée  aussi  par  son  fils  François  de  Tous- 
tain, seigneur  d'Ecrennes.  Il  fut  maintenu  dans 
sa  noblesse  d'ancienne  race  par  arrêt  du  26  mars 
1641. 

Charles-Alexandre  de  Toustain  d'Ecrennes.  né 
en  1717,  fut  lieutenant  des  armées  du  roi  en 
1784.  Il  fut  admis  à  monter  dans  les  carrosses  du 
roi,  en  1790,  avec  ses  frères  Jean  et  Louis,  après 
preuves  faites  par  devant  Chérin,  généalogiste  du 
cabinet  du  roi. 

Jean  de  Toustain  forma  le  rameau  de  Fortemai- 
son  ;  Louis,  celui  de  Branvilliers.  Ce  dernier  fut 
d'abord  page  du  roi,  de  la  petite  écurie  en  1748  ; 
puis  lieutenant-colonel  de  cavalerie,  et  chevalier 
de  St-Louis  en  1756. 

Victor-Louis-Alexandre,  marquis  de  Toustain, 
né  en  1774, mort  en  1828,  fut  maréchal  des  camps 
et  armées  du  roi  en  1825.  Il  avait  épousé  Sophie- 
Marie-Françoise  de  Chermont,  dont  il  eut  une 
fille. 

Jean-François,  marquis  de  Toustain,  du  ra- 
meau de  Fortemaison,  né  en  1772,  fut  capitaine 
et  chevalier  de  Saint-Louis.  Il  épousa  Sidonie 
Dufaur  de  Pibrac,  dont  il  eut  postérité. 

Emile-Martiry,  comte  de  Toustain,  du  rameau 
de  Beaudrevillier,  né  le  12  avril  1808,  fut  officier 
supérieur  et  chevalier  de  St-Louis.  Il  avait  épousé, 
le  1C  avril  1836,  Marie-Françoise  Jenks,  dont  il 
eut  postérité. 

Armes  :    D'or,    à   la    bande   échiquetée  d'or  et 
d'azur,  de  deux  traits. 
Couronne  de  marquis. 
Devise  •  Tous  teints  de  sang. 

TRÉMAULT  {de). 

Cette  famille  est  originaire  de  l'Orléanais. 

Elle  a  donné  :  René  de  Trémault,  seigneur  de 
Morillon  et  Bellatour,  conseiller  du  roi  au  Parle- 
ment de  Rennes,  secrétaire  de  la  chambre  du  roi 
Henri  IV,  par  lettres  signées  le  16  juillet  1593; 
maître  des  comptes  de  la  Chambre  de  Bretagne 
et  ensuite  de  la  chambre  de  Marie  de  Médicis  ; 
Gilles  de  Trémault,  secrétaire  de  la  chambre  de 
Marie  de  Médicis,  puis  conseiller  du  roi  au  bail- 
liage et  siège  de  la  ville  de  Blois,  et  enfin  con- 
seiller d'Etat;  des  chevaliers  dn  Saint-Louis  et 
de  la  Légion  d'honneur. 

Elle  s'est  alliée  aux  familles  d'Albos,  de  Ros- 
taing,   de   Wissel,  de   Montigny,  de  Fontenay, 


Hugo-Derville,  de  Cambis,  Mirleau  d'IUiers,  de  la 
Boussardière  de  Beaurepos,  etc.,  etc. 

Armes  :  De  gueules,  à  deux  haches  d'argent  po- 
sées en  pal  ;  au  chef  cousu  d'azur,  à  trois  étoiles 
rangées  d'or. 

TRESSEMANE  (de). 

En  Provence.  Ancienne  famille,  divisée  en  deux 
branches,  illustre  par  un  grand  nombre  de  che- 
valiers de  Saint-Louis  et  de  Malte  et  un  comman- 
deur de  Saint- Jean  de  Jérusalem. 

Elle  remonte  par  filiation  suivie  à  Raimond  de 
Tressemane,  seigneur  de  Brunet,  conseiller  du 
roi,  qui  vivait  en  1552. 

Son  petit-fils  Charles  de  Tressemane  fut  l'auteur 
de  la  branche  des  seigneurs  de  Chasteuil. 

Elle  forme  actuellement  deux  branches  :  la 
branche  de  Brunet  et  celle  de  Simiane. 

Cette  famille  a  donné  des  officiers  de  terre  et  de 
mer. 

Armes  '.D'argent,  à  une  fasce  d'azur,  chargée  de 
trois  étoiles  d'or  et  accompagnée  de  trois  roses  de 
gueules,  posées  2  en  chef  et  1  en  pointe,  à  une 
bordure  de  gueules  chargée  de  huit  besants  d'or . 

TRISTAN  [de). 

Cette  famille,  originaire 
du  Beauvaisis,  s'est  succes- 
sivement répandue  en  Or- 
léanais et  Berry. 

Elle  remonte  à  Jean  Tris- 
tan, écuyer,  seigneur  de  Car- 
donnoy,  qui  vivait  vers  1530. 
Elle  a  fourni  des  conseil- 
lers du  roi,  des  lieutenants 
généraux  criminels  et  civils 
du  baillage  de  Beauvais. 

Elle    a  possédé  avant  la 
Révolution,  le  marquisat  de 
Meignelay  et    la    baronnie 
d'Houssaye. 
Armes  :   D'azur,  à  une  bande  d'or. 
Couronne  de  marquis. 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1.  Tristan  (marquis  de)  et  marquise,  née 
de  Monterno.  Château  de  l'Emerillon,  par 
Cléry  (Loiret). 

2.  t.  (comte  de),  0.  ♦,  colonel  du  29e d'ar- 
tillerie, à  Poitiers,  et  comtesse,  née  Baret 
de  Rouvray.  Château  de  Cormes,  par  St- 
Cyr-en-Val  (Loiret),  dont  :  a)  Octave,  ma- 


—  751  — 


752  — 


rié  à  N...  Renard  de  la  Ferrière,  48,  bou- 
levard Béranger  à  Tours,  et  château  de 
Rouvray,  par  Prailly  (Indre-et-Loire);  b) 
Jean,  officier  d'artillerie, marié  à  N...  d'ÛR- 
léans.  Résidence  :  Fontainebleau. 

TROGHEREAU  (de). 

Cette  famille,  noble  de  robe 
et  d'épée,  est  originaire  du 
Bourbonnais  où  elle  a  pos- 
sédé, du  xme  siècle  à  la  Ré- 
volution, différents  fiefs  à 
Vaumas  et  à  Beaulon. 

Indépendamment  de  nom- 
breux magistrats  et  officiers, 
elle  a  fourni  un  aumônier  de 
la  duchesse  d'Orléans. 

Le  procès-verbal  de  l'As- 
semblée de  trois  ordres  des 
la  province  pour  les  élections 
auxEtats-généraux, constate 
que,  parmi  les  membres  de  la  noblesse  qui  ne  se 
sont  pas  présentés  pour  voter,  il  y  avait  deux 
Trochereau. 

Au  siècle  dernier,  il  existait  quatre  branches 
de  cette  famille. 
1°  La  branche  de  Rancy  ; 
2e  La  branche  de  Bessaix; 
3°  La  branche  de  Beaumont  ; 
4»  La  branche  de  La  Berlière. 
La  branche  de  Beaumont  s'est  réfugiée  pendant 
la  Révolution  à  Pondichéry,  dans  les  Indes  fran- 
çaises, et  y  est  restée. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  étoiles  d'argent,  et  d'une  croix 
ancrée  de  même  en  pointe. 

Couronne  de  marquis. 

TROGOFF    {de). 

Ancienne  famille  qui  descend  des  barons  de 
Lauvaux,  et,  par  eux,  des  comtes  de  Vannes,  ca- 
dets des  ancieus  rois  de  Bretagne. 

Elle  forme  actuellement  deux  branches  :  la  l'-0 
est  passée  en  Amérique  ou  elle  réside  à  New- 
York  ;  la  2e  est  établie  en  Bretagne. 

Un  comte  de  Trogoff  a  été  général,  aide-de- 
camp  du  roi  Charles  X,  et  gouverneur  de  Saint- 
Cloud. 

Un  autre  comte  de  Tregoff-Kerdrogon,  neveu 
du  précédent,  a  été  garde  du  corps.  Il  est  mort 
en  1879. 

Charles,  vicomte  deTrogofî-Coattalio,  a  été  ser- 


gent des  zouaves  pontificaux  et  chevalier  de  Saint- 
Sylvestre. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  fasces  de  gueules. 
Supports  :  Deux  hommes  portant  des  bannières 
aux  mêmes  armes. 
Devise  :  Tout  du  tout. 

TROLLEY  DE  PRÉVAUX. 

Ancienne  famille  de  robe,  originaire  de  Nor- 
mandie, qui  a  formé,  dans  l'élection  de  Vire,  les 
branches  de  la  Gilbertière,  de  Montyaux,  de 
Prévaux,  du  Vassel,  de  Corbetton,  etc. 

Guillaume  Trolley,  alias  de  Trolley,  reçut  en 
mars  158G,  des  lettres  d'anoblissement  du  roi 
Henri  III. 

Cette  famille  a  produit  des  échevins  ou  baillis 
de  haute  justice,  des  gardes  du  corps  du  roi,  des 
lieutenants  particuliers  et  généraux  de  bailliage, 
des  magistrats  et  des  avocats  distingués. 

Par  un  jugement  du  tribunal  de  Vire,  en  date 
du  27  mai  1876,  ses  représentants  actuels  ont  été 
rétablis  dans  la  possession  légale  du  nom  de 
Trolley  de  Prévaux. 

Armes  :  D'argent,  à  deux  cotices  de  sable,  ac- 
compagnées de  deux  coquilles  de  gueules. 

TRYON  MONTALEMBERT  (de). 

La  famille  de  Tryon,  ori- 
ginaire d'Ecosse,  remonte 
aux  temps  les  plus  reculés. 
Elle  passa  en  France,  vers 
la  fin  du  xme  siècle,  et  se 
répandit  dans  le  Périgord, 
l'Angoumois  et  le  Poitou. 

Elle  posséda  les  seigneu- 
ries de  Légurat,  de  la  Cour, 
de  la  Boufferie,  de  la  Coste, 
de  la  Vigerie,  d'Ardillières, 
du  Chalard,  d'Espanvilliers 
et  du  Brus. 
Pierre  de  Tryon,  IIe  du 
nom,  avait  épousé,  le  7  avril  1516,  Gabrielle  de 
Montalembert,  sœur  de  Gabriel  de  Montalembert, 
seigneur  d'Essé  et  d'Espanvilliers,  IIe  du  nom. 
tué,  sans  postérité,  à  la  bataille  de  Coutras,  le  2 
octobre  1587. 

A  la  suite  de  cette  mort,  les  biens  et  les  armes 
de  cette  branche  des  Montalembert  passèrent 
dans  la  maison  de  Tryon  du  chef  de  Gabrielle  de 
Montalembert. 

Le  27  octobre  1590,  la  cour  du  Parlement  rendit 
une  sentence  en  faveur  de  Michel  de  Tryon,  héri- 
tier de  Gabriel  de  Montalembert  pour  le  mettre 
en  possession  de  l'héritage. 
Cette  famille  a  donné  un  colonel  de  cavalerie, 


—  753  — 


—  754  — 


chevalier  de  Saint-Louis,  en  1751;  un  député  de  la 
Vienne,  chambellan  de  l'empereur,  chevalier  des 
ordres  de  Saint-Lazare  et  de  N.-D.  du  Mont-Car  - 
mel,  officier  de  la  Légion  d'honneur,  créé  comte 
de  l'Empire,  le  15  août  1810;  un  colonel  comman- 
dant Técole  de  Saint-Cyr,  chevalier  de  Saint-Louis 
et  de  la  Légion  d'honneur  qui  avait  été  page  du 
roi  Louis  XVI  ;  un  député  de  la  Charente,  che- 
valier de  la  Légion  d'honneur  ;  un  volontaire  pen- 
dant la  guerre  franco-allemande  en  1870,  qui  fut 
cité  à  l'ordre  du  jour  pour  action  d'éclat  et  décoré 
de  la  médaille  militaire. 

Armes  :  L'argent,  à  deux  jumelles  d'azur,  ac- 
compagnées à  senestre  en  chef  d'une  croix  ancrée 
de  gueules,  qui  est  de  Tryon;  à  dextre,  en  pointe, 
d'une  croix  ancrée  de  sable,  qui  est  de  Monta- 
lembert. 

Devise  :  Ferrum  fero,ferro  fcror. 

TULLE  DE  VILLEFRANGHE  (de). 

Famille  originaire  de  Naples,  puis  établie  en 
Piémont,  ensuite  à  Avignon,  en  Provence  et  en 
Bourgogne.  Pithon-Curt,  historien  de  la  noblesse 
du  comtat  d'Avignon,  cite  un  Faulcon  de  Tullia 
qui  possédait  en  1187  des  fiefs  dans  le  royaume 
de  Naples,  et  le  P.  Fantoni,  auteur  de  l'histoire 
italienne  d'Avignon  et  du  comtat  Venaissin,  dit 
que  la  famille  de  Tulle  descend  d'un  Jacques  de 
Tullia,  qui  vivait  à  la  cour  d'Amédée  VII,  comte 
de  Savoie,  d'où  Robert  de  Genève,  qui  établit 
son  siège  à  Avignon,  l'attira  dans  cette  ville,  en 
1380. 

Cette  ancienne  maison,  une  des  meilleures  du 
comtat  d'Avignon,  a  fourni  plusieurs  évêques, 
beaucoup  de  chevaliers  de  Malte,  des  officiers  gé- 
néraux, des  ambassadeurs,  et  a  toujours  contracté 
des  alliances  distinguées. 


Elle  remonte  sa  filiation  à  Jacques  de  Tulle, 
originaire  de  Cornay,  en  Piémont,  où  ses  ancêtres 
avaient  toujours  vécu  noblement.  Il  suivit  Amé- 
dée,  VIIe  du  nom,  comte  de  Savoie,  prince  de 
Piémont,  qui,  ayant  une  parfaite  liaison  avec 
Charles  VI,  roi  de  France,  fut  invité  par  ce  prince 
à  faire  visite  au  pape  Clément  VII,  qui  y  tenait 
son  siège  pontifical;  Jacques  de.  Tulle,  en  qualité 
de  gentilhomme,  fut  arrêté  par  Sa  Sainteté  à  sa 
cour.  Après  y  avoir  fait  quelque  séjour,  il  s'y  ma- 
ria deux  fois,  et  eut  plusieurs  enfants.  On  voit 
par  son  testament  qu'il  fut  syndic  de  la  ville 
d'Avignon,  en  1431. 

Gaspard  de  Tulle,  écuyer,  seigneur  de  Ville- 
franche,  d'abord  chevalier  de  Malte,  quitta  la 
croix  pour  se  marier. 

Au  3e  degré,  nous  trouvons  Antoine  de  Tulle, 
seigneur  de  la  Baume,  premier  Consul  d'Avignon 
en  1528,  dont  le  cinquième  enfant,  Bernardin  de 
Tulle  est  auteur  de  la  branche  des  seigneurs  de 
Trebillante,  en  Provence,  qui  suivit  le  parti  de  la 
Ligue  dans  cette  province.  Il  paraît  qu'il  en  était 
un  des  principaux  chefs,  par  la  députation  dont 
il  fut  chargé,  le  26  mai  1592,  auprès  du  duc  Charles 
Emmanuel  de  Savoie,  qui  était  alors  à  Nice,  pour 
le  solliciter  de  rentrer  en  Provence,  d'où  ses 
mauvais  succès,  et  la  mésintelligence  des  li- 
gueurs l'avaient  obligé  de  sortir.  Il  fut  enterré 
dans  la  chapelle  royale  où  reposent  les  comtes  de 
Provence,  dans  l'église  des  Frères  prêcheurs  de 
la  ville  d'Aix,  en  considération  de  son  grand  mé- 
rite, et  de  l'intégrité  avec  laquelle  il  avait  rempli 
sa  charge.  Nostradamus,  dans  ses  chroniques  de 
Provence,  dit  :  «  Messire  Bernardin  de  Tul'e, 
«  chevalier,  et  seul  général  en  Provence,  inhumé 
a  en  la  chapelle  royale  des  Jacobins  d'Aix,  au- 
«  près  de  Jean  de  Sade,  premier  président  aux 
«  comptes  et  garde  des  sceaux». 

Armes  :  D'argent,  au  pal  de  gueules,  chargé  de 
trois  papillons  d'argent,  miraillès  d'azur. 


VALLIER  DE  BY  (de). 

Cette  famille  est  originaire  du  Dauphiné. 

Gaspard  de  Vallier  fut  chevalier,  en  1516,  de  l'or- 
dre de  St-Jean  de  Jérusalem,  maréchal  en  1540,  puis 
grand  bailli  de  Lango  ;  il  commandait  à  Tripoli, 
lors  du  siège  de  cette  ville  par  les  Turcs. 

Jean  de  Vallier,  seigneur  de  By,  fut  gouverneur 
et  capitaine  du  château  de  Quirieu  en  1576  et  157Ô. 

Alexis-Henri  Lucretius  de  Vallier  suivit  en 
1815  le  roi  Louis  XVIII  et  les  princes  à  Gand, 
et  ne  rentra  en  France  qu'avec  eux.  Il  avait  été 
reçu  chevalier  de  Malte  de  minorité  le  26  fév. 
1784,  garde  du  corps  du  roi  en  1814,  chevalier  de 
la  Légion  d'honneur  le  22  août  1815.  Il  fut  aussi 
maire  de  Voreppe  de  1825  à  1830.  Il  se  maria  en 
1819,  à  Augustine  du  Vivier  dont  il  eut  postérité. 

Armes  :  D'or,  au  cheoron  d'azur,  et  cinq  demi 
fusées  mouvant  du  chef,  soutenues  du  même. 


VALLIN  (dé). 

Ancienne  famille,  originaire  du  Dauphiné. 

Guillaume  et  Pierre  de  Vallin  prirent  part  à  la 
croisade  en  1190. 

Cette  famille  a  fourni  un  grand  nombre  d'offi- 
ciers dans  les  armées  de  nos  rois  et  s'est  alliée 
aux  principales  maisons  de  la  province. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  bande  comportée  d'ar- 
gent et  d'azur  ;  au  lambel  d'or  de  huit  pendants . 


VALLON  (de). 

Cette  famille  est  originaire  du  Quercy  et  s'est 
appelée  indifféremment  VaZ/on  et  Va/on. 

Elle  s'est  divisée  en  plusieurs  branches  dont 
trois  subsistent  encore. 

Armand  de  Vallon  fut  l'un  des  chevaliers  qui, 
en  1248,  se  rendirent  en  Palestine  sous  la  conduite 
de  St-Louis. 

Hugues  de  Vallon  fut  chevalier  de  l'ordre  du 
Temple,  et  commandeur  d'Espalion  en  Rouergue 
en  1221. 

Nous  trouvons  encore  un  autre  Vallon,  vicomte 
d'Ambrugeac  qui  fit  dire  à  Henri  IV  «  D'Ambru- 
geac  m'est  venu  jotjndre  avecque  tous  les  syens, 
châteaux  en  croupe,  s'il  eût  pu.  » 

Louis-Alexandre-Marie  de  Valon,  comte  d'Am- 
brugeac fut  reçu  le  30  octobre  1771,  chevalier  de 
Malte  de  minorité.  Il  fut  député  de  la  Corrèze  en 
1816  ;  pair  de  France  le  25  décembre  1823,  liente- 
nant-général,  grand  officier  de  la  Légion  d'hon- 
neur, etc.,  etc.  Il  avait  épousé  Alexandrine  de 
Marbœut,  fdle  du  comte  de  Marbœuf,  ancien  gou- 
verneur de  la  Corse. 

Armes  :  Ecarte  lé  d'or  et  de  gueules. 

VANDEUIL  ou  VENDEUIL   (de). 

Cette  famille, originaire  de  Picardie,  s'est  éteinte 
dans  les  mâles  en  1832. 
Son    nom   patronymique    était  Clairambault. 


—  757  — 


—  758  — 


Nous  trouvons  un  Clairambault  de  Vandeuil 
qui  prit  part  à  la  croisade  en  1096. 

Le  dernier  représentant  Albert-Louis  Clairam- 
bault, marquis  de  Vandeuil,  ancien  officier  à 
l'armée  de  Condé,  chevalier  de  St-Louis,  etc., 
etc.,  avait  épousé  Augustine  Marie  Jehannot  de 
Bartillat  dont  il  eut  trois  filles  : 

Ie  Angèle,  qui  épousa  le  baron  de  Vignet,  en- 
voyé extraordinaire  du  roi  de  Sardaigne  à  Na- 
ples,  2°  Albine-Pauline  qui  épousa  un  d'Espies, 
et  3*  Zenaïs  qui  épousa  un  de  Longeville. 

Armes:  D'azur,  au  lion  naissant  d'or. 

VARENNES  {de). 

Famille  très  ancienne,  originaire  de  Picardie. 
Florent  de  Varennes  prit  part  à  la  croisade  en 
1270. 

Cette  famille  a  fourni  de  nombreux  officiers 
dans  les  armées  royales  et  des  amiraux. 

Elle  s'est  alliée  aux  premières  familles  de  la 
province. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  croix  d'or. 

Nous  trouvons  une  autre  famille  du  même  nom, 
dont  l'origine  remonte  aux  temps  des  plus  recu- 
lés. Sa  filiation  est  suivie  depuis  Aimé  de  Varen- 
nes, Ier  du  nom,  et  Hugues  son  frère,  comte  de 
Lyon,  vivant  en  1140,  qui  fondèrent  la  Chartreuse 
d'Arvières,  en  Bugey. 

Armes  :  D'hermines,  à  trocs  chevrons  de  sable. 
Couronne  de  comte. 

VARIN  DE  PRETREVILLE  {de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Normandie. 

Elle  a  été  anoblie  par  lettres  patentes  d'Henri 
VI,  données  à  Paris,  en  septembre  1594,  en  fa- 
veur de  Guillaume  Varin,  échevin  de  la  ville 
d'Honfleur,  en  récompense  de  sa  fidélité  et  de  son 
dévouement  à  sa  cause. 

Nous  croyons  cette  famille  éteinte  dans  les 
mâles. 

Armes  :  D'or,  à  trois  flammes  de  gueules,  2  et 
1  ;  au  chef  d'azur,  chargé  en  cœur  d'un  besant 
d'or,  accosté  de  deux  croissants  d'argent,  le  chef 
soutenu  d'une  fasce  en  divise  d'argent. 

VASSINHAG  DIMÉGOURT  {de). 

Cette  maison  est  une  des  plus  anciennes  du 
Limousin,  d'où  elle  est  originaire  ,  et  tire  son 
nom  de  la  terre  de  Vassinhac  au  bas  pays  du 
Limousin,  situé  près  de  la  ville  de  Colonges,  dont 
les  seigneurs  de  Vassinhac  se  sont  toujours  qua- 
lifiés seigneurs,  y  ayant  leur  hôtel  et  maison 
forte,  comme  le  prouvent  tous  les  anciens  titres, 


actes  d'hommages,  et  qui  font  savoir  que  les  sei- 
gneurs de  Vassinhac  ont  possédé  la  terre  de  ce 
nom,  depuis  le  xie  siècle,  jusqu'en  1677  sans  au- 
cune interruption. 

La  branche  aînée  de  la  maison  de  Vassinhac  a 
fini  à  la  fin  du  xvr«  siècle,  et  la  branche  cadette 
subsiste  dans  les  seigneurs  de  Vassinhac  d'Imé- 
court. 

Le  premier  de  cette  maison  que  l'on  connaisse, 
vivait  vers  l'an  1187,  et  sa  postérité  jusqu'en 
1774  est  prouvée  par  titres  originaux  non  inter- 
rompus où  ils  ont  toujours  pris  la  qualité  de 
Chevalier  et  Damoiseau. 

L'illustration  de  cette  maison  est  très  ancienne. 
Barthélémy  de  Vassinhac,  commandant  pour  le 
roi  dans  sa  province  de  Guyenne,  eut  ordre  du 
roi  Philippe  le  Bel  de  faire  arrêter  tous  les  Tem- 
pliers de  son  commandement,  en  février  1311. 
Depuis  le  commencement  de  1400,  ils  ont  presque 
toujours  été  gouverneurs  jusqu'en  1677. 

Cette  famille  compte  grand  nombre  d'officiers 
de  tous  grades,  dans  la  marine  et  la  terre,  des 
chevaliers  des  ordres  du  roi,  des  chevaliers  de 
St-Louis,  un  député,  un  pair  de  France,  etc. 

Armes  :  D'azur,  à  la  bande  d'argent,  cousue  de 
sable. 
Tenants:  Deux  sauvages. 
Couronne  de  marquis. 

VAUDREUIL  {de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Languedoc. 

Hugues  de  Bigaud,  dont  la  descendance  prit 
le  nom  de  Vaudreuil,  fut  chevalier  du  Temple  et 
prit  part  à  la  croisade  en  1130. 

Armes  :  D 'argent,  au  lion  couronné  de  gueules. 

VAUJANY  {de). 

Famille  chevaleresque  qui 
tire  son  nom  d'une  commune 
du  canton  d'Oisans,  en  Dau- 
phiné,  connue  dès  le  xi*  siè- 
cle, d'après  les  écrits  de 
Burnon  de  Voiron,  prieur  du 
monastère  de  Bonnevaux, 
près  de  Vienne,  qui  parle 
d'un  Jean  de  Vaujany  ayant 
pris  part  à  un  tournoi,*  en 
1096,  avant  de  partir  pour  la 
première  croisade,  et  aussi 
par  les  chartes  des  archives 
du  Dauphiné  qui  en  font  remonter  la  filiation  à 
Guy-Bodolphe-Hugues  de  Vaujany,  dont  un 
frère  était  chanoine  au  prieuré  de  Domène  en  1147. 
En  1220,  Pierre  de  Vaujany  était  en  grande 
considération  dans  la  province,  et  l'an  1266  son 


—  759  — 


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fils  Bernard  rendit  hommage  au  Dauphin;  en  1279, 
le  fils  de  ce  dernier  fit  un  voyage  en  Terre-Sainte 
avec  Hugues,  comte  d'Auxerre. 

Raymond  de  Vaujany,  qui  vivait  en  1315,  prit 
part  aux  affaires  du  Dauphin  Jean  ;  il  fut  un  des 
seigneurs  de  la  province  nommé  dans  le  trans- 
port du  Dauphiné  à  la  maison  de  France  en  1343  ; 
en  1371,  il  laissa  un  testament  dans  lequel  il  est 
qualifié  de  «  seigneur  de  Vaujany,  co-seigneur  de 
Montchenu,  chevalier  de  Tancin  et  de  Miribel, 
premier  capitaine  de  la  Vallée  par  ordre  du  roi  ». 

Antoine  de  Vaujany,  capitaine  de  cent  hommes 
d'armes,  fut  tué  par  les  Anglais  à  la  bataille  de 
Verneuil,  le  6  août  1424.  Ton  frère  Aimar  était 
abbé  à  St-Maurice  de  Vienne.  En  1477.  un  autre 
Antoine,  fils  de  Pierre,  est.  dans  une  révision  de 
feux,  qualifié  de  «  brave  et  féal  gentilhomme  du 
roi  ». 

En  1438,  Guillaume  de  Vaujany  épousa  Anne 
de  Saluées,  veuve  de  Henry  de  Sassenaye,  gouver- 
neur du  Dauphiné,  et  en  1492,  Claude  de  Vaujany, 
«  comte  de  Vaujany,  seigneur  d'Oz,  co-seigneur 
de  la  Tour  et  de  Miribel  »,  etc.,  épousa  Charlotte 
de  Monteynard,  fille  de  Lantelme  et  de  Bonne 
Alleman.—  En  1515,  Gaspard  de  Vaujany  recons- 
truisit l'aile  droite  du  chàteau-fort  de  Vaujany,  la 
Janua  Yallis  sur  le  défilé  qui  communique  avec 
les  routes  de  Savoie  et  d'Italie;  il  avait  été  blessé 
à  l'œil  droit  quelques  années  auparavant  â  la  ba- 
taille d'Agnadel  contre  les  Vénitiens,  où  trois  de 
ses  frères  étaient  morts  en  combattant;  il  avait 
rendu  hommage  au  dauphin  Louis  III,  le  roi 
Louis  XII,  qui  le  confirma  dans  ses  titres  de  no- 
blesse, lui  et  ses  ascendants.  Ce  Gaspard  eut  sept 
fils:  Jean-Louis-Henry,  capitaine  d'armes,  et 
Pierre-Claude,  tués  au  siège  de  Rhodes  en  1522; 
le  corps  du  premier  fut  transporté  à  la  chapelle 
St-Louis  de  l'ambassade  de  France  à  Constanti- 
nople  en  1675  par  le  père  Antoni,  né  Antoine  de 
Monteynard,  son  petit-neveu,  qui  lui  fit  rendre 
les  plus  grands  honneurs,  et  où  son  tombeau 
existe  encore  ;  des  cinq  autres  fils,  Henry,  marié 
à  la  veuve  d'Antoina  de  Bocsozel,  Jeanne  du  Ter- 
rail,  fut  tué  les  armes  à  la  main  près  de  Bordeaux 
en  1549,  et  Simon,  seigneur  de  Coste,  qui  avait 
épousé  Isabelle  de  la  Baume,  demoiselle  d'hon- 
neur de  la  reine  Catherine  de  Médicis,  périt  à 
l'assaut  de  Zoara  en  1552  ;  il  était  chevalier  de 
St-Jean-de- Jérusalem.  —  En  1500,1e  18  novembre, 
Claude  de  Vaujany,  comte  de  la  Roche  et  de  Ber-  j 
nin,  épousa  Catherine  de  Silbon.  Douze  ans  plus 
tard,  Jean  de  Vaujany,  colonel  de  mille  hommes 
de  pied,  fut  tué  à  la  bataille  de  Bavenne.  —  En 
1521,  le  2  août,  Laurent  de  Vaujany,  fils  d'Antoine, 
fit  son  testament,  par  lequel  il  iustitua  ses  deux 
fils,  François  et  Claude,  héritiers  de  ses  biens  et 
titres  y  afférents,  dans  l'Oisans  et  le  Graisivau- 
dan.  Antoine,  fils  de  Claude,  contracta  mariage 
avec  Antoinette  de  Bardonèche  le  1er  février  1540, 


il  fut  blessé  dans  Montélimar,  assiégée  par  les 
Huguenots  en  1569  ;  il  fit  son  testament  le  2  avril 
1598,  au  profit  de  Claude,  son  fils  aîné,  a\ec  ré- 
serves en  faveur  de  François  et  de  Guigues,  ses 
autres  fils.  —  En  1625,  le  6  avril,  eut  lieu  le  ma- 
riage de  Laurent,  fils  do  feu  Guigues,  avec  de- 
moiselle Méraude  de  Gardin  ;  dans  son  testament 
daté  du  30  juin  1681,  il  fait  des  legs  particuliers 
à  Claude  et  à  Sébastien,  ses  fils,  et  institue  comme 
héritier  principal  son  petit-fils  Laurent,  fils  dudit 
Claude.  —  Jean-François-Gaspard  de  Vaujany, 
baron  de  Chàteauneuf,  chevalier  de  Saint-Michel, 
est  qualifié  «  gentilhomme  de  la  chambre  du  roi  » 
dans  une  lettre  de  la  chambre  des  comptes  du 
Dauphiné  en  réponse  aune  requête  par  lui  adres- 
sée le  3  mai  1654.  —  Claude-Raymond  de  Vau- 
jany, seigneur  d'Oz  et  de  Freney,  épousa  en  se- 
condes noces,  Marie  de  la  Tour,  comtesse  de 
Saint- Vallier,  en  1655,  le  7  avril.  —  Laurent  de 
Vaujany,  seigneur  de  la  Tour  de  Montbonnod, 
capitaine  au  régiment  de  Chalandière,  et  fils  de 
Claude,  lequel  était  fils  de  Laurent  et  de  Méraude 
de  Gardin,  mariés  en  1625,  est  créé  chevalier  de 
Saint-Louis  le  24  août  1699.  —  Claude  de  Vaujany 
naquit  à  Auris-en-Oisans  en  1684  ;  il  épousa 
Jeanne-Barbe  de  Monteynard  :  un  arrêt  du  conseil 
d'Etat  privé  l'a  confirmé  dans  ses  titres  le  10  avril 
1730.  —  L'aïeul  du  chef  actuel  de  cette  ancienne 
famille,  lé  comte  Claude  de  Vaujany,  est  né  à 
Auris  en  1743;  il  était  présenta  l'assemblée  des 
Etats-généraux  au  château  de  Lesdiguières,  à 
Vizille  (Isère),  et  prononça  son  fameux  discours 
qu'il  termina  par  cette  citation  :  Palet  cunclis 
honoris  via;  il  mourut  le  15  août  1817.  Joseph, 
son  fils,  naquit  le  13  août  1777,  à  Auris,  où  il  se 
maria  le  8  juillet  1813  avec  Anne  Josserand  de  la 
Balme  et  mourut  le  19  mai  1849  Des  lettres  pa- 
tentes du  1er  juillet  1814 ie  qualifient  de  comte  de 
Vaujany  et  baron  de  Chàteauneuf. 

Les  titres  de  cette  famille  ont  été  vérifiés  et  con- 
firmés à  diverses  époques,  notamment  en  1338, 
1461, 1474, 1510,1699, 1711, 1730  et  particulièrement 
le  20  août  1879  par  la  Cour  de  Grenoble  pour  la 
rectification  d'une  erreur  dans  le  nom  patronymi- 
que, commise  lors  de  la  naissance  de  Jean-Bap- 
tiste (Henry)  de  Vaujany  sur  les  registres  de  l'état- 
civil  de  Meursault,le  11  juin  1848. 

Alliances:  Saluées,  Monteynard,  Bérenger, 
Fusier,  du  Terrail,  Bonne,  la  Baume,  Miribel,  la 
Boche,  Pichat,  Passeal,  la  Tour,  Saint-Vallier, 
Chàteauneuf,  Bouffier,  Gardin,  la  Garde,  Bavard, 
etc. 

Auteurs  a  consulter  :  Archives  de  la  Bibliothè- 
que de  Grenoble,  Guy-Allard,  Chorier,  Manus- 
crits du  P.  Antoni,  L.  de  la  Boque,  E.  de  Barthé- 
lémy, Procès-verbaux  des  élections  de  la  noblesse 
en  1789,  Cabinet  des  titres  de  la  Bibliothèque  de 
Paris,  Laine,  etc. 


761  — 


—  762 


Armes:  Burclê  d'argent  et  d'azur  à  dix  pièces . 
au  chef  de  gueules,  chargé  d'un  lionnaissant  d'or. 
Devise  :  Je  veille. 

VAULGHIER  (de). 

Noble  famille  de  l'ancien  comté  de  Bourgogne, 
qui  a  fourni  plusieurs  personnages  distingués,  et 
qui  a  fait  des  preuves  chapitrales. 

On  trouve  Mathias  Vaulchier,  écuyer,  marié  à 
Huguette  d'Haquenay  en  1314, et  Viennot  Vaulchier, 
qui  vivait  en  1349  ;  mais  la  filiation  suivie  de  cette 
famille  ne  remonte  qu'à  Jean  de  Vaulchier,  1er  du 
nom,  écuyer,  et  qualifié  noble  dans  son  contrat  de 
mariage,  en  septembre  de  l'an  1490,  avec  demoi- 
selle François  de  Bracon,  dont  il  eut  postérité. 

Un  de  ses  descendants,  Philippe  de  Vaulchier, 
écuyer,  fut  député,  en  1531,  parles  états  du  pays, 
versl'empereur  Charles-Quint,  et  en  obtint  la  décla- 
ration la  plus  honorable  et  la  plus  avantageuse  aux 
Francs-Comtois  ;  et  il  signa  en  1557  le  traité  que 
le  monarque  fit  avec  François  P1',  roi  de  France. 

Au  9e  degré,  nous  remarquons  François-Marie- 
César,  marquis  de  Vaulchier,  par  lettres  patentes 
du  mois  de  février  1755,  seigneur  du  Deschaux, 
d'abord  page  du  roi  Louis  XIV,  en  1709,  entré  au 
régiment  de  Champagne  infanterie,  dont  il  devint 
lieutenant-colonel  ;  il  fut  fait  brigadier  des  armées 
du  roi,  et  mourut  dans  l'exercice  de  ce  grade  en 
1766.  Il  avait  épousé  en  1738  Françoise-Gasparine 
de  Poligny,  dont  il  eut  plusieurs  enfants. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
de  trois  étoiles  du  même. 

VENEL  {de). 

En  Provence. 

Ancienne  maison  qui  remonte  par  titres  auxme 
siècle.  Le  premier  auteur  connu,  Raymond  de 
Venel  fut  présent  à  une  convention  faite,  en  1252, 
entre  Charles  d'Anjou,  comte  de  Provence,  et  Bar- 
rai, des  Baux. 

Au  8e  degré,  Jean- Joseph  de  Venel,  chevalier  de 
St-Louis,  lieutenant  des  vaisseaux  du  roi  et  d'ar- 
tillerie de  la  marine,  se  maria  le  4  mars  1755  à 
Anne-Marie  Trulli. 

Armes  :  Coupé  d'azur  et  de  gueules,  et  une  fasce 
d'or  brochant  sur  le  tout,  l'azur  chargé  de  trois 
pals  d'or,  et,  le  gueules,  d'un  lion  aussi  d'or  pas- 
sant. 

VENTAILHAG  {de). 

Cette  famille  est  originaire  du  Dauphiné. 
Elle  a  pour  auteur  Pierre  de  Ventailhac  qui,  en 
1492,  épousa  Marguerite  de  Baux.  De  lui  descen- 


dait Alexandre  de  Ventailhac,  seigneur  d'Eyga- 
lières,  officier  dans  le  régiment  de  Sault  en  1655, 
fils  de  Jacques  de  Ventailhac,  seigneur  d'Eyga- 
lières,  capitaine  de  deux  compagnies  franches 
sous  Louis  XIII  et  de  Justine  d'Alphant. 

Un  de  Ventailhac  a  été  compris  dans  l'état  des 
gentilhommes  du  Dauphiné  (Election  de  Montéli- 
mar),  convoqués  aux  assemblées  des  bailliages 
pour  la  nomination  des  députés  aux  Etats-Géné- 
raux de  1789. 

Armes  :  D'azur,  à  la  fasce  d'argent,  accompagnée 
d'un  soleil  d'or  en  pointe. 

VERNEILH-PUYRASEAU  (de) 

Cette  famille  est  originaire  de  la  commune  de 
Nexon,  en  Limousin.  En  1600,  Jean-Baptiste  de 
Verneilh,  chef  de  cette  famille,  était  co-seigneur 
de  Nexon.  En  1665,  François  de  Verneilh,  sieur 
de  Lage  et  co-seignenr  de  Nexon,  était  conseiller 
du  roi,  son  assesseur  à  l'élection  de  Limoges,  et 
l'un  des  administrateurs  de  l'hôpital  général  de 
cette  ville.  La  terre  de  Nexon  passa,  par  les  fem- 
mes, d'abord  dans  la  famille  de  Descoutures,  et, 
ensuite,  dans  celle  de  Rogier-des-Essarts,  qui  l'a 
possédée  jusqu'à  la  Révolution.  Le  dernier  pos- 
sesseur était  un  Rogier-Fexon,  capitaine  au  régi- 
ment de  laFère-artillerie,mort  dans  l'émigration. 

Joseph  de  Verneilh-Puyraseau,  ancien  préfet 
et  ex-membre  de  plusieurs  assemblées  législati- 
ves, a  été  anobli  par  lettres  patentes  du  roi,  de 
1814,  en  récompense  de  ses  services  civils.  Son 
frère,  Jean-Baptiste-Joseph  de  Verneilh,  ancien 
officier  au  régiment  delà  Fère-infanterie, futlong- 
temps  capitaine  de  grenadiers,  et  ensuite  chef  de 
bataillon  au  11e  régiment  de  ligne  ;  il  commandait 
la  place  de  Segna,  en  Illyrie,  pendant  que  cette 
province  resta  au  pouvoir  des  Français. 

Armes  :  D'argent,  au  croissant  de  gueules^  som- 
mé de  trois  palmes  de  sinople  réunies  par  le  bas  ; 
au  chef  de  gueules,  chargé  de  trois  étoiles  du 
champ. 

VERNEUIL  (de). 

Maison  originaire  de  Bretagne,  qui  remonte  à 
Etienne  de  Verneuil,  chevalier,  qui  vivait  en  1255. 
Il  était  frère  de  Ferry  de  Verneuil,  maréchal  de 
France  en  1272  et  grand  Echanson  de  la  Couronne 
en  1283,  devant  qui  comparurent  tous  les  sei- 
gneurs cités  à  Tours  par  ordre  du  roi. 

Son  petit-fils,  Jean-Baptiste  de  Verneuil,  cheva- 
lier, fut  commandant  pour  le  roi  du  Fort  Saint- 
Vincent  ;  il  avait,  en  1765,  plus  de  cinquante  ans 
de  services,  et  avait  été  blessé  à  la  bataille  de 
Guastalla  et  dans  plusieurs  autres. 

Armes  :  D'azur,  au  lion  d'or,  couronné ,  armé  de 


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—  764 


gueules,  cantonné    à  gauche  de  trois  étoiles  du 
même. 

VIALÈTES  DAIGNAN. 

La  famille  Vialètes  d'Aignan,  établie  à  Montau- 
ban  avant  1550,  est  originaire  du  Rouergue.  Elle 
était  noble,  et  il  y  existait  un  château  qui  portait 
son  nom  et  ses  armes. 

Elle  est  depuis  plus  de  300  ans  dans  le  com- 
merce ;  en  1627,  David  Vialètes  créa  pour  la  ville 
de  Montauban  un  nouveau  genre  d'industrie  par 
l'invention  de  l'espèce  d'étoffe  qui  s'y  fabrique 
aujourd'hui,  sous  le  nom  de  Cadis  d'Aignan. 

Cette  famille  éprouva  de  cruelles  pertes  lors  du 
système  de  Law. 

Jacques  Vialètes,  qui  fit  à  ses  frais  plusieurs 
voyages  et  les  épreuves  nécessaires  pour  la  con- 
fection des  règlements  de  la  fabrique  de  la  dite 
ville,  y  travailla  de  concert  avec  un  sieur  Chrétien, 
inspecteur  général.  L'utilité  de  son  établissement 
et  ses  services  lui  valurent  le  4  janvier  1746,  par 
arrêt  du  Conseil,  un  titre  de  manufacture  royale 
pour  lui  et  ses  descendants,  avec  tous  les  privilè- 
ges qui  en  sont  la  suite.  Le  26  novembre  1776,  un 
nouvel  arrêt  du  conseil,  confîrmatif  du  précédent, 
leur  accorda  à  perpétuité  le  titre  d'ancienne  ma- 
nufacture royale,  avec  les  distinctions  attachées 
rappelant  les  faits  rapportés  ci-dessus. 

Etienne  fut  nommé  municipal,  en  1790,  à  la  pre- 
mière nomination  du  peuple.  Cette  honorable  dis- 
tinction fut  d'autant  plus  flatteuse  pourlui  qu'elle 
le  mit  plus  à  portée  de  servir  son  roi  et  de  secon- 
der les  efforts  d'une  ville  qui  s'est  courageusement 
dévouée  à  la  cause  des  Bourbons. 

Il  eut  le  bonheur,  le  10  mai  de  la  même  année, 
de  sauver  la  vie  à  plus  de  80  citoyens  qui  avaient 
occasionné  des  troubles  très  sérieux,  tels  que 
ceux  qui  avaient  eu  lieu  dans  le  même  temps  à 
Nîmes-  Il  fut  destitué,  pour  lors,  par  l'assemblée 
constituante  et  forcé  d'errer  pour  sauver  sa  vie, 
avec  de  grands  risques,  pendant  près  de  trente 
mois,  sur  le  territoire  français,  afin  d'éviter  d'être 
envoyé  au  tribunal  révolutionnaire  de  Paris. 

Quoique  écrasés  par  le  maximum  et  les  assi- 
gnats, ils  continuèrent  à  fabriquer  avec  force,  et 
fournirent  une  quantité  considérable  d'étoffes  pour 
les  armées. 

Il  fut  réélu  en  l'an  V,  et,  en  l'an  VI,  il  fut  pré- 
sident de  l'administration  municipale.  En  l'an  X 
et  en  l'an  1806,  leur  fabrique  obtint  une  médaille. 

L'ordonnance  du  roi  qui  maintient  cotte  famille 
dans  sa  qualité  de  noble  est  du  3  décembre  1814  ; 
les  lettres  patentes  sont  du  19  février  1816. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  montagne  d'or,  accom- 
pagnée en  chef  de  deux  violettes  au  naturel  ;  au 
chef  d'argent,  chargé  d'une  émanche  de  trois  piè- 
ces du  champ,  mouvante  de  la  partie  supérieure. 


VIENNE  (de). 

Ancienne  et  illustre  maison  de  Bourgogne,  qui 
a  pour  auteur  Philippe,  seigneur  d'Antigny,  qui 
vivait  en  1180. 

Jean  de  Vienne  prit  part  à  la  croisade  en  1396. 

Cette  famille  s'est  divisée  en  plusieurs  branches  : 

1°  Des  seigneurs  de  St-Georges  et  de  Ste-Croix  ; 

2"  Des  seigneurs  de  Pymont  et  de  Ruffey,  com- 
tes de  Comarin  ; 

3°  Des  barons  de  Chevreau  ; 

4°  Des  seigneurs  de  Pagny  et  de  Saillenay  ; 

5°  Des  seigneurs  de  Rollans  et  de  Listenois  ; 

6°  Des  seigneurs  de  Montbis  et  d'Arc  en  Barrois; 

7°  Des  seigneurs  de  Clervaux  ; 

8°  Des  seigneurs  de  Mirabeau  ; 

9°  Des  seigneurs  de  Sainte-Croix  (rameau  de  la 
lre  branche); 
Dont  quelques-unes  sont  éteintes. 

Armes  :  De  gueules,  à  V aigle  d'or,  armée  d'azur. 
VIÉNOT  DE  VAUBLANG. 

Les  origines  de  la  famille  Viénot  de  Vaublanc 
sont  assez  obscures,  la  plupart  des  documents 
s'y  rapportant  ayant  disparu  à  l'époque  des 
guerres  de  Religion.  C'est  seulement  à  partir  de 
ce  moment-là  que  l'on  a  pu  établir  une  filiation 
suivie. 

Toutefois  on  retrouve  les  traces  d'un  baron 
Jehan  Viénot  de  Vaublanc,  seigneur  de  Plymouth 
qui  était  échanson  et  compagnon  d'armes  de 
Richard  Cœur-de-Lion.  Les  trois  léopards  d'An- 
gleterre que  l'on  voit  en  surtout  dans  ses  armes, 
lui  ont  peut-être  été  octroyés  parce  prince.  Il  est 
dit  dans  la  pièce  qui  relate  son  mariage  avec  la 
fille  d'Aimery  I,  comte  de  Mortemart  :  «  issu  de 
haulte  et  noble  maison.  » 

A  une  époque  moins  reculée,  nous  pouvons 
citer  Charles  Viénot  de  Vaublanc,  seigneur  de 
Mimande  et  du  Tronchat,  conseiller  et  secrétaire 
de  la  maison  et  couronne  de  France  qui  eut  pour 
fils,  Charles  deuxième  du  nom,  conseiller  au  Par- 
lement de  Bourgogne  qui,  lui,  fut  chef  des  trois 
branches  de  la  famille  représentée  au  XVIIIe  siè- 
cle par  : 

I.  Charles  Viénot  de  Vaublanc,    de  Mimande 
(1721-1796). 
'  II.  Jean-Bernard  (1722-1796). 

III.  Vivant-François  (1725-1798). 

I.  Le  chef  de  la  branche  aînée,  Chartes  Viénot 
de  Vaublanc  de  Mimande  (1721-1804)  maréchal-de- 
camp  et  chevalier  de  St-Louis  devint  rapidement 
major  au  régiment  de  Navarre.  Il  prit  part  au 
combat  de  Cassel  et  vit  périr  autour  de  lui  tous 
les  officiers  supérieurs  de  sa  brigade.  Apres  en 
avoir  pris  le  commandement  il  opéra  une  retraite 
qui  fut  regardée  comme  une  très  belle  action  mili- 


765  — 


766  — 


taire.  Il  fut  blessé  à  Dettingen  (1745)  et  prit  part 
à  la  bataille  d'Hastembeck  (1757).  En  1780  il  est 
nommé  maréchal-de-camp.  Après  50  ans  de  ser- 
vices, dont  18  ans  de  campagnes,  il  quitta  l'armée 
oîi  il  s'était  autant  fait  craindre  par  sa  sévérité 
qu'estimer  par  ses  talents  militaires. 

Le  titre  d'administrateur  honoraire  de  l'Hôtel- 
Dieu  de  Beaune  est  créé  pour  lui  en  1774  ainsi 
qu'en  fait  foi  une  lettre  du  duc  de  Clermont-Ton- 
nerre,  patron  de  cet  hôpital. 

En  1789  on  le  trouve  inscrit  aux  assemblées  de 
la  noblesse  des  Etats  de  Bourgogne. 

Les  poésies  qu'il  a  laissées  sont  empreintes 
du  sentimentalisme  si  en  faveur  au  siècle  dernier. 

Jacques,  son  fils  (1265-1810),  servit  sous  ses  or- 
dres dans  le  régiment  de  la  Sarre  comme  cadet- 
gentilhomme.  Il  était  major  quand  la  Révolution 
'le  força  à  émigrer  en  Angleterre.  Il  fit  partie  de 
l'expédition  de  Quiberon,  puis  il  se  rendit  au  Por- 
tugal où  il  prit  du  service. 

Charles-Pierre,  fils  du  précédent  (1802-1880)  fut 
capitaine  aux  gardes  du  corps  de  S.  M.  le  roi 
d'Espagne. 

IL  Dans  la  branche  puinée  on  peut  citer 
Jean-Baptiste,  dit  le  Sage  (1768-1848),  fils  de  Jean- 
Bernard  qui  publia  les  Tables  synchroniques  en 
un  volume  in-8°  pour  faire  suite  à  l'histoire  de 
France  d'Anquetil.  Sa  descendance  s'établit  en 
Orléanais  où  elle  est  encore  dignement  repré- 
sentée. 

Vioant-Françocs  (1750-1853),  son  frère,  chevalier 
de  St-Louis,  était  officier  au  régiment  de  Beau- 
vaisis.  Il  émigra  et  passa  à  l'armée  de  Gondé. 

III.  La  branche  cadette  eut  pour  chef,  yivant- 
.François  Viénot de  Vaublanc  (1725-1798), colonel  et 
gouverneur  de  Fort-Dauphin  à  St  Domingue,  che- 
valier de  St-Louis.  Ce  Vaublanc  entra  au  sortir  de 
l'École  militaire  au  régiment  de  Navarre  et  servit 
sous  les  ordres  du  maréchal-de-camp,  son  frère. 
Après  la  fameuse  retraite  de  Prague  (1745),  il  se 
rendit  à  St-Domingue  avec  le  comte  de  Belzunce 
qui  venait  d'en  être  nommé  gouverneur.  Mais  la 
déclaration  des  Droits  de  l'Homme  qui  nous  fît 
perdre  cetfe  belle  colonie,  le  força  à  rentrer  en 
France,  toutefois,  sans  y  être  plus  en  sûreté  puis- 
qu'il fut  arrêté  à  Tours  et  jeté  en  prison  en  vertu 
de  la  loi  des  suspects  et  n'échappa  à  l'échafaud  que 
par  miracle . 

Son  fils  aîné,  Vincent-Marie  (1756-1845),  prit 
une  part  active  à  tous  les  événements  politiques 
de  la  Révolution,  de  l'Empire  et  de  la  Restaura- 
tion. Né  à  St-Domingue,  élève  de  l'École  mili- 
taire de  la  Flèche,  puis  de  celle  de  Paris  ;  dans 
cette  dernière  il  est  décoré  de  l'ordre  de  St-La- 
zarre,  quoique  bien  jeune,  par  le  comte  de  Pro- 
vence, qui  devient  plus  tard  Louis  XVIII.  Après 
avoir  servi  dans  le  régiment  de  la  Sarre  sous  les 
ordres  d'un  de  ses  oncles  qui  en  était  colonel,  il 
obtint  des  lettres  de  service  pour  St-Domingne.  , 


Au  retour  de  cette  colonie,  il  s'installa  dans  le 
département  de  Seine-et-Marne  et  y  fut  bientôt 
élu  député  et  secrétaire  de  la  noblesoe  au  bail- 
lage  de  Melun.  L'énergie  de  son  caractère,  son 
éloquence  naturelle  attirèrent  l'attention  de  ses 
collègues.  Nommé  président  du  Conseil  général 
de  Seine-et-Marne,  on  l'envoya  siéger  à  l'Assem- 
blée  législative  où  il  devint  bientôt  un  des  mem- 
bres les  plus  marquants  du  parti  modéré  avec 
Pastoret,  Quatremest  de  Quiney,  Mathieu  Dumas, 
Ratnond,  Becquey,  Beugnot,  tous  royalistes 
constitutionnels.  Il  exerça  à  diverses  reprises  les 
fonctions  de  président. 

C'est  en  déployant  la  plus  grande  énergie,  qu'il 
s'opposa  au  dessein  de  dresser  une  liste  des 
émigrés  et  qu'il  obtint,  tout  en  flétrissant  les  au- 
teurs des  persécutions  dont  les  prêtres  non  asser- 
mentés étaient  l'objet,  un  décret  d'arrestation 
contre  Marat,  en  dénonçant,  soutenu  par  Guadet 
et  Beugnot,  les  provocations  au  meurtre  qui  rem- 
plissaient les  feuilles  incendiaires  de  ce  misérable. 
Il  s'éleva  également  avec  violence  contre  les  en- 
treprises criminelles  des  comités  municipaux  et 
des  clubs  jacobins.  Lafayette  fut  défendu  par  lui 
avec  courage  contre  les  Girondins,  ayant  Ver- 
gniaud  à  leur  tête  et  son  discours  parfaitement 
écrit  fit  un  tel  effet  sur  l'assemblée,  qu'elle  en  or- 
donna l'impression  pour  ainsi  dire  malgré  elle. 
Mais  au  sortir  delà  séance,  il  fut  poursuivi,  in- 
sulté par  les  fédérés  et  les  habitués  des  tribunes. 
Deux  jours  après,  le  10  août  (1792)  il  se  trouva  de 
nouveau  exposé  aux  fureurs  de  la  populace  et  eut 
à  braver  plus  que  des  menaces.  Un  coup  de  sa- 
bre dirigé  contre  lui  fut  détourné  heureusement 
par  un  jeune  officier  du  génie  qui  fut  plus  tard  le 
maréchal  Bertrand.  Il  n'échappa  aux  proscrip- 
tions de  l'an  II  (1794)  qu'en  parcourant  en  tous 
sens  la  Normandie,  la  Vendée  et  la  Touraine. 
Quoique  condamné  à  mort  par  contumace  quel- 
ques mois  plus  tard,  il  peut  se  soustraire  de  nou- 
veau aux  poursuites  et  se  faire  nommer  député 
du  département  de  Seine-et-Marne  au  Conseil  des 
Cinq  Cents. 

Le  18  fructidor,  an  V  (4  septembre  1797)  il  est 
de  nouveau  proscrit  et  condamné  à  la  déporta- 
tion. Pour  éviter  l'exil,  il  visite  en  compagnie  de 
Pastoret  et  de  Duplantier,  l'Allemagne,  la  Suisse 
et  l'Italie,  ayant  toujours  sur  lui,  pour  abréger  la 
longueur  de  la  route,  son  Racine  et  son  Lafon- 
taine,  Le  13  brumaire,  an  VIII  (9  novembre  1799), 
mit  un  terme  à  son  exil.  Il  devint  quelques  mois 
plus  tard,  membre  du  Corps  législatif  dont  il  est 
questeur  en  1804.  Nommé  préfet  de  la  Moselle  en 
1805,  il  administre  ce  département  jusqu'à  la 
chute  de  l'Empire.  Pendant  les  Cent  Jours,  il  se 
réfugie  à  Gand,  auprès  de  Louis  XVIII,  auquel  il 
présente  divers  mémoires  politiques,  tous  dictés 
par  sa  grande  expérience  des  affaires  et  des  nom 
mes.  A  la  rentrée  du  Roy,  Monsieur  de  Vaublanc 
fut  alors   nommé   ministre  d'Etat    et  préfet  des 


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Bouches-du-Rhône  et  bientôt  après  ministre  de 
l'Intérieur. 

Michaud  convient  dans  la  biographie  qu'il  lui  a 
consacrée,  que  son  administration  fut  exempte 
d'animosités  personnelles  :  «  à  la  différence  de 
quelques  autres,  dit-il,  il  ne  déshonora  par  ancune 
passion  haineuse  ou  vindicative,  l'ardeur  de  ses 
sentiments  royalistes.  Il  fit  limiter  le  nombre  des 
proscriptions  et  s'opposa  à  la  confiscation  des 
biens  des  régicides  et  des  fauteurs  du  20  mars.  Il 
ne  déplaça  pas  plus  de  vingt-deux  préfets.  »  A  la 
révolution  de  1830,  Monsieur  Guizot  en  destitua 
quatre-vingts. 

La  Chambre  de  1815  avait  été  convoquée  par 
ordonnances.  IL  s'agissait  de  régler  légalement 
pour  l'avenir  le  système  électoral.  Comme  ministre 
de  l'Intérieur  Monsieur  de  Vaublanc  apporta  à  la 
tribune  un  projet  de  loi  électoral  à  deux  degrés. 
Ce  projet  expliqué  tout  au  long  dans  ses  mémoires 
fut  combattu  par  Laine,  mais  en  revanche  appuyé 
par  Royer-Colard,  Pasquier,  Bonald,  etc.  et  sou- 
tenu devant  la  Chambre  des  Pairs  par  Chateau- 
briand. Monsieur  de  Richelieu,  président  du 
Conseil,  lui  fut  contraire.  La  Chambre  l'ayant 
repoussé,  Monsieur  de  Vaublanc  quitta  le  minis- 
tère. Comme  compensation  il  fut  nommé  Ministre 
d'Etat  et  membre  du  Conseil  Privé  du  roi. 

Ayant,  après  sa  chute  du  ministère,  brigué  le 
mandat  de  député,  Monsieur  de  Chateaubriand 
écrivit  alors  de  lui  dans  le  Conservateur  :  «  Monsieur 
de  Vaublanc  cinq  fois  proscrit,  condamné  à  mort 
au  13  vendémiaire  pour  avoir  présidé  une  section 
de  Paris,  condamné  à  la  déportation  au  18  fruc- 
tidor est  un  candidat  pour  toute  la  France.  C'est 
le  premier  ministre  royaliste  sacrifié  au  système 
ministériel.  Il  avait  réglé  l'Intérieur  avec  tant  de 
force  que  si  quelque  chose  marche  encore  dans 
les  préfectures,  c'est  un  reste  de  l'organisation 
par  lui  établie  ». 

De  1821  à  1827  il  ne  cessa  de  se  faire  entendre 
à  la  tribune  de  la  Chambre  d'abord  comme  député 
du  Calvados,  puis  comme  député  de  la  Guadeloupe. 
Quand  la  tribune  parlementaire  lui  manqua  il 
publia  dans  le  Journal  du  Nord,  une  foule 
d'articles  sur  la  politique  intérieure,  la  marine,  les 
colonies,  les  finances,  sujets  pour  lui  très  familiers. 

Il  mourut  à  l'âge  de  90  ans,  le  21  août  1845,  Il 
était  membre  de  l'Institut  de  France,  grand  officier 
de  la  Légion  d'honneur,  chevalier  des  ordres  de 
Saint-Lazarre  et  Saint-Louis,  etc.  Louis  XVIII 
l'avait  créé  comte. 

Il  a  publié  plusieurs  ouvrages  :  de  la  Rivalité 
de  la  France  et  de  l'Angleterre  —  du  Gouvernement 
représentatif  —  du  Commerce  de  la  France  —  du 
Commerce  maritime  — le  Dernier  des  Césars,  poè- 
me—  des  Administrations  provinciales  —  de  l'Edu- 
cation d'un  prince  au  xixe  siècle  —  des  tragédies, 
—  des  contes  et  mélanges  —  des  souvenirs  et  des 
mémoires,  que  Monsieur  Barrière  a  réédité  en  les 


abrégeant  pour  les  faire  entrer  dans  la  collection 
des  mémoires  se  rattachant  à  l'histoire  de  France. 
Son  petit-fils  Adolphe  de  Segond,  comte  de 
Vaublanc,  fut  un  des  fondateurs  du  Jockey-Club. 
Il  en  rédigea  les  statuts  et  fonda  le  prix  Vaublanc 
qui  est  couru  tous  les  ans  à  Longchamps  aux 
courses  du  printemps  immédiatement  après  le 
Grand-Prix. 

Jean-Baptiste-Bernard,  chevalier  de  Vaublanc 
frère  du  ministre  de  Louis  XVIII,  naquit  en  1761. 
Il  débuta  dans  les  gardes  du  corps  sous  le  roi 
Louis  XVI  et  prit  part  à  l'expédition  d'Amérique 
dans  le  corps  commandé  par  le  général  Rocham- 
beau.  Nous  le  trouvons  en  1795  adjudant-général 
et  aide-de-camp  de  Pichegru.  Il  est  emprisonné 
à  Langres  en  1794  pour  avoir  soutenu  les  idées 
modérées  dans  les  clubs  de  la  ville  de  Besançon. 
Nommé  général  de  brigade  par  Napoléon,  puis 
inspecteur  aux  revues,  inspecteur  en  chef  et 
secrétaire  d'état  en  Portugal  sous  la  régence  de 
Junot  (1808).  Inspecteur  en  chef  aux  revues  de  la 
Grande-Armée  en  1812,  il  fut  enlevé  par  la  fièvre 
de  congélation  à  Gumbineu  en  Prusse,  le  12  dé- 
cembre 1812,  âgé  de  51  ans.  Il  était  officier  de  la 
Légion  d'honneur. 

Son  fils  Henri-Victor- Vincent  né  en  1803,  audi- 
teur au  Conseil  d'état  en  1824  et  démissionnaire 
en  1830.  Nommé  Chambellan  par  le  roi  Louis  de 
Bavière  en  1838  :  grand-maître  de  la  Cour  de  la 
reine  Marie  en  1845,  mourut  à  Munich  en  1874. 
Parmi  les  ouvrages  qu'il  a  laissé  on  peut  citer  : 
La  France  aux  temps  des  croisades,  4  vol.  ;  — un 
Coup-d'œildans  Paris  ;— des  Souvenirs  non  encore 
publiés. 

Les  membres  de  la  famille  Viénot  de  Vaublanc 
surent  se  distinguer  dans  l'armée,  la  magistra- 
ture, la  politique  et  les  lettres  ;  un  homme  d'Etat 
l'a  illustrée  et  parmi  ses  alliances  on  peut  citer  : 

Les  Mortemart,  les  Pernot  illustrés  par  le  car- 
dinal de  Granvelle,  ministre  de  Charles-Quint  et 
son  frère  chancelier  du  même  empereur.  Les  Gray, 
Bérardier,  Belin  dont  l'un  assura  par  son  courage 
la  reddition  de  la  place  de  Beaune  au  maréchal  de 
Biron  (1595).  Un  Léviste  de  Montbriant,  grand 
sénéchal  de  la  principauté  des  Dombes,  les  du 
Bronays  de  la  Bégassière,  vieille  famille  bretonne  • 
qui  eut  un  ancêtre  tué  au  combat  des  Tûtes.  Les 
Surian  d'origne  vénitienne  descendants  d'un  Su- 
riani  di  Rimini  dont  le  tombeau  se  voit  encore  à 
Venise  dans  l'église  de  San  Stéphano,  un  autre 
Surian  fut  évêque  de  Vence  au  siècle  dernier, 
oratorien  distingué  il  a  laissé  des  sermons  esti- 
més. Les  Brongniart  dont  l'un  fut  architecte  de  la 
Bourse  de  Paris  et  membre  de  l'académie  des 
Beaux-Arts. 

On  peut  encore  nommer  les  de  Fontanges,  de 
Sainte-Palloye,  de  Fontenelle,  de  Pontac.  La 
Roche-Courbon-Blénac,  du  Roure  de  la  Croix 
d'Azolette  dont  l'un  archevêque  d'Auch,  du  Pont- 


—  769  — 


770  — 


de-Gault,  Girard  de  la  Brely,  secrétaire  des  états 
de  Bourgogne  qni  laissa  à  ses  descendants  le  titre 
de  citoyen  d'Auxerre.  Et  pour  terminer  cette  liste 
déjà  longue.  Pougin  de  la  Maison-Neuve,  vice- 
amiral  commandant  la  division  de  l'Océan  Atlan- 
tique. 

Armes  :  De  gueules,  au  Lion  d'or  passant;  au 
chef  d'argent  chargé  d'un  soleil  de  gueules  accosté 
de  deux  raisins  de  sable. 

Devises  :  Deus  egoque  et  Dieu  aidant. 

VIGAN  (de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Normandie. 

Gilles  de  Yigan,  seigneur  de  Punelay  fut  con- 
lirmé  dans  sa  noblesse  pai\  lettres  patentes  en 
date  du  mois  de  décembre  1609,  enregistrées  en  la 
cour  des  aides  de  Normandie. 

Cette  famille  a  en  outre  été  maintenue  dans  sa 
noblesse  par  arrêt  du  30  mars  1666. 

Jacques  François  de  Vigan  fut  mousquetaire  du 
roi  et  chevalier  de  St-Louis. 

Pierre  Hippolyte  de  Vigan  fut  commandant  de 
dragons  et  chevalier  de  la  légion  d'honneur. 

Elle  s'est  alliée  :  aux  La  Lande,  La  Fare,  Pa- 
quet de  Caraman,  Jacquemin  de  Chateaurenault, 
Beausse,  Le  Maistre,  Pardieu,  des  Moutis. 

Armes  :  D'hermine,  au  chevron  de  sable,  accom- 
pagné de  trois  roses  de  gueules,  2  en  chef  et  1  en 
pointe. 

VILLARS  (de). 

Famille  du  Bourbonnais  qui  remonte  à  Jean  de 
Villars,  écuyer,  seigneur  de  la  Motte,  delà  Guier- 
che,  qui  vivait  en  1521. 

Elle  a  fourni  des  hommes  d'armes,  un  major  du 
régiment  de  cavalerie  de  Montgout  et  un  page  du 
roi  dans  sa  petite  écurie. 

Armes  :  D'hermine,  à  un  chef  de  gueules,  chargé 
d'un  lion  à  demi  corps  d'argent. 

VILLARET  (de). 

Famille  ancienne  et  distinguée,  originaire  de 
Provence. 

Guillaume  de  Villaret  fut  grand  maitre  de  l'or- 
dre de  St-Jean  de  Jérusalem  en  l'an  1300. 

Son  frère,  Foulques  de  Villaret  fut  aussi  grand 
maître  du  même  ordre  en  1307. 

Cette  famille  a  fourni  de  nombreux  officiers, 
des  magistrats  et  a  contracté  des  alliances  impor- 
tantes dans  la  province. 

Armes:  D'or,  à  trois  tnonts  de  gueules  sur- 
montés chacune  d'un  corbeau  de  sable. 


VILLE  (de), 

Famille  originaire  de  Lyon,  établie  ancienne- 
ment en  Poitou, puis  en  Anjou. 

Armés  :  De  gueules,  à  la  ville  d'argent,  ma- 
çonnée de  sable. 

VILLEDIEU  (de). 

En  consultant  d'anciens 
documents  du  midi  de  la 
France,  on  voit  l'ancienne 
famille  appelée  tantôt  Ville- 
dieu  et  tantôt  de  Villedieu, 
remonter  à  la  fin  du  xnie  siè- 
cle. Elle  appartient  au  Bas- 
Languedoc  et  au  Vivarais, 
et  elle  a  eu  une  de  ses  bran- 
ches dans  le  nord  de  la  France.  Son  premier  mem- 
bre connu  est  Jean  de  Villedieu,  notaire  à  Viviers, 
d'après" un  texte  authentique,  vers  le  commence- 
ment du  xive  siècle.  Au  xvie  et  au  xvne  siècle,  ce 
sont  les  sieurs  de  Villedieu  et  de  Bayne,  en  Viva- 
rais. 

Cette  famille,  depuis  très  longtemps  adonnée 
aux  lettres,  compte  un  certain  nombre  de  ses 
membres  qui  ont  marqué  avec  éclat  dans  les  scien- 
ces théologiques  et  philosophiques  et  dans  la  lit- 
térature chrétienne,  ou  dont  le  nom  figure  dans 
les  annales  de  la  Jurisprudence  et  de  l'Adminis- 
tration. L'agriculture  théorique  et  pratique  a  été 
toujours  aussi  en  grande  estime  dans  cette  famille, 
où  se  sont  constamment  conservées  des  mœurs 
antiques  et  l'amour  de  la  vie  rurale.  Dans  toutes 
les  générations  successives,  on  y  a  regardé  comme 
le  souverain  honneur  de  suivre  l'enseignement  de 
l'Eglise,  et  l'on  y  a  défendu  avec  ardeur  les  prin- 
cipes de  la  foi  catholique.  Le  dévouement  absolu 
à  cette  foi  et  l'affirmation  des  vraies  croyances 
religieuses  ont  fait  de  cette  famille  une  de  celles 
du  midi  de  Ib  France  qui  ont  mis  le  plus  de  fer- 
meté et  de  constance  à  marcher  sous  le  glorieux 
étendard  du  Christ.  Un  de  ses  membres  cepen- 
dant fit  exception  et  rompit  quelque  temps  avec 
cette  tradition  généreuse,  en  se  faisant  sectateur 
du  calvinisme  et  en  guerroyant,  au  xvie  siècle, 
avec  les  troupes  de  Lesdiguières;  mais  il  rentra 
ensuite  dans  lo  sein  de  l'Eglise  catholique. 

Parmi  les  membres  de  cette  famille  que  l'on  peut 
citer,  figurent,  au  xvne  siècle,  Laurent  de  Ville- 
dieu,  son  épouse  Marie  et  sa  fille  Yolande,  ayant 
eu  le  noble  patriotisme  et  l'amour  des  lettres  ; 
plus  tard,  Ant.-E.  de  Villedieu,  qui  a  écrit  des  no- 
tices d'érudition  locale;  V.  et  M.  de  Villedieu,  qui 
ont  composé  des  ouvrages  de  poésie  et  de  littéra- 
ture ;  Y.  et  M.  de  Villedieu,  qui  ont  conquis  la  ré- 
putation d'écrivains  distingués  au  point  de  vue 
politique  et  littéraire,  et  dont  les  œuvres  philoso- 
phiques, poétiques  et  oratoires  forment26  volumes. 


Tome  II 


24 


1  — 


—  773 


li-l  — 


Dans  une  autre  branche  de  cette  Maison,  on  peut 
encore  citer  l'abbé  J.-H.  Villedieu,  auteur  de  ser- 
mons pleins  d'éloquence,  de  sentiments  élevés  et 
de  iorte  doctrine. 

Cette  famille,  apparentée  avec  d'autres  de  l'an- 
cienne bourgeoisie  du  Vivarais  et  avec  plusieurs 
des  familles  de  la  noblesse  du  pays,  apparaît 
dans  les  documents  tantôt  avec  ta  particule  et 
tantôt  sans  la  particule,  ainsi  qu'on  a  pu  le  cons- 
tater pour  un  certain  nombre  d'anciennes  Maisons 
du  Languedoc.  Une  de  ses  procUes  alliances  a  été 
avec  la  famille  de  France  (du  Vivarais)  et  avec  la 
famille  de  la  Selve.  Elle  a  été  alliée  aussi  avec  les 
familles:  de  Garnier,  d'Aleyrac,  Tavernol,Roque- 
ptane,  de  Fabrias,  Jaufres,  Tardy  de  Montravel, 
de  lUailhan,  de  Barruei,  deFay  et  de  Pontmartin, 
par  les  Montravel. 

La  famille  de  Surville  (de  Vesseiux),  aujourd'hui 
éteinte,  était  dans  sa  parenté  directe.  Elle  comp- 
tait ainsi  parmi  ses  ascendants  l'illustre  Margue- 
tite-Uloinde  de  Surviile,  qui  a  appartenu  à  cette 
famille  et  qui  a  laissé  des  poésies  si  remarquables 
qu'ont  retouchées  successivement  Jeanne  do  Val- 
lon et  le  marquis  Jean-Joseph-Etienne  de  Surville. 

Elle  était  apparentée  également  avec  la  famille 
d'Ariempdes  de  Mirabel  ;  et,  au  commencement 
de  ce  siècle,  ses  membres  étaient  parents  au  sep- 
tième degré  avec  Augustin  d'Ariempdes  de  Mira- 
bel, père  de  Mine  Pauline  de  Surviile,  qui  a  fait 
éditer  par  Vanderbourg,  en  1803,  les  poésies  de 
Clotaae,  que  lui  avaient  laissées,  après  les  avoir 
corrigées,  son  mari  Jos. -Etienne  de  Surviile.  La 
faniiile  Villedieu  s'est  trouvée  ainsi,  outre  sa  pa- 
renté avec  les  Surviile  (delabranchedeVesseaux), 
alliée,  par  les  Mirabel,  avec  une  autre  branche 
des  Surviile,  celle  de  Gras  et  de  Viviers. 

En  consacrant  cette  notice  à  la  famille  de  Ville- 
dieu,  nous  ne  faisons  que  rendre  hommage  à  son 
zèle  pour  la  défense  des  principes  chrétiens,  à  son 
noble  patriotisme,  à  son  amour  de  la  grande  litté- 
rature et  de  la  vraie  science,  au  rôle  distingué 
qu'elle  a  su  remplir  dans  notre  pays. 

Armes  :  D'azur,  à  une  croix  pattèe  d'or,  chargée 
eu  abime  d'un  cœur  de  gueules  enflammé  et  can- 
tonné :  au  i«  d'une  tour  maçonnée  d'argent  avec 
sun  avant-corps  ;  au  2e,  de  trois  étoiles  d'argent, 
posées  2  et  1  ;  au  o«,  de  trois  marguerites  d'argent 
posées  2  et  1  ;  au  4e,  de  deux  roses  d'argent  posées 
en  pal.  Sur  la  base  de  la  croix,  le  chiffre  du  Laba- 
rum  I  ES  en  lettres  d'argent  brochant. 

L'Ecu  surmonté  de  l'étendard  de  la  Foi  enrou- 
lant une  croix  d'or  sur  une  couronne  de  lauriers. 

Devise  :  Foi. 

Une  branche  de  cette  famille  portait  autrefois  : 
L'azur,  à  trois  étoiles  d'argent,  posées  2  et  1.  — 
Dans  une  partie  de  cette  famille,  les  armoiries 
ont  :  une  harpe  d'argent  devant  la  croix  d'or  qu'en- 
roule l'étendard  de  la  Foi . 


VILLENEUVE  (de). 

Très  ancienne  maison  de 
Provence  qui  remonte  à 
Raimond  de  Villeneuve,  gé- 
néral des  troupes  d'Aragon, 
qui  vint  en  Provence  avec 
le  comte  de  Barcelone  vers 
1114  et  s'y  établit  ayant  eu 
la  terre  du  Gandelet,  appelée 
depuis  Villeneuve.  Un  de 
ses  descendants,  Louis  de 
Villeneuve  surnommé  riche 
d'honneur,  prince  d'Aveli- 
nes et  seigneur  de  82  terres 
nobles ,  du  vivant  de  son 
père,  fut  connu  sous  le  nom 
de  seigneur  de  Sérenon  ;  il  commanda  l'armée 
navale  à  la  conquête  do  Naples  et  fut  deux  fois 
ambassadeur  à  Rome,  conseiller  et  chambellan  du 
roi  et  député  de  Provence,  pour  prêter  serment 
de  fidélité  et  rendre  hommage  au  roi  Louis  XI. 
C'est  en  sa  faveur  que  la  baronnie  de  Trans  (don- 
née en  1201,  par  Alphonse,  comte  de  Provence,  à 
la  maison  de  Villeneuve),  fut  érigée  en  marquisat 
en  l'an  1505.  Les  souverains  de  la  Provence 
s'étant  indistinctement  qualifiés  de  comtes  et  de 
marquis,  les  comtes  souverains  du  Saultet  autres 
voulurent  disputer  la  préséance  dans  les  états  au 
marquis  de  Tràns,  qui  fut  maintenu  par  un  arrêt 
du  parlement. 

Cette  famille  a  fourni  un  grand  nombre  de  bran- 
ches qui  subsistent  pour  la  plupart  : 

Des  seigneurs  de  Flayosc, —  de  Tourrettes,  — 
de  Varclause  et  de  3argemont,  —  des  marquis  de 
Vence,—  de  Villeneuve-Source,  —  de  Villeneuve- 
Beauregard, —  une  établie  à  Valensole,  sortie  des 
marquis  de  Trans,  —  de  Villeneuve-Mons,  sortie 
du  marquis  de  Trans,  — des  anciens  seigneurs  de 
Ramatuelle,  aujourd'hui  Esclapon,  sortie  des  mar- 
quis deTrans,  —  de  Villeneuve  Cananille,  établie 
depuis  cinq  générations  en  Espagne,  branche  ca- 
dette du  marquis  de  Trans,  de  Villeneuve,  sortie 
de  celle  de  Vence. 

Cette  maison  a  donné  des  saints  et  saintes,  des 
archevêques  et  des  évoques,  un  grand  maître  et 
prince  de  Rhodes,  un  cardinal,  des  connétables, 
des  grands  sénéchaux,  des  maréchaux,  des  géné- 
raux, des  grands  écuyers,  des  grands  pannetiers, 
des  gouverneurs  de  province,  des  grands  aumô- 
niers sous  les  rois  de  Naples  ;  et  à  la  France,  des 
chevaliers  des  ordres  et  lieutenants  généraux  des 
armées. 

Romée  de  Villeneuve  fut  grand  sénéchal,  pre- 
mier ministre  et  connétable  de  Provence  en  1258, 
sous  le  règne  de  Raymond  Bérenger.  Nommé  par 
ce  prince  régent  et  tuteur  de  la  princesse  Béatrix, 
sa  fille,  il  la  maria  au  frère  de  Saint-Louis,  et 
prépara  ainsi  la  réunion  de  cette  province  à  la 
France. 


Î3  — 


Par  acte  d'inféo dation,  daté  de  Nice,  le  7  fé- 
vrier 1250,  le  comte  Raymond  lui  donna  la  baron- 
nie  de  Vence.  Il  se  croisa  en  1239.  La  terre  de 
Vence  a  été  possédée  par  sa  postérité  jusqu'en  1831, 
époque  où  mourut,  sans  enfants  mâles,  le  dernier 
marquis  de  Vence,  pair  de  France. 

Arnaud  de  Villeneuve,  baron  des  Arcs  et  de 
Trans,  fut  grand  chambellan  et  grand  maître  de 
la  maison  de  Charles  II,  comte  de  Provence  et  roi 
de  Naples. 

Raynaud  de  Villeneuve  fut  chancelier  de  Phi- 
lippe, empereur  de  Gonstantinople  en  1275. 

Hélion  de  Villeneuve,  baron  des  Arcs,  fut 
grand  maître  de  l'ordre  de  Saint-Jean  de  Jéru- 
salem et  gouverna  l'ordre  de  1319  à  1346. 

Sainte  Rosaline  de  Villeneuve,  sœur  du  grand 
maître,  fut  abbesse  du  monastère  de  la  Ceile- 
Roubaud  fondé  par  sa  famille. 

Truand  de  Villeneuve,  baron  de  Vence,  fut 
grand  sénéchal  de  Provence  en  1327. 

Louis  de  Villeneuve,  baron  de  Trans,  seigneur 
de  Séranon,  obtint  du  roi  Charles  VIII  le  com- 
mandement de  sa  flotte,  lors  de  la  conquête  de 
Naples.  Louis  XII  le  nomma  deux  fois  son  ambas- 
sadeur à  Rome;  il  érigea  en  sa  faveur  la  baron- 
nie  de  Trans  en  marquisat,  grâce  qui  fut  accordé 
pour  la  première  fois  en  Franco,  et  donna  â  ses 
successeurs  la  première  place  dans  l'ordre  de  la 
noblesse  de  Provence.  Cette  érection  eut  lieu  par 
lettres  patentes  datées  de  Rlois,  en  février  1505.11 
était  aussi  prince  dAvelino  au  royaume  de 
Naples,  et  chambellan  des  rois  Louis  XII  et 
François  Ier.  Le  roi  Charles  VIII  ajouta  une  fleur 
de  lis  d'or  et  les  supports  de  France  â  ses  armes. 

Anne  de  Villeneuve,  fille  du  précédent,  épousa 
en  1503,  Jean  de  Foix.  Par  cette  alliance,  elle 
devint  belle-sœur  d'Anne  de  Foix,  reine  de 
Rohême  et  de  Hongrie,  tante  de  l'impératrice, 
femme  de  Ferdinand  Ier,  cousine  germaine  de  N. 
de  Foix,  reine  d'Espagne,  et  de  Catherine  de  Foix, 
reine  de  Navarre. 

Christophe  de  Villeneuve,  baron  de  Varclause 
de  Barge  mont,  fut  gouverneur  de  Fréjus,  cheva- 
valier  de  l'ordre  du  roi  et  gentilhomme  de  sa 
chambre.  Il  obtint,  par  sa  fermeté,  la  révocation 
de  l'ordre  du  massacre  de  la  Saint-Barthêlemy, 
qui  grâce  à  son  intervention,  n'eut  pas  lieu  en 
Provence. 

Antoine  de  Villeneuve,  marquis  de  Trans  et  de 
Flayosc,  fut  nommé  chevalier  du  Saint-Esprit  le 
10  mars  1649  ;  mais  n'alla  pas  à  la  Cour  pour  se 
faire  recevoir. 

Sylvestre  de  Villeneuve-Esclapon  fut  vice- 
amiral,  grand  officier  de  la  Légion  d'honneur.  Il 
commanda  les  flottes  combinées  française  et  espa- 
gnole au  combat  de  Trafalgar. où  l'amiral  Nelson 
fut  tué. 

Christophe,  comte  de  Villeneuve-Bargemont, 
fut  préfet  du  département  des  Bouches-du-Rhône, 


conseiller  d'Etat  et  commandeur  de  la  Légion 
d'honneur. 

Henri-Joseph,  marquis  de  Villeneuve-Barge- 
mont, fut  préfet  de  Saône-et-Loire,  conseiller 
d'Etat,  commandeur  de  la  Légion  d'honneur,  et 
directeur  général  des  postes. 

Alban,  vicomte  de  Villeneuve-Bargemont  fut 
préfet  du  département  du  Nord,  conseiller  d'Etat, 
député,  membre  de  l'Institut,  etc. 

François,  marquis  de  Villeneuve-Trans  fut 
gentilhomme  de  la  chambre  du  roi  Charles  X, 
membre  de  l'Institut,  etc. 

Armes  :  De  gueules  frctlè  de  six  lances  d'or, 
accompagnées  de  petits  êcussons  de  môme  semés 
dans  les  claires-voies  :  et,  sur  le  tout,  d'azur  à  une 
fleur  de  lis  d'or. 

Supports  :  Deux  anges. 

Cri  de  guerre  :  A  tout. 

Devise  :  Perhœc  regnum  et  impérium. 

VILLOUTREYS  (de). 

En  Anjou  et  en  Périgord.  Cette  noble  et  an- 
cienne maison,  qui  paraît  tirer  son  origine  et  son 
nom  du  château  de  Villoutreys,  situé  près  de 
Veuille,  en  Anjou,  est  connue  depuis  Foulques 
Ier  de  Villoutreys,  qui  vivait  en  l'an  1042. 

La  maison  de  Villoutreys  n'est  pas  seulement 
distinguée  par  son  ancienneté  ;  elle  l'est  égale- 
ment par  ses  services  et  ses  alliances.  Il  est 
prouvé,  par  un  arrêt  de  la  Cour  des  Aides  de 
Clermont-Ferrand,  que  Guillaume  de  Villoutreys, 
et  Pierre,  son  fils,  étaient  capitaines  de  deux  com- 
pagnies d'arquebusiers.  Le  même  arrêt  fait  foi 
que  le  roi  Henri  II  leur  écrivit,  le  28  août  1548, 
d'aller  à  Saintonge,  joindre  l'armée  du  duc 
d'Aumale,  qui  y  commandait.  Louis  de  Villou- 
treys, baron  de  Rocherait,  était,  sous  Turenne, 
en  1652,  maréchal  de  bataille,  grade  équivalant  à 
celui  de  major-général  d'armée. 

Elle  s'est  alliée  aux  meilleure  familles  du 
royaume  ;  elle  a  formé  la  branche  des  seigneurs 
de  la  Judie,  issue  du  4e  degré  et  dont  Jacques  de 
Villoutreys  fut  l'auteur. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné  en 
chef  d'un  croissant  accosté  de  deux  étoiles,  le  tout 
d'argent;  et,  en  pointe,  d'une  rose  du  même. 

VIRIEU   (de). 

Cette  maison  estime  des  plus  anciennes  du 
Dauphiné.  Elle  tire  son  nom  de  la  terre  de  Virieu, 
qu'elle  a  possédée  en  franc -aleu,  avec  celle  de 
Faverges  et  de  Montrevel,  depuis  1041,  jusqu'en 
1267.  Il  paraît  que  cette  terre  était  alors  parta- 
gée entre  les  différentes  branches  de  cette  mai- 
son. 


775  — 


—  776  — 


Un  Guiffray,  seigneur  de  Virieu,  prit  part  à  la 
croisade  de  1147  ;  il  portait  :  D'azur,  à  trois  vires 
ou  anneaux  d'or,  fun  dans  l'autre. 

Martin  de  Virieu,  se  rendit  caution,  en  1224, 
du  comte  de  Maurienne  et  de  Savoie. 

Cette  maison  s'est  divisée  en  plusieurs  bran- 
ches :  Pierre-Gabriel-Xavier,  marquis  de  Virieu, 
faisait  partie  de  la  branche  des  seigneurs  de  Vé- 
racieu.  Il  était  l'aîné  de  14  enfants  qu'avait  eu  son 
père  avec  Louise-Marie  de  Bossin,  qu'il  avait 
épousée  en  1720. 

Armes:  De  gueules,  à  trois  vires  ou  annelets 
d'argent  Vun  dans  Vautre. 


VISIEN  {de). 


Famille  noble,  d'ancienne 
extraction,  dont  le  nom  est 
orthographié,  suivant  les 
temps,  de  Visen,  deVisien, 
et,  quelquefois,  de  Vizien, 
de  Vézien.  On  la  croit  origi- 
naire des  Flandres,  où  l'on 
en  rencontre,  dès  le  xne  siè- 
cle, des  membres  isolés  tels 
que  Robertus  Visins,  de 
Dourlens  (Doullens),  témoin 
en  1151  dans  une  charte 
d'Enguerrand,  comte  de  St- 
Pol.  (Bibliothèque  nat.,  manuscrits,  T.  68,  no  175.) 
Ce  qu'il  y  a  de  certain,  c'est  qu'en  1380  a  elle 
était  depuis  longtemps  déjà,  fixée  en  Franche- 
Comté,  près  Lons-le-Saulnier,  au  hameau  de  Vi- 
sen où  elle  habitait  une  tour  féodale  et  tenait  la 
prévosté  du  village  de  Coges.  Dès  cette  époque 
elle  était  alliée  à  plusieurs  familles  nobles  du 
pays,  notamment  à  la  maison  de  Salins-la-Bande. 
De  cette  province  elle  s'est  répandue  successi- 
vement dans  la  Bourgogne,  l'Ile  de  France,  le 
Dauphiné,  la  Champagne,  le  Blaisois  et  l'Orléa- 
nais. 

Une  de  ses  branches,  êmigrée  aux  Antilles, 
s'est  fondue  dans  la  maison  de  Pardaillan. 

Sa  filiation  suivie  commence  à  Guillaume  de 
Visen  ou  de  Visien,  écuyer,  conseiller  de  Jean 
sans  Peur,  duc  de  Bourgogne,  né  vers  1360  et 
qui  de  sa  femme,  Pernecte  de  Pillot,  laissa  trois 
fils  et  deux  filles. 

Ses  alliances  sont  avec  les  maisons  de  Salins, 
de  Pillot,  Mercier  de  Myon,  le  Tenron,  d'Au- 
xonne,  de  Berbisey,  Thibran,  de  Chancey,  de 
Sayve,  d'kutrey,  de  Barrault,  de  Charnot,  Le 
Goux,  du  Boys,  Fournier,  de  la  Tour,  de  la  Vi- 
gne, de  Royer,  deSt-Fal,  Pichot  de  Poidevinière, 
de  Nuelle,  Boschet,  Huet  de  Thumery,  Sallot  des 
Varennes.  Bidault  de  Montot,  Le  Prince  de  Beau- 


jour,  Le  Conte  de  Villemoiron,  Jacquet  du  Clos, 
de  Kéruzec  deRunembert,  Crespin  de  Villeneuve, 
Mousnier  de  Beaumont,  des  Salles,  etc. 

Les  terres  et  seigneuries  qu'elle  a  possédées 
sont  celles  de  la  Motte-Soirans,  en  Bourgogne, 
Les  Carrières,  dans  l'Ile  de  France,  La  Grillière, 
Chàtenay,  Les  Bâtes,  Villechauve,  Redarday, 
Champcarré,  Misabran,  Le  Grand  Cansle,  Le  pe- 
tit Cansle,  Le  Grand  Bray,  le  petit  Bray,  Maison- 
nette, La  Gaulardière,  La  Guérinière,  Cosseneux, 
Le  Mont,  dans  le  Blaisois  et  l'Orléanais,  Mour- 
villes-hautes,  en  Guyenne,  Villeneuve-St-Mau- 
rice-aux-riches-hommes,  en  Champagne. 

Au  nombre  des  hommes  distingués  qu'elle  a 
produits,  nous  citerons  : 

1394-1457.  Jean,  écuyer,  seigneur  de  la  Motte- 
Soirans,  trésorier  et  intendant-général  des  finan- 
ces de  Bourgogne,  sous  Philippe-le-bon. 

1397-1460.  Louis,  écuyer,  maître  des  comptes  de 
Bourgogne,  trésorier  et  intendant-général  d'Isa- 
belle de  Portugal,  duchesse  de  Bourgogne. 

1421-1480.  Louis,  écuyer,  gentilhomme  de  la 
Chambre  des  ducs  Philippe-le-bon  et  Charles  le 
Téméraire,  homme  d'armes  de  la  compagnie  du 
comte  de  Roucy. 

1425-1486.  Charles,  écuyer,  garde  des  joyaux 
des  ducs  Philippe-le-Bon  et  Charles-le-Témé- 
raire. 

1430-1508.  Louis,  écuyer,  gouverneur  et  prévôt 
de  Buxy,  Givry  et  autres  pays  du  Châlonnais. 

1585-1652.  Dom  Louis,  religieux  bénédictin  de 
l'abbaye  de  Cluny,  prieur  de  Paray-le-Monial. 

1660-1722.  Joseph,  écuyer,  receveur-général  des 
poudres  et  salpêtres  de  France,  trésorier  des 
camps  et  armées  du  roy  en  Italie. 

1708-1764.  Joseph-Augustin,  cher,  contrôleur- 
général,  Grand  voyer  des  ponts-et-chaussées  de 
France,  président-trésorier  de  France  de  la  géné- 
ralité de  Paris. 

1747-1820.  Augustin-Pierre,  cher,  contrôleur- 
général  des  finances  du  Dauphiné. 

1789-1859.  Louis-Zacharie,  comte  de  Visien,  se- 
crétaire d'ambassade  à  Constantinople,  chargé 
d'affaires  de  France  à  Cassel  (Hesse-électorale) 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur  propriétaire 
des  terres  et  château  de  la  Grillère,  Villechauve, 
etc.,  qui  de  Cécile-Adélaïde-Mélanie  Crepin, 
fille  de  Pierre-Antoine,  seigneur  de  Villeneuve- 
aux-Riches-Hommes  et  de  Mar'he-Louise-Marie- 
Cécile  Le  Grand,  a  laissé  la  postérité  ci-après  : 

REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

1°  Visien  (Louis-Antoine-Alphonse,  Gte 
de),  né  à  Gassel  (Hesse-électorale)  le  13 
août  1825,   marié    à  Marie  Mousnier    de 


—  777 


—  778  — 


Beaumont,  fille  de  Marie-Anne  Magloire, 
écuyer,  et  de  Rosalie  Vermand,  etVve  d'A- 
lexis-Alexandre Rouger,  Bon  de  la  Plane  ; 
dont  une  fille  unique:  Marie  -  Louise - 
Mélanie-Valentine,  mariée  le  30  juin  1887 
à  Guercourt-Charles-Pie-Marie-François, 
Gte  des  Salles,  fils  de  Henry,  m1  s  des  Salles, 
et  de  Marie-Henriette-Charlotte-Jeanne 
de  Potier. 

Résidence  :  En  son  hôtel  à  Courbevoie, 
35  rue  de  l'Aima. 

2°  Visien  (Charles-Antoine,  Vte  de)  né  à 
Troyes  (Aube)  le  7  septembre  1826,  marié 
àMarie-Césarine-Françoise  Morcrette, fille 
de  Pierre-Joseph-Camille,  lieutenant-colo- 
nel d'infanterie,  officier  de  la  Légion 
d'honneur,  chevalier  de  St-Ferdinand 
d'Espagne,  et  d'Ursule-Joséphine  Burdet, 
dont  une  fille  unique:  Marie-Louise-Ca- 
mille-Adrienne,néeà  Paris  le  12 avril  1872. 

Résidence:  Nice,  23,  bould.  Gambetta. 

3°  Visien  (Ferdinand-Emile  de),  neveu 
des  précédents,  prêtre. 

Armes  :  D'azur,  au  chevron  d'or,  accompagné 
en  chef  de  deux  étoiles  d'argent,  et,  en  pointe, 
d'une  rose  du  même. 

Couronne  de  comte. 

Supports  :  Deux  lions. 

Devise  :  Cœlum  et  patria. 

Cri  :  Si  vis,  in  te  vis. 


VISMES  ouVISME   (de). 


La  famille  de  Visme  a  toujours  revendiqué 
l'honneur  d'être  issue  de  la  vieille  maison  féo- 
dale des  de  Visme,  pairs  de  Ponthieu,  qui  furent 
seigneurs  de  Visme,  en  Picardie,  jusqu'aux  envi- 
rons de  1330  et  dont  plusieurs  membres  prirent 
part  aux  croisades. 

Au  xvie  siècle,  nous  voyons  une  partie  de  la 
famille  de  Visme,  qui  habitait  toujours  la  Picar- 
die, embrasser  la  reiigion  réformée.  C'est  à  cette 
branche  protestante  qu'appartiennent  les  de 
Visme  cités  plus  haut. 


En  J757,  Pierre-Martin  de  Vismes,  né  à  Amiens 
le  16  décembre  1711,  fut  nommé  conseiller-secré- 
taire du  roi. 

Son  fils,  de  Vismes  du  Valgay,  fut  le  fameux 
directeur  de  l'Opéra,  à  la  fin  du  siècle  dernier; 
sa  fille,  Adélaïde-Suzanne  de  Vismes,  lectrice 
de  la  reine  Marie-Antoinette,  épousa  en  P'e  noce, 
Jean-Benjamin  de  Laborde,  premier  valet  de 
chambre  du  roi,  gouverneur  du  Louvre  et  fer- 
mier-général, et,  en  secondes  noces,  en  1798, 
Louis-Antoine-Auguste,  duc  de  Rohan-Chabot. 

A  une  autre  branche  de  la  même  famille,  ap- 
partenaient: 

Jacques-François  Laurent  de  Visme  (1749-1830) 
député  du  Tiers-Etat  du  baillage  du  Vermandois 
à  l'Assemblée  nationale  de  1789,  président  du 
Corps-législatif  en  1802. 

Son  père,  Valéry  de  Visme,  sous-préfet  à 
Vervins,  pendant  les  quinze  premières  années 
de  ce  siècle,  fut  créé  baron  de  l'empire  en  1814. 

Il  n'y  a  rien  de  commun  entre  cette  famille  de 
Yisme,  de  Picardie,  et  l'ancienne  famille  de 
Blocquel  de  Croix  qui  étaient  seigneurs  de 
Wismes,  village  situé  près  de  St-Omer,  en  Ar- 
tois. 

Armes:  D'argent,  (alias)  d'azur,  au  cheeron  de 
gueules,  accompagné  de  deux  étoiles  d'or,  et,  en 
pointe,  d'un  croissant  du  même. 

Devise  :  J'aspire. 
Couronne  de  comte. 


VITTU  DE    KERRAOUL. 


Famille  de  Bretagne,  originaire  de  Sicile,  où 
elle  portait  le  nom  de   Yito. 

Une  de  ses  branches  s'établit  en  Allemagne, 
vers  le  xve  siècle  ;  elle  y  est  encore  connue  de 
nos  jours  sous  le  nom  de  Vitus.  Une  autre  s'est 
réfugiée  en  partie  dans  le  nord  de  la  France,  vers 
le  milieu  du  xvne  siècle,  par  suite  des  révolutions 
politiques  qui  l'avaient  privée  de  sa  fortune  et  de 
tous  ses  titres. 

Lé  premier  qui  commence  la  filiation  suivie  est 
Nicolas  de  Vittu,  qui  vivait  à  Arras  en  1664. 

Son  fils  fut  officierde  la  marine  royale.  Son  petit- 
fils  Jean-Louis  de  Vittu-Kersaint,  néen  1693,  con- 
seiller et  secrétaire  du  roi,  fut  reconnu  pour  no- 
ble et  déclaré  tel,  par  arrêt  de  S.  M.  du  il  avril 
1743,  en  considération  des  services  éminents, 
rendus  à  la  marine  de  l'Etat,  par  son  père  André 
Charles  de  Vittu. 


—  779  — 


780  — 


Son  second  fils,  Armand-Joseph  de  Vittu  Ker- 
Raoul,  chef  de  nom  et  d'armes,  fut  avocat  au 
Parlement  de  Rennes,  vers  1748. 

Cette  famille  compte  plusieurs  officiers  distin- 
gués dans  la  marine. 

Jean-Louis-Prosper  de  Vittu-Ker-Raoul,  émi- 
gré en  1791,  a  fait  la  campagne    de  1792,   comme 


officier;  il  fut  décoré  du  lys  par  S.  M.  en  juin 
1814,  comme  ayant  eu  l'honneur  de  lui  être 
présenté  avec  d'autres  gentilshommes  bretons. 

Armes  :  D'argent,  à  deux  massues  de  sable  en 
sautoir;  aie  se  et  cantonné  en  chef  d'un  croissant 
de  gueules;  en  flanc  et  en  pointe,  de  trois  quin- 
tefeuilles  de  gueules. 


WADDINGTON. 

Cette  famille  est  originaire  d'Angleterre. 
Elle  a  été  anoblie  en  1415. 

Une  branche  s'est  détachée  du  tronc  et  s'est 
fixée  en  France  vers  la  fin  du  xvn;e  siècle. 

William-Henry  fut  sénateur,  ministre  des  af- 
faires étrangères ,  ambassadeur  de  France  à 
Londres,  membre  de  l'Institut,  etc. 

Richard  fut  député. 

Charles,  professeur  à  la  Sorbonne,  corresDon- 
dant  de  l'Institut,  etc. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  fleurs  de  lis  d'azur, 
posées  2  et  1  ;  à  la  fasce  de  sable,  chargée  d'un 
lion  passant  léopardé  d'or. 

Devise  :  Rcdde  sicam  cuique. 


WARENGHIEN  DE  FLORY  (de). 

Cette  famille  est  originaire  de  Flandres. 

Le  premier  auteur  connu  est  un  Régnier  de 
Warenghien  qui  vivait  en  1165  et  faisait  partie 
des  familles  patrices  avancées  au  Sénat  et  autres 
charges  de  cette  ville. 


Michel  de  Warenghien  fut  évèque  de  Tournai 
de  1283  à  1291. 

En  1415,  Florent  de  Warenghien  fut  tué  à  la 
bataille  d'Azincourt. 

En  1667,  Charles  II  reconnut,  par  lettres-pa- 
tentes, la  noblesse  de  cette  famille. 

Louis-Joseph,  baron  de  Warenghien  de  Flory, 
fut  conseiller  au  Parlement  de  Flandres,  puis 
procureur  général  et  premier  président  de  la  cour 
de  Douai. 

Abmes  :  D'or,  à  trois  léopards  de  sable  passant 
Vun  sur  Vautre. 
Supports  :  Deux  lions  léopardés. 
Couronne  de  baron. 
Devise  :   Vis  unita  fortior. 

WIGQUET  DE  RODELINGHEN  {du). 

Famille  originaire  du  Hainaut,  fixée  en  Boulon- 
nais à  la  fin  du  xve  siècle. 

Gérard  de  Wicquet  était  porte-étendard  héré- 
ditaire du  comte  de  Hainaut  en  1351. 

Victor  du  Wicquet,  baron  d'ordre,  fut  maréchal 
de  camp  en  1248. 


—  783 


—  78't  — 


Cette  famille  a  été  maintenue  dans  sa  noblesse 
par  jugement  de  Bignon,  intendant  de  Picardie, 
en  date  du  21  décembre  1767. 

Armes  :  De  sinople,  au  chevron  d'argent  (alias 
d'or),  accompagné  de  trois  rustres  du  même. 


WIGNAGOURT  (de). 


Les  Wignacourt  sont 
originaires  de  Picardie  et 
prirent  le  nom  de  la  terre 
de  Wignacourt  en  Amié- 
nois  ;  plusieurs  branches 
s'établirent  en  Flandre,  en 
Artois,  en  Champagne  et  en 
Alsace.  Une  seule  branche 
existe  encore. 

La  généalogie  est  établie, 
sans  lacunes,  depuis  le  xe 
siècle. 

Simon  de  W.  accompagna 
Philippe-Auguste  à  la  troi- 
sième croissade  (1108-95). 

Alof  de  W.  fut  grand  maitre  de  Malte  de  1601 
à  1622  et  se  rendit  célèbre  par  ses  nombreux  tra- 
vaux dans  File  et  ses  victoires  sur  les  Turcs. 

Adrien  de  W.,  petit-neveu  du  précédent,  pre- 
mier gentilhomme  de  la  chambre  de  Henri  VI,  fut 
élu  grand  maitre  de  l'ordre  de  Malte  en  1690,  et 
mourut  en  1697. 

Robert  de  W.  fut  tué  à  la  bataille  de  Fontenoy 
en  1745. 

Alliances  avec  les  familles  d'Arenberg,  Berghes, 
Saint-Wynock,Carnin,Clermont-Tonnerre,Cossé- 
Brissac,  Créquy,  Croy,  Ligne,  Mailly,  Mérode, 
Renty,  Sainte-Aldegonde,  Beauvau. 

Armes  :  D'argent,  à  trois  fleurs  de  lis  de  gueules, 
au  pied  nourri,  posées  2  et  l. 

Devise  :  Durum  patienlia  frango. 
Couronne  de  marquis. 

Supports  :  Deux  lions  armés  et  lampassés,  te- 
nant de  la  patte  senestre  un  étendard. 


REPRÉSENTANTS  ACTUELS  : 

"Wignacourt  (Alof-Marie-Florent,  mar- 
quis de),  né  en  1813,  marié  à  Mlle  de  Mé- 
rode, née  en  1817. 


Enfants  :  1.  Adrien,  comte  de  w.,  dé- 
puté des  Ardennes.  Résidence  :  Guigni- 
court-sur-Vence  (Ardennes)  et  Paris  ;  ma- 
rié à  Blanche,  princesse  de  Beauvau,  dé- 
cédée, dont  :  Berthe,  mariée  en  1893  au 
comte  B.  de  Durfort. 

2.  W.  (Alof,  comte  de),  marié  à  Renée, 
princesse  de  Beauvau,  décédée,  dont  : 
a)  Etienne,  b)  Germaine. 

3.  Marie,  mariée  au  comte  de  Puységur, 
décédé,  dont  :  a)  Max,  b)  Albertine,  c)Théo- 
duline,  d)  François. 

4.  W.  (Simon,  comte  de),  lieutenant- 
colonel  de  cavalerie.,  marié  à  Mlle  d'EvRY, 
dont  :  Alof. 


WILLOT  DE  BEAUGHEMIN  (dé). 


Famille  noble,  anciennement  établie,  dans  la 
Franche-Comté,  et   passée  dans  l'Ile  de  France  : 

Le  premier  connu  de  cette  famille  est  Jean  de 
YYillot,  seigneur  d'Annoire  de  Beauchemin,  l'un 
des  gentilshommes  de  la  reine  Catherine  de  Mé- 
dicis  et  gouverneur  du  château  de  Montereau,  en 
1560,  ainsi  qu'il  est  constaté  par  un  brevet  signé 
Catherine  et  scellé  du  grand  sceau  de  la  reine. 

Il  est  qualifié,  dans  un  acte  de  1589,  de  noble 
homme,  cVêcuyer  et  de  gentilhomme  de  la  reine- 
mère,  avec  titre  de  gouverneur  du  château  de 
Montereau. 

Cette  famille  fut  convoquée, dès  avant  1562,  aux 
Assemblées  de  la  noblesse  de  Franche-Comté. 

Un  de  ses  descendants,  Jean- Joseph  de  Wil- 
lot,  officier  dans  le  régiment  de  Vermandois,  fut 
fait  chevalier  de  l'ordre  royal  et  militaire  de  St- 
Louis,  maréchal  de  camp  des  armées  du  roi  en 
1792.  Il  mourut  sans  enfants  et  son  frère  Jacques 
continua  la  descendance. 

Armes  :  D'azur,  à  trois  têtes  de  lions  d'or,  ar- 
mées et  lampassées  de  gueules. 

L'écu  surmonté  d'un  casque  ouvert  et  crénelé 
du  haut  duquel  est  la  moitié  du  corps  d'un  lion 
droit  et  élevé,  avec  la  devise:  isnùhi  pro  aris  et 
rege  animas. 


785  — 


786    - 


WIMPFFEN  [de). 

Cette  maison,  l'une  des  plus  anciennes  du  cer- 
cle Souabe,  porte  le  nom  de  la  ville  impériale  de 
Wimplïen,  sur  le  Neckar,  et  fait  remonter  son 
origine  à  l'époque  des  Fiefs. 

Elle  a  pris  dès  ce  temps-là,  ses  alliances  dans 
les  plus  nobles  maisons  de  la  Souabe  et  de  la 
Franconie. 

Elle  possédait  dans  cette  partie  de  l'Empire  des 
biens  considérables;  mais  elle  en  a  été  dépouillée 


dans  les    différentes  guerres  qui   ont   agile   celte 
partie  de  l'Allemagne. 

Sa  filiation  suivie,  remonte  à  Sigismond  Her- 
rnann  de  Wimpfïen,  qui  vivait  en  1399. 

Armes  :  De  gueules,  à  un  bélier  d'argent,  grim- 
pant sur  t/ois  monticules. 

Pour  la  branche  catholique,  le  bélier  tient  dans 
ses  pattes  de  devant  une  croix  d'argent. 
La  branche  protestante  ne  tient  rien. 


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YVELIN  DE  BÉVILLE. 

Cette  maison  est  une  des  plus  anciennes  de  la 
province  de  Normandie.  Quelques  historiens  la 
rattachent  à  celle  d'Ybelin  qui,  on  le  sait,  a  joué 
un  rôle  considérable  en  Palestine. 

Elle  prouve  sa  descendance  directe  depuis 
Guillaume  Yvelin,  seigneur  d'Yvelin,  près  Pa- 
villy,  marié  à  Ydelte  de  Mauconduit,  en  1190. 
Leur  fils  Ausbert  Yvelin,  épousa,  en  1223,  Mar- 
guerite de  Croixmare. 

Un  chevalier  de  cette  famille  accompagna 
Guillaume  le  Bâtard,  duc  de  Normandie,  à  la 
conquête  de  l'Angleterre  ;  il  prit  part  à  la  ba- 
taille d'Hastings  en  1066,  et  reçut  du  duc  Guil- 
laume des  biens  considérables  pour  récompenser 
sa  bravoure.  Depuis  lors  cette  branche  s'est  per- 
pétuée en  Angleterre,  tandis  que  les  autres  res- 
taient en  Normandie. 

Les  qualifications  de  chevalier,  seigneur,  noble 
et  puissant,  ont  été  portées  par  différents  mem- 
bres de  la  famille  dès  les  temps  féodaux  ;  le  ti- 
tre de  baron  l'a  été  depuis  le  xvne  siècle. 

Il  est  peu  de  familles  chevaleresques  dont  le 
nom  n'ait  subi  de  si  nombreuses  variations  d'ortho- 
graphe. On  retrouve  celui  d'Yvelin,  écrit  :  Ivelyn, 
Yvelain,  Ybelin,  Ibelin,  Havelyn,  Haioelin,  Ece- 
lyn,    EweHyn,  etc. 

Le  fief  d'Yvelin  est  inscrit  sur  l'état  des  francs 
fiefs  de  Normandie.  En  l'année  1470,  il  était  tenu 
par  messire  Guy  Yvelin. 


Charles  Yvelin,  sire  d'Yvelin,  fit  aveu  de  sa 
seigneurie  d'Yvelin-lez-Croixmare,  le  jour  de  Pâ- 
ques, de  Tan  1508. 

Pierre  Yvelin,  chevalier,  seigneur  de  Béville, 
garde  du  corps  du  roi,  de  la  compagnie  des  100 
gentilshommes  au  bec  de  corbin,  rendit  aveu  de 
son  fief  de  Béville  (sur  Lillebonne)  le  2  avril 
1620. 

Cette  famille  s'est  alliée  :  aux  Mauconduit, 
Croixmare,  Esmalleville ,  Bécusson,  Bouville- 
Gougeul,  Fresville,  Savoie-Maurienne,  Folloppe 
de  Bétival,  Montcrieff,  O'Connor  de  Slane,  des 
Mares  de  Bohan,  Le  Cerf  d'Yquelon,  Bavent  d'Ipre- 
ville,  Morin  de  Châteauneuf,  Courcilon-Danjeau, 
Albert  de  Luynes,  Estrées,  Brossamin,  Potier  de 
Novion,  Pierres,  Boutren,  Percy,  Becdelièvre- 
Cany,  Montmorency-Luxembourg,  La  Fresnaye 
de  Saint-Aignan,  Braquemont,  La  Croix,  Gouës, 
Louvel  de  Janville,  Lux,  La  Moucque  d'Inquer- 
vilel,  Avenel  d'Hautcourt,  Boudeville,  Cotton  des 
Houssayes,  Baoullin  de  Verbois,  Caqueray,  Le- 
visse  de  Montigny,  Jaucourt,  Berckein,  Colbert, 
Talleyrand-Périgord,  Doria. 

Armes  :  D"a~ur,  à  la  bande  d'or. 

YZARN  DE  FREISSINET  (d% 

C'est  une  des  plus  nobles  et  des  plus  anciennes 
familles  du  Bouergue. 
Elle   prouve   qu'elle    descend  des  anciens  vi- 


—  789  — 


—  790  — 


comtes  de  Saint-Antonin,  souverains  de  cette 
ville  dans  le  Rouergue. 

Pierre  d'Yzarn,  pris  part  à  la  Croisade  en  1248. 

La  branche  des  seigneurs  de  Fraissinet  a  donné 
quantité  de  commandeurs  et  chevaliers  de  Malte; 
elle  remonte  à  François  d'Yzarn,  seigneur  de 
Freissinet,  qui  vivait  en  1494,  et  portait  :  d'azur, 
à  la  fasce  d'argent,  accompagnée  en  chef  de  deux 
besants,  et,  en  pointe,  d'un  croissant,  le  tout 
d'or. 


Cette  famille  forme  aujourd'hui  trois  branches  : 

1.  La  branche  de  Freissinet  ; 

2.  La  branche  de  Valady  ; 

3.  La  branche  de  Viilefort. 

Armes  :  De  gueules,  à  la  levrette  courante  d'ar- 
gent colletée  d'or;  ait  chef  d'azur,  chargé  de 
trois  étoiles  d'or. 

Couronne  de  marquis. 

Supports:  Deux  griffons. 


ZELLER  D'OOSTHOVE  (Vaii). 

Cette  famille  d'ancienne 
noblesse  des  Pays-Bas,  dont 
les  armoiries  se  voyaient  et 
y  sont  peut-être  encore  sur 
une  des  portes  de  la  ville  de 
Nimègue,  habitait  autrefois 
en  Prusse. 

Elle  descend  de  Régnier, 
maréchal  de  la  cour  d'Ar- 
nold, duc  de  Gueldre.  Re- 
gnerus  van  Zeller,  maréchal 
de  la  cour,  et  Jean  van  Zel- 
ler, chevalier,  sont  nommés 
députés  au  nom  d'Arnold, 
duc  de  Gueldre,  pour  traiter  la  paix  avec  Adolphe, 
prince  de  Clèves,  en  1429  (Pontanus,  page  422). 
Regnerus  van  Zelhr  signe  avec  les  principaux 
seigneurs  et  officiers  du  duc  un  traité  de  conven- 
tion sur  le  fait  des  monnaies  en  14-23  (Ponta- 
nus, page  425). 

Arnould  van  Zeller  fut  bourguemestre  de  Nimègue 
en  1580.  Henri  van  Zeller,  seigneur  d'Halsaf,  fit 
constater  la  noblesse  de  son  origine  par  l'ordre 


équestre  des  chevaliers  de  Clèves,  qui  lui  donna 
un  certificat  en  1633  sur  ce  qu'il  avait  fait  ses 
preuves  qu'il  était  chevalier. 

Les  membres  de  la  famille  van  Zeller  ayant 
perdu  leurs  biens  pour  n'avoir  pas  embrassé  la 
réforme  quittèrent  Nimègue.  Roland  II  van  Zeller 
perdit  ainsi  ses  biens  et  alla  s'établir  à  Lille  et 
ayant  refait  sa  fortune,  il  obtint  une  réhabilitation 
de  noblesse,  par  lettres-patentes  de  1702.  Roland 
van  Zeller  eut  ensuite  la  seigneurie  d'Oosthove. 
D'autres  membres  de  cette  famille  eurent  les  sei- 
gneuries de  Guemène,d'Aulnois,  de  Roder's,  etc. 

Une  branche  est  fixée  en  Portugal. 

Armes  :  D'argent,  à  une  étoile  de  gueules,  ac- 
compagnée de  trois  merlettes  de  sable,  2  et  i. 

Supports  :  Deux  lions. 

Couronne  de  comte. 

REPRÉSENTA NTS  ACT UEL S  : 

Zeller  d'Oosthove  (Amollit,  comte  Van), 
à  Saint-Omer  (Pas-de-Calais),  marié  à  N.. 
de  Lencquesaing,  dont  :  a)  Roger,  né  en 
1861,  b)  Suzanne,  née  en  1880. 


FIN 


Taris.  —  Imprimerie  de  la  Noblesse,  16,  Boul.  de  Strasbourg.   Paris, 


BOSTON  PUBLIC  LIBRARY 


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